La vie ailleurs ?…, Pâques 23 Mars 2008 …avec St Hésychius….., Annonciation du 25 Mars, 9 mois avant Noel ….Apparitions….. Fécondation et bioéthique……,St Léon le Grand…..St Théodore………



La vie sur Encélade, satellite de Saturne à 1,4 milliards de km ?

La vie pourrait-elle apparaître et se maintenir sous la surface gelée d’Encelade ? Le récent survol par la sonde spatiale Cassini de la lune glacée de Saturne
est venu à l’appui de cette fascinante perspective. Il y a deux ans de
cela, des images de Cassini avaient déjà amené les astronomes à une
conclusion indiscutable : dans la région dite des
« Rayures du Tigre », Encelade était le siège de geysers de glace d’eau
qui se frayaient un chemin vers l’espace au travers de fissures. Le
mois dernier, Cassini a piqué en plein milieu de certains de ces
panaches et a pu déterminer qu’ils contenaient de la vapeur d’eau mêlée de petites quantités de méthane ainsi que de molécules organiques
tant simples que complexes. Etonnamment, les panaches d’Encelade
semblent avoir une composition très semblable à celle de nombreuses
comètes. Qui plus est, la température et la densité des panaches indiquent
qu’ils proviennent peut-être d’une source plus chaude, possiblement
liquide, qui se trouverait sous la surface d’Encelade. On suppose que
des étendues liquides contenant des molécules organiques sont de bons
endroits où chercher la vie
.
L’ image ci-dessous est un gros plan d’une des longues failles appelées Rayures
du Tigre
par lesquelles s’écoulent les fontaines de glace. Cette
mosaïque numérique a été générée à partir d’images et d’ombres prises
durant le
récent survol d’Encelade par Cassini. 9 autres survols d’Encelade par Cassini sont programmés.                                                                                                                                                                                                            

Température de surface

min.

moy.

max.

32,9 K

75 K

145 K

[3]

Caractéristiques de l’atmosphère

Composition

vapeur d’eau : ~65%

Dihydrogène : ~20%

Autres : CO2, CO, N2

Encelade
est un satellite naturel de la planète Saturne

Ci-dessous , Grossissement des " rayures du tigre " sur Encelade,  pris par Cassini 9 (crédits NASA )

Image:Enceladus polar temps.jpg


Le chiffre au-dessus de chaque carré indique la température moyenne (en
kelvins) de chacun. La température au niveau d’une « rayure de tigre »
est de 10 à 15 K supérieure à celle des terrains environnants. Chaque
carré couvre une surface de 6×6 km environ.


                                                                                                                  
                Les rayures du tigre en bleu  sur Encelade  

     
 A VOIR : Les geysers de glace d’Encelade
     
 
Image:Saturn polar vortex.jpg

Température d’émission de Saturne avec un spot proéminent au Sud à – 25 °C.



Image:Saturn (planet) large.jpg
 


Cette photo couleur est un assemblage de clichés de Voyager 2 depuis une distance de 21 millions de km. Trois satellites de Saturne sont visibles à gauche ; de haut en bas : Téthys (1050 km de diamètre), DionéRhéa (1530 km). L’ombre de Téthys forme un point noir sur la planète.


Animation of hexagonal cloud feature.

 Nuage de Saturne
 
95%d’hydrogéne,3%d’hélium,0.4%de méthane ; son sol est formé de glaces d’amoniac, d’eau et d’hydrosulfites à une température de – 180°C


Distance moyenne  Saturne Soleil = 1,4 milliard de km ou 9 UA (UA signifie: unité astronomique ; 1 UA = la distance terre-soleil)
Distance  Terre –
Soleil
= 149 millions de kilomètres = 8 minutes-lumière

Distance Terre – Lune  = 384 400 km (moyenne) = 1,1 seconde-lumière
Distance  Pluton – Soleil : elle varie entre
29 UA au périhélie et 49 UA à l’aphélie.
Distance Uranus- Soleil : environ 3 milliards de km = 3 heures-lumière; S
a période de révolution autour du Soleil est de 84 années terrestres.

