Bonnes vacances !

 

La comète Garradd à côté de 10 000 étoiles

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Image Crédit: Richard Tresch Fienberg (AAS)
L’éclat de la comète Garrad continue de se renforcer tandis qu’elle croise dans les cieux septentrionaux. Ainsi la semaine passée, cette comète visible dans une paire de jumelles et reconnaissable à sa chevelure verte est-elle passée quasiment devant l’amas globulaire M71. On pensait précédemment que M71 était un amas ouvert, mais on sait maintenant qu’il s’agit d’un très ancien amas globulaire contenant plus de 10 000 étoiles. Ce couple très photogénique a été immortalisé sur cette image par le biais d’un appareil photo numérique standard au cours d’une pose de 10 minutes au grand angle dans la direction de la constellation de la Flèche. Les étoiles Sham (Alpha de la Flèche) Beta de la Flèche, Gamma de la Flèche ainsi que la double Delta de la Flèche sont également visibles le long d’une diagonale allant du coin supérieur gauche vers le coin inférieur droit. La comète C/2009 P1 Garradd restera visible dans nos cieux pendant plusieurs mois et sera au plus proche du Soleil en décembre prochain.
 

Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone

Maintenant que nous sommes au temps de la grâce qui nous a été révélée, l’observance du sabbat, jadis symbolisée par le repos d’un seul jour, a été abolie pour les fidèles. En ce temps de grâce en effet, le chrétien observe un sabbat perpétuel, s’il fait tout ce qu’il fait de bon dans l’espoir du repos à venir et s’il ne se glorifie pas de ses œuvres bonnes comme d’un bien qu’il aurait de lui-même sans l’avoir reçu.
Ainsi, en comprenant et en recevant le sacrement du baptême comme un sabbat, c’est-à-dire comme le repos du Seigneur dans sa sépulture (Rm 6,4), le chrétien se repose de ses œuvres anciennes pour marcher désormais dans une vie nouvelle en reconnaissant que Dieu agit en lui. C’est Dieu qui à la fois agit et se repose, d’une part accordant à sa créature la gérance qui lui convient, d’autre part jouissant en lui-même d’une éternelle tranquillité.
Dieu ni ne s’est fatigué en créant le monde, ni n’a refait ses forces en cessant de créer, mais il a voulu par ces mots de son Écriture [« Dieu se reposa le septième jour » (Gn 2,2)] nous inviter à désirer ce repos, en nous donnant le commandement de sanctifier ce jour. 

 

Une supernova dans la galaxie M101

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Crédit de D. Andrew Howell (LCOGT) et al., Faulkes Telescope North, LCOGT
Une étoile vient d’exploser et tous les télescopes à travers le monde sont braqués sur elle. Cette supernova, désignée sous la référence PTF 11kly, a été découverte il y a deux jours par le système de recherche automatique du Palomar Transit Factory (PTF) utilisant le télescope Samuel Oschwin de 1,2m en Californie. S a découverte très rapide en fait une des supernovas saisies le plus tôt après le début de l’explosion. PTF 11kly s’est produite dans la photogénique galaxie de la Roue de feu (M101), qui ne se trouve qu’à 21 millions d’années-lumière de nous, ce qui en fait une des plus proches supernovas survenues au cours de ces dernières décennies. De rapides observations complémentaires ont déjà permis de confirmer que PTF 11kly est une supernova de Type Ia, la détonation d’une naine blanche qui se propage généralement d’une façon tout à fait régulière, si bien que ces supernovas sont devenues des repères cosmiques permettant de retracer le rythme d’expansion de l’Univers tout entier. Pouvoir étudier une supernova proche de type Ia dès son apparition devrait cependant fournir des informations inédites. Si les premières estimations se confirment, PTF 11kly devrait atteindre la magnitude apparente de 10 dans les semaines à venir, ce qui la rendra visible même dans de petits télescopes d’amateurs.
 
Saint Césaire d’Arles (470-543), moine et évêque

En péchant, l’homme avait couvert sa route d’obstacles, mais celle-ci a été aplanie lorsque le Christ l’a foulée à sa résurrection et qu’il a fait, d’un sentier étroit, une avenue digne d’un roi. L’humilité et la charité sont les deux pieds qui permettent de la parcourir rapidement. Tous sont attirés par les hauteurs de la charité, mais l’humilité est le premier degré qu’il faut monter. Pourquoi lèves-tu le pied plus haut que toi ? Tu veux donc tomber et non monter ? Commence par la première marche, c’est-à-dire l’humilité, et déjà elle te fait monter. Voilà pourquoi notre Seigneur et Sauveur ne s’est pas borné à dire : « Qu’il renonce à lui-même », mais il a ajouté : « Qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». Que signifie : qu’il prenne sa croix ? Qu’il supporte tout ce qui lui est pénible, c’est ainsi qu’il marchera à ma suite. Dès qu’il aura commencé à me suivre, en se conformant à ma vie et à mes commandements, il trouvera sur son chemin bien des gens qui le contrediront, qui chercheront à le détourner, qui non seulement se moqueront de lui, mais le persécuteront. Ces gens-là ne se trouvent pas uniquement parmi les païens qui sont hors de l’Église ; il s’en trouve même parmi ceux qui semblent être dans l’Église, si on les juge de l’extérieur…

Aurores polaires sur la « Terre verte »

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Image Crédit: Copyright: Juan Carlos Casado (TWAN)
Cette aurore s’étirait d’un horizon à l’autre. Au cours de la mission d’étude des aurores boréales Shelios qui se poursuit encore actuellement, le ciel n’a pas déçu. Après le coucher du Soleil et grâce à un programme de prise de vues soigneusement planifié, ce panorama a pu être réalisé depuis le campement de Qaleraliq, au sud du Groenland. En plein milieu de la bande verte de l’aurore, les observateurs attentifs reconnaîtront l’astérisme de la casserole ainsi que le reste de la constellation de la Grande Ourse. L’orbe le plus brillant de l’image reste sans conteste la Lune, même si Jupiter, juste à sa droite, n’est pas mal non plus. L’expédition Shelios doit se poursuivre jusqu’à la fin août et présente la particularité de diffuser des images d’aurores boréales en direct.
 
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997),  Missionnaires de la Charité

S’il nous arrive parfois d’avoir l’impression que le Maître est parti, n’est-ce pas parce que je me suis éloignée de l’un ou l’autre frère ou sœur ? Il est une chose qui nous assurera toujours le ciel : les actes de charité et la gentillesse dont nous aurons rempli notre vie. Nous ne saurons jamais quel bien peut provoquer un simple sourire. 

 

Credit: R. Kennicutt (Steward Obs.) et al., SSC, JPL, Caltech, NASA
Cet anneau flottant a la taille d’une galaxie. En fait, il fait partie de la photogénique Galaxie du Sombrero, une des plus grandes galaxies du proche amas de galaxies Virgo. La bande sombre de poussière qui obscurcit le plan de la Galaxie du Sombrero en lumière visible se révèle brillante en infrarouge. L’image ci-dessus montre sa couleur infrarouge, récemment prise par le télescope spatial Spitzer en orbite autour de la Terre, superposée en fausses couleurs à une autre image prise en lumière visible par le télescope spatial Hubble de la NASA. La Galaxie du Sombrero, connue aussi sous le nom de M 104, mesure environ 50 000 années-lumière de diamètre et est située à 28 millions d’années-lumière de la Terre. M 104 est visible à l’aide d’un petit instrument dans la direction de la constellation de la Vierge.
 
Lansperge le Chartreux(1489-1539), religieux, théologien.

