Mai: sursaut gamma

  • Nuages, oiseaux, Lune et Vénus

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      Image Credit & Copyright: Isaac Gutiérrez Pascual (Espagne), APOD.
Parfois le ciel devient un véritable spectacle. C’était le cas début septembre 2010, lorsque la Lune et Vénus ont convergé pour former une perspective rare à l’intention de tous les amateurs de beautés célestes à travers le monde. Cependant depuis certains endroits comme ici en Espagne, le spectacle était encore plus pittoresque qu’ailleurs. Sur cette image prise au coucher du Soleil, on reconnaît à droite Vénus non loin du croissant de Lune. Au premier plan, des nuages d’orage obscurcissent le bas de l’image, surplombés par l’enclume d’un cumulonimbus. Quant aux point noirs qui parsèment l’image, il s’agit de vols d’oiseaux. Très peu de temps après, les oiseaux avaient disparu, l’orage prit fin, et Vénus et la Lune se couchèrent enfin. En ce mois de mai 2013, Vénus redevient visible dans le ciel du crépuscule au coucher du Soleil, et s’approchera de Jupiter à la fin du mois.
  • ROME, 31 mai 2013 (Zenit.org) ).L’esclavage de la tristesse

Le pape a souligné la « hâte » avec laquelle Marie est venue aider sa cousine. « Nous chrétiens, ne sommes pas très habitués à parler de joie, d’allégresse … je crois que souvent nous préférons les plaintes », a-t-il fait observer. « Sans joie », les chrétiens ne peuvent pas « devenir libres », ils deviennent « esclaves de leurs tristesses », a-t-il ajouté, citant Paul VI : « on ne peut pas faire progresser l’Évangile avec des chrétiens tristes, découragés. On ne peut pas. » Le pape a déploré « cette attitude un peu funèbre », ces visages de chrétiens qui ressemblent plus à « des faces d’enterrement » qu’à des personnes qui vont « louer Dieu ». De la joie en effet, vient « la louange, cette louange de Marie, cette louange de Sophonie, cette louange de Siméon, d’Anne : la louange de Dieu ! », a-t-il poursuivi. Le pape a donné la définition de la louange : « sortir de soi-même » et « louer gratuitement », tout comme la grâce que Dieu donne est « gratuite ». Il a invité à un examen de conscience : « Vous qui êtes ici à la messe, est-ce que vous louez Dieu ou bien vous ne faites que lui demander et le remercier ? Mais louer Dieu ? C’est une chose nouvelle dans notre vie spirituelle. Louer Dieu, sortir de nous-mêmes pour louer ; perdre du temps en louant ». Quelquefois, a-t-il fait observer, le chrétien se plaint de la longueur de la messe : s’il « ne loue pas Dieu », il ne « connaîtra pas la gratuité de perdre son temps en louant Dieu ». S’il a « l’attitude de la joie, de la louange à Dieu », la messe ne semblera pas longue : « c’est beau ! L’éternité sera cela : louer Dieu ! Et ce ne sera pas ennuyeux : ce sera très beau ! Cette joie nous rendra libres », a souligné le pape, précisant que c’est l’Esprit-Saint qui est « l’auteur de la joie, le Créateur de la joie » et que « cette joie dans l’Esprit donne la vraie liberté chrétienne ». Le modèle de la louange est la Mère de Jésus, a-t-il rappelé : « L’Église l’appelle “cause de notre joie”, Causa Nostrae Letitiae. Pourquoi ? Parce qu’elle porte la plus grande joie, qui est Jésus ». l a conclu par une invitation à « prier la Vierge, car en portant Jésus elle donne la grâce de la joie, de la liberté de la joie. Elle donne la grâce de louer, de louer par une prière de louange gratuite, car Il est toujours digne de louange ».

Le pape François a présidé la première messe de canonisation de son pontificat: plus de 800 nouveaux saints d’Italie, de Colombie et du Mexique: Antonio Primaldo et ses 800 compagnons, martyrs à Otrante, sur la côte adriatique († 1480); Laura Montoya y Upegui (1874-1949), vierge, fondatrice de la Congrégation des Missionnaires de la bienheureuse Vierge Marie Immaculée et de sainte Catherine de Sienne, « mère spirituelle des populations indigènes », première sainte native de Colombie; et Maria Guadalupe García Zavala (1878-1963), vierge, co-fondatrice de la Congrégation  des Servantes de Sainte Marguerite-Marie et des pauvres, ange des malades, appelée « Madre Lupita ».

