Témoignages de Foi


 

 le 27/05/2009


République Démocratique du Congo : le prix de l’or

LIBAN :

Notre Dame du Mantara est située au sud de Sidon, dans l’archevêché Grec Melkite Catholique du Diocèse de Saïda et Deir-Al-Kamar.

Les foules toujours plus nombreuses qui s’y rendent ont provoqué le projet de la construction d’une basilique. "Mantara" vient de la racine du verbe arabe "Natara" en langue courante qui signifie attendre. Nous donnons le nom Notre Dame du Mantara parce que la Vierge a attendu "natarat" Jésus venu pour précher à Saida, c’est à dire Sidon, cité dans l’Evangile, où il guérit la fille de la Cananéenne (Mt 15, 21-28 et Marc 7, 24-31).
D’après la Tradition, la Vierge l’attendait dans une grotte, puisque les villes païennes étaient interdites aux femmes juives. Cette grotte fut redécouverte au XVIII° siècle, au moment où Mgr Aftinios Saifi, évêque de Tyr, Saïda et Marjaium (Philippe de Césarée), proclama l’unité avec Rome. A cette époque, un berger se trouvait dans les environs de la grotte en gardant son troupeau, sous un chêne, et jouant de sa flûte. Soudain, il entendit le bêlement douloureux d’un de ses chevreaux. Il accourut dans la direction du cri et aperçut un chevreau tombé dans un puits (orifice qui se trouve toujours dans le toit de la grotte au-dessus de l’autel). Il prit son couteau pour débroussailler l’endroit et se frayer un chemin et découvrit un sentier étroit conduisant au fond d’une grotte. Il rampa à l’intérieur et trouva au fond de la grotte une icône de la Vierge sur un ancien autel. Il sortit alors rapidement, quitta son troupeau et alla annoncer la bonne nouvelle aux habitants de Maghdouché.

Pakistan : Les Eglises chrétiennes  se mobilisent contre l’extrémisme religieux dans le pays. Elles annoncent une journée de prière et de jeûne le 30 mai prochain.
 ( lire l’article, cliquez
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 Sri Lanka: Les chrétiens s’inquiètent du sort des civils touchés par la guerre

Le plus long conflit d’Asie, qui durait depuis plus de trente ans, s’est terminé le 18 mai 2009 avec la reddition

sans condition des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) dont les derniers mètres carrés de territoire

sont tombés entre les mains de l’armée sri-lankaise. Lire l’article, cliquez sur Actualité précédente

 Népal attentat dans une église de Katmandou. La communauté catholique choquée

Samedi 23 mai, une bombe a explosé dans l’église de l’Assomption, principal lieu de culte catholique du Népal, à Lalitpur,

dans la banlieue de Katmandou. L’église était comble, plus de 500 personnes assistaient au principal office de la semaine

(Au Népal, la messe dominicale a lieu le samedi, jour chômé hebdomadaire.): Cliquez sur >>>

  

Eglise catholique de l'Assomption à Katmandou. Ucanews

 

Jordanie: Dimanche 10 mai 2009 , discours de Benoist XVI  sur le site du baptême de Jésus Christ,  (ZENIT.org)

Le Roi et la Reine accueillent le Pape


"La première pierre d’une église est un symbole du Christ. L’Église repose sur le Christ ; elle est soutenue par lui et elle ne peut pas être séparée de lui. Il est l’unique fondement de toute communauté chrétienne, la pierre vivante, écartée par les bâtisseurs mais choisie et précieuse aux yeux de Dieu comme la pierre d’angle (cf. 1 P 2, 4-5, 7). Avec lui, nous aussi nous sommes des pierres vivantes construisant une maison spirituelle, une demeure pour Dieu (cf. Ep 2, 20-22 ; 1 P 2, 5). Saint Augustin aime se référer au mystère de l’Église comme au Christus totus, le Christ tout entier, signifiant la plénitude ou la totalité du Corps du Christ, Tête et membres. C’est la réalité de l’Église ; c’est le Christ et nous, le Christ avec nous. Il est avec nous comme la vigne avec ses propres sarments (cf. Jn 15, 1-8). L’Église est, dans le Christ, une communauté de vie nouvelle, une réalité dynamique de grâce qui découle de lui. Par l’Église, il purifie nos cœurs, il illumine nos esprits, il nous unit avec le Père et, dans l’unique Esprit, il nous pousse à mettre en pratique chaque jour l’amour chrétien. Nous confessons cette joyeuse réalité en tant qu’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Nous entrons dans l’Église par le Baptême. La mémoire du propre Baptême du Christ se présente de façon vivante à nous en ce lieu. Jésus s’est mis dans la file avec les pécheurs et il a accepté le Baptême de pénitence de Jean comme un signe prophétique de sa propre passion, mort et résurrection pour le pardon des péchés. Depuis, à travers les siècles, de nombreux pèlerins sont venus au Jourdain pour y chercher leur purification, renouveler leur foi et se rapprocher du Seigneur".