.Jean Baptiste n’a pas vécu pour lui seul, et il n’est pas mort pour lui seul. Combien d’hommes, chargés de péchés, sa vie dure et austère, n’a-t-elle pas menés à la conversion ? Combien d’hommes, sa mort imméritée, n’a-t-elle pas encouragés à supporter leurs épreuves ? Et nous, d’où nous vient aujourd’hui l’occasion de rendre fidèlement grâce à Dieu, sinon du souvenir de saint Jean assassiné pour la justice, c’est-à-dire pour le Christ ?  Oui, Jean Baptiste a sacrifié de tout cœur sa vie ici-bas pour l’amour du Christ ; il a préféré mépriser les ordres du tyran, (Hérode) plutôt que ceux de Dieu. Cet exemple nous enseigne que rien ne doit nous être plus cher que la volonté de Dieu. Plaire aux hommes ne sert pas à grand-chose ; souvent même cela nuit grandement… C’est pourquoi, avec tous les amis de Dieu, mourons à nos péchés et à nos agitations, foulons aux pieds notre amour-propre dévié, et veillons à laisser croître en nous l’amour fervent du Christ. 

 

Chers jeunes, J’adresse un salut à tous, et particulièrement aux jeunes qui m’ont posé leurs questions et je les remercie de la sincérité avec laquelle ils ont exprimé des inquiétudes qui, d’une certaine manière, traduisent votre aspiration unanime à faire quelque chose de grand dans votre vie, quelque chose qui vous donne le bonheur en plénitude. Mais comment un jeune peut-il être fidèle à la foi chrétienne et vivre en cherchant à atteindre de grands idéaux dans la société actuelle ? Dans l’évangile que nous avons écouté, Jésus nous donne une réponse à cette question importante : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour » (Jn 15, 9). Oui, chers amis, Dieu nous aime. Telle est la grande vérité de notre vie, celle qui donne sens à tout le reste. Nous ne sommes pas le fruit du hasard ou de l’irrationnel, mais, à l’origine de notre existence, il y a un projet d’amour de Dieu. Demeurer dans son amour, c’est vivre enraciné dans la foi, parce que la foi n’est pas la simple acceptation de vérités abstraites, mais une relation intime avec le Christ qui nous amène à ouvrir notre cœur à ce mystère d’amour et à vivre comme des personnes qui se savent aimées de Dieu. Si vous demeurez dans l’amour du Christ, enracinés dans la foi, vous rencontrerez, même au milieu des contradictions et des souffrances, la source de la joie et de l’allégresse.La foi ne s’oppose pas à vos idéaux les plus élevés ; au contraire, elle les exalte et les porte à leur perfection. Chers jeunes, ne vous conformez pas à moins qu’à la Vérité et à l’Amour, ne vous conformez pas à moins qu’au Christ. C’est précisément maintenant au moment où la culture relativiste dominante refuse et déprécie la recherche de la vérité – la plus haute aspiration de l’esprit humain – que nous devons proposer avec courage et humilité la valeur universelle du Christ comme sauveur de tous les hommes et source d’espérance pour notre vie. Lui, qui a pris sur lui nos afflictions, connaît bien le mystère de la douleur humaine et montre sa présence aimante à tous ceux qui souffrent. Ceux-ci, à leur tour, unis à la passion du Christ, participent de plus près à son œuvre de rédemption. En outre, notre attention désintéressée envers les malades et les personnes dans le besoin sera toujours un témoignage humble et silencieux du visage de la compassion de Dieu. Chers amis, qu’aucune adversité ne vous paralyse. N’ayez pas peur du monde, ni de l’avenir, ni de votre faiblesse. Le Seigneur vous a donné de vivre en ce moment de l’histoire, pour que, grâce à votre foi, son Nom retentisse sur toute la terre. En cette veillée de prière, je vous invite à demander à Dieu de vous aider à découvrir votre vocation dans la société et dans l’Église, et à persévérer en elle avec joie et fidélité. Il vaut la peine de sentir en nous-mêmes l’appel du Christ et de suivre avec courage et générosité le chemin qu’il nous propose. Le Seigneur appelle beaucoup d’entre vous au mariage, où un homme et une femme, en ne formant qu’une seule chair (cf. Gn 2, 24), se réalisent en une profonde vie de communion. C’est un horizon tout à la fois lumineux et exigeant, un projet d’amour véritable qui se renouvelle et s’approfondit chaque jour par le partage des joies et des difficultés, et qui se caractérise par une offrande de la personne tout entière. C’est pourquoi reconnaître la beauté et la bonté du mariage, c’est être conscient du fait que seul un contexte de fidélité et d’indissolubilité ainsi que d’ouverture au don divin de la vie est en accord avec la grandeur et la dignité de l’amour des époux. À d’autres, en revanche, le Christ lance un appel à le suivre de plus près dans le sacerdoce et la vie consacrée. Que c’est beau de savoir que Jésus te cherche, te fais confiance et, avec sa voix reconnaissable entre toutes, te dit aussi à toi : « Suis-moi » (cf. Mc 2, 14).

Que deviennent les étoiles qui ont épuisé tout l’hydrogène dont elles tiraient leur énergie ? Pour les étoiles de masse comparable à celle de notre Soleil, le centre se condense en naine blanche tandis que les couches atmosphériques externes sont expulsées dans l’espace et y forment une nébuleuse planétaire. La nébuleuse planétaire visible ici, Shapley 1, qui doit son nom à l’astronome réputé Harlow Shapley, présente une forme annulaire très nette. Bien que, vues depuis la Terre, ces nébuleuses puissent ressembler à des planètes, d’où leur nom, elles se trouvent en réalité autour d’étoiles très éloignées de notre système solaire.(A.P.D.)

Pape Benoît XVI .

Celui qui prie ne perd jamais l’espérance, même lorsqu’il en vient à se trouver dans des situations difficiles voire humainement désespérées. C’est ce que nous enseigne la Sainte Écriture et ce dont témoigne l’histoire de l’Église : Thérèse Bénédicte de la Croix, Édith Stein, dont nous avons célébré la fête le 9 août, et Maximilien Marie Kolbe, que nous célébrerons le 14 août, veille de la solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Tous deux ont conclu leur vie terrestre par le martyre dans le camp d’Auschwitz; C’est  dans leur martyre que resplendit l’éclair de l’amour, qui vainc les ténèbres de l’égoïsme et de la haine. A saint Maximilien Kolbe sont attribuées les paroles suivantes qu’il aurait prononcées en pleine fureur de la persécution nazie : « La haine n’est pas une force créatrice : seul l’amour en est une »… 
Édith Stein, le 6 août 1942, à trois jours de sa fin dramatique, approchant de ses consœurs du monastère de Echt, en Hollande, leur a dit : « Je suis prête à tout. Jésus est ici aussi au milieu de nous. Jusqu’à présent j’ai pu très bien prier et j’ai dit de tout mon cœur :  Je te salue, ô croix, notre unique espérance ‘ ». Des témoins qui sont parvenus à échapper au massacre horrible ont raconté que Thérèse Bénédicte de la Croix, tandis qu’elle revêtait l’habit carmélitain, avançait consciemment vers sa mort. Elle se distinguait par son comportement empli de paix, par son attitude sereine et par des manières calmes et attentives aux nécessités de tous.

 Immortalisé la semaine dernière, ce portrait d’une montagne enneigée au petit matin est une scène rarissime : ce ciel exceptionnel n’est autre que celui du Cerro Paranal, à 2600 m d’altitude, réputé pour son absence de précipitations. C’est bien sûr pour cette raison que ce lieu a été choisi par l’Observatoire européen austral afin d’accueillir son ensemble de télescopes formant le VLT. Si l’on tient compte du nombre de satellites actuellement en orbite, il n’est en revanche pas étonnant que l’un d’entre eux se soit également glissé dans la composition, en haut à gauche de l’image. Quant à la longue traînée laissée par une brillante étoile filante, sur la droite, ce n’est pas non plus une rareté en cette période de l’année, puisque nous approchons du pic de la pluie d’étoiles filantes des Perséides, attendu pour la nuit du 12 au 13 août. Non, ce qui fait la rareté de cette image, c’est bien sûr la neige, puisque le Cerro Paranal se trouve dans le désert chilien d’Atacama, un des endroits les plus secs de la planète.(A.P.D.)

