Des étoiles (suite)

 
Tiré de  » Astronomy Picture of the day « 
 
 
Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce
 
Tu dois savoir d’où vient pour toi l’existence, le souffle, l’intelligence et ce qu’il y a de plus précieux, la connaissance de Dieu, d’où vient l’espérance du Royaume des cieux et, celle de contempler la gloire que tu vois aujourd’hui de manière obscure, comme dans un miroir, mais que tu verras demain dans toute sa pureté et son éclat (1Co 13,12). D’où vient que tu sois fils de Dieu, héritier avec le Christ (Rm 8,16-17) et, j’oserai dire, que tu sois toi-même un dieu ? D’où vient tout cela et par qui ?
Ou encore, pour parler de choses moins importantes, celles qui se voient : qui t’a donné de voir la beauté du ciel, la course du soleil, le cycle de la lune, les étoiles innombrables et, en tout cela, l’harmonie et l’ordre qui les conduisent ?… Qui t’a donné la pluie, l’agriculture, les aliments, les arts, les lois, la cité, une vie civilisée, des relations familières avec tes semblables ?
N’est-ce pas de Celui qui, avant toute chose et en retour de tous ses dons, te demande d’aimer les hommes ?… Alors que lui, notre Dieu et notre Seigneur, n’a pas honte d’être appelé notre Père, allons-nous renier nos frères ? Non, mes frères et mes amis, ne soyons pas des gérants malhonnêtes des biens qui nous sont confiés.
 

 
 
Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul

N’essaie pas de distinguer celui qui est digne de celui qui ne l’est pas. Que tous les hommes soient égaux à tes yeux pour les aimer et les servir. Ainsi tu pourras les amener tous au bien. Le Seigneur n’a-t-il pas partagé la table des publicains et des femmes de mauvaise vie, sans éloigner de lui les indignes ? Ainsi tu accorderas les mêmes bienfaits, les mêmes honneurs à l’infidèle, à l’assassin, d’autant plus que lui aussi est un frère pour toi, puisqu’il participe à l’unique nature humaine. Voici, mon fils, un commandement que je te donne : que la miséricorde l’emporte toujours dans ta balance, jusqu’au moment où tu sentiras en toi la miséricorde que Dieu éprouve envers le monde.
Quand l’homme reconnaît-il que son cœur a atteint la pureté ? Lorsqu’il considère tous les hommes comme bons sans qu’aucun lui apparaisse impur et souillé. Alors en vérité il est pur de cœur (Mt 5,8)…
Qu’est-ce que cette pureté ? En peu de mots, c’est la miséricorde du cœur à l’égard de l’univers entier. Et qu’est-ce que la miséricorde du cœur ? C’est la flamme qui l’embrase pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les bêtes, pour les démons, pour tout être créé. Quand il songe à eux ou quand il les regarde, l’homme sent ses yeux s’emplir des larmes d’une profonde, d’une intense pitié qui lui étreint le cœur et le rend incapable de tolérer, d’entendre, de voir le moindre tort ou la moindre affliction endurée par une créature. C’est pourquoi la prière accompagnée de larmes s’étend à toute heure aussi bien sur les êtres dépourvus de parole que sur les ennemis de la vérité, ou sur ceux qui lui nuisent, pour qu’ils soient gardés et purifiés. Une compassion immense et sans mesure naît dans le cœur de l’homme, à l’image de Dieu.
 
 
 
La galaxie spirale NGC 1365 de 200.000 années lumiére  de large, et située à 60 millions d’années lumiére ( photo de Martin Pugh)
 
 
  
