Un peu d’ Histoire


Découverte dans des terrains datés de 3,18 millions d’années, Lucy a
longtemps été considérée comme la représentante d’une espèce à
l’origine de la lignée humaine. Des découvertes plus récentes ont remis
en cause cette hypothèse : Lucy serait une cousine éloignée, plutôt
qu’une ancêtre du genre Homo.
Lucy appartient à l’ordre des Primates, la famille des Hominidés et au genre Australopithecus. Plus précisément, il s’agit d’un Australopithecus afarensis, ou australopithèque de l’Afar.
Pour Yves Coppens, à partir du grand carrefour d’il y a 8 à 10 millions d’années qui aboutira à la séparation des lignées des grands singes et des hommes, s’épanouit « un vrai bouquet de pré humains dont Lucy est une des fleurs ».
Homo est le genre qui réunit les humains et les espèces qui leur sont proches. On estime que le genre apparaît entre 2,5 et 2 Ma. Toutes les espèces sont éteintes sauf Homo sapiens ; les dernières espèces apparentées, Homo floresiensis et Homo neanderthalensis, ont disparu respectivement il y a 18 000 et 30 000 ans, bien que des éléments récemment découverts suggèrent que Homo floresiensis ait pu survivre jusqu’à il y a 12 000 ans.
C’est en Afrique que les plus vieux ossements d’ Homo Sapiens ont été découverts. Aujourd’hui, les paléontologues donnent à Homo sapiens un âge d’environ 200 000 ans puisque les plus vieux ossements retrouvés sont deux crânes datés de -195 000 ans, et appelés Omo 1 et Omo 2 ; viennent ensuite ceux de
Ensuite viennent les ossements de Qafzeh et Skhul en Israël/Palestine datés respectivement de -97 000 et -80 000 ans.
Les plus célèbres sont ceux de l’homme de Cro-Magnon, datés de -35 000 ans et découverts en France.
De récentes analyses comparées d’ADN mitochondrial extrait d’ossements de Néandertaliens, d’Homo sapiens
anciens et de formes supposées intermédiaires indiqueraient un
cheminement séparé des lignées humaine et néandertalienne pendant
500 000 ans[8],[9] ; il s’agirait donc bien de deux espèces différentes. L’ancêtre commun de l’Homme de Néandertal et d’Homo sapiens serait donc probablement un Homo erectus qui vivait 500 000 ans plus tôt.
La question n’est pas résolue, la difficulté étant de concilier deux notions d’espèce (biologique et paléontologique) dont l’unicité est contestée. La possibilité pour ces deux représentants du genre Homo
d’avoir une descendance féconde serait une preuve irréfutable, mais là
encore les indices sont contradictoires. Aucun élément n’a permis
d’établir la possibilité de croisements, même partiels, entre les
Néandertaliens et les ancêtres de l’homme moderne qui lui étaient
contemporains. Les analyses d’ADN des hommes de Néandertal découverts
autrefois et récemment laissent penser que Néandertaliens et sapiens
modernes n’ont échangé aucun de leurs gènes lors de leur coexistence
(autour de 30 000 ans avant notre ère). Il s’agit pour l’instant de
résultats partiels, portant sur les gènes qui ont pu être comparés, à
savoir 370 paires de base sur 600 ; jusqu’à ce que l’étude soit
complète, un échange de gènes ne peut être complètement exclu.En Afrique et au Proche-Orient, une coexistence des deux taxons durant plus de 10 000 ans est vraisemblable. En Europe, cette coexistence n’a duré qu’un peu plus de 5 000 ans.Un squelette d’enfant trouvé en contexte Gravettien à Lagar Velho dans la vallée de Lapedo, au centre du Portugal, porterait des caractéristiques des deux espèces[10].
Cet enfant d’environ quatre ans a été inhumé dans une sépulture
intentionnelle, il y a 25 000 ans. Il n’est donc postérieur que de
quelques milliers d’années aux derniers restes clairement attribuables
aux Néandertaliens, datant d’environ 30 000 ans avant notre ère.
Cependant, le caractère hybride de cet enfant est très discuté et
difficile à établir : les caractères dérivés des deux taxons sont moins
marqués chez les individus juvéniles que chez les adultes et la
variabilité individuelle des enfants de l’époque est absolument inconnue[11].Enfin, l’analyse publiée en 2006[12],[13] d’une séquence d’ADN mitochondrial de la racine d’une molaire d’un enfant néandertalien datant de – 100 000 ans, mise au jour dans la grotte de Scladina à Sclayn (Belgique), vient à l’appui de la thèse faisant de Néandertal une espèce différente d’Homo sapiens. La séquence d’ADN mt
de cette dent présente une grande distance par rapport aux autres
séquences connues de Néandertaliens, ce qui montre la grande diversité
génétique de l’espèce à l’époque. Cette diversité semble s’être
fortement réduite ensuite comme le montrent les analyses faites sur les
séquences connues entre – 29 000 et – 42 000 ans, au moment ou
Néandertal cohabite avec l’Homo sapiens. Cette tendance vient à
l’appui de la thèse du déclin démographique de Néandertal sur cette
longue période conduisant, par un phénomène de goulet d’étranglement de
la population, à la disparition progressive de certains génotypes, et
donc à l’appauvrissement génétique de l’espèce puis à sa disparition.
Reste à savoir ce qui a pu causer cette évolution (voir ci-dessous Extinction des Néandertaliens).

