Progrés de la science

Crédit & Copyright: Anthony Ayiomamitis; contemplant la Mer Egée depuis le Cap Sounion, en Grèce, l’auteur de l’ image montre le Soleil se levant sur le temple de Poséidon et ses 24 siècles d’histoire.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

« La bénédiction et le partage du pain et du vin faisaient partie du rite du repas pascal. Mais l’un et l’autre reçoivent ici un sens entièrement nouveau. Là prend naissance la vie de l’Église. Sans doute est-ce seulement à la Pentecôte qu’elle naît comme communauté spirituelle et visible. Mais ici, à la Cène, s’accomplit la greffe du sarment sur le cep qui rend possible l’effusion de l’Esprit. Les anciennes prières de bénédiction sont devenues dans la bouche du Christ paroles créatrices de vie. Les fruits de la terre sont devenus sa chair et son sang, remplis de sa vie… La Pâque de l’ancienne Alliance est devenue la Pâque de l’Alliance nouvelle. »

Crédit: NASA, ESA, et A. Fruchter (STScI) et A.P.D. : Une symphonie mondiale d’observations s’est ouverte brusquement le 28 mars dernier lorsque le satellite Swift a détecté une bouffée de rayons gamma de haute fréquence en provenance de GRB 110328A. Lorsque la même source s’est mise à émettre de nouveau après une pause de 45 minutes, il est devenu évident que cet événement n’avait rien à voir avec un sursaut gamma classique. 12 heures après la fanfare initiale, des astronomes utilisant un télescope de 2,5m de diamètre carillonnèrent avec une première observation de la contrepartie visible. Tôt le jour suivant, c’est le baryton basses fréquences de l’ELVA qui prit le relais. Par la suite, de nombreux télescopes, dont le 8m Gemini North d’Hawaii, l’accompagnèrent dans l’optique. La source insolite fut même observée dans un registre très haut perché, en rayons X, par le télescope spatial Chandra, et par intermittence dans le registre encore plus soprane des rayons gamma durant une semaine. Se joignant enfin au chœur, le télescope spatial Hubble a pris cette image en optique et en infrarouge, confirmant que le flash avait été enregistré sur la même ligne de visée qu’une galaxie présentant un décalage vers le rouge de 0,351. Si elle était bien associée à cette galaxie, cela voudrait dire que cette explosion s’est produite alors que l’Univers n’avait environ que les 2/3 de son âge présent. On spécule beaucoup sur le fait que cet insolite sursaut gamma pourrait être dû à la désintégration d’une étoile sous l’attraction fatale d’un trou noir supermassif situé au coeur d’une galaxie. Les caractéristiques pour le moins étrangesde ce sursaut gamma font cependant encore l’objet d’investigations détaillées.

Quelle est la sonde spatiale la plus éloignée de nous ? Lancée en 1977, Voyager 1 est à présent la tenante de ce titre prestigieux, avec 17,5 milliards de kilomètres au compteur. Son signal, bien que voyageant à la vitesse de la lumière, met actuellement 16 heures à nous parvenir. Elle est donc à 16 heures-lumière, ou encore 117 fois la distance Terre-Soleil.  La deuxième sonde la plus éloignée, Pioneer 10 est à environ 15,4 milliards de kilomètres du Soleil, mais dans la direction opposée à Voyager 1. Voyager 2 et Pioneer 11 se trouvent quant à elles bien au-delà de l’orbite de Pluton, respectivement à 14,2 et 12,4 milliards de kilomètres du Soleil. Encore en deçà de Pluton, la sonde New Horizons n’est qu’à 3 petits milliards de kilomètres de notre étoile et ne croisera pas dans les parages de Pluton avant juillet 2015. Tous ces vaisseaux spatiaux ont recouru à des effets de fronde gravitationnelle pour gagner en vitesse à travers le système solaire. Voyager 1 reste cependant la plus rapide, s’éloignant du Soleil à la vitesse de 17 km par seconde. Encore opérationnelles, les deux sondes Voyager sont en route pour la frontière terminale du système solaire, sur le point de traverser l’héliopause et d’atteindre le milieu interstellaire proprement dit.

Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d’hymnes

 Nouveaux baptisés, enfants du baptistère, nous tous qui venons de recevoir la lumière, nous crions en te rendant grâces, Christ Dieu : « Tu nous as illuminés de la lumière de ton visage, tu nous as revêtus de la robe qui convient à tes noces (Ps 4,7; Mt 22,11). Gloire à toi, gloire à toi, car tel fut ton bon plaisir. »
Te voici recréé, nouveau baptisé, te voici renouvelé ; ne courbe plus le dos sous les péchés. Tu possèdes la croix comme bâton ; appuie-toi sur elle. Apporte-la dans ta prière, apporte-la à table, dans ton lit et partout comme ton titre de gloire… Crie aux démons : « La croix en main, je me tiens debout, chérissant notre Résurrection ». –-Gloire à toi, gloire à toi, car tel fut ton bon plaisir.