Saint Ignace d’Antioche aux Philadelphiens

 Là où régnent la division et la colère, Dieu n’habite pas. Mais à tous ceux qui se repentent, le Seigneur pardonne, si ce repentir les amène à l’union avec Dieu et à la communion avec l’évêque. J’ai foi en la grâce de Jésus-Christ pour vous affranchir de tout lien. Je vous exhorte à ne rien faire avec esprit de querelle, mais selon l’enseignement du Christ. J’ai entendu dire certains :  » Si je ne le trouve pas dans les archives ( de l’ancienne Loi), je ne  crois pas dans l’évangile ». Et quand je leur disais : « C’est écrit », ils me répondent: »Voilà justement la question ». Pour moi, mes archives, c’est Jésus-Christ, mes inviolables archives, c’est sa croix, sa mort, sa résurection, et la foi dont il est l’auteur; voilà d’où j’attends, avec l’aide de vos priéres, toute ma justification. Les Prêtres de l’ancienne loi déjà étaient vénérables, mais bien plus éminent est le grand prêtre, chargé du Saint des Saints, l’unique confident des secrets de Dieu. Il est la porte qui mène au Père, et par laquelle entre Abraham, Isaac, Jacob, les prophétes, les apôtres, et l’Eglise. Tout cela n’a qu’un but: notre union à Dieu. Mais il y a dans l’évangile un trait particulier: l’avènement du Sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ, sa passion et sa résurection. Car les bien aimés prophétes l’avaient annoncé, mais l’évangile est la consommation de l’immortalité. D’aileurs les évangiles sont la consommation de l’immortalité , pourvu que votre foi soit vivifiée dans la charité.

Tiré de « Astronomy Picture of the day »


 

 

Saint Isaac le Syrien  
 
La providence de Dieu, qui veille à donner à chacun de nous ce qui lui est bon, a mené à nous toutes choses pour nous porter à l’humilité. Car si tu t’enorgueillis des grâces de la providence, celle-ci t’abandonne, et tu retombes… Sache donc qu’il ne t’appartient pas, ni à toi ni à ta vertu, de résister aux tendances mauvaises, mais que seule la grâce te tient dans sa main, pour que tu ne craignes pas… Gémis, pleure, souviens-toi de tes fautes au temps de ton épreuve afin d’être délivré de l’orgueil et d’acquérir l’humilité. Cependant ne désespère pas. Prie Dieu humblement de pardonner tes péchés.
L’humilité, même sans les œuvres, efface beaucoup de fautes. Mais au contraire les œuvres sans elle ne servent à rien ; elles nous préparent même bien des maux. Obtiens donc par l’humilité le pardon de tes injustices. Ce que le sel est à toute nourriture, l’humilité l’est à toute vertu. Elle peut briser la force de nombreux péchés… Si nous la possédons, elle fait de nous des fils de Dieu, et elle nous mène à Dieu sans même le secours des œuvres bonnes. C’est pourquoi en dehors d’elle toutes nos œuvres sont vaines, sont vaines toutes les vertus, et sont vaines toutes les peines.

 
La Lune prise avec la Lunette du GRAAL à Montpellier

 

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin

Les tentations ne doivent pas t’effrayer ; par elles Dieu veut éprouver et fortifier ton âme, et il te donne en même temps la force de les vaincre. Jusqu’ici ta vie a été celle d’un enfant ; désormais le Seigneur veut te traiter en adulte. Or les épreuves de l’adulte sont bien supérieures à celles de l’enfant, et cela explique pourquoi tu es, au début, toute troublée. Mais la vie de ton âme retrouvera vite son calme, cela ne tardera pas. Aie encore un peu de patience, et tout ira pour le mieux
Laisse donc tomber ces vaines appréhensions. Souviens-toi que ce n’est pas la suggestion du Malin qui fait la faute, mais plutôt le consentement donné à ces suggestions. Seule une volonté libre est capable de bien et de mal. Mais lorsque la volonté gémit sous l’épreuve infligée par le Tentateur, et quand elle ne veut pas ce qu’il lui propose, non seulement ce n’est pas une faute, mais c’est de la vertu.
Garde-toi de tomber dans l’agitation en luttant contre tes tentations, car cela ne ferait que les fortifier. Il faut les traiter par le mépris et ne pas t’en occuper. Tourne ta pensée vers Jésus crucifié, son corps déposé entre tes bras et dis : « Voilà mon espérance, la source de ma joie ! Je m’attache à toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant que tu m’aies mise en sécurité ».
 