En 2006, un programme de séquençage de l’ADN de l’homme de Néandertal a été lancé par le Max Planck Institut en collaboration avec la société 454 Life Sciences fabriquant des séquenceurs de gènes
à haut débit. Ceci permettra de connaître l’étendue du lien de parenté
avec l’homme moderne et d’évaluer l’interfécondité de l’homme de
Néandertal et l’homme moderne. Un million de paires de bases d’ADN
nucléaire ont déjà été analysées[14
Bien que les premières manifestations de préoccupations esthétiques ou symboliques soient attribuables à l’homme de Néandertal durant le Paléolithique moyen, les plus anciennes représentations humaines authentifiées comme telles sont le fait d’Homo sapiens et peuvent être datées du Paléolithique supérieur (vers 40 000 à 10 000 ans BP). Ainsi à l’Aurignacien (vers 40 000 à 28 000 ans BP),
faciès culturel le plus ancien et attribuable à l’homme anatomiquement
moderne en Europe, sont associées les statuettes de Vogelherd, de
Geissenklösterle et de Hohlenstein-Stadel qui restituent des figures en
ronde bosse représentant des mammouths, des félins, des ours, des
chevaux et des hommes. On note aussi dans l’art pariétal, comme à la grotte Chauvet, la représentation de vulves féminines ainsi que d’individus mi-homme mi-bison[6]. Puis au Gravettien (29 000 à 22 000 ans BP) sont sculptées des figures féminines dites vénus paléolithiques. Au Magdalénien (19 000 à 10 000 ans BP), les représentations humaines sur paroi ou sur objet se font plus fréquentes. Tout cela peut-être considéré comme l’un des signes de la conscience de leur existence. L’humain partage avec les singes actuels des ancêtres communs qu’on ne connaît pas, tout comme il partage avec les requins des ancêtres communs que l’ont ne connaît pas non plus. D’un point de vue cladistique l’Homo sapiens serait en fait l’espèce actuelle la plus proche des chimpanzés, et inversement. Cette idée découle des méthodes de la phylogénie, qui n’établissent que des liens de parenté par l’étude des caractères anatomiques et moléculaires (ADN, protéines).
Donc, parmi toutes les espèces vivantes actuelles,
il n’y aurait aucun
ancêtre
, mais simplement des espèces qui sont plus ou moins apparentées
entre elles. Le bonobo est plus proche de l’homme que ne l’est le requin et le requin est plus proche de l’homme que ne l’est le géranium.
Il en découle qu’aucune espèce n’est « plus évoluée » qu’une autre.
Biologiquement parlant l’humain n’est pas un être « supérieur » aux
autres êtres vivants, ni aux singes, ni aux bactéries, il est adapté à
son milieu tout comme une bactérie l’est au sien. Parler en termes de
supériorité d’une espèce cela relève de jugements de valeur que la
science ne peut observer empiriquement et qu’il appartient davantage de
faire dans le domaine de la philosophie, de l’art, de la religion ou de
toute autre approche de l’humanité qui veuillent se faire du point de
vue d’une transcendance, transcendance qui ferait abstraction du monde empirique.Les espèces actuellement les plus proches de l’humain sont donc les deux espèces de chimpanzé : Pan troglodytes (le chimpanzé commun) et Pan paniscus (le bonobo). Dans leur proximité phylogénétique à l’homme viennent ensuite le gorille et l’orang-outan. Le génome
des humains ne diffère que de 0,27 % de celui des chimpanzés, et de
0,65 % de celui des gorilles. .(http://fr.wikipedia.org/).

LES
CHROMOSOMES ET LA GENÈSE (2. 21,22)

Sinaseli TSHIBWABWA, Ph.D.

Introduction

De nombreuses connaissances scientifiques, loin d’éloigner la
science de la parole de Dieu, l’en rapprochent davantage. L’histoire de la
découverte des chromosomes en est un exemple frappant. Les scientifiques qui les ont
découverts ont affirmé que ces structures permettaient, entre autres faits,
d’établir la différence entre l’homme et la femme. Les auteurs de la Bible
n’en connaissaient pas l’existence, mais, il semble que Moïse (auteur de la
Genèse) ait exprimé avec ses propres mots certaines réalités qui lui étaient
révélées au sujet de la création de la femme. Quel rapport peut-on établir entre la
découverte des chromosomes et les versets 21 et 22 du chapitre 2 de la Genèse? Le point
de vue énoncé dans cet article, quoique purement théorique, soulève un questionnement
et permet de montrer qu’il existe une nette similitude entre certaines connaissances
scientifiques et la Bible.

Les chromosomes

Les chromosomes sont des organites permanents que l’on
trouve dans le noyau de la cellule de chaque être vivant. En 1875, Strasburger, en
étudiant la division des cellules végétales, découvrit des filaments.
Poursuivant les mêmes études, W. Flemming observa en 1879 que ces structures
présentaient une grande affinité pour des colorants basiques. De ce fait, il les nomma chromatine.
Plus tard, ces études furent confirmées par d’autres auteurs, notamment E.
Strasburger (1880), W. Flemming (1881) et E. Van Beneden (1883) qui, indépendamment les
uns des autres, observèrent le phénomène biologique connu sous le nom d‘individualisation
de la chromatine
. Ce n’est qu’en 1888 que W. Waldeyer donna le nom de chromosomes
(c’est-à-dire corps colorés) aux filaments individualisés observés dans le noyau
de la cellule au cours de sa division.

Un chromosome contient une molécule d’ADN (Acide désoxyribonucléique).
L’information génétique totale stockée dans les chromosomes d’un organisme

constitue son génome.