REGARDEZ LE MONTAGE DE LA STATION SPATIALE  INTERNATIONALE,  bel exemple de coopération entre  pays ,  sur  http://i.usatoday.net/tech/graphics/iss_timeline/flash.htm 

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l’Église, sermon pour le dimanche des rameaux:

 « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29)Vers l’Agneau de Dieu monte l’hosanna du peuple : tous ceux qui le pressent dans la foule le louent dans une seule et même confession de foi : « Hosanna au fils de David ! » (Mt 21,9) Dans cette louange résonne déjà le chœur des saints qui chante : « Le salut est donné par notre Dieu qui est assis sur le trône et par l’Agneau ! » (Ap 7,10) Il monte là où tous les jours il va donner son dernier enseignement (Lc 20,47). C’est là qu’il va consommer le sacrement de la Pâque juive, observée fidèlement jusque là. Lui-même il va donner la Pâque nouvelle aux siens quand, sorti au Mont des Oliviers, il va être mis à l’épreuve par ses ennemis et mis en croix le lendemain. Tel l’agneau pascal, le voilà aujourd’hui qui aborde le lieu de sa Passion et accomplit la prophétie d’Isaïe : « Comme une brebis, le voilà conduit à l’abattoir, comme un agneau qui se tait devant celui qui le tond » (53,7).
Cinq jours avant sa Passion, il veut arriver en sa ville ; il prouve par là qu’il est bien l’agneau immaculé qui vient enlever le péché du monde (Jn 1,29) ; il est bien l’agneau pascal qui, immolé, libère le nouvel Israël de son esclavage d’Égypte (Ex 12) ; c’est bien cinq jours avant sa Passion, que ses ennemis décident sa mort de façon irréductible. Aujourd’hui, il nous signifie par là qu’il va nous racheter tous par son sang (Ap 5,9) ; dès aujourd’hui, dans la joie jubilante d’un peuple qui l’entoure et qui l’acclame, il entre dans le Temple de Dieu (Mt 21,12). Le « médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ » (1Tm 2,5) va souffrir pour le salut du genre humain : c’est pour cela qu’il est descendu du ciel sur la terre, et aujourd’hui il veut approcher du lieu de sa Passion. Ainsi sera-t-il évident pour tous qu’il va supporter sa Passion de son plein gré, nullement par force.

L’observatoire spatial à rayons gamma Fermi [1] a détecté le sursaut gamma le plus violent jamais enregistré, une gigantesque explosion marquant la fin de vie d’une étoile massive. La lumière de l’explosion, captée par Fermi le 16 septembre 2008, a mis 12,2 milliards d’années pour nous parvenir, elle a été produite alors que l’Univers n’était âgé que de 1.5 milliard d’années.  L’énergie totale libérée  en fait l’explosion la plus violente jamais observée dans l’Univers depuis le Big Bang. Observé par Fermi sur plus de six décades en énergie, le sursaut gamma montre des propriétés exceptionnelles. Des nuages de particules chargées ont été catapultés lors de l’explosion, à une vitesse égale à 99.9% de celle de la lumière ! Ces travaux, fruit de la collaboration internationale Fermi à laquelle participent des chercheurs du CEA-Irfu, sont publiés dans la revue Science express du 19 février 2009.

  Article du Père N. Buttet * à propos des cataclysmes ( dans « Famille Chrétienne » du 26 Mars 2011) :

Ci-dessous, Astronomy picture of the day ( 24 /02/ 2011)

  Article du Père F. de Vorges dans « France Catholique » du 11 Mars 2011 :


A gauche l’image de l’émission rémanente du sursaut GRB080916C obtenue dans un filtre rouge par l’instrument GROND installé sur le télescope de 2.2m à La Silla, Chili. Les observations ontenues par cet instrument ont permis de mesurer la distance du sursaut, 12.2 milliards d’années-lummière. A droite, une image composite prise en rayons X et optique par le satellite de la Nasa SWIFT.

ROME, Mardi 19 avril 2011 (ZENIT.org) – « Il y a six ans, le 19 avril 2005, après quatre tours de scrutin, les cardinaux réunis pour l’élection du nouveau Pape portaient leur choix sur le cardinal Joseph Ratzinger, au terme de l’un des conclaves les plus brefs de l’histoire », rappelle Radio Vatican. Benoît XVI a raconté le conclave à des pèlerins allemands. Le pape a raconté comment il a vécu le conclave dans son discours aux pèlerins venus d’Allemagne reçus le 25 avril 2005 en évoquant un « couperet » de guillotine : « Lorsque la tournure que prenait le vote m’a progressivement fait comprendre que, pour ainsi dire, le couperet allait tomber sur ma tête, j’ai commencé à avoir le vertige. J’étais convaincu d’avoir accompli le travail de toute une vie, et que je pouvais espérer finir mes jours dans la tranquillité. Avec une profonde conviction, j’ai dit au Seigneur : Ne me fais pas cela ! Tu disposes de personnes plus jeunes et plus adaptées, qui peuvent affronter ce grand devoir avec bien plus d’élan et de force ».C’est un confrère cardinal qui l’a aidé à consentir, raconte le pape : « Puis, j’ai été très ému par une brève lettre, écrite par l’un de mes confrères du Collège cardinalice. Il me rappelait qu’à l’occasion de la Messe pour Jean-Paul II, j’avais centré mon homélie, en partant de l’Evangile, sur les paroles que le Seigneur adressa à Pierre au bord du Lac de Tibériade : Suis-moi ! J’avais expliqué que Karol Wojtyla reçut toujours à nouveau cet appel du Seigneur, et qu’il dut toujours à nouveau renoncer à beaucoup de choses et simplement dire : oui, je te suis, même si tu me conduis là où je n’aurais pas voulu aller. Mon confrère m’a écrit : Si le Seigneur devait te dire à présent : « Suis-moi », alors rappelle-toi de ce que tu as prêché. Ne te refuse pas ! Sois obéissant, comme tu as décrit le grand Pape, qui est retourné à la maison du Père.