Homélie du pape François

(En italien)

Chers frères et soeurs, 

En ce VIIe dimanche du temps de Pâques, nous sommes rassemblés avec pour célébrer une fête de la sainteté. Nous rendons grâce à Dieu qui a fait resplendir sa gloire, la gloire de l’Amour, sur les Martyrs d’Orante, sur Mère Laura Montoya et sur Mère María Guadalupe García Zavala. Je vous salue tous, vous qui êtes venus pour cette fête – d’Italie, de Colombie, du Mexique et d’autres pays – et je vous en remercie! Nous voulons regarder vers les nouveaux saints à la lumière de la Parole de Dieu qui a été proclamée. Une parole qui nous a invités à la fidélité au Christ, même jusqu’au martyre; elle nous a rappelé l’urgence et la beauté d’apporter à tous le Christ et son Evangile; elle nous a parlé du témoignage de la charité, sans lequel même le martyre et la mission perdent leur saveur chrétienne.

1. Lorsque les Actes des Apôtres nous parlent du diacre Etienne, le proto-martyr, ils insistent pour dire qu’il était un homme « rempli d’Esprit Saint » (6,5; 7,55). Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie qu’il était rempli de l’Amour de Dieu, que toute sa personne, toute sa vie, étaient animés par l’Esprit du Christ ressuscité, au point de suivre Jésus avec une fidélité totale, jusqu’au don de soi.

Aujourd’hui, l’Eglise propose à notre vénération une foule de martyrs qui ont été appelés ensemble au témoignage suprême [rendu] à l’Evangile, en 1480. Environ 800 personnes, qui avaient survécu au siège et à l’invasion d’Orante, ont été décapitées aux environs de la ville. Elles refusèrent de renier leur foi et elles moururent en confessant le Christ ressuscité. Où ont-elles trouvé la force de rester fidèles? Justement dans la foi qui fait voir au-delà des limites de notre regard humain, au-delà de la frontière de la vision terrestre, fait contempler les « cieux ouverts » – comme le dit saint  Etienne – et le Christ vivant à la droite du Père. Chers amis, conservons la foi que nous avons reçue et qui est notre vrai trésor, renouvelons notre fidélité au Seigneur, même au milieu des obstacles et des incompréhensions. Dieu ne nous laissera jamais sans la force et la sérénité. Alors que nous vénérons les Martyrs d’Otrante, demandons à Dieu de soutenir tant de chrétiens qui, justement à notre époque et dans tant de parties du monde, souffrent encore des violences, et qu’il leur donne le courage de la fidélité et de répondre au mal par le bien.

(En espagnol)

2. La deuxième idée, nous pouvons la tirer des paroles de Jésus que nous avons entendues dans l’Evangile: « Je prie pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi » (Jn 17,20). Sainte Laura Montoya a été un instrument d’évangélisation tout d’abord comme institutrice puis comme mère spirituelle des indigènes chez qui elle a infusé l’espérance en les accueillant avec cet amour appris de Dieu, et en les conduisant à Lui avec une pédagogie efficace qui respectait leur culture et ne s’opposait pas à elle. Dans son oeuvre d’évangélisation, Mère Laura s’est vraiment faite toute à tous, selon l’expression de saint Paul  (cf. 1 Co 9,22). Ses filles spirituelles aussi vivent aujourd’hui l’Evangile et l’apportent dans les lieux les plus reculés et qui en ont le plus besoin, comme une forme d’avant-garde de l’Eglise.

Cette première sainte née sur la belle terre colombienne nous enseigne à être généreux avec Dieu, à ne pas vivre la foi de façon solita ire – comme si c’était possible de vivre la foi de façon isolée – mais à la communiquer, à rayonner de la joie de l’Evangile par la parole et par le témoignage de la vie là où nous nous trouvons. 