 
 

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
La santé du corps est un bien pour la vie humaine. Or, on est heureux non seulement de connaître la définition de la santé, mais de vivre en bonne santé… Le Seigneur Jésus ne dit pas qu’on est heureux de savoir quelque chose au sujet de Dieu, mais qu’ on est heureux de le posséder en soi-même. En effet, « heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8). Il ne dit pas que Dieu se laisse voir par quiconque aura purifié le regard de son âme… ; une autre parole l’exprime plus clairement : « Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » (Lc 17,21). Voici ce qu’elle nous enseigne : celui qui a purifié son cœur de toute créature et de tout attachement déréglé voit l’image de la nature divine dans sa propre beauté…
Il y a en toi, dans une certaine mesure, une aptitude à voir Dieu. Celui qui t’a formé a déposé en ton être une immense force. Dieu, en te créant, a enfermé en toi l’ombre de sa propre bonté, comme on imprime le dessin d’un cachet dans la cire. Mais le péché a dissimulé cette empreinte de Dieu ; elle est cachée sous des souillures. Si par un effort de vie parfaite, tu purifies les souillures attachées à ton cœur, la beauté divine brillera de nouveau en toi. Comme un morceau de fer débarrassé de sa rouille brille au soleil, de même l’homme intérieur, que le Seigneur appelle « cœur », retrouvera la ressemblance de son modèle lorsqu’il aura enlevé les taches de rouille qui détérioraient sa beauté.
 
 
Autre image d’ Orion tiré de « Astronomy Picture of the day »

 
 
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin

  Marie, la Mère de Jésus, savait bien que ce serait par la mort de son fils que la rédemption devait s’accomplir ; et pourtant elle aussi a pleuré et souffert, et combien ! Si le Seigneur se manifeste à vous, rendez-lui grâce ; et s’il se cache, faites de même ; tout cela est un jeu d’amour. Que la Vierge Marie, dans sa bonté, continue à vous obtenir du Seigneur la force de supporter sans fléchir les nombreuses preuves d’amour qu’il vous donne. Je souhaite que vous en arriviez à mourir avec lui sur la croix, et qu’en lui vous puissiez vous écrier : « Tout est accompli ». Que Marie transforme en joie toutes les souffrances de ta vie.

 
 
La terre et la Lune vue de « Messenger » ( photo provenant de la NASA )
 
 

 

 

Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

 

Le Seigneur présente ensuite l’image du levain : … de même que ce levain communique sa force à la masse de la farine, de même vous transformerez, vous aussi, le monde entier… Ne m’objectez pas : Que pourrons-nous faire, nous qui ne sommes que douze, jetés au milieu d’une si grande foule ? Ce qui fera précisément ressortir l’éclat de votre puissance, c’est que vous affrontiez la multitude sans reculer… C’est le Christ seul qui donne au levain sa puissance : il a mêlé à la multitude ceux qui avaient foi en lui, pour que nous nous communiquions les uns aux autres nos connaissances. Qu’on ne lui reproche donc pas le petit nombre de ces disciples, car la puissance du message est grande ; et quand la masse a fermenté, elle devient levain elle-même, à son tour, pour le reste…
Mais si douze hommes ont fait lever la terre entière, combien nous sommes mauvais, nous qui, malgré notre nombre considérable, ne parvenons pas à convertir ceux qui nous entourent, alors qu’un tel nombre devrait suffire à être le levain de milliers de mondes ! — Mais ces douze, dites-vous, étaient les apôtres ! — Et alors ? N’étaient-ils pas dans les mêmes conditions que nous ? N’habitaient-ils pas des villes ? Ne partageaient-ils pas notre sort ? N’exerçaient-ils pas des métiers ? Étaient-ils donc des anges descendus du ciel ? Vous dites qu’ils ont fait des miracles ? Mais ce n’est pas pour cela que nous les admirons. Jusqu’à quand parlerons-nous de leurs miracles pour cacher notre paresse ? … — Alors, d’où vient la grandeur des apôtres ? — De leur mépris des richesses, de leur dédain de la gloire… C’est la façon de vivre qui donne l’éclat véritable et qui fait descendre la grâce de l’Esprit.

