31 Janvier 2013, fête de Saint Don Bosco

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Image Crédit: Subaru Telescope   (NAOJ), Hubble Space Telescope, Martin Pugh; Traitement: Robert Gendler, et APOD.

Des nuages de gaz luminescent se mêlent aux veines de poussières de la nébuleuse Trifide, une région de formation d’étoiles dans la constellation du Sagittaire. Au centre, les trois énormes veines de poussières auxquelles la Trifide doit son nom. Des montagnes de poussière opaque se profilent sur la droite, tandis que des filaments de poussière s’effilochent un peu partout à travers la nébuleuse. La massive étoile solitaire visible à proximité du centre est responsable de l’essentiel de la luminosité de la nébuleuse. La Trifide, également connue sous le nom de M20, n’est âgée que de 300 000 ans, ce qui en fait la plus jeune des nébuleuses par émission connues. Cette nébuleuse se trouve à 9000 années-lumière de nous et le détail présenté ici mesure environ 10 années-lumière dans sa plus grande dimension. Cette image associe les données du télescope Subaru pour la luminance, du télescope spatial Hubble pour les détails, de Martin Pugh pour les couleurs, le tout traité et assemblé par Robert Gendler.
  • Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité,  » No Greater Love ».
 Il se peut que je sois incapable de garder mon attention pleinement fixée sur Dieu quand jetravaille — mais Dieu ne me l’exige pas. Toutefois, je peux pleinement désirer et projeter d’accomplir mon travail avec Jésus et pour Jésus. C’est là une belle chose et c’est là ce que Dieu veut. Il veut que notre volonté et notre désir se rapportent à lui, à notre famille, à nos enfants, à nos frères, et aux pauvres. Chacun de nous reste seulement un petit instrument. Si tu observes les composants d’un appareil électrique, tu y verras un enchevêtrement de fils grands et petits, neufs et vieux, chers et pas chers. Si le courant ne passe pas à travers eux, il ne peut pas y avoir de lumière. Ces fils, ce sont toi et moi. Le courant, c’est Dieu. Nous avons le pouvoir de laisser passer le courant à travers nous, de le laisser nous utiliser, de le laisser produire la lumière du monde — ou de refuser d’être utilisés et de laisser les ténèbres s’étendre.

  •  Triple Lune en Alaska

130126Image Crédit & Copyright:Sebastian Saarloos, et  APOD.

C’est le clair de Lune qui illumine ce paysage enneigé immortalisé le 17 janvier 2013 depuis Lower Miller Creek, en Alaska. Surexposé au-dessus de l’horizon occidental barré de montagnes, le premier quartier de lune est cerné par un halo dû à de minces cristaux de glace hexagonaux et flanqué de deux parasélènes, encore appelés fausses lunes. Parfaite transposition à la Lune de ce que sont pour le Soleil les parhélies et autres gardes du Soleil, les parasélènes sont dus à la réfraction du clair de lune au travers de cristaux de glace plats et hexagonaux formant des cirrus de haute altitude. Les parasélènes apparaissent à une distance angulaire minimale de 22° d’arc de la Lune, valeur déterminée par la géométrie des cristaux. Si on les compare au brillant disque lunaire, les parasélènes sont très peu lumineux et plus faciles à apercevoir lorsque la Lune est basse sur l’horizon.

Le Caravage et la Conversion de Saint Paul…..

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  •  HOMELIE DE S. JEAN CHRYSOSTOME À LA LOUANGE DE PAUL

Qu’est-ce que l’homme ? Quelle est la noblesse de notre nature ? De quelle vertu est capable cette créature vivante ? Paul nous l’a montré mieux que n’importe qui. ~
Chaque jour, il montait plus haut, il était animé d’un nouveau courage contre les dangers qui s’élevaient contre lui. Il le disait clairement : Oubliant ce qui est en arrière, et tendu vers l’avant. ~ Alors qu’il s’attendait à la mort, il appelait à partager cette joie : Soyez joyeux et réjouissez-vous avec moi. Exposé aux dangers, aux insultes, et à toute sort d’humiliations, il exulte encore et il écrit aux Corinthiens : C’est pourquoi j’accepte de grand cœur les faiblesses, les insultes, les persécutions. Il appelait cela les armes de la justice et montrait qu’il en recueillait le plus grand fruit.
Il échappait de toutes parts à ses ennemis. Accablé de coups, d’insultes, d’outrages, il célébrait une sorte de triomphe continuel ; partout il érigeait des trophées, il s’en glorifiait et il en rendait grâce à Dieu, en disant : Rendons grâce à Dieu qui nous emmène en tout temps dans son triomphe.
Il recherchait la honte et les insultes que lui valait sa prédication, plus que nous ne recherchons les honneurs ; la mort, plus que nous la vie ; la pauvreté, plus que nous la richesse ; les labeurs, plus que d’autres le repos. ~ Une seule chose lui paraissait à redouter et à fuir : offenser Dieu, et rien d’autre. De même rien ne lui paraissait à désirer que de plaire à Dieu. ~
Ce qu’il tenait pour supérieur à tout, c’était l’amour du Christ ; avec cela, il estimait qu’il était le plus heureux des hommes. En dehors de cela, il ne souhaitait d’être ni parmi les souverains, ni parmi les chefs, ni parmi les autorités ; mais il préférait être parmi les derniers et même au nombre des condamnés avec cet amour, plutôt que, en dehors de lui, parmi les hommes haut placés et couverts d’honneurs.

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-18.

Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

  • Le Mur du Cygne

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 Crédit & Copyright: Nick Pavelchak, et APOD.
La nébuleuse Amérique du Nord est capable de faire ce que le continent nord-américain serait bien en peine de faire : former des étoiles. Spécifiquement, la région brillante de la nébuleuse, qui évoque la forme de l’Amérique Centrale et du Mexique, est en réalité un cocon de gaz, de poussière et d’étoiles nouvellement formées connu sous le nom de mur du Cygne. Cette image montre que le mur est érodé et illuminé par de jeunes étoiles brillantes, et partiellement masqué par la poussière sombre qu’elles ont créée. La portion de la nébuleuse Amérique du Nord NGC 7000 visible sur cette image s’étend sur près de 15 années-lumière et se trouve à environ 1500 années-lumière de nous dans la constellation du Cygne.
  • Joseph Fadelle : « Il faut apprendre à aimer la France! ».

Propos recueillis par Raphaëlle Villemain, AED, Le 22 janvier 2013: Son ouvrage, le prix à payer, est à ce jour traduit dans une dizaine de langues, dont l’arabe. Joseph continue ses tournées et ses conférences. Il part dans quelques semaines en Jordanie, au Liban, et en Israël, pour donner son témoignage. Il espère un jour pouvoir raconter son histoire dans son pays natal, ou au moins dans le nord, au Kurdistan. A ce jour, il vit toujours en France avec sa femme et ses quatre enfants, qu’il élève dans « l’amour de la France qui lui a tant donné ». Cet amour-là est pour lui la base, le ciment de la société française. Témoignage d’un réfugié sur l’amour de son pays d’accueil.

Pourquoi cette injonction d’aimer la France ? J’aime reprendre ce que disait feu le patriarche Chenouda aux Egyptiens : « l’Egypte n’est pas un pays dans lequel on vit, mais c’est l’Egypte qui vit en nous ». Ces mots, je souhaite les adresser à tous ceux qui vivent en France, qu’ils en soient citoyens ou non. Il faut faire en sorte que la France vive en nous. C’est particulièrement vrai pour les hommes politiques. Cet amour peut résoudre beaucoup de problèmes actuels. Il faut être reconnaissant envers la France. Moi le premier, je lui suis infiniment reconnaissant de tout ce qu’elle m’a donné. Sans la reconnaissance qui s’incarne dans l’amour, on ne peut pas être citoyen d’une nation.

Pensez-vous qu’aujourd’hui, il y ait un « déficit » d’amour envers la France ? Oui, je rencontre des gens nés en France, dont les parents sont nés en France, et qui n’aiment pas la France. Mais ils y vivent parce que la France leur offre ce que nul autre pays au monde ne peut leur offrir. La France m’a accueilli quand aucun pays ne voulait de moi. Elle m’a fait sentir que j’étais un enfant du pays. Elle m’a tout donné. Ce manque d’amour nous conduit à la perte.

Comment expliquez-vous cela ? On ne peut rien construire si on n’aime pas la France. C’est aux parents de transmettre cet amour, par leur éducation. Et les écoles doivent enseigner le patriotisme et la citoyenneté. Qu’apprend-on aujourd’hui aux petits Français ? A gagner de l’argent et à penser à leur petit confort personnel. « Il faut consommer au maximum ! », leur inculque la société. Cela les éloigne d’un vrai amour de leur pays. Que sera la France si elle continue à combattre l’Amour, et à prôner le matérialisme, l’individualisme, l’égoïsme. ?

La religion peut-elle être un frein à ce sentiment ? Absolument pas ! Au contraire. Mais il faut être extrêmement vigilant. Le problème naît quand la charia est mise au dessus des lois de la République. La France est responsable de l’intégration des étrangers qu’elle accueille et à qui elle offre la nationalité. Une grande communauté de réfugiés chaldéens vit près de Sarcelles, en banlieue parisienne. A l’école primaire Albert Camus, une école publique de la République Française, une institutrice à donné des devoirs sur des extraits du Coran, en dehors de tout programme officiel. Des gens sont venus distribuer des exemplaires du Coran aux élèves. Résultat des courses, on a vu des petits chaldéens rentrer chez eux et demander à leur mère si ce qu’elle leur servait à table était halal. Comment la France peut-elle fermer les yeux là-dessus ?

Comment analysez-vous l’arrivée en France, depuis plus de 60 ans, d’une nombreuse population musulmane ? La présence de tant de musulmans en France doit être considérée comme providentielle. Je m’explique: il me semble que c’est l’occasion pour les Français d’être réveillés et de prendre conscience du trésor qu’ils ont, de les éveiller à leur responsabilité d’évangélisateurs. Il n’y en a pas assez ! Les Français sont endormis dans un sommeil qui semble se prolonger, de sorte que c’est la situation inverse qui se produit. Beaucoup ont peur de heurter leurs interlocuteurs. Mais on peut très bien parler du Christ sans blesser ! Il faut un enracinement dans la foi chrétienne. Est-ce que le Christ est tout pour moi ou est-ce qu’il est à la marge ? La France a grand besoin d’ouvriers, parce que « la moisson est abondante ». L’évangélisation n’est pas une option ! C’est le devoir de tout chrétien. Saint Paul n’est pas rentré chez lui vivre sa foi dans le confort et le calme.

Comment initier un vrai dialogue avec un musulman ? Il faut commencer par l’aimer ! Ensuite tout dépend du stade dans lequel il se trouve par rapport à sa connaissance de l’Islam et du Coran. Souvent je commence par poser des questions sur l’origine du Coran. Ensuite je les questionne sur tous les versets qui invitent à tuer, à voler, à commettre l’adultère, tous ces versets que la nature humaine ne peut pas admettre. Nous avons le projet de construction d’un centre, le centre Fatima, qui accueillerait des personnes pour leur apprendre les éléments de base d’un vrai dialogue avec les musulmans. Il ne faut pas avoir peur ! Mais il faut être bien formé. Ce centre se situera à quelques kilomètres de Chartres.

Connaissez-vous beaucoup de cas de musulmans qui, en France, souhaitent se convertir au christianisme et qui en sont empêchés pour des raisons familiales ou sociales ? Il y a beaucoup de cas de musulmans en France, qui se convertissent au christianisme ; ils sont nombreux à rencontrer des obstacles. L’idée de se voir obligé de couper tout lien avec la famille leur coûte et les fait réfléchir, c’est un frein. Beaucoup vont vivre intérieurement et secrètement leur conversion et leur foi chrétienne, de peur de perdre leur famille. Ils continueront à vivre socialement comme musulmans. D’autres vont interrompre tout contact avec leur famille avant d’embrasser le christianisme en recevant le baptême. J’ai accompagné et j’accompagne toujours des musulmans les aidant et les encourageant à comprendre le Coran, à oser chercher la vérité. Je les invite à découvrir l’amour de Dieu le Père. A l’issu de mes conférences-témoignages, je reçois des confidences de la part de musulmans qui se posent des véritables questions, tout en exprimant une peur face à la recherche de la vérité. Mais la vérité libère, la vérité rassure, la vérité est précieuse, encore plus précieuse que les liens familiaux humains.

Vous témoignez aujourd’hui à visage découvert. N’avez-vous pas peur des conséquences ? Mon père spirituel m’a accordé l’autorisation de témoigner à visage découvert, ce que je demandais depuis longtemps. J’ai survécu à la torture, à la persécution et j’ai échappé plusieurs fois à la mort. On a tiré sur moi à bout portant. Le Christ m’a protégé et aujourd’hui je suis vivant pour témoigner de son Amour et annoncer l’Evangile. Je n’ai pas peur, ma force vient du Christ ! Je suis bien conscient du danger encouru par tout converti quittant l’islam. Et je n’ai aucun doute, je serai tué par un musulman, qui appliquera la charia. Nous savons bien que l’Eglise vit par le sang des martyrs, et si un jour le Seigneur m’accorde la grâce du martyr, je suis prêt. Sa volonté triomphera face à la mort.

  • Entre la Boucle de Barnard et NGC 2170

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Image Crédit &Copyright:John Davis, APOD.
Regard porté sur un paysage cosmique, cette vue télescopique révèle la permanente beauté de ce qui est. Cette image couvre un champ apparent de 6°, l’équivalent de 12 pleines lunes mises côte à côte. Sur la gauche, ces volutes de gaz rouge ne sont qu’une infime partie d’un gigantesque arc de 300 années-lumière de long, la Boucle de Barnard. Trop faiblement lumineuse pour être perceptible à l’oeil nu, cette structure éclairée par la luminescence des atomes d’hydrogène a été façonnée par de très anciennes supernovas ainsi que par le vent d’étoiles massives. La boucle de Barnard se trouve à environ 1500 années-lumière de nous et est approximativement centrée sur la grande nébuleuse d’Orion, pouponnière stellaire située en lisière des nuages moléculaires d’Orion. Au-delà, dans le plan de la Voie lactée, se trouve un autre champ stellaire fertile, ici sur la droite : NGC 2170, un complexe de nébuleuses proches d’un autre nuage moléculaire, mais lui distant de quelque 2400 années-lumière.
  • Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l’Église

En vérité, grandes sont les œuvres de Dieu : il tient en main le ciel, fournit la lumière au soleil et aux autres astres, donne la croissance aux plantes de la terre, maintient l’homme en vie… Oui, tout existe et demeure au ciel et sur terre par la volonté de Dieu le Père ; tout vient de Dieu et tout existe par le Fils. Il est en effet la tête et le principe de tout ; en lui tout a été fait (Col 1,16-18). Et c’est de la plénitude contenue en lui que, selon l’initiative de sa puissance éternelle, il a ensuite créé chaque chose.
Or, si le Christ agit en tout, c’est nécessairement par l’action de celui qui agit dans le Christ. Et c’est pourquoi il dit : « Mon Père travaille chaque jour et moi aussi je travaille » (Jn 5,17). Car tout ce que fait le Christ, Fils de Dieu habité par Dieu le Père, est l’œuvre du Père. Ainsi chaque jour tout est créé par le Fils, car le Père fait tout dans le Fils. Donc l’action du Christ est de tous les jours ; et, à mon avis, les lois de la nature, les formes des corps, le développement et la croissance de tout ce qui vit manifestent cette action.

  • TRAITÉ DE SAINT ATHANASE CONTRE LES PAÏENS

Il n’y a rien de ce qui existe et de ce qui prend naissance qui ne prenne naissance et ne subsiste dans le Verbe et par le Verbe, comme nous l’enseigne Jean le Théologien : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui tout s’est fait, et sans lui rien ne s’est fait.
Comme un musicien qui vient d’accorder sa lyre assemble par son art les notes graves avec les notes aiguës, les notes moyennes avec les autres, pour exécuter une seule mélodie : ainsi la Sagesse de Dieu, le Verbe, tenant l’univers comme une lyre, unit les êtres de l’air avec ceux de la terre, et les êtres du ciel avec ceux de l’air ; il combine l’ensemble avec les parties, il conduit tout par son commandement et sa volonté ; il produit ainsi, dans la beauté et l’harmonie, un seul monde et un seul ordre du monde. Lui-même reste immuable auprès du Père, tandis qu’il meut toutes choses par l’ordonnance qui vient de lui, selon ce que son Père a décidé. ~ Tous les êtres qui, selon leur nature, reçoivent de lui la vie et la subsistance, composent, grâce à lui, une harmonie admirable et vraiment divine.

  •  Cassiopeia A en optique et en rayons X

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  Image Crédit: Rayons X –NASA, JPL-Caltech,NuSTAR;Visible –Ken Crawford   (Rancho Del Sol Obs.), APOD.
 Les suites d’un cataclysme cosmique, le rémanant de supernova Cassiopeia A (Cas A) se trouvent à une confortable distance de 11 000 années-lumière. La lumière de la supernova Cas A, correspondant à l’explosion mortelle d’une étoile massive, a atteint la Terre il y a tout juste 330 ans de cela. Toujours en expansion, le nuage de débris consécutif s’étend aujourd’hui sur environ 15 années-lumière au centre de cette image. La scène associe des données couleur obtenues dans le domaine visible avec des données X obtenues par le télescope spatial NuSTAR. Codées en nuances de bleu, les données X permettent de reconstituer la trace de l’anneau externe fragmenté de l’onde de choc en expansion, émettant un rayonnement 10 000 fois plus énergétique que celui de la lumière visible.
 

L’histoire de sainte Clotilde nous a appris comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Rémi qui acheva d’instruire le prince. La nuit avant le baptême, saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l’église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Le saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s’ils restaient fidèles à Dieu et à l’Église. Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi : « Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. » Au moment de faire l’onction du Saint Chrême, le pontife, s’apercevant que l’huile manquait, leva les yeux au ciel et pria Dieu d’y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d’en haut, portant une fiole pleine d’un baume miraculeux ; le saint prélat la prit, et fit l’onction sur le front du prince. Cette fiole, appelée dans l’histoire la « sainte Ampoule », exista jusqu’en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l’onction du baptême, saint Rémi avait conféré au roi Clovis l’onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d’enfants furent baptisés le même jour. Saint Rémi s’éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans.

  • Tirs  sur Orion

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 Image Crédit: GeMS/GSAOI,Observatoire Gemini, AURA Traitement : Rodrigo Carrasco (Gemini Obs.),Travis Rector(Univ. Alaska Anchorage), APOD.

  À quelque 1500 années-lumière de la Terre, des balles cosmiques transpercent le milieu interstellaire de la nébuleuse d’Orion sur ce gros plan en infrarouge. Ces balles, apparaissant en bleu sur cette image en fausses couleurs, sont en réalité des nuages de gaz chaud mesurant 10 fois la taille de l’orbite de Pluton. Leur luminosité est due à l’ionisation d’atomes de fer. Ils se déplacent à des vitesses de l’ordre de plusieurs centaines de kilomètres par seconde dans le milieu interstellaire, traçant des ondes de choc dans l’hydrogène. Les sillages coniques mesurent pour les plus grands un cinquième d’année-lumière. Cette image a été obtenue grâce au télescope de 8,1 mètres Gemini Sud, au Chili, doté d’une nouvelle optique adaptative. Permettant d’obtenir un plus grand champ net, ce système d’optique adaptative GeMS utilise 5 lasers pour générer autant de pseudos étoiles guides afin de compenser la turbulence atmosphérique.

  • RÈGLES MONASTIOUES DE SAINT BASILE: C’est Dieu qui a mis en nous le désir de l’aimer.

L’amour envers Dieu n’est pas matière d’enseignement. Car personne ne nous a enseigné à jouir de la lumière, à aimer la vie, à chérir ceux qui nous ont mis au monde ou qui nous ont élevés. De même, ou plutôt à plus forte raison, le désir de Dieu ne s’apprend pas par un enseignement venu de l’extérieur ; dès que cet être vivant (c’est l’homme que je veux dire) commence à exister, une sorte de germe est déposé en nous qui possède en lui-même le principe interne de l’amour. C’est à l’école des commandements de Dieu qu’il nous convient de l’accueillir, de le cultiver avec soin, de le nourrir avec intelligence et, par la grâce de Dieu, de le conduire à sa perfection. J’approuve votre zèle, il est nécessaire pour atteindre ce but. Si Dieu nous l’accorde, et avec l’aide de vos prières, nous allons essayer, autant que l’Esprit Saint nous en donnera le pouvoir, d’exciter l’étincelle de l’amour divin qui se trouve en vous. ~
Nous devons dire d’abord que nous avons reçu de Dieu, préalablement à tous les commandements qu’il nous a donnés, la force et la capacité de les accomplir ; ainsi nous ne devons ni nous révolter comme si l’on exigeait de nous quelque chose d’inouï, ni être fiers comme si nous apportions plus que nous n’avons reçu. Si nous employons ces forces loyalement et comme il faut, nous vivons saintement selon la vertu ; mais, si nous en faisons un mauvais usage, nous tombons dans le vice.
C’est ainsi que le vice se définit : employer à faire le mal les facultés que Dieu nous a données pour faire le bien, contrairement à ses commandements. Au contraire, la vertu que Dieu attend de nous consiste à employer ces mêmes facultés, sous l’influence d’une conscience droite, selon le commandement de Dieu.
Cela étant, nous dirons la même chose de la charité. En recevant de Dieu l’ordre de l’aimer, nous avons reçu, dès notre origine, l’aptitude à l’aimer. Cela ne nous est pas démontré par des arguments extérieurs. Chacun peut l’apprendre par lui-même et en lui-même. Nous désirons par nature ce qui est bon et beau, bien que la même chose n’apparaisse pas bonne et belle à celui-ci et à celui-là. Nous n’avons pas besoin qu’on nous apprenne à aimer nos parents et nos proches, et c’est spontanément que nous accordons notre bienveillance à ceux qui nous font du bien. Or, je vous le demande, y a-t-il rien de plus admirable que la beauté divine ? Que peut-on imaginer de plus digne de plaire et de plus agréable que la magnificence de Dieu ? Y a-t-il un désir fort et violent comme celui que Dieu inspire à l’âme purifiée de tout vice et qui s’écrie sincèrement : Je suis blessée d’amour ? Les splendeurs de la beauté divine sont inexprimables et indescriptibles.

  • Le Soleil se lève sur Tycho

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 Crédit:NASA /GSFC / Arizona State Univ. /Lunar Reconnaissance Orbiter, APOD.

Tandis que le Soleil se lève avec une exquise lenteur, le piton central du cratère Tycho jette une ombre immense sur ce spectaculaire paysage lunaire. Cette image a été prise le 10 juin 2011 par la sonde LRO. Sur la version à haute résolution, le niveau de détail est tel (1,5m par pixel) que l’on y distingue parfaitement le moindre rocher jalonnant la pente. Le piton central de Tycho mesure dans les 15 kilomètres de large pour 2 km de haut par rapport au plancher du cratère. Il s’est formé il y a quelque 100 millions d’années de cela, lors du rebond de matière en fusion consécutif au gigantesque impact qui a frappé la région où se trouve à présent ce cratère rayonnant bien connu.

  • Rupert de Deutz (v. 1075-1130), moine bénédictin

      « Jean le Baptiste  se tenait debout avec deux de ses disciples quand Jésus passait. » Il s’agit bien sûr d’une attitude corporelle mais qui traduit quelque chose de la mission de Jean, de sa véhémence de parole et d’action. Mais, selon l’évangéliste, il s’agit aussi plus profondément de cette vive tension, toujours ferme chez le prophète. Jean ne se contentait pas de remplir extérieurement son rôle de précurseur ; il gardait toujours vivant dans son cœur le désir du Seigneur qu’il avait reconnu à son baptême… Sans aucun doute, Jean était totalement tendu vers notre Seigneur. Il désirait le revoir, car voir Jésus, c’était le salut pour celui qui le confessait, la gloire pour celui qui l’annonçait, la joie pour celui qui le montrait. Jean se tenait donc là, debout, dressé de toute l’ardeur de son cœur, il se tenait tout droit, il attendait le Christ encore dissimulé par l’ombre de son humilité…
      Avec Jean le Baptiste étaient deux de ses disciples, debout comme leur maître, prémices de ce peuple préparé par le précurseur, non pour lui-même, mais pour le Seigneur. Voyant Jésus qui passait, Jean dit : « Voici l’Agneau de Dieu ».Remarquez les termes de ce récit : à première vue, tout est clair, mais pour ceux qui pénètrent le sens profond, tout est lourd de mystère. « Jésus passait » : Qu’est-ce à dire, sinon que le Fils de Dieu est venu partager notre nature d’homme qui passe, qui change ? Lui que les hommes ne connaissaient pas, il se fait connaître et aimer en passant parmi nous. Il est venu dans le sein de la Vierge ; alors il est passé du sein de sa mère à la crèche et de la crèche à la croix, de la croix au tombeau, du tombeau il est remonté au ciel… Notre cœur aussi, s’il apprend à désirer le Christ comme Jean, reconnaîtra Jésus qui passe ; s’il se met à sa suite, il parviendra comme les disciples là où Jésus demeure — dans le mystère de sa divinité.

  • Des chercheurs ont pu assister au repas d’une jeune géante, alimentée par d’énormes écoulements de gaz. Une première scientifique qui confirme la théorie sur la naissance des géantes gazeuses. 

(ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)/M. Kornmesser (ESO), S. Casassus et al.). Tiré de Liberation.fr et AFP du 2 Janvier 2013)

 Des astronomes ont pour la première fois assisté au repas d’une planète en train de naître à quelque 450 années-lumière de la Terre, une jeune géante dont le biberon stellaire est alimenté par d’énormes écoulements de gaz. C’est grâce aux radiotéléscopes d’ALMA, le plus vaste projet astronomique terrestre, situé dans le désert chilien d’Atacama, que les chercheurs ont pu observer ce moment-clé, une première scientifique qui confirme la théorie sur la naissance des géantes gazeuses. Les astronomes de l’Observatoire européen austral (ESO) étudiaient une jeune étoile, baptisée «HD 142527», qui est entourée d’un gigantesque disque de gaz et de poussière cosmique, les restes du nuage dont elle est issue.

  • Nativité de Giotto avec la Cométe de « Halley » le 25 Décembre 2012 

  • Paroles de  Guerric d’Igny:

« Un enfant est né pour nous » (Is 9,5). Oui, vraiment pour nous, car ce n’est ni pour lui, ni pour les anges. Non pas pour lui : cette naissance en effet ne lui donnait ni l’existence ni une existence meilleure, puisque, avant de naître dans le temps, il était de toute éternité et était pour lui-même son bonheur parfait, Dieu parfait né du Dieu parfait (cf Credo)… Étant Dieu né de Dieu pour lui-même, il est né petit enfant pour nous. En quelque sorte, il se quittait lui-même et franchissait d’un bond les anges pour venir jusqu’à nous et devenir l’un de nous. « S’anéantissant lui-même » et s’abaissant au-dessous des anges (Ph 2,7; He 2,7), par sa naissance en ce monde pour nous, il s’est fait notre rédemption, car il nous voyait peiner seuls sous le défaut originel de notre propre naissance. Jésus enfant, ta naissance est notre bonheur : Elle redresse notre naissance à tous, restaure notre condition, fait disparaître notre blessure, déchire la sentence qui condamnait notre nature (Col 2,14). Désormais ceux qui s’affligeaient d’une naissance qui leur présageait de la peine peuvent renaître comblés de bonheur. Car « à tous ceux qui t’ont reçu tu as donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jn 1,12)…

  • La Comète Hale-Bopp au dessus de Val Parola (Italie) en 1997.

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 Image Crédit & Copyright:   A. Dimai, (Col Druscie Obs.),AAC

Hale-Bopp, la grande comète de 1997, a été un temps plus brillante que n’importe quelle étoile environnante. Elle était visible même depuis les villes puissamment éclairées. Hors des lumières des villes, elle offrait carrément un grand spectacle. Ici, la Comète Hale-Bopp est photographiée au-dessus du col de Val Parola dans les Dolomites, non loin de Cortina d’Ampezzo, en Italie. La queue ionique bleue de la comète Hale-Bopp s’est formée quand le vent solaire en a balayé les ions du noyau de la comète. La queue de poussière blanche est constituée de particules de poussière et de glace plus grandes expulsées par le noyau de la comète. Des observations montrent que le noyau de la Comète Hale-Bopp accomplit une rotation complète sur lui-même une fois toutes les 12 heures. Il est possible qu’une comète encore plus brillante que Hale Bopp, ISON, soit visible à partir de novembre 2013.

  • Extraits d’une conférence à Rome de Jean Vanier en Novembre 2012

Le message de Jésus : œuvrer pour l’unité

Quand j’ai quitté ce monde orienté vers la guerre, il m’est apparu avec évidence que seule la Foi en Jésus et en l’Evangile, pouvaient donner sens à la vie humaine et à l’évolution de la paix dans nos sociétés. Jésus propose un chemin d’unité et de paix à partir d’une bonne nouvelle annoncée aux pauvres et aux opprimés, à partir d’une libération des puissances du mal, en chacun de nous, à partir de la certitude que tout être humain quelque soit sa culture, sa religion, ses capacités ou ses incapacités est important. Chacun est créé à l’image de Dieu et pour Dieu. Jésus est venu rassembler dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés (Jn 11,52) et pourtant une division terrible persiste entre les cultures et les religions, entre les riches et les pauvres. Ces divisions sont le fruit de terribles violences: Les personnes avec un handicap  amènent à connaitre Jésus par le  mystère de l’amour pour tous les hommes…….