ROME, Dimanche 17 avril 2011 (ZENIT.org) – En ce dimanche des Rameaux, le pape a invité les fidèles à « se laisser totalement attirer par la force de gravité de Dieu, qui nous rend vrais, nous élève, nous donne la vraie liberté ». Dans son homélie, Benoît XVI a rappelé qu’aujourd’hui, plus que jamais, les hommes ont le désir d’« être comme Dieu, d’atteindre eux-mêmes la hauteur de Dieu ». « Dans toutes les inventions de l’esprit humain, on cherche, en fin de compte, à obtenir des ailes pour pouvoir s’élever à la hauteur de l’Être, pour devenir indépendants, totalement libres, comme Dieu l’est ». Le pape a évoqué les nombreuses choses que l’humanité a pu réaliser : « nous sommes capables de voler. Nous pouvons nous voir, nous écouter et nous parler d’un bout à l’autre du monde », a-t-il expliqué. Toutefois, « la force de gravité qui nous tire vers le bas est puissante », a-t-il mis en garde. « Avec nos capacités, ce n’est pas seulement le bien qui a grandi. Les possibilités du mal ont aussi augmenté et se présentent comme des tempêtes menaçantes au dessus de l’histoire ». « Nos limites aussi sont restées : il suffit de penser aux catastrophes qui, ces derniers mois, ont affligé et continuent d’affliger l’humanité ». Citant les Pères de l’Eglise, Benoît XVI a rappelé que l’homme se trouvait « au point d’intersection entre deux champs de gravitation ». « La force de gravité qui tire vers le bas – vers l’égoïsme, vers le mensonge et vers le mal ; la gravité qui nous abaisse et nous éloigne de la hauteur de Dieu » et celle de « l’amour de Dieu – le fait d’être aimé de Dieu et la réponse de notre amour » qui attire l’homme vers le haut. 

« L’homme se trouve au milieu de cette double force de gravité et tout dépend de sa fuite du champ de gravitation du mal pour devenir libre de se laisser totalement attirer par la force de gravité de Dieu, qui nous rend vrais, nous élève, nous donne la vraie liberté », a expliqué Benoît XVI. Le pape a rappelé combien l’homme doit élever son « cœur » c’est-à-dire, selon les Pères, « le centre de l’homme où s’unissent l’intellect, la volonté et le sentiment, le corps et l’âme ». « Mais encore une fois : tout seuls, nous sommes trop faibles pour élever notre cœur jusqu’à la hauteur de Dieu. Nous n’en sommes pas capables », a expliqué le pape en donnant les éléments concrets qui permettent à l’homme de s’élever vers le haut : « les mains innocentes, le cœur pur, le refus du mensonge, la recherche du visage de Dieu ». « Les grandes conquêtes de la technique ne nous rendent libres et ne sont des éléments du progrès de l’humanité que si elles sont unies à ces attitudes – si nos mains deviennent innocentes et notre cœur pur, si nous sommes à la recherche de la vérité, à la recherche de Dieu lui-même, et si nous nous laissons toucher et interpeller par son amour », a conclu le pape. 

Troisième prédication du Carême du P. Raniero Cantalamessa (2011) :

 Dans le domaine de la charité, il y a un point à travailler plus particulièrement dans l’Eglise et dans le monde en général : celui des jugements réciproques. Ce n’est pas le fait de juger qui est mauvais mais le « venin » qui vient de notre jugement, la rancune et la condamnation qu’il implique; le P. Raniero Cantalamessa  a souligné que l’amour doit avant tout être « sincère », « sans feinte ». Aimer, ce n’est pas seulement « faire du bien » mais avant tout « vouloir du bien ». « La bienveillance vient avant la bienfaisance », a-t-il souligné. « L’Eglise a besoin, de façon urgente, d’une bouffée de charité qui guérisse ses fractures », a-t-il expliqué, en ajoutant que « seul l’amour guérit ». Il le compare à « l’huile du samaritain ». Puis le prédicateur de la Maison pontificale a cité un domaine particulier où il faudrait vivre cette charité : celui des « jugements réciproques ». Il a repris les paroles de Jésus citées par l’évangéliste Matthieu : « Ne jugez pas, afin de n’être pas jugés (…) Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’oeil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas ! » (Mt 7, 1-3), en expliquant que Jésus « compare le péché du prochain (le péché jugé), quel qu’il soit, à de la paille, et celui de qui juge (le péché de juger) à une poutre. La poutre est le fait même de juger, tellement il est grave aux yeux de Dieu ». Le prédicateur capucin a reconnu que le discours sur le jugement est « délicat » car on ne peut pas vivre sans jamais juger. Certains le font même comme un service à l’Eglise ou à la société, comme les juges. Mais « ce n’est pas tant le jugement que nous devons ôter de notre coeur, mais le venin qui vient de notre jugement ! C’est-à-dire la rancune, la condamnation », a-t-il précisé.« En soi, l’action de juger est neutre, le jugement peut se terminer aussi bien par une condamnation que par une absolution ou une justification. Ce sont les jugements négatifs qui sont repris et bannis de la parole de Dieu, ceux qui condamnent le pécheur en même temps que le péché, ceux qui visent davantage la punition que la correction du frère », a-t-il ajouté.« Il ne suffit pas de ne pas dire du mal des autres,  il faut aussi empêcher que les autres le fassent en notre présence, leur faire comprendre, même sans rien dire, qu’on n’est pas d’accord ».« L’ambiance d’un lieu de travail ou d’une communauté est tellement différente quand on prend au sérieux l’avertissement de saint Jacques ! », a-t-il constaté.« Dans beaucoup de lieux publics, à une certaine époque il était écrit : ‘Interdiction de fumer’ ou même ‘Interdiction de blasphémer’. Ce ne serait pas mal de le remplacer, dans certains cas, par ‘Commérages interdits’ », a-t-il suggéré.

EXOPLANETE GEANTE

 Découvrez la Chapelle sixtine sous tous ses angles en allant sur :

 http://www.vatican.va/various/cappelle/sistina_vr/index.html

A.P.D. du 12 Avril:

Du point de vue de l’activité solaire, c’était une journée tout ce qu’il y a de plus tranquille. Cette image démontre cependant que même lorsqu’elle n’est pas spécialement agitée, la surface de notre étoile reste très active. Vues ici en ultraviolet, les régions sombres sont relativement froides, avec des températures dépassant cependant plusieurs milliers de degrés Celsius. Le vaste groupe de taches AR 9169 du dernier cycle solaire est visible sous la forme de la région brillante proche de l’horizon. Le gaz brillant s’écoulant autour des taches a typiquement une température de plus d’un million de degrés. Le mécanisme par lequel ces gaz sont portés à de telles températures est encore incompris, mais est probablement relié aux changements rapides qui affectent les boucles de champ magnétique, lesquelles canalisent le plasma solaire. Le groupe de taches AR 9169 se déplaça au travers du disque solaire en septembre 2000 avant de se résorber en quelques semaines.