Israel et Palestine : Le pèlerinage religieux et politique de Benoît XVI (Mai 2009)


 

Le pape est parvenu à tisser le fil de la paix, surprenant par des prises de position politiques fortes dans le conflit israélo-palestinien et des perspectives audacieuses dans le dialogue entre les religions (voir la vidéo en bas de l’article)

Le pape et les dignitaires chrétiens, juifs, musulmans et druzes se sont levés et ont joint leurs mains pour accompagner le rabin Alon Goshen-Gottstein qui chantait "Salam, Shalom, Dieu, accorde-nous la paix". (Photo AFP/Safadi)
Du pèlerinage de Jean-Paul II en Terre sainte, en l’an 2000, était restée l’image du pape priant au mur du Temple de Jérusalem. De ce voyage de Benoît XVI, on retiendra vraisemblablement son image face à un autre mur, celui qui désormais sépare Israël des Territoires palestiniens, sous le regard d’un mirador. Deux murs, à moins de dix ans de distance, celui de l’espérance et celui de la haine.
Ce choc des deux images est toutefois trop rapide, car on ne saurait réduire le pèlerinage de l’évêque de Rome à cette seule journée en terre palestinienne. On doit aussi évoquer d’autres moments au moins aussi importants : Benoît XVI invoquant les trois monothéismes au mont Nébo, ou à la mosquée d’Amman, son rendez-vous – manqué aux yeux de certains Israéliens – de Yad Vashem, et cette matinée magique d’un pape tentant de tracer un fil entre la mosquée du Dôme du Rocher et le Mur occidental, à Jérusalem.
Il ne faudrait pas non plus passer sous silence l’accueil réservé au pape. Là encore, difficile de résumer, entre le respect étonnant du roi de Jordanie soucieux de la réputation de concorde de son pays, l’indifférence des rues d’Amman comme de Jérusalem – et aussi, comment ne pas en parler – l’obsession sécuritaire du service d’ordre israélien qui a, parfois, gâché la fête. Enfin, les chrétiens de Terre sainte, ceux pour qui, en définitive, le pape est venu. Une poignée de chrétiens, qui expriment souvent un sentiment de désespoir et furent bien loin des chiffres prévus : 15 000 à la messe d’Amman, 3 000 seulement à Jérusalem, sans doute 5 000 à Bethléem, et 30 000 à Nazareth, célébration la plus réussie du périple.
On avait annoncé un voyage difficile. Il l’a été. Certains, même, préconisaient son report. Mais Benoît XVI y tenait : « Une décision personnelle et courageuse de se mettre au service de la paix », notait jeudi 14 mai le P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège. D’ores et déjà, le pari est remporté : dans ces trois pays, le pape, avec une grande cohérence, a tissé habilement cette thématique de la paix sur trois niveaux, décliné à l’aide de trois lieux phares, le mont Nébo, Jérusalem et Nazareth.
C’est au mont Nébo, samedi 9 mai, que Benoît XVI s’est pour la première fois adressé aux trois religions monothéistes, dans un discours qu’il a développé à la mosquée d’Amman puis en Israël. Il s’est placé explicitement dans le sillage de Vatican II, aussi bien pour les relations avec le judaïsme que le dialogue interreligieux. Sur ce point, l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, que l’on disait rétif à ce dialogue, a ouvert de nouvelles perspectives : en liant clairement monothéisme et paix, par le recours à la raison, il donne au geste prophétique de Jean-Paul II, lors de la rencontre d’Assise pour la paix (1986), son armature théologique.
Jérusalem, ensuite, au cœur des tensions, où chaque mot du pape fut soupesé et interprété immédiatement par l’une et l’autre des parties. Or, Benoît XVI a surpris tout le monde, en premier lieu les Israéliens, en prenant un ton très politique, avec un spectaculaire engagement dans le complexe conflit israélo-palestinien. Sur le fond, il n’a fait que répéter ce que la diplomatie vaticane dit depuis Jean-Paul II quant au droit des deux nations à un État souverain. Mais sur la forme, il a manifesté par les gestes et le verbe une plus grande proximité avec les Palestiniens, une compassion avec leur souffrance, au cours de l’émouvante rencontre du camp d’Aïda, et par une sévère critique du mur érigé par le gouvernement israélien.