  •  Orion

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Image Crédit & Copyright: Stéphane Guisard(Los Cielos de America,TWAN) Crédits: D. Flores and B. Pichardo (Inst. Astronomia UNAM), P. Sánchez and R. Nafate (INAH), APOD.

Bienvenue au solstice du 21 décembre 2012, le jour où la fin du monde n’aura pas lieu. Cette superbe image nous présente la constellation d’Orion se levant sur El Castillo, la pyramide centrale de Chichén Itzá, un des plus grands centres de la civilisation maya dans la péninsule du Yucatan. Egalement connu sous le nom de temple de Kukultan, cet édifice mesure 30 mètres de haut et présente une base de 55 mètres. Edifiée comme une série de terrasses carrées par la civilisation précolombienne des Mayas entre le 9e et le 12e siècle, cette structure est une sorte de calendrier géant et est construite selon des alignements astronomiques particuliers. Les Mayas étaient en effet d’excellents astronomes et mathématiciens, se fiant au mouvement cyclique des étoiles, du Soleil, de la Lune et des planètes afin de mesurer le temps et de mettre au point des calendriers d’une redoutable précision. Perçant au travers des nuages, les étoiles de la constellation d’Orion représentaient une tortue pour les Mayas. Tak sáamal (« À demain » en maya).

  • NGC 604, maternité stellaire géante
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 Image Crédit: Hubble Legacy Archive,ESA, NASA, APOD; Traitement Donald Waid

Parfois, les étoiles naissent au milieu du chaos. Il y a environ 3 millions d’années, dans la proche galaxie M 33, un vaste nuage de gaz a engendré des grumeaux denses internes qui se sont effondrés gravitationnellement pour former des étoiles. NGC 604 était si grande qu’elle aurait pu former assez d’étoiles pour constituer un amas globulaire. De nombreuses jeunes étoiles de ce nuage sont visibles sur l’image ci-dessus prise par le télescope spatial Hubble, parmi ce qui reste du nuage de gaz initial. Certaines étoiles sont si massives qu’elles ont déjà évolué et explosé en supernova. Les étoiles les plus brillantes qui restent émettent une lumière si énergétique qu’elles créent un des plus grands nuages d’hydrogène ionisé gazeux connu, comparable à la Nébuleuse de la Tarentule située dans la plus proche voisine de notre Voie Lactée, le Grand Nuage de Magellan.

  • ROME, vendredi  14 décembre 2012 (Zenit.org)

« La fin qui n’arrivera pas (du moins pour l’instant) », titre avec humour le directeur de l’Observatoire astronomique du Vatican dans L’Osservatore Romano du 12 décembre dernier (12/12/12).

La tribune du jésuite argentin, le P. José Gabriel Funes, ironise sur la « prophétie » des mayas sur la « fin du monde », très médiatisée, prévue pour le 21 décembre prochain. Il rappelle que pour les chrétiens, « l’univers et l’histoire ont un sens » qui converge vers « un avenir fondamentalement bon ». « Les hommes se sont toujours interrogés sur l’origine et le destin de leur existence », écrit-il. Mais à leurs questions légitimes « d’où venons-nous et où allons-nous », sont données parfois « des réponses irrationnelles », constate-t-il, visant l’oracle maya. « Selon cette “prophétie”, explique le P. Funes, il devrait y avoir un alignement des planètes et du soleil avec le centre de la Voie Lactée et une inversion des pôles magnétiques du champ terrestre ». Pour le docteur en astronomie, « il ne vaut même pas la peine de discuter le fondement scientifique de ces affirmations (évidemment fausses) ». Bien qu’il « apprécie la grande capacité d’observation du ciel qu’ils possédaient », le P. Funes, qui a visité les ruines du centre maya hondurien de Copan en 2003, rappelle que « dans la culture maya le temps avait une dimension cyclique et répétitive » et qu’il s’agissait moins de faire de l’astronomie que d’exprimer la politique et la religion selon des cycles temporels. Mais les prédictions mayas ne sont pas les seules visées par le P. Funes : si l’on sait scientifiquement que « l’univers a commencé il y a environ 14 milliards d’années, qu’il est composé de 4% de matière “ordinaire”, de 23% de matière noire et 73% d’énergie sombre » et qu’il est « en continuelle expansion » cependant l’incertitude demeure sur la « fin » de cet univers. Ainsi, la théorie de l’« inflation », qui postule que « l’univers, dans ses premiers instants, a connu une phase d’expansion exponentielle », prévoit que « dans un avenir distant de milliards de milliards d’années », l’univers « finira par “se déchirer” ». D’autres cosmologues pensent que « l’univers pourrait ne pas avoir une conclusion unique mais plutôt des multi-fins », c’est-à-dire que « ses parties finiraient à différents moments ». Dans tous les cas, fait remarquer le P. Funes, la cosmologie « montre que l’univers va vers un état final de froid et d’obscurité ».

Au milieu de toutes ces hypothèses, la « vision chrétienne » se démarque, poursuit-il : pour elle, « l’univers et l’histoire ont un sens » qui converge « vers un avenir fondamentalement bon, malgré les crises de tout genre ». En effet, « c’est dans le Christ qu’il y a un futur pour l’humanité et pour l’univers » et en lui « la mort ne peut pas avoir le dernier mot ». Le message chrétien est donc « contraire » aux théories cosmologiques car il enseigne que « dans la résurrection finale, celle du dernier jour, Dieu reconstituera tout homme, toute femme et tout l’univers », insiste le P. Funes. Citant l’Apocalypse : « alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle » (21, 1), il souligne que si elle n’est pas « une information scientifique sur l’avenir du cosmos et de l’homme », cependant elle est « un texte prophétique » qui montre « le fondement intime et l’orientation de l’histoire », donnés par « Dieu-avec-nous ». Anne Kurian

  • NGC 604 : une nursery stellaire géante

021102 Credit:  H. Yang (UIUC),HST,NASA, APOD.

Eparpillées dans cette nébuleuse creuse, cataloguée sous le nom NGC 604, se trouvent 200 étoiles massives  chaudes récemment formées. Mesurant 1500 années-lumière de diamètre, ce nuage de gaz et de poussière interstellaire en expansion est en fait une nursery stellaire géante située à quelque 3 millions d’années-lumière de la terre, dans la galaxie spirale M 33. Les étoiles récemment nées irradient le gaz d’unelumière ultraviolette énergétique ôtant les électrons aux atomes et produisant une lueur caractéristique des nébuleuses. Les détails de la structure de la nébuleuse apportent des indices sur les mystères de la formation des étoiles et sur l’évolution des galaxies.

  • Attribué à saint Macaire d’Égypte (?-405).

Celui qui veut s’approcher du Seigneur, être digne de la vie éternelle, devenir la demeure du Christ, être rempli du Saint Esprit, afin de porter les fruits de cet Esprit…doit d’abord croire fermement dans le Seigneur et puis se livrer sans réserve à ses commandements… Il doit se faire violence pour être humble devant tout homme…, comme le dit le Seigneur : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes »(Mt 11,29). De même, il doit s’exercer de toutes ses forces à être habituellement miséricordieux, doux, compatissant et bon, comme le dit le Seigneur : « Soyez bons et doux comme votre Père céleste est compatissant »(Lc 6,36; Mt 5,48). Et encore : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements »(Jn 14,15). Et « Faites-vous violence, car ce sont les violents qui s’emparent du Royaume des cieux ». Et « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite » (Lc 13,24). En tout, il doit prendre modèle sur l’humilité, la conduite, la douceur, la manière de vivre du Seigneur…
Qu’il persévère dans la prière, qu’il demande sans se lasser que le Seigneur vienne et demeure en lui, le restaure et lui donne la force d’observer tous ses commandements, et que le Sauveur devienne lui-même la demeure de son âme. Et alors, ce qu’il accomplit en se faisant violence, sans l’inclination de la nature, il l’accomplira de bon gré, parce qu’il s’habituera complètement au bien, se souviendra sans cesse du Seigneur et l’attendra avec un grand amour. Quand le Seigneur verra une telle résolution…, il aura pitié de lui, le délivrera de ses ennemis et du péché qui habite en lui, et le remplira du Saint Esprit. Et ainsi, désormais, il observera tous les commandements du Seigneur en toute vérité, sans violence ni fatigue — ou plutôt, ce sera le Seigneur lui-même qui accomplira en lui ses propres préceptes et il produira en toute pureté les fruits de l’Esprit (cf Ga 5,22).

  • Cascades de sable noir sur Mars

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  Crédit: HiRISE,MRO,LPL (U. Arizona),NASA, APOD.

  On dirait des arbres, mais bien sûr la vérité est ailleurs. Ces groupes de sombres silhouettes ont été photographiés par la sonde spatiale MRO sur des dunes de sable couvertes de givre en train de fondre. L’image a été prise en avril 2008, près du pôle nord de Mars. À ce moment précis, le sable sombre des dunes devenait de plus en plus visible à mesure que le soleil de printemps faisait fondre la couche de glace de dioxyde de carbone qui le recouvrait. Lorsque le phénomène se produit à proximité du sommet d’une dune, le sable noir libéré de sa gangue de glace peut se mettre à dévaler la dune, laissant sur ses flancs ces sombres marques parallèles à la pente. Pour peu qu’il en soit besoin, une preuve supplémentaire du fait qu’il ne s’agit pas d’arbres est donnée par le fait que ces structures ne projettent pas d’ombre, signe qu’elles sont collées au sol. Cette image a une résolution de l’ordre de 25 centimètres dans ses plus fins détails et couvre un champ d’environ 1 km. Des gros plans réalisés dans cette image révèlent la présence de panaches de poussière, signes du fait que des éboulements étaient en train de se produire au moment même où MRO survolait la scène pour la photographier.

  • Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

Ô mon Dieu, Trinité bienheureuse, je désire vous aimer et vous faire aimer, travailler à la glorification de la sainte Église en sauvant les âmes… Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume ; en un mot, je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu, d’être vous-même ma sainteté. Puisque vous m’avez aimée jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi : je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la face de Jésus et dans son cœur brûlant d’amour…
      Je vous remercie, ô mon Dieu, de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la croix. Puisque vous avez daigné me donner en partage cette croix si précieuse, j’espère au ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion…
      Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la patrie. Mais je ne veux pas amasser de mérites pour le ciel, je veux travailler pour votre seul amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre cœur sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre justice et recevoir de votre amour la possession éternelle de vous-même. Je ne veux point d’autre trône et d’autre couronne que vous, ô mon Bien-Aimé ! À vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans (Ps 89,4), vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous.

  • Dans l’ombre de la Lune

121116Image Crédit &Copyright: Ben Cooper(Launch Photography) et APOD

Au matin du 14 novembre 2012, l’ombre de la Lune taillait sa route dans le nord de l’Australie avant de plonger dans le Pacifique Sud. Prise depuis le sommet d’une colline à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Mount Carbine, dans le Queensland, cette série de photographies permet de suivre la progression du phénomène. L’histoire commence au ras de l’horizon, alors que la Lune commençait à grignoter la face du Soleil encore rougie par le petit matin. Lors de la phase de totalité, qui dura environ deux minutes à cet endroit, la couronne apparaît autour du disque éclipsé. C’est aussi pendant la phase de totalité que l’image de l’environnement a été prise, puisqu’on discerne une portion de ciel encore éclairée par le Soleil près de l’horizon, juste en dessous d’un ciel assombri par l’ombre de la Lune.

  • Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara.
     L’amour consiste non à sentir qu’on aime, mais à vouloir aimer. Quand on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout. S’il arrive qu’on succombe à une tentation, c’est que l’amour est trop faible, ce n’est pas qu’il n’existe pas. Il faut pleurer, comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre…, mais comme lui aussi, dire par trois fois :« Je vous aime, je vous aime, vous savez que malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).
          Quant à l’amour que Jésus a pour nous, il nous l’a assez prouvé pour que nous y croyions sans le sentir. Sentir que nous l’aimons et qu’il nous aime, ce serait le ciel ; le ciel n’est, sauf rares moments et rares exceptions, pas pour ici-bas.
          Racontons-nous souvent la double histoire des grâces que Dieu nous a faites personnellement depuis notre naissance et celle de nos infidélités ; nous y trouverons…de quoi nous perdre dans une confiance sans bornes en son amour. Il nous aime parce qu’il est bon, non parce que nous sommes bons ; les mères n’aiment-elles pas leurs enfants dévoyés ? Et nous trouverons de quoi nous enfoncer dans l’humilité et la défiance de nous. Cherchons à racheter un peu nos péchés par l’amour du prochain, par le bien fait au prochain. La charité envers le prochain, les efforts pour faire du bien aux autres sont un excellent remède à opposer aux tentations : c’est passer de la simple défense à la contre-attaque.
  • Nuage lenticulaire au-dessus de Washington

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 Crédit &Copyright: Tim Thompson et APOD

 C’est un nuage lenticulaire stratifié. L’humidité de l’air contraint de passer  au-dessus des montagnes peut engendrer des nuages de ce genre. Les gouttelettes d’eau se forment à partir de l’humidité de l’air refroidie en dessous du point de rosée, et les nuages ne sont rien d’autre que des paquets opaques de gouttelettes d’eau. Lorsque le vent vient à buter sur une montagne ou une colline, des ondes atmosphériques, des sortes de vagues agitant l’atmosphère, se développent verticalement. La masse d’air où se propage cette onde atmosphérique a un contenu en humidité variable selon l’altitude, si bien que des nuages distincts se forment aux différents points de rosée de la masse d’air. Il peut en résulter ce type de nuage lenticulaire à l’aspect fortement stratifié. Certains jours, la ville de Seattle, dans l’Etat de Washington, aux USA, est gratifiée d’un spectacle céleste de toute beauté lorsque des nuages lenticulaire se forment à proximité du Mont Rainier, un imposant massif montagneux situé à moins de 100 kilomètres au sud-est de la ville. Cette image d’un spectaculaire troupeau de nuages lenticulaires a été prise en décembre  2008.

  • Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin

 La véritable humilité du cœur est plus ressentie et vécue qu’extériorisée. Certes, il faut toujours se montrer humble en présence de Dieu, mais non pas de cette fausse humilité qui ne mène qu’au découragement, à l’accablement et au désespoir. Il faut nous méfier de nous-mêmes, ne pas faire passer notre intérêt avant celui des autres et nous juger inférieurs à notre prochain.
      S’il nous faut de la patience pour supporter les misères d’autrui, il en faut davantage pour apprendre à nous supporter nous-mêmes. Devant tes infidélités quotidiennes, fais sans cesse des actes d’humilité. Quand le Seigneur te verra ainsi repenti, il étendra sa main vers toi et t’attirera à lui.
      Dans ce monde, personne ne mérite rien ; c’est le Seigneur qui nous accorde tout, par pure bienveillance et parce que, dans son infinie bonté, il nous pardonne tout.

  • Nébuleuse spirale

     

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Crédit: ALMA Observatory  (ESO/NAOJ/NRAO), et APOD.

 Que se passe-t-il autour de cette étoile ? Une insolite structure spirale a été découverte autour de l’étoile R Sculptoris, une géante rouge de notre Voie lactée distante de quelque 1500 années-lumière dans la constellation du Sculpteur. Cette étoile a été observée avec ALMA, le plus puissant réseau radiotélescopique au monde qui opère dans la gamme millimétrique, une partie du spectre électromagnétique située bien au-delà de la lumière rouge et aux confins des micro-ondes et des ondes radio. Les données d’ALMA ont permis de créer une représentation en trois dimensions du gaz et de la poussière situés à proximité immédiate de l’étoile. Si on analyse cette représentation à la façon d’un scanner, une structure spirale inattendue se révèle. Un motif spiral semblable a été récemment découvert en lumière visible autour de LL Pegasi. En analysant les données, une hypothèse a vu le jour selon laquelle R Sculptoris serait en fait un système binaire dont la géante rouge émettrait des bouffées de gaz vers une étoile compagne plus petite et donc indétectable directement. La dynamique de ce système pourrait s’avérer particulièrement utile afin de comprendre comment les étoiles géantes évoluent à la fin de leur vie et livrent au milieu interstellaire les éléments qui permettront l’apparition d’une nouvelle génération d’étoiles

  • Prière de Saint François:

Béni sois-tu, ô Seigneur, pour notre soeur la terre : tu l’as faite solide et bonne, tu en as fixé toutes les mesures ; tu as posé sa pierre angulaire dans le concert des astres du matin, et tu nous l’as confiée pour que nous la rendions habitable.

Béni sois-tu et loué pour notre frère soleil : c’est toi qui lui commandes, il brille sur les bons, sur les méchants ; tu indiques sa place à l’aurore, elle dissipe les peurs de la nuit, et le monde se colore à nouveau dans la clarté de ton visage…. Béni sois-tu pour pour la Lune et les étoiles, … tu sais le nom de leur myriades, et chacune obéit à ta voix…. Béni sois-tu et loué pour notre soeur la mer : tes doigts l’ont retenue quand elle jaillit du chaos primordial ; tu l’habilles d’un voile de nuages, tu en connais les salines cachées ; tu lui parles, elle se tait ; toi seul peut mater sa puissance….. béni soit-tu et loué pour notre soeur la pluie, c’est toi qui est son père, c’est toi qui engendre la rosée, et les sillons se détrempent; tu enfantes les cristaux de la neige, tu enserres de givre les brins d’herbe et les eaux se figent comme pierre…

Béni sois-tu, oui, béni pour notre soeur la mort; car cette mort ouvre la vie depuis que ton fils Jésus l’a prise et piégée sur la croix, depuis qu’il est tombé en terre, qu’il rapporte plus de cent pour un et nous greffe à son corps ….

  • Aurore  au Groenland
121003Image Crédit & Copyright: Juan Carlos Casado(TWAN); L’image a été prise devant une modeste ferme de Tasiusaq, Kujalleq, Groenland.
  • ROME,  3 octobre 2012 (ZENIT.org):  Catéchèse de Benoît XVI

… C’est seulement dans le Christ que nous pouvons dialoguer avec Dieu le Père comme ses enfants, autrement, cela n’est pas possible, mais en communion avec le Fils, nous pouvons dire nous aussi ce que Lui a dit : « Abbà ». En communion avec le Fils, nous pouvons connaître Dieu comme un vrai Père (cf. Mt 11,27). C’est pourquoi la prière chrétienne consiste dans le fait de regarder constamment et de façon toujours nouvelle vers le Christ, de parler avec Lui, de se tenir en silence avec Lui, de l’écouter, d’agir et de souffrir avec Lui. Le chrétien redécouvre sa vraie identité dans le Christ, « premier né de toute créature », en qui subsistent  toutes choses (cf. Col 1, 15 ss.). En nous identifiant à Lui, en étant une seule chose avec Lui, je redécouvre mon identité personnelle, celle de vrai enfant qui regarde vers Dieu comme vers un Père plein d’amour. Mais n’oublions pas : le Christ, nous le découvrons, nous le connaissons comme une Personne vivante, dans l’Eglise. Elle est « son Corps ». Cette corporéité peut être comprise à partir des paroles bibliques sur l’homme et sur la femme : les deux seront une seule chair (cf. Gn 2,24; Ep. 5,30ss.; 1 Co 6,16s). Le lien inséparable entre le Christ et l’Eglise, à travers la force unifiante de l’amour, n’annulle pas le « tu » et le « je », mais au contraire élève leur unité la plus profonde. Trouver sa propre identité dans le Christ signifie atteindre une communion avec lui, qui ne m’annulle pas, mais m’élève à la dignité la plus haute, celle d’enfant de Dieu dans le Christ : « l’histoire d’amour entre Dieu et l’homme consiste justement dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus » (Enc. Deus caritas est, 17). Prier signifie s’élever à la hauteur de Dieu, grâce à une transformation nécessaire et graduelle de notre être.

  • Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d’Ars: Sermon pour la fête des Anges gardiens

Quoique le bon Dieu se suffise à lui-même, il emploie néanmoins, pour gouverner le monde, le ministère de ses anges… Si nous voyons Dieu prendre tant de soin de notre vie, nous devons conclure que notre âme est quelque chose de bien grand et de bien précieux, pour qu’il emploie à sa conservation et à sa sanctification tout ce qu’il a de plus grand dans sa cour. Il nous a donné son Fils pour nous sauver ; ce Fils lui-même…donne à chacun de nous un et même plusieurs anges, qui s’occupent uniquement à lui demander pour nous les grâces et les secours nécessaires à notre salut… Oh, que l’homme connaît peu ce qu’il est, et la fin pour laquelle il a été créé ! Nous lisons dans l’Écriture sainte que le Seigneur disait à son peuple : « Je vais vous envoyer mon ange, afin qu’il vous conduise dans toutes vos démarches » (Ex 23,20)…Nous devons souvent invoquer nos anges gardiens, les bien respecter et surtout tâcher de les imiter dans toutes nos actions. La première chose que nous devons imiter en eux, c’est la pensée de la présence de Dieu… En effet, si nous étions bien pénétrés de la présence de Dieu, comment pourrions-nous faire le mal ? Que nos vertus et toutes nos bonnes œuvres seraient bien plus agréables à Dieu !… Dieu dit à Abraham : « Veux-tu être parfait ? Marche en ma présence » (Gn 17,1). Comment se peut-il faire que nous oubliions si facilement le bon Dieu, tandis que nous l’avons toujours devant nous ? Pourquoi ne sommes-nous pas saisis de respect et de reconnaissance envers nos anges, qui nous accompagnent jour et nuit ?…

  • Etoiles et poussières dans la Couronne Australe

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Image Crédit &Copyright:Marco Lorenzi (Glittering Lights), et APOD.

De denses nuages de poussière cosmique se détachent sur fond de champs stellaires particulièrement riches sur cette image de la frontière nord de la Couronne Australe. Probablement située à moins de 500 années-lumière de nous et bloquant efficacement la lumière des étoiles d’arrière-plan constituant la toile de fond de la Voie lactée, la partie la plus dense du nuage mesure dans les 8 années-lumière de long. À une de ses extrémités se trouve un groupe de nébuleuses par réflexion enregistrées sous les références NGC 6726, 6727, 6729 et IC 4812. Leur couleur bleue est caractéristique de la réflexion de la lumière de jeunes étoiles chaudes sur la poussière cosmique. La plus petite et jaune nébuleuse NGC 6729 entoure la jeune étoile variable R Coronae Australis. L’amas globulaire NGC 6723, d’un fort beau gabarit, est visible dans le coin supérieur droit de l’image. Si la perspective donne l’impression qu’il fait partie de l’ensemble, NGC 6723 se trouve en réalité 30 000 années-lumière plus loin, bien au-delà du nuage de poussière.

  • Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise: Révélations de l’amour divin.

Dans ma sottise, je m’étonnais que la sagesse profonde de Dieu n’ait pas empêché le débutdu péché, car s’il avait fait ainsi, me semblait-il, alors tout aurait été bien… Jésus m’a répondu : « Le péché était inéluctable, mais tout finira bien, tout finira bien, toute chose, quelle qu’elle soit, finira bien ». Dans ce simple mot « péché » notre Seigneur m’a présenté à l’esprit tout ce qui n’est pas bon : le mépris ignoble et les épreuves extrêmes qu’il a soufferts pour nous, durant sa vie et à sa mort ; toutes les souffrances et les douleurs, corporelles et spirituelles, de toutes ses créatures… Je contemplais toutes les souffrances qui ont jamais existé ou existeront, et j’ai compris que la Passion du Christ a été la plus grande, la plus douloureuse de toutes et les surpasse toutes… Mais je n’ai pas vu le péché. Je sais en effet, par la foi, qu’il n’a ni substance ni aucune sorte d’être ; on ne saurait le connaître autrement que par la souffrance qu’il cause. J’ai compris que cette souffrance n’est que pour un temps : elle nous purifie ; elle nous amène à nous connaître nous-mêmes et à crier miséricorde. La Passion de notre Seigneur nous fortifie contre le péché et la souffrance : telle est sa sainte volonté. En son tendre amour pour tous ceux qui seront sauvés, notre bon Seigneur les réconforte promptement et aimablement, comme s’il leur disait : « Il est vrai que le péché est la cause de toutes ces douleurs, mais tout finira bien : toute chose, quelle qu’elle soit, finira bien ». Ces paroles, il me les a dites très tendrement, sans le moindre blâme…Dans ces paroles, j’ai vu un mystère profond et merveilleux caché en Dieu. Ce mystère, il nous le dévoilera et fera connaître pleinement au ciel. Lorsque nous en aurons connaissance, nous verrons en toute vérité pour quelle raison il a permis la venue du péché en ce monde. Et voyant cela, nous nous réjouirons éternellement.

  • Navette spatiale  sur Los Angeles

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  Image Crédit & Copyright: Stephen Confer, APOD.
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  • Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople

« La folie de Dieu est plus sage que tous les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que tous les hommes » (1Co 1,25). Oui, la croix est une folie, une faiblesse -– apparente seulement… La doctrine de la croix a gagné les esprits au moyen de prédicateurs ignorants, et cela dans le monde entier. Elle a ouvert une école où il ne s’agissait pas de questions banales, mais de Dieu et de la vraie foi, de la vie selon l’Évangile, de la résurrection et du jugement futur. La croix a donc transformé en philosophes des gens simples et illettrés. Voilà comment la folie de la croix est plus sage que la sagesse des hommes…
      Comment est-elle plus forte ? Parce qu’elle s’est répandue dans le monde entier, qu’elle a soumis tous les hommes à son pouvoir et qu’elle a résisté aux innombrables adversaires qui voulaient faire disparaître le nom du Crucifié. Au contraire, ce nom s’est répandu avec plus d’éclat… Ses ennemis ont péri, ont disparu ; les vivants qui combattaient un mort ont été réduits à l’impuissance… En effet, ce que des publicains et des pêcheurs ont pu réussir par la grâce de Dieu, les philosophes, les orateurs, les rois, bref la terre entière, dans toute son étendue, n’a même pas été capable de l’imaginer… C’est en pensant à cela que l’apôtre Paul disait : « La faiblesse de Dieu est plus forte que toute la sagesse des hommes ». Autrement, comment ces douze pêcheurs, pauvres et ignorants, auraient-ils pu imaginer une telle entreprise ?

  • Nébuleuse du Crayon

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Image Crédit: ESO, APOD.

A 500 000 km/h, l’onde de choc d’une supernova se fraye un chemin dans l’espace interstellaire. Se déplaçant vers le bas sur cette superbe mosaïque, les minces filaments entrelacés sont en réalité de longues ondulations dans une nappe de gaz luminescent vue quasiment par la tranche. L’étroite apparence de NGC 2736 lui a valu le surnom familier de nébuleuse du Crayon. Mesurant dans les 5 années-lumière de long et située environ à 800 années-lumière de nous, la nébuleuse du Crayon n’est qu’une petite partie du rémanent de supernova des Voiles. Ce dernier mesure quelque 100 années-lumière de diamètre et est un nuage de débris en expansion suite à l’explosion d’une étoile observée il y a quelque 11 000 ans de cela. Au tout début, l’onde de choc se déplaçait à des millions de kilomètres par heure mais a été considérablement ralentie par sa rencontre avec le gaz interstellaire environnant.

  • Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997),  » No Greater Love », ch. 1

      Écoute en silence, parce que si ton cœur est rempli d’autres choses, tu ne peux pas y entendre la voix de Dieu. Mais dès lors que tu te mets à l’écoute de la voix de Dieu dans un cœur pacifié, ton cœur se remplit de Dieu. Cela demandera beaucoup de sacrifices, mais si vraiment nous avons le désir de prier, si nous voulons prier, il faut accepter de faire ce pas maintenant. Il ne s’agit là que des premiers pas vers la prière, mais sans ce premier pas fait avec détermination, jamais nous n’atteindrons l’étape ultime, la présence de Dieu.
      Voilà ce qu’il faut apprendre dès le début : écouter la voix de Dieu dans notre cœur ; alors, dans le silence du cœur, Dieu se met à parler. Puis, de la plénitude de notre cœur, monte ce que notre bouche dira. Voilà le lien. Dans le silence du cœur, Dieu parle et il faut l’écouter. Puis, de la plénitude de ton cœur, parce qu’il se retrouvera rempli de Dieu, rempli d’amour, rempli de compassion, rempli de foi, ta bouche parlera.
      Souviens-toi, avant de parler, qu’il faut écouter, et alors seulement, du fond d’un cœur épanoui, tu pourras parler et Dieu écoutera.

  •   Eruption de filament solaire

120917 Image Crédit: NASA‘sGSFC, Equipe SDO AIA, APOD;

Qu’arrive-t-il au Soleil ? Rien de très spécial. Il a juste éjecté un filament. À la fin du mois d’août, un filament solaire est soudainement entré en éruption, entrainant une éjection de matière coronale. Ce filament avait été maintenu en lévitation pendant plusieurs jours par le champ magnétique solaire. Observée attentivement  par le satellite SDO, cette éruption a déversé moult ions et électrons dans le système solaire, dont certains sont entrés en collision avec la magnétosphère terrestre trois jours plus tard, engendrant des aurores polaires. Les boucles de plasma environnant cette région active sont visibles sur cette image en ultraviolet au-dessus du filament. Si vous avez raté les aurores, ne désespérez pas : d’ici deux ans, le Soleil connaitra son maximum d’activité ce qui promet de nouvelles éjections de matière coronale, et donc plus d’aurores.

  • Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église.