Dans les cellules eucaryotes, les chromosomes sont isolés
du reste de la cellule (cytoplasme) par une enveloppe (double membrane)
délimitant le noyau, tandis que chez les procaryotes, le matériel
génétique est libre. Chez les diploides,
les chromosomes sont présents par paire sauf dans les cellules reproductrices,
ou gamètes qui sont des cellules haploïdes et ne possèdent
qu’un exemplaire de chaque paire de chromosomes.

Chez l’homme, chaque cellule
(exception faite des cellules reproductrices) compte 23 paires de chromosomes
dont 22 sont des autosomes ou chromosomes homologues, c’est-à-dire
que les deux chromosomes d’une paire sont semblables morphologiquement.
Ces paires sont différenciées et numérotées
sur des caryotypes, de 1 à 22. L’image montre le caryotype d’un
individu de l’espèce humaine de sexe masculin.

Caryotype d'un être humain de sexe masculin


 

 

Les chromosomes de la vingt-troisième
paire sont les chromosomes sexuels, ou gonosomes. Ils se présentent
d’une manière différente selon le sexe de l’individu. Chez
la femme, ils sont tous les deux identiques et appelés X, tandis
que chez l’homme, ils sont dissemblables : l’un est le chromosome X et
l’autre, plus petit est le chromosome Y et porte le gène TDF, reponsable
entre autre, d’un phénotype masculin.

Qu’est-ce que l’ADN (l’Acide DésoxyriboNucléique) ?  ( écrit par l’association du syndrome de "Williams" )


Dans le corps des Hommes on trouve des organes, par exemple le cœur, le
foie, les poumons, les muscles etc. Chaque organe est composé de
cellules, c’est à dire de petites ‘bulles’ visibles au microscope. Dans
ces cellules on trouve une certaine organisation, il y a de petits
organes, que l’on appelle des organites. Il y a aussi des produits
chimiques qui se baladent entre les organites, ou à l’intérieur des
organites, ou même qui forment les organites : Les molécules. Parmi les
molécules on trouve l’ADN. Il n’est généralement pas visible au
microscope. C’est un produit chimique extrêmement fascinant, nous
savons aujourd’hui qu’il peut être lu comme un livre. En effet, l’ADN
peut être compris aujourd’hui comme un livre dans lequel on trouverait
‘les recettes’ pour fabriquer un Homme et pour le faire fonctionner !
Cette recette est transmise des parents aux enfants dans leur ADN, puis
des enfants aux petits enfants, et ainsi de suite, de génération en
génération. Le syndrome de Williams est une maladie génétique. Lorsque
la maladie apparaît dans une famille, elle peut être transmise des
parents (atteints) aux enfants. Récemment (2003) les laboratoires du
monde entier viennent de finir de lire 99.9 % du livre que représente
l’ADN. Cela ne veut cependant pas dire que l’on a compris tout ce que
l’on a lu …

Dans quelle langue est écrit le livre de l’ADN ?

Le livre qui correspond à l’ADN est écrit avec
seulement 4 sortes de lettres, que l’on note A, T, G, et C. Une fois
l’ADN lu, on trouve un texte comme celui-ci : ATCATGCCTAGGC… etc. … ce
qui, bien sûr, ne signifie rien dans notre langue ! On a découvert
qu’un mot dans ce livre est toujours formé de 3 lettres, ATC par
exemple, ou ATG. On a aussi découvert des phrases, c’est à dire un code
pour dire que c’est un début de phrase (TAC), et un code pour dire que
c’est une fin de phrase (par exemple ATT). L’étape suivante est la
transformation de la phrase en molécule, cette étape se produit dans un
organite appelé ribosome. L’ensemble ressemble donc à une recette de
cuisine, il y a un livre, qui produit des phrases, qui permettent de
former des molécules suivant la recette ! Dans le cas du syndrome de
Williams quelques pages du livre (un morceau de l’ADN) sont manquantes.

Qu’est-ce que les chromosomes ?

Dans les cellules humaines, on trouve plusieurs
molécules d’ADN. Les filaments d’ADN, pour des raisons d’encombrement
dans la cellule lorsqu’elle se divise, vont se compacter et devenir les
chromosomes. En effet, pour éviter des nœuds ou que les filaments se
cassent, ils se condensent fortement en formant une sorte de bobine.
Chaque chromosome a été numéroté en fonction de sa taille et de son
aspect. Il existe pour l’homme 23 paires de chromosomes soient 46
chromosomes qui vont tous par 2. Il existe donc 2 chromosomes 2, 2
chromosome 3 etc… Les 2 derniers chromosomes sont dit les chromosomes
sexuels et notés X ou Y. Lorsque l’on est 46,XX on est une fille,
Lorsque l’on est 46,XY on est un garçon. Le chromosome 7 est celui
impliqué dans le syndrome de Williams. Lorsqu’il manque une partie
précise d’un seul des 2 chromosomes 7 (7q11.23), l’enfant est porteur
d’un syndrome de Williams.

Comment se transmettent les molécules d’ADN des parents aux enfants ?

La mère donne 23 molécules d’ADN (parmi ses 46) à
ses enfants, une molécule de chaque sorte (chromosome 1, 2, 3 etc.)
choisie au hasard, et le père en fait de même, de sorte que l’enfant se
retrouve avec 2 fois 23 molécules d’ADN, comme ses parents. Vous avez
donc hérité par exemple d’un chromosome 7 de votre père et d’un
chromosome 7 de votre mère. La transmission des molécules d’ADN se fait
par le biais des spermatozoïdes et de l’œuf. Il faut donc noter que ces
cellules : œuf (non fécondé) et spermatozoïdes, sont des cellules
spéciales qui n’ont que 23 chromosomes ! et non 46 comme dans toutes
les cellules du corps (ou presque). C’est très certainement dans cette
transmission des chromosomes des parents aux enfants que se produit
l’événement qui va enlever une partie de l’information sur le
chromosome 7, d’où résultera le syndrome de Williams.