Position  de 3 sondes dans l’espace par rapport au système solaire (A.P.D.)

Article sur la crise économique actuelle:

 

 La nébuleuse de la Rosette (NGC 2237) n’est pas le seul nuage cosmique de gaz et de poussières à évoquer l’image d’une fleur. Parmi les nombreuses et excellentes photographies de la nébuleuse de la Rosette soumises aux éditeurs de l’Image Astronomique du Jour, celle-ci semblait la plus appropriée, car elle intègre dans sa composition une longue tige d’hydrogène luminescent. Sur le bord d’un grand nuage moléculaire dans la constellation de la Licorne, à 5000 années-lumière, les pétales de cette rose sont en fait des pouponnières d’étoiles. Leur forme symétrique admirable est sculptée par des vents et des radiations issus de son son amas central de jeunes étoiles chaudes. Ces étoiles, dans l’amas actif NGC 2244, n’ont que quelques millions d’années, et la cavité dans la nébuleuse de la Rosette a un diamètre d’environ 50 années-lumière.  (A.P.D.).

Pape Benoît XVI : Exhortation apostolique « Sacramentum caritatis ».

       « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie » (Jn 6,51). Par ces paroles, le Seigneur révèle la véritable signification du don de sa propre vie pour tous les hommes, nous montrant aussi la profonde compassion qu’il a pour toute personne. En effet, à de nombreuses reprises, les évangiles nous rapportent les sentiments de Jésus à l’égard des hommes, tout particulièrement des personnes qui souffrent et des pécheurs. À travers un sentiment profondément humain, il exprime l’intention salvifique de Dieu pour tout homme, afin qu’il atteigne la vraie vie.

   

Hickson 44 dans le Lion

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Image Crédit & Copyright: Stephen Leshin
Passant les cieux au peigne fin à la recherche de galaxies, l’astronome canadien Paul Hickson et ses collègues identifièrent une centaine de groupes compacts de galaxies, qui du coup sont aujourd’hui appelés groupes compacts d’Hickson. Les quatre plus grandes galaxies visibles sur cette image forment l’un d’eux, Hickson 44, situé à quelque 100 millions d’années-lumière de nous, dans la constellation du Lion. Les deux galaxies spirales se trouvant au centre de l’image sont NGC 3190, vue par la tranche avec ses bandes tordues de poussière caractéristiques, et NGC 3187, en forme de « S ». Associées à la brillante galaxie elliptique NGC 3193, sur la droite, elles forment l’ensemble de galaxies particulières Arp 316. La spirale en haut à gauche est NGC 3185, le 4e membre du groupe de Hickson. Comme d’autres galaxies des groupes de Hickson, elles montrent des signes de distorsion et de flambées d’étoiles, indices manifestes des tiraillements gravitationnels que ces galaxies exercent les unes sur les autres, et qui finiront sans doute, à l’échelle des temps cosmiques, par des fusions de galaxies. Ces fusions sont à présent analysées comme une phase normale du processus d’évolution des galaxies, notre Voie lactée y compris. Pour donner une idée de l’échelle, sachez que NGC 3190 fait dans les 75 000 années-lumière de diamètre.
 

Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche, évêque de Constantinople. 
Homélie sur l’Evangile de Matthieu : 15,21-28.

Alors qu’elle devrait se retirer découragée, la Cananéenne approche de plus près et, adorant Jésus, elle lui dit : « Seigneur, viens à mon secours ! » Mais alors, femme…, tu ne l’as pas entendu dire : « Je n’ai été envoyé que pour les brebis perdues de la maison d’Israël » ? Je l’ai entendu, réplique-t-elle ; mais je sais qu’il est le Seigneur de toutes choses…
C’est parce qu’il prévoyait sa réponse que le Christ retardait d’exaucer sa prière. Il refusait sa demande pour souligner sa piété. S’il n’avait pas voulu l’exaucer, il ne lui aurait pas accordé sa demande à la fin… Ses réponses n’étaient pas destinées à lui faire de la peine, mais plutôt à l’attirer et à révéler ce trésor caché.
Mais considère, je te prie, en même temps que sa foi, son humilité profonde. Jésus a donné aux juifs le nom d’enfants ; la Cananéenne renchérit encore sur ce titre et les appelle des maîtres, tant elle était loin d’être jalouse des louanges prodiguées aux autres : « Les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table des maîtres »… Et c’est à cause de son humilité qu’elle a été admise au nombre des enfants. Le Christ lui dit alors : « Femme, ta foi est grande ». Il lui tardait de prononcer cette parole et de récompenser cette femme : «   Qu’il t’advienne selon ton désir ! »… Tu le vois, la Cananéenne a une grande part dans la guérison de sa fille. En effet, le Christ ne dit pas : Que ta fille soit guérie, mais : « Ta foi est grande, qu’il t’advienne selon ton désir ! » Et remarque encore bien ceci : là où les apôtres avaient échoué et n’avaient rien obtenu, elle a réussi. Telle est la puissance d’une prière persévérante.

Parfois, il fait nuit sur Terre mais plein jour dans les airs. Alors que la Terre tourne sur elle-même et que l’horizon ouest nous masque peu à peu le Soleil, le crépuscule montedu sol. Par conséquent, alors que le soleil se couche sur Terre, il illumine encore les nuages situés au-dessus. Dans des circonstances habituelles, on peut admirer un splendide coucher de Soleil. Mais il arrive que les choses n’en restent pas là, et que des nuages noctiluques fassent leur apparition : ils sont si hauts dans le ciel que le Soleil continue à les éclairer bien après son coucher sur Terre. Normalement trop ténus pour être vus, on peut les voir au coucher du Soleil en été. Les nuages noctiluques sont les plus hauts nuages connus et sont sans doute à rattacher aux nuages mésosphériques polaires. Immortalisé ici le mois dernier, ce réseau de nuages noctiluques exhibe une lueur surnaturelle à la nuit tombante près d’Edmonton, dans l’Alberta, Canada. Beaucoup de choses ont été découvertes sur les nuages noctiluques en l’espace de quelques années, même si la façon dont ils forment et ils évoluent reste un actif sujet de recherche. (Article tiré de Astronomy Picture of the day du 20 Juillet).

Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien. Sermons on Subjects of the Day, n°6, « Faith and Experience », 2.4

« Sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle », Matthieu 16,13-23 : C’était autrefois une source de perplexité pour les croyants, comme nous le lisons dans les psaumes et les prophètes, de voir que les méchants réussissaient là où les serviteurs de Dieu semblaient échouer. Il en est de même au temps de l’Évangile. Et pourtant l’Église a ce privilège spécial, que ne possède aucune autre religion, de savoir qu’ayant été fondée lors de la première venue du Christ, elle ne disparaîtra pas avant son retour. Cependant, dans chaque génération, il semble qu’elle succombe et que ses ennemis triomphent. Le combat entre l’Église et le monde a ceci de particulier : il semble toujours que le monde l’emporte sur elle ; mais c’est elle, en fait, qui gagne. Ses ennemis triomphent constamment, la disant vaincue ; ses membres perdent souvent l’espoir. Mais l’Église demeure… Les royaumes se fondent et s’écroulent ; les nations s’étendent et se resserrent ; les dynasties commencent et finissent ; les princes naissent et meurent ; les coalitions, les partis, les ligues, les métiers, les corporations, les institutions, les philosophies, les sectes et les hérésies se font et se défont. Ils ont leur temps, mais l’Église est éternelle. Et cependant, en leur temps, ils paraissent avoir une grande importance…
En ce moment, beaucoup de choses mettent notre foi à l’épreuve. Nous ne voyons pas l’avenir ; nous ne voyons pas que ce qui semble réussir maintenant et se pavaner ne durera pas longtemps. Aujourd’hui, nous voyons des philosophies, des sectes et des clans s’étendre, florissants. L’Église paraît pauvre et impuissante… Prions Dieu, pour qu’il nous instruise : nous avons besoin d’être enseignés par lui, nous sommes bien aveugles. Une fois, quand les paroles du Christ les avaient mis à l’épreuve, les apôtres lui ont dit : « Augmente notre foi » (Lc 17,5). Venons à lui sincèrement : nous ne nous connaissons pas ; nous avons besoin de sa grâce. Quelle que soit la perplexité que le monde nous inspire…, venons à lui avec un esprit pur et sincère. Demandons-lui humblement de nous montrer ce que nous ne comprenons pas, de rabaisser notre cœur quand il s’obstine, et de nous donner de l’aimer et de lui obéir loyalement dans notre recherche.

