Nébuleuse d’Orion, Le désert, Sursaut gamma, Gran Técan…

 

 

 

Saint Paulin de Nole (355-431)

Depuis l’origine du monde, le Christ souffre dans tous les siens. Il est « le commencement et la fin » (Ap 1,8) ; caché dans la Loi, révélé dans l’Évangile, il est le Seigneur « toujours admirable » qui souffre et triomphe « dans ses saints » (2Th 1,10; Ps 67,36 LXX). En Abel, il a été assassiné par son frère ; en Noé, il a été ridiculisé par son fils ; en Abraham, il a connu l’exil ; en Isaac, il a été offert en sacrifice ; en Jacob, il a été réduit en servitude ; en Joseph, il a été vendu ; en Moïse, il a été abandonné et repoussé ; dans les prophètes, il a été lapidé et déchiré ; dans les apôtres, il a été persécuté sur terre et sur mer ; dans ses nombreux martyrs, il a été torturé, assassiné. C’est lui qui, maintenant encore, porte notre faiblesse et nos maladies, car il est homme lui-même, exposé pour nous à tous les maux et capable de prendre en charge la faiblesse que, sans lui, nous serions totalement incapables d’assumer. C’est lui, oui c’est lui qui porte en nous et pour nous le poids du monde afin de nous en délivrer ; voilà comment « la force donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2Co 12,9). C’est lui qui en toi supporte le mépris, et c’est lui que ce monde hait en toi.

 

Lettre de Jean Vanier – janvier 2010   Trosly, janvier 2010   :  Chers Amis,

J’aime ce temps de Noël. Dieu se fait chair; il devient petit pour nous apprendre à aimer et à être ouvert à ceux et celles qui souffrent et qui sont en difficultés. Dieu est certainement là dans notre monde mais il attend  silencieusement que nous nous tournions vers lui et que nous l’appelions au secours. Dans le livre de l’Apocalypse nous lisons que le Seigneur se tient à la porte et frappe. Si quelqu’un entend et ouvre la porte il entrera pour manger avec lui. Manger avec quelqu’un dans la vision biblique c’est devenir son ami. Dieu veut faire de nous ses amis. Mais il n’y a pas d’amour, ni d’amitié sans liberté. Si nous refusons Dieu, il attend pour que nous ouvrions la porte. Dieu est prisonnier de notre liberté. Le Dieu de la compassion ne peut exercer sa compassion dans le monde sans passer par notre intelligence, notre sagesse, nos capacités et notre coeur. Il n’est pas le Dieu de la violence mais le Dieu qui invite et attend avec amour pour se donner à chacun. Le Dieu de la tendresse qui aime et nous aime, veut révéler à chacun de nous qu’on est important et précieux. Si souvent nous nous croyons importants parce que nous faisons de « grandes » choses, des choses admirables et reconnues. Il faut alors que nous soyons forts, courageux, compétents et que nous montrions combien nous sommes capables de faire de grandes choses. Mais ce Dieu de la compassion nous aime à un autre niveau beaucoup plus profond, dans nos faiblesses, notre vulnérabilité et notre petitesse. Le Dieu qui nous accueille nous prend dans ses bras et nous dit : « Je t’aime comme tu es ». Ainsi il nous relève pour que nous soyons tous instruments de sa justice, sa paix et son amour. J’aime raconter l’histoire de ce petit garçon de onze ans qui avait une réelle difficulté intellectuelle et qui a dit à sa maman, qui pleurait à cause de lui : « Ne t’inquiète pas maman, Jésus m’aime comme je suis ». Ce petit garçon n’avait pas besoin d’être ce que les autres voulaient qu’il soit. Il pouvait simplement être ce qu’il est. Je réalise de plus en plus qu’aimer c’est accueillir l’autre tel qu’il est, l’accueillir avec un grand et profond respect parce qu’il est autre que moi, il est quelqu’un, il est un enfant de Dieu. Il a ses dons, sa vulnérabilité, sa beauté et bien sûr ses fragilités. Accueillir l’autre c’est alors le libérer pour qu’il puisse être lui-même. Je suis attiré par la communication non-violente, j’aimerais mieux dire la communication  profondément respectueuse.  Cette communication c’est s’approcher de l’autre et l’écouter, non pour montrer une supériorité, que l’on sait plus que lui, que l’on a raison et que lui a tort, mais pour entrer en communion avec lui. La communion n’est pas la fusion qui « mange » l’autre, elle donne liberté et élève l’autre afin qu’il soit pleinement lui-même. Cette communication respectueuse se base sur l’humilité. Saint-Paul a écrit à la première communauté chrétienne en Europe à Philippe: « Considérez les autres supérieurs à vous ».