Voyager 1 est à 15 milliards de km ! (il fait 500 millions de km/an, soit 50.000km/h, depuis 30 ans.Les sondes Voyager ont  assez d’énergie pour émettre jusqu’en 2020. À cette date, elles
seront respectivement à 20 et 16,8 milliards de kilomètres du soleil. Une fois devenues silencieuses, les sondes n’en continueront pas
moins sur leur lancée, Voyager 1 devant passer dans la périphérie (20.000 milliards de km)
de
l’étoile
ac+79 3888 dans la constellation de la Girafe dans 40 000 ans et Voyager 2 rendant visite à Sirius (8,6 A_L du Soleil), la plus brillante étoile de notre ciel, dans 296 000 ans . L’ étoile la + proche, Proxima Centauri est à 4,3 A-L soit 43.000 milliards de km. et les objets les plus lointains à 14,5 milliards d’ A-L .

 
 Pour en savoir plus, voir : Soleil, Mercure , Vénus , Terre et sa Lune, Mars , Ceres , Jupiter ,
 SaturnePluton, Neptune, Uranus, Éris .


Images et articles tirées de 
Wikipédia  et  L’image d’astronomie du jour – APOD

De Saint Hésychius (?-vers 451) pour la Pâques.

Le ciel brille quand il est éclairé par le chœur des étoiles, et

l’univers brille plus encore quand se lève l’étoile du matin. Mais cette nuit

resplendit maintenant moins de l’éclat des astres que de sa joie devant la

victoire de notre Dieu et Sauveur. « Gardez courage , dit-il en effet, moi, je

suis vainqueur du monde » (Jn 16,33). Après cette victoire de Dieu sur

l’ennemi invisible, nous aussi nous remporterons certainement la victoire sur

les démons. Demeurons donc près de la croix de notre salut, afin de cueillir

les premiers fruits des dons de Jésus. Célébrons cette nuit sainte avec des

flambeaux sacrés ; faisons monter une musique divine, chantons une hymne

céleste. Le « Soleil de justice » (Ml 3,20), notre Seigneur Jésus Christ, a

illuminé ce jour pour le monde entier, il s’est levé au moyen de la croix, il

a sauvé les croyants…
Notre assemblée, mes frères, est une fête de victoire, la victoire du

Roi de l’univers, fils de Dieu. Aujourd’hui le diable a été défait par le

Crucifié et toute l’humanité est remplie de joie par le Ressuscité… Ce jour

crie : « Aujourd’hui, j’ai vu le Roi du ciel, ceint de lumière, monter

au-dessus de l’éclair et toute clarté, au-dessus du soleil et des eaux,

au-dessus des nuées »… Il a été caché d’abord dans le sein d’une femme, puis

au sein de la terre, sanctifiant d’abord ceux qui sont engendrés, ensuite

rendant la vie par sa résurrection à ceux qui sont morts, car « voilà que

souffrance, douleur d’enfantement et gémissement se sont enfuis » (Is

35,10)…

Aujourd’hui, par ce Ressuscité, le paradis est ouvert, Adam est rendu à

la vie, Ève est consolée, l’appel est entendu, le Royaume est préparé, l’homme

est sauvé, le Christ est adoré. Il a foulé aux pieds la mort, a fait

prisonnier ce tyran, a dépouillé le séjour des morts. Il monte aux cieux,

victorieux comme un roi, glorieux comme un chef…, et il dit à son Père : « Me

voici, ô Dieu, avec les enfants que tu m’as donnés » (He 2,13). Gloire à lui,

maintenant et dans les siècles des siècles.


 

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l’Église





Le jour de la fête de Saint Augustin, au moment où je venais de

communier, j’ai compris, je pourrais presque dire « j’ai vu » — je ne

pourrais pas expliquer de quelle manière, je sais seulement que cela se

passait dans mon intellect et était très rapide — comment les trois Personnes

de la sainte Trinité, que je porte gravées dans mon âme, sont une même chose.

Cela m’a été montré par une représentation tout à fait extraordinaire et dans

une lumière extrêmement vive. L’effet qu’en a éprouvé mon âme a été bien

différent de celui que produit en nous la vue de la foi. Depuis ce moment, je

ne peux pas penser à l’une des trois divines Personnes sans voir aussitôt

qu’il y en a trois.

Je me demandais comment, la Trinité

formant une unité si parfaite, le Fils seul s’est fait homme. Le Seigneur m’a

fait comprendre comment les trois Personnes n’étant qu’une même chose, elles

sont cependant distinctes. En présence de telles merveilles, l’âme éprouve un

nouveau désir d’échapper à l’obstacle du corps, qui l’empêche d’en jouir.

Quoiqu’elles semblent inaccessibles à notre bassesse et que la vue en passe en

un moment, l’âme en retire beaucoup plus de profit, sans comparaison, que de

longues années de méditation, et sans savoir comment.
 