   

Le jet de la galaxie M87

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Image Crédit: J. A. Biretta et al., Hubble Heritage Team (STScI /AURA), NASA
Qu’est-ce qui provoque l’émanation de ce gigantesque jet depuis le centre de la galaxie M87 ? Bien qu’il ait été observé dès le 20e siècle, son origine reste débattue. Cette image prise par le télescope spatial Hubble en 1998 le révèle en détails. L’hypothèse actuellement privilégiée envisage que ce jet soit créé par le gaz tourbillonnant autour d’un trou noir massif situé au centre de la galaxie. Il en résulterait ce chalumeau de 5000 années-lumière de long où les électrons sont éjectés à une vitesse proche de celle de la lumière, émettant une lumière bleue surnaturelle au cours d’une spirale magnétique. M87 est une galaxie elliptique géante ne se trouvant qu’à 50 millions d’années-lumière de nous, dans l’amas de galaxies de la Vierge. Les discrets points lumineux environnant M87 sont de très vieux et vastes amas d’étoiles globulaires.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,28-30.

Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, Lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. Paul dit aussi : « J’ai accepté de tout perdre afin de gagner le Christ » (Ph 3,8). Par le mot « tout » il entend les belles perles, et par « gagner le Christ » l’unique perle de grand prix.

L’Astéroide 2011 MD 

Astéroïde
 
 

Un petit astéroïde découvert récemment doit passer à proximité de la Terre Mardi 28 Juin, ,  s’approchant au plus près à 12.000 km, sans présenter de danger, a annoncé le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa dans un communiqué. Cette distance représente trois centièmes de la distance de la Terre à la Lune,  qui est de 400.000 kilomètres .

L’astéroïde mesure environ 22 mètres de largeur et a été repéré par le télescope du « Catalina Sky Survey » près de Tucson dans l’Arizona dont la mission est de découvrir des comètes et autres objets géocroiseurs, c’est-à-dire évoluant à proximité de la Terre. « Des passages d’objets au large de notre planète à une distance inférieure à celle de la Terre à la Lune se produisent plusieurs fois par an« , souligne Don Yeomans, un scientifique du JPL.
 
La Nasa détecte et traque les astéroïdes et les comètes passant à proximité de la Terre en recourant à la fois à des télescopes terrestres et sur orbite comme Hubble. Le programme d’observation des objets passant près de la Terre, communément appelé « Spaceguard », les découvre et évalue leurs dimensions et leur trajectoire pour déterminer s’ils représentent un danger potentiel. En janvier dernier, un petit astéroïde était passé beaucoup plus près de notre planète à 130.000 km.

                     

 Le 15 juin 2011, la lune éclipsée était particulièrement sombre et se trouvait dans la même direction que le centre de notre galaxie, la Voie lactée. Ce panorama permet d’embrasser du regard un instant de la phase de totalité de l’éclipse de Lune telle qu’elle était visible dans le nord de l’Iran. Il est formé de 8 images individuelles prises chacune avec un temps de pose de 40 secondes. Le globe lunaire cuivré se trouve juste au-dessus du fourneau de la nébuleuse de la Pipe, à droite des nébuleuses de la Lagune et Trifide, et des nuages de poussière masquant le centre de la galaxie. Sur la droite, c’est la rougeoyante Antarès qui assure le spectacle, accompagnée des nuages colorés de Rho Ophiuchi. Passez votre curseur sur l’image disponible ici pour avoir accès à la version légendée. La phase de totalité de cette première éclipse de 2011 a duré 100 minutes. Elle était visible depuis la majeure partie de la planète, à l’exception notable des Amériques Centrale et du Nord. (Image Credit & Copyright: Babak Tafreshi (TWAN) .

Lundi 13 juin 2011 (ZENIT.org) –Homélie de la Pentecôte du pape Benoît XVI .

Chers frères et sœurs !

Nous célébrons aujourd’hui la grande solennité de la Pentecôte. Si, en un certain sens, toutes les solennités liturgiques de l’Eglise sont grandes, celle de la Pentecôte l’est d’une manière particulière, parce qu’elle marque, au bout de cinquante jours, l’accomplissement de l’événement de la Pâque, de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus, à travers le don de l’Esprit du Ressuscité. L’Eglise nous a préparés à la Pentecôte dans les jours précédents, à travers sa prière, avec l’invocation répétée et intense à Dieu pour obtenir une effusion renouvelée de l’Esprit Saint sur nous. L’Eglise a revécu ainsi ce qui est advenu à ses origines, lorsque les Apôtres, réunis au Cénacle de Jérusalem, « étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1, 14). Ils étaient réunis dans l’attente humble et confiante que s’accomplisse la promesse du Père qui leur avait été communiquée par Jésus : « C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours… vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous » (Ac 1, 5.8).

Dans la liturgie de la Pentecôte, au récit des Actes des Apôtres sur la naissance de l’Eglise (cf. Ac 2, 1-11), correspond le Psaume 103 que nous avons écouté, une louange de toute la création, qui exalte l’Esprit Créateur qui a fait toute chose avec sagesse : « Que tes œuvres sont nombreuses, Seigneur ! toutes avec sagesse tu les fis, la terre est remplie de ta richesse… A jamais soit la gloire du Seigneur, que le Seigneur se réjouisse en ses œuvres ! » (Ps 103, 24.31). Ce que veut nous dire l’Eglise est ceci : l’Esprit créateur de toutes les choses, et l’Esprit Saint que le Christ a fait descendre du Père sur la communauté des disciples, sont un et identique : création et rédemption s’appartiennent réciproquement et constituent, en profondeur, un unique mystère d’amour et de salut. L’Esprit Saint est avant tout Esprit Créateur et donc la Pentecôte est aussi fête de la création. Pour nous chrétiens, le monde est le fruit d’un acte d’amour de Dieu, qui a fait toute chose et duquel Il se réjouit parce que « cela est bon », « cela est très bon », comme le dit le récit de la création (cf. Gn 1, 1-31). Dieu n’est pas le totalement Autre, innommable et obscur. Dieu se révèle, il a un visage, Dieu est raison, Dieu est volonté, Dieu est amour, Dieu est beauté. La foi dans l’Esprit Créateur et la foi dans l’Esprit que le Christ Ressuscité a donné aux Apôtres et donne à chacun de nous, sont alors inséparablement liées.