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d’Ars 

Voyez, mes enfants : le trésor d’un chrétien n’est pas sur la terre, il est dans le ciel (Mt 6,20). Eh bien ! notre pensée doit aller où est notre trésor. L’homme a une belle fonction, celle de prier et d’aimer. Vous priez, vous aimez : voilà le bonheur de l’homme sur la terre.
La prière n’est autre chose qu’une union avec Dieu. Quand on a le cœur pur et uni à Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit. Dans cette union intime, Dieu et l’âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ; on ne peut plus les séparer. C’est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C’est un bonheur qu’on ne peut pas comprendre. Nous avions mérité de ne pas prier ; mais Dieu, dans sa bonté, nous a permis de lui parler. Notre prière est un encens qu’il reçoit avec un extrême plaisir. Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l’élargit et le rend capable d’aimer Dieu. La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C’est un miel qui descend dans l’âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

« Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? » Nous savons par les récits évangéliques que le Christ a prié comme un juif croyant et fidèle à la Loi… Il prononça les vieilles prières de bénédiction, que l’on récite encore aujourd’hui, pour le pain, le vin et les fruits de la terre, comme en témoignent les récits de la dernière Cène, toute consacrée à l’accomplissement d’une des plus saintes obligations religieuses : le solennel repas de la Pâque, qui commémorait la délivrance de la servitude d’Égypte. Peut-être est-ce là que nous est donnée la vision la plus profonde de la prière du Christ, et comme la clef qui nous introduit dans la prière de toute l’Église…
La bénédiction et le partage du pain et du vin faisaient partie du rite du repas pascal. Mais l’un et l’autre reçoivent ici un sens entièrement nouveau. Là prend naissance la vie de l’Église. Sans doute est-ce seulement à la Pentecôte qu’elle naît comme communauté spirituelle et visible. Mais ici, à la Cène, s’accomplit la greffe du sarment sur le cep qui rend possible l’effusion de l’Esprit. Les anciennes prières de bénédiction sont devenues dans la bouche du Christ paroles créatrices de vie. Les fruits de la terre sont devenus sa chair et son sang, remplis de sa vie… La Pâque de l’ancienne Alliance est devenue la Pâque de l’Alliance nouvelle.

Le pape Benoit XVI s’ exprime depuis la fenêtre de son bureau, devant les  pèlerins  place Saint-Pierre. ROME, le 7 Février 2010 (ZENIT.org)

La liturgie de ce 5e dimanche du temps ordinaire nous présente le thème de l’appel divin. Dans une vision majestueuse, Isaïe se trouve en présence du Seigneur trois fois saint et il est pris d’une grande crainte et d’un sentiment profond de sa propre indignité. Mais un séraphin purifie ses lèvres avec un charbon ardent et efface son péché, et lui, se sentant prêt à répondre à l’appel s’exclame : « Me voici, envoie-moi ! » (cf. Is 6,1-2.3-8). La même succession de sentiments est présente dans l’épisode de la pêche miraculeuse dont nous parle le passage de l’Evangile d’aujourd’hui. Envoyés par Jésus pour jeter les filets, malgré une nuit infructueuse, Simon Pierre et les autres disciples, se fiant à sa parole, obtiennent une pêche surabondante. Face à un tel prodige, Simon Pierre ne se jette pas au cou de Jésus pour exprimer la joie de cette pêche inattendue mais, comme l’évangéliste Luc le raconte, il se jette à genoux en disant : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! ». Alors Jésus le rassure : « Sois sans crainte ; désormais ce sont des hommes que tu prendras » (cf. Lc 5,10) ; et lui, laissant tout, le suit. Paul aussi, se souvenant d’avoir été un persécuteur de l’Eglise, se professe indigne d’être appelé apôtre, mais il reconnaît que la grâce de Dieu a accompli en lui des merveilles et, malgré ses limites, lui a confié le devoir et l’honneur de prêcher l’Evangile (cf. 1 Co 15, 8-10). Dans ces trois expériences, nous voyons comment la rencontre authentique avec Dieu conduit l’homme à reconnaître sa pauvreté et son inaptitude, ses limites et son péché. Mais malgré cette fragilité, le Seigneur, riche en miséricorde et en pardon, transforme la vie de l’homme et l’appelle à le suivre. L’humilité témoignée par Isaïe, par Pierre et par Paul invite tous ceux qui ont reçu le don de la vocation divine à ne pas se concentrer sur leurs propres limites, mais à garder le regard fixé sur le Seigneur et sur sa surprenante miséricorde, pour convertir leur cœur et continuer avec joie à « tout quitter » pour Lui. Il ne regarde pas, en effet, ce qui est important pour l’homme : « L’homme regarde à l’apparence, mais le Seigneur regarde au cœur » (1 S 16,7), et il transforme des hommes pauvres et faibles, mais qui ont foi en Lui, en apôtres intrépides qui annoncent le salut.

