La Vie sur le satellite EUROPE ? Pierre le Vénérable; Ephrem; Hermas; Thérèse de Lisieux; Thérèse d’ Avilla .

De l’eau liquide sur Europe :

 Europe est l’un des  satellites
de
Jupiter (à 780 millions de km), Découvert par Galilée en 1610, Europe est le plus petit des 4 satellites galiléens
de Jupiter. D’un diamètre de 3 130 km, il est à peine plus petit que la
Lune. Sa croûte est entièrement composée de glace d’eau sous laquelle
on soupçonne la présence d’un océan liquide. Europe est l’un des astres
les plus intéressants pour l’exobiologie car il pourrait abriter les ingrédients nécessaires à la vie.
. Cette hypothèse, émise après les missions
Voyager, semble confirmée par les observations de la sonde
Galiléo.

Europe vu par la sonde Galileo. Les lignes sombres correspondent aux fractures en surface. A droite, le cratere de Pwyll, cratere d'impact dont la zone sombre au centre mesure environ 26 km de diametre.


Europe
vu par la sonde Galileo. Les lignes sombres correspondent aux fractures
en surface. A droite, le cratère de Powyll, cratére d’impact dont la
zone sombre au centre mesure environ 26 km de diamètre.

Caractéristiques de l’atmosphère

Pression atmosphérique

10-6 Pa

Oxygène O2

100 %

Les faibles températures de surface de EUROPE (de l’ordre de 100 degrés Kelvin,
soit -173 degrés Celsius) impliquent la cristallisation de cette couche
externe d’eau en une croûte de glace. Néanmoins, la proximité du corps
massif qu’est Jupiter soumet Europe à de fortes déformations liées aux effets de marée.
Les frottements internes, notamment aux limites de couches, engendrés
par ces importantes déformations provoquent une forte dissipation
thermique. Cette source de chaleur supplémentaire permettrait de
maintenir un océan liquide sous une croûte de glace superficielle. La
présence d’eau liquide, longtemps sujette à débats, fait actuellement
l’objet d’un large consensus dans la communauté scientifique concernée.
De nombreuses approches confirment en effet l’existence passée et même
actuelle d’un océan liquide sous la croûte de glace superficielle:

  1. analyse des structures "géologiques" de surface,
  2. méthodes géophysiques (champ magnétique propre notamment),
  3. modélisation des flux thermiques,
  4. spectrométrie NIMS (Near-Infrared Mapping Spectrometer embarqué à
    bord de Galileo) révélant des signatures spectrales caractéristiques de
    sels de magnésium et de sodium en surface,

  5. production de givre sur la base d’observations au spectromètre ultra-violet embarqué (UVS),
  6. âge moyen de la surface plutôt jeune (30 à 70 millions d’années selon Zahnle et al. 2003), comparable et même inférieur à celui de la croûte océanique terrestre !

Les caractéristiques de la croûte de glace sont en revanche toujours
des sujets de débats. L’une des questions qui anime bon nombre de
planétologues concerne les modalités du transfert thermique. Le
processus d’évacuation de la chaleur interne (produite par
désintégration des éléments radioactifs du manteau et du noyau + les
effets de marées) peut être de deux types: conductif (simple diffusion de la chaleur de proche en proche sans mouvement de matière) ou convectif
(la glace va "transporter" la chaleur vers la surface, comme les bulles
d’huile colorée d’une lampe à magma, avant de se refroidir et de
redescendre vers la base de la croûte de glace). La seule réponse à
cette question conditionne également l’estimation de l’épaisseur, de la
structure et même de la composition chimique de la croûte de glace
d’Europe. Il faut noter que de nombreuses approches (observation,
modélisation) confirment qu’un transfert convectif de la chaleur a
récemment existé (et existe même peut-être encore actuellement) dans la
croûte de glace. Certaines structures "géologiques" imagées par les
sondes Voyager puis Galileo
à la surface d’Europe fournissent de bonnes illustrations de ce
phénomène. Finalement le débat concernant la croûte de glace oppose
deux écoles: les partisans d’une croûte plutôt fine et conductive
(<10 km), et les partisans d’une croûte relativement épaisse et
convective (de 15 à 50 km). Aucune de ces deux écoles ne remet en cause
l’existence d’un profond océan liquide sous la croûte glacée d’Europe.
Ceci fait d’Europe le seul corps du système solaire avec la Terre
renfermant d’une part de l’eau sous forme liquide, et étant animé
d’autre part de mouvements tectoniques très récents ! Corps actif
disposant d’eau liquide au contact de silicates, Europe réunit deux des
conditions préalables au support de la Vie telle que nous la
connaissons sur Terre.