Pie XII, pape de 1939 à 1958 , Encyclique « Mystici Corporis Christi »

Imitons l’immensité de l’amour de Jésus lui-même, modèle suprême d’amour envers l’Église. Assurément l’Épouse du Christ, l’Église, est unique ; cependant l’amour du divin Époux s’étend si largement que, sans exclure personne, il embrasse dans son Épouse le genre humain tout entier. Si notre Sauveur a répandu son sang, c’est afin de réconcilier avec Dieu sur la croix tous les hommes, même s’ils sont séparés par la nation et le sang, et de les réunir en un seul Corps. Le véritable amour de l’Église exige donc non seulement que nous soyons dans le Corps lui-même membres les uns des autres, pleins de sollicitude mutuelle (Rm 12,5), membres qui doivent se réjouir quand un autre membre est à l’honneur et souffrir avec lui quand il souffre (1Co 12,26) ; mais il exige aussi que dans les autres hommes non encore unis avec nous dans le Corps de l’Église nous sachions reconnaître des frères du Christ selon la chair, appelés avec nous au même salut éternel.
Sans doute il ne manque pas de gens, hélas ! aujourd’hui surtout, qui vantent orgueilleusement la lutte, la haine et la jalousie comme moyen de soulever, d’exalter la dignité et la force de l’homme. Mais nous qui discernons avec douleur les fruits lamentables de cette doctrine, suivons notre Roi pacifique, qui nous a enseigné non seulement à aimer ceux qui n’appartiennent pas à la même nation ou à la même origine (Lc 10,33s), mais à aimer même nos ennemis (Lc 6,27s). Célébrons avec saint Paul, l’apôtre des nations, la longueur, la largeur, la hauteur et la profondeur de l’amour du Christ (Ep 3,18) ; amour que la diversité des peuples ou des mœurs ne peut pas briser, que l’immense étendue de l’océan ne peut pas diminuer, que les guerres enfin, entreprises pour une cause juste ou injuste, ne peuvent pas désagréger.

Astronomy picture of the day : 23 Mars

Comment se fait-il que cette nébuleuse ait une forme carrée ? Personne ne le sait vraiment. Pourtant le système stellaire connu sous le nom de MWC 922 semble bel et bien enchâssé dans une nébuleuse avec une telle forme. L’image ci-dessus combine des images en infrarouge prises par le télescope Hale du Mont Palomar en Californie et le télescope Keck 2 du Mauna Kea à Hawaii. Une hypothèse privilégiée concernant la naissance de la nébuleuse carrée voudrait que la ou les étoiles centrales aient expulsé d’une manière ou d’une autre des cônes de gaz durant un stade avancé de leur développement. Dans le cas de MWC 922, vus depuis la Terre, ces cônes se seraient trouvés pratiquement à angle droit et vus de côté. Les éléments allant dans le sens de l’hypothèse des cônes comprennent des rayons diagonaux qui délimitent peut-être les parois des cônes. Les chercheurs supposent que les cônes vus sous un autre angle apparaîtraient sous la même forme que les gigantesques anneaux de la supernovae 1987A. Ce serait alors une indication du fait qu’une étoile dans MWC 922 aurait peut-être explosé un jour elle aussi en supernova.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,34-38.9,1.

Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera. Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie ? Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie ? Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges. » Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. »

Référence : NGC 6543 ; Nom : Œil de chat ; Magnitude : 8.8; Distance : 32 900 a.l.
Dimension : Ø 19.5″; Ascension droite : 17h 58m 33.42 s Déclinaison : +66° 37’ 59.52″; Nébuleuse planétaire découverte par William Friedrich Wilhelm HERSCHELen 1786.Les nébuleuses planétaires sont le témoignage de la disparition d’étoiles de taille moyenne (jusqu’à environ huit fois la masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l’inertie des corps et leur interaction gravitationnelle.) du Soleil). Lorsque l’hydrogène de l’étoile est épuisé, ses couches externes s’étendent et se refroidissent, en créant un cocon de gaz (Au niveau microscopique, on décrit un gaz comme un ensemble d’atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi indépendants (pour plus de détails, voir gaz réels).) et de poussière. Les rayons ultraviolets intenses de l’étoile centrale embrasent alors ce gaz (Au niveau microscopique, on décrit un gaz comme un ensemble d’atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi indépendants (pour plus de détails, voir gaz réels).). NGC 5882 est un exemple assez brillant, quoique petit, d’une nébuleuse planétaire lointaine de la Voie Lactée( Anciennement, la Voie lactée ne désignait que la bande blanchâtre traversant le ciel nocturne. Il existe plusieurs interprétations mythologiques de la Voie lactée. Avec les progrès de l’astronomie, on s’est rendu…) australe dans la constellation du Loup.
Regardez la Video sur les exploits de la NASA en 2010: Watch on YouTube
 
La matière exotique de l’univers :
 

Une équipe internationale d’astronomes, à laquelle participent des scientifiques du Service d’Astrophysique du CEA/DSM/DAPNIA, vient de créer pour la première fois une image précise en trois dimensions d’une région de l’Univers contenant matière noire et galaxies. Cette carte, la plus précise et la plus vaste jamais obtenue, couvre une région du ciel grande comme environ neuf fois la surface d’une pleine Lune. Elle a été établie à partir de près de 1000 heures d’observations par le satellite spatial Hubble complétées par 30 nuits d’observations du télescope japonais Subaru à Hawaii et permet de reconstruire l’enchevêtrement de matière visible et invisible jusqu’à des distances de cinq milliards d’années lumière (environ la moitié de l’âge de l’Univers).  Cette première grande cartographie en trois dimensions démontre que la matière visible (étoiles et galaxies) se forme au coeur des concentrations de matière noire, confirmant la théorie de formation des grandes structures. Ces résultats sont présentés à la réunion de la Société Astronomique Américaine (AAS) et font l’objet d’un article en ligne de la revue Nature du 7 janvier 2007.