Benoît XVI : ROME, Jeudi 11 Février 2010 (ZENIT.org) –  fête de Notre-Dame de Lourdes et Journée mondiale du malade. 

…..La maternité de l’Eglise est le reflet de l’amour bienveillant de Dieu, dont parle le prophète Isaïe : « Comme celui que sa mère console, moi aussi, je vous consolerai, à Jérusalem vous serez consolés » (Is 66, 13). Une maternité qui parle sans parole, qui suscite le réconfort dans les cœurs, une joie intime, une joie qui, paradoxalement, coexiste avec la douleur, avec la souffrance. L’Eglise, comme Marie, conserve en elle les drames de l’homme et le réconfort de Dieu, elle les garde ensemble, le long du pèlerinage de l’histoire. A travers les siècles, l’Eglise manifeste les signes de l’amour de Dieu, qui continue à accomplir de grandes choses dans les personnes humbles et simples. La souffrance acceptée et offerte, le partage sincère et gratuit, ne sont-ils pas des miracles de l’amour ? Le courage d’affronter le mal , désarmés – comme Judith avec la seule force de la foi et de l’espérance dans le Seigneur, n’est-il pas un miracle que la grâce de Dieu suscite continuellement chez tant de personnes qui consacrent leur temps et leurs énergies à aider ceux qui souffrent ? Pour tout cela, nous vivons une joie qui n’oublie pas la souffrance, mais qui la comprend même. De cette façon, les malades et toutes les personnes qui souffrent sont dans l’Eglise non seulement les destinataires d’attention et de soins, mais avant tout les protagonistes du pèlerinage de la foi et de l’espérance, témoins des prodiges de l’amour, de la joie pascale qui jaillit de la Croix et de la Résurrection du Christ.

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin 

L’Esprit Saint nous dit : Ne laissez pas votre esprit succomber à la tentation et à la tristesse car la joie du coeur est vie de l’âme. La tristesse ne sert à rien et cause notre mort spirituelle.
Il arrive parfois que les ténèbres de l’épreuve accablent le ciel de votre âme ; mais elles sont lumière ! C’est grâce à elles que vous croyez même dans l’obscurité ; l’esprit se sent perdu, il craint de ne plus voir, de ne plus rien comprendre. Mais c’est le moment où le Seigneur parle et se rend présent à l’âme ; et celle-ci écoute, comprend et aime dans la crainte de Dieu. Pour « voir » Dieu, n’attendez donc pas le Thabor (Mt 17,1) quand vous le contemplez déjà au Sinaï (Ex 24,18).
Progressez dans la joie d’un coeur sincère et grand ouvert. Et s’il vous est impossible de garder cette allégresse, au moins ne perdez pas courage et gardez toute votre confiance en Dieu.