Notre Seigneur a été piétiné par la mort, mais, en retour, il a frayé un chemin qui écrase la mort. Il s’est soumis à la mort et il l’a subie volontairement pour la détruire malgré elle. Car, sur l’ordre de la mort, notre Seigneur « est sorti en portant sa croix » (Jn 19,17). Mais il a crié sur la croix et il a tiré les morts des enfers…
      Il est le glorieux « fils du charpentier » (Mt 13,55) qui, sur le char de sa croix, est venu au-dessus de la gueule vorace du séjour des morts et a transféré le genre humain dans la demeure de la vie (Col 1,13). Et parce que, à cause de l’arbre du paradis, le genre humain était tombé dans le séjour des morts, c’est par l’arbre de la croix qu’il est passé dans la demeure de la vie. Sur ce bois-là avait été greffée l’amertume ; mais sur celui-ci la douceur a été greffée, pour que nous reconnaissions en lui le chef auquel ne résiste rien de ce qui a été créé.
      Gloire à toi ! Tu as jeté ta croix comme un pont au-dessus de la mort, pour que les hommes y passent du pays de la mort à celui de la vie… Gloire à toi ! Tu as revêtu le corps d’Adam mortel et tu en as fait la source de la vie pour tous les mortels. Oui, tu vis ! Car tes bourreaux se sont comportés envers ta vie comme des semeurs : ils ont semé ta vie dans les profondeurs de la terre comme on sème le blé, pour qu’il lève lui-même et fasse lever avec lui beaucoup de grains (Jn 12,24).
      Venez, faisons de notre amour comme un encensoir immense et universel ; prodiguons des cantiques et des prières à celui qui a fait de sa croix un encensoir à la Divinité et nous a tous comblés de richesses par son sang.

  • L’amas des Pléiades

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   Image Crédit & Copyright: Robert Gendler, APOD.
  •    Le secret de la paix et de la joie selon Benoît XVI :

Le pape a en effet repris ce mercredi 5 septembre ses catéchèses sur la prière, à partir du livre de l’Apocalypse, lors de l’audience, en la salle Paul VI du Vatican. Benoît XVI a expliqué, en français que « plus nous prions avec constance et avec intensité, plus nous nous assimilons au Christ qui entre vraiment dans notre vie lui donnant joie et paix ».Mais la prière donne le goût de prier davantage pour connaître le Christ, qui communique au priant « sérénité », « espérance » et « force » : « Plus nous connaissons, aimons et suivons Jésus, a-t-il ajouté, plus nous ressentons le besoin de nous arrêter en prière avec lui, recevant sérénité, espérance et force dans notre vie ».Relisant l’Apocalypse de saint Jean, le pape a souligné que cette prière est d’abord « écoute »: « Notre prière est d’abord écoute de Dieu qui nous parle et qu’elle doit être avant tout une prière de louange à Dieu pour son amour, pour Jésus Christ qui nous a apporté force, espérance et salut ». Cette écoute a pour fruit la conscience de la « présence » du Christ, au cœur du monde : « La prière réveille le sens de la présence du Seigneur dans notre vie et dans l’histoire, présence qui nous soutient, nous guide et nous donne une grande espérance. Elle est la sève qui nourrit la vie chrétienne authentique ». Le pape souligne ces autres fruits de la prière que sont la « conversion » et l’ « amour » : « Dans son message, saint Jean affirme qu’il s’agit d’écouter ce que l’Esprit dit, et de s’engager avec persévérance sur le chemin de la conversion et de l’amour ! » (Zénit). 

  • La nébuleuse du Cocon

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 Image Crédit &Copyright: Fabian Neyer, APOD.

Dans ce champ surpeuplé d’étoiles s’étendant sur quelque 3 degrés d’arc dans la constellation du Cygne, l’oeil est immanquablement attiré vers la nébuleuse du Cocon. Région compacte de formation d’étoiles, le Cocon vient clore une longue et double trainée noire de poussière interstellaire débutant sur le coté droit de l’image. Egalement connue sous le nom d’IC 5146, la nébuleuse du Cocon mesure en elle-même quelque 15 années-lumière de diamètre, et se trouve à environ 4000 années-lumière de nous. Comme d’autres régions de formation d’étoiles, la nébuleuse du Cocon brille principalement d’un beau rouge rosé correspondant à l’ionisation de l’hydrogène par les jeunes et chaudes étoiles de l’amas. Elle est aussi nimbée de bleu du fait de la réflexion de la lumière des étoiles sur la poussière marquant la lisière d’un nuage moléculaire qui sans cela demeurerait invisible. La brillante étoile visible au centre de la nébuleuse n’a sans doute pas plus de quelques centaines de milliers d’années d’existence, et c’est principalement elle qui alimente la luminosité de la nébuleuse tout en ménageant une cavité dans le gaz et la poussière. Cependant les longs filaments de poussière partant vers la droite, et qui ressortent en noir sur cette image en vraies couleurs, abritent eux aussi des étoiles en train de se former, lesquelles ne se révèlent qu’en infrarouge.

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  • Extrait de la lettre de Jean Vanier du 7  Septembre 2012:

 » Trouver Dieu dans une présence aimante est inspiré par la vision que St Paul a de l’amour. L’amour dit-il «est patience, il est service, il ne jalouse pas, il ne se gonfle pas. Il ne fait rien d’injuste, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, n’est pas rancunier, ne se réjouit pas de l’injustice mais met sa joie dans la vérité.» Et il termine ainsi: «l’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.» Mon Dieu, que l’amour est beau et exigeant! Je voudrais bien qu’il me guide tous les jours, mais hélas ce n’est pas le cas. L’amour est une lumière, une inspiration, un désir. Mais dans la vie quotidienne, il n’est pas là tout le temps dans mon coeur et dans mes actes. Tant de fois je me mets en avant, je ne suis pas patient, je préfère commander que d’obéir. A L’Arche, j’ai découvert toute la violence qui existe en moi et toutes mes capacités de déprimer. C’est bien pour cela que j’ai besoin de ce mois d’août pour me ressourcer auprès de Dieu. J’ai tant besoin que Dieu change mon coeur de pierre en coeur de chair et qu’il mette son Esprit en moi. J’ai encore du travail à faire sur moi. » Le Père Thomas Philippe m’a appris à prier quand j’ai quitté la marine en 1950. Il m’a dit: «mets-toi en présence de Dieu et restes-y.»

  • Un bel exemple du don de soi pour l’autre :

  • Opinion du Pape sur les concepts de vérité et intolérance  :
Dire « avoir la vérité » devient synonyme d’intolérance », constate Benoît XVI durant son homélie du 2 Décembre, rapportée par Radio Vatican. Pour le pape, pourtant, cette assertion rappelle que « personne ne possède la vérité », car « c’est l’homme qui appartient à la vérité ». « Personne ne peut dire « j’ai la vérité » », insiste le pape. Le croyant ne peut que dire : « la vérité est venue parmi nous » et « dans l’Eucharistie, la vérité est venue pour tirer l’homme de ses misères, de son égoïsme, qui font ressembler le christianisme à un système de coutumes ». Pour rester dans la vérité, il faut « se laisser guider par elle », souligne-t-il, invitant à « se faire conduire par la vérité afin qu’elle puisse de nouveau briller pour le salut du monde ». La loi de Dieu est la « vraie sagesse », souligne Benoît XVI par ailleurs, et c’est un « don » duquel « se réjouir », non pas un « fruit de son propre génie qui puisse générer du triomphalisme ». Ainsi l’Eglise doit « se réjouir dans le don du Christ, loi faite chair, Amour de Dieu pour l’homme » : il n’y a « pas de place pour le triomphalisme, mais seulement pour la joie et la reconnaissance », estime le pape. Mais « avec le temps », des « habitudes humaines » se sont « ajoutées au don de Dieu, masquant la sagesse donnée par Dieu », fait-il observer : or ces ajouts peuvent « conduire l’Eglise au triomphalisme, à s’auto-glorifier ».Benoît XVI met donc en garde le croyant, qui ne voit plus que « ce qui est fait par lui » et qui « n’ose plus dire que Dieu a enseigné la vérité et a enseigné ce qu’est l’homme ». (Zénit du 2 Décembre).
  • L’amas des Pléiades

120903

  Image Crédit & Copyright: Robert Gendler
Les Pléiades sont peut-être l’amas d’étoiles le plus connu. Elles peuvent être vues à l’oeil nu même depuis le coeur des grandes villes. Egalement connues sous le nom de Sept Soeurs ou M45, les Pléiades sont un des amas ouverts les plus proches et les plus lumineux. Les Pléiades contiennent en réalité plus de 3000 étoiles, se trouvent à environ 400 années-lumière de nous, et ne mesurent que 13 années-lumière de diamètre. Un très grand télescope ainsi qu’une marque de voitures ont emprunté le nom de l’amas. Sur cette image, on distingue nettement les nébuleuses par réflexion qui entourent les plus brillantes étoiles de l’amas. Des naines brunes de faible masse et peu brillantes ont également été observées dans les Pléiades. Les fortes aigrettes de diffraction visibles sur cette image sont dues au télescope. (APOD).
  • Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église

Le Seigneur nous a dit : « Cette heure-là, personne ne la connaît, ni les anges, ni le Fils », pour empêcher toute question sur le moment de son avènement : « ce n’est pas votre affaire de connaître les jours et les temps »(Mt 24,36; Ac 1,7). Il nous a caché cela pour que nous veillions, et que chacun d’entre nous puisse penser que cet avènement se produira pendant sa vie…
      Veillez, car lorsque le corps sommeille, c’est la nature qui nous domine, et notre action est alors dirigée non par notre volonté, mais par la force de la nature. Et lorsque règne sur l’âme une lourde torpeur de faiblesse et de tristesse, c’est l’ennemi qui la domine et la mène contre son propre gré… C’est pourquoi notre Seigneur a parlé de la vigilance de l’âme et de celle du corps, afin que le corps ne sombre pas dans un lourd sommeil ni l’âme dans l’engourdissement.

  • La Nébuleuse de l’oeil de chat
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A 3000 années-lumière de la Terre, une étoile mourante se débarrasse de coquilles de gaz brillant.Cette image dutélescope spatial Hubble révèle que la Nébuleuse de l’Oeil de Chat  est une des plus complexesnébuleuses planétaires connues. En fait, les structures visibles dans  l’Oeil de Chat sont si complexes que les  astronomes suspectent le brillant objet central d’être en réalité unsystème d’étoile binaire. Le terme de nébuleuse planétaire, utilisé pour décrire les objets de cette classe, est trompeur. Bien de ces objets apparaissent ronds, tels des planètes dans de petits télescopes, des images à haute résolution révèlent qu’ils sont des étoiles entourées par des cocons de gaz exhalés au cours des stades tardifs de l’évolution stellaire. (Tiré de APOD).
  • La nébuleuse de la Bulle
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 Soufflée par le vent d’une étoile massive, cette apparition interstellaire présente un aspect étonnamment familier. Pour les astronomes, elle porte la référence NGC 7635, mais est le plus souvent désignée sous le nom de nébuleuse de la Bulle. Bien qu’elle paraisse fragile, cette bulle de 10 années-lumière de diamètre montre des signes de violents processus. Visible en haut et à droite de la bulle se trouve une brillante étoile chaude de type O emmitouflée dans la poussière réfléchissante. Un violent vent stellaire et d’intenses radiations en provenance de l’étoile, qui a probablement une masse de 45 fois celle du Soleil et est plusieurs centaines de milliers de fois plus brillante, ont projeté la coquille gazeuse contre le matériau plus dense du nuage moléculaire environnant. L’intrigante nébuleuse de la Bulle se trouve à quelque 11 000 années-lumière de nous, dans la constellation de Cassiopée. Cette image est une superposition de données obtenues au travers de différents filtres qui ont à la fois permis de révéler certains détails de la région d’émission tout en conservant un aspect naturel aux étoiles.
  •  SERMON DE S. BERNARD SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES

L’amour se suffit à lui-même, il plaît par lui-même et pour lui-même. Il est à lui-même son mérite, il est à lui-même sa récompense. L’amour ne cherche hors de lui-même ni sa raison d’être ni son fruit : son fruit, c’est l’amour même. J’aime parce que j’aime. J’aime pour aimer.
Quelle grande chose que l’amour, si du moins il remonte à son principe, s’il retourne à son origine, s’il reflue vers sa source pour y puiser un continuel jaillissement ! De tous les mouvements de l’âme, de ses sentiments et de ses affections, l’amour est le seul qui permette à la créature de répondre à son Créateur, sinon d’égal à égal, du moins dans une réciprocité de ressemblance. Car, lorsque Dieu aime, il ne veut rien d’autre que d’être aimé. Il n’aime que pour qu’on l’aime, sachant que ceux qui l’aimeront trouveront dans cet amour même la plénitude de la joie.

  • Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

Jésus, délice de mon âme, pain des anges (Ps 77,25), Tout mon être plonge en toi ; Et je vis de ta vie divine, comme les élus au ciel, Et la vérité de cette Vie ne cessera pas –- même si je repose dans la tombe.
Jésus-Eucharistie, Dieu immortel, Qui demeure continuellement en mon cœur, Lorsque je te possède ainsi, la mort elle-même ne peut pas me nuire. Ainsi l’amour me dit que, au terme de la vie, je te verrai.
Imprégnée de ta vie divine, Je regarde calmement le ciel ouvert pour moi, Et la mort s’en ira, sans rien, honteuse, Car ta vie divine est contenue en mon âme.
Et même si, par ta sainte volonté, Seigneur, La mort touche mon corps, Je désire ce dénouement le plus rapidement possible, Car par lui j’entrerai dans la vie éternelle.
Jésus-Eucharistie, vie de mon âme, par ta Passion… Tu m’as élevée jusqu’aux ciels éternels.

  • Messier 5
120803Image Crédit &Copyright:Adam Block,Mt. Lemmon SkyCenter,University of Arizona
 « Belle nébuleuse découverte entre la Balance et le Serpent». Ainsi commence la cinquième entrée du célèbre catalogue de l’astronome français du 18e siècle Charles Messier. Bien qu’elle ait paru à Messier floue et dépourvue d’étoiles, cette mystérieuse nébuleuse est en réalité un amas globulaire rassemblant plus de 100 000 étoiles dans un diamètre de 165 années-lumière et se trouvant à 25 000 années-lumière de nous. Parcourant le halo de notre galaxie, les amas de galaxies en sont de vieux compagnons, M5 étant l’un des plus âgés avec quasiment 13 milliards d’années au compteur.
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  • HOMELIE DE BAUDOUIN DE FORD sur le cantique des cantiques

Forte est la mort, puisqu’elle peut nous enlever le don de la vie. Fort est l’amour, puisqu’il peut nous ramener à un meilleur usage de la vie.
Forte est la mort, puisqu’elle a le pouvoir de nous dépouiller de notre corps. Fort est l’amour, puisqu’il a le pouvoir d’arracher à la mort ce qu’elle nous a pris, et de nous le restituer.
Forte est la mort : aucun homme ne peut lui résister. Fort est l’amour, au point de pouvoir triompher d’elle, de briser son aiguillon, de mater ses efforts, de changer sa victoire en défaite. Tout cela se réalisera lorsque la mort sera insultée et s’entendra dire : Où est-il, mort, ton aiguillon ? Où est-elle, mort, ta victoire? L’amour est fort comme la mort, car l’amour du Christ est la mort de la mort. C’est pourquoi il dit : Je suis ta mort, ô mort; enfer, je serai ta morsure. De même, l’amour dont nous aimons le Christ est fort, lui aussi, comme la mort, puisqu’il constitue à sa manière une mort : une mort où prend fin la vie ancienne, où les vices sont abolis, et abandonnées, les œuvres mortes.

  • D’APRÈS LES ACTES DE CANONISATION DE S. DOMINIQUE (1234)

Dominique avait une telle intégrité morale, il était emporté par un tel élan de ferveur qu’on découvrait en lui de façon évidente un chef-d’œuvre de noblesse et de grâce. Il régnait en lui une parfaite égalité d’esprit, sauf quand il était bouleversé de compassion et de miséricorde. Et puisque le cœur en joie se reflète dans la gaieté du visage, il manifestait au-dehors l’équilibre paisible de sa vie intérieure par l’amabilité et la sérénité de ses traits.
En toute circonstance, par ses paroles et sa conduite, il se montrait un homme évangélique. Pendant la journée, avec ses frères ou ses compagnons, personne n’était plus simple et plus joyeux. Pendant la nuit, personne n’était plus adonné à toutes sortes de veilles et de prières. Il ne parlait guère qu’avec Dieu, dans l’oraison, ou de Dieu, et il exhortait ses frères à en faire autant.
Il adressa fréquemment à Dieu cette demande particulière : qu’il daigne lui accorder une vraie charité, capable de rechercher et d’obtenir le salut des hommes; il estimait qu’il serait véritablement un membre du Christ, s’il se dépensait avant tout, totalement et de toutes ses forces, à gagner des âmes, de même que le Seigneur Jésus, le Sauveur de tous, s’est offert sans réserve pour notre salut. Et c’est pour cette oeuvre que, selon le profond dessein prémédité par la Providence, il institua l’Ordre des Frères Prêcheurs.
Il exhortait souvent les frères de cet Ordre, de vive voix et par lettres, à étudier sans cesse le Nouveau et l’Ancien Testament. Il portait toujours sur lui l’évangile de saint Matthieu et les lettres de saint Paul, et il les étudiait tellement qu’il les savait à peu près par cœur.
Il fut désigné deux ou trois fois pour l’épiscopat et il refusa toujours, préférant vivre dans la pauvreté avec ses frères, plutôt que d’avoir un évêché. Il garda intacte jusqu’à la fin la délicatesse d’une chasteté absolue. Il désirait être flagellé, coupé en morceaux, et mourir pour la foi du Christ. Le pape Grégoire IX a dit de lui : « Je l’ai connu comme un homme qui suivait parfaitement la règle des Apôtres, et je ne doute pas qu’il soit au ciel associé à leur gloire. »

  • Nébuleuse de  » la  Trompe d’Eléphant « 

031019Credit & Copyright: Jean-Charles Cuillandre (CFHT), Hawaiian Starlight.

IC 1366 est connue parfois sous le nom de la Nébuleuse de la Trompe d’Eléphant, avec l’oeil de l’éléphant vers le haut au milieu: certaines parties des nuages de gaz et de poussière  sont des régions de formation d’étoiles  . La lumière énergétique provenant de certaines étoiles détruit progressivement la poussière des globules cométaires sombres proches du haut de l’image .   Par ailleurs, des jets et des vents de particules émis par ces étoiles repoussent le  gaz et les poussières ambiantes. A près de 3000 années-lumière  de la Terre, le complexe IC 1396 relativement faible couvre une région plus grande que ne le montre cette image, avec une surface apparente  de plus de 10 Pleines Lunes.

  • Pierre le Vénérable (1092-1156), abbé de Cluny Sermon

Quoi d’étonnant que le visage de Jésus soit devenu comme le soleil, puisqu’il était lui-même le soleil ? Il était le soleil, mais caché derrière un nuage. Maintenant le nuage s’écarte, et il resplendit pour un instant. Quel est ce nuage qui s’écarte ? Ce n’est pas la chair elle-même, mais la faiblesse de la chair qui disparaît un moment.
      Ce nuage, c’est celui dont parle le prophète : « Voici que le Seigneur montera sur une nuée légère » (Is 19,1) : nuée de la chair qui couvre la divinité, légère car cette chair ne porte en elle-même rien de mal ; nuée qui dissimule la splendeur divine, légère car elle doit s’élever jusqu’à la splendeur éternelle. C’est le nuage dont il est dit dans le Cantique des Cantiques : « Je me suis assise à l’ombre de celui que je désire » (Ct 2,3). Nuage léger car cette chair est celle de « l’Agneau qui enlève les péchés du monde » (Jn 1,29) ; et une fois ceux-ci enlevés, le monde est élevé dans les hauteurs des cieux, délesté du poids de tous ses péchés.
      Le soleil voilé par cette chair n’est pas « celui qui se lève pour les bons et les méchants » (Mt 5,45), mais « le Soleil de justice » (Ml 3,20) qui se lève seulement pour ceux qui craignent Dieu. Habituellement voilée par le nuage de la chair, cette « lumière qui éclaire tous les hommes » (Jn 1,9) brille aujourd’hui de tout son éclat. Aujourd’hui elle glorifie cette même chair ; elle la montre déifiée aux apôtres, pour que les apôtres la révèlent au monde.

  • Volcan islandais

120730  Image Crédit & Copyright: Sigurður Stefnisson

Pourquoi l’éruption volcanique de 2010 en Islande a-t-elle produit tant de cendres ? Bien que ce nuage de cendres volcaniques ne soit pas particulièrement volumineux dans l’absolu, une partie du problème vient de la direction dans laquelle il s’est mis à dériver, l’Europe, la région au trafic aérien le plus dense du monde. Le volcan Eyjafjöll, situé au sud de l’Islande, est d’abord entré en éruption le 20 mars 2010, avant qu’une seconde éruption n’apparaisse le 14 avril, juste sous le centre d’un petit glacier. Là encore, aucune de ces éruptions n’était particulièrement remarquable par sa puissance. Cependant la deuxième a fait fondre une importante quantité de glace, laquelle a à son tour refroidi et fragmenté la lave en minuscules échardes vitrifiées très abrasives qui se sont envolées avec le panache de vapeur d’eau. Cette image prise lors de la seconde éruption nous révèle également la présence d’éclairs dans le nuage de cendres s’échappant du Eyjafjöll.(Tiré de APOD)

  • CATÉCHISME DE S. JEAN-MARIE VIANNEY SUR LA PRIÈRE

Voyez, mes enfants : le trésor d’un chrétien n’est pas sur la terre, il est dans le ciel. Eh bien ! notre pensée doit aller où est notre trésor.
L’homme a une belle fonction, celle de prier et d’aimer. Vous priez, vous aimez : voilà le bonheur de l’homme sur la terre !
La prière n’est autre chose qu’une union avec Dieu. Quand on a le cœur pur et uni à Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit. Dans cette union intime, Dieu et l’âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ; on ne peut plus les séparer. C’est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C’est un bonheur qu’on ne peut comprendre.
Nous avions mérité de ne pas prier ; mais Dieu, dans sa bonté, nous a permis de lui parler. Notre prière est un encens qu’il reçoit avec un extrême plaisir.
Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l’élargit et le rend capable d’aimer Dieu. La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C’est un miel qui descend dans l’âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil.
La prière fait passer le temps avec une grande rapidité, et si agréablement, qu’on ne s’aperçoit pas de sa durée. Tenez, quand je courais la Bresse, dans le temps que les pauvres curés étaient presque tous malades, je priais le bon Dieu le long du chemin. Je vous assure que le temps ne me durait pas.
On en voit qui se perdent dans la prière comme le poisson dans l’eau, parce qu’ils sont tout au bon Dieu. Dans leur cœur, il n’y a pas d’entre-deux. Oh ! que j’aime ces âmes généreuses ! Saint François d’Assise et sainte Colette voyaient notre Seigneur et lui parlaient comme nous nous parlions. Tandis que nous, que de fois nous venons à l’église sans savoir ce que nous venons faire et ce que nous voulons demander ! Et pourtant, quand on va chez quelqu’un, on sait bien pourquoi on y va. Il y en a qui ont l’air de dire au bon Dieu « Je m’en vais vous dire deux mots pour me débarrasser de vous… » Je pense souvent que, lorsque nous venons adorer notre Seigneur, nous obtiendrions tout ce que nous voudrions, si nous le lui demandions avec une foi bien vive et un cœur bien pur.

  • Aurore polaire
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  Image Crédit & Copyright: Brad Goldpaint   (Goldpaint Photography)

Pourquoi cette aurore est-elle si rose ? Prise le mois dernier aux Etats-Unis dans l’Oregon, cette photographie de Crater Lake a révélé un ciel illuminé d’aurores aux insolites nuances pourpres. Bien que l’on sache aujourd’hui beaucoup de choses sur la physique des aurores, prédire quand aura exactement lieu une aurore et quelle sera sa couleur reste hors de nos capacités. On sait typiquement que les aurores sont d’autant plus vertes qu’elles sont basses, vers 100 km d’altitude, lorsque les atomes d’oxygène de l’atmosphère sont excités par le plasma spatial arrivant à haute vitesse. Celles situées juste au-dessus, vers 200 km, sont rouges, et sont également dues à l’oxygène récupérant ses électrons. Certaines des plus hautes, vers 500 km, nous apparaissent bleues et sont provoquées par la diffusion de la lumière solaire par des ions d’azote. Lorsqu’on observe depuis le sol ces différentes couches superposées d’aurores, il est possible que leurs couleurs primaires se combinent pour fournir des teintes aussi spectaculaires que celles-ci. Le maximum d’activité solaire devant normalement être atteint dans les deux années qui viennent, les bouffées de particules en provenance du Soleil devraient nous assurer d’autres mémorables spectacles nocturnes. Pour obtenir une version légendée de cette image, promenez votre curseur sur cette image.(tiré d’ APOD).

  • Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l’Église

   « Le Christ remettra le Royaume à son Père », dit saint Paul (1Co 15,24), non pas en ce sens qu’il renoncerait à sa puissance en lui remettant son Royaume, mais parce que c’est nous qui serons le Royaume de Dieu, lorsque nous aurons été rendus conformes à la gloire de son corps…, constitués Royaume de Dieu par la glorification de son corps. C’est nous qu’il remettra au Père, en tant que Royaume, selon ce qui est dit dans l’Évangile : « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du Royaume qui vous a été préparé dès la création du monde » (Mt 25,34).
      « Les justes brilleront alors comme le soleil dans le Royaume de leur Père. » Car le Fils livrera à Dieu, comme étant son Royaume, ceux qu’il a conviés à son Royaume, ceux à qui il a promis la béatitude propre à ce mystère par ces mots : « Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8)… Voici que ceux qu’il remet à son Père comme étant son Royaume voient Dieu.

  • Alignement de planètes et d’étoiles
Image Crédit &Copyright: Yuri Beletsky(Las Campanas Observatory, Carnegie Institution for Science), APOD.
 La semaine passée, ceux qui se lèvent tôt ont été récompensés par un alignement stellaro-planétaire peu commun. De gauche à droite, on peut voir ici les Pléiades, Jupiter, Vénus et la suiveuse Aldebaran telles qu’elles apparaissaient dans le désert d’Atacama, au Chili. On discerne également les premiers feux de l’aube soulignant d’un liseré d’or la ligne d’horizon. Jupiter et Vénus vont continuer de nous régaler ainsi jusqu’à fin juillet, même si ces planètes du matin ne seront alors plus alignées avec leurs lointaines semblables stellaires.
  • Bienheureux Jean-Paul II 

 Jésus dit à Pierre : « Avance au large ! » (Lc 5,4) « Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets »… Celui qui ouvre son cœur au Christ comprend non seulement le mystère de sa propre existence, mais aussi celui de sa propre vocation, et il fait mûrir de splendides fruits de grâce… En vivant l’Évangile dans son intégralité, le chrétien devient toujours plus capable d’aimer à la manière même du Christ, en accueillant son exhortation : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48). Il s’engage à persévérer dans l’unité avec ses frères au sein de la communion de l’Église, et il se met au service de la nouvelle évangélisation pour proclamer la merveilleuse vérité de l’amour salvifique de Dieu et pour en témoigner.

  • Aurore et volcan en Islande
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  Image Crédit & Copyright: Sigurdur H. Stefnisson
Parfois, le ciel et la Terre entrent en éruption. En Islande en 1991, levolcan Hekla est entré en éruption en même temps que desaurores  étaient visibles au-dessus de nos têtes.Hekla, un des plus célèbres volcans du monde, est entré en éruption au moins 20 fois au cours du dernier  millénaire, provoquant parfois de gros dégâts.   La dernière éruption s’est produite il y a 12 ans mais n’a causé que de faibles dommages. La bande aurorale verte est apparue fortuitement à environ 100 km  au-dessus de la laveéjectée. La Terre est-elle la seule planète du système solaire ayant à la fois des aurores et des volcans ? (Tiré d’APOD).

  • Bienheureux Jean XXIII (1881-1963), message du 01/05/1960

  Saint Joseph, gardien de Jésus, époux très chaste de Marie, qui as passé ta vie à accomplir parfaitement ton devoir, en entretenant par le travail de tes mains la Sainte Famille de Nazareth, daigne protéger ceux qui, avec confiance, se tournent vers toi. Tu connais leurs aspirations, leurs angoisses, leurs espérances ; ils recourent à toi, car ils savent qu’ils trouveront en toi quelqu’un qui les comprenne et les protège. Toi aussi, tu as connu l’épreuve, la fatigue, l’épuisement ; mais, même au milieu des préoccupations de la vie matérielle, ton âme, comblée de la paix la plus profonde, exultait d’une joie inexprimable, à cause de l’intimité avec le Fils de Dieu, confié à tes soins, et avec Marie, sa très douce mère.