Qu’est-ce qu’il se passe pendant cette transmission ?

Le choix des molécules d’ADN qui sont transmises des
parents à l’enfant se fait au hasard, dans un processus que l’on
appelle méiose. La méiose, disons pour simplifier, est un processus qui
transforme une cellule avec 2 fois 23 molécules d’ADN en une cellule
avec 23 molécules d’ADN. Il faut donc faire un choix ! Prenons
l’exemple du chromosome 7. Au départ, dans la cellule initiale, disons
celle de la maman, on en a deux. Et puis, dans la cellule finale
(l’oeuf) il n’en reste plus qu’un seul. Ce choix parmi les chromosomes
se fait au hasard et il en est de même pour tous les chromosomes. En
principe, si on choisit le premier chromosome 7 ou le second chromosome
1, cela ne change rien. En fait, les chromosomes, même si ce sont deux
chromosomes 7 par exemple, dans la réalité ils ne sont pas parfaitement
identiques, ils ne sont qu’homologues, donc presque identiques. Choisir
un ne donnera pas exactement le même résultat que choisir l’autre. A la
fin, vous vous retrouvez avec des enfants différents ! chacun ayant
hérité un lot unique de chromosomes.

Dans ce processus de transmission des chromosomes du
parent à l’enfant il y a aussi une autre possibilité, une
transformation plus compliquée que l’on appelle "crossing over". Sur la
figure suivante nous avons représenté les choses avec des couleurs pour
simplifier.


 

Image


 

Au départ nous avons 2 chromosomes 7, un rouge et un
bleu (en haut de la figure). Pour notre descendance comme nous l’avons
vu, nous en transmettons un seul, soit un rouge, soit un bleu. En
réalité il existe une autre possibilité. Avant de se séparer, les deux
chromosomes homologues se rapprochent et peuvent échanger des segments
entre eux, en des points précis de leur longueur. Ce qui est important
de noter c’est que la longueur totale du chromosome 7 reste la même.
Dans ce processus il s’agit juste de créer un nouveau chromosome 7, ni
bleu, ni rouge mais bleu et rouge.

Vous avez déjà certainement compris ce qui est arrivé dans le cas du
syndrome de Williams, le nouveau chromosome bleu et rouge a été
transmis à l’enfant mais il est arrivé une erreur, le chromosome final
n’a pas la taille des chromosomes 7 initiaux, il manque un morceau.

Pourquoi il manque un morceau d’ADN du chromosome 7 et pourquoi
toujours le même morceau dans le syndrome de Williams ?


C’est la question que je m’étais posée quand on m’avait expliqué tout
ça pour la première fois. La réponse a été trouvée récemment. Regardez
bien la figure suivante :>

Image

Comme vu précédemment, au départ chez un des parents
on a deux chromosomes 7 (un rouge et un bleu). Ceux ci vont subir une
méiose pour se transformer en un seul chromosome mixte (rouge et bleu)
qui sera donné à l’enfant. Mais si on y regarde de plus près on
constate une erreur. En effet, le chromosome 7 est constitué de 3
parties. On a d’abord une partie 1, séparée d’une partie 2 par une
petite zone spéciale, ici en vert. La partie 2 est elle-même séparée de
la partie 3 par une partie spéciale, également ici en vert. Il se
trouve que les deux parties spéciales (vertes), appelées duplicons,
sont très semblables, presque identiques. Lors de la méiose le
mécanisme s’est trompé, il a confondu le premier duplicon avec le
second, produisant ainsi un chromosome sans partie 2. C’est exactement
ce qui s’est passé dans le cas du syndrome de Williams et Beuren. Ceci
explique deux faits : la délétion d’une partie du chromosome 7 d’une
part, et le fait que cette délétion a presque toujours la même taille
et implique toujours la même morceau du chromosome (la partie 2).

Qu’est-ce qu’il y a de spécial dans cette partie manquante du chromosome 7 ?


Les gènes qui sont en général absents codent pour les protéines suivantes :
Elastine
LIMP1 kinase
Frizzled
WSCR1
Syntaxin 1A
etc. ….

Les découvertes ne s’arrêtèrent pas là. Les biologistes
finirent par découvrir encore que le nombre de chromosomes est spécifique, donc
caractéristique pour chaque être vivant. Mais aussi, on découvrit que les chromosomes
sont responsables du stockage, de la transmission et de l’expression
des informations du patrimoine héréditaire
. Donc, chez les organismes diploïdes
(l’homme par exemple), chaque descendant possède deux copies de chaque type de
chromosome, une copie reçue du père et une copie héritée de la mère, à
l’exception des chromosomes sexuels chez les mâles, où un chromosome Y
est hérité du père et un chromosome X hérité de la mère. Il existe
donc, sur la base de la forme des chromosomes, une différence entre le mâle et la
femelle, entre l’homme et la femme. En génétique, les chromosomes sexuels sont
représentés par XY pour l’homme et par XX pour la femme. L’homme et la
femme partagent un même type de chromosome, le chromosome X. Mais, c’est le chromosome
Y qui est à la base de nombreuses différences fondamentales entre l’homme et la
femme. En effet, le mécanisme de détermination du sexe est connu aujourd’hui aussi
bien chez l’homme que chez les animaux. Au moment de la méiose (élaboration
des cellules sexuelles ou semences), les hommes produisent des spermatozoïdes de
deux types, X et Y, alors que les femmes produisent des ovules
d’un seul type, X. Lors de la fécondation, si un spermatozoïde X
rencontre un ovule X, l’enfant sera une fille (XX). Mais si un spermatozoïde
Y
rencontre un ovule X, l’enfant sera un garçon (XY). Ces faits ont été
scientifiquement démontrés, expérimentés et vérifiés. Ce sont ces connaissances qui,
de nos jours, permettent de choisir le sexe de son enfant dès sa conception.