Cardinal Joseph Ratzinger [Pape Benoît XVI]
Le désert est le lieu du silence et da la solitude. On y prend de la distance par rapport aux événements quotidiens. On y fuit le bruit et la superficialité. Le désert est le lieu de l’absolu, le lieu de la liberté, où l’homme se trouve affronté à ses ultimes requêtes. Ce n’est pas par hasard que le désert est le lieu de la naissance do monothéisme. En ce sens, c’est le domaine de la grâce. Vidé de ses préoccupations, l’homme y rencontre son Créateur.
Les grandes choses commencent dans le désert, dans le silence, dans la pauvreté. Nous ne saurions nous-mêmes participer à la mission de l’Évangile, sans entrer dans cette expérience du désert, de son dénuement, de sa faim. La bienheureuse faim dont parle le Seigneur dans son Discours sur la Montagne (Mt 5,6) ne saurait naître de la satiété des repus.
Et n’oublions pas que le désert de Jésus ne s’achève pas avec les quarante jours qui ont suivi son baptême. Son dernier, son ultime désert sera celui qu’exprime le psaume 21 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est de ce désert que jailliront les eaux de la vie du monde.
 

Arnold Benz nous invite à penser l’avenir de l’humanité en associant théologie et astrophysique. L’apport de la religion est, pour lui, indispensable à la compréhension du récit universel ; croyant, chrétien, Arnold Benz parvient à concilier science et religion, bien que, au premier abord, elles « soient, dit-il, hermétiques l’une à l’autre ».
Issues de modes de perception différents, science et foi débouchent sur des découvertes différentes. La science perçoit par le moyen des mesures et de l’observation. La Bible fait la part belle à l’expérience mystique, comme la transfiguration de Jésus. Fait nouveau, il est des expériences similaires à la Bible aujourd’hui, « où l’on se perçoit comme un être humain dans la totalité du cosmos et de l’histoire. La perspective scientifique peut ainsi déboucher sur une perspective spirituelle et vice-versa ». Arnold Benz écrit : « Le temps stellaire n’est pas cyclique, il y a un cheminement d’évolution en évolution. »
Le temps biblique n’est pas cyclique non plus. Selon Arnold Benz, le cosmos crée sans cesse : la matière, les galaxies, les étoiles, les planètes, la vie et… les êtres humains. L’évolution de l’univers, comme la vie d’un homme, « est dynamique ». Le Soleil deviendra une géante rouge et s’éteindra, devenant une naine blanche. « Le cosmos a une histoire dans laquelle l’homme représente un chapitre aussi petit – et peut-être passager – soit-il. » Mais y a-t-il conflit entre créativité et causalité, déterminisme et liberté ? « Si l’ensemble de notre réalité s’expliquait de façon causale, la créativité en serait exclue. » L’évolution du cosmos est imprévisible. Avec la mécanique quantique, nos modèles « ne sont que probables ». Les méthodes scientifiques sont fondées sur la causalité et le hasard. On a commencé avec la nécessité, les lois naturelles (physique et chimie) et on a réalisé que le hasard aussi joue un rôle.
Arnold Benz se fonde sur l’expérience et ne se limite pas aux connaissances scientifiques : « L’expérience d’être porté par la bonté de Dieu existe aussi, je la prends très au sérieux. Personne ne peut contester la réalité de mon expérience de vie. » Pour faire une investigation astronomique du passé, on réalise des observations, on mesure, ce n’est pas une expérience existentielle. Dans les récits de création, « on trouve des réponses sur le sens de la vie que la science ne peut pas donner », c’est mon expérience de vie.
Toute mort est destinée à la résurrection, toute extinction se transforme en créativité. Quand Arnold Benz parle d’espérance, on comprend sur le plan de la foi mais la science… Pourtant, si tout ce qui naît est voué à disparaître, destin que nous partageons avec les étoiles, les planètes et, peut-être, l’univers, il y eut toujours des choses nouvelles. « Il n’est donc pas interdit du point de vue scientifique d’espérer quelque chose de nouveau » dans ce monde. La conscience humaine est apparue il y a un million d’années : « Le présent à l’échelle astronomique. Aucune méthode scientifique ne peut prévoir ce qui n’a jamais existé. L’espoir que de nouvelles choses vont se créer n’a donc aucun fondement scientifique. » Il est pourtant « un élément important de la foi chrétienne : l’histoire de Jésus qui n’a pas pris fin avec la croix. Le modèle de la catastrophe qui permet un nouveau départ était pour les premiers chrétiens un exemple de la manière dont les choses se créent. L’apparition de la nouveauté ressemble à la Résurrection. Ce n’est pas le retour de l’ancien mais une continuité. Jésus n’était plus en vie comme avant, il était revenu sous une autre forme. La science parlerait d’un nouvel ordre issu du chaos ». La Création se poursuit. « Dieu, qui a ressuscité Jésus, créera de nouvelles choses. C’est ce qui justifie l’espoir chrétien. »
On doit donc pouvoir conjuguer science et foi. Si les conflits entre science et religion « ont permis à la théologie de découvrir ses limites, la science devrait reconnaître les siennes. Un dialogue avec des théologiens critiques pourrait l’aider ».
La science ne pouvant ni prouver ni réfuter l’existence de Dieu, science et théologie « peuvent se développer de façon indépendante. Cependant, la foi représente la confiance en la transcendance, dans la vie quotidienne ou dans l’évolution cosmique ». Difficile pour un croyant de ne pouvoir interpréter les récentes découvertes sur l’histoire de l’univers ! D’autant qu’il connaît les récits de création « capables de mettre la vie humaine en relation avec le tout ».
Comment instaurer cette relation ? « Le psalmiste met son admiration du monde en rapport avec l’ordre et la beauté – et avec la rigueur et la puissance – expérimentés au cours de sa vie et interprétés de manière transcendantale. » Nous pouvons encore écrire des psaumes. « L’être humain, qui peut faire des expériences scientifiques et religieuses, est le lien entre science et foi. » Si la collaboration entre théologiens et scientifiques n’est pas indispensable pour l’avancée de la science, Arnold Benz, en tant que scientifique, la trouve « enrichissante. Ce n’est qu’en appréhendant la science moderne de manière positive et critique qu’ont peut rendre la foi compréhensible ».
Malgré l’extinction évidente du Soleil qui entraînera la fin de notre univers, Arnold Benz donne à la religion sa place dans la compréhension du cosmos et insiste sur le fait que, « contrairement aux affirmations extrêmes du jeune Karl Barth », on peut mettre en relation la science et la foi. « Les spécialistes de la théologie s’intéressent eux aussi à nouveau de plus près à la science, parce que, aujourd’hui, les valeurs éthiques ou philosophiques ne peuvent s’exprimer que dans un langage influencé par cette dernière. »
Son livre L’avenir de l’univers, hasard, chaos ou Dieu ? « tient à accorder autant de crédit à la science qu’à la foi » et pose l’essentielle question : « Qu’avons-nous à attendre et à espérer de l’avenir ? »