La deuxième lecture et l’Evangile d’aujourd’hui nous montrent ce lien. L’Esprit Saint est Celui qui nous fait reconnaître en Christ le Seigneur, et nous fait prononcer la profession de foi de l’Eglise : « Jésus est Seigneur » (cf. 1 Co 12, 3b). Seigneur est le titre attribué à Dieu dans l’Ancien Testament, titre qui dans la lecture de la Bible prenait la place de son nom imprononçable. Le Credo de l’Eglise n’est rien d’autre que le développement de ce qui est dit à travers cette simple affirmation : « Jésus est Seigneur ». De cette profession de foi, saint Paul nous dit qu’il s’agit précisément de la parole et de l’œuvre de l’Esprit. Si nous voulons être dans l’Esprit Saint, nous devons adhérer à ce Credo. En le faisant nôtre, en l’acceptant comme notre parole, nous accédons à l’œuvre de l’Esprit Saint. L’expression « Jésus est Seigneur » peut se lire dans les deux sens. Elle signifie : Jésus est Dieu, et dans le même temps : Dieu est Jésus. L’Esprit Saint éclaire cette réciprocité : Jésus a une dignité divine et Dieu a le visage humain de Jésus. Dieu se montre en Jésus et il nous donne ainsi la vérité sur nous-mêmes. Se laisser éclairer en profondeur par cette parole, tel est l’événement de la Pentecôte. En récitant le Credo nous entrons dans le mystère de la première Pentecôte : après le désordre de Babel, de ces voix qui crient l’une contre l’autre, a lieu une transformation radicale : la multiplicité se fait unité multiforme, à travers le pouvoir unificateur de la Vérité grandit la compréhension. Dans le Credo qui nous unit de tous les coins de la Terre, qui, à travers l’Esprit Saint, fait en sorte que l’on se comprenne même dans la diversité des langues, à travers la foi, l’espérance et l’amour, se forme la nouvelle communauté de l’Eglise de Dieu.

Le passage évangélique nous offre ensuite une merveilleuse image pour éclairer le lien entre Jésus, l’Esprit Saint et le Père : l’Esprit Saint est représenté comme le souffle de Jésus Christ ressuscité (cf. Jn 20, 22). L’évangéliste Jean reprend ici une image du récit de la création, là où il est dit que Dieu souffla dans les narines de l’homme une haleine de vie (cf Gn 2, 7). Le souffle de Dieu est vie. Aujourd’hui, le Seigneur souffle dans notre âme la nouvelle haleine de vie, l’Esprit Saint, son essence la plus intime, et il l’accueille de cette manière dans la famille de Dieu. A travers le baptême et la confirmation nous est fait ce don de manière spécifique, et à travers les sacrements de l’Eucharistie et de la pénitence, il se répète continuellement : le Seigneur souffle dans notre âme une haleine de vie. Tous les sacrements, chacun à leur manière, communiquent à l’homme la vie divine, grâce à l’Esprit Saint qui œuvre en eux.

Dans la liturgie d’aujourd’hui nous saisissons encore un lien supplémentaire. L’Esprit Saint est Créateur, il est en même temps Esprit de Jésus Christ, mais de façon à ce que le Père, le Fils et l’Esprit Saint soient un seul et unique Dieu. Et à la lumière de la première Lecture nous pouvons ajouter : l’Esprit Saint anime l’Eglise. Elle ne dérive pas de la volonté humaine, de la réflexion, de l’habileté de l’homme ou de sa grande capacité d’organisation, car s’il en était ainsi, elle se serait déjà éteinte depuis longtemps, comme toute chose humaine passe. L’Eglise en revanche est le Corps du Christ, animé par l’Esprit Saint. Les images du vent et du feu, utilisées par saint Luc pour représenter la venue de l’Esprit saint (cf. Ac 2, 2-3), rappellent le Sinaï, où Dieu s’est révélé au peuple d’Israël et lui avait concédé son alliance ; « la montagne du Sinaï était toute fumante – lit-on dans le Livre de l’Exode –, parce que le Seigneur y était descendu dans le feu » (19, 18). En effet, Israël fêta le cinquantième jour après Pâques, après la commémoration de la fuite d’Egypte, comme la fête du Sinaï, la fête du Pacte. Quand saint Luc parle de langues de feu pour représenter l’Esprit Saint, on rappelle l’antique Pacte, établi sur la base de la Loi reçue par Israël sur le Sinaï. Ainsi, l’événement de la Pentecôte est représenté comme un nouveau Sinaï, comme le don d’un nouveau Pacte où l’alliance avec Israël est étendue à tous les peuples de la Terre, où tombent toutes les barrières de l’ancienne Loi et apparaît son cœur le plus saint et immuable, c’est-à-dire l’amour, que l’Esprit Saint justement communique et diffuse, l’amour qui embrasse toute chose. Dans le même temps, la Loi s’élargit, s’ouvre, tout en devenant plus simple : c’est le Nouveau Pacte, que l’Esprit « écrit » dans les cœurs de ceux qui croient dans le Christ. L’extension du Pacte à tous les peuples de la Terre est représentée par saint Luc à travers une énumération de populations considérables pour l’époque (cf. Ac 2, 9-11). A travers une chose très importante nous est ainsi communiquée que l’Eglise est catholique dès le premier moment, que son universalité n’est pas le fruit de l’agrégation successive de différentes communautés. Dès le premier instant, en effet, l’Esprit Saint l’a créée comme l’Eglise de tous les peuples ; elle embrasse le monde entier, dépasse toutes les frontières de race, de classe, de nation : elle abat toutes les barrières et unit les hommes dans la profession du Dieu un et trine. Dès le début, l’Eglise est une, catholique et apostolique : c’est sa vraie nature et elle doit être reconnue comme telle. Elle est sainte non pas grâce à la capacité de ses membres, mais parce que Dieu lui-même, avec son Esprit, la crée, la purifie et la sanctifie toujours.

Enfin l’Evangile d’aujourd’hui nous offre cette très belle expression : « Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur » (Jn 20, 20). Ces paroles sont profondément humaines. L’Ami perdu est à nouveau présent, et qui était jusque là bouleversé se réjouit. Mais celle-ci nous dit bien davantage. Parce que l’Ami perdu ne vient pas d’un lieu quelconque, mais de la nuit de la mort : et Il l’a traversée ! Il n’est plus un parmi d’autres, mais il est l’Ami et en même temps Celui qui est la Vérité qui fait vivre les hommes ; et ce qu’il donne n’est pas une joie quelconque, mais c’est la joie même, don de l’Esprit saint. Oui, il est bon de vivre parce que je suis aimé, et c’est la Vérité qui m’aime. Les disciples furent remplis de joie, en voyant le Seigneur. Aujourd’hui, à la Pentecôte, cette expression nous est destinée aussi, parce que dans la foi nous pouvons Le voir ; dans la foi Il vient parmi nous et à nous aussi Il nous montre ses mains et son côté, et nous en sommes remplis de joie. C’est pourquoi nous voulons prier : Seigneur, montre-toi ! Fais-nous le don de ta présence, et nous aurons le don le plus beau : ta joie. Amen !

                                                 Ciel de Montpellier le 8 Juin à 22 H.

Mercredi 8 juin 2011  (ZENIT.org) : Benoît XVI  invite les fidèles à se préparer à la solennité de la Pentecôte: « Je vous exhorte, chers jeunes,  à invoquer souvent l’Esprit Saint, qui fait de vous des témoins du Christ intrépides ». « Que l’Esprit Consolateur vous aide, chers malades, à accueillir avec foi le mystère de la douleur », « et qu’il vous soutienne, chers nouveaux mariés, dans la construction de votre famille sur le fondement solide de l’Evangile ». le pape a rappelé les dons de l’Esprit Saint : «  Demandons de façon spéciale les dons de l’Esprit Saint : sagesse, intelligence, science, conseil, force, piété, crainte de Dieu et tous les autres que nous apporte le Consolateur comme fruits du mystère pascal du Christ. Que l’Esprit de Dieu renforce notre foi, réveille l’espérance et embrase l’amour ».