Apparitions du 2 Avril 1968

A partir du 2 avril 1968, à Zeitoun, dans un quartier populaire situé
au nord du Caire, en Egypte, où la tradition disait que la Sainte
Famille s’était arrêtée, des foules entières ont vu la Vierge
apparaissant au dessus de la coupole centrale d’une église copte,
pendant des heures, plusieurs fois par semaine, sur plusieurs années.
Ceux qui voyaient la Vierge n’étaient pas seulement les chrétiens,
coptes, catholiques ou orthodoxes, mais aussi, et même en majorité, les
musulmans. Beaucoup ont bénéficié de guérisons miraculeuses et ces
faits, connus dans toute l’Egypte, ont fait l’objet de témoignages
innombrables, d’enquêtes, de reconnaissances officielles, de multitudes
d’articles de journaux et de revues dans le pays, pendant des années.
La Vierge n’a pas prononcé un seul mot. Elle vena
it à l’improviste, le
plus souvent la nuit, dans des attitudes et des vêtements variés.
Les plus éclatantes apparitions eurent lieu entre le 27 avril et le 15
juin 1968. A partir de 1970, elles furent moins fréquentes, environ une
par mois, même si certaines furent très spectaculaires.
Lors des apparitions de le Mère de Dieu à Zeitoun, les fidèles, qui ne
la voyaient pas tous, ont noté qu’elle était toujours douce, souvent
souriante, mais quelquefois aussi, grave et triste. On distinguait
parfois nettement ses traits et même l’expression de son visage.
Au moins une fois, elle est apparue sans voile, ses cheveux descendant
jusqu’à ses épaules. Il lui est même arrivé de se manifester portant
une couronne et il y avait souvent des oiseaux lumineux tournant autour
d’elle sans battre des ailes. Elle était presque toujours comme
lumineuse et il arrivait que cette lumière fût si intense qu’il fallait
quelque temps pour arriver à distinguer le visage qui s’en détachait.

Des clichés ont été pris par différents photographes. La pellicule
n’arrivait pas toujours à fixer ce que les yeux pouvaient voir, mais on
dispose cependant de photos où l’on voit très nettement la silhouette
de Marie. On estime que pour la seule année 1968, la moyenne des
fidèles présents devait être d’environ 50.000 et pouvait monter jusqu’à
100.000 personnes certaines nuits, comme il était rapporté à la « Une »
du journal égyptien Al-Ahram du 27 avril 1968.


 



Qu’est-ce que La vie ?


L’ Embryon


De la fécondation à la mort, la vie d’un être humain est
une
évolution continue passant par différents stades : stade
 embryonnaire,
fœtus, nouveau-né, enfant, etc. Le passage
d’un stade à l’autre se fait sans
aucune discontinuité pour la
personne. 
L’embryon est donc un être humain qui se développe du
moment de la
fécondation au stade suivant que l’on

appelle fœtal. Il n’existe pas de
stade
pré-embryonnaire
car à l’étape qui précède, l’être humain
n’existe
pas,
seules existent deux gamètes (cellules
reproductrices) : c’est leur
fusion au
moment de la fécondation qui
marquera le début du développement

d’un nouvel être humain.

Le Clonage


Il existe plusieurs sortes de clonage : le clonage cellulaire
et le clonage
embryonnaire. 
Le clonage cellulaire n’est pas appelé ainsi habituellement.
Il
s’agit de simples cultures de cellules différenciées comme
on le fait pour
la peau des grands brûlés. Cela ne pose
aucun problème éthique. 

Clonage embryonnaire


Il se fait de deux manières principales : 

soit par scission gémellaire de
l’œuf fécondé (splitting), qui
permet d’obtenir plusieurs individus jumeaux,
possédant le
même code génétique. Cette technique a été utilisée
récemment
pour la guenon Tétra. Cela a été réalisé chez
 l’homme par Hall et Stilmann
dès 1993 sans le consentement
d’un comité d’éthique et sans réimplantation.


soit en introduisant le noyau remis à zéro d’une cellule
différenciée dans
un ovule énucléé, formant alors une cellule
 totipotente capable de se
multiplier comme un embryon :
c’est le cas de Dolly. Quel que soit son âge,
un donateur
peut ainsi avoir des vrais "jumeaux" d’âges différents.