Image:790106-0203 Voyager 58M to 31M reduced.gif


Mouvement de l’atmosphère de Jupiter (depuis une sonde
Voyager)

Caractéristiques de l’atmosphère

Pression atmosphérique

20 à 200×103 Pa

Dihydrogène (H2)

~86 %

Hélium (He)

~13 %

Méthane (CH4)

0,1 %

Vapeur d’eau (H2O)

0,1 %

Europe  possède tous les facteurs nécessaires à l’apparition de
la vie à savoir de l’eau
sous forme liquide,
une chimie
organique
et une source de chaleur.
Bien évidemment, personne ne s’attend à découvrir des poissons nageant dans son
océan
sous-marin
mais plutôt une forme de vie primitive émergente d’une chimie
prébiotique.
En s’appuyant sur les données
fournies par les missions Voyager et surtout Galileo,
les scientifiques ont émis plusieurs hypothèses pour expliquer l’émergence de
la vie sur Europe.
Le satellite
Europe: de la vie sous la glace ?
En 1995 et 1997, le télescope
Hubble puis la sonde Galiléo décèlent une atmosphère très ténue constituée d’oxygène
autour d’Europe, probablement issu de la décomposition de molécules
d’eau.
Les scientifiques essaient de comprendre d’où provient la chaleur qui
permettrait à l’eau d’être conservée sous sa forme liquide. En 1979, les sondes
Voyager mettent en évidence d’immenses craquelures à la surface d’Europe, que
la sonde Galiléo a observé un peu plus précisément dans les années 1990.
Un peu comme les banquises sur Terre, la croûte glacée serait en mouvement. L’orbite
du satellite autour de Jupiter générerait un phénomène de marée au sein même du
corps rocheux du satellite, provoquant la dissipation de chaleur . Le satellite
Europe dévoilé par l’exploration spatiale.
Mais l’histoire et l’activité géologiques de ce satellite sont encore mal
connues. Existe-t-il aussi une activité volcanique ou des sources
hydrothermales ? Si la présence de l’eau est confirmée, y a-t-il d’autres
indices qui pourraient plaider en faveur d’une chimie prébiotique
peut être très avancée ?
Pour en avoir le coeur net, une mission devra un jour, se poser, percer
l’épaisse couche de glace. Mais une telle exploration n’aura probablement pas
lieu avant quelques dizaines d’années.

Sur terre :

Pression atmosphérique

101 325 Pa

Azote N2

78,11 %

Oxygène O2

20,953 %

Argon Ar

0,934 %

Vapeur d’eau H2O

0 à 7 %

Les autres satellites de Jupiter : Ganymède, avec ses 5 262 km de diamètre, est le plus gros satellite du système solaire;

Température de surface

≈109 K

Caractéristiques de l’atmosphère

Pression atmosphérique

Traces d’oxygène

. Callisto, 4 821 km de diamètre, est à peu de choses près aussi grand que Mercure; sa température :

Température

165 ± 5 (max)
134 ± 11 (moy)
80 ± 5 (min) K[5]

Atmosphère

~4×108 cm-3 dioxyde de carbone[6]
jusqu’à 2×1010 cm-3 oxygène moléculaire[7]

Pression à la surface

> 7.5 pbar

. Io et Europe ont une taille similaire à celle de la Lune. Par comparaison, la 5e plus grande lune de Jupiter est Amalthée, un satellite irrégulier dont la plus grande dimension n’atteint que 262 km.
Les orbites d’Io, Europe et Ganymède sont en résonance orbitale.
Quand Ganymède tourne une fois autour de Jupiter, Europe tourne
exactement deux fois et Io quatre fois. En conséquence, les orbites de
ces lunes sont déformées elliptiquement, chacune d’elle recevant en
chaque point de son orbite un petit plus
gravitationnel de la part des deux autres.
On a mesuré que certains panaches des éruptions volcaniques d’Io
montent à plus de 300 kilomètres au-dessus de la surface avant de
retomber, la matière étant éjectée de la surface à une vitesse
d’environ 1000 m/s. Ces éruptions volcaniques sont très changeantes ;
durant les quatre mois séparant l’arrivée des sondes Voyager 1 et 2, certaines d’entre elles se sont arrêtées et d’autres ont commencé. Les dépôts entourant les volcans changent aussi d’aspect.
À la différence de la plupart des lunes du système solaire externe, la composition d’Io est vaguement similaire à celle des planètes telluriques, qui sont principalement composées de magma riche en silicates.
Des données récentes provenant de la sonde Galileo indiquent qu’Io
possède un noyau d’un rayon d’au moins 900 kilomètres composé de fer, peut-être mélangé à du sulfure de fer.
La surface d’Io est presque totalement dépourvue de cratères,
ce qui signifie qu’elle doit être très récente. En plus des volcans, on
trouve à la surface d’Io des montagnes non-volcaniques, de nombreux
lacs de soufre fondu, des caldeiras profondes de plusieurs kilomètres et des étendues d’écoulements de fluides de basse viscosité
de centaines de kilomètres de long, probablement composés d’une
certaine forme de soufre fondu ou de silicates. Le soufre et ses
composés possèdent un éventail de couleurs (surtout jaune, rouge et
noir) qui sont responsables de l’aspect varié d’Io.
L’analyse des images de Voyager a mené les scientifiques à croire
que les écoulements de lave à la surface d’Io sont composés la plupart
du temps de divers composés de soufre fondu. Cependant, des études infrarouges
menées ultérieurement à partir du sol indiquent qu’elles sont trop
chaudes pour être du soufre liquide. Certains des points les plus
chauds sur Io peuvent atteindre des températures aussi élevées que 2000
K,
bien que la moyenne soit nettement inférieure, environ 130 K. Une idée
courante est que les laves d’Io sont composées de roches en fusion
riches en silicates. Des observations récentes du télescope spatial Hubble indiquent que cette matière est peut être riche en sodium.