Créer des ponts entre communautés déchirées

En face, au mémorial de Yad Vashem, son discours a déçu nombre de juifs. Cela nuira-t-il au futur des relations entre Israël et le Saint-Siège ? Non, estime une source diplomatique qui note une volonté, côté israélien, de ne pas entrer dans une polémique avec le pape au moment où le gouvernement a besoin de redorer son image internationale. Mais avec l’opinion israélienne en revanche, Benoît XVI n’a pas réussi, comme Jean-Paul II, à renverser son image négative ; elle reste au mieux indifférente. Jeudi matin, le grand quotidien populaire Yedioth Aharonot ne consacrait qu’un entrefilet à la journée de Bethléem, avec ce titre éloquent : « Pape politique ».
Et les chrétiens de Terre sainte ? Le pape, pris dans un périlleux jeu d’équilibrisme politique et religieux, les aurait-il oubliés ? La réponse est venue jeudi de Nazareth, dernière étape avant la visite, plus personnelle, vendredi matin au Saint-Sépulcre à Jérusalem. En Galilée, là où, selon les chrétiens, Dieu s’est fait homme, Benoît XVI a clairement inclus l’Église locale dans ce vaste pèlerinage pour la paix, ce qu’il avait d’ailleurs commencé à faire à Bethléem. À Nazareth, explique-t-il, « Dieu est entré dans les tours et les détours de l’histoire humaine ». Nazareth rappelle aux chrétiens qu’ils sont mis au défi de « participer à la création, de lui attribuer à la fois une raison et un but ».

                                                        

Plus encore qu’ailleurs, sur cette terre de conflits, les chrétiens ont donc un rôle à jouer, celui de créer des ponts entre communautés déchirées. « Benoît XVI n’est pas venu seulement pour consacrer une situation de fait, souligne le P. Émile Shoufani, de Nazareth : il a donné un sens prophétique à ce que les gens, dans le quotidien, essaient de construire. » De fait, dans l’horizon bien assombri de la paix en Terre sainte, Nazareth a renvoyé jeudi des signes positifs. Qu’une grand-messe publique ait pu se tenir – chose inenvisageable avec Jean-Paul II, à un moment où les tensions entre musulmans et chrétiens étaient à leur comble – en est un.

  Jérusalem : pour Benoît XVI : « La paix, la paix, la paix »

 ROME, Vendredi 15 mai 2009 (ZENIT.org) – Benoît XVI a passé ce matin sa dernière matinée à Jérusalem, avec pour fil directeur « la paix, la paix, la paix » : paix pour Israël, paix pour les Palestiniens, paix entre les chrétiens, paix des religions. C’est par cette rencontre fraternelle que le pape Benoît XVI a conclu son pèlerinage de paix en Terre Sainte. Il s’est ensuite rendu à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv où il a été accueilli, dans une atmosphère chaleureuse, par le président Shimon Peres, le Premier ministre Benjamin Netanyahou, une délégation du gouvernement dont Ehud Barak, qui avait accueilli Jean-Paul II en l’an 2000 en tant que Premier ministre. Des délégations musulmane et d’autres confessions chrétiennes ont également salué le pape, aux côtés des évêques catholiques de Terre Sainte, les uns s’adressant au pape en français, d’autres en anglais, en italien et en allemand. Lorsqu’on lui adressait quelques mots en arabe, ou en hébreu, le chef du Protocole ou un voisin traduisait pour le pape.