Mgr Joannes Zakaria : évêque coptes catholiques de Louxor réagit au massacre de Nag Hammadi

 ROME, Lundi 18 janvier 2010 (ZENIT.org) – « Jamais comme ces jours-ci je n’ai senti aussi proche l’étreinte de l’Eglise, à travers la prière, la solidarité et la communion spirituelle aux souffrances de mes frères coptes, frappés et tués par des fondamentalistes musulmans dans la nuit du Noël orthodoxe », commente Mgr Joannes Zakaria . Cette étreinte est un soutien nécessaire pour continuer à témoigner de l’Evangile de l’amour et du pardon dans notre terre, laquelle a été bénie par la présence des anciens patriarches et prophètes, et a accueilli la Sainte Famille, qui fuyait Bethléem pour échapper à la persécution. Hélas, notre communauté copte est continuellement frappée et blessée. Ainsi, je rappelle que, dans la nuit de Pâques dernier, dans le village de Hagaza, à 25 kilomètres au nord de Louxor, les fondamentalistes islamiques ont tué trois coptes, un catholique et deux orthodoxes. Ils ont été assassinés sur la route, alors qu’ils se rendaient à l’église copte catholique pour la messe. Hélas, force est de reconnaître qu’il existe un plan du terrorisme islamique visant à transformer la joie de nos fêtes chrétiennes en jours de deuil et de tristesse. Les sept personnes tuées à Nag Hammadi sont deux enfants, deux jeunes, une femme et un vieillard. Neuf autres Coptes ont été blessés, dont deux très grièvement. Les victimes sont des coptes orthodoxes, mais leur communauté est intimement liée aux familles coptes catholiques par des liens de parenté. En effet, les deux communautés coptes, catholique et orthodoxe, sont proches, et les mariages « mixtes » entre jeunes orthodoxes et catholiques sont courants, si bien que la blessure qui atteint l’une, inévitablement marque l’autre. Après le massacre de Noël, nous nous sommes tous réunis pour prier pour les défunts le 8 janvier, journée très spéciale durant laquelle l’Eglise copte, selon son calendrier liturgique, fait mémoire des enfants martyrs de Bethléem, le massacre des innocents décrété par Hérode pour éliminer l’Enfant Jésus, tandis que l’Eglise catholique commémore le martyre de saint Etienne. Ce fut un moment très impressionnant pendant lequel tous les chrétiens de Louxor, orthodoxes, catholiques et protestants, se sont réunis dans la cathédrale orthodoxe pour prier pour le repos éternel de nos morts, véritables martyrs de notre temps, et pour partager la douleur de leurs familles.  . Nos ancêtres, dans les premiers siècles chrétiens, durant les persécutions, ont offert leur sang et leur vie pour le Christ. Selon les sources historiques, ils étaient très nombreux, si nombreux que les coptes ont été appelés « fils de martyrs », et que l’Eglise copte appelle, dans son calendrier liturgique, l’ « ère des martyrs », celle qui commence avec la première année du règne de Dioclétien, responsable du massacre d’un grand nombre de chrétiens en Egypte. Aujourd’hui, c’est à nous de témoigner de notre foi en l’amour de l’évangile en pardonnant aux autres et en offrant nos prières pour leur bien, afin qu’ils retrouvent le véritable chemin de la paix.  Nous ne pouvons pas oublier qu’aujourd’hui nous ne sommes pas les seuls à souffrir, mais que les chrétiens sont persécutés et victimes de discriminations dans de nombreux pays, en Irak, au Pakistan, en Afghanistan, en Malaisie, au Soudan… Cette réalité nous appelle tous, partout dans le monde, à une incessante prière, en demandant à Dieu de nous accorder le don de la paix.

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997)

Le Christ étant invisible, nous ne pouvons lui montrer notre amour ; mais nos voisins sont toujours visibles, et nous pouvons faire pour eux ce que, si le Christ était visible, nous aimerions faire pour lui.
Aujourd’hui c’est le même Christ qui est présent en ceux dont on n’a pas besoin, qu’on n’emploie pas, qu’on ne soigne pas, qui ont faim, qui sont nus, qui n’ont pas de foyer. Ils semblent inutiles à l’Etat et à la société ; personne n’a de temps à leur donner. C’est à nous, chrétiens, vous et moi, dignes de l’amour du Christ si notre amour est véritable, c’est à nous de les trouver, de les aider ; ils sont là pour que nous les trouvions.
Travailler pour travailler, tel est le danger qui nous menace toujours. C’est là que le respect et l’amour et la dévotion interviennent, pour que nous adressions notre travail à Dieu, au Christ. Et voilà pourquoi nous essayons de le faire de la plus belle façon possible.