Io a une mince atmosphère composée de dioxyde de soufre et peut-être de quelques autres gaz. À la différence des autres satellites galiléens,
Io ne possède que peu ou pas d’eau. C’est probablement parce qu’au
début de l’évolution du système solaire, Jupiter était assez chaud pour
chasser les éléments volatils à proximité d’Io mais pas assez chaud
pour faire de même avec ses autres lunes.

En revanche, les forces de marées de Jupiter tendent à rendre leurs orbites circulaires[43].
Ces deux forces déforment chacune de ces trois lunes quand elles
s’approchent de la planète, provoquant un réchauffement de leur noyau.
En particulier, Io présente une activité volcanique intense et Europe
un remodelage constant de sa surface.

Image:PIA00519 Interior of Ganymede.jpg

Vue en coupe de Ganyméde ; Selon les données recueillies par la sonde Galileo, Ganymède possède une structure interne différentiée en trois couches : un noyau de silicate contenant également du fer et peut-être du soufre, un manteau composé de roches et de glace et une croûte
formée de glace regelée. Son noyau métallique laisse supposer que
Ganymède était plus chaude dans le passé. Ses couches internes seraient
donc similaires à celles de Io.

Article posté par Adrien le Mardi 20 Mai 2008 à 00:37:06 :

 

 Sommes-nous seuls dans l’Univers ?

 


La vie est-elle apparue ailleurs dans l’Univers qu’autour du Soleil et sommes-nous
seuls dans l’Univers. Pour Andrew Watson, un scientifique de l’Université d’East Anglia, les chances de trouver
une civilisation intelligente quelque part dans l’Univers sur d’autres
planètes similaires à la Terre sont pour ainsi dire très faibles, voire
nulles.
En cause un manque de temps ! Une des limites de l’évolution de la vie est
l’habitabilité des planètes qui s’avère trop courte à l’échelle d’un système
solaire.
Pour arriver à cette conclusion, le scientifique a développé un modèle se
basant sur la vie terrestre. Les principaux paramètres pris en compte sont
les différentes étapes de l’évolution, le temps que cela a pris pour passer
d’une étape à une autre et la durée restante de l’habitabilité de la Terre.


L’habitabilité de la Terre

L’habitabilité d’une planète, quelle qu’elle soit, est dictée par l’évolution
de son étoile parent.
Les modèles les plus récents de l’évolution du Soleil montrent que notre
étoile en est à la moitié de sa vie. Sa luminosité est en hausse. On estime
que le Soleil est environ 25 % plus lumineux aujourd’hui que lorsque la Terre
s’est formée. Ce paramètre est capital. Car si la Terre disparaitra
physiquement dans environ 3 milliards d’années, l’habitabilité de la planète
pour l’Homme n’est plus que de 1 milliard d’année, ce qui est très peu au
regard de l’apparition de la vie il y a 4 milliards d’années.
Concrètement, d’ici 1 milliard d’années, la température moyenne de la Terre
sera de 50 degrés C, la rendant inhabitable.

Les 4 grandes étapes de l’évolution

Comme nous l’explique Francois Raulin, Professeur à l’Université Paris 12, nos idées sur
l’apparition du vivant sur Terre ont considérablement évolué depuis que
Pasteur a réussi à contredire la théorie de la génération spontanée. La
panspermie a alors pris le relais.
Elle a été remplacée par le concept d’évolution chimique énoncé par Oparin
dans les années 1920 et conforté expérimentalement pour la première fois par
Miller en 1953. Le scénario à présent généralement accepté suppose que la vie
terrestre est l’aboutissement d’une chimie prébiotique de complexité
croissante, dans l’environnement primitif terrestre, mais avec plusieurs
variantes sur l’origine des ingrédients qui sont au cœur de cette subtile
cuisine : l’eau liquide et la matière carbonée.
Formée il y a environ 4,6 milliards d’années avec l’ensemble des autres
planètes du système solaire, 4 étapes ont été nécessaires pour mener à
l’apparition d’une vie intelligente sur Terre :
– Apparition de la vie unicellulaire, environ un demi-milliard d’années après
la formation de la Terre ;
– Apparition de la vie multicellulaire, environ un milliard d’années et demie
plus tard ;
– Apparition des cellules spécialisées permettant des formes de vie complexes
avec des organes fonctionnels, un milliard d’années supplémentaires ;
– Et, enfin, un autre milliard d’années pour acquérir un langage.