Clonage reproductif


Le but du clonage embryonnaire est soit de créer un clone
identique
au donateur mais d’âge différent, c’est le clonage
reproductif (type Dolly),
soit de produire du tissu totipotent
parfaitement compatible avec le
donateur en vue de réaliser
des greffes, c’est le clonage dit thérapeutique
ou
non-reproductif.
Affirmer que le clonage thérapeutique n’est pas reproductif est
une
erreur car il utilise dans les deux cas l’ovule d’une donatrice
et crée un
embryon ; la différence ne porte que sur la finalité
de l’embryon. 

Le
clonage dit thérapeutique est un clonage reproductif
interrompu. S’il est
accepté par le Comité Consultatif National
d’Ethique (CCNE) et le Conseil
d’Etat, puis par la loi,
pour permettre la fabrication de cellules ou
d’organes de
rechange, le clonage dit thérapeutique reposera sur le
principe
qu’un être humain peut être produit pour
servir de matière première à un
autre être humain.
Peut-on se
guérir à n’importe quel prix,
« au prix d’un
homme » ?

La
reprogrammation des
cellules
souches adultes


La technique de "reprogrammation" développée initialement

par Shinya
Yamanaka
, puis corroborée par Rudolf Jaenisch

et James Thomson (v.
Gènéthique n° 96
), est très intéressante;

 il s’agit d’une
recherche qui ne prétend à aucune

application clinique dans son stade
actuel, et qui nécessite

encore bien d’autres explorations, en
particulier pour clarifier

le mécanisme par lequel les quatre facteurs
de transcription

individués par Yamanaka agissent pour déterminer la

totipotence.  Le grand
mérite de cette recherche est qu’elle

montre de façon claire la
possibilité de la reprogrammation

cellulaire, ôtant ainsi l’obstacle
éthique de la nécessaire

destruction de blastocystes pour obtenir des
cellules

embryonnaires (ES). Son autre grand mérite est justement

d’inviter les scientifiques à explorer davantage les mécanismes
de la
totipotentialité.


Les objections


Curieusement, on a peu souligné que les résultats de

Yamanaka-Thomson ne
résolvent qu’en partie le

problème posé par une éventuelle application
clinique

des cellules ES : demeure le risque cancérigène, qui

nécessitera la mise en oeuvre de techniques efficaces

d’élimination des
cellules ES non différenciées ; il reste

aussi le problème d’un contrôle
effectif de la différenciation

de ces cellules.
En revanche, on a souligné le risque que fait peser

l’emploi de
l’oncogène c-Myc
comme agent de

totipotentialité par Yamanaka.
Depuis, Yamanaka a

montré que l’on pouvait se passer de c-Myc, et
Thomson

ne l’emploie pas. Donc cette objection, pesamment

posée par R.
Lanza, a trouvé sa réponse.
L’objection soulevée par Debi Vinnedge (Children of God)

à propos
de l’utilisation des cellules Plat-E par

Yamanaka (cellules 293T
modifiées, initialement

préparées dans les années 70 à partir de cellule
rénales

fœtales venant d’un fœtus avorté) est intéressante, mais

ne peut être réellement prise trop au sérieux dans l’état

actuel des
recherches, puisqu’il ne concerne que la

technique de "packaging" des
rétrovirus employés pour

le transfert de gènes et n’est certainement pas
au centre

du protocole de Yamanaka. Nous n’en sommes pas au

stade
clinique. Il est bon toutefois de signaler aux

chercheurs que, s’ils
veulent être parfaitement

respectueux de l’éthique, ils devraient
s’abstenir

d’utiliser comme cellules de "packaging" des vecteurs

des
lignées cellulaires dérivées de fœtus avortés.

En fait, les techniques
disponibles pour les transferts

de gènes sont multiples, et là n’est pas
le problème.

Efficacité de la méthode


La vraie question est celle de l’efficacité de la méthode

(moins de 1%
des cellules sont reprogrammées).

Même en utilisant le biais du gène
résistant à la

néomycine pour développer sélectivement, en culture,

les
cellules iPS, celles-ci sont plutôt rares, ce qui

pousse d’ailleurs
Yamanaka à vouloir développer

une banque de ces cellules (mais alors on
retrouve

les problèmes de rejet immunologique que la

technique de
Yamanaka permettait de résoudre

si les cellules iPS étaient utilisées
chez le

patient donneur des fibroblastes initiaux). Là encore

la
recherche sur les mécanismes de la totipotentialité

devrait permettre
d’obtenir une technique bien plus efficace.