Hubble dévoile 30 magnifiques disques protoplanétaires dans Orion
 

La nébuleuse d’Orion est l’un des endroits de la Voie lactée où l’on peut le mieux étudier la naissance des étoiles et des disques protoplanétaires. Plus de 40 de ces disques y ont été découverts par le télescope spatial Hubble, dont trente nouvelles photos dans le visible viennent d’être rendues publiques. Les disques protoplanétaires: On les observe particulièrement bien à l’intérieur de la nébuleuse d’Orion. Située à environ 1.500 années-lumière, elle contient des jeunes étoiles qui émettent des radiations intenses en ultraviolet. Ce flux continuel chauffe les gaz et les poussières entourant ces astres. La matière interstellaire ainsi excitée se met à émettre dans le visible, ce qui conduit à une belle nébuleuse s’étendant sur environ 33 années-lumière de diamètre. Bien que visible à l’œil nu, cette nébuleuse n’est curieusement jamais mentionnée par les astronomes de l’Antiquité. Il a fallu attendre 1610 et l’astronome français Nicolas-Claude Fabri de Peiresc. Pourtant, elle était déjà connue des astronomes mayas qui y situaient le royaume de Xibalba comme le montre d’ailleurs le film de Darren Aronofsky, The Fountain. Cliquer sur l’image pour l’agrandir. La nébuleuse d’Orion, aussi connue sous le numéro de M42 dans le catalogue de Messier, est l’un des objets les plus étudiés et les plus photographiés de la Galaxie. C’est là où l’on peut voir clairement deux types de disques protoplanétaires;  Dans un cas, ces disques moléculaires et poussiéreux froids, entourant une étoile en formation de type T Tauri et qui constituent un stade préliminaire de l’apparition des systèmes planétaires, sont eux-mêmes entourés d’un nuage de matière en train d’être soufflé sous l’action du rayonnement et surtout des vents stellaires des jeunes étoiles. De véritables ondes de choc se produisent même, donnant à ces disques des formes rappelant parfois des boomerangs ou des méduses. Dans un autre cas, il n’y a pas d’étoiles massives dans le voisinage et le disque exhibe nettement sa structure sous la forme d’une zone sombre se détachant sur le fond brillant de la nébuleuse d’Orion.

                                     
Le Hubblecast 32 sur la nébuleuse d’Orion et ses disques protoplanétaires. Crédit : ESA/Hubble,Visual design & Editing: Martin Kornmesser, Animations: Martin Kornmesser & Greg Bacon (STScI), model based on data by C.R. O’Dell (Vanderbilt University), The American Museum of Natural History/Rose Center for Earth and Space and Robert Hurt (Spitzer Science Center) . Ces structures sont très intéressantes pour l’astrophysicien s’occupant de la cosmogonie car elles permettent non seulement de valider l’hypothèse de Kant-Laplace pour la formation des systèmes planétaires mais aussi d’étudier leur formation dans des conditions variées de températures, de densités et de champs magnétiques.

On y connait même deux disques protoplanétaires autour des deux étoiles d’une binaire.                                                                                                                  

de Laurent Sacco, Futura-Sciences

Le Télescope des Canaries

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Le Gran Tecan (pour Gran Telescopio Canarias) fait partie de l’Observatoire del Roque de los Muchachos (longitude 17°52’34"W, latitude 28°45’34"N). Il est situé à 2400 mètres d’altitude, sur l’île de La Palma aux Canaries. C’est actuellement le plus grand télescope du monde, avec un miroir primaire composé de 36 miroirs hexagonaux d’une surface collectrice totale de 75,7 mètres carrés, soit l’équivalent d’un miroir sphérique de 10,40 mètres de diamètre. Destiné principalement à observer les confins de notre Univers et à servir de banc d’essai aux instruments d’analyse de la lumière qui équiperont demain les télescopes terrestres géants, le GTC est avant tout une formidable réussite technologique. Crédit des photos : Jean-Baptiste Feldmann.

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Le GTC, fierté de l’Espagne

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Au-dessus des nuages

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Une impressionnante coupole

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Une mosaïque de miroirs

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Sous l’oeil du géant

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Le miroir secondaire

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Le miroir tertiaire

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La salle des miroirs

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La cuve de réaluminure

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Des miroirs optimisés

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Vérins de correction

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La salle de commandes

Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l’Église .
 

« Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse, qu’il se couvre de fleurs des champs. » (Is 35,1) . Celle que l’Écriture inspirée appelle généralement déserte et stérile, c’est l’Église venue des païens. Elle existait autrefois, parmi les peuples, mais elle n’avait pas reçu du ciel son Époux mystique, je veux dire le Christ… Mais le Christ est venu chez elle : il a été captivé par sa foi, il l’a enrichie du fleuve divin qui ruisselle de lui, ruisselle, car il est « source de vie, torrent de délices » (Ps 35,10.9)… Dès qu’il a été présent, l’Église a cessé d’être stérile et déserte ; elle a rencontré son Epoux, elle a mis au monde d’innombrables enfants, elle s’est couverte de fleurs mystiques… Isaïe continue : « Il y aura là une route pure, on l’appellera la voie sacrée » (v.8). La route pure, c’est la force de l’Évangile pénétrant la vie, ou, pour le dire autrement, c’est la purification de l’Esprit. Car l’Esprit enlève la tache imprimée dans l’âme humaine, il délivre des péchés et fait surmonter toute souillure. Cette route est donc appelée à juste titre sainte et pure ; elle est inaccessible à quiconque n’est pas purifié. Personne, en effet, ne peut vivre selon l’Évangile s’il n’a d’abord été purifié par le saint baptême ; personne donc ne le peut sans la foi…
Seuls ceux qui ont été délivrés de la tyrannie du démon pourront mener la vie glorieuse que le prophète illustre par ces images : « On n’y rencontrera pas de lion, ni aucune autre bête féroce » (v.9) là, sur cette route pure. Autrefois, en effet, telle une bête féroce, le diable, cet inventeur du péché, s’attaquait, avec les esprits mauvais, aux habitants de la terre. Mais il a été réduit à néant par le Christ, chassé loin du troupeau des croyants, dépouillé de la domination qu’il exerçait sur eux. C’est pourquoi, rachetés par le Christ et rassemblés dans la foi, ils marcheront d’un seul coeur sur cette route pure (v.9). Abandonnant leurs anciens chemins, « ils s’en détourneront pour arriver à Sion », c’est-à-dire à l’Église, « avec une allégresse qui n’aura pas de fin » (v.10) ni sur la terre, ni dans les cieux et ils rendront gloire à Dieu, leur Sauveur………. 

Le Christ a voulu amener à lui le monde entier et conduire à Dieu le Père tous les habitants de la terre. Il a voulu rétablir toutes choses dans un état meilleur et renouveler, pour ainsi dire, la face de la terre. Voilà pourquoi, bien qu’il soit le Seigneur de l’univers, « il a pris la condition de serviteur » (Ph 2,7). Il a donc annoncé la bonne nouvelle aux pauvres, affirmant qu’il avait été envoyé dans ce but (Lc 4,18). Les pauvres, ou plutôt les gens que nous pouvons considérer comme pauvres, sont ceux qui souffrent d’être privés de tout bien, ceux qui « n’ont pas d’espérance et sont sans Dieu dans le monde » (Ep 2,12), comme dit l’Écriture. Ce sont, nous semble-t-il, les gens venus du paganisme et qui, enrichis de la foi dans le Christ, ont bénéficié de ce divin trésor : la proclamation qui apporte le salut.

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Eglise

 
Le Christ, pour nous attirer à l’aimer davantage, nous a donné sa chair en nourriture. Ce corps, les mages l’ont adoré quand il était couché dans une mangeoire… Ceux-là, voyant l’enfant, le Christ, dans une mangeoire, sous un pauvre toit, tout en ne voyant rien de ce que vous voyez, s’avancèrent avec un très grand respect.
Vous ne le voyez plus dans une mangeoire, mais sur l’autel. Vous ne voyez plus une femme qui le tient dans ses bras, mais le prêtre qui l’offre, et l’Esprit de Dieu, avec toute sa générosité, plane au-dessus des offrandes. Non seulement vous voyez le même corps que voyaient les mages, mais en outre vous connaissez sa puissance et sa sagesse, et vous n’ignorez rien de ce qu’il a accompli… Réveillons-nous donc, et réveillons en nous la crainte de Dieu. Montrons beaucoup plus de piété que ces étrangers, afin de ne pas avancer n’importe comment vers l’autel…
Cette table fortifie notre âme, rassemble notre pensée, soutient notre assurance ; elle est notre espérance, notre salut, notre lumière, notre vie. Si nous quittons la terre après ce sacrifice, nous entrerons avec une parfaite assurance dans les parvis sacrés, comme si nous étions protégés de tous côtés par une armure d’or. Mais pourquoi parler du futur ? Dès ce monde, le sacrement transforme la terre en ciel. Ouvrez donc les portes du ciel, et alors vous verrez ce que je viens de dire. Ce qu’il y a de plus précieux au ciel, je vous le montrerai sur la terre. Ce que je vous montre, ce n’est ni les anges, ni les archanges, ni les cieux des cieux, mais celui qui est leur maître. Vous voyez ainsi d’une certaine façon sur la terre ce qu’il y a de plus précieux. Et non seulement vous le voyez, mais vous le touchez, vous le mangez. Purifiez donc votre âme, préparez votre esprit à recevoir ces mystères.