4 constats :

Premier constat, le passage d’une étape à une autre n’a tenu qu’à un
fil. Il s’est fait par des paliers très difficiles à franchir.
Deuxième constat, il apparait que nous avons évolué vers la fin de la
période d’habitabilité de la Terre. Cela signifie que la généralisation du
processus de l’évolution de la vie un peu partout dans l’Univers est très peu
probable. Par contre la donne aurait été différente si la vie intelligente
était apparue dès le début de l’habitabilité de la Terre.
Troisième constat, le franchissement d’une étape à une autre est long
et, cela n’échappera à personne, doit se faire dans l’ordre. Cela signifie
qu’il y a environ 10 % de chance de passer d’une étape à une autre et que sur
4 milliards d’années, il y a seulement 0,01 % de chance qu’une forme de vie
intelligente puisse émerger et perdurer le temps de se poser des questions
sur son origine.
Dernier constat, si une forme de vie prébiotique a réussi à se frayer
un passage pour devenir intelligente, sa durée de vie sera relativement
courte sur la planète sur laquelle elle a évoluée !

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extraterrestres et le paradoxe de Fermi

Source: flashespace.com
Pour en savoir +, voir les sites : http://www.nasa.gov/ ,  et  http://www.techno-science.net/ et

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Pierre le Vénérable (1092-1156), abbé de Cluny

Voilà le Soleil dont parle le prophète : « Tu n’auras plus besoin du
soleil pour t’éclairer ni de la lune pour t’illuminer, mais le Seigneur ton
Dieu sera ta lumière pour toujours » (Is 60,19). Voilà cette lumière
éternelle qui resplendit pour toi sur le visage du Seigneur. Tu entends la
voix du Seigneur, tu contemples son visage resplendissant, et tu deviens
comme le soleil. Car c’est à son visage qu’on reconnaît quelqu’un, et le
reconnaître, c’est comme en être illuminé. Ici-bas tu crois dans la foi ; là
tu reconnaîtras. Ici tu saisis par l’intelligence ; là tu seras saisie. Ici
tu vois « comme dans un miroir » ; là tu verras « face à face » (1Co
13,12)… Alors s’accomplira ce désir du prophète : « Qu’il fasse resplendir
sur nous son visage » (Ps 66,2)… Dans cette lumière tu te réjouiras sans fin
; dans cette lumière, tu marcheras sans fatigue. Dans cette lumière, tu
verras la lumière éternelle.



Saint Ephrem (vers
306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église

« Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l’unité
de leur nature »

 Que soit béni celui qui t’envoie !
Prends donc comme symboles le soleil pour le Père
pour le Fils, la lumière,
et pour le Saint Esprit, la chaleur.
Bien qu’il soit un seul être, c’est une trinité
que l’on perçoit en lui.
Saisir l’inexplicable, qui le peut ?
Cet unique est multiple : un est formé de trois,
et trois ne forment qu’un,
grand mystère et merveille manifeste !
Le soleil est distinct de son rayonnement
bien qu’il lui soit uni ;
son rayon est aussi le soleil.
Mais personne ne parle pourtant de deux soleils,
même si le rayon
est aussi le soleil ici-bas.
Pas plus nous ne disons qu’il y aurait deux Dieux.
Dieu, Notre Seigneur l’est ;
au-dessus du créé, lui aussi.
Qui peut montrer comment et où est attaché
le rayon du soleil,
ainsi que sa chaleur, bien que libres ?
Ils sont ni séparés ni confondus,
unis, quoique distincts,
libres, mais attachés, ô merveille !
Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ?
Pourtant ne sont-ils pas
apparemment si simples, si faciles ?…
Tandis que le soleil demeure tout là-haut,
sa clarté, son ardeur
sont, pour ceux d’ici-bas, un clair symbole.
Oui, son rayonnement est descendu sur terre
et demeure en nos yeux
comme s’il revêtait notre chair.
Quand se ferment les yeux à l’instant du sommeil,
tel des morts, il les quitte,
eux qui seront ensuite réveillés.
Et comment la lumière entre-t-elle dans l’oeil,
nul ne peut le comprendre.
Ainsi, Notre Seigneur dans le sein…
Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps
dans toute sa faiblesse,
pour venir sanctifier l’univers.
Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source,
il n’a jamais été
séparé de celui qui l’engendre.
Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en-bas,
comme Notre Seigneur
a laissé l’Esprit Saint aux disciples.
Regarde ces images dans le monde créé,
et ne vas pas douter
quant aux Trois, car sinon tu te perds !
Ce qui était obscur, je te l’ai rendu clair:
comment les trois font un,
trinité qui ne forme qu’une essence !


Hermas (2ème siècle) « Viens au secours de mon peu de foi »