Elle nous enseigne à voir le visage de Jésus reflété par l’autre, à vaincre l’indifférence et l’individualisme, en accueillant chacun sans préjugés ni réticences, avec un amour authentique, en leur donnant le meilleur de nous-mêmes et, surtout, en partageant avec eux ce qui est notre bien le plus précieux: le Christ et son Evangile.

3. Enfin, une troisième idée. Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus pire le Père avec ces paroles: « Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu’ils aient en eux l’amour dont tu m’as aimé, et que moi aussi, je sois en eux »‘ (Jn 17,26). La fidélité des martyrs jusqu’à la mort, la proclamation de l’Evangile à tous, s’enracinent dans l’amour de Dieu, qui a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint (cf. Rm 5,5), et dans le témoignage que nous devons donner de cet amour dans notre vie quotidienne. Sainte Guadalupe García Zavala le savait bien. 

En renonçant à une vie confortable, pour suivre l’appel de Jésus, elle enseignait à aimer la pauvreté, pour pouvoir aimer les pauvres et les malades. Mère Lupita s’agenouillait sur le sol de l’hôpital, devant les malades et les abandonnés pour les servir avec tendresse et compassion. Mère Lupita avait compris ce que signifie « toucher la chair du Christ ». Aujourd’hui aussi ses filles spirituelles s’efforcent de refléter l’amour de Dieu dans des oeuvres de charité, sans s’épargner de sacrifices et en affrontant tout obstacle avec douceur et constance apostolique  (hypomonē) et vaillance.

Cette nouvelle sainte mexicaine nous invite à aimer comme Jésus nous a aimés, et cela suppose de ne pas se renfermer sur soi-même, sur ses problèmes, ses idées, ses intérêts, mais de sortir et d’aller à la rencontre de ceux qui ont besoin d’attention, de compréhension et d’aide, pour leur apporter la proximité chaleureuse de l’amour de Dieu, par des gestes concrets de délicatesse et d’affection sincère.

(En italien)

Fidélité au Christ et à son Evangile, pour l’annoncer par la parole et par la vie, en témoignant de l’amour de Dieu par notre amour, par notre charité envers tous: ce sont les exemples et les enseignements lumineux que nous offrent les saints proclamés aujourd’hui, mais qui posent aussi des questions à notre vie chrétienne. Comment suis-je fidèle au Christ? Suis-je capable de « faire voir » ma foi avec respect mais aussi avec courage? Sui-je attentif aux autres, est-ce que je m’aperçois de qui est dans le besoin, est-ce que je vois dans tous des frères et des soeurs à aimer? 

Demandons, par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie et des nouveaux saints que le Seigneur  remplisse notre vie de la joie de son amour.

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Illustration Credit: NASADOEFermi LAT; APOD.
Une gigantesque explosion s’est produite dans l’univers, et les plus grands télescopes à travers le monde se sont lancés à sa poursuite. Désigné GRB 130427, ce sursaut gamma a été levé par les satellites Fermi et Swift observant les rayonnements de haute énergie, et rapidement signalé. Il n’aura pas fallu plus de 3 minutes pour que le télescope ISON, au Nouveau Mexique, en observe la contrepartie optique extrêmement brillante, et diffuse des coordonnées plus précises. En l’espace de quelques minutes, cette brillante contrepartie était traquée par plusieurs télescopes rapidement pointables dont le P60 en Californie, le PAIRITEL en Arizona et le Faulkes Nord à Hawaii. Et en moins de deux heures, le Gemini Nord avait déjà mesuré son décalage vers le rouge à 0,34, ce qui place cette explosion à environ 5 milliards d’années-lumière, ce que l’on peut considérer comme relativement proche à l’échelle cosmologique. Des images précédemment enregistrées par des systèmes de suivi permanent du ciel comme le RAPTOR ont elles aussi révélé une très brillante contrepartie optique, avec une magnitude de 7,4 à 50 secondes avant même que Swift ne capte le flux de particules de haute énergie. Sursaut gamma le plus intense de ces dernières années, GRB 130427 a également émis un signal radio capté par le VLA. Les expériences cherchant à détecter des neutrinos, des ondes gravitationnelles ou des photons d’extrêmement haute énergie épluchent également leurs données dans l’espoir d’y déceler la trace d’un signal de GRB 130427. Sur cette image du ciel gamma, on remarque à quel point la lueur intense de GRB 130427 domine la scène. La surveillance de ce sursaut gamma va se poursuivre dans les jours à venir car il est possible qu’il soit prochainement suivi de la lueur d’une supernova.
  • ROME,  8 mai 2013 (Zenit.org) – Catéchèse du pape François