Paul VI ; homélie à Nazareth le 7 janvier 1964.

Nazareth: Une leçon de silence d’abord. Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l’esprit, en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de fracas et de cris dans notre vie moderne, bruyante et hyper sensibilisée. O silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l’étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret.
Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable; apprenons de Nazareth comment la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social.
Une leçon de travail. Nazareth, maison du fils du charpentier, c’est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain; ici, rétablir la conscience de la noblesse du travail; ici, rappeler que le travail ne peut avoir une fin en lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent; comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur.

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien dominicain,

Toute créature est faite pour rendre témoignage à Dieu puisque toute créature est comme une preuve de sa bonté. La grandeur de la création témoigne à sa manière de la force et de la toute-puissance divines, et sa beauté témoigne de la divine sagesse. Certains hommes reçoivent de Dieu une mission spéciale : ils rendent témoignage à Dieu non seulement à un point de vue naturel, par le fait qu’ils existent, mais bien plutôt de manière spirituelle, par leurs bonnes oeuvres… Cependant ceux qui, non contents de recevoir les dons divins et de bien agir par la grâce de Dieu, communiquent ces dons à d’autres par la parole, les encouragements et les exhortations, ceux-là sont plus spécialement encore des témoins de Dieu. Jean est un de ces témoins ; il est venu pour répandre les dons de Dieu et annoncer ses louanges.
 
Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) , Lettre à Proba sur la prière, 8-9 .
 
A quoi bon nous disperser de tous côtés et chercher ce que nous devons demander dans la prière ? Disons plutôt avec le psaume : « La seule chose que je demande au Seigneur, celle que je cherche, c’est d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour savourer la douceur du Seigneur et fréquenter son temple » (Ps 26,4). Là, en effet, « tous les jours » ne passent pas en arrivant et en disparaissant, et l’un ne commence pas quand l’autre finit ; ils existent tous ensemble, ils n’ont pas de fin, car la vie elle-même, dont ils sont les jours, n’a pas de fin.
Pour nous faire obtenir cette vie bienheureuse, celui qui est en personne la Vie véritable nous a enseigné à prier. Non pas avec un flot de paroles comme si nous devions être exaucés du fait de notre bavardage ; en effet, comme dit le Seigneur lui-même, nous prions celui qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions (Mt 6,8)…
Il sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions ? Alors, pourquoi nous exhorte-t-il à la prière continuelle ? (Lc 18,1) Cela pourrait nous étonner, mais nous devons comprendre que Dieu notre Seigneur ne veut pas être informé de notre désir, qu’il ne peut ignorer. Mais il veut que notre désir s’excite par la prière, afin que nous soyons capables d’accueillir ce qu’il s’apprête à nous donner. Car cela est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité ! C’est pourquoi on nous dit : « Ouvrez tout grand votre coeur » (2Co 6,13). C’est quelque chose de très grand…: nous serons d’autant plus capables de le recevoir que nous y croyons avec plus de foi, nous l’espérons avec plus d’assurance, nous le désirons avec plus d’ardeur. C’est donc dans la foi, l’espérance et l’amour, par la continuité du désir, que nous prions toujours. ……….
 
 Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), Jesus, the Word to Be Spoken (trad. Jésus, celui qu’on invoque, Nouvelle Cité 1988).
 