Dans son discours, le président Peres a salué les « efforts » de Benoît XVI pour « construire des ponts de compréhension » et de « dialogue ». Il a confié son « intérêt » et son « respect » et s’est dit touché par ce « pèlerinage de paix » qui frappe « l’imagination », et la volonté du pape de « rechercher la paix et de sécurité dans le monde entier », comme vitale « pour la survie du monde ». Emu au terme de son discours, la gorge nouée, le président Peres s’est arrêté un moment pour maîtriser son émotion avant d’embrasser le pape. Un geste devenu symbole de l’amitié entre Benoît XVI et le Prix Nobel de la Paix, visible dès leur rencontre au palais présidentiel de Jérusalem où ils ont planté ensemble un olivier, le 11 mai. Avec des paroles fortes sur le souvenir de l’extermination des juifs pendant la Shoah (le pape a tenu compte du fait que son silence recueilli devant la tragédie évoquée par le mémorial de Yad vaShem n’avait pas été compris), Benoît XVI a invité à ce que ces sombres souvenirs, indélébiles, « fortifient notre détermination pour se rapprocher » et construire « une paix juste et durable », de façon à ce que cette terre devienne une « lumière pour les Nations encore affligées par des conflits dans le monde entier ». Jeudi, le porte-parole du Vatican, le P. Federico Lombardi, avait déclaré, avant l’entretien de Nazareth avec le Premier ministre israélien Netanyahou que l’objectif de la discussion était : « La paix, la paix, la paix ». Il a souligné combien le pape est «une oreille » pour les deux camps, « un pont » entre les différentes positions. A l’aéroport, le pape a exprimé cela en se déclarant « ami d’Israël » et en même temps « ami des Palestiniens ». « Plus jamais de sang versé ! Plus de combats ! Plus de terrorisme ! Plus de guerre ! Brisons plutôt le cercle vicieux de la violence. Qu’advienne une paix durable fondée sur la justice, (…) une réconciliation authentique et la guérison ».« Que la solution des deux Etats devienne une réalité, ne reste pas un rêve », a conclu le pape, avant d’exprimer de chaleureux remerciements et de prononcer un « Shalom » qui prenait son sens plénier.

Irak:  trois chrétiens tués à Kirkouk  27/04/2009;

lundi 11 mai 2009 : Appel du Pape au respect des droits fondamentaux des Chrétiens d’Irak : lire la suitecliquez sur  >>>

Appel pour aider les chrétiens d’ Iraq  par Jean d’Ormesson.

Pour sensibiliser le monde sur le sort de la communauté chrétienne d’Irak, regardez la  vidéo  rédigée et lue  par l’académicien Jean d’Ormesson  en l’église Saint-Eustache (Paris 1er) avec le concours de la comédienne Marie-Christine Barrault. (vidéo élaborée par Pax Christi)

 http://www.cor-pus.com/

Australie, Juillet 2008, le pape prône le réveil des consciences  avant son arrivée aux JMJ (Zénit).

    Le pape Benoît XVI à son départ de Rome le 12 juillet 2008 à destination de l'Australie
 

Benoît XVI y souligne que c’est l’amour du Christ qui suscite cette espérance que cherche l’humanité aujourd’hui au milieu des inquiétudes.
A propos de saint Paul, le pape écrit notamment : « En regardant l’expérience de saint Paul, nous comprenons que l’activité missionnaire est une réponse à l’amour dont Dieu nous aime ».
L’année Saint-Paul sera, espère Benoît XVI, pour tous les fidèles, « l’occasion de propager l’annonce de l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre ».
Pour le pape en effet la mission « continue d’être une priorité absolue pour tous les baptisés », et « c’est une question d’amour ».
C’est l’amour de Dieu « qui nous rachète et nous pousse vers la mission ad gentes, c’est l’énergie spirituelle capable de faire grandir dans la famille humaine l’harmonie, la justice, la communion entre les personnes, les races et les peuples, auxquelles tous aspirent ».
C’est en effet Dieu, qui est amour, qui « conduit l’Eglise vers les frontières de l’humanité » : c’est la seule source où « puiser l’attention, la tendresse, la compassion ; l’accueil, la disponibilité, l’intérêt pour les problèmes des gens, et les autres vertus nécessaires aux messagers de l’Evangile, pour tout laisser et se dévouer complètement et sans condition à répandre dans le monde le parfum de la charité du Christ ».
13 juillet 2008 (ZENIT.org) : La confusion et l’incertitude, écrit en substance Benoît XVI, font que les jeunes ne savent pas se décider, manquent de confiance. C’est Jésus, affirme le pape, qui a les réponses à leurs questions, sur eux-mêmes, sur l’environnement, sur l’oppression et la pauvreté de certaines populations, dont la situation interpelle la conscience du monde moderne.
Le pape appelle les jeunes à la mission en disant : « C’est ma ferme conviction que les jeunes sont appelés à être des instruments de ce renouveau, en communiquant aux jeunes de leur âge la joie de connaître et de suivre le Christ, dont ils ont fait l’expérience, et en partageant avec les autres l’amour que l’Esprit répand dans leurs cœurs, de façon à ce qu’ils soient eux aussi pleins d’espérance et de gratitude pour tout le bien qu’ils ont reçu de Dieu, notre Père céleste ».
Car, fait observer le pape, hélas aujourd’hui beaucoup de jeunes n’ont pas d’espérance. « Ils restent perplexes, écrit le pape, face aux questions qui se présentent à eux de façon toujours plus urgente, dans un monde qui les embrouille, et ils ne savent souvent pas vers qui se tourner pour trouver des réponses. Ils voient la pauvreté et l’injustice et désirent trouver des solutions. Ils sont défiés par les arguments ce ceux qui nient l’existence de Dieu et se demandent comment leur répondre. Ils voient les grands dommages faits à l’environnement naturel par l’avidité humaine et ils luttent pour trouver des façons de vivre en plus grande harmonie avec la nature et avec les autres ».
Benoît XVI souligne que l’Esprit Saint – thème de la JMJ – « nous oriente vers le Christ », en qui se trouvent « les objectifs pour lesquels cela vaut la peine de vivre », et « la force pour continuer le chemin où faire naître un monde meilleur ».