Extrait du Catéchisme de l’Église catholique § 214-219

Du milieu du buisson ardent Dieu révèle son nom à Moïse : « Je suis Celui qui Est » (Ex 3,14). Dieu, « Celui qui Est », s’est révélé à Israël comme celui qui est « riche en grâce et en fidélité » (Ex 34,6). Ces deux termes expriment de façon condensée les richesses du nom divin. Dans toutes ses œuvres Dieu montre sa bienveillance, sa bonté, sa grâce, son amour ; mais aussi sa fiabilité, sa constance, sa fidélité, sa vérité. « Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité » (Ps 137,2)…
Dieu est Vérité : « Vérité, le principe de ta parole ! Pour l’éternité, tes justes jugements » (Ps 118,160). « Oui, Seigneur Dieu, c’est toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité » (2S 7,28) ; c’est pourquoi les promesses de Dieu se réalisent toujours. Dieu est la Vérité même, ses paroles ne peuvent pas tromper. C’est pourquoi on peut se livrer en toute confiance à la vérité et à la fidélité de sa parole en toutes choses. Le commencement du péché et de la chute de l’homme a été un mensonge du tentateur qui induit à douter de la parole de Dieu, de sa bienveillance et de sa fidélité (Gn 3,1).
La vérité de Dieu est sa sagesse qui commande tout l’ordre de la création et du gouvernement du monde. Dieu qui, seul, a créé le ciel et la terre, peut seul donner la connaissance véritable de toute chose créée dans sa relation à lui.  Dieu est vrai aussi quand il se révèle : l’enseignement qui vient de Dieu est « une doctrine de vérité » (Ml 2,6). Quand il enverra son Fils dans le monde ce sera « pour rendre témoignage à la vérité » (Jn 18,37) : « Nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu’il nous a donné l’intelligence afin que nous connaissions le Véritable » (1Jn 5,20).
Dieu est Amour…: l’amour de Dieu pour Israël est comparé à l’amour d’un père pour son fils (Os 11,1). Cet amour est plus fort que l’amour d’une mère pour ses enfants (Is 49,14-15). Dieu aime son peuple plus qu’un époux sa bien-aimée (Is 62,4-5) ; cet amour sera vainqueur même des pires infidélités ; il ira jusqu’au don le plus précieux : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3,16).

Le télescope Spitzer : Le télescope spatial Spitzer est le plus gros télescope infrarouge lancé par la NASA.
Ce télescope spatial Spitzer retrouve « un jumeau qui se cachait ». Ces longueurs d’ondes ne pouvant être observées utilement depuis le sol, seul un objet à l’extérieur de l’atmosphère, refroidi cryogéniquement peut effectuer des observations utiles. Ce satellite est semblable au télescope spatial ISO lancé par l’ESA en 1995, il a réalisé cette image d’un bébé-étoile éjectant deux faisceaux identiques (les lignes vertes émanant de l’étoile floue). Le jet de droite avait déjà été observé dans des vues en lumière visible (La lumière visible, appelée aussi spectre visible ou spectre optique est la partie du spectre électromagnétique qui est visible pour l’œil humain.), mais celui de gauche – jumeau du premier – ne pouvait être vu en détail qu’avec les détecteurs infrarouges de Spitzer. Ce jet est caché derrière un nuage sombre, et Spitzer peut voir à travers.
NASA/JPL-Caltech : Cette image montre que les deux faisceaux, dans un système appelé Herbig-Haro 34, sont constitués de noeuds identiques de gaz et de poussières, éjectés les uns après les autres de la zone proche de l’étoile. En étudiant l’espacement de ces noeuds, et connaissant la vitesse des jets d’après des études antérieures, les astronomes ont pu déterminer que le jet de droite éjectait sa matière 4,5 ans plus tard que son jumeau.
Les nouvelles données révèlent également que la région d’où proviennent les faisceaux est contenue dans une sphère autour de l’étoile d’un rayon de 3 unités astronomiques (une unité astronomique (L’unité astronomique  correspond approximativement à la longueur du demi-grand axe de l’orbite terrestre). Le matériau vaporeux est composé de gaz (on décrit un gaz comme un ensemble d’atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi indépendants, et de poussières. Des ondes (Une onde est la propagation d’une perturbation produisant sur son passage une variation réversible de propriétés physiques locales. Herbig-Haro 34 se situe à environ 1 400 années-lumière de la Terre, dans la constellation d’Orion.
 
 
Imitation de Jésus Christ, traité spirituel du 15ème siècle , II, 2

Peu importe de savoir qui est avec toi ou contre toi ; prends plutôt soin que Dieu soit avec toi dans toutes tes pensées et tes actions. Garde la conscience pure, et Dieu te défendra…Si tu sais te taire et souffrir, tu recevras le secours de Dieu. Il connaît le temps et la façon de te délivrer ; abandonne-toi donc à lui. C’est à lui de t’aider et te libérer de toute confusion. Il est souvent utile, pour nous maintenir dans une plus grande humilité, que les autres connaissent nos défauts et qu’ils nous les reprochent.
Quand un homme reconnaît humblement ses défauts, il désarme aisément ses ennemis et gagne sans peine ceux qui lui en voulaient.
Dieu protège l’homme au cœur humble : il l’aime et le réconforte, il se penche vers lui, le comble de sa grâce et le fait enfin participer à sa gloire. C’est à lui qu’il révèle ses secrets ; il l’invite et l’attire à lui avec douceur. Les affronts ne troublent pas la paix de l’homme humble, parce qu’il s’appuie sur Dieu et non sur des êtres mortels.
Ne t’imagine pas avoir accompli quelque progrès si tu te crois encore supérieur à ton prochain.