La Bible l’avait déjà dit avec ses propres mots

Comme Jean Rostand (biologiste de renommée mondiale) l’a fait
dans ses "Réflexions d’un biologiste", nous allons procéder au raisonnement
théorique
que voici. Pour fabriquer l’homme, on a eu besoin de deux types de
chromosomes, un chromosome X et un chromosome Y. Par contre, pour fabriquer
la femme, on n’a eu besoin que d’un seul type de chromosome, le chromosome X.
En d’autres termes, pour fabriquer une femme, on a absolument eu besoin d’un
homme qui, lui, possédait déjà le chromosome X. Ou encore, on peut, à partir
d’un homme
, fabriquer une femme, mais l’inverse n’est pas vrai.
"Dans chaque homme, se cache une femme", a dit un sage africain. Les
Saintes Écritures avaient déjà décrit ces connaissances. En effet, Moïse, auteur qui
avait écrit par révélation divine le livre de la Genèse aux environs de 1450 av.
J.-C., avait dit vrai, mais avec ses propres mots, car il ignorait
l’existence des chromosomes. La Genèse exprime dans un langage qui lui est propre la
création de tout ce qui existe. En ce qui concerne la création de la femme, Dieu
révèle ceci à Moïse : "Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond
sommeil sur l’homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et referma la
chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise
de l’homme, et il l’amena vers l’homme " (
Genèse 2. 21,22).
Le chromosome X serait-il cette côte que l’Éternel avait prélevée chez
l’homme pour former la femme ? Pourquoi Dieu avait-il formé
l’homme avant la femme ? Est-ce à cause des difficultés conceptuelles théoriques
signalées ci-dessus (en l’occurrence l’absence du chromosome Y
chez la femme) ? Quelle que soit la raison, nous pouvons constater une nette similitude
entre les écrits bibliques et les découvertes scientifiques.

Et nous pouvons encore une fois déclarer que la Bible dit vrai. 



        GRB 080319B est l ‘étoile la plus éloignée de l’Univers; située à 7.5 milliards d ‘ années-Lumière.


Artists depiction of GRB 080319B Credit: NASA/Swift/Mary Pat Hrybyk-Keith and John Jones

  GRB 080319B  Credit: NASA/Swift/Mary Pat Hrybyk-Keith and John Jones

Le 19 Mars 2008 à  2:13 du matin , le satellite NASA’s Swift  détecta une
explosion provenant de la constellation du Bouvier, et envoya l’alerte aux 
telescopes.
Au même moment , l’instrument Russe KONUS sur le satellite WIND de la Nasa et la caméra robot
"Pi of the
Sky" au Chili capturèrent la 1ére lumière visible en provenance de cette source extrêmement puissante de rayons gamma
; dans les 15 secondes qui suivirent, l’explosion fut visible à l’oeil nu, elle apparu brièvement à la magnitude de 5.3 .  l’ étoile mourante GRB 080319B était à 7.5 milliards d ‘ années-Lumière.
Pourquoi cette explosion de rayons gamma ? cela arrive quand une étoile massive a fini son carburant nucléaire ; l’étoile s’effondre , crée un trou noir ou une étoile à neutrons et projette à l’ extérieur un jet de gaz très puissant qui chauffe le gaz, déjà très chauds provenant de l’étoile avant qu’elle ne s’effondre, ce qui fait apparaitre pendant quelques instants une très grande lumière , comme une énorme bombe H .

Nancy Atkinson


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NGC 7129 Crédit &
Copyright:

Bob et Janice Fera
(Fera
Photography
)



On trouve encore de jeunes soleils
à l’intérieur
de NGC 7129, à quelque 3000 années-lumière de nous dans la
constellation de Céphée
.
Tandis que ces étoiles sont à un âge relativement tendre, environ un
million d’années, il est probable que notre propre Soleil soit né dans
pareille nursery il y a à peu près 5 milliards d’années. Parmi les
éléments remarquables de
cette image
, on peut citer les nuages de poussière bleutés
qui réfléchissent

la lumière des jeunes étoiles, ainsi que les sortes de petits
croissants rougeâtres qui signalent la présence de jeunes objets
stellaires très énergétiques. Connus sous le nom d’objets de
Herbig-Haro
, leur forme et leur couleur sont caractéristiques de l’hydrogène
percuté par les jets
jaillissant des étoiles récemment formées. Par la suite, le gaz qui a donné naissance à ces étoiles sera dispersé, et
les étoiles se mettront à dériver

chacune de leur côté au fil des orbites de cet amas à la cohésion
faible autour du centre de la Galaxie. A la distance estimée de
NGC 7129
, cette vue télescopique couvre une distance d’environ 40 années-lumière.

 

HE 1327-2326 est l’étoile la plus vieille  de l’Univers ; elle est  âgée de 13.2 milliards d’années et est située à 7.500A-L .