La gaieté et la joie étaient la force de Notre Dame. C’est ce qui a fait d’elle la servante empressée de Dieu, son fils, car dès qu’il est venu à elle, elle « est partie en toute hâte ». Seule la joie pouvait lui donner la force de partir en toute hâte au-delà des collines de Judée pour devenir la servante de sa cousine. Il en est de même pour nous ; comme elle, nous devons être les vraies servantes du Seigneur et chaque jour après la sainte communion nous hâter par-delà les montagnes de difficultés que nous rencontrons en offrant de tout notre coeur notre service aux pauvres. Donnez Jésus aux pauvres en tant que servante du Seigneur
La joie c’est la prière, la joie c’est la force, la joie c’est l’amour, c’est un filet d’amour grâce auquel vous pouvez attraper les âmes. « Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2Co 9,7) Celui qui donne avec joie donne davantage. Si dans le travail vous rencontrez des difficultés et que vous les acceptez avec joie, avec un large sourire, en cela comme en bien d’autres choses, on constatera que vos oeuvres sont bonnes et le Père en sera glorifié. La meilleure manière de montrer votre gratitude à Dieu et aux hommes c’est de tout accepter avec joie. Un coeur joyeux provient d’un coeur brûlant d’amour.
 
Guillaume de Saint-Thierry (vers 1085-1148), moine bénédictin puis cistercien

      Oui, tu nous as aimés le premier, pour que nous t’aimions. Tu n’as pas besoin de notre amour, mais nous ne pouvions parvenir à la fin que tu nous avais donnée qu’en t’aimant. C’est pourquoi, « ayant jadis parlé à nos pères par les prophètes, bien des fois et de bien des manières, en ces derniers jours tu nous as parlé par le Fils », ton Verbe (He 1,1). C’est par lui « que les cieux ont été faits, et par le souffle de sa bouche toute leur puissance » (Ps 32,6). Pour toi, parler par ton Fils ce n’est pas autre chose que de mettre en plein soleil, de faire voir avec éclat combien et comment tu nous as aimés, puisque tu n’as pas épargné ton propre Fils, mais l’as livré pour nous tous (Rm 8,32). Et lui aussi, il nous a aimés, et il s’est livré lui-même pour nous (Ga 2,20).
Telle est la Parole, le Verbe tout-puissant que tu nous adresses, Seigneur. Tandis que tout baignait dans le silence, c’est-à-dire au profond de l’erreur, il est descendu des demeures royales (Sg 18,14), pour abattre durement l’erreur et doucement mettre en valeur l’amour. Tu savais en effet, Dieu, Créateur des âmes, que les âmes des fils des hommes ne peuvent être forcées à cette affection, mais qu’il faut les provoquer. Parce que là où il y a contrainte, il n’y a plus de liberté; là où il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de justice… Tu as voulu que nous t’aimions, car en justice nous ne pouvions être sauvés sinon en t’aimant. Et nous ne pouvions t’aimer à moins que cela ne vienne de toi. Donc, Seigneur, comme l’apôtre de ton amour le dit, tu nous as aimés le premier (1Jn 4,10), et le premier tu aimes tous ceux qui t’aiment. Mais nous, nous t’aimons par l’affection de l’amour que tu as mis en nous.

 

Hymne latin du Xéme siécle : Ave Maria Stella

Salut, Étoile de la mer,
Sainte Mère de Dieu,
Toi, toujours vierge,
bienheureuse porte du ciel…
Brise les chaînes des pécheurs,
rends la lumière aux aveugles,
délivre-nous de nos misères,
obtiens pour nous les vrais biens.
Montre-nous que tu es mère,
et que le Christ par toi accueille nos prières
lui qui, né pour nous,
accepta d’être ton fils.
Vierge sans pareille
et douce entre toutes,
obtiens le pardon de nos fautes,
rends nos coeurs humbles et purs.
Accorde-nous une vie sainte,
rends sûre notre route
pour que,contemplant Jésus,
nous partagions sans fin ta joie.

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Un commentaire pour Nébuleuse d’Orion, Le désert, Sursaut gamma, Gran Técan…

  1. genevieve dit :

    Très beau ! Cela me réchauffe le coeur en cette veille de Noël ! Surtout le texte sur la joie. Si nous avons la joie, nous avons tout.

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