Regardez la Video  : les exploits de la NASA en 2009 , Watch it on YouTube 

 Benoît XVI

Dans le Nouveau Testament, Jésus met en lumière la raison profonde du jeûne…: « Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4). Le vrai jeûne a donc pour but de manger « la vraie nourriture », qui consiste à faire la volonté du Père (cf Jn 4,34). Si Adam a désobéi à l’ordre du Seigneur de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2,17), le croyant entend par le jeûne se soumettre à Dieu avec humilité, en se confiant à sa bonté et à sa miséricorde…
De nos jours, la pratique du jeûne semble avoir perdu un peu de sa valeur spirituelle et, dans une culture marquée par la recherche du bien-être matériel, elle a plutôt pris la valeur d’une pratique thérapeutique pour le soin du corps. Le jeûne est sans nul doute utile au bien-être physique, mais pour les croyants, il est en premier lieu une « thérapie » pour soigner tout ce qui les empêche de se conformer à la volonté de Dieu…
Avec le jeûne et la prière, nous permettons au Christ de venir rassasier une faim plus profonde que nous expérimentons au plus intime de nous : la faim et la soif de Dieu. En même temps, le jeûne nous aide à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères. Dans sa première lettre, saint Jean met en garde : « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? » (3,17) Jeûner volontairement nous aide à suivre l’exemple du Bon Samaritain, qui se penche et va au secours du frère qui souffre (Lc 10,29s). En choisissant librement de se priver de quelque chose pour aider les autres, nous montrons de manière concrète que le prochain en difficulté ne nous est pas étranger. C’est précisément pour maintenir vivante cette attitude d’accueil et d’attention à l’égard de nos frères que j’encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeûne personnel et communautaire, en cultivant aussi l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et l’aumône. Ceci a été, dès le début, une caractéristique de la vie des communautés chrétiennes.

Titan, la Lune de Saturne : QuickTime Video (QuickTime, 15.37 MB)

Baudoin de Ford (? – 1190), Cistercien, sur le Sacrement de l’Eucharistie :

Avant la consécration, nous avons la véritable substance du pain; mais, au moment de la consécration, elle se trouve consubstanciée et changée, en vertue de la puissance des paroles, en la chair véritable du Christ. Aprés la consécration, le Christ tout entier se cache sous l’espèce visible, lui qui a fait des ténèbres son voile. Quand le prophète s’écrie: vraiment tu es le Dieu caché, le roi sauveur, c’est à lui qu’il s’adresse. Le Christ est caché dés le commencement dans le sein du Père. Il s’est caché ensuite sous la forme d’esclave qu’il a assumée. Il se cache encore actuellement dans le sacrement qu’il a institué. Caché dans le sein du Père, la foi le trouve; caché dans une humanité, la foi le trouve encore; et c’est encore la foi qui le découvre dans le sacrement où il se cache. Grande est la vertue de la foi qui obtient une telle grâce de familiarité avec Dieu !

 Jean Chrysostome (v. 345-407),  évêque à Antioche et Constantinople.

Veux-tu savoir quelle force est cachée dans le sang du Christ ? Vois d’où il a commencé à couler et d’où il a pris sa source : il descend de la croix, du côté du Seigneur. Comme Jésus déjà mort, dit l’Évangile, était encore sur la croix, le soldat s’approcha, « lui ouvrit le côté d’un coup de sa lance et il en jaillit de l’eau et du sang » (Jn 19,33-34). Cette eau était le symbole du baptême, et le sang, celui des mystères eucharistiques… C’est donc le soldat qui lui a ouvert le côté ; il a percé la muraille du temple saint ; et moi, j’ai trouvé ce trésor et j’en ai fait ma richesse…
« Et il jaillit de son côté de l’eau et du sang. » Ne passe pas avec indifférence auprès du mystère… J’ai dit que cette eau et ce sang étaient le symbole du baptême et des mystères eucharistiques. Or, l’Église est née de ces deux sacrements : par ce bain de la renaissance et de la rénovation dans l’Esprit, par le baptême donc, et par les mystères. Or, les signes du baptême et des mystères sont issus du côté. Par conséquent le Christ a formé l’Église à partir de son côté, comme il a formé Ève à partir du côté d’Adam (Gn 2,22).

Teresa de Calcutta (1910-1997), « Something Beautiful for God » (trad. La joie du don, Seuil 1975, p.31)

Les chrétiens sont comme de la lumière pour les autres, pour tous les hommes du monde entier. Si nous sommes chrétiens nous devons ressembler au Christ.
Si vous voulez l’apprendre, l’art de la prévenance vous fera ressembler de plus en plus au Christ, car son cœur était humble et il était toujours attentif aux besoins des hommes. Une grande sainteté commence par cette attention aux autres ; pour être belle, notre vocation doit être toute remplie de cette attention. Là où Jésus a passé, il a fait du bien. Et la Vierge Marie à Cana n’a pensé qu’aux besoins d’autrui et à les communiquer à Jésus.
Un chrétien est un tabernacle du Dieu vivant. Il m’a créée, il m’a choisie, il est venu habiter en moi, parce qu’il avait besoin de moi. Maintenant que vous avez appris combien Dieu vous aime, quoi de plus naturel pour vous que de passer le reste de votre vie à rayonner de cet amour ? Être vraiment chrétien, c’est accueillir vraiment le Christ et devenir un autre Christ. C’est aimer comme nous sommes aimés, comme le Christ nous a aimés sur la croix.