Chasse de ton âme le doute, n’hésite jamais à adresser à Dieu ta prière, en
te disant : « Comment pourrais-je prier, comment pourrais-je être exaucé,
après avoir tant offensé Dieu ? » Ne raisonne pas ainsi ; mais tourne-toi de
tout ton cœur vers le Seigneur, et prie-le avec une pleine confiance. Tu
connaîtras alors l’étendue de sa miséricorde ; tu verras que, loin de
t’abandonner, il comblera les désirs de ton cœur. Car Dieu n’est pas comme
les hommes qui gardent le souvenir du mal ; chez lui, pas de ressentiment,
mais une tendre compassion envers ses créatures. Purifie donc ton cœur de
toutes les vanités du monde, du mal et du péché…, et prie le Seigneur. Tu
obtiendras tout…, si ta prière est faite avec une entière confiance.
Mais si le doute se glisse dans ton cœur, aucune de tes demandes ne sera
exaucée. Ceux qui doutent de Dieu sont des âmes doubles ; ils n’obtiennent
rien de ce qu’ils demandent… Quiconque doute, à moins de se convertir, sera
difficilement exaucé et sauvé. Purifie donc ton âme du doute, revêts-toi de
la foi, car elle est puissante, et crois fermement que Dieu exaucera toutes
tes demandes. Et s’il arrive qu’il tarde un peu à exaucer ta prière, ne
retombe pas dans le doute pour n’avoir pas obtenu tout de suite ce que tu
demandes ; ce retard est pour te faire grandir dans la foi. Ne cesse donc pas
de demander ce que tu désires… Garde-toi du doute : il est pernicieux et
insensé, il déracine la foi chez beaucoup, même chez ceux qui étaient très
fermes… La foi est forte et puissante ; elle promet tout et elle réussit en
tout ; le doute, faute de confiance, échoue en tout.


Sainte Thérèse de l’Enfant
Jésus
(1873-1897),
carmélite, docteur de l’Église

 
Jésus !… Quelle n’est pas votre humilité, ô divin Roi de Gloire, de vous
soumettre à tous vos prêtres sans faire aucune distinction entre ceux qui
vous aiment et ceux qui sont, hélas ! tièdes ou froids dans votre service. A
leur appel vous descendez du ciel ; ils peuvent avancer, retarder l’heure du
saint sacrifice, toujours vous êtes prêt. Ô mon Bien-Aimé, sous le voile de
la blanche hostie, que vous m’apparaissez doux et humble de coeur ! (Mt 11,29)
Pour m’enseigner l’humilité vous ne pouvez vous abaisser davantage ; aussi je
veux, afin de répondre à votre amour, désirer que mes soeurs me mettent
toujours à la dernière place et bien me persuader que cette place est la
mienne…
Je le sais, ô mon Dieu, vous abaissez l’âme orgueilleuse, mais à celle qui
s’humilie vous donnez une éternité de gloire ; je veux donc me mettre au
dernier rang, partager vos humiliations afin « d’avoir part avec vous » (Jn
13,8) dans le royaume des Cieux.
Mais, Seigneur, ma faiblesse vous est connue ; chaque matin je prends la
résolution de pratiquer l’humilité et le soir je reconnais que j’ai commis
encore bien des fautes d’orgueil. A cette vue je suis tentée de me décourager
mais, je le sais, le découragement est aussi de l’orgueil. Je veux donc, ô
mon Dieu, fonder sur vous seul mon espérance ; puisque vous pouvez tout,
daignez faire naître en mon âme la vertu que je désire. Pour obtenir cette
grâce de votre infinie miséricorde je vous répéterai bien souvent : « Ô
Jésus, doux et humble de coeur, rendez mon coeur semblable au vôtre ! »


Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l’Église

Poésie : « En la cruz está
la vida »

« Qu’il prenne sa
croix, et qu’il me suive »

Dans la croix est la vie et la consolation.
Elle seule est le chemin qui mène au ciel.
Sur la croix est « le Seigneur du ciel et de la terre » (Ac 17,24).
En elle on jouit d’une grande paix, même au milieu de la guerre ;
Elle bannit tous les maux d’ici-bas. Et elle seule est le chemin
qui mène au ciel.
De la croix, l’Épouse dit à son Bien-aimé
Qu’elle est « le palmier précieux »
Sur lequel il est monté (Ct 7,9)
Dont le fruit fut savouré
Par le Dieu du ciel.
Et elle seule est le chemin
Qui mène au ciel.
Elle est un « olivier précieux » (Si 24,14)
La sainte croix
Qui nous oint de son huile
Et nous donne la lumière.
O mon âme, prends la croix
Pour ta grande consolation,
Car elle seule est le chemin
Qui mène au ciel.
La croix est « l’arbre verdoyant
Et désiré » (Ct 2,3)
De l’Épouse qui, à son ombre,
S’est assise
Pour jouir de son Bien-Aimé,
Le Roi du ciel.
Elle seule est le chemin
Qui mène au ciel.
Pour l’âme qui toute à Dieu
S’est soumise
Et du monde
S’est vraiment détachée,
La croix est « arbre de vie » (Gn 2,9)
Et de consolation,
Et un chemin de délices
Qui mène au ciel.
Depuis que sur la croix s’est couché
Le Sauveur,
Dans la croix est « la gloire
Et l’honneur » (Ap 4,11),
Et dans la douleur