  • La traîne gravitationnelle de NGC 3628
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 Image Crédit &Copyright: Thomas V. Davis   (tvdavisastropix.com) et Apod.
Distante de quelque 30 millions d’années-lumière, la grande galaxie spirale NGC 3628, à gauche de l’image, partage une portion d’Univers local avec deux autres grandes spirales, M66 (en haut) et M65, l’ensemble formant le Triplet du Lion. NGC 3628 présente une étonnante traîne s’étendant sur 300 000 années-lumière. Connue sous le nom de traîne gravitationnelle, cette structure a été étirée depuis la galaxie par des effets de marée gravitationnelle durant de brèves mais violentes interactions passées avec ses voisines de taille. Rarement visible si distinctement, la traîne gravitationnelle se compose d’amas de jeunes étoiles bleues et de régions de formation d’étoiles. Tiré d’APOD;
  • CATÉCHÈSE  DE SAINT CYRILLE DE JÉRUSALEM

Convertissez-vous, et que chacun reçoive le baptême au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés.
S’il y a ici quelqu’un qui soit esclave du péché, qu’il se prépare, au moyen de la foi baptismale, à la nouvelle naissance qui fera de lui un homme libre, un des fils d’adoption. Qu’il abandonne le lamentable esclavage de ses péchés pour acquérir l’esclavage bienheureux du Seigneur : c’est ainsi qu’il sera jugé digne d’obtenir en héritage le Royaume des cieux. Dépouillez par la confession l’homme ancien, corrompu par les désirs qui l’égarent, afin de revêtir l’homme nouveau, celui qui est renouvelé selon l’image de son Créateur. Obtenez par le sacrement de la foi les premiers dons de l’Esprit Saint afin de pouvoir être reçus dans les demeures éternelles. Approchez-vous du sacrement qui vous marquera pour que vous deveniez les familiers du Maître. Agrégez-vous au saint troupeau des brebis raisonnables du Christ pour être un jour placés à sa droite et recevoir en héritage la vie qui a été préparée pour vous.

  • À l’ombre des anneaux de Saturne
Image Crédit: NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute/J. Major, APOD.
 La sonde spatiale Cassini nous a adressé cette nouvelle carte postale du système de Saturne, où l’on peut voir une brillante lune, de minces anneaux, des nuages étrangement tourmentés et des ombres incurvées. Titan, la plus grande lune de Saturne, présente du fait de son impénétrable atmosphère toutes les apparences d’un globe éthéré et sans autres nuances que celles du clair-obscur. Si les anneaux de Saturne sont ici réduits à un simple trait, c’est bien sûr parce qu’ils sont vus par la tranche, et seule leur ombre se projetant sur le globe saturnien nous en révèle les subtiles variations de densité. Titan tournant autour de Saturne dans le même plan que les anneaux, elle y semble enfilée comme une perle.
  • D’Edith Stein:

 » Dieu s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir fils de Dieu. Ô admirable échange! C’est pour cette oeuvre que le Sauveur est venu dans le monde. L’un d’entre nous avait rompu le lien de notre filiation à Dieu, l’un d’entre nous devait le renouer et expier la faute. Aucun rejeton de la vieille souche, malade et abâtardie, n’aurait pu le faire. Il fallait que sur ce tronc fût greffé un plan nouveau, sain et noble. Il est ainsi devenu un avec nous. C’est bien cela qui est merveilleux dans le genre humain: que nous soyons tous un. S’il en était autrement, si nous nous tenions les uns à côté des autres comme autant d’individus autonomes et séparés, la chute de l’un n’aurait pas entraîné la chute de tous. Aucune justification n’aurait été possible. Or il est venu pour former avec lui un corps mystérieux : lui, le Chef et nous ses membres. »  

 » Jésus, tu es venu « rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11,52). Sur la croix tu as tué la haine (Ep 2,16) qui nous divise et nous oppose les uns aux autres ; dans l’Esprit Saint, tu nous enseignes comment avancer sur le chemin de la miséricorde et de la charité. Seigneur donne-moi d’être attentif tout au long de ce jour à saisir les occasions qui me seront offertes pour être un artisan de paix et d’unité, dans mon foyer, au travail, à l’école, partout où tu m’envoies témoigner de ce que tu as réalisé pour nous. »

 » Qui es-tu, douce lumière qui m’inondes Et illumines l’obscurité de mon coeur ? Tu me conduis par la main comme une mère, Et si tu me lâchais, je ne saurais faire un pas de plus. Tu es l’espace qui enveloppe mon être et le garde en lui, Abandonné de Toi, il tomberait dans l’abîme du néant Dont tu me tiras pour m’élever à la lumière. Toi, plus proche de moi que je ne le suis de moi-même, Plus intérieur que mon être le plus intime Et pourtant insaisissable et inouï, Surprenant tout nom Esprit Saint, Amour Éternel. N’es-tu pas la douce manne Qui déborde du coeur du Fils Dans mon coeur, nourriture des anges et des bienheureux ? Lui qui s’éleva de la mort à une vie nouvelle M’a éveillée aussi du sommeil de la mort À une vie nouvelle et me donne vie nouvelle jour après jour. » (priére d’Edith Stein tirée de : http://www.paroleetpriere.fr/).

 
  • Alpha du Centaure
Image Crédit & Copyright:Marco Lorenzi (Glittering Lights), APOD.
La lumière aveuglante d’Alpha du Centaure, une des étoiles les plus brillantes du ciel terrestre nocturne, inonde la partie gauche de ce paysage céleste austral. Distante d’à peine 4,3 années-lumière, Alpha Centauri est en fait constituée de deux étoiles de taille comparable au Soleil tournant autour d’un centre de gravité commun. Plus petite et beaucoup plus froide, une troisième étoile fait partie de ce système, Proxima du Centaure, et se trouve en dehors du champ de cette image. Le principal intérêt de ce cadrage est de révéler la multitude d’étoiles que contient le plan de la Voie lactée au-delà d’Alpha du Centaure, dont la nébuleuse planétaire Hen 2-111 distante d’environ 7800 années-lumière. La coquille gazeuse expulsée par l’étoile mourante, avec son noyau brillant et son halo plus faible de gaz ionisé rougeoyant s’étendent sur plus de 20 années-lumière, juste à droite du centre de l’image. Plus à droite encore, on remarque deux amas ouverts l’un au-dessus de l’autre, le compact Pismis 19, en haut, lui aussi à quelque 8000 années-lumière et dont la lumière est rougie par la poussière intercalée, et le moins resserré et plus proche NGC 5617. À peine visible au travers de l’éclat d’Alpha du Centaure, on distingue le mince éclat d’un rémanent de supernova en forme de coquille, en haut et à droite du plus proche des systèmes stellaires.
  • Bienheureux Jean-Paul II: Discours aux jeunes du Chili 02/04/1987

      Le Christ entre dans la maison où se trouve la jeune fille, la prend par la main et lui dit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi ! »… Chers jeunes, le monde a besoin de votre réponse personnelle aux paroles de vie du Maître : « Je te le dis, lève-toi ! » Nous voyons comment Jésus vient à la rencontre de l’humanité dans les situations les plus difficiles et les plus pénibles. Le miracle accompli dans la maison de Jaïre nous montre son pouvoir sur le mal. Il est le Seigneur de la vie, le vainqueur de la mort…
      Mais nous ne pouvons pas oublier que, selon ce que nous enseigne la foi, la cause première du mal, de la maladie, de la mort même, c’est le péché en ses différentes formes. Dans le cœur de chacun et de chacune de nous se cache cette maladie qui nous touche tous : le péché personnel, qui s’enracine de plus en plus dans les consciences à mesure que se perd le sens de Dieu. Oui, chers jeunes, veillez à ne pas laisser s’affaiblir en vous le sens de Dieu. On ne peut pas vaincre le mal par le bien si l’on n’a pas ce sens de Dieu, de son action, de sa présence, qui nous invite à parier toujours sur la grâce, sur la vie, contre le péché, contre la mort. Le sort de l’humanité est en jeu…

  •  Les Pleiades, Jupiter et Vénus visibles à l’aube.

Image Crédit & Copyright:Luis Argerich et APOD.
Visibles en ce moment sur l’horizon Est avant le lever du Soleil, les brillantes planètes Vénus et Jupiter voisinent avec l’amas des Pléiades au-dessus de Buénos Aires;  Aldébaran se trouve en bas et à droite de Vénus.
  • HOMÉLIE DE PAUL VI À MANILLE. (29 NOVEMBRE 1970)

Jésus Christ
Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! Car c’est par lui, par le Christ lui-même, que j’ai été envoyé pour cela. Je suis apôtre, je suis témoin. Plus le but est éloigné, plus la mission est difficile, plus est vif l’amour qui nous pousse. Je dois proclamer son nom : Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. C’est lui qui nous a révélé le Dieu invisible, c’est lui qui est le premier-né de toute créature, c’est en lui que tout subsiste. Il est le maître de l’humanité et son rédempteur ; il est né, il est mort, il est ressuscité pour nous.
Il est le centre de l’histoire du monde ; il nous connaît et nous aime ; il est le compagnon et l’ami de notre vie, l’homme de la douleur et de l’espérance ; c’est lui qui doit venir, qui sera finalement notre juge et aussi, nous en avons la confiance, notre vie plénière et notre béatitude.
Je n’en finirais jamais de parler de lui ; il est la lumière, il est la vérité ; bien plus, il est le chemin, la vérité et la vie. Il est le pain, la source d’eau vive qui comble notre faim et notre soif. Il est notre berger, notre chef, notre modèle, notre réconfort, notre frère. Comme nous et plus que nous, il a été petit, pauvre, humilié, travailleur, opprimé, souffrant. C’est pour nous qu’il a parlé, accompli ses miracles, fondé un royaume nouveau où les pauvres sont bienheureux, où la paix est le principe de la vie commune, où ceux qui ont le cœur pur et ceux qui pleurent sont relevés et consolés, où les affamés de justice sont rassasiés, où les pécheurs peuvent obtenir le pardon, où tous découvrent qu’ils sont frères.
Voilà Jésus Christ dont vous avez au moins entendu parler et déjà certainement pour la plupart, à qui vous appartenez, puisque vous êtes chrétiens. C’est donc à vous, chrétiens, que je répète son nom, et je l’annonce à tous les hommes : le Christ Jésus est le principe et la fin, l’alpha et l’oméga, le roi du monde nouveau, l’explication mystérieuse et ultime de l’histoire humaine et de notre destinée ; il est le médiateur et pour ainsi dire le pont entre la terre et le ciel. Il est, de la façon la plus haute et la plus parfaite, le Fils de l’homme, parce qu’il est le Fils de Dieu, éternel, infini, et il est le fils de Marie, bénie entre toutes les femmes, sa mère selon la chair, notre mère par notre participation à l’Esprit du Corps mystique.
Jésus Christ ! Souvenez-vous : c’est lui que nous proclamons devant vous pour l’éternité ; nous voulons que son nom résonne jusqu’au bout du monde et pour tous les siècles des siècles.

  • Le piton

 Image Crédit & Copyright: Luc Perrot  et APOD
La Voie lactée au-dessus du Piton de l’Eau  : en arrière plan dans le lointain, le Piton des Neiges, le point culminant de l’île de la Réunion. À la surface d’un lac de cratère appelé fort à propos Piton de l’Eau, des centaines d’étoiles constituant notre proche environnement galactique (la plupart à moins de 100 années-lumière) se reflètent, tandis que dans le ciel s’étire majestueusement la grande arche de la Voie lactée, brouillard de millions d’étoiles distantes quant à elles à plusieurs milliers d’années-lumière.
  • COMMENTAIRE DE SAINT CYPRIEN SUR LA PRIÈRE DU SEIGNEUR

« Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite » La prière se poursuit : Que ton règne vienne. Nous demandons que le règne de Dieu se réalise pour nous, dans le sens ou nous implorons que son nom soit sanctifié en nous. Quand est-ce, en effet, que Dieu ne règne pas ? Et quand donc a commencé ce qui en lui a toujours existé, et ne cessera jamais ? Nous demandons que vienne notre règne, celui que Dieu nous a promis, celui que le Christ nous a obtenu par sa passion et son sang. Ainsi, après avoir été des esclaves en ce monde, nous serons des rois, lorsque le Christ sera souverain, comme lui-même nous le promet lorsqu’il dit : Venez, les bénis de mon Père prendre en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Mais il est possible, frères bien-aimes, que le Christ en personne soit ce règne de Dieu, dont nous désirons chaque jour la venue, dont nous souhaitons que l’avènement se présente bientôt à nous. Car, de même qu’il est la Résurrection, puisque nous ressuscitons en lui, on peut comprendre de même qu’il est le règne de Dieu, puisque c’est en lui que nous régnerons. Il est bon pour nous de demander le règne de Dieu, c’est-à-dire le règne céleste, car il y a aussi un règne terrestre. Mais celui qui a déjà renoncé au monde est au-dessus de ses honneurs et de son règne. ~ Nous ajoutons ensuite : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, non pas pour que Dieu fasse ce qu’il veut, mais pour que nous puissions faire ce que Dieu veut. Qui donc peut empêcher Dieu de faire ce qu’il veut ? Mais parce que le diable empêche nos pensées et nos actes d’obéir à Dieu en tout, nous prions et demandons que la volonté de Dieu se fasse en nous. Or, pour qu’elle se fasse en nous, nous avons besoin de sa volonté, c’est-à-dire de son assistance et de sa protection. Personne en effet ne peut compter sur ses propres forces, mais la bonté et la miséricorde de Dieu sont notre appui. Jusqu’au Seigneur, qui a montré la faiblesse humaine qu’il portait, lorsqu’il a dit : Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Et il donnait l’exemple à ses disciples, pour qu’ils fassent non leur volonté, mais celle de Dieu, lorsqu’il ajoutait : Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. ~ La volonté de Dieu, c’est ce que le Christ a fait et enseigné : l’humilité dans la conduite, la fermeté dans la foi, la retenue dans les paroles, la justice dans les actions, la miséricorde dans les œuvres, la rectitude dans les mœurs ; être incapable de faire du mal, mais pouvoir le tolérer quand on en est victime, garder la paix avec les frères, chérir le Seigneur de tout son cœur, aimer en lui le Père, et craindre Dieu, ne préférer absolument rien au Christ, car lui-même n’a rien préféré à nous ; s’attacher inébranlablement à son amour ; se tenir à sa croix avec force et confiance ; quand il faut lutter pour son nom et son honneur, montrer de la constance dans notre confession de foi montrer, sous la torture, cette confiance qui soutient notre combat et, dans la mort, cette persévérance qui nous obtient la couronne : c’est cela, vouloir être héritier avec le Christ ; c’est cela, obéir au précepte de Dieu ; c’est cela, accomplir la volonté du Père.

  • M65 et M66

Image Crédit & Copyright: Bill Snyder(Heavens Mirror Observatory), et APOD.

Brillantes et rapprochées, les galaxies spirales M65 (en haut) et M66 crèvent l’écran. Ce duo de galaxies se trouve à quelque 35 millions d’années-lumière de nous, et chacune mesure à peu près 100 000 années-lumière de diamètre, sensiblement la même taille que notre propre Voie lactée; M66 a été l’hôte de 4 supernovae depuis 1973.

  • Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme.

L’âme demande à l’Époux : « Où t’es-tu caché ? »… Répondons à sa question en lui montrant le lieu précis où il se cache, le lieu où elle le trouvera d’une manière certaine, et avec autant de perfection et de douceur possibles en cette vie. Dès lors, elle n’errera plus en vain sur les traces des étrangers (cf Ct 3,2). Sachons-le bien, le Verbe, Fils de Dieu, réside par essence et par présence, en compagnie du Père et de l’Esprit Saint, dans l’essence même de l’âme, et il y est caché. L’âme qui aspire à le trouver doit donc sortir…de tout le créé ; elle doit entrer en elle-même et s’y tenir dans un recueillement si profond que toutes les créatures soient pour elle comme si elles n’étaient pas. « Seigneur, disait saint Augustin en s’adressant à Dieu dans ses Soliloques, je ne te trouvais pas au-dehors de moi, parce que je te cherchais mal : je te cherchais au-dehors, et tu étais au-dedans. » Dieu est donc caché dans notre âme, et c’est là que le vrai contemplatif doit le chercher, en disant : « Où t’es-tu caché ? »

  • Lever de Soleil sur la Baltique avec Vénus se promenant sur le Soleil

Image Crédit & Copyright: Jens Hackmann, et APOD.

  • HOMÉLIE DE S. ANTOINE DE PADOUE

Celui qui est rempli du Saint-Esprit parle diverses langues. Ces diverses langues sont les divers témoignages rendus au Christ, comme l’humilité, la pauvreté, la patience et l’obéissance. Nous les parlons quand, en les pratiquant nous-mêmes, nous les montrons aux autres. La parole est vivante, lorsque ce sont les actions qui parlent. Je vous en prie, que les paroles se taisent, et que les actions parlent. Nous sommes pleins de paroles mais vides d’actions ; à cause de cela, le Seigneur nous maudit, lui qui a maudit le figuier où il n’a pas trouvé de fruits mais seulement des feuilles. « La loi, dit saint Grégoire, a été présentée au prédicateur pour qu’il pratique ce qu’il prêche. » Il perd son temps à répandre la connaissance de la loi, celui qui détruit son enseignement par ses actions.

  •   Eclipse de Lune

Eclipsed Moon Over Wyoming Credit & Copyright: Mack H. Frost , APOD
  • Commencement de la seconde lettre de saint Paul Apôtre à Timothée

Moi, Paul, qui suis, par la volonté de Dieu, Apôtre du Christ Jésus à cause de la promesse de la vie que nous avons en Jésus Christ, je te souhaite à toi, Timothée, mon enfant bien-aimé, grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur. Je suis plein de reconnaissance envers Dieu, que j’adore avec une conscience pure comme l’ont fait mes ancêtres ; je le prie sans cesse, nuit et jour, en me souvenant de toi. C’est pourquoi je te rappelle que tu dois réveiller en toi le don de Dieu que tu as reçu quand je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de raison. N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis en prison à cause de lui ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté en détruisant la mort, et en faisant resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile, pour lequel j’ai reçu la charge de messager, d’apôtre et d’enseignant. C’est pour cette raison que j’ai encore à souffrir ainsi ; mais je ne le regrette pas, car je sais en qui j’ai mis ma foi, et je suis sûr qu’il est assez puissant pour sauvegarder jusqu’au jour de sa venue l’Évangile dont je suis le dépositaire.

  • L’éclipse vue du Satellite MTSAT, le 21 mai 2012.

Image Crédit: PHL @ UPR Arecibo, NASA, EUMETSAT, NERC Satellite Receiving Station, U. Dundee, APOD

Quelle est cette tache sombre sur la Terre ? L’ombre de la Lune. Cette image a été prise la semaine dernière par le satellite MTSAT lors de l’éclipse annulaire de Soleil du 20 mai. Cette ombre fait tache au sommet d’une sphère où dominent le blanc des nuages et le bleu des océans. Les Terriens qui se trouvaient sur le parcours de la tache sombre pouvaient observer un Soleil partiellement éclipsé par la Lune et recevaient donc bien moins de lumière qu’en temps normal. L’ombre se déplaçait à la surface de la Terre à une vitesse de quelque 2000 km/h, ce qui laissait à la plupart des observateurs moins de deux heures pour profiter de l’intégralité du spectacle. MTSAT est en orbite géostationnaire et à ce titre a pris cette image à une distance d’environ 3 diamètres terrestres du centre de la Terre. Les amateurs de beautés célestes vont encore garder la tête en l’air la semaine prochaine puisqu’il y aura une éclipse partielle de Lune le 4 juin, et le dernier transit de Vénus de leur vie le 6 juin.

  • Rencontre du Pape avec les jeunes à Milan le 2 Juin 2012  (Tiré deZENIT.org. )

Chers jeunes,

vous vous préparez à recevoir le sacrement de la confirmation, ou l’avez déjà reçu. Je sais que vous accompli un beau parcours de formation, appelé cette année «le spectacle de l’Esprit». Aidés par cet itinéraire, avec diverses étapes, vous avez appris à reconnaître les merveilles que l’Esprit-Saint a fait et fait dans votre vie et dans tous ceux qui disent  «oui»  à l’Evangile de Jésus-Christ. Vous avez découvert la grande valeur du baptême, le premier des sacrements, la porte d’entrée dans la vie chrétienne. Vous l’avez reçu grâce à vos parents, qui avec vos parrains, en votre nom, ont professé le Credo et se sont engagés à vous éduquer dans la foi. Ceci a été pour vous – et pour moi aussi, il y a si longtemps! – une immense grâce. A partir de ce moment, renés  de l’eau et de l’Esprit-Saint, vous êtes entrés dans la famille des enfants de Dieu, vous êtes devenus chrétiens, membres de l’Eglise. A présent vous avez grandi, et vous pouvez dire vous-même votre «oui » personnel à Dieu, un  «oui»  libre et conscient. Le sacrement de la confirmation confirme le baptême et infuse en vous l’Esprit-Saint avec abondance. Vous-même maintenant, remplis de gratitude, avez la possibilité d’accueillir, ses grands dons qui vous aident, sur le chemin de la vie, à devenir témoins fidèles et courageux de Jésus. Les dons de l’Esprit sont des réalités magnifiques, qui vous permettent de vous former comme chrétiens, de vivre l’Evangile et d’être membres actifs de la communauté. Je rappelle brièvement ces dons, desquels parlait déjà le prophète Isaïe, puis Jésus:– le premier  don est la sagesse, qui vous fait découvrir combien le Seigneur est bon et grand, et comme son nom l’indique, rend votre vie pleine de saveur, pour que vous soyez, comme le disait Jésus, «sel de la terre» puis le  don d’intelligence, afin que vous puissiez comprendre en profondeur la Parole de Dieu et la vérité de la foiensuite ledon de conseil, qui guidera chacun de vous à la découverte du projet de Dieu sur votre vie personnelle –  ledon de force, pour vaincre les tentations du mal et faire toujours le bien, même si cela demande des sacrifices; – vient ensuite ledon de science, non pas science dans le sens technique, comme enseignée à l’Université, mais science dans le sens plus profond, qui enseigne à trouver dans la création les signes, les traces de Dieu, à comprendre comment Dieu parle en tout temps et me parle à moi, et à animer le travail de chaque jour par l’Evangile; comprendre qu’il y a une profondeur dans les choses, et comprendre cette profondeur et ainsi donner saveur au travail, même difficile; – un autre don estcelui de piété, qui garde vive en nos cœurs la flamme d’amour pour notre Père qui est aux cieux, de façon à Le prier chaque jour avec la confiance et la tendresse d’un enfant aimé; de façon aussi à ne pas oublier la réalité fondamentale du monde et de ma vie: que Dieu existe et que Dieu me connaît et attend ma réponse à son projet; – et finalement le septième et dernier don est lacrainte de Dieu; crainte de Dieu ne veut pas dire peur, mais ressentir pour Lui un profond respect, le respect de la volonté de Dieu qui est le vrai dessein de ma vie et le chemin à travers lequel la vie personnelle et communautaire peut être bonne; et aujourd’hui, avec toutes les crises qui frappent le monde, nous voyons qu’il est important que chacun respecte cette volonté de Dieu gravée dans nos cœurs, et en accord avec laquelle nous devons vivre; ainsi cette crainte de Dieu est désir de faire le bien, de faire la vérité, de faire la volonté de Dieu. Chers jeunes, toute la vie chrétienne est un chemin, c’est comme parcourir un sentier qui grimpe sur un mont – ce n’est donc pas toujours facile, mais escalader une montagne est une très belle chose – en compagnie de Jésus; avec ces dons précieux, votre amitié avec Lui deviendra encore plus vraie et plus intime. Elle se nourrit continuellement du sacrement de l’Eucharistie, dans lequel nous recevons son Corps et son Sang. Pour cela je vous invite à participer toujours avec joie et fidélité à la messe dominicale, quand toute la communauté se réunit ensemble pour prier, écouter la Parole de Dieu et prendre part au sacrifice eucharistique. Et approchez-vous aussi du sacrement de la pénitence, à la Confession: c’est une rencontre avec Jésus qui pardonne nos péchés et nous aide à accomplir le bien; recevoir ce don, recommencer de nouveau est un grande don dans la vie, savoir que je suis libre, que je peux recommencer, que tout est pardonné. Ne manquez pas non plus votre prière personnelle de chaque jour. Apprenez à dialoguer avec le Seigneur, confiez-vous à Lui, dites Lui vos joies et vos préoccupations, et demandez lumière et soutien pour votre chemin. Ces sept dons du Saint-Esprit grandissent justement dans cette communauté où s’exerce la vie dans la vérité, avec Dieu. En famille, soyez obéissants à vos parents, écoutez les indications qu’ils vous donnent, pour grandir comme Jésus «en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes» (Lc 2,51-52). Enfin, ne soyez pas paresseux, soyez des jeunes engagés, en particulier dans vos études, en vue de votre vie future: c’est votre devoir quotidien et une grande opportunité que vous avez pour grandir et préparer l’avenir. Soyez disponibles et généreux envers les autres, surmontant la tentation de vous mettre vous-même au centre, car l’égoïsme est ennemi de la vraie joie. Si vous goûtez maintenant la beauté de faire partie de la communauté de Jésus, vous pourrez également donner votre contribution pour la faire grandir et vous saurez inviter les autres à en faire partie. Permettez-moi aussi de vous dire que le Seigneur chaque jour, y compris aujourd’hui, ici, vous appelle à de grandes choses. Soyez ouverts à ce qu’il vous suggère et s’il vous appelle à le suivre sur le chemin du sacerdoce ou de la vie consacrée, ne lui dites pas non! Ce serait une triste erreur! Jésus comblera votre cœur pour toute la vie!  Chers jeunes, je vous le dis avec force: tendez vers de grands idéaux; vous pouvez tous accomplir de grands choses, pas seulement quelques-uns! Soyez des saints!  Mais est-il possible d’être des saints à votre âge? Je vous réponds: certainement! Saint Ambroise, grand saint de votre ville, l’écrit aussi dans une de ses œuvres : «Chaque âge est mûr pour le Christ» (De virginitate, 40). Le témoignage de nombreux saints de vos âges le démontre, comme Dominique Savio, ou Maria Goretti. La sainteté est la voie normale du chrétien: elle n’est pas réservée à quelques élus, mais elle est ouverte à tous. Naturellement, avec la lumière et la force de l’Esprit-Saint, qui ne fera pas défaut si nous étendons nos mains et ouvrons nos cœurs ! Et avec l’aide de notre Mère. Qui est notre Mère? C’est la Mère de Jésus, Marie. Jésus nous a tous confiés à elle, avant de mourir sur la croix. Que la Vierge Marie protège toujours la beauté de votre «oui» à Jésus, son Fils, le grand et fidèle ami de votre vie

Qu’il en soit ainsi !          

  • Les sentinelles de l’arctique:

Image Crédit & Copyright: Niccolò Bonfadini, APOD.
Qui garde le Nord ? Si l’on en juge par cette image, il est possible que ce soit des arbres géants pétrifiés par la neige et la glace. Cette image a été prise l’hiver dernier à l’extrême nord de la Finlande, où règnent en cette saison des conditions sub-polaires engendrant des paysages tout à fait insolites. Le plus banal des arbres peut alors se muer en une sorte de créature extraterrestre inquisitrice. Apportant une note de couleur à la scène, la ceinture de Vénus surligne l’horizon tandis que le Soleil se lève dans le dos du photographe. Bien sûr, dès que revient le printemps, la Laponie reprend très vite des couleurs.
  • Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara à propos de la Visitation.
Marie ma mère, c’est à la fois une de vos fêtes et une des fêtes de Jésus aujourd’hui : comme la Purification qui est surtout la Présentation de Jésus, la Visitation est une de vos très douces fêtes, mais c’est plus encore la fête de notre Seigneur, car c’est lui qui agit en vous et par vous. La Visitation c’est « la charité du Christ vous pressant » (2Co 5,14), c’est Jésus qui, à peine est-il entré en vous, a soif de faire d’autres saints et d’autres heureux. Par l’Annonciation, il s’est manifesté et donné à vous, il vous a sanctifiée merveilleusement. Cela ne lui suffit pas : dans son amour pour les hommes, il veut tout de suite se manifester et se donner par vous à d’autres, il veut en sanctifier d’autres, et il se fait porter par vous chez saint Jean Baptiste…
      Ce que va faire la sainte Vierge dans la Visitation, ce n’est pas une visite à sa cousine pour se consoler et s’édifier mutuellement par le récit des merveilles de Dieu en elles ; c’est encore moins une visite de charité matérielle pour aider sa cousine dans les derniers mois de sa grossesse et dans ses couches. C’est bien plus que cela : elle part pour sanctifier saint Jean, pour lui annoncer la bonne nouvelle…, non par ses paroles, mais en portant en silence Jésus auprès de lui…
      Ainsi font les religieux et religieuses voués à la contemplation dans les pays de mission… Ô ma mère, faites que nous soyons fidèles à notre mission, à notre si belle mission, que nous portions fidèlement au milieu de ces pauvres âmes plongées « dans l’ombre de la mort » (Lc 1,79) le divin Jésus.
  • Eclipse du Soleil et 3 tâches solaires au centre ce 21 Mai :  
Image Crédit & Copyright: Steven Gilbert, APOD.
  • COMMENTAIRE DE SAINT CYRILLE D’ALEXANDRIE SUR L’ÉVANGILE DE JEAN

Tout ce que le Christ avait à faire sur la terre était maintenant accompli ; mais il fallait absolument que nous devenions participants de la nature divine du Verbe, c’est-à-dire que nous abandonnions notre vie propre pour qu’elle se transforme en une autre, qu’elle se transfigure pour atteindre la nouveauté d’une vie aimée de Dieu. Et cela ne pouvait se faire autrement que par union et participation à l’Esprit Saint.
Le moment le plus indiqué et le plus opportun pour l’envoi de l’Esprit et sa venue en nous était celui où le Christ notre Sauveur nous quitterait.
En effet, aussi longtemps qu’il demeurait dans la chair auprès des croyants, il leur apparaissait, je crois, comme le donateur de tout bien. Mais lorsque viendrait le moment où il devrait monter vers son Père des cieux, il faudrait bien qu’il soit présent par son Esprit auprès de ses fidèles, qu’il habite par la foi dans nos cœurs. Ainsi, le possédant en nous-mêmes, nous pourrions crier avec confiance : Abba, Père ; nous porter facilement vers toutes les vertus et, en outre, montrer notre force invincible contre tous les pièges du démon et toutes les attaques des hommes, puisque nous posséderions l’Esprit tout-puissant.
Les hommes en qui l’Esprit est venu et a fait sa demeure sont transformés ; ils reçoivent de lui une vie nouvelle comme on peut facilement le voir par des exemples pris dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Samuel, après avoir adressé tout un discours à Saül, lui dit : L’Esprit du Seigneur fondra sur toi et tu seras changé en un autre homme. Quant à saint Paul : Nous tous qui, le visage dévoilé, reflétons la gloire du Seigneur, nous sommes transfigurés en cette même image, de gloire en gloire, comme il convient au Seigneur qui est Esprit. Car le Seigneur, c’est l’Esprit.
Vous voyez comment l’Esprit transforme pour ainsi dire en une autre image ceux en qui on le voit demeurer. Il fait passer facilement de la considération des choses terrestres à un regard exclusivement dirigé vers les réalités célestes ; d’une lâcheté honteuse à des projets héroïques. Nous constatons que ce changement s’est produit chez les disciples : fortifiés ainsi par l’Esprit, les assauts des persécuteurs ne les ont pas paralysés ; au contraire, ils se sont attachés au Christ par un amour invincible. C’est absolument indubitable.