ROME, Dimanche 3 avril 2011 (ZENIT.org) – « Ravivons en nous le don reçu au baptême » : c’est l’invitation du pape Benoît XVI en ce dimanche de « l’allégresse », une joie à nourrir par la « prière » et la « charité ».

« Quand notre vie se laisse illuminer par le mystère du Christ, elle fait l’expérience de la joie d’être libérée de tout ce qui en menace la pleine réalisation. En ces jours où nous nous préparons à Pâques, ravivons en nous le don reçu au baptême, cette flamme qui risque parfois d’être étouffée. Nourrissons-la de la prière et de la charité pour le prochain. Puis le pape a appliqué le sens de ce récit à la vie du chrétien en demandant : « Et nous, quelle attitude assumons-nous devant Jésus ? Nous aussi, à cause du péché d’Adam, nous sommes nés « aveugles », mais dans la source baptismale nous avons été illuminés par la grâce du Christ. Le péché avait blessé l’humanité en la destinant à l’obscurité de la mort, mais dans le Christ, resplendit la nouveauté de la vie, et le terme auquel nous sommes appelés ». La force de l’Esprit Saint donne au chrétien la possibilité de bien agir : «  En Lui, revigorés par l’Esprit Saint, nous recevons la force pour vaincre le mal et pour faire le bien. En effet, la vie chrétienne est une conformation continuelle au Christ, image de l’homme nouveau, pour arriver à la pleine communion avec Dieu. » Le Christ révèle aussi le sens de la vie de l’homme, ajoute le pape : « Le Seigneur Jésus est « la lumière du monde » parce qu’en Lui « resplendit la connaissance de la gloire de Dieu » qui continue à révéler dans la trame complexe de l’histoire quel est le sens de l’existence humaine. Dans le rite du baptême, la remise du cierge, allumé au grand cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, est un signe qui aide à accueillir ce qui se produit dans le sacrement. »

Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l’Église
La Montée du Carmel, II, 3 (trad. OC, Cerf 1990, p. 637 rev.)

La foi, disent les théologiens, est une habitude de l’âme, certaine et obscure à la fois. Elle est obscure parce qu’elle nous propose des vérités révélées de Dieu même, qui surpassent toute lumière naturelle, qui excèdent…toute compréhension humaine quelle qu’elle soit. De là vient que cette lumière excessive fournie par la foi devient pour l’âme de profondes ténèbres. Une force supérieure, on le sait, surmonte et fait défaillir une force moindre. Ainsi le soleil éclipse toutes les autres lumières, au point que lorsque celui-là resplendit, celles-ci ne semblent plus, à proprement parler, des lumières. En outre, son éclat dépasse totalement notre puissance visuelle quand il est dans sa force, en sorte qu’ au lieu de la faire voir, il l’aveugle, parce qu’il est excessif et hors de proportion avec notre vue. De même la lumière de la foi, par son excès prodigieux, accable et fait défaillir la lumière de notre intelligence…
Je prends un autre exemple…: supposez une personne née aveugle, et qui par conséquent n’a jamais vu les couleurs. Si vous cherchez à lui faire comprendre ce que c’est que le blanc et le jaune, vous aurez beau accumuler les explications, elle n’en retirera aucune connaissance directe, parce qu’elle n’a jamais vu ces couleurs…; il ne lui en restera dans l’esprit que le nom, qu’elle a reçu par l’ouïe… Il en est de même de la foi à l’égard de l’âme. Elle nous dit des choses que nous n’avons jamais vues ni connues…; nous n’avons à leur égard aucun rayon de connaissance naturelle… Mais nous les savons par l’ouïe, en croyant ce qui nous est enseigné…, en aveuglant en nous la lumière naturelle. En effet, comme dit saint Paul : « La foi naît de ce qu’on entend » (Rm 10,17). Comme s’il disait : La foi n’est pas une science qui entre en nous par les sens, c’est un assentiment de l’âme à ce qui entre par l’ouïe… Il est donc évident que la foi est pour l’âme une nuit profonde ; mais c’est par son obscurité même qu’elle l’éclaire et plus elle la plonge dans les ténèbres, plus elle l’illumine de ses rayons. En effet, c’est en aveuglant qu’elle éclaire, selon la parole d’Isaïe : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas » (cf 7,9).

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église
Homélies sur l’évangile de Marc,

« Jésus lui a mis de la salive sur les yeux, lui a imposé les mains et lui a demandé s’il voyait quelque chose. » La connaissance est toujours progressive… Ce n’est qu’au prix de beaucoup de temps et d’un long apprentissage qu’on peut parvenir à la connaissance parfaite. D’abord les saletés s’en vont, la cécité s’en va, et c’est ainsi que la lumière vient. La salive du Seigneur est un enseignement parfait : pour enseigner de façon parfaite, elle provient de la bouche du Seigneur. La salive du Seigneur, qui provient pour ainsi dire de sa substance, est la connaissance, comme sa parole qui provient de sa bouche est un remède…
« Je vois des hommes, comme des arbres qui marchent » ; je vois toujours l’ombre, pas encore la vérité. Voici le sens de cette parole : je vois quelque chose dans la Loi, mais je n’aperçois pas encore la lumière éclatante de l’Évangile… « Et il lui posa à nouveau les mains sur les yeux et il commença à voir si bien qu’il voyait tout clairement. » Il voyait, dis-je, tout ce que nous voyons : il voyait le mystère de la Trinité, il voyait tous les mystères sacrés qui sont dans l’Évangile… Nous aussi nous les voyons, car nous croyons en Christ qui est la vraie lumière.

 «  Dieu et la science « ( ‎dans le Figaro du 18 février 2011),  et  »  ?  » de ,  , pas  catholique du tout !