A droite, la navette spatiale  avant son départ de « Kennedy Space Center » (Cap Canaveral); elle est arrimée à la « Station spatiale ISS « , à gauche;  « ISS » a 110 m de largeur, 74 m de longueur et 30 m de hauteur et a une masse d’environ 400 tonnes;  Les panneaux solaires ont une superficie de 2 500 m2, fournissent 110 kW d’électricité. Elle se déplace en orbite autour de la Terre à une altitude d’environ 350 kilomètres et à une vitesse de 27 700 km/h (7,7 km/s), en faisant le tour de la planète 15 fois par jour. Depuis novembre 2009, la station a un équipage permanent de 6 personnes  !  Le prochain  décollage de la navette spatiale est prévu vers le 8 juillet. Cliquez sur  » décollage  » , pour voir son décollage, et  regardez son  aterrissage sur  http://youtu.be/YOxZsbyjSb8 ! Regardez aussi le résumé de cette histoire: http://www.youtube.com/watch_popup?v=KZrFC988Thc

Extraordinaire, n’est-ce pas !

              The current position of the ISS
         Position actuelle de l’ISS 

 

 

 

 

Dimanche 5 juin 2011 (ZENIT.org) – Homélie de Benoît XVI  à Zagreb :

Chers frères et sœurs,

Nous avons célébré, il y a peu, l’Ascension du Seigneur et nous nous préparons à recevoir le grand don du Saint-Esprit. Dans la première lecture, nous avons vu comment la communauté apostolique était réunie en prière dans le Cénacle avec Marie, la Mère de Jésus (cf. Ac 1, 12-14). C’est là un portrait de l’Église qui plonge ses racines dans l’événement pascal : le Cénacle, en effet, est le lieu où Jésus institua l’Eucharistie et le Sacerdoce, au cours de la Dernière Cène, et où, ressuscité des morts, il répandit l’Esprit Saint sur ses Apôtres le soir de Pâques (cf. Jn 20, 19-23). A ses disciples, le Seigneur avait ordonné « de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis » (cf. Ac 1, 4) ; il avait plutôt demandé qu’ils restent ensemble pour se préparer à recevoir le don de l’Esprit Saint. Et ils se réunirent pour prier avec Marie au Cénacle dans l’attente de l’événement promis (cf. Ac 1, 14). Rester ensemble fut la condition mise par Jésus pour accueillir la venue du Paraclet, et la prière prolongée fut la condition nécessaire de leur concorde. Nous trouvons ici une formidable leçon pour chaque communauté chrétienne. On pense parfois que l’efficacité missionnaire dépend principalement d’une programmation consciencieuse et de son intelligente mise en œuvre par un engagement concret. Certes, le Seigneur demande notre collaboration, mais avant n’importe quelle réponse de notre part, son initiative est nécessaire : c’est son Esprit le vrai protagoniste de l’Église, à invoquer et à accueillir. Dans l’Évangile, nous avons écouté la première partie de ce qu’on appelle « la prière sacerdotale » de Jésus (cf. Jn 17, 1-11a) – en conclusion des discours d’adieux – pleine de confidence, de douceur et d’amour. Elle est appelée « prière sacerdotale », parce qu’en elle, Jésus se présente dans l’attitude du prêtre qui intercède pour les siens, au moment où il va quitter ce monde. Le passage est dominé par le double thème de l’heure et de la gloireIl s’agit de l’heure de la mort (cf. Jn 2, 4 ; 7, 30 ; 8, 20), l’heure au cours de laquelle le Christ doit passer de ce monde au Père (13, 1). Mais elle est aussi, en même temps, l’heure de sa glorification qui s’accomplit à travers la croix, appelée par l’évangéliste Jean « exaltation », c’est-à-dire élévation, montée dans la gloire : l’heure de la mort de Jésus, l’heure de l’amour suprême, est l’heure de sa gloire la plus haute. Pour l’Église aussi, pour chaque chrétien, la gloire la plus haute est celle de la Croix, c’est vivre la charité, don total à Dieu et aux autres.

Jets de plasma expulsés par le trou noir central de la massive galaxie spirale Centaurus A ; Ces jets de Centaurus A dépassent le million d’années-lumière de long. La façon dont le trou noir central expulse ainsi une partie de la matière qui se précipite vers lui est encore inconnue. Cependant après avoir dépassé la galaxie, ces jets gonflent de vastes bulles émissives en radio qui brillent probablement pendant des millions d’années. Lorsqu’elles sont de nouveau excitées, les bulles radio peuvent recommencer à émettre un milliard d’années après avoir été émises. Le rayonnement X est ici matérialisé en bleu, tandis que le rayonnement micro-onde est en orange, tout ceci en fausses couleurs. L’image en insert présente de nouvelles images en radio, avec des détails inédits de la première année-lumière du jet central.

Credit: ESO/WFI (visible); MPIfR/ESO/APEX/A. Weiss et al. (microwave); NASA/CXC/CfA/R. Kraft et al. (X-ray); Inset: NASA/TANAMI/C. Müller et al. (radio)

 

Catéchèse de Benoît XVI, le 11 mai 2011.(ZENIT.org)

 Chers frères et sœurs,

Je voudrais aujourd’hui continuer à réfléchir sur la façon dont la prière et le sentiment religieux font partie de l’homme tout au long de son histoire. Nous vivons à une époque où les signes du sécularisme sont évidents. Dieu semble avoir disparu de l’horizon de certaines personnes ou devenu quelque chose qui laisse indifférent. Nous voyons toutefois, en même temps, de nombreux signes qui nous indiquent un réveil du sentiment religieux, une redécouverte de l’importance de Dieu pour la vie de l’homme, une exigence de spiritualité, le besoin de dépasser une vision purement horizontale, matérielle de la vie humaine. Si l’on regarde l’histoire récente, on constate l’échec de ceux qui, à l’époque des Lumières, prévoyaient la disparition des religions et exaltaient une raison absolue, détachée de la foi, une raison qui devait écraser les ténèbres des dogmatismes religieux et dissoudre le « monde du sacré », en restituant à l’homme sa liberté, sa dignité et son autonomie de Dieu. L’expérience du siècle dernier, avec les deux guerres mondiales tragiques, a remis en question ce progrès que la raison autonome, l’homme sans Dieu, semblait pouvoir garantir.

Le Catéchisme de l’Eglise catholique affirme : « Par la création Dieu appelle tout être du néant à l’existence… Même après avoir perdu la ressemblance avec Dieu par son péché, l’homme reste à l’image de son Créateur. Il garde le désir de Celui qui l’appelle à l’existence. Toutes les religions témoignent de cette quête essentielle des hommes » . Nous pourrions dire – comme je l’ai montré dans la dernière catéchèse – qu’il n’y a eu aucune grande civilisation, des temps les plus reculés jusqu’à nos jours, qui n’ait été religieuse.