  • Eclipse partielle du Soleil au Texas le 20 Mai 2012
Image Crédit & Copyright: Jimmy Westlake  (Colorado Mountain College) & Linda Westlake, APOD
  • TRAITE DE SAINT BASILE SUR LE SAINT-ESPRIT
Qui donc, en entendant les noms que l’on donne à l’Esprit, n’élève pas sa pensée, ne hausse pas sa réflexion vers ce qu’il y a de plus sublime ? Car on dit : l’Esprit de Dieu, l’Esprit de vérité qui procède du Père, l’Esprit ferme, l’Esprit qui dirige. « Esprit Saint » est son appellation propre et particulière. ~
Vers lui se tournent tous les êtres qui ont besoin de sanctification ; c’est lui que désirent tous ceux qui vivent selon la vertu, pour être rafraîchis par son haleine et secourus dans la recherche de la fin propre qui convient à leur nature. ~
Source de sanctification, lumière intelligible, il fournit par lui-même comme une sorte de clarté à toute puissance rationnelle qui veut découvrir la vérité.
Il est inaccessible de sa nature, mais on peut saisir sa bonté. Il remplit tout par sa puissance, mais il se communique seulement à ceux qui en sont dignes, et non pas dans une mesure uniforme mais en distribuant son activité en proportion de la foi.
Il est simple par son essence, mais se manifeste par des miracles variés. Il est tout entier présent à chacun, mais tout entier partout. Il se divise, mais sans subir aucune atteinte. Il se donne en partage, mais garde son intégrité : à l’image d’un rayon de soleil, dont la grâce est présente à celui qui en jouit comme s’il était seul, mais qui brille sur la terre et la mer, et s’est mélangé à l’air.
C’est ainsi que l’Esprit, présent à chacun de ceux qui peuvent le recevoir comme si celui-ci était seul, répand sur tous la grâce en plénitude. Ceux qui y participent en jouissent autant qu’il est possible à leur nature, mais non pas autant que lui-même peut se donner. ~
Par lui les cœurs s’élèvent, les faibles sont conduits par la main, ceux qui progressent deviennent parfaits. C’est lui, en brillant chez ceux qui se sont purifiés de toute souillure, qui les rend spirituels par leur communion avec lui.
Comme les objets nets et transparents, lorsqu’un rayon les frappe, deviennent eux-mêmes resplendissants et tirent d’eux-mêmes une autre lumière ; de même les âmes qui portent l’Esprit, illuminées par l’Esprit, deviennent elles-mêmes spirituelles et renvoient la grâce sur les autres.
De là viennent la prévision de l’avenir, l’intelligence des mystères, la compréhension des choses cachées, la distribution des dons spirituels, la citoyenneté céleste, la danse avec les anges, la joie sans fin, la demeure en Dieu, la ressemblance avec Dieu. et le comble de ce que l’on peut désirer : devenir Dieu.
  •  Dione, un satellite de Saturne:
Image Crédit: Cassini Imaging Team,ISS,JPL,ESA,NASA, APOD.
Fin 2011, tandis qu’elle passait plus près de Dioné qu’elle ne l’avait jamais fait, la sonde spatiale Cassini en a profité pour tirer ce portrait de famille où l’on voit également les petites lunes Epiméthée et Prométhée semblant surfer sur les anneaux de Saturne. On remarque sur cette image la surface immaculée et fortement cratérisée de Dioné la finesse du plan des anneaux de Saturne, et la relative noirceur d’Epiméthée. L’image a été prise à une distance de quelque 100 000 km des 1100 km de diamètre de Dioné. Demain, Cassini poursuivra son exploration du système de Saturne par un nouveau survol de Titan, et photographiera même la Terre en passant derrière Saturne en juin. 
  •   CATÉCHÈSE DE SAINT CYRILLE DE JÉRUSALEM SUR LE SAINT ESPRIT
L’eau, symbole de l’Esprit
L’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. C’est une eau toute nouvelle, vivante, et jaillissante, jaillissant pour ceux qui en sont dignes. Pour quelle raison le don de l’Esprit est-il appelé une « eau » ? C’est parce que l’eau est à la base de tout ; parce que l’eau produit la végétation et la vie ; parce que l’eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce qu’en tombant sous une seule forme, elle opère de façon multiforme. ~ Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous. Elle n’a qu’une seule manière d’être, et elle n’est pas différente d’elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là ,mais, en s’adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient.
L’Esprit Saint agit ainsi. Il a beau être un, simple et indivisible, il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. De même que le bois sec, associé à l’eau, produit des bourgeons, de même l’âme qui vivait dans le péché, mais que la pénitence rend capable de recevoir le Saint-Esprit, apporte des fruits de justice. Bien que l’Esprit soit simple, c’est lui, sur l’ordre de Dieu et au nom du Christ, qui anime de nombreuses vertus.
Il emploie la langue de celui-ci au service de la sagesse ; il éclaire par la prophétie l’âme de celui-là ; il donne à un prêtre le pouvoir de chasser les démons ; à un autre encore celui d’interpréter les divines Écritures. Il fortifie la chasteté de l’un, il enseigne à un autre l’art de l’aumône, il enseigne à celui-ci le jeûne et l’ascèse, à un autre il enseigne à mépriser les intérêts du corps, il prépare un autre encore au martyre. Différent chez les différents hommes, il n’est pas différent de lui-même, ainsi qu’il est écrit: Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous. ~
Son entrée en nous se fait avec douceur, on l’accueille avec joie, son joug est facile à porter. Son arrivée est annoncée par des rayons de lumière et de science. Il vient avec la tendresse d’un défenseur véritable, car il vient pour sauver, guérir, enseigner, conseiller, fortifier, réconforter, éclairer l’esprit: chez celui qui le reçoit, tout d’abord ; et ensuite, par celui-ci, chez les autres.
Un homme qui se trouvait d’abord dans l’obscurité, en voyant soudain le soleil, a le regard éclairé et voit clairement ce qu’il ne voyait pas auparavant: ainsi celui qui a l’avantage de recevoir le Saint-Esprit a l’âme illuminée, et il voit de façon surhumaine ce qu’il ne connaissait pas.
  • Eclipse du 20 Janvier 2009
Image: crédit de Dennis M. Mammana (TWAN)
  • HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES
Si l’amour chasse parfaitement la crainte et si la crainte se transforme en amour, alors on découvre que l’unité consiste en cet aboutissement du salut : tous sont unis entre eux par l’adhésion à l’unique bien, au moyen de cette perfection que la colombe représente.
Car c’est le sens que nous tirons des paroles qui suivent dans le Cantique des cantiques, et que prononce le Bien-Aimé : Unique est ma colombe, unique ma parfaite ; elle est la fille unique de sa mère, la préférée de celle qui l’enfanta.
Mais le sens de ces paroles nous apparaît plus clairement dans le discours du Seigneur rapporté par l’Évangile. Par sa bénédiction, il a donné toute puissance à ses disciples ; puis, en priant son Père, il accorde les autres biens à ceux qui en sont dignes. Et il ajoute le principal de tous les biens : que les disciples ne soient plus divisés par la diversité de leurs préférences dans leur jugement sur le bien, mais qu’ils soient tous un par leur union au seul et unique bien. Ainsi, par l’unité du Saint-Esprit, comme dit l’Apôtre, étant attachés par le lien de la paix, ils deviennent tous un seul corps et un seul esprit, par l’unique espérance à laquelle ils ont été appelés.
Mais nous ferons mieux de citer littéralement les divines paroles de l’Évangile : Que tous, dit Jésus. soient un, comme toi, mon Père, tu es en moi, et moi en toi ; qu’eux-mêmes soient un en nous.
Or, le lien de cette unité, c’est la gloire. Que le Saint-Esprit soit appelé gloire, aucun de ceux qui examinent la question ne saurait y contredire, s’il considère ces paroles du Seigneur : La gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée. Effectivement, il leur a donné cette gloire quand il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit.
Cette gloire, qu’il possédait de tout temps, avant que le monde fût, le Christ l’a pourtant reçue lorsqu’il a revêtu la nature humaine. Et lorsque cette nature eut été glorifiée par l’Esprit, tout ce qui lui est apparenté a reçu communication de la gloire de l’Esprit, en commençant par les disciples. C’est pour cela que Jésus dit : La gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée ; qu’ils soient un comme nous sommes un ; moi en eux et toi en moi, pour qu ‘ils soient parfaitement un.
Celui qui, de petit enfant, est parvenu en grandissant à la stature d’homme parfait, qui a rejoint la mesure de l’âge spirituel ~ ; celui qui est devenu capable de recevoir la gloire de l’Esprit par sa maîtrise de soi et sa pureté : il est cette colombe parfaite que regarde l’Époux lorsqu’il dit : Unique est ma colombe, unique ma parfaite.

 

M17, également connue sous les noms de nébuleuse Oméga, du Cygne, du Fer à Cheval ou du Homard, est une nébuleuse en émission située à environ 5 500 années-lumière de la Terre dans la constellation du Sagittaire et a un diamètre de 15 années-lumière[1]. D’une quarantaine d’années-lumière d’envergure[1], la nébuleuse doit sa luminosité à des étoiles jeunes de type B qui irradient le gaz alentour, créant ainsi une région HII. La couleur rouge de la nébuleuse est d’ailleurs celle de l’hydrogène ionisé.
  • SERMON DE SAINT LÉON LE GRAND POUR L’ASCENSION
Dans la solennité pascale, la Résurrection du Seigneur était la cause de notre joie ; de même, sa montée au ciel nous donne lieu de nous réjouir, puisque nous commémorons et vénérons comme il convient ce grand jour où notre pauvre nature, en la personne du Christ, a été élevée plus haut que toute l’armée des cieux, plus haut que tous les chœurs des anges, plus haut que toutes les puissances du ciel, jusqu’à s’asseoir auprès de Dieu le Père. C’est sur cette disposition des œuvres divines que nous sommes fondés et construits. La grâce de Dieu devient en effet plus admirable lorsque les hommes ayant vu disparaître ce qui leur inspirait de l’adoration, leur foi n’a pas connu le doute, leur espérance n’a pas été ébranlée, leur charité ne s’est pas refroidie.
Voici en quoi consiste la force des grands esprits, telle est la lumière des âmes pleines de foi : croire sans hésitation ce que les yeux du corps ne voient pas, fixer son désir là où le regard ne parvient pas. Mais comment une telle piété pourrait-elle naître en nos cœurs, comment pourrait-on être justifié par la foi, si notre salut ne consistait qu’en des réalités offertes à nos yeux? ~
Ce qui était visible chez notre Rédempteur est passé dans les mystères sacramentels. Et pour rendre la foi plus pure et plus ferme, la vue a été remplacée par l’enseignement : c’est à l’autorité de celui-ci que devaient obéir les cœurs des croyants, éclairés par les rayons du ciel.
Cette foi, augmentée par l’Ascension du Seigneur, et fortifiée par le don du Saint-Esprit, n’a redouté ni les chaînes, ni les prisons, ni l’exil, ni la morsure des bêtes, ni les supplices raffinés de cruels persécuteurs. Dans le monde entier, c’est pour cette foi que non seulement des hommes, mais des femmes, et aussi de jeunes enfants et de frêles jeunes filles ont combattu jusqu’à répandre leur sang. Cette foi a chassé des démons, écarté des maladies, ressuscité des morts.
Les saints Apôtres eux-mêmes, fortifiés par tant de miracles, instruits par tant de discours, avaient cependant été terrifiés par la cruelle passion du Seigneur et n’avaient pas admis sans hésitation la réalité de sa résurrection. Mais son Ascension leur fit accomplir de tels progrès que tout ce qui, auparavant, leur avait inspiré de la crainte, les rendait joyeux. Ils avaient dirigé leur contemplation vers la divinité de celui qui avait pris place à la droite du Père. La vue de son corps ne pouvait plus les entraver ni les empêcher de considérer, par la fine pointe de leur esprit, qu’en descendant vers nous et qu’en montant vers le Père, il ne s’était pas éloigné de ses disciples.
C’est alors, mes bien-aimés, que ce Fils d’homme fut connu, de façon plus haute et plus sainte, comme le Fils de Dieu. Lorsqu’il eut fait retour dans la gloire de son Père, il commença d’une manière mystérieuse, à être plus présent par sa divinité, alors qu’il était plus éloigné quant à son humanité.
C’est alors que la foi mieux instruite se rapprocha, par une démarche spirituelle, du Fils égal au Père ; elle n’avait plus besoin de toucher dans le Christ cette substance corporelle par laquelle il est inférieur au Père. Le corps glorifié gardait sa nature, mais la foi des croyants était appelée à toucher, non d’une main charnelle mais d’une intelligence spirituelle, le Fils unique égal à celui qui l’engendre.
  • Andromède

Crédit: GALEX, JPL-Caltech, NASA
  À seulement 2,5 millions d’années-lumière de la Terre, la galaxie d’Andromède est la plus proche des spirales. Elle est si proche et si grande, puisque s’étendant sur quelque 260 000 années-lumière, qu’il a fallu au satellite GALEX pas moins de 11 prises de vue pour réaliser cette mosaïque en ultraviolet. Alors que la nature spirale d’Andromède saute aux yeux dans le visible, ses bras semblent, vus en ultraviolet, plutôt former des anneaux où prédominent de jeunes et massives étoiles chaudes. Lieux où la formation d’étoiles bat son plein, ces anneaux sont interprétés comme la séquelle d’une ancienne collision avec son satellite, la galaxie elliptique M32, remontant à 200 millions d’années. Avec notre propre Voie lactée, Andromède forme le couple dominant du Groupe galactique local
  • Catéchèse de Benoit XVI sur la prière

Chers frères et sœurs,
Dans les dernières catéchèses, nous avons réfléchi sur la prière dans les Actes des Apôtres et aujourd’hui, je voudrais commencer à parler de la prière dans les Lettres de saint Paul, l’apôtre des gentils. J’aimerais, avant tout, faire remarquer que ce n’est pas un hasard si ses Lettres sont introduites et se concluent par l’expression d’une prière : au début, l’action de grâce et la louange, et, à la fin, le vœu que la grâce de Dieu guide le chemin des communautés auxquelles s’adresse la lettre. Entre la formule d’ouverture « d’abord je remercie mon Dieu par Jésus Christ » (Rm 1, 8) et le souhait final : « La grâce du Seigneur Jésus soit avec vous ! » (1 Co 16, 23), c’est tout le contenu des Lettres de l’apôtre qui se déploie. La prière de saint Paul manifeste une grande richesse de formes qui vont de l’action de grâce à la bénédiction, de la louange à la demande et à l’intercession, de l’hymne à la supplique : toute une gamme d’expressions qui montre comment la prière implique et pénètre toutes les situations de la vie, qu’elles soit personnelles ou celles de la communauté à laquelle il s’adresse.
Un premier élément que l’apôtre veut nous faire comprendre est que la prière ne doit pas être vue comme une simple bonne œuvre que nous accomplissons pour Dieu, comme notre propre action. C’est avant tout un don, fruit de la présence vivante, vivifiante du Père et de Jésus-Christ en nous. Ainsi il écrit, dans la Lettre aux Romains : « Pareillement l’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables » (8, 26). Et nous savons combien cette parole de l’apôtre est vraie : « Nous ne savons que demander pour prier comme il faut ». Nous voulons prier, mais Dieu est loin, nous n’avons pas les paroles, le langage, pour parler à Dieu, ni même la pensée. Nous pouvons seulement nous ouvrir, mettre notre temps à la disposition de Dieu, attendre qu’il nous aide lui-même à entrer dans un vrai dialogue.
L’apôtre dit : ce manque de paroles, cette absence de paroles, mais aussi ce désir d’entrer en contact avec Dieu, voilà précisément une prière que l’Esprit-Saint non seulement comprend, mais porte et interprète auprès de Dieu. Notre faiblesse devient justement, par l’intermédiaire de l’Esprit-Saint, une véritable prière, un véritable contact avec Dieu. L’Esprit-Saint est quasiment l’interprète qui nous fait comprendre, à nous comme à Dieu, ce que nous voulons dire.
Dans la prière, plus encore que dans les autres dimensions de notre existence, nous faisons l’expérience de notre faiblesse, de notre pauvreté, de notre nature créée, puisque nous sommes mis face à la toute-puissance et à la transcendance de Dieu. Et plus nous progressons dans l’écoute et dans le dialogue avec Dieu, pour que la prière devienne la respiration quotidienne de notre âme, plus nous percevons le sens de nos limites, non seulement devant les situations concrètes de tous les jours, mais aussi dans notre relation avec le Seigneur. C’est alors que grandit en nous le besoin de lui faire confiance, de nous en remettre toujours davantage à lui ; nous comprenons que « nous ne savons que demander pour prier comme il faut » (Rm 8, 26).
Et c’est l’Esprit-Saint qui vient en aide à notre incapacité, qui éclaire notre esprit et qui réchauffe notre cœur, nous poussant à nous tourner vers Dieu. Pour saint Paul, la prière est surtout l’œuvre de l’Esprit dans notre humanité, qui assume notre faiblesse et transforme, d’hommes liés aux réalités matérielles en hommes spirituels. Dans la Première Lettre aux Corinthiens, l’apôtre dit : « Or, nous n’avons pas reçu, nous, l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits.Et nous en parlons non pas avec des discours enseignés par l’humaine sagesse, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, exprimant en termes spirituels des réalités spirituelles » (2, 12-13). En habitant notre fragilité humaine, l’Esprit-Saint nous change, intercède pour nous et nous élève jusqu’à Dieu (cf. Rm 8, 26).
Notre union au Christ se réalise par cette présence de l’Esprit-Saint, puisqu’il s’agit de l’Esprit du Fils de Dieu, en qui nous sommes devenus fils. Saint Paul parle de l’Esprit du Christ (cf. Rm 8, 9), pas seulement de l’Esprit de Dieu. C’est évident : si le Christ est le Fils de Dieu, son Esprit est aussi l’Esprit de Dieu ; ainsi, si l’Esprit de Dieu, l’Esprit du Christ, s’est fait proche de nous par le passé dans le Fils de Dieu et Fils de l’homme, l’Esprit de Dieu devient aussi un esprit humain et nous touche ; nous pouvons entrer dans la communion de l’Esprit. C’est comme s’il disait que non seulement Dieu le Père s’est rendu visible dans l’incarnation du Fils, mais aussi l’Esprit de Dieu se manifeste dans la vie et dans l’action de Jésus, de Jésus-Christ, qui a vécu, a été crucifié, est mort et ressuscité. L’apôtre rappelle que « nul ne peut dire : « Jésus est Seigneur », s’il n’est avec l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3). L’Esprit oriente donc notre cœur vers Jésus-Christ, de sorte que « ce n’est plus nous qui vivons, mais le Christ qui vit en nous » (cf. Ga 2, 20). Dans ses Catéchèses sur les Sacrements, réfléchissant sur l’Eucharistie, saint Ambroise affirme : « Celui qui s’enivre de l’Esprit est enraciné dans le Christ » (5, 3, 17 : PL 16, 450).
Je voudrais maintenant mettre en évidence trois conséquences pour notre vie chrétienne, lorsque nous laissons agir en nous non pas l’esprit du monde, mais l’Esprit du Christ comme principe intérieur de toutes nos actions.
Avec la prière animée par l’Esprit-Saint, nous sommes tout d’abord mis en condition d’abandonner et de surpasser toute forme de peur ou d’esclavage, en vivant la liberté authentique des enfants de Dieu. Sans la prière qui alimente chaque jour notre être dans le Christ, dans une intimité croissante, nous nous trouvons dans la condition décrite par saint Paul dans la Lettre aux Romains : nous ne faisons pas le bien que nous voulons, mais le mal que nous ne voulons pas (cf. Rm 7, 19). Et c’est l’expression de l’aliénation de l’être humain, de la destruction de notre liberté, à cause de notre condition d’être marqué par le péché originel : nous voulons le bien que nous ne faisons pas et nous faisons ce que nous ne voulons pas, le mal.
L’apôtre veut faire comprendre que ce n’est pas avant tout notre volonté qui nous libère de ces conditions, ni la Loi, mais l’Esprit-Saint. Et puisque « où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3, 17), avec la prière, nous faisons l’expérience de la liberté donnée par l’Esprit : une liberté authentique, qui est une liberté par rapport au mal et au péché, pour le bien et pour la vie, pour Dieu. La liberté de l’Esprit, continue saint Paul, ne s’identifie jamais ni avec le libertinage, ni avec la possibilité de faire le choix du mal, mais plutôt avec le « le fruit de l’Esprit [qui] est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres,douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22). Voilà la vraie liberté : pouvoir réellement suivre son désir du bien, de la vraie joie, de la communion avec Dieu sans se laisser asservir par les circonstances qui nous attirent vers d’autres directions.
Une seconde conséquence se vérifie dans notre vie, quand nous laissons agir en nous l’Esprit du Christ : la relation avec Dieu elle-même devient tellement profonde qu’elle ne se laisse affecter par aucune réalité ou situation. Nous comprenons alors qu’avec la prière nous ne sommes pas libérés de l’épreuve et de la souffrance, mais nous pouvons les vivre en union avec le Christ, avec ses souffrances, dans la perspective de participer aussi à sa gloire (cf. Rm 8, 17). Souvent, dans notre prière, nous demandons à Dieu d’être libérés du mal physique ou spirituel, et nous le faisons avec une grande confiance. Pourtant, nous avons souvent l’impression de ne pas être écoutés et nous risquons alors de nous décourager et de ne pas persévérer. En réalité, il n’y a pas un cri humain qui ne soit écouté par Dieu et, dans la prière constante et fidèle, nous comprenons justement avec saint Paul que « les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous » (Rm 8, 18).
La prière ne nous épargne pas les épreuves et la souffrance ; au contraire, nous « gémissons nous aussi intérieurement dans l’attente de la rédemption de notre corps » (Rm 8, 24), dit saint Paul ; il dit que la prière ne nous épargne pas la souffrance mais elle nous permet de la vivre et de l’affronter avec une force nouvelle, avec la même confiance que Jésus qui, selon la Lettre aux Hébreux, « aux jours de sa chair, [a] présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et a été exaucé en raison de sa piété » (5, 7). La réponse de Dieu le Père à son Fils, à ses cris et à ses larmes, n’a pas été la libération des souffrances, de la croix, de la mort, mais un exaucement encore plus grand, une réponse beaucoup plus profonde ; à travers la croix et la mort, Dieu a répondu par la résurrection de son Fils, par une vie nouvelle. La prière animée par l’Esprit-Saint nous porte, nous aussi, à vivre chaque jour le chemin de notre vie avec ses épreuves et ses souffrances, dans la pleine espérance, dans la confiance en Dieu qui répond comme il a répondu à son Fils.
Troisième point, la prière du croyant s’ouvre aussi aux dimensions de l’humanité et de tout le créé, assumant la « création en attente [qui] aspire à la révélation des enfants de Dieu » (Rm 8, 19). Cela signifie que la prière, soutenue par l’Esprit du Christ qui parle à l’intime de notre cœur, ne reste jamais fermée sur elle-même, n’est jamais seulement une prière pour moi, mais elle s’élargit au partage des souffrances de notre temps, des autres. Elle devient intercession pour les autres et, me libérant de moi-même, canal d’espérance pour toute la création, expression de cet amour de Dieu qui est répandu dans nos cœurs par l’Esprit qui nous a été donné (cf. Rm 5, 5). Et ceci est justement le signe d’une véritable prière, qui n’aboutit pas en nous-mêmes, mais qui s’ouvre aux autres et, ainsi, me libère et participe à la rédemption du monde.

  • Un amas de Galaxies: L’HYDRE

Image Credit & Copyright:Angus Lau, APOD.
Deux étoiles étincelantes de notre propre Voie lactée encadrent le véritable sujet de cette image, l’amas de galaxies de l’Hydre, à plus de 100 millions d’années-lumière de nous. Trois grandes galaxies trônent au centre de l’amas, deux elliptiques jaunes ( NGC 3311 et NGC 3309), et une belle spirale bleue (NGC 3312). Chacune fait dans les 150 000 années-lumière de diamètre. En haut et à gauche de NGC 3312, on remarque une étonnante superposition de deux galaxies, NGC 3314. Egalement dénommé Abell 1060, l’amas de l’Hydre est un des trois grands amas situés à moins de 200 millions d’années-lumière de la Terre. Dans l’univers proche, les galaxies sont liées gravitationnellement dans des amas qui eux-mêmes s’assemblent en super-amas qui à leur tour semblent s’aligner sur des structures plus grandes encore. Cette image couvre un champ d’environ 1,3 million d’années-lumière.
  • HOMÉLIE D’ISAAC DE L’ÉTOILE POUR L’ASCENSION
De même que la tête d’un homme et son corps constituent cet homme dans son unité, de même le Fils de la Vierge, avec les membres qu’il a élus, constitue un homme unique, et un seul Fils de Dieu. C’est le Christ total et complet, Tête et corps, dont parle l’Écriture. Oui, tous les membres ensemble forment un seul corps qui, avec sa Tête, constitue l’unique Fils de l’homme. Et lui, avec le Fils de Dieu, constitue l’unique Fils de Dieu, de même qu’avec Dieu il constitue un seul Dieu.
Ainsi le corps tout entier, avec sa Tête, est Fils de l’homme et Fils de Dieu, et Dieu par conséquent. D’où cette parole : Père, je veux que, de même que moi et toi nous sommes un, eux aussi soient un avec nous. C’est pourquoi, conformément à cette affirmation fréquente de l’Écriture, le corps n’est pas sans la Tête, ni la Tête sans le corps. Pas plus que la Tête et le corps ne sont sans Dieu. Tel est le Christ total. En conséquence, tous les membres forment un seul Dieu ; mais le Fils de Dieu est uni à Dieu par nature ; avec lui le Fils de l’homme est dans une unité de type personnel, tandis que son corps lui est uni sacramentellement. Ainsi les membres croyants et spirituels du Christ peuvent dire en toute vérité qu’ils sont ce qu’il est lui-même, à savoir : Fils de Dieu, et Dieu. Mais ce qu’il est par nature, eux le sont comme membres associés ; ce qu’il est en plénitude, eux le sont par participation ; bref, s’il est Fils de Dieu par son origine, ses membres le sont par adoption, selon cette parole de l’Apôtre : Vous avez reçu un Esprit de fils adoptifs, qui nous fait nous écrier : Abba, Père.
En même temps que cet Esprit, il leur a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, afin que, selon l’enseignement du premier-né d’une multitude de frères, ils apprennent à dire : Notre Père qui es aux cieux. Il dit aussi, ailleurs : Je monte vers mon Père et votre Père. ~
Par cet Esprit, il est né du sein de la Vierge comme Fils de l’homme, et comme notre Tête ; par le même Esprit, nous renaissons pour notre part de la source baptismale comme fils de Dieu, comme son corps. Et de même que lui est né sans aucun péché, nous renaissons, nous, dans le pardon de tous nos péchés.
En effet, de même que dans son corps de chair, il a porté sur le bois tous les péchés de son corps tout entier, ainsi a-t-il donné au corps spirituel la grâce de la régénération, pour que ce corps ne se voie plus imputer aucun péché. L’Écriture le dit : Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas de péché. Cet homme heureux, c’est sans doute le Christ, car en tant qu’il est Tête du Christ, Dieu, il remet les péchés ; en tant qu’il est Tête du corps, homme unique, il n’a rien à se faire pardonner ; et en tant qu’il est le corps de la Tête, fait d’une multitude de membres, il ne se voit imputer aucun péché.
Il est juste en lui-même, et lui-même se rend juste. Il est l’unique Sauveur, l’unique sauvé. Car dans son corps, sur le bois, il a porté le péché que par l’eau il a emporté loin de son corps. De deux manières, par le bois et par l’eau, il sauve, lui l’Agneau de Dieu qui porte les péchés du monde, parce qu’il les a pris sur lui; prêtre et sacrifice, il est aussi Dieu; en s’offrant lui-même à lui-même, il s’est réconcilié avec lui-même, comme avec le Père et l’Esprit Saint.
Isaac, abbé du Monastère de l’Etoile, 1100 – 1178: Venu d’Angleterre en France et ami de saint Thomas Becket, archevêque de Canterbury, il s’opposa à Henri II Plantagenêt lors de l’assassinat de l’évêque, ce qui lui valut une disgrâce royale qui le conduisit en exil sur l’ile de Ré où il fonda le monastère de l’Etoile. Isaac fait partie de ces brillants esprits médiévaux qui circulaient dans toute l’Europe allant d’une université à une autre. (ROME, mercredi 16 mai 2012 (ZENIT.org) .
  • Le rayon vert de la Lune

Image Crédit & Copyright:Laurent Laveder(PixHeaven.net/ TWAN)

  Ce lever de super Lune du 10 Mai 2012 sur le port de Loctudy, en Bretagne, à l’entrée duquel se dresse le motif à damier du phare de la Perdrix,  fut précédé d’un assez rare rayon vert de Lune, capturé sur la première d’une série d’images enregistrées cette nuit-là. Si beaucoup de gens ont pu admirer la super Lune du 6 Mai 2012, peu ont bénéficié des circonstances assez particulières qui permettent de voir le rayon vert, qu’il soit d’ailleurs de Lune ou de Soleil. Pour bien observer ce phénomène dû à la réfraction atmosphérique, mieux vaut avoir une ligne de visée très dégagée sur l’horizon et de forts gradients de température entre les différentes couches de l’atmosphère, toutes conditions le plus souvent réunies en bord de mer.