Bienheureux Guerric d’Igny (vers 1080-1157), abbé cistercien


L’homme avait été créé pour servir son Créateur. Quoi de plus juste, en

effet, que de servir celui qui vous a mis au monde, sans qui vous ne pouvez

pas exister ? Et quoi de plus heureux que de le servir, puisque le servir,

c’est régner ? Mais l’homme a dit à son Créateur : « Je ne servirai pas » (Jr

2,20). « Moi donc, je te servirai, dit le Créateur à l’homme. Assieds-toi, je

te servirai, je te laverai les pieds »…

Oui, Christ « serviteur bon et fidèle » (Mt 25,21), tu as vraiment

servi, tu as servi en toute foi et toute vérité, en toute patience et toute

constance. Sans tiédeur, tu t’es élancé comme un géant pour courir dans la

voie de l’obéissance (Ps 18,6) ; sans feinte, tu nous as donné par surcroît,

après tant de si grandes fatigues, ta propre vie ; sans murmure, flagellé et

innocent, tu n’as pas ouvert la bouche (Is 53,7). Il est écrit et c’est juste

: « Le serviteur qui connaît la volonté de son maître et ne la fait pas sera

frappé de nombreux coups » (Lc 12,47). Mais ce serviteur-ci, je vous le

demande, quelles actions dignes n’a-t-il pas accomplies ? Qu’a-t-il omis de ce

qu’il devait faire ? « Il a bien fait toutes choses », s’écrient ceux qui

observaient sa conduite ; « il a fait entendre les sourds et parler les muets

» (Mc 7,37). Il a accompli toutes sortes d’actions dignes de récompense, alors

comment a-t-il souffert tant d’indignités ? Il a présenté son dos aux fouets,

il a reçu une quantité surprenante de coups atroces, son sang ruisselle de

partout. Il a été interrogé au milieu des opprobres et des tourments, comme un

esclave ou un malfaiteur qu’on soumet à la question pour lui arracher l’aveu

d’un crime. O détestable orgueil de l’homme dédaigneux de servir, et qui ne

pouvait pas être humilié par d’autre exemple que celui d’une telle servitude

de son Dieu !…

Oui, mon Seigneur, tu as beaucoup peiné à me servir ; il serait juste et

équitable que dorénavant tu prennes du repos, et que ton serviteur, à son

tour, se mette à te servir ; son tour est venu… Tu as vaincu, Seigneur, ce

serviteur rebelle ; je tends la main pour recevoir tes liens, je courbe la

tête pour recevoir ton joug. Permets que je te serve. Reçois-moi comme ton

serviteur pour toujours, bien que serviteur inutile si ta grâce n’est pas avec

moi et ne travaille sans cesse à mes côtés (Sg 9,10).


COMMENTAIRE DE SAINT GRÉGOIRE D’AGRIGENTE SUR L’ECCLÉSIASTE

Va,
mange ton pain dans la joie et bois de bon coeur ton vin, car déjà Dieu
a agréé ta conduite. Que tes vêtements soient blancs, et que l’huile ne
manque pas sur ta tête.

Si nous voulons expliquer cette
parole dans son sens immédiat et naturel, nous dirons que c’est une
exhortation judicieuse, par laquelle l’Ecclésiaste nous invite à
délaisser et à mépriser les ornières tortueuses et perverses des hommes
mauvais et ennemis de la vérité. Si nous vivons avec droiture, si nous
sommes attachés à la doctrine d’une foi pure envers Dieu, nous
mangerons notre pain dans la joie et nous boirons notre vin de bon
coeur. Alors nous ne tomberons pas dans des doctrines mauvaises ni dans
une conduite perverse. Au contraire, nous aurons toujours des pensées
droites et, de tout notre pouvoir, nous accorderons notre miséricorde
et nos bienfaits aux malheureux et aux pauvres. Car, évidemment, Dieu
se complaît en ceux qui ont de tels soucis et qui agissent de la sorte.
~
Mais l’interprétation spirituelle nous élève à des réflexions
plus hautes. Elle nous fait penser au pain céleste et sacramentel qui
descend du ciel et qui donne la vie au monde, de même, elle nous invite
à boire de bon coeur le vin spirituel, c’est-à-dire celui qui a jailli
du côté de la vraie vigne, lors de la Passion qui nous sauve. C’est à
ce sujet que l’Évangile du salut nous dit : Jésus, ayant pris le pain, le bénit et dit à ses saints disciples et Apôtres : Prenez, mangez : ceci est mon corps, qui est rompu pour vous en vue du pardon des péchés.
De même pour la coupe, il a dit: Buvez-en tous: ceci est mon sang,
celui de la nouvelle Alliance, qui est répandu pour vous et pour la
mutitude en vue du pardon des péchés. En effet, ceux qui mangent ce
pain et boivent ce vin sacramentel se réjouissent vraiment et
pourraient s’écrier : Tu as mis la joie dans notre coeur !
En
outre, à mon avis, c’est encore ce pain et ce vin que désignait, dans
le livre des Proverbes, la Sagesse divine en personne, le Christ notre
Sauveur, lorsqu’elle dit: Venez, mangez mon pain et buvez le vin que j’ai préparé pour vous, ce qui suggère notre participation sacramentelle au Verbe.
Ceux
qui ont accès à cette participation doivent en être dignes: en tout
temps, ils doivent porter des vêtements blancs, c’est-à-dire des
oeuvres de lumière, ainsi que le Seigneur dit dans l’Évangile: Que
votre lumière brille devant les hommes; alors, en voyant ce que vous
faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

Quant à l’huile que l’on verra sans cesse baigner leur tête, c’est
l’Esprit de vérité qui les protège et leur épargne toute atteinte du
péché.


Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d’Antioche puis de

Constantinople, Le sel de l’humilité

Croyez que vous

êtes sans mérite, et alors vous en aurez. Le publicain, lui, s’est reconnu

pécheur et ainsi il est devenu juste ; combien plus le juste qui se reconnaît

pécheur verra-t-il sa justice et ses mérites s’agrandir ! Car l’humilité fait

du pécheur un juste, puisqu’il reconnaît la vérité de sa vie ; et dans l’âme

des justes l’humilité véritable agit encore plus puissamment.
Ne perdez donc pas par la vaine gloire le fruit que vous aurez gagné par

vos travaux, le salaire de vos peines, la récompense des labeurs de votre vie.

Dieu connaît mieux que vous-même le bien que vous faites. Un simple verre

d’eau fraîche sera récompensé. Dieu agrée la plus petite aumône, ou si vous ne

pouvez rien donner, même un soupir de compassion. Il accueille tout, se

souviendra de tout pour vous le rendre au centuple.
Cessons donc de compter nos mérites et de les étaler au grand jour. Si

nous chantons nos mérites, nous ne serons pas loués par Dieu. Gémissons plutôt

sur notre misère, et Dieu nous élèvera aux yeux des autres. Il ne veut pas que

le fruit de nos labeurs se perde. Dans son amour ardent il veut couronner nos

plus petites actions ; il cherche toutes les occasions pour nous délivrer de

la géhenne.


Pape Benoît XVI

Pour développer une spiritualité eucharistique profonde, capable aussi

de peser significativement sur le tissu social, il est nécessaire que le

peuple chrétien, qui rend grâce par l’eucharistie, ait conscience de le faire

au nom de la création tout entière, aspirant ainsi à la sanctification du

monde et travaillant intensément à cette fin… La liturgie elle-même nous

éduque à tout cela quand, durant la présentation des dons, le prêtre adresse à

Dieu une prière de bénédiction et de demande en relation avec le pain et le

vin, « fruit de la terre », « de la vigne » et du « travail des hommes ». Par

ces paroles, en plus d’impliquer dans l’offrande à Dieu toute l’activité et

l’effort humains, le rite nous pousse à considérer la terre comme création de

Dieu, qui produit pour nous ce dont nous avons besoin pour notre subsistance.

 La terre n’est pas une réalité neutre, une simple matière à

utiliser indifféremment selon l’instinct humain. Elle se place au coeur même

du bon dessein de Dieu, par lequel nous sommes tous appelés à être fils et

filles dans l’unique Fils de Dieu, Jésus Christ (Ep 1,4-12). Les légitimes

préoccupations concernant les conditions écologiques de la création en de

nombreuses parties du monde trouvent des points d’appui dans la perspective de

l’espérance chrétienne, qui nous engage à oeuvrer de manière responsable pour

la sauvegarde de la création.
Dans la relation entre

l’eucharistie et le cosmos, en effet, nous découvrons l’unité du dessein de

Dieu et nous sommes portés à saisir la profonde relation entre la création et

la « nouvelle création », inaugurée dans la résurrection du Christ, nouvel

Adam. Nous y participons déjà maintenant en vertu du baptême (Col 2,12s) ;

ainsi, pour notre vie chrétienne nourrie de l’eucharistie, s’ouvre la

perspective du monde nouveau, du ciel nouveau et de la terre nouvelle, où la

Jérusalem nouvelle descend du ciel, de chez Dieu, « toute prête, comme une

fiancée parée pour son époux » (Ap 21,2).


Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église



« Semez dans la justice, dit le Seigneur, et récoltez l’espérance de la

vie ». Il ne vous renvoie pas au dernier jour, où tout vous sera donné

réellement et non plus en espérance ; il parle du présent. Certes, notre joie

sera grande, notre allégresse infinie, lorsque commencera la vraie vie. Mais

déjà l’espérance d’une si grande joie ne peut pas être sans joie. «

Réjouissez-vous dans l’espérance », dit l’apôtre Paul (Rm 12,12). Et David ne

dit pas qu’il sera dans la joie, mais qu’il y a été le jour où il a espéré

entrer dans la maison du Seigneur (Ps 121,1). Il ne possédait pas encore la

vie, mais déjà il avait moissonné l’espérance de la vie. Et il faisait

l’expérience de la vérité de l’Ecriture qui dit que non seulement la

récompense mais « l’espérance des justes est pleine de joie » (Pr 10,28).

Cette joie est produite dans l’âme de celui qui a semé pour la justice, par la

conviction qu’il a que ses péchés sont pardonnés…



Après s’être posée sur Mars comme prévu à 23 h 53 TU le 25 mai, puis avoir rechargé ses batteries durant environ deux heures, la sonde américaine Phoenix a transmis ses premières images depuis le sol à partir de 1 h 53.

Celles-ci
montrent que les deux panneaux solaires se sont correctement déployés
et sont parfaitement exempts de poussière, condition indispensable pour
la suite du programme. Sur d’autres images apparait un des pieds de
l’atterrisseur, posé sur un sol ferme. Elles permettront aux ingénieurs
d’émettre un premier avis sur la dureté du matériau que devra ensuite
creuser le bras robotique.