Ouverture des JMJ à Sydney, homélie du Cardinal Pell – 15.07.08
Message du Cardinal Hummes à l’occasion de la fête de Saint Jean Marie Vianney – 15.07.08
Comme le dit Benoît XVI, le Camillianum prend à cœur la “guérison intégrale de l’homme” – 15.07.08


Colombie : Dés ses premières heures de liberté ,  Ingrid Bétancourt rends grâce à Dieu  devant  les caméras du monde.

Ingrid Bétencourt est délivrée par l’armée nationale colombienne le 2 juillet 2008, six ans et demi après son enlèvement[2]. Sa libération reçoit également un large écho dans les médias.

Le Conseil de la Fondation du Forum Universale (Forum de Crans Montana) lui décerne le prix de la fondation 2009 pour sa contribution morale à l’apaisement des conflits dans le monde et à la promotion de la paix en général.


  

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© Reuters; Reportage du Pélerin Magazine ( Juillet 2008)


 " Votre premier geste de femme libre a été un signe de croix, votre premier mot a été pour remercier Dieu et la Vierge Marie. Pourquoi avez-vous éprouvé ce besoin ? "

" Alors que j’étais en captivité, j’avais pris la résolution, lorsque le moment viendrait d’être libre, de remercier en premier le Seigneur. Pourquoi ? Parce que si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Etre otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.
Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Béni ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur.
Bien sûr, je reconnais que lorsque l’ennemi est atroce, c’est difficile d’être fidèle à cette parole. Pourtant, dès que je faisais l’exercice de prononcer « Béni ton ennemi » –alors que j’avais envie de dire tout le contraire– c’était magique, il y avait comme une espèce de… de soulagement. Et l’horreur disparaissait, tout simplement. Des choses comme celle-là, je pourrais vous en raconter des jours durant. Je sais, je sens, qu’il y a eu une transformation en moi et cette transformation, je la dois à ce contact, à cette capacité d’écoute de ce que Dieu voulait pour moi. Ce fut un dialogue constant avec Dieu à travers l’Evangile ! "

Notez : " Bénédiction " signifie " dire du bien de ", donc " béni ton ennemi " signifie " dit du bien de ton ennemi " .

Portugal ,

l13 mai 1917,  première  apparition à Fatima : « Je suis du Ciel » (1917) – attentat contre Jean-Paul II (le 13 mai 1981) :