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque

Le Sauveur répond au diable : « Ce n’est pas de pain seulement que vit l’homme, mais de toute parole de Dieu ». Ce qui veut dire : « Il ne vit pas du pain de ce monde, ni de la nourriture matérielle dont tu t’es servi pour tromper Adam, le premier homme, mais de la Parole de Dieu, de son Verbe, qui contient l’aliment de la vie céleste ». Or, le Verbe de Dieu, c’est le Christ notre Seigneur, comme le dit l’évangéliste : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu » (Jn 1,1).  Quiconque donc se nourrit de la parole du Christ n’a plus besoin de nourriture terrestre. Car celui qui se restaure avec le pain du Seigneur ne peut pas désirer le pain de ce monde. En effet, le Seigneur a son propre pain, ou plutôt le Sauveur est lui-même pain, comme il l’enseigne par ces paroles : « Je suis le pain descendu du ciel » (Jn 6,41). Et ce pain a fait dire au prophète : « Le pain fortifie le cœur de l’homme » (Ps 103,15).
Que m’importe le pain qu’offre le diable, alors que j’ai le pain que partage le Christ ? Que m’importe la nourriture qui…a fait chasser le premier homme du Paradis, a fait perdre à Ésaü son droit d’aînesse…(Gn 25,29s), qui a désigné Judas Iscariote comme un traître (Jn 13,26s) ? Adam a perdu en effet le Paradis à cause de la nourriture, Ésaü a perdu son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, et Judas a renoncé à son rang d’apôtre pour une bouchée : car, au moment où il a pris une bouchée, il a cessé d’être un apôtre pour devenir un traître… La nourriture qu’il nous faut prendre est celle qui ouvre la route au Sauveur, non au diable, celle qui transforme celui qui l’absorbe en confesseur de la foi et non en traître. Le Seigneur a raison de dire, en ce temps de jeûne, que c’est le Verbe de Dieu qui nourrit, pour nous enseigner que nous ne devons pas passer nos jeûnes en soucis de ce monde, mais à la lecture des textes sacrés. En effet, celui qui se nourrit de l’Écriture oublie la faim du corps ; celui qui s’alimente du Verbe céleste oublie la faim. Voilà bien la nourriture qui alimente l’âme et apaise l’affamé…: elle confère la vie éternelle et éloigne de nous les pièges de la tentation du diable. Cette lecture des textes sacrés est vie, comme l’atteste le Seigneur :  « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie » (Jn 6,63).

Photo de la Lune par la NASA / GSFC / Arizona State Univ. / Lunar Reconnaissance Orbiter

 Mgr Dupleix (Evêque du curé d’Ars): « Seul la priére peut sceller l’union entre l’intelligence et la foi. »

 Jean-Jacques Antier ( auteur d’une biographie du curé d’Ars) : « Dans cette union intime qu’est la priére, Dieu et l’âme sont comme deux morceaux de cires fondus ensemble. Prier Dieu, c’est écouter tout ce que dit Dieu à la porte de notre coeur. nous irons à Lui, Il viendra à nous, l’un pour demander, L’autre pour donner.

Le Seigneur  a dit: « Tout ce que vous demanderez dans la priére pleine de foi,vous l’obtiendrez ».

La théologie trinitaire du Curé d’Ars :

1- « Adoration du Pére qui est, vraiment notre Pére, Il  est si bon !  »

2- « Débordement d’amour pour le Fils : si nous savions comme Il nous aime, nous mourions de plaisir. » 

 3- « Le Saint Esprit nous donne la force et le mouvement ; Il est le conducteur de l’âme, sans Lui, elle ne peut rien. Dieu envoyez votre Esprit, qu’Il nous fasse connâitre ce que nous sommes et ce que vous étes. »

M. J. Le Guillou – « Les témoins sont parmi nous » – Edition Parole et Silence 2004.

A l’Annonciation, Marie qui est déjà toute comblée de grâces, devient à un titre tout spécial la demeure de l’Esprit-Saint : c’est Lui, en effet, qui la couvre de son ombre pour qu’elle devienne, dans une adhésion totale à la Parole de Dieu, Mère du Fils de Dieu. Elle est l’Arche d’alliance qui porte en elle le Fils de Dieu (Lc 1, 26-38).
C’est à cette expérience exemplaire de l’écoute de la parole de Dieu dans l’Esprit lors de l’Annonciation que renvoie l’expérience de la Pentecôte, telle que nous la décrit Luc dans le livre des Actes. De même que l’Esprit a été à l’origine de la formation du corps et de l’âme du fils de Dieu en Marie, de même l’Esprit forme le Christ dans l’Eglise naissante. De même encore qu’il suscite le dynamisme de Marie partant visiter sa cousine Elisabeth, de même il suscite la mission apostolique. De même, enfin, qu’il fait jaillir du coeur de Marie un chant d’action de grâces (Lc 1, 46-56), de même il est à la source du témoignage émerveillé des apôtres et des disciples (Act 2, 4-13).

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église :
« Écoute ce que dit le Seigneur : « Lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande ». Mais tu diras : « Vais-je laisser là l’offrande et le sacrifice ? » « Certainement, répond-il, puisque le sacrifice est offert justement pour que tu vives en paix avec ton frère. » Si donc le but du sacrifice est la paix avec ton prochain, et que tu ne sauvegardes pas la paix, il ne sert à rien que tu prennes part au sacrifice, même par ta présence. La première chose que tu aies à faire c’est bien de rétablir la paix, cette paix pour laquelle, je le répète, le sacrifice est offert. De celui-ci, alors, tu tireras un beau profit. »

GRB 021125
Le sursaut GRB 021125 observé dans les rayons gamma par le satellite Integral de l’ESA. La source de ce sursaut se trouve à cinq milliards d’années-lumière de nous. Crédit : IBIS/ESA/ECF
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