Des cellules souches adultes sont susceptibles de réparer les neurones, annonce « Gènéthique », la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.
Source : Journal of Neuroscience Research, mars 2008



Evangile de

Jésus-Christ selon saint Jean 3,16-21.

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme

qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais

pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est

déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les

hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient

mauvaises.

En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la

lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées ;

mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres

soient reconnues comme des oeuvres de Dieu. »



DE SAINT LEON LE GRAND A FLAVIEN

La
petitesse a été assumée par la majesté, la faiblesse par la force,
l’asservissement à la mort par l’immortalité ; et pour payer la dette
de notre condition humaine, la nature inaltérable s’est unie à la
nature exposée à la souffrance. C’est ainsi que, pour mieux nous guérir,
le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ devait, d’un côté, pouvoir mourir et, de l’autre, ne pas pouvoir mourir.
C’est
donc dans la nature intégrale et complète d’un vrai homme que le vrai
Dieu est né, tout entier dans ce qui lui appartient, tout entier dans
ce qui nous appartient. Par là nous entendons ce que le Créateur nous a
donné au commencement et qu’il a assumé pour le rénover.

Car les
défauts que le démon trompeur a introduits dans l’homme, et que l’homme
trompé a contractés n’ont aucunement marqué le Sauveur. Aussi, bien
qu’il ait accepté de partager les faiblesses humaines, n’a-t-il pas
participé à nos fautes.

Il a pris la condition de l’esclave sans
la souillure du péché ; il a rehaussé l’humanité sans abaisser la
divinité. Par son anéantissement, lui qui était invisible s’est rendu
visible, le Créateur et Seigneur de toutes choses a voulu être un
mortel parmi les autres. Mais ce fut là une condescendance de sa
miséricorde, non une défaite de sa puissance. Par conséquent, lui qui a
fait l’homme en demeurant dans la condition de Dieu, c’est encore lui
qui s’est fait homme en adoptant la condition d’esclave.

Le Fils
de Dieu entre donc dans la basse région du monde qui est la nôtre, en
descendant du séjour céleste sans quitter la gloire de son Père ; il
est engendré selon un ordre nouveau et par une naissance nouvelle.

Selon
un ordre nouveau : étant invisible par lui-même, il est devenu visible
en se faisant l’un de nous ; dépassant toute limite, il a voulu être
limité ; existant avant la création du temps, il a commencé à exister
temporellement ; le Seigneur de l’univers a adopté la condition
d’esclave en plongeant dans l’ombre la grandeur infinie de sa majesté ;
le Dieu inaccessible à la souffrance n’a pas dédaigné d’être

un homme capable de souffrir, et lui qui est immortel, de se soumettre aux lois de la mort.
En
effet, le même qui est vrai Dieu est aussi vrai homme, et il n’y a
aucun mensonge dans cette unité, puisque la bassesse de l’homme et la
hauteur de la divinité se sont unies dans cet échange.

De même
que Dieu n’est pas altéré par sa miséricorde, de même l’homme n’est pas
anéanti par sa dignité. Chacune des deux natures agit en communion avec
l’autre, mais selon ce qui lui est propre : le Verbe opère ce qui
appartient au Verbe, et la chair exécute ce qui appartient à la chair.

L’un
brille par ses miracles, l’autre succombe aux outrages. Et de même que
le Verbe ne perd pas son égalité avec la gloire du Père, de même la
chair ne déserte pas la nature de notre race humaine.

C’est un seul et même être, il faut le dire souvent, vraiment Fils de Dieu et vraiment fils d’homme. Dieu par le fait que au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Homme par le fait que le Verbe s’est fait chair et a établi sa demeure parmi nous.


De Saint Léon le Gand pour la Passion


Le Seigneur est livré à ceux qui le haïssent. Pour insulter sa dignité royale,
on l’oblige à porter lui-même l’instrument de son supplice. Ainsi
s’accomplissait l’oracle du prophète Isaïe: Il a reçu sur ses épaules le
pouvoir
. En se chargeant ainsi du bois de la croix, de ce bois qu’il
allait transformer en sceptre de sa force, c’était certes aux yeux des
impies un grand sujet de dérision mais, pour les fidèles, un mystère étonnant:
Le vainqueur glorieux du démon, l’adversaire tout-puissant des puissances du
mal, présentait sur ses épaules, avec une patience invincible, le trophée de sa
victoire, le signe du salut, à l’adoration de tous les peuples……