Enfin, une vue prise par l’imageur stéréoscopique
de Phoenix montre l’environnement tourmenté de la région arctique
martienne ainsi que l’horizon entourant la sonde
.

Un des panneaux solaires de Phoenix correctement déployé. Crédit : Nasa/JPL/UA/Lockheed


 LOS ANGELES, 25 mai (Xinhua) — Après avoir voyagé presque dix  mois dans
l’espace, Phoenix Mars Lander s’est posé avec succès sur la planète rouge
dimanche, pour une mission martienne  d’exobiologie, a annoncé le
laboratoire de propulsion à réaction  relevant de l’agence spatiale
américaine NASA.
 Atteignant une vitesse de 20.800 km par heure à
l’abord de  l’atmosphère martienne, Phoenix Lander a posé ses trois pattes
sur le pôle nord de la planète rouge grâce à un parachute et aux
 rétrofusées destinées au ralentissement de son atterrissage, a
 précisé la même source.
Les scientifiques qui contrôlaient le voyage de la
sonde  spatiale au siège du laboratoire, à Pasadena, près de Los
Angeles, se sont félicités de la survie de Phoenix Lander qui a renvoyé
des signaux depuis Mars.
"Nous sommes sur le sol de la planète rouge", a
déclaré le  responsable du projet, Barry Goldstein. 
Interrogé sur le processus d’atterrissage de Phoenix
Mars  Lander, un autre responsable Michael A. Gross l’a qualifié de
"six minutes de peur extrême", parce que "nous atterrissons sur un
 autre monde et c’est complètement autonome, il n’y a pas de  deuxième
chance".
Une autre mission de la même nature, coûtant 420
millions de  dollars, a explosé en août 2007 après avoir voyagé neuf mois
et  parcouru 675,2 millions de km entre la Terre et Mars.
Sur les onze précédentes tentatives de poser des
sondes  spatiales sur Mars, seules cinq ont réussi.

animation from Sol 1


This animation from Sol 1 shows a mosaic of the Phoenix digging area in
the Martian terrain. Phoenix scientists are very pleased with this view
as the terrain features few rocks — an optimal place for digging. The
mast of the camera looks disjointed because the photos that comprise
this mosaic were taken at different times of day. This video also show
some of the lander’s instrumentation.

The Phoenix Mission is led by the University of Arizona,
Tucson, on behalf of NASA. Project management of the mission is by
NASA’s Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Calif. Spacecraft
development is by Lockheed Martin Space Systems, Denver.


Image Credit: NASA/JPL-Caltech/University of Arizona

Play video (MP4- 1-9Mb) 


INSTRUCTION SPIRITUELLE DE SAINT DOROTHÉE DE GAZA

Comment
se fait-il, mes frères, que parfois on entende une parole désagréable
et qu’on la laisse passer sans se troubler comme si on n’avait rien
entendu, tandis que d’autres fois on est troublé aussitôt qu’on l’a
entendue? Quelle est la raison d’une telle différence? Y a-t-il à cela
une seule raison, ou plusieurs? Pour moi, j’en vois beaucoup; mais il y
en a une seule qui, pour ainsi dire, engendre toutes les autres.
Je
m’explique. Voici d’abord un frère qui vient de prier ou de faire une
bonne méditation. Il se trouve, comme on dit, bien disposé. Il supporte
donc son frère et poursuit son chemin sans se troubler. En voici un
autre qui a un vif attachement pour un frère: à cause de cela, il
endure tranquillement toutes les attaques de ce frère. Il arrive aussi
que tel autre méprise celui qui peut lui faire de la peine, il regarde
ce qui vient de lui comme sans importance, il ne fait pas attention à
lui, comme si ce n’était pas un homme, il ne tient aucun compte de ce
qu’il dit ni le ce qu’il fait. Ce mépris, qui épargne le trouble, est
évidemment désastreux.
Quant au trouble qu’on ressent parce
qu’un frère nous fait de la peine, il peut venir de ce qu’on est mal
disposé à ce moment, ou de ce que l’on a de l’aversion pour ce frère :
il y a encore à cela beaucoup d’autres raisons variées qu’on pourrait
énumérer.
Mais la cause de n’importe quel trouble, si nous la
recherchons soigneusement, c’est que nous ne nous accusons pas
nous-mêmes. C’est cela qui nous donne tout cet abattement, c’est cela
qui nous empêche de jamais trouver le repos. Il ne faut pas nous
étonner, si nous entendons dire à tous les saints qu’il n’existe pas
d’autre chemin pour trouver le repos. Nous voyons bien que personne, en
suivant un autre chemin, n’a pu le trouver. Et nous, nous prétendons le
trouver et suivre un chemin parfaitement droit, sans jamais accepter de
nous accuser nous-mêmes!
Effectivement, aurait-on accompli des
milliers d’actions vertueuses, si l’on ne suit pas ce chemin, on ne
cessera jamais de faire souffrir les autres et de souffrir soi-même, en
perdant tout le fruit de son labeur.

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