par Evelyne SELLÉS-FISCHER  ( propos recueillis pour le journal protestant  » Réforme « . Arnold Benz, Professeur d’Astrophysique à l’Ecole Polytechnique de Zurich où étudia Einstein ; il a publié en 2005, L’avenir de l’univers, hasard, chaos ou Dieu ? Labor et Fides , 280 p. ) .

Arc en ciel pris par Bernd Thinius le 28 Juillet 2010 ( Inastars Observatory Postdam )



Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité.

 

La confession est un acte magnifique, un acte de grand amour. Là seulement nous pouvons nous rendre en tant que pécheurs, porteurs du péché, et de là seulement nous pouvons repartir en tant que pécheurs pardonnés, sans péché.
La confession n’est jamais que l’humilité entrée en action. Nous l’appelions autrefois pénitence, mais il s’agit vraiment d’un sacrement d’amour, du sacrement du pardon. Quand une brèche s’ouvre entre moi et le Christ, quand mon amour se fissure, n’importe quoi peut venir remplir cette fêlure. La confession est ce moment où je permets au Christ d’ôter de moi tout ce qui divise, tout ce qui détruit. La réalité de mes péchés doit être première. Pour la plupart d’entre nous le danger nous guette d’oublier que nous sommes pécheurs et que nous devons nous rendre en confession comme tels. Nous devons nous rendre vers Dieu pour lui dire combien nous sommes désolés de tout ce que nous avons pu faire et qui l’a blessé.
Le confessionnal n’est pas un lieu de conversations banales ou de bavardages. Y préside un seul sujet — mes péchés, mes regrets, mon pardon, comment vaincre mes tentations, comment pratiquer la vertu, comment grandir dans l’amour de Dieu.