O admirable puissance de la
croix! O gloire inexprimable de la Passion! En elle apparaît en pleine lumière
le jugement du monde et la victoire du Crucifié! Oui, Seigneur, tu as tout
attiré à toi! Alors que tu avais tendu les mains tout le jour vers un peuple
rebelle, le monde entier comprit qu’il devait rendre gloire à ta majesté. Tu as
tout attiré à toi, Seigneur, puisque, le voile du temple déchiré, le saint des
saints devenu béant, la figure a fait place à la réalité, la prophétie à son
accomplissement, la Loi à l’Evangile. Tu as tout attiré à toi, Seigneur,
puisque la piété de toutes les nations célèbre partout, au vu et au su de tous,
le mystère qui jusqu’alors était voilé sous des symboles dans un temple unique
de Judée.
Ta croix, ô Christ, est la source de toutes les bénédictions, la cause de toute
grâce. Par elle, les croyants tirent de leur faiblesse la force, du mépris reçu
la gloire, et de la mort la vie. Désormais, l’unique offrande de ton corps et
de ton sang donne leur achèvement à tous les sacrifices, car tu es, ô Christ,
le véritable Agneau de Dieu, toi qui enlèves le péché du monde.
L’ensemble des mystères trouve en toi seul son sens plénier: au lieu d’une
multitude de victimes, il n’y a plus qu’un unique sacrifice.



HOMÉLIE DE SAINT THÉODORE " LE STUDITE "

Quel don infiniment précieux que la Croix! Oui, comme sa vue est belle
! La beauté qu’elle nous présente n’est pas mêlée de mal et de bien,
comme jadis l’arbre du jardin d’Éden. Elle est tout entière admirable
et belle à voir et à partager. En effet, c’est un arbre qui donne la
vie et non la mort; la lumière et non l’aveuglement. Elle fait entrer
dans l’Eden, elle n’en fait pas sortir. Cet arbre sur lequel Christ est
monté, comme un roi sur son char de triomphe a perdu le diable, qui
avait le pouvoir de la mort, en délivrant le genre humain de
l’esclavage du tyran. C’est cet arbre que le Seigneur, comme un
combattant , blessé aux mains, aux pieds et à son côté divin, a porté
qui guérit les cicatrices du péché, c’est-à-dire notre nature blessée
par le dragon mauvais. ~

Après avoir été mis à mort par le
bois, nous avons trouvé la vie par le bois; après avoir été trompés par
le bois, c’est par le bois que nous avons repoussé le serpent trompeur.
Quels échanges surprenants! La vie au lieu de la mort, l’immortalité au
lieu de la corruption, la gloire au lieu de la honte! C’est avec
à-propos que l’Apôtre s’est écrié :
Je ne veux trouver ma gloire
que dans la croix de notre Seigneur Jésus Christ par qui le monde a été
crucifié pour moi, et moi pour le monde!
Car cette sagesse
au-dessus de toute sagesse, qui a fleuri sur la croix, a rendu stupides
les prétentions de la sagesse du monde. La connaissance de tout bien
qui a fructifié sur la croix a retranché les bourgeons du mal.

Les préfigurations de ce bois n’ont été depuis toujours que les
principaux indices de ces merveilles. Regarde en effet, toi qui veux
t’instruire. Est-ce que Noé sur un peu de bois n’a pas échappé, par un
décret divin, avec ses fils et leurs épouses et avec les animaux de
tout genre, à l’extermination du déluge? ~ Qu’en est-il encore du bâton
de Moïse? N’est-ce pas une figure de la croix? Tantôt il change l’eau
en sang, tantôt il dévore les serpents fallacieux des magiciens;
ensuite, en frappant la mer, il la divise; puis, en faisant revenir les
eaux en arrière, il engloutit les ennemis en sauvant le peuple de Dieu.
Tel fut aussi le bâton d’Aaron, préfiguration de la Croix, qui le même
jour a fleuri et désigné le grand prêtre légitime. ~ C’est encore la
croix qu’Abraham annonça, lorsqu’après avoir lié son fils Isaac, il le
plaça sur le bois du bûcher. ~

C’est par la croix que la
mort a été tuée, et Adam a été rendu à la vie. C’est par la croix que
tous les Apôtres ont été glorifiés, tous les martyrs couronnés, tous
les saints sanctifiés. C’est par la croix que nous avons revêtu le
Christ et dépouillé l’homme ancien. C’est par la croix que nous avons
été ramenés comme les brebis du Christ, et que nous sommes rassemblés
dans la bergerie .

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