  • Vie de St. François d’Assise dite « Anonyme de Pérouse » (13ème s.)

« Demeurez dans mon amour »
Du début de sa conversion jusqu’au jour de sa mort, le bienheureux François a toujours été très rude pour son corps. Mais son principal et suprême souci a été de posséder et de conserver toujours au-dedans et au-dehors la joie spirituelle. Il affirmait que si le serviteur de Dieu s’efforçait de posséder et de conserver la joie spirituelle intérieure et extérieure qui procède de la pureté du cœur, les démons ne pourraient lui faire aucun mal, contraints de reconnaître : « Puisque ce serviteur de Dieu conserve sa joie dans la tribulation comme dans la prospérité, nous ne pouvons trouver aucun accès pour nuire à son âme. »       Un jour, il a repris un de ses compagnons qui avait l’air triste et le visage chagrin : « Pourquoi manifester ainsi la tristesse et la douleur que tu ressens de tes péchés ? C’est affaire entre Dieu et toi. Prie-le de te rendre, par sa bonté, la joie du salut (Ps 50,14). Devant moi et devant les autres, tâche de te montrer toujours joyeux, car il ne convient pas qu’un serviteur de Dieu paraisse devant les frères ou les autres hommes avec un visage triste et renfrogné ».
  • Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l’Église Commentaire sur l’évangile de Jean, 10, 2
 Le Seigneur dit…qu’il est lui-même la vigne, pour nous apprendre à nous attacher à son amour et nous montrer combien d’avantages nous retirons de notre union avec lui. Et il compare aux sarments ceux qui lui sont unis, ajustés en quelque sorte et fixés en lui : ils sont déjà « participants de sa nature »( 2P 1,4) du fait qu’ils ont reçu le Saint Esprit en partage. Car ce qui nous unit au Christ Sauveur, c’est son Esprit Saint
      En effet, nous avons reçu la nouvelle naissance de lui et en lui, dans l’Esprit, en vue de porter des fruits de vie ; non pas de la vie ancienne et dépassée, mais de la vie renouvelée par la foi et l’amour envers lui. Demeurons dans cet état, greffés en quelque sorte sur le Christ, attachés coûte que coûte au commandement sacré qui nous a été donné. Efforçons-nous de conserver les bienfaits de cette noblesse, c’est-à-dire à ne laisser aucunement « contrister le Saint Esprit » (Ep 4,30) qui a fait son habitation en nous, et par qui l’on sait que Dieu demeure en nous…
      De même que la souche de la vigne fournit et distribue aux sarments sa qualité naturelle et qui lui est propre, ainsi le Verbe, Fils unique de Dieu le Père, introduit chez les saints une…parenté avec sa nature en leur donnant l’Esprit, surtout à ceux qui lui sont unis par la foi et par une sainteté parfaite. Il les nourrit et fait grandir leur ferveur ; il développe en eux la capacité des vertus et de toute bonté.

  • Une lune plus grosse que la normale

Image Crédit & Copyright: VegaStar Carpentier et APOD

Avez-vous vu la pleine Lune dans la nuit de samedi à dimanche 6 Mai 2012 ? Qualifiée de super lune, elle était un peu plus grande en taille apparente qu’à l’accoutumée car sa phase pleine a été atteinte alors même qu’elle se trouvait au périgée, le point de son orbite le plus proche de la Terre. Cette superlune a été photographiée ici derrière la silhouette du sommet de la Tour Eiffel, à Paris, France. En réalité, la taille apparente de la Lune par rapport au paysage est fonction de l’objectif et du cadrage que choisit le photographe. S’il prend pour premier plan un environnement proche et qu’il travaille au grand angle, la Lune paraitra normale voire petite. Mais si, avec un téléobjectif, il va chercher un premier plan beaucoup plus lointain, alors la Lune paraitra comparativement énorme. À noter que la pleine Lune du mois prochain ne sera que 1% plus petite que celle qui vient d’avoir lieu. 

Image Credit & Copyright: Robert Arn, 6 Mai 2012
  • Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple )

Aimez prier. Souvent dans la journée, essayez de ressentir le besoin de prier, et alors donnez-vous la peine de prier. La prière agrandit le cœur au point où il pourra contenir le don que Dieu nous fait de lui-même. « Demandez, cherchez » (Lc 11,9) et votre cœur s’élargira assez pour le recevoir.       La prière suivante, extraite du livre de prières de notre communauté, est choisie parmi celles que nous récitons chaque jour. Puisse-t-elle vous aider… « Devenons tous des branches authentiques et riches en grappes de la vigne de Jésus, en l’accueillant dans nos vies comme il lui plaira d’y venir : en tant que Vérité –- pour la dire ; en tant que Vie –- pour la vivre ; en tant que Lumière –- pour éclairer ; en tant qu’Amour –- pour être aimé ; en tant que Chemin –- pour le parcourir ; en tant que Joie –- pour la donner ; en tant que Paix –-pour la répandre ; en tant que Sacrifice –- pour l’offrir, dans nos familles et tout autour de nous. »

  • La nébuleuse de l’anneau. 

 

Subaru Telescope (NAOJ), Hubble Legacy Archive;
Processing  and additional imaging – Robert Gendler

  • HOMÉLIE DE SAINT THÉODORE « LE STUDITE» POURL’ADORATION DE LA CROIX

Quel don infiniment précieux que la Croix ! Oui, comme sa vue est belle ! La beauté qu’elle nous présente n’est pas mêlée de mal et de bien, comme jadis l’arbre du jardin d’Éden. Elle est tout entière admirable et belle à voir et à partager. En effet, c’est un arbre qui donne la vie et non la mort ; la lumière et non l’aveuglement. Elle fait entrer dans l’Éden, elle n’en fait pas sortir. Cet arbre sur lequel Christ est monté, comme un roi sur son char de triomphe a perdu le diable, qui avait le pouvoir de la mort, en délivrant le genre humain de l’esclavage du tyran. C’est cet arbre que le Seigneur, comme un combattant, blessé aux mains, aux pieds et à son côté divin, a porté qui guérit les cicatrices du péché, c’est-à-dire notre nature blessée par le dragon mauvais. ~

  • Une des dernières images dans le ciel de la navette

 Image Crédit &Copyright: Ben Cooper(Launch Photography), APOD
S’élevant dans des cieux embrumés, la navette spatiale Discovery (OV-103) a quitté le Centre Spatial Kennedy mardi 17 avril à 7h du matin. Mais cette fois, pour ce dernier départ, elle était juchée sur un Boeing 747 modifié SCA. Après un tour d’honneur au cours duquel l’attelage a survolé la « côte de l’espace », le Centre Spatial Goddard et Washington DC, Discovery a mis le cap sur l’aéroport international Dulles en Virginie, où elle est destinée à être exposée à l’annexe Udvar-Hazy du Musée National de l’Air et de l’Espace. Discovery quitte le service actif après avoir été la navette spatiale ayant assuré le plus grand nombre de missions (39) au cours desquelles elle aura parcouru près de 240 millions de kilomètres dans l’espace et notamment placé en orbite le télescope spatial Hubble. Opérationnelle de 1984 à 2011, Discovery aura passé en temps cumulé tout juste un an dans l’espace.
  • HOMÉLIE PASCALE DE SAINT GAUDENCE DE BRESCIA

Le sacrifice céleste institué par le Christ est vraiment l’héritage légué par son testament nouveau ; il nous l’a laissé la nuit où il allait être livré pour être crucifié, comme un gage de sa présence.

 Il est le viatique de notre voyage, notre nourriture sur le chemin de la vie, jusqu’à ce que nous soyons parvenus à celle-ci, en quittant ce monde. C’est pourquoi le Seigneur disait : Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Il a voulu que ses bienfaits demeurent parmi nous ; il a voulu que les âmes rachetées par son sang précieux soient toujours sanctifiées à l’image de sa propre passion. C’est pourquoi il donne l’ordre à ses disciples fidèles, qu’il établit les premiers prêtres de son Église, de célébrer sans fin ces mystères de la vie éternelle. Et il est nécessaire que tous les prêtres, de toutes les Églises du monde, les célèbrent jusqu’à ce que le Christ revienne du ciel. C’est ainsi que les prêtres eux-mêmes et tout le peuple des fidèles devraient avoir chaque jour devant les yeux la représentation de la passion du Christ ; en la tenant dans nos mains, en la recevant dans notre bouche et notre cœur, nous garderions un souvenir ineffaçable de notre rédemption. Ensuite, il faut que le pain soit fait avec la farine de nombreux grains de froment, mêlée à de l’eau, et reçoive du feu son achèvement. On y trouve donc une image ressemblante du corps du Christ, car nous savons qu’il forme un seul corps avec la multitude des hommes, et qu’il a reçu son achèvement du feu de l’Esprit Saint. En effet, le Christ est né du Saint-Esprit et, parce qu’ il devait ainsi accomplir parfaitement ce qui est juste , il entre dans les eaux du baptême pour les consacrer ; alors, rempli du Saint-Esprit qui était descendu sur lui sous la figure d’une colombe, il s’éloigne du Jourdain, comme l’affirme l’Évangile : Jésus, rempli de l’Esprit Saint, s’éloigna des bords du Jourdain . De même, le vin de son sang est tiré de plusieurs grappes, c’est-à-dire de raisins de la vigne plantée par lui, écrasés sous le pressoir de la croix ; versé dans le cœur des fidèles au moyen de grandes coupes, il y bouillonne par sa propre vertu. C’est là le sacrifice de la Pâque, qui apporte le salut à tous ceux qui sont libérés de l’esclavage de l’Égypte et de Pharaon, c’est-à-dire du démon. Recevez-le en union avec nous, dans toute l’avidité d’un cœur religieux. Notre Seigneur Jésus Christ lui-même, que nous croyons présent dans ses sacrements, nous sanctifie en profondeur, et sa vertu sans prix demeure pour tous les siècles.
  •   Six lunes de Saturne

Combien de lunes gravitent autour de Saturne ? 62 au dernier comptage, la plus petite ne dépassant pas le kilomètre de long. Six de ses plus grands satellites sont visibles sur cette image prise le 9 mars 2012. Plus grand que notre propre Lune et même légèrement plus grand que la planète Mercure, Titan a un diamètre de 5150 kilomètres et débute l’alignement en bas à gauche. En remontant vers la droite on trouve respectivement Mimas, Tethys, Saturne elle-même, Encelade et Dioné, et enfin Rhéa à l’extrême droite. Titan a été le premier satellite naturel de Saturne découvert en 1655 par l’astronome hollandais Christiaan Huygens. Le dernier est pour l’instant le satellite provisoirement désigné S/2009 S1, découvert par l’équipe d’imagerie de Cassini en 2009. Ce soir, Saturne passera à l’opposition dans notre ciel, nous offrant les conditions les plus propices à son observation ainsi qu’à celle de ses lunes.Image Crédit & Copyright: Rafael Defavari et APOD.

  • CATÉCHÈSE DE JÉRUSALEM AUX NOUVEAUX BAPTISÉS

    Vous avez été baptisés dans le Christ, et vous avez revêtu le Christ ; vous avez donc été configurés au Fils de Dieu. En effet, Dieu qui nous a prédestinés à la filiation adoptive nous a configurés au corps de gloire du Christ. Puisque vous êtes maintenant participants du Christ, vous êtes a juste titre appelés vous-mêmes « christs », et c’est de vous que Dieu disait : Ne touchez pas à mes christs.
    Or, vous êtes devenus des christs en recevant l’empreinte de l’Esprit Saint ; et tout s’est accompli pour vous en image, parce que vous êtes les images du Christ. Pour lui, quand il se fut baigné dans le fleuve du Jourdain et qu’il eut communiqué aux eaux le contact de sa divinité, il en remonta ; et la venue substantielle du Saint-Esprit sur lui se produisit, le semblable se reposant sur le semblable.
    Il en est pareillement pour vous : une fois que vous êtes remontés de la piscine sainte, eut lieu la chrismation, image exacte de celle dont fut marqué le Christ. Il s’agit de l’Esprit Saint. Le prophète Isaïe, faisant parler le Seigneur, disait de lui : L’Esprit du Seigneur est sur moi ; car il m’a consacré par la chrismation ; il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
    En effet, le Christ n’a pas été chrismé par les hommes d’une huile ou d’un parfum matériels. Mais c’est le Père qui, l’ayant consacré d’avance comme le Sauveur du monde l’a marqué de l’Esprit Saint, comme le dit saint Pierre : Jésus de Nazareth, que Dieu a chrismé d’Esprit Saint. Et le prophète David proclamait : O Dieu, ton trône est pour les siècles des siècles : c’est un sceptre de droiture, le sceptre de ta royauté. Tu aimes la justice et tu hais l’impiété ; c’est pourquoi Dieu, ton Dieu, t’a consacré d’une huile d’allégresse, de préférence à tes rivaux. ~ Le Christ a été marqué par l’huile spirituelle d’allégresse, c’est-à-dire par l’Esprit Saint, qui est appelé huile d’allégresse parce qu’il est l’auteur de l’allégresse spirituelle ; et vous, vous avez été oints de parfum, vous êtes devenus participants et compagnons du Christ.
    Mais ne va pas t’imaginer que ce parfum est quelque chose d’ordinaire. ~ Ce saint parfum, après l’invocation pour obtenir le Saint-Esprit, n’est plus un parfum ordinaire et, pourrait-on dire, commun. Il est don spirituel du Christ, devenu, par la présence de l’Esprit Saint, agent efficace de sa divinité. C’est de ce parfum qu’on te chrisme symboliquement sur le front et les autres organes des sens. Tandis que ton corps est oint de parfum visible, l’âme est sanctifiée par le saint et vivifiant Esprit…Jadis le Christ, s’entretenant avec les Juifs, disait : Si vous ne mangez pas ma chair, et ne buvez pas mon sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Mais eux, comme ils n’entendaient pas spirituellement ses paroles, se retirèrent scandalisés, en s’imaginant que le Sauveur les invitait à manger de la chair.
    Il y avait aussi, dans l’ancienne Alliance, les pains de l’offrande ; mais ces pains, appartenant à l’Alliance ancienne, ont pris fin. Dans l’Alliance nouvelle, il y a un pain venu du ciel, et une coupe du salut. Car, comme le pain est bon pour le corps, le Verbe s’accorde bien avec l’âme.  Ne t’attache donc pas au pain et au vin comme à des aliments ordinaires, car ils sont corps et sang selon la déclaration du Maître. Si la connaissance sensible te dit autre chose, la foi doit te donner toute assurance. ~ Tu as reçu cet enseignement et tu en es pleinement convaincu : ce qui paraît du pain n’est pas du pain, bien il soit tel pour le goût : c’est le corps du Christ ; ce qui paraît du vin n’est pas du vin, bien que le goût en juge ainsi : c’est le sang du Christ. Et jadis David chantait à ce sujet : Le pain fortifie le coeur de l’homme, et l’huile donne la joie à son visage. Fortifie ton cœur en prenant ce pain comme une nourriture spirituelle, et rends joyeux le visage de ton âme. Puisses-tu avoir le visage dévoilé, grâce à une conscience pure, refléter la gloire du Seigneur, et marcher de gloire en gloire, dans le Christ Jésus notre Seigneur.

  • Io, une lune au-dessus de Jupiter

Image Credit: Cassini Imaging Team,SSI,JPL,ESA,NASA,APOD

Quelle est la taille de la lune jovienne Io ? Le corps le plus volcanique du Système Solaire, Io, mesure 3600 km de diamètre, environ la taille de l’unique grand satellite naturel de la planète Terre. Glissant devant Jupiter au tournant du millénaire, la sonde Cassini a capturé cette vue remarquable de l’active Io avec la plus grande géante gazeuse en arrière plan, offrant ainsi une étourdissante démonstration de lataille relative des planètes. Bien que sur l’image Io semble située juste devant les nuages tourbillonnants de Jupiter, Io avance à toute allure sur son orbite toutes les 42 heures à la distance de 420 000 km du centre de Jupiter. Ce qui la place à environ 350 000 km au-dessus du sommet des nuages de Jupiter, à peu près la distance entre la Terre et la Lune. La sonde Cassini elle-même était à environ 10 millions de kilomètres de Jupiter quand elle a enregistré cette image.

  • Message de Pâques de Benoît XVI :

 Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier !

 « Surrexit Christus, spes mea » – « Le Christ, mon espérance, est ressuscité » (Séquence pascale).

 Que parvienne à vous tous la voix joyeuse de l’Église, par les paroles que l’ancien hymne met sur les lèvres de Marie Madeleine, la première à rencontrer Jésus ressuscité le matin de Pâques. Elle courut chez les autres disciples et, le cœur tout battant, elle leur annonça : « J’ai vu le Seigneur ! » (Jn 20, 18). Nous aussi, qui avons traversé le désert du Carême et les jours douloureux de la Passion, faisons place aujourd’hui au cri de victoire : « Il est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! ».

 Tout chrétien revit l’expérience de Marie de Magdala. C’est une rencontre qui change la vie : la rencontre avec un Homme unique, qui nous fait expérimenter toute la bonté et la vérité de Dieu, qui nous nous libère du mal, non pas d’une manière superficielle, momentanée, mais il nous en libère radicalement, nous guérit de tout et nous restitue notre dignité. Voilà pourquoi Madeleine appelle Jésus « mon espérance » : car c’est Lui qui l’a fait renaître, lui a donné un nouvel avenir, une existence bonne, libérée du mal. « Le Christ, mon espérance » signifie que tout mon désir de bien trouve en Lui une possibilité réelle : avec Lui, je peux espérer que ma vie sera bonne, et qu’elle sera pleine, éternelle, car c’est Dieu-même qui s’est fait proche jusqu’à entrer dans notre humanité.

  • Image Crédit & Copyright: Patrick Taschler;
    Le Tungurahua entre en éruption
    Le volcan Tungurahua entre parfois en éruption de façon spectaculaire. On voit ici le magma si chaud qu’il brille dans la nuit dévaler les pentes du volcan de 5000 m de haut, tandis qu’un nuage de cendres noires est éjecté vers la gauche. D’autres nuages s’écoulent autour du sommet, tandis qu’un ciel étoilé brille dans le lointain. Cette image a été prise en 2006 en Equateur où se trouve le Tungurahua, qui se réveille à peu près tous les 90 ans depuis 1300 ans. Crédit APOD
  • LETTRE DE S. LÉON LE GRAND À FLAVIEN

La petitesse a été assumée par la majesté, la faiblesse par la force, l’asservissement à la mort par l’immortalité ; et pour payer la dette de notre condition humaine, la nature inaltérable s’est unie à la nature exposée à la souffrance. C’est ainsi que, pour mieux nous guérir, le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ devait, d’un côté, pouvoir mourir et, de l’autre, ne pas pouvoir mourir.
C’est donc dans la nature intégrale et complète d’un vrai homme que le vrai Dieu est né, tout entier dans ce qui lui appartient, tout entier dans ce qui nous appartient. Par là nous entendons ce que le Crêateur nous a donné au commencement et qu’il a assumé pour le rénover.
Car les défauts que le démon trompeur a introduits dans l’homme, et que l’homme trompé a contractés n’ont aucunement marqué le Sauveur. Aussi, bien qu’il ait accepté de partager les faiblesses humaines, n’a-t-il pas participé à nos fautes.
Il a pris la condition de l’esclave sans la souillure du péché ; il a rehaussé l’humanité sans abaisser la divinitê. Par son anéantissement, lui qui était invisible s’est rendu visible, le Créateur et Seigneur de toutes choses a voulu être un mortel parmi les autres. Mais ce fut là une condescendance de sa miséricorde, non une défaite de sa puissance. Par conséquent, lui qui a fait l’homme en demeurant dans la condition de Dieu, c’est encore lui qui s’est fait homme en adoptant la condition d’esclave.
Le Fils de Dieu entre donc dans la basse région du monde qui est la nôtre, en descendant du séjour céleste sans quitter la gloire de son Père ; il est engendré selon un ordre nouveau et par une naissance nouvelle.
Selon un ordre nouveau : étant invisible par lui-même, il est devenu visible en se faisant l’un de nous ; dépassant toute limite, il a voulu être limité ; existant avant la création du temps, il a commencé à exister temporellement ; le Seigneur de l’univers a adopté la condition d’esclave en plongeant dans l’ombre la grandeur infinie de sa majesté ; le Dieu inaccessible à la souffrance n’a pas dédaigné d’être un homme capable de souffrir, et lui qui est immortel, de se soumettre aux lois de la mort.
En effet, le même qui est vrai Dieu est aussi vrai homme, et il n’y a aucun mensonge dans cette unité, puisque la bassesse de l’homme et la hauteur de la divinité se sont unies dans cet échange.
De même que Dieu n’est pas altéré par sa miséricorde, de même l’homme n’est pas anéanti par sa dignité. Chacune des deux natures agit en communion avec l’autre, mais selon ce qui lui est propre : le Verbe opère ce qui appartient au Verbe, et la chair exécute ce qui appartient à la chair.
L’un brille par ses miracles, l’autre succombe aux outrages. Et de même que le Verbe ne perd pas son égalité avec la gloire du Père, de même la chair ne déserte pas la nature de notre race humaine.
C’est un seul et même être, il faut le dire souvent, vraiment Fils de Dieu et vraiment fils d’homme. Dieu par le fait que au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Homme par le fait que le Verbe s’est fait chair et a établi sa demeure parmi nous.

  • Explosion dans le soleil le 7 Mars 2012

le 7 mars dernier, un nouvel objet est venu s’ajouter à cette liste : une éruption solaire, la plus puissante d’une récente série. Elle a étincelé dans le ciel gamma jusqu’à des énergies un milliard de fois supérieures à celle de la lumière visible. Ces deux panneaux illustrent l’intensité de cette éruption solaire en la comparant au rayonnement gamma de tout le ciel observé par le télescope Fermi. Le 6 mars, le Soleil y était à peu près invisible, tandis que pendant l’éruption de classe X, il est devenu à peu près 100 fois plus brillant en gamma que le pulsar des Voiles  (The Vela pulsar is a neutron star.);   Crédit: NASA, DOE, International Fermi LAT Collaboration et APOD.

la comète Garradd passera le 5 mars au plus proche de la Terre, à quelque 10,5 minutes-lumière (près de 189 millions de km) de notre planète. D’autres photographes de la comète ont récemment saisi certains changements dans la structure de la queue ionique de Garradd provoqués  par l’impact des champs magnétiques du vent solaire sur le plasma. Image Crédit & Copyright:
Olivier Sedan (Sirene Observatory)

  • TRAITÉ DE SAINT IRÉNÉE CONTRE LES HÉRÉSIES

    Depuis le commencement, Dieu a modelé l’homme en vue de ses dons ; il a choisi les patriarches en vue de leur salut ; il formait d’avance le peuple, pour apprendre aux ignorants à suivre Dieu ; il préparait les prophètes, pour habituer l’homme sur la terre à porter son Esprit et à être en communion avec Dieu. Lui qui n’avait besoin de rien accorde sa communion à ceux qui ont besoin de lui ; pour ceux qui lui plaisaient, il dessinait comme un architecte l’édifice du salut ; à ceux qui ne le voyaient pas en Égypte, il servait lui-même de guide ; aux turbulents dans le désert, il donnait la loi pleinement adaptée ; à ceux qui entraient dans une bonne terre, il donnait l’héritage approprié ; pour ceux qui revenaient vers le Père, il immolait le veau gras, et leur offrait la meilleure robe. Bref, de bien des manières, il disposait le genre humain à l’harmonie du salut.

  • Regardez  la terre de l’ISS , à 370 km d’altitude

      http://youtu.be/FG0fTKAqZ5g            
  • CATÉCHÈSE BAPTISMALE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Le peuple juif a vu des miracles. Toi aussi, tu en verras de plus grands et de beaucoup plus éclatants que lorsque les Juifs sont sortis d’Égypte. Tu n’as pas vu Pharaon noyé avec ses troupes, mais tu as vu le diable englouti avec ses armes. Le peuple juif a traversé la mer, toi, tu as traversé la mort. Ils ont été délivrés des Égyptiens, toi, tu as été affranchi des démons. Ils ont quitté un esclavage barbare, toi, l’esclavage beaucoup plus pénible du péché.
Veux-tu savoir par d’autres raisons comment c’est bien toi qui as été favorisé de plus grands bienfaits ? Les Juifs n’ont pas pu alors regarder le visage de Moïse resplendissant de gloire, lui qui pourtant n’était que leur compagnon de service et leur semblable. Mais toi, tu as vu le Christ dans sa gloire. Et Paul s’écrie : Nous, à visage découvert, nous reflétons, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur. Ils avaient alors le Christ qui les suivait ; mais à bien plus forte raison est-ce nous qu’il suit maintenant. Alors, en effet, le Seigneur les accompagnait par la grâce de Moïse ; et vous, ce n’est pas seulement par la grâce du nouveau Moïse mais par votre obéissance. Pour le peuple juif, après l’Égypte, ce fut le désert ; pour toi, après l’exode, c’est le ciel. Ils avaient, eux, un guide et un chef excellent en la personne de Moïse ; nous avons, nous, un autre Moïse, Dieu lui-même, qui nous guide et nous commande.
  • Mystérieux anneaux
Qu’est-ce qui a engendré les étranges anneaux de la supernova 1987A ? En 1987, il y a donc 25 ans de cela, la plus brillante supernova de l’histoire contemporaine a explosé dans le Grand Nuage de Magellan. Au centre de cette image se trouve l’objet qui a résulté de la violente explosion stellaire. Alentour, on note la présence de curieux anneaux externes qui dessinent une sorte de « 8 » aplati. En dépit de leur examen régulier par les plus puissants télescopes terrestres actuels ainsi que le télescope spatial Hubble, l’origine de ces anneaux externes demeure un mystère. Cette image du rémanant de supernova a justement été prise l’an dernier par Hubble. Parmi les hypothèses sur l’origine des anneaux, certains invoquent de minces jets émanant de l’étoile à neutrons formée par la supernova, ou encore l’interaction de vents de l’étoile progénitrice avec les gaz libérés avant l’explosion. Crédit ESA,Nasa, Hubble.
 
  • HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE SUR L’AMOUR DES PAUVRES
Tu dois savoir d’où vient pour toi l’existence, le souffle, l’intelligence et, ce qu’il y a de plus précieux, la connaissance de Dieu ; l’espérance du Royaume des cieux, et celle de contempler la gloire que tu vois aujourd’hui de manière obscure, comme dans un miroir, mais que tu verras demain dans toute sa pureté et son éclat. D’où vient que tu sois fils de Dieu, héritier avec le Christ et, j’oserai dire, que tu sois toi-même un dieu ? D’où vient tout cela, et par qui ? Et encore, pour parler de choses moins importantes, choses qui se voient : qui t’a donné de voir la beauté du ciel, la course du soleil, le cycle de la lune, les astres innombrables et, en tout cela, l’harmonie et l’ordre, qui les conduisent ainsi, à la manière d’une lyre bien accordée ? Qui donc t’a donné la pluie, l’agriculture, les aliments, les art, l’administration, les lois, la cité, une vie civilisée, des relations familières avec tes semblables ? D’où vient que, parmi les animaux, certains sont apprivoisés et domestiqués, tandis que d’autres fournissent ta nourriture ? Qui t’a établi seigneur et roi de tout ce qui vit sur la terre ? Qui donc, pour arrêter là cette énumération, t’a donné tout ce qui fait de toi un homme, supérieur à toutes les autres créatures ? N’est-ce pas celui qui, avant toute chose et en retour de tous ses dons, te demande d’aimer les hommes ? Est-ce que nous ne serions pas méprisables si, après tout ce qu’il nous donne, de fait ou en espérance, nous ne lui apportions pas cette seule chose : aimer les hommes ? Alors que lui, notre Dieu et notre Seigneur, n’a pas honte d’être appelé notre Père, allons-nous renier nos frères ? Non, mes frères et mes amis, ne soyons pas les gérants malhonnêtes des biens qui nous ont été confiés. Ne risquons pas d’entendre saint Pierre nous dire : « Ayez honte, vous qui retenez le bien d’autrui. Imitez l’équité de Dieu, et il n’y aura plus de pauvre. » Ne nous donnons pas tant de peine pour amasser et conserver quand d’autres souffrent la peine de la pauvreté ; car autrement nous subirions les malédictions et menaces acerbes du prophète Amos qui commencent ainsi : Écoutez bien, vous qui dites : Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre, et le sabbat, pour que nous puissions ouvrir nos magasins ? Pratiquons nous-mêmes cette loi sublime et primordiale de Dieu, qui fait pleuvoir pour les justes et les pécheurs et qui fait lever son soleil également pour tous. Il déploie pour tous les immenses étendues de la terre en friche, les sources, les fleuves et les forêts ; aux oiseaux il donne l’air, et l’eau à toutes les bêtes aquatiques. Il donne généreusement les ressources nécessaires à la vie de tous ; celles-ci ne sont pas confisquées par les puissants, limitées par une loi, rationnées. Elles sont communes, abondantes et par conséquent Dieu les offre sans que personne soit frustré. Car il veut honorer par cette égalité dans ses dons l’égale dignité de la nature, et montrer toute la générosité de sa bienfaisance.
 