 

Vendredi 06 août 2010 : La Fête  de la TRANSFIGURATION DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST

  

À partir du jour où Pierre a confessé que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant, le Maître  » commença de montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, y souffrir (…) être mis à mort et, le troisième jour, ressusciter  » (Mt 16, 21) : Pierre refuse cette annonce (cf. Mt 16, 22-23), les autres ne la comprennent pas davantage (cf. Mt 17, 23 ; Lc 9, 45). C’est dans ce contexte que se situe l’épisode mystérieux de la Transfiguration de Jésus (cf. Mt 17, 1-8 par. ; 2 P 1, 16-18), sur une haute montagne, devant trois témoins choisis par lui : Pierre, Jacques et Jean. Le visage et les vêtements de Jésus deviennent fulgurants de lumière, Moïse et Élie apparaissent, lui  » parlant de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem  » (Lc 9, 31). Une nuée les couvre et une voix du ciel dit :  » Celui-ci est mon Fils, mon Élu ; écoutez-le  » (Lc 9, 35).  Pour un instant, Jésus montre sa gloire divine, confirmant ainsi la confession de Pierre. Il montre aussi que, pour  » entrer dans sa gloire  » (Lc 24, 26), il doit passer par la Croix à Jérusalem. Moïse et Élie avaient vu la gloire de Dieu sur la Montagne ; la Loi et les prophètes avaient annoncé les souffrances du Messie (cf. Lc 24, 27). La passion de Jésus est bien la volonté du Père : le Fils agit en Serviteur de Dieu (cf. Is 42, 1). La nuée indique la présence de l’Esprit Saint :  » Toute la Trinité apparut : le Père dans la voix, le Fils dans l’homme, l’Esprit dans la nuée lumineuse  » (S. Thomas d’A., s. th. 3, 45, 4, ad 2) : Tu t’es transfiguré sur la montagne, et, autant qu’ils en étaient capables, tes disciples ont contemplé ta Gloire, Christ Dieu afin que lorsqu’ils Te verraient crucifié, ils comprennent que ta passion était volontaire et qu’ils annoncent au monde que Tu es vraiment le rayonnement du Père (Liturgie byzantine, Kontakion de la fête de la Transfiguration).

Au seuil de la vie publique : le Baptême ; au seuil de la Pâque : la Transfiguration. Par le Baptême de Jésus  » fut manifesté le mystère de notre première régénération  » : notre Baptême ; la Transfiguration  » est le sacrement de la seconde régénération  » : notre propre résurrection (S. Thomas d’A., s. th. 3, 45, 4, ad 2). Dès maintenant nous participons à la Résurrection du Seigneur par l’Esprit Saint qui agit dans les sacrements du Corps du Christ. La Transfiguration nous donne un avant-goût de la glorieuse venue du Christ  » qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire  » (Ph 3, 21). Mais elle nous rappelle aussi qu' » il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu  » (Ac 14, 22) : Cela Pierre ne l’avait pas encore compris quand il désirait vivre avec le Christ sur la montagne (cf. Lc 9, 33). Il t’a réservé cela, Pierre, pour après la mort. Mais maintenant il dit lui-même : Descend pour peiner sur la terre, pour servir sur la terre, pour être méprisé, crucifié sur la terre. La Vie descend pour se faire tuer ; le Pain descend pour avoir faim ; la Voie descend, pour se fatiguer en chemin ; la Source descend, pour avoir soif ; et tu refuses de peiner ? (S. Augustin, serm. 78, 6 : PL 38, 492-493)     (Du Catéchisme de l’Église Catholique, § 554-556).

 

 ROME, Mercredi 15 septembre 2010 (ZENIT.org) – « L’amitié est l’un des sentiments humains les plus nobles et les plus élevés », fait observer le pape Benoît XVI à propos de sainte Claire et de saint François d’Assise.

Le pape a en effet poursuivi sa nouvelle série de catéchèses sur les femmes qui ont influencé fortement l’histoire de l’Eglise, commencée il y a deux semaines par un portrait de la mystique du XIIe siècle, sainte Hildegarde de Bingen.