L’homme est par nature religieux, il est homo religiosus comme il est homo sapiens et homo faber : « Le désir de Dieu – affirme encore le Catéchisme – est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu » (n. 27). L’image du Créateur est imprimée dans son être et il ressent le besoin de trouver une lumière pour donner une réponse aux questions qui concernent le sens profond de la réalité ; réponse qu’il ne peut trouver en lui-même, dans le progrès, dans la science empirique. L’homo religiosus ne ressort pas seulement des mondes antiques, il traverse toute l’histoire de l’humanité. A ce propos, le riche terrain de l’expérience humaine a vu naître diverses formes de religiosité, dans la tentative de répondre au désir de plénitude et de bonheur, au besoin de salut, à la recherche de sens. L’homme « numérique », tout comme celui des cavernes, cherche dans l’expérience religieuse le moyen de dépasser sa finitude et d’assurer son aventure terrestre précaire. D’ailleurs, sans un horizon transcendant, la vie perdrait son sens plénier et le bonheur, auquel nous tendons tous, est projeté spontanément vers l’avenir, dans un lendemain qui reste encore à réaliser. Le Concile Vatican II, dans la déclaration Nostra aetate, l’a souligné de façon synthétique : « Les hommes attendent des diverses religions la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine, qui, hier comme aujourd’hui, agitent profondément le cœur humain : Qu’est-ce que l’homme ? Quel est le sens et le but de la vie ? Qu’est-ce que le bien et qu’est-ce que le péché ? Quels sont l’origine et le but de la souffrance ? Quelle est la voie pour parvenir au vrai bonheur ? Qu’est-ce que la mort, le jugement et la rétribution après la mort ? Qu’est-ce enfin que le mystère dernier et ineffable qui embrasse notre existence, d’où nous tirons notre origine et vers lequel nous tendons ? » (n. 1). L’homme sait qu’il ne peut répondre seul à son besoin fondamental de comprendre. Même s’il a nourri et nourrit encore l’illusion de se suffire à lui-même, il fait l’expérience de ne pas se suffire à lui-même. Il a besoin de s’ouvrir à autre chose, à quelque chose ou à quelqu’un qui puisse lui donner ce qui lui manque, il doit sortir de lui-même pour aller vers Celui qui est en mesure de remplir l’ampleur et la profondeur de son désir. L’homme porte en lui une soif d’infini, une nostalgie d’éternité, une recherche de beauté, un désir d’amour, un besoin de lumière et de vérité, qui le poussent vers l’Absolu ; l’homme porte en lui le désir de Dieu. Et l’homme sait, d’une certaine façon, qu’il peut s’adresser à Dieu, il sait qu’il peut le prier. Saint Thomas d’Aquin, l’un des plus grands théologiens de l’histoire, définit la prière comme l’« expression du désir que l’homme a de Dieu ». Cette attraction vers Dieu, que Dieu lui-même a placée dans l’homme, est l’âme de la prière, qui revêt ensuite tant de formes et de modalités selon l’histoire, le temps, le moment, la grâce et même le péché de chaque orant. L’histoire de l’homme a, en effet, connu diverses formes de prière, car il a développé différentes modalités d’ouverture vers l’Autre et vers l’Au-delà, si bien que nous pouvons reconnaître la prière comme une expérience présente dans chaque religion et culture.En effet, chers frères et sœurs, comme nous l’avons vu mercredi dernier, la prière n’est pas liée à un contexte particulier, mais elle se trouve inscrite dans le cœur de chaque personne et de chaque civilisation. Naturellement, lorsque nous parlons de prière comme expérience de l’homme en tant que tel, de l’homo orans, il est nécessaire d’avoir à l’esprit que celle-ci est une attitude intérieure, avant d’être une série de pratiques et de formules, une manière d’être devant Dieu avant d’être le fait d’accomplir des actes de culte ou de prononcer des paroles. La prière a son centre et plonge ses racines au plus profond de la personne ; c’est pourquoi elle n’est pas facilement déchiffrable et, pour le même motif, elle peut être sujette à des malentendus et à des mystifications. Dans ce sens également nous pouvons comprendre l’expression : prier est difficile. En effet, la prière est le lieu par excellence de la gratuité, de la tension vers l’Invisible, l’Inattendu, l’Ineffable. C’est pourquoi l’expérience de la prière est un défi pour tous, une « grâce » à invoquer, un don de Celui à qui nous nous adressons. Dans la prière, à chaque époque de l’histoire, l’homme se considère lui-même, ainsi que sa situation face à Dieu, à partir de Dieu et par rapport à Dieu, et il fait l’expérience d’être une créature qui a besoin d’aide, incapable de se procurer toute seule l’accomplissement de sa propre existence et de sa propre espérance. Le philosophe Ludwig Wittgenstein rappelait que « prier signifie sentir que le sens du monde est en dehors du monde ». Dans la dynamique de cette relation avec celui qui donne un sens à l’existence, avec Dieu, la prière trouve l’une de ses expressions typiques dans le geste de se mettre à genoux. C’est un geste qui contient en lui-même une ambivalence radicale : en effet, je peux être contraint de me mettre à genoux – condition d’indigence et d’esclavage -, mais je peux également m’agenouiller spontanément, en déclarant ma limite et, donc, mon besoin d’un Autre. C’est à lui que je déclare être faible, nécessiteux, « pécheur ». Dans l’expérience de la prière, la créature humaine exprime toute la conscience de soi, tout ce qu’elle réussit à saisir de sa propre existence et, en même temps, elle se tourne entièrement vers l’Etre face auquel elle se trouve, elle oriente son âme vers ce Mystère dont elle attend l’accomplissement des désirs les plus profonds et l’aide pour surmonter l’indigence de sa propre vie. Dans le fait de regarder un Autre, de se diriger « au-delà » se trouve l’essence de la prière, comme expérience d’une réalité qui dépasse ce qui est sensible et contingent. Toutefois, c’est uniquement en Dieu qui se révèle que la recherche de l’homme s’accomplit pleinement. La prière, qui est ouverture et élévation du cœur à Dieu, devient ainsi un rapport personnel avec Lui. Et même si l’homme oublie son Créateur, le Dieu vivant et vrai ne cesse d’appeler le premier l’homme à la rencontre mystérieuse de la prière. Comme l’affirme le Catéchisme : « Cette démarche d’amour du Dieu fidèle est toujours première dans la prière, la démarche de l’homme est toujours une réponse. Au fur et à mesure que Dieu se révèle et révèle l’homme à lui-même, la prière apparaît comme un appel réciproque, un drame d’Alliance. A travers des paroles et des actes, ce drame engage le cœur. Il se dévoile à travers toute l’histoire du salut » (n. 2567). Chers frères et sœurs, apprenons à demeurer davantage devant Dieu, Dieu qui s’est révélé en Jésus Christ, apprenons à reconnaître dans le silence, dans l’intimité de nous-mêmes, sa voix qui nous appelle et nous ramène à la profondeur de notre existence, à la source de la vie, à l’origine du salut, pour nous faire aller au-delà de la limite de notre vie et nous ouvrir à la mesure de Dieu, à la relation avec Lui, qui est Amour infini. Merci.

Extrait de l’homélie de Benoît XVI,  le dimanche 8 mai, durant la messe qu’il a présidée dans le Parc San Giuliano de Mestre.

« Il est alors nécessaire, pour chacun de nous, comme dans le cas des deux disciples d’Emmaüs, de se laisser instruire par Jésus : tout d’abord en écoutant et en aimant la Parole de Dieu, lue à la lumière du Mystère pascal, pour qu’elle réchauffe notre cœur et illumine notre esprit ; et nous aide à interpréter les événements de la vie et à leur donner un sens. Il faut ensuite s’asseoir à table avec le Seigneur, devenir ses hôtes, afin que sa présence humble dans le sacrement de son Corps et de son Sang nous restitue le regard de la foi, pour regarder tout et tous avec les yeux de Dieu, dans la lumière de son amour. Demeurer avec Jésus qui a demeuré avec nous, assimiler son style de vie donnée, choisir avec lui la logique de la communion entre nous, de la solidarité et du partage. L’Eucharistie est la plus haute expression du don que Jésus fait de lui-même et elle est une invitation constante à vivre notre existence dans la logique eucharistique comme un don à Dieu et aux autres. L’Evangile rapporte également que les deux disciples, après avoir reconnu Jésus lors de la fraction du pain, « à cette heure même, [ils] partirent et s’en retournèrent à Jérusalem » (Lc 24, 33). Ils ressentent le besoin de rentrer à Jérusalem et de raconter l’extraordinaire expérience vécue : la rencontre avec le Seigneur ressuscité. Il faut faire un grand effort pour que chaque chrétien, ici dans le nord-est comme dans toute autre région du monde, se transforme en témoin, prêt à annoncer avec vigueur et avec joie l’événement de la mort et de la résurrection du Christ. »