 
 
  • Poste de Pilotage de  » Endeavour « 

 Image Crédit &Copyright: Ben Cooper(Launch Photography),Spaceflight Now, APOD
Vous êtes vous déjà imaginé aux commandes d’une navette spatiale, l’une des machines les plus sophistiquées jamais mises au point ? Voici la vue du poste de pilotage de la navette spatiale Endeavour, la plus récente des navettes et l’avant-dernière a avoir volé. Les nombreux panneaux et écrans de contrôle permettaient à cette machine de pénétrer dans l’atmosphère bien au-delà de la vitesse du son, avant de se poser en douceur 30 minutes plus tard. Les navettes spatiales sont à présent retirées du service et réparties entre différents musées, Endeavour étant pour sa part destinée au California Space Center de Los Angeles en Californie. Atlantis ira au complexe touristique du Centre Spatial Kennedy sur Merrit Island en Floride, et Discovery à l’annexe Udvar-Hazy du National Air and Space Museum de Chantilly en Virginie.
  • Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997),  the Word to Be Spoken:
Jésus dit : « Quoi que vous fassiez au dernier de vos frères, c’est à moi que vous le faites. Lorsque vous recevez un petit enfant, c’est moi que vous recevez. Si en mon nom vous offrez un verre d’eau, c’est à moi que vous le faites » (Mc 9,37 ; Mt 10,42). Afin d’être certain que nous avions bien compris ce qu’il disait, il a affirmé que c’est ainsi que nous serons jugés à l’heure de notre mort : « J’avais faim, vous m’avez donné à manger. J’étais nu, vous m’avez vêtu. J’étais sans abri, vous m’avez logé ».
Ce n’est pas seulement une faim de pain dont il s’agit ; c’est d’une faim d’amour. La nudité ne concerne pas seulement le vêtement ; la nudité c’est aussi le manque de dignité humaine et de cette magnifique vertu qu’est la pureté, ainsi que le manque de respect les uns envers les autres. Être sans abri, ce n’est pas seulement ne pas avoir de maison en dur ; être sans abri, c’est également être rejeté, exclu, pas aimé.
 
 
 
 
 
  •  Le Quintet de Stephan

Premier groupe galactique à avoir été identifié, le Quintet de Stephan est ici magnifié sur cette image exploitant des données tirées des archives d’Hubble. Situées à quelque 300 millions d’années-lumière, seules 4 galaxies de ce groupe (NGC 7319, 7318A, 7318B, et 7317) sont véritablement en interaction gravitationnelle. Ces galaxies présentent une coloration tirant fortement sur le jaune et des formes assez tourmentées dues aux effets de marée gravitationnelle consécutifs à leurs passages répétés à proximité les unes des autres. Quant à la galaxie bleutée (NGC 7320), elle est en réalité beaucoup plus proche de nous que ses apparentes voisines, à seulement 40 millions d’années-lumière de distance. Un indice de cette relative proximité nous est fourni par le fait que l’on parvienne à distinguer un grand nombre d’étoiles individuelles dans la galaxie bleue, alors que la luminosité des autres galaxies du groupe est beaucoup plus diffuse. Enfin les étoiles visibles au premier plan, piquées d’aigrettes de diffraction, appartiennent encore à une autre galaxie, la nôtre, la Voie lactée. Le Quintet de Stephan se situe dans les limites de la constellation de Pégase, le Cheval ailé. À la distance estimée du quartet, cette image couvre un champ d’environ 500 000 années-lumière. Un peu au-delà du cadre, vers le haut à gauche, se trouve une autre galaxie, NGC 7320C, elle aussi distante de 300 millions d’années-lumière.  (Image Data:Hubble Legacy Archive,ESA, NASA;Processing:Al Kelly).

  • Catéchèse de Benoît XVI pour le Carême 2012 : Chers frères et sœurs, Dans cette catéchèse, je voudrais m’arrêter brièvement sur le temps du carême qui commence aujourd’hui avec la liturgie du mercredi des cendres. Il s’agit d’un itinéraire de quarante jours qui nous conduira au Triduum pascal, mémoire de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur, cœur du mystère de notre salut. Dans les premiers siècles de la vie de l’Eglise, c’était le temps où ceux qui avaient entendu et accueilli l’annonce du Christ commençaient, pas à pas, leur chemin de foi et de conversion en vue de recevoir le sacrement du baptême. Il s’agissait là d’une rencontre progressive avec le Dieu vivant et d’une initiation à la foi qui se faisait peu à peu, à travers une changement intérieur des catéchumènes, c’est-à-dire de ceux qui désiraient devenir chrétiens et être incorporés au Christ et à l’Eglise. Par la suite, les pénitents, puis tous les fidèles furent aussi invités à vivre cet itinéraire de renouveau spirituel, pour conformer toujours plus leur existence à celle du Christ. La participation de la communauté entière aux diverses étapes du parcours de carême souligne une dimension importante de la spiritualité chrétienne : la rédemption, non pas de quelques-uns, mais de tous, rendue possible grâce à la mort et à la résurrection du Christ. En conséquence, ceux qui faisaient un cheminement de foi comme catéchumènes en vue du baptême, ceux qui s’étaient éloignés de Dieu et de la communauté de foi et qui désiraient la réconciliation, ceux qui vivaient leur foi dans la pleine communion avec l’Eglise, tous savaient que le temps qui précède Pâques est un temps de metanoia, c’est-à-dire de changement intérieur, de repentir ; un temps qui identifie notre vie humaine et toute notre histoire à un processus de conversion qui nous met en mouvement maintenant pour rencontrer le Seigneur à la fin des temps.C’est par une expression devenue spécifique à la liturgie que l’Eglise nomme cette période dans laquelle nous sommes entrés aujourd’hui « Quadragesima», ce qui veut dire « temps de quarante jours » et, par une référence claire à l’Ecriture Sainte, elle nous introduit ainsi dans un contexte spirituel précis. En effet, quarante est le nombre symbolique par lequel l’Ancien et le Nouveau Testament représentent les moments saillants de l’expérience de foi du peuple de Dieu. C’est un chiffre qui exprime le temps de l’attente, de la purification, du retour au Seigneur, de la conscience que l’on a que Dieu est fidèle à ses promesses. Ce nombre ne représente pas un temps chronologique exact, rythmé par la somme des jours. Il indique plutôt une persévérance patiente, une longue épreuve, une période suffisante pour voir les œuvres de Dieu, un temps pendant lequel il faut se décider à assumer ses responsabilités sans les remettre à plus tard. C’est le temps des décisions mûres.Le nombre quarante apparaît tout d’abord dans l’histoire de Noé. Cet homme juste, à cause du déluge, passe quarante jours et quarante nuits dans l’arche, avec toute sa famille et avec les animaux que Dieu lui avait dit d’emporter avec lui. Et il attend encore quarante jours, après le déluge, avant de toucher la terre ferme sauvée de la destruction (Gn 7, 4-12 ; 8, 6). Puis vient l’étape suivante : Moïse reste sur le Mont Sinaï, en présence du Seigneur, quarante jours et quarante nuits, pour recevoir la Loi. Pendant tout ce temps, il jeûne (Ex 24, 18). Quarante, ce sont aussi les années de voyage du peuple hébreu de l’Egypte vers la Terre Promise, un temps nécessaire pour expérimenter la fidélité de Dieu. « Souviens-toi de tout le chemin que le Seigneur ton Dieu t’a fait faire pendant quarante ans… Le vêtement que tu portais ne s’est pas usé et ton pied n’a pas enflé, au cours de ces quarante ans ! », dit Moïse dans le Deutéronome, à la fin de ces quarante années de migration (Dt 8, 2-4). Les années de paix dont jouit Israël à l’époque des Juges sont au nombre de quarante (Jg 3, 11-30) mais, après cette période, commence le temps de l’oubli des dons de Dieu et le retour au péché. Il faut au prophète Elie quarante jours pour atteindre l’Horeb, la montagne sur laquelle il rencontrera Dieu (1 R 19, 8). Quarante, c’est le nombre de jours pendant lesquels les habitants de Ninive font pénitence pour obtenir le pardon de Dieu (Gn 3, 4). C’est le nombre d’années du règne de Saül (Ac 13, 21), de David (2 Sam 5, 4-5) et de Salomon(1 R 11, 41), les trois premiers rois d’Israël. Les psaumes aussi réfléchissent sur la signification biblique de ces quarante années, comme par exemple le psaume 95, dont nous avons entendu un passage : « Aujourd’hui si vous écoutiez sa voix ! “N’endurcissez pas vos cœurs comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères m’éprouvaient, me tentaient, alors qu’ils me voyaient agir ! Quarante ans cette génération m’a dégoûté et je dis : toujours ces cœurs errants, ces gens-là n’ont pas connu mes voies” » (Ps 95, 7c-10).Dans le Nouveau Testament, Jésus, avant de commencer sa vie publique, se retire dans le désert pendant quarante jours sans manger ni boire (Mt 4, 2) : il se nourrit de la parole de Dieu, qu’il utilise comme une arme pour vaincre le démon. Les tentations de Jésus rappellent celles que le peuple hébreu a affrontées dans le désert, mais qu’il n’a pas su vaincre. Quarante est le nombre de jours pendant lesquels Jésus ressuscité a instruit les siens, avant de monter au Ciel et d’envoyer l’Esprit-Saint (Ac 1, 3).
  • Tâches solaires sur le Chateau

 


Image Credit &
Copyright: Jens Hackmann; APOD 12 Nov 2011

  • Pape Benoît XVI: Encyclique « Deus caritas est »

La façon d’exalter le corps à laquelle nous assistons aujourd’hui est
trompeuse… Cela n’est pas vraiment le grand oui de l’homme à son corps. Au
contraire, l’homme considère maintenant le corps et la sexualité comme la part
seulement matérielle de lui-même, qu’il utilise et exploite de manière
calculée… La foi chrétienne a toujours considéré l’homme comme un être un et
duel, dans lequel esprit et matière s’interpénètrent l’un l’autre et font
ainsi tous deux l’expérience d’une nouvelle noblesse. Oui, l’eros veut nous
élever « en extase » vers le Divin, nous conduire au-delà de nous-mêmes, mais
c’est précisément pourquoi est requis un chemin de montée, de renoncements, de
purifications et de guérisons.
Comment devons-nous nous représenter concrètement ce chemin de montée et
de purification ? Comment doit être vécu l’amour, pour que se réalise
pleinement sa promesse humaine et divine ?… Le mot « agapè » est devenu
l’expression caractéristique de la conception biblique de l’amour… Ce terme
exprime l’expérience de l’amour qui devient une véritable découverte de
l’autre… L’amour devient maintenant soin de l’autre et pour l’autre. Il ne
se cherche plus lui-même –- l’immersion dans l’ivresse du bonheur -– il
cherche au contraire le bien de l’être aimé. Il devient renoncement, il est
prêt au sacrifice, il le recherche même…
Oui, l’amour est « extase », mais extase non pas dans le sens d’un
moment d’ivresse, mais extase comme chemin, comme exode permanent allant du je
enfermé sur lui-même vers sa libération dans le don de soi…, vers la
découverte de soi-même — plus encore vers la découverte de Dieu. « Qui
cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera »,
dit Jésus… (Mt 10,39; 16,25; Mc 8,35; Lc 9,24; 17,33). Jésus décrit ainsi
son chemin personnel, qui le conduit par la croix jusqu’à la résurrection ;
c’est le chemin du grain de blé tombé en terre qui meurt et qui porte ainsi
beaucoup de fruit (Jn 12,25). Mais il décrit aussi par ces paroles l’essence
de l’amour et de l’existence humaine en général, partant du centre de son
sacrifice personnel et de l’amour qui parvient en lui à son accomplissement.

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  •  Nébuleuse de la Rosette NGC 2237  Image Crédit & Copyright: Brian  Davis                                                                                                   
 
  • Homélie de Saint Ambroise sur le psaume 36 

Que notre cœur et notre bouche méditent continuellement la sagesse, que ta langue en énonce les sentences, que la loi de ton Dieu soit dans ton cœur. C’est pourquoi l’Écriture te dit : Tu en parleras, assis dans ta maison et en marchant sur la route, dans ton sommeil et à ton réveil. Parlons donc du Seigneur Jésus, parce que lui-même est la Sagesse, est la Parole et le Verbe de Dieu.
Car il est encore écrit : Ouvre ta bouche à la parole de Dieu. Il inspire celui qui fait écho à ses discours et médite ses paroles. Parlons toujours de lui. Quand nous parlons de la sagesse, c’est lui ; quand nous parlons de la vertu, c’est lui ; quand nous parlons de la justice, c’est lui ; quand nous parlons de la paix, c’est lui ; quand nous parlons de la vérité, de la vie, de la rédemption, c’est lui.
Ouvre ta bouche à la parole de Dieu, est-il écrit. Ouvre la bouche, toi ; c’est lui qui parle. Aussi David a-t-il dit : J’écouterai ce que le Seigneur dit en moi, et le Fils de Dieu a dit lui-même : Ouvre largement ta bouche et je la remplirai. Tous ne sont pas capables, comme Salomon ni comme Daniel, d’apprécier la valeur infinie de la sagesse ; cependant l’esprit de sagesse est communiqué à tous, selon leur capacité, du moins à tous ceux qui sont croyants. Si tu crois, tu possèdes l’esprit de sagesse. ~
Médite donc toujours, aie toujours à la bouche les réalités divines, assis dans ta maison. Nous pouvons entendre « la maison » de l’Église ; nous pouvons l’entendre aussi de notre maison intérieure, afin de parler au-dedans de nous. ~ Parle avec réflexion, pour éviter le péché, pour ne pas pécher par bavardage. Lorsque tu es assis à la maison, parle avec toi-même, comme avec celui qui te jugera. Parle sur la route pour ne jamais être dans l’oisiveté. Tu parleras sur la route, si lu parles dans le Christ, parce que la route, c’est le Christ. Sur la route, parle à toi-même, parle au Christ. Écoute comment lui parler : Je veux qu’en tout lieu les hommes prient en levant les mains saintement, sans colère ni dispute. Parle dans ton sommeil, pour que le sommeil de la mort ne te surprenne pas. Écoute comment parler dans le sommeil : Je ne donnerai pas de sommeil à mes yeux ni de repos à mes paupières avant d’avoir trouvé un abri pour mon Seigneur, une tente pour le Dieu de Jacob. 
Que tu te lèves ou te relèves, parle de lui, afin d’accomplir ce qu’il t’ordonne. Écoute comment le Christ t’éveille. Ton âme dit : J’entends mon bien-aimé qui frappe à la porte. Et le Christ dit : Ouvre-moi, ma sœur, mon épouse. Écoute comment tu fais se lever le Christ. L’âme dit : Je vous en conjure, filles de Jérusalem, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour. L’amour, c’est le Christ.

  • Etoile filante (à droite), Satellite (à gauche), et neige sur le Paranal; image de Yuri Baletsky, ESO, le 11 Juillet 2011.

  • Catéchisme de l’Église catholique §  156-159

       La foi et l’intelligence : le motif de croire n’est pas le fait que les vérités révélées apparaissent comme vraies et intelligibles à la lumière de notre raison naturelle. Nous croyons « à cause de l’autorité de Dieu même qui révèle et qui ne peut ni se tromper ni nous tromper ». « Néanmoins, pour que l’hommage de notre foi soit conforme à la raison, Dieu a voulu que les secours intérieurs du Saint Esprit soient accompagnés des preuves extérieures de sa révélation » (Vatican I). C’est ainsi que les miracles du Christ et des saints, les prophéties, la propagation et la sainteté de l’Église, sa fécondité et sa stabilité « sont des signes certains de la révélation, adaptés à l’intelligence de tous », des « motifs de crédibilité » qui montrent que l’assentiment de la foi n’est « nullement un mouvement aveugle de l’esprit » (Vatican I).
La foi est certaine, plus certaine que toute connaissance humaine, parce qu’elle se fonde sur la Parole même de Dieu, qui ne peut pas mentir. Certes, les vérités révélées peuvent paraître obscures à la raison et à l’expérience humaines, mais « la certitude que donne la lumière divine est plus grande que celle que donne la lumière de la raison naturelle » (S. Thomas d’Aquin). « Dix mille difficultés ne font pas un seul doute » (Bx J. H. Newman). « La foi cherche à comprendre » (S. Anselme) : il est inhérent à la foi que le croyant désire mieux connaître celui en qui il a mis sa foi, et mieux comprendre ce qu’il a révélé…
Foi et science : « Bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre elles. Puisque le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi a fait descendre dans l’esprit humain la lumière de la raison, Dieu ne pourrait se nier lui-même ni le vrai contredire jamais le vrai » (Vatican I). « C’est pourquoi la recherche méthodique, dans tous les domaines du savoir, si elle est menée d’une manière vraiment scientifique et si elle suit les normes de la morale, ne sera jamais réellement opposée à la foi : les réalités profanes et celles de la foi trouvent leur origine dans le même Dieu. Bien plus, celui qui s’efforce, avec persévérance et humilité, de pénétrer les secrets des choses, celui-là, même s’il n’en a pas conscience, est comme conduit par la main de Dieu, qui soutient tous les êtres et les fait ce qu’ils sont » (Vatican II).

  • La comète Garradd est passée à côté de M92

  • Tandis qu’elle cheminait d’un pas lent dans  la constellation d’Hercule, la comète Garradd (C2009/P1) est passée le 3 février 2012 à un demi degré d’arc de l’amas globulaire M92. Capturée ici à la dernière étape en date de son marathon de Messier, la comète très constante reste juste en dessous de la limite de visibilité à l’œil nu, avec une chevelure centrale dont l’éclat est comparable à celui du proche amas. Image Crédit & Copyright: Rolando Ligustri (CARA Project, CAST), et APOD.

  •  Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), carmélite,  Le Chemin de la perfection, .

 Quand  Jésus était en ce monde, le simple contact de ses vêtements guérissait les malades. Pourquoi douter, si nous avons la foi, qu’il ne fasse encore des miracles en notre faveur quand il est si intimement uni à nous dans la communion eucharistique ? Pourquoi ne nous donnera-t-il pas ce que nous lui demandons puisqu’il est dans sa propre maison ? Sa Majesté n’a pas coutume de mal payer l’hospitalité qu’on lui donne en notre âme, si on lui fait bon accueil. Éprouvez-vous de la peine de ne pas contempler notre Seigneur avec les yeux du corps ?

Celle-ci a été immortalisée le mois dernier au-dessus de  Mercedes, en Argentine.Image Crédit & Copyright: Luis Argerich et APOD

  • RÉCIT DU MARTYRE DE PAUL MIKI ET DE SES COMPAGNONS, ÉCRIT PAR UN CONTEMPORAIN

Lorsqu’ils eurent été crucifiés, ils montrèrent tous une constance admirable, à laquelle les encourageaient, chacun de son côté, le Père Pasius et le Père Rodriguez. Le Père commissaire de la Mission demeura toujours immobile, les yeux dirigés vers le ciel. Le Frère Martin, pour rendre grâce à la bonté divine, chantait des psaumes, en y ajoutant le verset : En tes mains, Seigneur ~ Le Père François Blanca également rendait grâce à Dieu à haute voix. Le Frère Gonzalve disait très fort l’oraison dominicale et la salutation angélique.
Paul Miki, notre frère, voyant qu’il se trouvait sur une chaire plus honorable qu’il n’en avait jamais eue, commença par déclarer aux assistants qu’il était Japonais, de la Compagnie de Jésus, qu’il mourait pour avoir annoncé l’Évangile et qu’il rendait grâce à Dieu pour un si éclatant bienfait. Puis il ajouta ces paroles : « Au point où j’en suis parvenu, je pense qu’aucun d’entre vous ne croira que je veuille atténuer la vérité. Je vous déclare donc qu’il n’y a aucune voie de salut sinon celle que suivent les chrétiens. Puisqu’elle m’enseigne à pardonner aux ennemis et à tous ceux qui m’ont fait du mal, je pardonne de grand cœur au roi et à tous les auteurs de ma mort, et je les prie de vouloir bien recevoir le baptême chrétien. »
Puis, tournant les regards vers ses compagnons, il se mit à les encourager dans ce combat suprême. De la joie apparaissait sur le visage de tous, mais spécialement sur le visage de Louis ; lorsqu’un chrétien lui cria qu’il serait bientôt en Paradis, il eut un geste des doigts et de tout le corps qui exprimait une joie profonde et qui tourna vers lui les regards de tous les spectateurs.
Antoine qui était le dernier de la rangée, à côté de Louis, les yeux fixés au ciel, après avoir invoqué les noms de Jésus et de Marie, entonna le psaume : Enfants, louez le Seigneur, qu’il avait appris à Nagasaki, à l’école de catéchèse ; dans cette institution chrétienne, en effet, on donne aux enfants des psaumes à apprendre par cœur en vue de la catéchèse.
D’autres enfin répétaient « Jésus, Marie » avec un visage paisible ; certains exhortaient les assistants à mener une vie digne d’un chrétien ; par ce comportement et d’autres du même genre, ils montraient qu’ils allaient bientôt mourir.
Alors quatre bourreaux tirèrent leurs piques des gaines dont se servent les Japonais. À cette vue horrible, tous les fidèles crièrent : « Jésus, Marie » et le concert de lamentations qui suivit monta jusqu’au ciel. Les bourreaux, en très peu de temps, d’un ou deux coups, achevèrent chacun des martyrs.

  • Les Piliers de la création

En 1995, le télescope spatial Hubble prit  une image devenue célèbre, celle dite des « Piliers de la Création ». Il s’agit en réalité de colonnes de formation d’étoiles constituées de gaz froid et de poussière mesurant plusieurs années-lumière de long situées à l’intérieur de M16, la nébuleuse de l’Aigle.

Crédit:  Infrarouge lointain: ESA/Herschel/PACS/SPIRE/Hill, Motte, HOBYS Key Programme Consortium; Rayons X : ESA/XMM-Newton/EPIC/XMM-Newton-SOC/Boulanger, et  APOD.

  • Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr

     « Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent
    et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous » (Rm 8,18). Qui donc ne
    travaillerait pas de toutes les façons possibles à obtenir une telle gloire
    pour devenir l’ami de Dieu, se réjouir aussitôt en compagnie de Jésus Christ,
    et recevoir les récompenses divines après les tourments et les supplices de
    cette terre ?
    Pour les soldats de ce monde, il est glorieux
    de rentrer triomphalement dans leur patrie après avoir vaincu l’ennemi.
    N’est-ce pas une gloire bien supérieure de revenir triomphalement, après avoir
    vaincu le démon, au paradis d’où Adam avait été chassé à cause de son péché ?
    D’y rapporter le trophée de la victoire après avoir abattu celui qui l’avait
    trompé ? D’offrir à Dieu comme un butin magnifique une foi intacte, un courage
    spirituel sans défaillance, un dévouement digne d’éloges ?… De devenir
    cohéritier du Christ, d’être égalé aux anges, de jouir avec bonheur du royaume
    céleste avec les patriarches, les apôtres, les prophètes ? Quelle persécution
    peut vaincre de telles pensées qui peuvent nous aider à surmonter les
    supplices ?…

  • Film d’aurores Norvégien

  Crédit & Copyright: Terje Sørgjerd, APOD  
  • Regardez aussi le film de l’activité solaire de la fin de  janvier 2012 en cliquant sur  dernièrement;  la salve d’activité solaire n’est pas encore terminée, puisqu’une éruption encore plus puissante a eu lieu dernièrement. (Tiré de APOD).

  • LA PERFECTION SPIRITUELLE PAR DIADOQUE DE PHOTICÉ

Le discernement

 Il y a une lumière de la vraie connaissance, qui consiste à discerner infailliblement le bien du mal. Alors, en effet, le chemin de la justice, qui conduit l’intelligence vers le soleil de justice, la fait entrer progressivement dans l’illumination sans limites de la connaissance, puisque, désormais, elle cherche hardiment la charité. ~
Il faut que ceux qui luttent gardent toujours leur pensée à l’abri des tempêtes, afin que l’entendement discerne les suggestions qui le traversent : il faut déposer dans les celliers de la mémoire celles qui sont bonnes et envoyées par Dieu, mais il faut rejeter celles qui sont mauvaises et diaboliques hors des entrepôts de notre nature. En effet, lorsque la mer est tranquille, le regard des pêcheurs la traverse jusqu’au fond, en sorte que presque rien ne leur échappe du va-et-vient des poissons ; mais lorsqu’elle est agitée par les vents, elle cache par sa sinistre agitation ce qu’elle laissait voir volontiers dans le sourire de sa tranquillité. On constate alors que les engins fabriqués pour les pêcheurs ne servent à rien. ~
La purification de l’entendement appartient exclusivement au Saint-Esprit. En effet, si le fort n’entre pas pour dépouiller le voleur, le butin ne sera jamais libéré. Il faut donc, par tous les moyens, et surtout par la paix de l’âme, permettre au Saint-Esprit de se reposer, afin que nous ayons toujours la lampe de la connaissance brillant en nous. Si elle rayonne sans cesse dans les profondeurs de notre âme, non seulement toutes ces attaques cruelles et ténébreuses lancées par les démons se trouvent dénoncées, mais encore elles perdent beaucoup de leur vigueur quand elles sont prises sur le fait par cette lumière sainte et glorieuse.
C’est ce qui fait dire à l’Apôtre : N’éteignez pas l’Esprit, c’est-à-dire : Ne contristez pas la bonté du Saint-Esprit par des actions et des pensées mauvaises, pour ne pas être privés de cette clarté victorieuse. Car ce n’est pas l’Être éternel et vivifiant qui s’éteint ; mais sa tristesse, c’est-à-dire son éloignement, laisse l’entendement dans l’obscurité, sans la lumière de la connaissance. ~
Le sens intime de l’entendement est un goût exact pour discerner les choses. C’est ainsi que, par notre sens corporel du goût, lorsque nous sommes en bonne santé, nous discernons sans erreur ce qui est bon et ce qui est mauvais, et nous sommes attirés par une nourriture agréable. Et de même, quand notre entendement commence à exercer son activité dans un parfait état de santé et un grand détachement des soucis, il peut ressentir l’abondance de la consolation divine ; ~ il peut aussi, par l’action de la charité, rester attentif à ce goût qui permet d’apprécier les biens supérieurs, conformément à la parole de l’Apôtre : Dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance, qui vous feront discerner ce qui est le plus important.

  • Aurore rouge sur l’Australie

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Alex Cherney (Terrastro, TWAN),APOD

Pourquoi le ciel est-il rouge ? Parce qu’il est empli d’aurores polaires. La pluie de particules émises par le Soleil la semaine passée, et tout spécialement celles venant du groupe de taches 1402, a excité les atomes d’oxygène de la haute atmosphère. Lorsque les électrons des éléments excités sont retombés à leur niveau initial, ils ont émis un photon rouge. Si ces atomes d’oxygène s’étaient trouvés plus bas dans l’atmosphère, la lueur aurait été essentiellement verte. Sur cette image, cette aurore rouge de haute altitude est visible juste au-dessus de l’horizon de  Flinders, comté de Victoria, Australie. Cette nuit là, le ciel brillait aussi d’objets plus traditionnels et lointains, comme le disque central de la Voie lactée, sur la gauche, et les Petit et Grand Nuages de Magellan, sur la droite. Une vidéo de l’événement est également disponible ici. La raison pour laquelle le vert  auroral est très peu présent sur cette image  reste inconnue.