Voir : Special Stars: HE1327-2326

.

       RX J0822-4300 est l’étoile  la plus rapide de l’univers .

Il y a environ 3.700 ans, une étoile hyper-massive a explosé en supernova,
donnant naissance à une étoile à neutrons, RX J0822-4300, et à une importante masse de débris
s’éparpillant dans l’espace.Au terme d’une observation étalée sur plusieurs années, le satellite Chandra
a pu déterminer que RX J0822-4300 s’éloignait des vestiges de la
supernova (Puppis-A) à une vitesse de cinq millions de kilomètres à
l’heure
( 1400km/s ), ce qui lui a fait parcourir environ 20 années-lumière depuis
l’explosion. A cette cadence,
RX J0822-4300 devrait définitivement
quitter notre galaxie dans quelques millions d’années…


Les vestiges de la supernova Puppis-A et la situation de l’étoile à neutrons RX J0822-4300. Crédit Nasa.

Mais quelle est la cause de cette vitesse
exceptionnelle, sans équivalent connu à ce jour pour une étoile ? Selon
Frank Winkler, professeur de physique au Middlebury College
(Vermont, Etats-Unis), les simulations sur ordinateur démontrent que
lors de l’explosion d’une étoile en supernova, la chute rapide des
couches externes sur le noyau d’une étoile à neutron en train
d’imploser dégage une énorme quantité d’énergie. Celle-ci se propage
ensuite vers l’extérieur, et peut renverser le processus en éjectant
violemment les couches externes de l’étoile à une vitesse qui peut
atteindre plusieurs millions de km/heure.En raison de la complexité du processus et du flux
ainsi créé, l’éjection peut ne pas être symétrique, provoquant un effet
de réaction qui, comme une fusée, propulse l’étoile à neutrons dans la
direction opposée.

(Par Jean Etienne, Futura-Sciences)

        REGARDEZ CE TROU NOIR équivalent à 70 millions de Soleils au centre de la Galaxie M81

            Allez sur le site :     Les trous noirs

 


Regardez l’ Animation sur les variations de l’éclairement de la Terre suivant les saisons

Antares, un télescope sous-marin pour détecter les neutrinos

La construction
du premier télescope sous-marin à neutrinos vient de s’achever. Depuis
le début du mois de juin, les deux dernières lignes de détection
d’Antares scrutent le fond de la Méditerranée à la recherche de
neutrinos d’origine cosmique. Ce sont désormais 12 lignes de détection
qui cherchent à capter ces particules élémentaires, témoins des
phénomènes les plus violents de l’Univers.Le
neutrino est une particule élémentaire sans charge électrique qui
interagit très faiblement avec la matière : contrairement aux autres
particules, ce « passe-muraille » est capable de traverser l’Univers en
ligne droite sans être arrêté par la matière ou dévié par les champs
magnétiques qu’il rencontre sur son passage. Il est ainsi un messager
unique en son genre qui peut aider les astrophysiciens à observer et à
mieux comprendre certains objets, sièges de phénomènes cataclysmiques.
Le neutrino permet d’ouvrir une nouvelle fenêtre d’observation sur
l’Univers… à condition toutefois d’être détecté, ce qui est loin d’être
évident puisqu’il interagit très peu avec la matière. Le détecteur
susceptible de repérer sa trace doit, par conséquent, être le plus
grand possible afin d’accroître les chances de l’intercepter.Le défi a été relevé en 1996 par des équipes du CEA et du CNRS et
c’est ainsi que le projet Antares a vu le jour. Après une longue
période d’étude des propriétés du milieu marin, une première ligne de
détection souple de 400 mètres de haut a été immergée en février 2006
par 2500 mètres de profondeur au large de Toulon, grâce au savoir-faire
et aux équipements de l’Ifremer. Aujourd’hui, ce sont 12 lignes qui
sont ancrées aux fonds marins sur un espace équivalent à 4 terrains de
football. Elles sont équipées de près de 900 modules optiques, les «
yeux » du télescope, imaginés et construits par les équipes Antares. La
moitié des lignes a été assemblée au Centre de physique des particules
de Marseille (CNRS/Université de la Méditerranée), laboratoire support
de l’expérience, l’autre moitié à l’Institut de recherche sur les lois
fondamentales de l’Univers (CEA Irfu, Saclay).Le détecteur Antares est protégé du bruit de fond que constitue le
rayonnement cosmique par les 2000 mètres d’eau qui le recouvrent. Ces
profondeurs abyssales permettent de bénéficier d’une obscurité totale,
à peine troublée par quelques animaux bioluminescents. Le principe du
télescope Antares est de faire de la Terre elle-même la cible des
neutrinos. Le globe terrestre laisse passer les neutrinos mais arrête
les autres particules. Certains de ces neutrinos, en traversant la
Terre, vont entrer en collision avec le noyau d’un atome. Cette
rencontre, statistiquement très rare, produit un muon, une particule
chargée voisine de l’électron, qui se déplace dans la même direction
que le neutrino d’origine. Ce muon peut parcourir jusqu’à une dizaine
de kilomètres dans la croûte terrestre. En émergeant dans l’eau, il
laisse derrière lui un sillage très faiblement lumineux. C’est ce
sillage ascendant laissé par le muon que détectent les « yeux »
d’Antares. Ainsi, c’est le ciel de l’hémisphère Sud qui est observé au
travers de la Terre. Cette portion de ciel inclut le centre galactique,
siège de phénomènes extrêmement violents.
L