Le 13 mai 1981, Jean Paul II avait déjeuné avec le Pr Lejeune, son épouse et un autre invité, puis il se rendit place Saint Pierre pourl’audience           générale, dans la plus grande tranquillité. Alors qu’il faisait le tour de la place et approchait de la porte de bronze, le Turc Mehmet Ali Agça a tiré sur lui, le blessant au ventre, au coude droit et à l’index de la main gauche.
Une balle a touché l’index avant de traverser l’abdomen. J’étais assis comme d’habitude derrière le Saint-Père, et la balle, malgré sa force, est tombée entre nous, dans l’auto, à mes pieds. L’autre blessait le coude droit, brûlait la peau et allait blesser d’autres personnes. Qu’ai-je pensé? Personne ne croyait qu’une telle chose fût possible, et, bouleversé, je n’ai pas compris tout de suite.
Le bruit avait été assourdissant. Tous les pigeons se sont envolés. Quelqu’un avait tiré. Mais qui ? Et j’ai vu que le Saint-Père était touché. Il vacillait mais on ne voyait sur lui ni sang ni blessure. Alors j’ai demandé: "Où?" Il m’a répondu: "Au ventre." J’ai encore demandé: "Est-ce douloureux?" Il a répondu: "Oui". Le Saint-Père était à demi assis, penché sur moi dans l’auto, et c’est ainsi que nous avons rejoint une ambulance. Le Saint-Père ne nous regardait pas. Les yeux fermés, il souffrait beaucoup et répétait de courtes prières. Si je me souviens bien, c’était surtout: "Marie, ma mère! Marie, ma mère!"
Le Dr Buzzonetti, un infirmier, frère Camille, étaient avec moi dans l’ambulance. Elle roulait très vite, sans aucun accompagnement de police. Sa sirène s’était détraquée après quelques centaines de mètres. Le trajet qui en temps ordinaire demande au moins une demi-heure a pris huit minutes, et dans la circulation romaine ! Plus tard, le Saint-Père m’a dit qu’il état resté conscient jusqu’à l’hôpital, que là seulement, il avait perdu connaissance, et qu’il avait été tout le temps convaincu que ses blessures n’étaient pas mortelles. Deux cents Polonais avaient apporté de Pologne une image de ND de Czestochowa, et ils l’ont posée par terre devant le fauteuil du Pape en priant pour lui avec ferveur.
L’opération a duré cinq heures et vingt minutes. L’état du blessé était considéré comme très grave. La tension était extrêmement basse. Mgr Dziwisz avait donné l’extrême onction au Pape : "Mais l’espoir est revenu graduellement pendant l’opération. Au début, c’était l’angoisse. Puis il s’est révélé peu à peu qu’aucun organe vital n’était touché, et qu’il restait une possibilité de vie". Le pape avait perdu les trois quarts de son sang, et la transfusion sanguine allait lui transmettre un virus. Il est resta longtemps en réanimation, mais cinq jours après l’attentat, reprenant à son compte un proverbe polonais, il déclara : "Une main a tiré ; une autre a dévié la balle".
Il avait demandé à l’évêque de Fatima qui était à Rome de venir lui parler sur son lit d’hôpital du message de la Vierge et dès l’angélus du dimanche suivant, dans un message enregistré depuis sa chambre d’hôpital, il confiait l’humanité au Coeur Immaculé de Marie. Un an plus tard, le
13 mai 1982, il ira remercier la Vierge à Fatima et une des balles sera sertie dans la couronne de la statue de la Vierge. Puis le 25 mars 1984
, il fera enfin en union avec tous les évêques du monde, la consécration du monde au Coeur Immaculé de Marie demandée par la Vierge et la Russie sera libérée du communisme juste après, sans aucune effusion de sang.
Le
13 mai 2000, à Fatima, lors de la béatification des deux pastoureaux, Jacinta et Francisco, il révèlera le contenu de la dernière partie du message de Fatima, qui parlait des souffrances de l’Eglise et de "l’évêque vêtu de blanc
", frappé par des "coups d’arme à feu" en indiquant qu’il y voyait une annonce de l’attentat du 13 mai 1981.
Et c’est encore devant cette statue de Fatima que, le
8 octobre 2000, lors du Jubilé des évêques, le Pape prononça, place Saint-Pierre le solennel Acte de confiance par lequel il confiait le III° millénaire à la protection de la Vierge Marie. 
D’après MDN (lettre@mariedenazareth.org


témoignage de Mgr Stanislas Dziwisz,
rapporté par André  Frossard "N’ayez pas peur. Dialogue avec  Jean-Paul II"
(Robert Laffont, Paris, 1982) – p.333 à 345

 

 

Algérie : La chrétienté


C’est la première fois dans l’histoire de l’Eglise algérienne qu’un évêque originaire du Moyen-Orient est nommé à cet évêché, qui est le plus important en Afrique du Nord. C’est un événement qui a mis fin à la spéculation sur le caractère colonial de l’Eglise algérienne. Une nouvelle page s’est ouverte dans notre histoire.