Ces deux puissantes galaxies se déchirent l’une l’autre. Connues sous le nom de « Galaxies NGC 7331 des souris » à cause de leurs longues queues, chacune de ces galaxies spirales est probablement passée à travers l’autre et le processus va probablement se répéter encore et encore jusqu’à ce qu’elles fusionnent. Les longues queues ont été créées par les différences relatives entre les attractions gravitationnelles sur les parties proches et lointaines de chaque galaxie. A cause du gigantisme des dimensions, le phénomène se déroule très lentement et se compte en plusieurs centaines de millions d’années. NGC 4676 est située à environ 300 millions d’années-lumière de la Terre, en direction de la constellation de la Chevelure de Bérénice (« Coma Berenices » en latin) et ces galaxies sont sans doute des membres de l’amas de galaxies de Coma. Cette image a été prise par la Advanced Camera for Surveys du télescope spatial Hubble qui est plus sensible et dont le champ des images est plus large que les caméras précédentes de Hubble. La sensibilité accrue de la caméra a permis de photographier des galaxies lointaines dispersées sur toute l’image. Cette caméra sera révisée lors du prochain vol de navette spatiale. (APOD, 26 Avril 2009).

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301), moniale bénédictine 
 

Ô Amour, tu retiens mon Jésus, mon doux salut, si fortement attaché à la croix, qu’expirant sous ta main, il meurt d’amour. Amour, que fais-tu ? Tu ne t’épargnes pas et tu ne te donnes pas de repos, que tu n’aies secouru les malheureux. Tu n’assignes aucune mesure à l’amour… Amour, ton savoir-faire a touché le cœur de mon Jésus avec tant de force que, brisé par l’amour, ce cœur s’est flétri. Amour, te voilà content, te voilà désormais satisfait, puisque mon Jésus est suspendu, mort devant tes yeux : mort, vraiment mort, afin que j’aie, moi, la vie en abondance ; mort, afin que le Père m’adopte pour enfant avec plus de tendresse ; mort afin que moi je vive plus heureusement…
Ô mort qui porte tant de fruits, de grâce, que sous ta protection, ma mort soit tranquille et sans crainte. Mort du Christ qui apportes la vie, de grâce, puissé-je me fondre sous tes ailes (Ps 35,8). Mort d’où découle la vie, fais qu’une très douce étincelle de ton action vivifiante brûle en moi à jamais. Mort glorieuse, mort fructueuse, mort somme de tout mon salut, aimable contrat de mon rachat, pacte très ferme de ma réconciliation, mort triomphale, douce et pleine de vie, en toi brille pour moi une charité telle qu’au ciel et sur terre on n’en a pas trouvé de comparable.
Ô mort du Christ que j’aime de tout mon cœur, tu es la confiance spirituelle de mon cœur. Mort très aimante, en toi sont contenus pour moi tous les biens. Prends-moi, je t’en prie, sous ta bienveillante protection, afin qu’à ma mort, doucement je repose sous ton ombre (Ct 2,3). Mort très miséricordieuse, toi tu es ma vie très heureuse. Toi, tu es mon meilleur partage (Ps 15,5). Toi, tu es ma rédemption surabondante. Tu es mon très précieux héritage.

 

Crédit & Copyright: Acquisition et réduction des données – Andrey Oreshko (Elena Remote Observatory), Traitement – Dietmar Hager (stargazer-observatory). 

A quelque 60 millions d’années-lumière de nous, dans la constellation australe du Corbeau, deux grandes galaxies sont entrées en collision. Pourtant, pas une seule des milliards d’étoiles qui forment ces deux galaxies, NGC 4038 et NGC 4039, n’est entrée en collision avec une de ses semblables au cours du milliard d’années qu’a duré cette titanesque confrontation. Ce ne fut pas le cas des gigantesques nuages de gaz moléculaire et de poussières présents dans chacune des galaxies, dont la rencontre déclencha de furieux épisodes de formation d’étoiles. S’étendant sur environ 500 000 années-lumière, cette image spectaculaire révèle de nouveaux amas stellaires ainsi que deux longs filaments de matière éjectés bien au-delà du lieu de l’accident par les forces de marée gravitationnelle. Si on appelle ces galaxies Les Antennes, c’est naturellement du fait de l’aspect visuel de ces structures en arc de cercle.

ROME, Dimanche 24 avril 2011 (ZENIT.org) – Benoît XVI a adressé son message depuis la loggia située au centre de la façade de la Basilique Saint-Pierre, au terme de la messe du jour de Pâques qu’il a présidée sur le parvis de la Place Saint-Pierre en présence de plus de 70.000 pèlerins dans un splendide décor de fleurs et d’arbustes aménagé pour l’occasion par des paysagistes hollandais. Il a rappelé que la foi des chrétiens se base encore aujourd’hui « sur le témoignage de ces sœurs et de ces frères qui ont vu d’abord le rocher renversé et le tombeau vide, puis les mystérieux messagers qui attestaient que Jésus, le Crucifié, était ressuscité ; ensuite lui-même, le Maître et Seigneur, vivant et tangible, qui était apparu à Marie de Magdala, aux deux disciples d’Emmaüs, enfin à tous les onze, réunis au Cénacle ». « La résurrection du Christ n’est pas le fruit d’une spéculation, d’une expérience mystique : elle est un évènement, qui dépasse certainement l’histoire, mais qui se produit à un moment précis de l’histoire et laisse en elle une empreinte indélébile », a souligné le pape. « La lumière qui a ébloui les gardes postés pour surveiller le tombeau de Jésus a traversé le temps et l’espace. C’est une lumière différente, divine, qui a déchiré les ténèbres de la mort et qui a introduit dans le monde la splendeur de Dieu, la splendeur de la Vérité et du Bien », a-t-il ajouté. « Comme les rayons du soleil, au printemps, font pousser et éclore les bourgeons sur les branches des arbres, de même, l’irradiation qui émane de la résurrection du Christ donne force et sens à toute espérance humaine, à toute attente, désir, projet », a affirmé Benoît XVI. Le pape a expliqué que le ciel et la terre se réjouissent de la résurrection du Christ. Mais alors qu’au ciel « tout est paix et joie », « il n’en est malheureusement pas ainsi sur la terre ! Ici, en ce monde, l’alleluia pascal contraste encore avec les gémissements et les cris qui proviennent de nombreuses situations douloureuses : misère, faim, maladies, guerres, violences ». Et pourtant, a insisté le pape « c’est précisément pour cela que le Christ est mort et ressuscité ! Il est mort aussi à cause de nos péchés d’aujourd’hui, et il est ressuscité aussi pour la rédemption de notre histoire d’aujourd’hui. Mon message veut donc rejoindre tout le monde et, comme annonce prophétique, en particulier les peuples et les communautés qui souffrent un temps de passion, pour que le Christ ressuscité leur ouvre le chemin de la liberté, de la justice et de la paix 

Crédit: NASA, ESA, Hubble Heritage (STScI/AURA) et APOD ; Presque toutes les taches de lumière visibles sur cette image sont des galaxies. L’amas de galaxies de Coma est un des amas les plus denses qui soient. Il contient des milliers de galaxies. Chacune de ces galaxies héberge des milliards d’étoiles. Notre propre galaxie, la Voie lactée, en réunit au moins 200 milliards. Bien que proche par comparaison avec la plupart des autres amas, la lumière de l’amas de Coma met cependant des centaines de millions d’années à nous parvenir. En fait, l’amas de Coma est si grand que la lumière met des millions d’années simplement à le traverser !

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