« A 18 ans, abandonnant tout, la noble Claire d’Assise rejoignit saint François. Il fut pour elle un maître qui l’enseigna et un ami. Leur amitié fut un puissant stimulant pour parcourir le chemin vers la sainteté. François et Claire se sont complétés dans leur recherche de Dieu, capable d’unir dans un même esprit ceux qui la partagent. Les deux saints ont fondé leur vie sur la même radicalité de l’Evangile », a expliqué le pape. A propos de la maternité spirituelle de sainte Claire, le pape cite ses lettres à sainte Agnès de Bohème en disant : « L’une des quatre lettres que Claire envoya à sainte Agnès de Prague, fille du roi de Bohême, qui voulut suivre ses traces, parle du Christ, son bien-aimé Époux, avec des expressions nuptiales qui peuvent étonner, mais qui sont émouvantes : « Alors que vous le touchez, vous devenez plus pure, alors que vous le recevez, vous êtes vierge. Son pouvoir est plus fort, sa générosité plus grande, son apparence plus belle, son amour plus suave et son charme plus exquis. Il vous serre déjà dans ses bras, lui qui a orné votre poitrine de pierres précieuses… lui qui a mis sur votre tête une couronne d’or arborant le signe de la sainteté » (Première Lettre: FF, 2862) ».Et à propos de saint François d’Assise, le pape a également expliqué que « l’amitié est l’un des sentiments humains les plus nobles et les plus élevés que la Grâce divine purifie et transfigure ». Il a également cité un passage de saint François de Sales : « Comme saint François et sainte Claire, d’autres saints également ont vécu une profonde amitié sur leur chemin vers la perfection chrétienne, comme saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise de Chantal. Et précisément saint François de Sales écrit : ‘Il est beau de pouvoir aimer sur terre comme on aime au ciel, et d’apprendre à s’aimer en ce monde comme nous le ferons éternellement dans l’autre. Je ne parle pas ici du simple amour de charité, car nous devons avoir celui-ci pour tous les hommes; je parle de l’amitié spirituelle, dans le cadre de laquelle, deux, trois ou plusieurs personnes s’échangent les dévotions, les affections spirituelles et deviennent réellement un seul esprit’ (Introduction à la vie de dévotion, III 19) ».Benoît XVI a souligné également que « pendant 40 ans, Claire vécut avec ses compagnes dans l’humilité, la joie et dans une pauvreté totale, se confiant totalement en la Providence divine ». D’où un rayonnement extraordinaire : « Du couvent de Saint-Damien, la lumière qui semblait cachée par la vie cloîtrée se répandit peu à peu au dehors jusqu’aux confins du monde. Première femme à rédiger une Règle écrite qui reçut l’approbation pontificale, Claire eut ainsi un rôle considérable dans l’Eglise, lui donnant une impulsion décisive pour son renouvellement. Les innombrables fruits que continue de produire son charisme, en témoignent ».

 
Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l’Église Bienheureux-es tu quand le Christ frappe à ta porte. Notre porte, c’est la foi qui défend toute la maison si elle est solide. C’est par cette porte que le Christ fait son entrée. C’est pourquoi l’Église dit dans le Cantiques des Cantiques : « J’entends la voix de mon frère, il frappe à la porte ». Écoute celui qui frappe, écoute celui qui désire entrer : « Ouvre-moi, ma sœur, ma fiancée, ma colombe, ma parfaite, car ma tête est couverte de rosée, et mes cheveux des gouttes de la nuit » (Ct 5,2). Considère à quel moment le Dieu Verbe frappe à ta porte : quand sa tête est couverte de la rosée nocturne. Car il daigne visiter ceux qui sont soumis à l’épreuve et aux tentations, afin que nul ne succombe, vaincu par les difficultés. Donc sa tête est couverte de rosée ou de gouttes d’eau quand son corps peine.
C’est alors qu’il faut veiller, de crainte que lorsque l’Époux viendra, il ne se retire parce qu’il a trouvé la maison fermée. En effet, si tu dors et si ton cœur ne veille pas (Ct 5,2), il s’éloigne avant d’avoir frappé ; si ton cœur veille, il frappe et il demande qu’on lui ouvre la porte. Nous disposons donc de la porte de notre âme, nous disposons aussi des portes dont il est écrit : « Portes, élevez vos frontons ; élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire fera son entrée » (Ps 23,7).
Advertisements
Cet article a été publié dans connaissance. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s