La présence chrétienne en Afrique du Nord, l’actuel Maghreb, ne date pas d’aujourd’hui. Elle s’inscrit dans l’histoire de l’Eglise, particulièrement au cours de ses cinq premiers siècles. A mon point de vue, cette présence se résume en trois périodes charnières dans l’histoire de l’Afrique du Nord, et en particulier en Algérie. La première période commence dès le premier siècle jusqu’au milieu du septième siècle, la deuxième période s’étend à la présence musulmane et enfin la période coloniale.

1. Début du christianisme

Contrairement à ce qui est répandu, la présence chrétienne était forte dans cette région. Le premier concile, qui se tint à Carthage en l’an 215, comptait 70 évêques, selon saint Augustin. En l’an 255 (1) un deuxième concile en comptait 90 évêques, par la suite certains historiens estiment que ce chiffre s’est multiplié en plusieurs centaines. Les évêchés de l’époque avaient plus une dimension de paroisses que les diocèses actuels. Néanmoins, ils manifestent l’extension prise par la foi chrétienne en cette région. A noter que l’Afrique du Nord a donné trois papes à l’Eglise : le premier c’était Victor Ier (189-199), le second saint Miltiade (311-314) et enfin Gélase Ier (492-496). Il existe aussi des grands témoins de cette époque. Parmi eux, on trouve Tertullien (fin du IIe siècle), qui est le grand témoin de l’essor du christianisme de l’Afrique du Nord. Il est le premier auteur chrétien, qui a exprimé en latin le dogme chrétien. Témoins les nombreux ouvrages d’apologétique et de théologie qu’il a laissés. Parmi les plus illustres martyrs, on peut citer l’évêque de Carthage saint Cyprien (mort en 258).

La figure la plus marquante de cette époque et qui a fait (et qui fait) la gloire de l’Eglise de l’Afrique du Nord et plus particulièrement de l’Algérie, c’est saint Augustin (354-430). Qui a marqué la pensée de l’église, et par conséquent la pensée occidentale. Il a formé l’intelligence de l’Europe, selon le cardinal Newman. Il a laissé une œuvre colossale de sermons, de commentaires de l’Ecriture et de méditations. Les livres les plus célèbres sont « Confession » et « La cité de Dieu », ce dernier est une réflexion sur la distinction entre la politique et la religion.

Il est le fondateur de la séparation de « la cité divine » et « la cité des hommes », ainsi on peut le dire, sans complexe, que saint Augustin était le premier qui a compris à ne pas mêler la religion à la politique. N’est-il pas un vrai laïc ? (2). On peut supposer que cette culture séculière était acquise par ses origines berbères. Son œuvre est toujours d’actualité, certaines de ses correspondances n’ont pas été traduites du latin à nos jours. Ces correspondances peuvent nous aider à comprendre quelques zones obscures de notre histoire.

Entre 428 à 534, les barbares Vandales ont mis à sac de nombreuses villes en Afrique du Nord. Près de 5.000 clercs ou laïcs catholiques sont persécutés, déportés et certains, dont plusieurs évêques, martyrisés. Au VIe siècle, l’empire romain d’Orient, dit byzantin, ayant Constantinople comme capitale, réinvestit une partie de l’Afrique du Nord, notamment les régions côtières. L’Eglise catholique récupère une partie de ses biens et de son influence.

Mais l’autorité de l’empereur de Byzance, contestée, se disloque progressivement. Parmi les causes de la disparition du christianisme autochtone, on doit noter le caractère latin de la vie ecclésiale et l’émigration, contrairement à ce qui s’est passé au Proche-Orient et qui a contribué à y maintenir des communautés chrétiennes vivantes.

2. L’arrivée de l’islam

C’est en 647, que surviennent les premières expéditions arabo-musulmanes. Contrairement à ce que l’école nous enseigne, selon certains historiens, il faudra huit à neuf campagnes successives pour que l’autorité musulmane s’impose sur l’ensemble de la région.

Du VIIe au XIIe siècle, la présence chrétienne va disparaître progressivement.

En 1076 le souverain musulman de Bougie écrit au pape Grégoire VII pour lui demander d’ordonner un évêque pour la communauté chrétienne de cette ville. Le pape lui répond en une lettre considérée comme le plus ancien témoignage de dialogue islamo-chrétien en Occident.