  • Jean Vanier

Trosly, janvier 2012
Chers amis,
Et voilà c’est fait ! Le voyage du 31, rue Louise Marillac au 19, rue d’Orléans s’est accompli avec le déménagement des meubles, des livres, des papiers et encore des papiers et des livres, avec mon lit, ma brosse à dents, (bien que je n’ai plus beaucoup de dents) et finalement avec moi-même. Je suis installé dans un nouveau lieu, proche de la Ferme (où je continue à donner des retraites). C’est un très beau lieu… dans mon bureau, une grande baie vitrée donne sur la chapelle de L’Arche et sur le jardin avec une petite maison uniquement pour les oiseaux. Ils vont venir, j’espère bientôt, picorer des graines, se battant et jouant entre eux. Pour le moment leur maison est vide. Je les contemplerai avec leurs milles couleurs ; les rouge-gorges, les mésanges, les petits moineaux, les pigeons et toutes les autres espèces quand leurs hésitations se dissiperont. J’ai hâte qu’ils viennent mais peut être ils m’empêcheront de lire ou de faire autre chose. Les oiseaux sont si beaux, si légers, si heureux de vivre, parfois un peu bruyants… ils chantent la gloire de Dieu, ils rient de joie. Mon Dieu, que la création est belle ! Elle révèle la joie de Dieu et l’immense créativité de Dieu. Je comprends François d’Assise qui semblait avoir un don pour comprendre les oiseaux et les attirer à lui. Je n’ai pas ce même don, hélas. Ce n’est pas moi qui les attire mais les petites graines que je leur donnerai ! Cette année, Noël sera associé, pour moi, à la joie des oiseaux qui se réjouissent d’une naissance nouvelle à Bethléem, qui chantent autour de la crèche avec le boeuf et l’âne, les petits agneaux et probablement une chèvre.
Une nouvelle naissance. Oui, pour moi, c’est vraiment une nouvelle naissance. Après 36 ans passés dans ma petite maison dont je connais et reconnais chaque centimètre, ce lieu est maintenant chargé de souvenirs, de rencontres silencieuses, d’écoute de la parole de vérité et de Dieu jaillissant de telle ou telle personne avec aussi des paroles de souffrance et d’inquiétude… et des temps de rire, de joie, sans oublier des moments de travail et de créativité. Et surtout j’ai connu là des moments de rencontres avec Jésus, des moments de vie et de plénitude, comme aussi des temps où je tournais en rond ou me sentais perdu, des temps de vide et de pauvreté.
On ne sait pas ce que donne une nouvelle naissance. Les petits sont dans le sein de leur maman pendant neuf mois. Puis, c’est la surprise. Pour le petit, c’est aussi un deuil car il a vécu si bien pendant ces neuf mois (pour moi 36 ans). Il en est ainsi pour moi, vivre l’expérience d’une surprise et d’un deuil… Priez pour moi que j’accueille tout avec joie.
Je suis profondément reconnaissant à Jean Christophe et à Christine qui ont eu l’idée de ce changement de domicile, ils ont mis les rouages en route pour que l’idée devienne réalité. Reconnaissance aussi à Jean Lanier, Jean-Claude Mallet et à la Fondation qui ont acheté l’ancien foyer des Rameaux (fondé par Steve et Ann Newroth en 1966 avant de fonder Daybreak) pour le transformer en une très belle maison. Une partie du bâtiment a été durant plusieurs mois la chapelle où le Père Thomas célébrait la messe du dimanche.
Oui, l’ancien Rameaux est devenu maintenant un très bel ermitage où je pourrai vivre les dernières années de ma vie sur ce chemin d’affaiblissement vers la rencontre finale et vraiment première avec Dieu. Je suis reconnaissant aussi à Odile qui m’a suivi comme responsable de L’Arche en 1980 et qui dans sa retraite accepte de veiller sur moi, sur ma santé et tout le reste. La maison est coupée en deux logements, un pour Odile et l’autre pour moi. Certes, je prendrai parfois mes repas ici mais je continuerai aussi à aller dans mon foyer le Val prendre mes repas avec mes frères et soeurs, certains que je connais depuis plus de 40 ans.
Je me sens petit devant cette nouvelle étape qui commence avec la fête de Noël, fête où nous célébrons la naissance de Jésus, la naissance d’un Sauveur venu nous libérer de nos peurs et de nos égoïsmes. Dans ma tête, mon esprit et mon coeur, monte un vrai désir de renouveau, de repos en Dieu. Vous savez combien les écrits d’Etty Hillesum, jeune juive assassinée à Auschwitz en 1943, m’ont touché et marqué. Elle a vécu au milieu des pires horreurs. Elle se savait condamnée à mort avec tous les juifs, par Hitler et ses adeptes. « Je regarde ton monde au fond des yeux, mon Dieu, je ne fuis pas la réalité pour me réfugier dans de beaux rêves… et je m’entête à louer ta création en dépit de tout ! » écrit-elle. Un peu plus loin en mettant le mot « vie » à la place de Dieu. « Quand je cesse d’être sur mes gardes,… me voilà tout d’un coup reposant sur la poitrine nue de la vie et ses bras qui m’enlacent sont si doux et si protecteurs. Et le battement de son coeur, je ne saurais même pas le décrire – lent, si régulier, si doux, presque étouffé, mais si fidèle, assez fort pour ne jamais cesser et en même temps si bon, si miséricordieux. »
Notre monde semble sur le bord d’un précipice. Des millions d’hommes et de femmes souffrent de la faim, d’autres sont enfermés dans la peur, victimes des guerres, réfugiés dans des camps, exploités par des mafias, innocents et emprisonnés. Nous connaissons tous cela, les médias en parlent puis le silence retombe pour nous encourager à oublier ces cris, comme s’ils n’existaient plus. Le monde traverse aussi de graves crises financières. On en parle beaucoup mais avons-nous été vraiment touchés par les réalités du manque ? La vie semble continuer comme si de rien n’était. Un jour, nous entendrons, à travers le bruit des peurs, les cloches sonner et les chants de Noël vibrer, «Paix, Paix, Paix sur la terre». Noël, c’est chaque jour, quand de la nuit jaillit une petite lumière. Oui, la paix est entre nos mains, entre mes mains. Je peux faire de petits gestes de tendresse et d’amour pour révéler à l’autre différent qu’il est beau. A L’Arche, comme à Foi et Lumière, nous ne sommes pas les militants d’une cause mais les témoins d’une espérance. Nous connaissons le regard souriant, si beau d’Estelle ; on dit qu’elle est trisomique. Certains auraient voulu la tuer avant sa naissance, d’autres auraient voulu la guérir de sa trisomie. Mais elle est là avec son regard lumineux, nous dévoilant une présence de Dieu. Le monde est à l’envers. Le Dieu de la paix, si doux, si humble et si miséricordieux n’est pas caché dans les étoiles, au dessus de nous, ou dans de belles idées avec des paroles intelligentes, mais dans le visage d’Estelle, le visage d’un enfant. Il ne s’agit donc pas de guérir ou de supprimer ces enfants mais de créer des lieux où chacun, quelles que soit ses fragilités ou ses difficultés puisse trouver sa place dans la société. Il n’est pas tant question de « guérir » Estelle que de guérir les attitudes de peur et de rejet qui existent dans nos sociétés. Il s’agit bien de créer des communautés accueillantes où chacun puisse grandir, se développer et trouver confiance en lui-même et découvrir le sens profond de sa vie.
Jésus, en prenant un enfant dans ses bras, appelle ses disciples à devenir comme ce petit enfant pour entrer dans le royaume de Dieu, le royaume de l’amour. Apprenons à accueillir cette tendresse, ces yeuxqui s’émerveillent, cette ouverture, cette confiance et cet amour qui sont le don de l’enfant. Jésus ajoute, « celui qui accueille un de ces enfants en mon nom m’accueille ». Accueillir Estelle, c’est accueillir Dieu. Ce Dieu de la paix est caché dans les plus petits et les plus blessés. Ne cherchons pas à grimper dans les cieux mais descendons, oui, descendons pour rencontrer des «Estelle» et des personnes qui ont été rejetées. Il s’agit bien de les rencontrer, coeur à coeur, de personne à personne, avec des sourires en des moments très doux de communion ; non pas pour les changer mais pour les rencontrer en ouvrant un espace dans notre coeur.
Revenons à mon nouvel ermitage qui s’appelle la maison Lazare ; Lazare, était le frère de Marthe et de Marie de Béthanie, dont Jean parle dans son évangile (ch 11). Ses soeurs le nomment, en envoyant un message à Jésus, « celui que tu aimes est malade ». «Celui que tu aimes» est son nom. Jean qui a écrit le quatrième évangile se nomme aussi le disciple aimé de Jésus. L’identité de Lazare comme l’identité de Jean, c’est d’être « ami de Jésus », « aimé de Jésus ». N’est-ce pas notre identité à tous, «aimés de Dieu» ? C’est le sens de nos vies et l’accomplissement de nos vies. Aujourd’hui, j’y crois, un jour, je l’expérimenterai dans la plénitude. Vivre Noël dans la maison Lazare, c’est une nouvelle étape pour moi. Le début de la fin de ma vie. Je vais apprendre avec Etty à me reposer sur la poitrine de Dieu et à entendre battre son coeur.
Ceux et celles qui ont suivi mes retraites sur l’Evangile de Jean savent qu’il existe une possibilité (selon moi) que Lazare ait eu un handicap sévère et que Jésus soit venu souvent se reposer chez lui. La maison Lazare est un bon lieu pour s’affaiblir ! Noël est un temps très doux, même si les continents du sud sont sous le soleil brûlant de l’été. En France, nous sommes sous la pluie, avec un temps doux et des moments de soleil plutôt rares. Le monde traverse des temps difficiles mais connait aussi de belles manifestations de paix. Des gens merveilleux, à droite, à gauche, en haut et en bas, de différentes religions ou sans religion, cherchent à faire des gestes de paix, d’amour et d’accueil de personnes différentes. Ils donnent leur sourire et ces sourires jaillissent parfois du chaos. L’annonce de la paix est là dans nos coeurs.
Soyons en communion les uns avec les autres dans ce grand réseau qui existe autour de L’Arche et de Foi et Lumière où nous sommes guéris par la relation avec des personnes opprimées, isolées ou en difficulté. C’est un réseau qui s’étend à travers le monde, dans les monastères, dans les coeurs chrétiens, hindous, musulmans, juifs, dans les temples, les mosquées et les églises, les chapelles et les synagogues, chez des hommes et des femmes qui n’ont pas spécialement de foi et qui croient en l’humain. Un grand réseau où chacun selon ses possibilités agit pour faire la paix et être un instrument de paix. J’aime tant ce livre d’Izzeldin Abuelaish «I shall not hate» (Je ne haïrai point). Cet homme a perdu trois de ces enfants, tués à Gaza par des militaires israéliens. Détournons-nous de tous les rejets de l’autre pour voir en lui une personne capable d’amour et de paix.
Priez pour moi, que je puisse apprendre à aimer. Un des derniers mots du journal d’Etty était, « je veux être un baume versé sur tant de plaies.»
Merci de vos cartes et de vos lettres. Merci de ce que vous êtes.
Que Dieu bénisse chacun de nous et tous les peuples de la terre pour cette nouvelle année.
Je vous embrasse,
Jean
  • La première supernova de l’année

Image Crédit & Copyright:
Adam Block, Mt. Lemmon SkyCenter, University of Arizona
Mesurant dans les 40 000 années-lumière de diamètre, la petite galaxie irrégulière NGC 3239 se trouve au centre de ce riche champ de galaxies dans la constellation du Lion. Située à quelque 25 millions d’années-lumière, NGC 3239 domine la scène et présente un étrange aspect, fait qui, associé à la présence d’amas de jeunes étoiles bleues et de régions de formation d’étoiles, laisse à penser que NGC 3239 (alias  Arp 263) est le résultat d’une fusion de galaxies. L’étoile très brillante superposée à cette galaxie est en fait une étoile de notre propre galaxie, la Voie lactée, que le hasard a placé dans la même direction. Pour autant NGC 3239 est bien la première galaxie de l’année à héberger une supernova,  SN 2012A, découverte ce mois-ci par les chasseurs de supernova Bob Moore,  Jack Newton et Tim Puckett. Elle est indiquée entre des flèches sur cette image, juste en bas et à droite de la brillante étoile. Bien sûr, parler de première supernova de l’année est un peu un abus de langage, dans la mesure où,  du fait de la distance de NGC 3239 et de la vitesse fin.

Fluide Soleil orange

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=xOHWE9nHzzw?rel=0]
 Image Credit & Copyright: Bruno Sánchez-Andrade Nuño et al.  (IAG & MPS, NRL) la résolution ci-dessus est la plus élevée disponible. Pour visualiser correctement l’animation d’aujourd’hui, cliquez ici puis sur l’image que vous verrez apparaître. Vous pourrez alors admirer la façon dont la surface solaire évolue sur une période d’une heure. La surface du Soleil change continuellement. La photosphère solaire comporte des milliers de petites bosses appelées granules et généralement quelques petites dépressions sombres appelées taches. Le film est cadré sur la tache solaire 875 telle qu’elle apparaissait l’an passé vue depuis le télescope de la tour à vide des îles Canaries en Espagne, mettant en oeuvre des techniques d’optique adaptative qui permettent de résoudre des détails inférieurs à 500 km de long. Chacune des granules présentes sur cette image a la taille d’un continent terrestre, mais une durée de vie bien plus brève. Les granules changent doucement de forme en une heure, et peuvent même totalement disparaître. L’hydrogène chaud s’élève au centre brillant de la granule et retombe sur le soleil le long des bords sombres des granules. Ce film et d’autres permettent aux physiciens spécialisés dans l’étude du Soleil d’étudier la façon dont les granules et les taches évoluent ainsi que la manière dont les régions magnétiquement très actives que sont les taches engendrent les puissantes éruptions solaires. Il y a quelques jours, le plus grand groupe de taches de ces dernières annéesest apparu à la surface de notre étoile. (APOD 6 Novembre 2011).
    • LETTRE DE SAINT AMBROISE À ORONTIEN
      D’après saint Paul, celui qui, par l’Esprit, fait mourir le comportement charnel, celui-là vivra. Ce n’est pas étonnant qu’il vive, puisqu’il devient fils de Dieu, ayant l’Esprit de Dieu. Il est fils de Dieu à tel point qu’il ne reçoit pas un esprit d’esclavage mais l’esprit des enfants d’adoption ; et à tel point que le Saint-Esprit de Dieu rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Ce témoignage est bien celui de l’Esprit Saint puisque c’est lui qui crie dans nos cœurs : Abba, Père, comme c’est écrit dans la lettre aux Galates. Mais ce qui témoigne hautement que nous sommes fils de Dieu, c’est que nous sommes héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. Est héritier avec lui celui qui est glorifié avec lui ; et il est glorifié avec lui, celui qui, en souffrant pour lui, souffre avec lui.
      Pour nous encourager à souffrir, saint Paul ajoute que tout ce que nous souffrons est peu de choses, sans proportion avec les biens à venir de cette grande récompense qui rétribuera nos labeurs : récompense qui se révélera en nous lorsque nous serons recréés à l’image de Dieu et que nous pourrons regarder sa gloire en face.
      Pour mettre en valeur la grandeur de cette révélation à venir, l’Apôtre ajoute que la création elle-même attend cette révélation des fils de Dieu. Cette création est maintenant livrée malgré elle au pouvoir du néant ; mais elle est dans l’espérance. Car elle espère que le Christ l’aidera par sa grâce à se libérer de l’esclavage de la dégradation inévitable, et à recevoir la liberté glorieuse des fils de Dieu. Ainsi y aura-t-il une seule liberté, pour la création et pour les fils de Dieu, lorsque la gloire de ceux-ci se révélera. Mais maintenant, tant que cette révélation se fait désirer, toute la création gémit en attendant de partager la gloire de notre adoption et de notre rédemption. Elle enfante déjà cet esprit qui la sauve, et elle veut être délivrée de l’esclavage du néant. ~
      Il est clair que les créatures qui gémissent en attendant l’adoption des fils ont en elles les premiers dons de l’Esprit. Cette adoption des fils, c’est la rédemption du corps tout entier, lorsque celui-ci, en qualité de fils adoptif de Dieu, verra en face ce bien éternel et divin. Il y a déjà adoption filiale dans l’Église du Seigneur lorsque l’Esprit s’écrie : Abba, Père, selon la lettre aux Galates. Mais cette adoption sera parfaite lorsque ceux qui seront admis à voir la face de Dieu ressusciteront tous dans l’immortalité, l’honneur et la gloire. Alors la condition humaine s’estimera vraiment rachetée. C’est pourquoi l’Apôtre ose dire : Nous avons été sauvés en espérance. L’espérance sauve en effet, comme la foi, dont il est dit : Ta foi t’a sauvé.
  • « La grande étoile, la véritable Super nova qui nous guide, c’est le Christ lui-même », déclare Benoît XVI.(ROME, vendredi 6 janvier 2012 (ZENIT.org) –

 Chers Frères et Sœurs !
L’Épiphanie est une fête de la lumière. « Debout ! [Jérusalem] Rayonne ! Car voici ta lumière et sur toi se lève la gloire du Seigneur » (Is 60,1). Avec ces paroles du prophète Isaïe, l’Église décrit le contenu de la fête. Oui, Il est venu dans le monde Celui qui est la vraie Lumière, Celui qui rend les hommes lumière. Il leur donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu (cf. Jn 1,9.12). Le voyage des Mages d’Orient est pour la liturgie le début seulement d’une grande procession qui continue tout au long de l’histoire. Avec ces hommes commence le pèlerinage de l’humanité vers Jésus-Christ – vers ce Dieu qui est né dans une étable ; qui est mort sur la croix et qui depuis sa résurrection demeure avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28,20). L’Église lit le récit de l’Évangile de Matthieu avec celui de la vision du prophète Isaïe, que nous avons écouté dans la première lecture : le voyage de ces hommes est seulement un commencement. D’abord étaient venus les bergers – des âmes simples qui demeuraient au plus près du Dieu fait petit enfant et qui pouvaient aller vers Lui plus facilement (cf. Lc 2,15) et Le reconnaître comme Seigneur. Mais maintenant, viennent aussi les sages de ce monde. Viennent les grands et les petits, les rois et les serviteurs, les hommes de toutes les cultures et de tous les peuples. Les hommes d’Orient sont les premiers, suivis par tant d’autres, tout au long des siècles. Après la grande vision d’Isaïe, la lecture tirée de la lettre aux Éphésiens exprime la même réalité d’une façon très sobre et simple : les païens partagent le même héritage (cf. Ep 3,6). Le Psaume 2 l’avait exprimé ainsi : « Je te donne les nations pour héritage et pour domaine les extrémités de la terre » (Ps 2,8).
Les Mages d’Orient précèdent. Ils inaugurent la marche des peuples vers le Christ. Durant cette Messe je conférerai l’Ordination épiscopale à deux prêtres, je les consacrerai Pasteurs du peuple de Dieu. Selon les paroles de Jésus, précéder le troupeau fait partie de la charge du Pasteur (Jn 10,4). Donc, dans ces personnages qui comme les premiers païens trouvèrent le chemin vers le Christ, nous pouvons peut-être chercher – malgré toutes les différences de vocations ou de fonctions – des indications regardant la charge des Évêques. Quel genre d’hommes étaient-ils ? Les experts nous disent qu’ils appartenaient à la grande tradition de l’astronomie qui à travers les siècles s’était développée en Mésopotamie et y fleurissait encore. Cependant cette information seule ne suffit pas. Il y avait peut-être de nombreux astronomes dans la Babylone antique, mais seul ce petit nombre s’est mis en route et a suivi l’étoile en laquelle il avait reconnu l’étoile de la promesse, celle qui indique la route vers le vrai Roi et Sauveur. Ils étaient, pourrions-nous dire, des hommes de science, mais non seulement dans le sens où ils voulaient connaître beaucoup de choses : ils voulaient davantage. Ils voulaient comprendre ce qui compte dans l’être humain. Probablement avaient-ils entendu parler de la prophétie du prophète païen Balaam : « Un astre issu de Jacob devient chef et un sceptre se lève, issu d’Israël » (Nb 24,17). Ceux-ci approfondirent cette promesse. C’étaient des personnes au cœur inquiet, qui ne se contentaient pas de ce qui paraît et est habituel. C’étaient des hommes à la recherche de la promesse, à la recherche de Dieu. Et c’étaient des hommes attentifs, capables de percevoir les signes de Dieu, son langage discret et insistant. Mais c’étaient encore des hommes à la fois courageux et humbles : nous pouvons imaginer qu’ils durent supporter quelques moqueries parce qu’ils s’étaient mis en route vers le Roi des Juifs, affrontant pour cela beaucoup de fatigue. Pour eux, ce que pensait d’eux celui-ci ou celui-là ou encore les personnes influentes ou intelligentes, n’était pas déterminant. Pour eux, ce qui comptait était la vérité elle-même, et non l’opinion des hommes. Pour cela ils affrontèrent les renoncements et les fatigues d’un voyage long et incertain. Ce fut leur courage humble qui leur permit de pouvoir s’incliner devant le petit enfant de gens pauvres et de reconnaître en Lui le Roi promis dont la recherche et la reconnaissance avait été le but de leur cheminement extérieur et intérieur.
Chers amis, comment ne pas voir en tout cela quelques-uns des traits essentiels du ministère épiscopal ? L’Évêque lui aussi doit être un homme au cœur inquiet qui ne se contente pas des choses habituelles de ce monde, mais suit l’inquiétude de son cœur qui le pousse à s’approcher intérieurement toujours plus de Dieu, à chercher son Visage, à Le connaître toujours mieux, pour pouvoir l’aimer toujours plus. L’Évêque doit être lui aussi un homme au cœur vigilant qui perçoit le langage discret de Dieu et sait discerner le vrai de l’apparent. L’Évêque encore doit être rempli du courage de l’humilité, qui ne s’interroge pas sur ce que peut dire de lui l’opinion dominante, mais tire son critère de mesure de la vérité de Dieu, et pour elle s’engage « opportune – importune » à temps et à contretemps. Il doit être capable d’ouvrir et d’indiquer la route. Il doit marcher en avant, suivant Celui qui nous a tous précédés, parce qu’il est le vrai Pasteur, l’étoile véritable de la promesse : Jésus-Christ. Et il doit avoir l’humilité de s’incliner devant ce Dieu qui s’est rendu si concret et si simple qu’il contredit notre stupide orgueil, qui ne veut pas voir Dieu aussi proche et aussi petit. Il doit vivre l’adoration du Fils de Dieu fait homme, adoration qui lui indique toujours à nouveau la route….
La prière continue qui signifie ne jamais perdre contact avec Dieu, se laisser toujours toucher par Lui dans l’intime de notre cœur et être ainsi envahis par sa lumière. Seul celui qui connaît Dieu personnellement peut guider les autres vers Dieu. Seul celui qui guide les hommes vers Dieu, les guide sur le chemin de la vie.
Le cœur inquiet, dont nous avons parlé en nous reportant à saint Augustin, est le cœur qui, en fin de compte, ne se contente de rien de moins que de Dieu et, précisément ainsi, devient un cœur qui aime. Notre cœur est inquiet par rapport à Dieu et il le reste, même si aujourd’hui on s’efforce, avec des « narcotiques » très efficaces, de libérer l’homme de cette inquiétude. Toutefois, ce n’est pas seulement nous, les êtres humains, qui sommes inquiets par rapport à Dieu. Le cœur de Dieu est inquiet pour l’homme. Dieu nous attend. Il nous cherche. Il n’est pas tranquille lui non plus tant qu’il ne nous a pas trouvés. Le cœur de Dieu est inquiet, et c’est pour cela qu’il s’est mis en chemin vers nous – vers Bethléem, vers le Calvaire, de Jérusalem à la Galilée et jusqu’aux confins du monde. Dieu est inquiet à notre égard, il est à la recherche de personnes qui se laissent gagner par son inquiétude, par sa passion pour nous. De personnes qui portent en elles la recherche qui est dans leur cœur et, en même temps, qui se laissent toucher dans leur cœur par la recherche de Dieu à notre égard. Chers amis, c’est la tâche des Apôtres d’accueillir l’inquiétude de Dieu à l’égard de l’homme et de porter Dieu lui-même aux hommes. Et c’est votre tâche sur les pas des Apôtres de vous laisser toucher par l’inquiétude de Dieu afin que le désir de Dieu à l’égard de l’homme puisse être satisfait.
Les Mages ont suivi l’étoile. À travers le langage de la création, ils ont trouvé le Dieu de l’histoire. Certes, le langage de la création à lui seul ne suffit pas. Seule la Parole de Dieu, que nous rencontrons dans la Sainte Écriture, pouvait leur indiquer de façon définitive la route. Création et Écriture, raison et foi doivent coexister pour nous conduire au Dieu vivant. On a beaucoup discuté sur le genre d’étoile qu’était celle qui avait guidé les Mages. On pense à une conjonction de planètes, à une Super nova, c’est-à-dire à une de ces étoiles au départ très faible en qui une explosion interne libère pendant un certain temps une immense splendeur, à une comète, etc. Que les savants continuent de discuter !
La grande étoile, la véritable Super nova qui nous guide, c’est le Christ lui-même. Il est, pour ainsi dire, l’explosion de l’amour de Dieu, qui fait resplendir sur le monde le grand éclat de son cœur. Et nous pouvons ajouter : les Mages d’Orient dont parle l’Évangile d’aujourd’hui, de même que les saints en général, sont devenus eux-mêmes petit à petit des constellations de Dieu, qui nous indiquent la route. En toutes ces personnes, le contact avec la Parole de Dieu a, pour ainsi dire, provoqué une explosion de lumière, à travers laquelle la splendeur de Dieu illumine notre monde et nous indique la route. Les saints sont des étoiles de Dieu, par lesquelles nous nous laissons guider vers Celui auquel notre cœur aspire. Chers amis, vous avez suivi l’étoile Jésus Christ, quand vous avez dit votre « oui » au sacerdoce et au ministère épiscopal. Et des étoiles mineures ont certainement brillé aussi pour vous, vous aidant à ne pas perdre la route. Dans les litanies des Saints, nous invoquons toutes ces étoiles de Dieu, afin qu’elles brillent toujours à nouveau pour vous et vous indiquent la route. En étant ordonnés Évêques, vous êtes appelés à être vous aussi étoiles de Dieu pour les hommes, à les guider sur la route vers la véritable lumière, vers le Christ. Prions donc à présent tous les Saints afin que vous puissiez toujours accomplir votre tâche et montrer aux hommes la lumière de Dieu. Amen.

  • Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,14-23.

Jésus appela la foule et lui dit :  » Ecoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Aurore boréale prise  par Dave Ewoldt

  • Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque Homélies sur les Béatitudes

« Crée en moi un cœur pur » (Ps 50,12)

« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Mt 5,8). Nous croyons facilement qu’un cœur purifié nous fera connaître la joie suprême. Mais cette purification du cœur semble aussi illusoire que la montée au ciel. Quelle échelle de Jacob (Gn 28,12), quel char de feu semblable à celui qui a emporté le prophète Élie dans le ciel (2R 2,11), trouverons-nous pour mener notre cœur vers les beautés célestes et le dégager de tout son poids terrestre ?…
Nous ne parvenons pas sans peine à la vertu : que de sueurs et d’épreuves ! Que d’efforts et de souffrances ! L’Écriture nous le rappelle souvent : « étroite et resserrée » est la voie du Royaume, tandis que le péché nous mène à notre perte par une route large, unie et inclinée (Mt 7,13-14). Et pourtant la même Écriture nous assure que l’on peut arriver à cette existence supérieure… Comment devenir pur ? Le Sermon sur la montagne nous l’enseigne presque partout. Lisez-en les commandements les uns après les autres, vous découvrirez l’art véritable de la purification du cœur…
En même temps donc que le Christ nous promet la béatitude, il nous instruit et nous forme au succès de cette promesse. Sans doute ne parvient-on pas sans peine à la béatitude. Mais compare ces peines à l’existence dont elles t’éloignent, et tu verras combien le péché est plus pénible, sinon dans l’immédiat, au moins dans la vie future… Que sont malheureux ceux dont l’esprit s’obstine dans les impuretés ! Ils ne verront que la face de l’Adversaire. L’existence d’un juste au contraire est marquée de l’effigie de Dieu… Nous savons quels traits revêt d’un côté une vie de péché et de l’autre une vie de justice, et devant l’alternative nous avons la liberté de choisir. Fuyons donc le visage du démon, arrachons son masque odieux et, revêtus de l’image divine, purifions notre cœur. Ainsi nous possèderons la joie et l’image divine brillera en nous, grâce à notre pureté dans le Christ Jésus notre Seigneur.

  • Modéle de supernova fait par Thomas Janka (National Géographic 2010).

  • Encyclique de Paul VI: « Humanae vitae ».

L’amour conjugal révèle sa vraie nature et sa vraie noblesse quand on le considère dans sa source suprême, Dieu qui est amour, le Père de qui toute paternité tire son nom, au ciel et sur la terre. Le mariage n’est donc pas l’effet du hasard ou un produit de l’évolution de forces naturelles inconscientes : c’est une sage institution du Créateur pour réaliser dans l’humanité son dessein d’amour. Par le moyen de la donation personnelle réciproque, qui leur est propre et exclusive, les époux tendent à la communion de leurs êtres en vue d’un mutuel perfectionnement personnel pour collaborer avec Dieu à la génération et à l’éducation de nouvelles vies. De plus, pour les baptisés, le mariage revêt la dignité de signe sacramentel de la grâce, en tant qu’il représente l’union du Christ et de l’Eglise.

C’est avant tout un amour pleinement humain, c’est-à-dire à la fois sensible et spirituel. Ce n’est donc pas un simple transport d’instinct et de sentiment, mais aussi et surtout un acte de la volonté libre, destiné à se maintenir et à grandir à travers les joies et les douleurs de la vie quotidienne, de sorte que les époux deviennent un seul cœur et une seule âme et atteignent ensemble leur perfection humaine. C’est ensuite un amour total, c’est-à-dire une forme toute spéciale d’amitié personnelle, par laquelle les époux partagent généreusement toutes choses, sans réserves indues ni calculs égoïstes. Qui aime vraiment son conjoint ne l’aime pas seulement pour ce qu’il reçoit de lui, mais pour lui-même, heureux de pouvoir l’enrichir du don de soi. C’est encore un amour fidèle et exclusif jusqu’à la mort. C’est bien ainsi, en effet, que le conçoivent l’époux et l’épouse le jour où ils assument librement et en pleine conscience l’engagement du lien matrimonial. Fidélité qui peut parfois être difficile, mais qui est toujours possible et toujours noble et méritoire, nul ne peut le nier. L’exemple de tant d’époux à travers les siècles prouve non seulement qu’elle est conforme à la nature du mariage, mais encore qu’elle est source de bonheur profond et durable. C’est enfin un amour fécond, qui ne s’épuise pas dans la communion entre époux, mais qui est destiné à se continuer en suscitant de nouvelles vies.

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