Saint Nicolas Cabasilas (vers 1320-1363), théologien laïc grec

La Vie en Jésus Christ, IV, 93-97, 102 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 268 rev

; cf SC 355, p. 343s)

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume

préparé pour vous depuis la création du monde »

      « Après nous avoir lavés de nos péchés lui-même, le Christ s’est assis à

la droite de la Majesté divine dans les cieux » (He 1,3)… C’est donc pour

nous servir qu’il est venu, de chez son Père, dans le monde. Et voici le

comble : ce n’est pas seulement au moment où il apparaît sur terre revêtu de

l’infirmité humaine qu’il se présente sous la forme de l’esclave et cache sa

qualité de maître, mais plus tard aussi, au jour où il viendra dans toute sa

puissance et paraîtra dans toute la gloire de son Père, lors de sa

manifestation. Lors de son règne, est-il dit, « Il prendra la tenue de

service, invitera ses serviteurs à se mettre à table et il les servira chacun

à son tour » (Lc 12,37). Voilà celui par qui règnent les souverains et

gouvernent les princes !

      C’est ainsi qu’il exercera sa royauté vraie et sans reproche…; c’est

ainsi qu’il entraîne ceux qu’il a soumis à son pouvoir : plus aimable qu’un

ami, plus équitable qu’un prince, plus tendre qu’un père, plus intime que les

membres, plus indispensable que le coeur. Il ne s’impose pas par la crainte,

il n’asservit pas par un salaire. En lui seul il trouve la force de son

pouvoir, par lui seul il s’attache ses sujets. Car régner par la crainte ou en

vue d’un salaire, ce n’est pas gouverner par soi-même, mais par l’espoir d’un

gain ou par menace…

      Il faut que le Christ règne dans le sens propre de ce mot ; toute autre

autorité est indigne de lui. Il a su y parvenir par un moyen

extraordinaire…: pour devenir le vrai Maître, il embrasse la condition de

l’esclave et se fait le serviteur des esclaves, jusqu’à la croix et la mort ;

c’est ainsi qu’il ravit l’âme des esclaves et s’empare directement de leur

volonté. Sachant que c’est là le secret de cette royauté, Paul écrit : « Il

s’est abaissé lui-même, devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une

croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé » (Ph 2,8-9)… Par la première création,

le Christ est maître de la nature ; par la nouvelle création, il s’est rendu

maître de notre
volonté… C’est pourquoi il dit : « Tout pouvoir m’a été

donné au ciel et sur la terre » (Mt 28,18).



Saint Silouane (1866-1938), moine orthodoxe

Ecrits (trad. Eds. Présence 1975, p.286)

« Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les

premiers rangs »
L’âme de l’homme humble est comme la mer ; si l’on jette une pierre dans

la mer, elle trouble pour un instant la surface des eaux, puis s’enfonce dans

les profondeurs. Ainsi sont englouties les peines dans le coeur de l’homme

humble, car la force du Seigneur est avec lui.
 Où habites-tu,

âme humble ? Qui vit en toi ? Et à quoi puis-je te comparer ? Tu resplendis,

claire comme le soleil, mais en brûlant tu ne te consumes pas (Ex 3,2), et tu

réchauffes tous les hommes par ton ardeur. A toi appartient la terre des doux,

selon la parole du Seigneur (Mt 5,4). Tu es semblable à un jardin en fleurs au

fond duquel se trouve une magnifique maison où le Seigneur aime

demeurer.
C’est toi qu’aiment le ciel et la terre. C’est toi

qu’aiment les saints apôtres, les prophètes, les saints et les bienheureux.

C’est toi qu’aiment les anges, les séraphins et les chérubins. C’est toi

qu’aime, dans ton humilité, la toute-pure Mère du Seigneur. C’est toi qu’aime

et en toi que se réjouit le Seigneur.


Pape Benoît XVI
Encyclique « Spes Salvi »


Celui qui ne connaît pas Dieu, tout en pouvant avoir de multiples

espérances, est dans le fond sans espérance, sans la grande espérance qui

soutient toute l’existence (cf Ep 2,12). La vraie, la grande espérance de

l’homme, qui résiste malgré toutes les désillusions, ce peut être seulement

Dieu — le Dieu qui nous a aimés et qui nous aime toujours « jusqu’au bout »,

« jusqu’à ce que tout soit accompli » (Jn 13,1;19,30).

Celui qui est touché par l’amour commence à comprendre ce qui serait

précisément « la vie ». Il commence à comprendre ce que veut dire la parole

d’espérance dans le rite du baptême : « De la foi j’attends la vie éternelle

», la vie véritable qui, totalement et sans menaces, est simplement la vie

dans toute sa plénitude. Jésus, qui a dit qu’il est « venu pour que nous ayons

la vie et que nous l’ayons en plénitude, en abondance » (Jn 10,10), nous a

aussi expliqué ce que signifie « la vie » : « La vie éternelle, c’est de te

connaître, toi le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as

envoyé, Jésus Christ » (Jn 17,3). La vie dans le sens véritable, on ne l’a pas

en soi, de soi tout seul et pas même seulement par soi : elle est une

relation. Et la vie dans sa totalité est relation avec Celui qui est la source

de la vie. Si nous sommes en relation avec celui qui ne meurt pas, qui est

lui-même la Vie et l’Amour, alors nous sommes dans la vie. Alors nous vivons.


Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208), évêque, théologien et martyr



Voici quelle est la règle de notre foi, voici ce qui fonde notre

édifice, voici ce qui donne fermeté à notre comportement. D’abord : Dieu Père,

incréé, illimité, invisible ; Dieu un, créateur de l’univers ; c’est le

premier article de notre foi. Deuxième article : le Verbe de Dieu, Fils de

Dieu, Jésus Christ, notre Seigneur ; il a été révélé aux prophètes selon le

genre de leurs prophéties et selon le dessein du Père ; par son entremise,

tout a été fait ; à la fin des temps, pour récapituler toutes choses, il a

daigné se faire homme parmi les humains, visible, palpable, pour ainsi

détruire la mort, faire apparaître la vie et opérer la réconciliation entre

Dieu et l’homme. Et troisième article : l’Esprit Saint ; par lui, les

prophètes ont prophétisé, nos pères ont appris les choses de Dieu et les

justes ont été guidés dans la voie de la justice ; à la fin des temps, il a

été répandu d’une manière nouvelle sur les hommes, afin de les rénover sur

toute la terre, pour Dieu.
C’est pourquoi le baptême de notre nouvelle naissance est placé sous le

signe de ces trois articles. Dieu le Père nous l’accorde en vue de notre

nouvelle naissance dans son Fils par l’Esprit Saint. Car ceux qui portent en

eux l’Esprit Saint sont conduits au Verbe qui est le Fils, et le Fils les

conduit au Père, et le Père nous accorde l’immortalité. Sans l’Esprit il est

impossible de voir le Verbe de Dieu, et sans le Fils on ne peut pas approcher

du Père. Car la connaissance du Père, c’est le Fils, et la connaissance du

Fils se fait par l’Esprit Saint, et le Fils donne l’Esprit selon le bon

plaisir du Père.


Bienheureux Charles de Foucault (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara

Retraite à Nazareth, nov. 1897 (Seuil, Livre de Vie 1966, p. 17 s)

Je m’éloignais, je m’éloignais de plus en plus de vous, mon Seigneur et

ma vie, et aussi ma vie commençait à être une mort, ou plutôt c’était déjà une

mort à vos yeux. Et dans cet état de mort vous me conserviez encore… Toute

foi avait disparu, mais le respect et l’estime étaient demeurés intacts. Vous

me faisiez d’autres grâces, mon Dieu, vous me conserviez le goût de l’étude,

des lectures sérieuses, des belles choses, le dégoût du vice et de la laideur.

Je faisais le mal, mais je ne l’approuvais ni ne l’aimais… Vous me donniez

cette inquiétude vague d’une conscience mauvaise, qui endormie qu’elle est,

n’est pas tout à fait morte.

      Je n’ai jamais senti cette tristesse, ce malaise, cette inquiétude

qu’alors. Mon Dieu, c’était donc un don de vous ; comme j’étais loin de m’en

douter ! Que vous êtes bon ! Et en même temps que vous empêchiez mon âme, par

cette invention de votre amour, de se noyer irrémédiablement, vous gardiez mon

corps : car si j’étais mort alors, j’aurais été en enfer… Ces dangers en

voyage, si grands et si multipliés, dont vous m’avez fait sortir comme par

miracle ! Cette santé inaltérable dans les lieux les plus malsains, malgré de

si grandes fatigues ! Oh, mon Dieu, comme vous aviez la main sur moi, et comme

je la sentais peu ! Comme vous m’avez gardé ! Comme vous me couviez sous vos

ailes lorsque je ne croyais même pas à votre existence ! Et pendant que vous

me gardiez ainsi, le temps se passait, vous jugiez que le moment approchait de

me faire rentrer au bercail.

      Vous avez dénoué malgré moi toutes les liaisons mauvaises qui m’auraient

tenu éloigné de vous ; vous avez dénoué même tous les liens bons qui

m’auraient empêché d’être un jour tout à vous… Votre seule main a fait en

cela le commencement, le milieu et la fin. Que vous êtes bon ! C’était

nécessaire pour préparer mon âme à la vérité ; le démon est trop maître d’une

âme qui n’est pas chaste pour y laisser entrer la vérité ; vous ne pouviez pas

entrer, mon Dieu, dans une âme où le démon des passions immondes régnait en

maître. Vous vouliez entrer dans la mienne, ô bon Pasteur, et vous en avez

chassé vous-même votre ennemi.

Saint Cyprien (v.200-258), évêque de Carthage et martyr

Les Bienfaits de la patience


« La charité aime tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte

tout. » (1Co 13,7) Par là l’apôtre Paul montre que, si cette vertu peut se

maintenir avec une telle fermeté, c’est qu’elle a été trempée dans une

patience à toute épreuve. Il dit encore: « Supportez-vous les uns les autres

dans l’amour, faisant tout ce qui est en votre pouvoir pour garder l’unité de

l’esprit dans le lien de la paix. » (Ep 4,2)

      Il n’est pas possible de maintenir l’unité ni la paix, si les frères ne

s’appliquent pas à garder la tolérance mutuelle et le lien de la concorde

grâce à la patience. Que dire encore, sinon de ne pas jurer, ni maudire, de ne

pas réclamer ce qu’on nous enlève, de présenter l’autre joue à qui nous

frappe, de pardonner au frère qui a péché contre nous, non seulement

soixante-dix fois sept fois, mais de lui remettre tous ses torts, d’aimer nos

ennemis, de prier pour nos adversaires et ceux qui nous persécutent ?

      Comment parvenir à accomplir tout cela si l’on n’est pas fermement

patient, tolérant ? C’est ce que fit saint Étienne quand, loin de crier

vengeance, il demanda grâce pour ses bourreaux en disant : « Seigneur, ne leur

impute pas ce péché. » (Ac 7,60)

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