Du XIIe au XIXe siècle, l’Eglise en Algérie a perdu tout le caractère autochtone. Elle ne subsiste que par la présence de chrétiens étrangers : commerçants venus de la rive nord de la Méditerranée, consuls et personnel des « comptoirs » marchands établis dans le pays sur la base de traités passés avec les souverains locaux. A Oran, Alger, Tlemcen, Béjaïa, Annaba, pour ne citer que les plus connus, ces comptoirs ont généralement leur église ou leur chapelle avec des prêtres desservants. On peut citer la présence des lazaristes entre 1646 à 1828.

Cependant, il faut aussi mentionner le nombre important de captifs kidnappés en mer par les corsaires dont, parmi eux, quelques prêtres.

Certains instituts sont fondés alors et qui se mettent en devoir de leur venir en aide et, si possible, de négocier leur libération : trinitaires espagnols, dominicains et franciscains.

3. La période coloniale française

Le début de la colonisation française est marqué par la naissance de deux nouvelles congrégations religieuses, qui sont : les Père Blancs et les Soeurs Blanches. Ces derniers ont pour objectif d’aider la population pauvre en Algérie (la famine 1867-1866) et en Afrique Noire. Ils sont implantés un partout sur le territoire algérien (3), particulièrement en Kabylie. Il y eut des conversions au christianisme dans certaines régions.

Ces Algériens ont choisi de devenir chrétiens pour des raisons diverses (devenir citoyens français et par conviction religieuse, etc.). Cependant, ils étaient mal vus par leurs concitoyens et aussi par la communauté coloniale (4), ainsi ils étaient marginalisés par les deux parties. Certains étaient contraints à l’exil et d’autres se sont regroupés dans des villages.

Au cours de la Guerre de libération nationale, les chrétiens algériens ont participé à la guerre comme tous les Algériens. Le rôle actif apporté par le cardinal Duval à la Guerre de libération nationale était très important. Certains prêtres, comme le père Scotto par exemple, ont apporté des aides importantes à la Guerre de libération nationale, sans oublier l’appui du « Témoignage Chrétien » pour diffuser les crimes coloniaux dans l’Hexagone. Il y a peu d’écrits sur le rôle des prêtres au cours de cette période.

Après l’indépendance, les chrétiens algériens ne sont pas nombreux, est-ce qu’ils sont partis comme tous les autres ? Est-ce qu’ils sont restés ? Il n’existe pas de documents sur leur présence, mais aussi de leur rôle après l’indépendance. Ceux qui sont partis en France, la majorité portaient des noms chrétiens. Ce qui a facilité leur intégration, mais aussi on trouve peu leur trace…

Il reste à souligner que la communauté chrétienne reste très fidèle au peuple algérien. La preuve, au cours de la décennie noire, ils étaient à nos côté, ils ont payé la facture très lourde, surtout avec l’assassinat du sept moines et l’évêque d’Oran et d’autres prêtres et soeurs. A notre tour de remercier particulièrement tous les prêtres qui ont participé à faire développer notre pays, à apporter la diversité dans notre société et de l’amour pour notre peuple. A vous tous, nous vous souhaitons une bonne fête de Noël.

  Ecrit par Haddar Yazid – Quotidien d’Oran du 25 12 2008 et Journal chretien du 02 01 2008

1- Cf. Le site officiel de l’Eglise catholique algérienne.
2- Je vous conseille de regarder le documentaire « Apocalypse » diffusé sur ARTE, la dixième partie (Cité de Dieu).
3- Cf. « Inaia wa el’Assalaa » de Mouloud Kacem Naït Belkacem, p.449. En 1975.
4- Cf. « L’histoire de ma vie » de Fatma Amrouche.

par TUNISIA Watch dans Maghreb


 
Voir aussi les sites : Saints Perpétue et Felicita

Saint Materne: Saints protomartyrs d’Afrique du Nord (2ème siècle)

Charles de Foucauld, Afrique du Nord, Catholique

Christianisme au Maghreb – Wikipédia  

Christianisme en Afrique du Nord – Wikiquote, le recueil de citations libre

Les Berbères  

Le pape, l’Église et l’Afrique

 

http://journalchretien.net/  

 

 Algérie

 APPARTENANCE RELIGIEUSE
Musulmans : 96,7 %
Chrétiens : 0,3 %
Autres : 3 %

Chrétiens : 100 350
Catholiques baptisés : 5000

SUPERFICIE
2 381 741 km2

POPULATION
33 450 000

RÉFUGIÉS
94 137

DÉPLACÉS


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