Chers frères et sœurs, le temps pascal est par excellence celui du Saint Esprit. Mais qui donc est-il? Le Saint Esprit est vraiment Dieu avec le Père et le Fils. Il est le don, l’eau vive qui vient étancher en profondeur la soif irrésistible de vie que tout homme éprouve au fond même de son être : une vie qui soit belle, juste et bonne, une vie qui se déploie en plénitude et ne connaisse jamais la mort.

Le Saint Esprit nous est donné afin que toute notre vie soit animée par Dieu, guidée et soutenue par lui. C’est dans ce sens que l’on peut dire que le chrétien est un homme spirituel : mû par le Saint Esprit il pense et agit comme Dieu. En est-il ainsi de nous ? Pensons-nous, agissons-nous toujours selon Dieu ? 

Ou bien nous laissons-nous parfois guider par des réalités autres que lui ? En nous rendant participant à la vie même de Dieu, qui est Amour, cette eau vive nous désaltère en profondeur. Comme nous l’enseigne saint Paul : « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné » .

Le Saint Esprit nous introduit dans la Vie divine et nous fait « fils dans le Fils unique ». C’est ainsi que, sous la mouvance du Saint Esprit, rendus vraiment fils adoptifs, nous pouvons en toute vérité crier vers Dieu :Abba, Père. Voilà donc le don précieux que le Saint Esprit dépose en notre cœur : la vie des fils de Dieu, la vie même de Dieu.

Ce rapport nouveau de filiation divine transforme aussi notre rapport avec les autres, qui deviennent des frères dans le Christ, des frères à respecter et à aimer.

  • Plan large sur la Tête de cheval

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Composition et traitement : Robert Gendler Données Image: ESO, VISTA, HLA, Hubble Heritage Team (STScI/AURA); APOD.
Des images combinées du télescope au sol VISTA et du télescope spatial Hubble ont permis de créer ce plan large révélant le paysage interstellaire environnant la célèbre Tête de cheval. Saisi dans l’infrarouge proche, le nuage moléculaire qui occupe l’essentiel de la région couvre ici un champ apparent des deux tiers de la pleine lune. À la distance estimée de 1600 années-lumière, cela donne à cette image une largeur de 10 années-lumière. Egalement connue sous le nom de Barnard 33, la nébuleuse de la Tête de cheval se trouve en haut à droite. Plus bas à gauche, la brillante nébuleuse par réflexion NGC 2023 correspond aux parages violemment éclairés d’une jeune étoile. Les nuages denses situés en dessous de la Tête de cheval présentent des structures en jet typiques des objets de Herbig-Haro dont on sait qu’ils sont associés à de jeunes étoiles à peine formées.
  • Eclipse partielle du Soleil en Australie 11 Mai 2013

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Image Crédit & Copyright: Cameron McCarty, Matthew Bartow, Michael Johnson –
MWV Observatory, Coca-Cola Space Science Center, Columbus State University Eclipse Team, APOD.

Le pape François  décrit l’attitude de l’évangélisateur : comme saint Paul face aux Athéniens, il doit « construire des ponts » et non pas « élever des murs ». Saint Paul, a fait observer le pape, « s’approche le plus possible du cœur » de son auditoire, et « recherche le dialogue ». Pour cette raison, a ajouté le pape, l’apôtre fut vraiment un « pontife, un bâtisseur de ponts » et non pas un « bâtisseur de murs ». A cet exemple, « le chrétien qui veut porter l’Evangile doit passer par cette route ». Le pape a estimé que cette attitude était plus facile à vivre aujourd’hui. « C’est une bonne période dans la vie de l’Eglise », a-t-il estimé, contrairement à la première moitié du XXe siècle, où l’on entendait dans les familles catholiques : « Non, nous ne pouvons pas aller chez eux, car ils ne sont pas mariés à l’Eglise … ou socialistes… ou athées ».

« C’était comme une exclusion, comme une défense de la foi, mais avec des murs », s’est souvenu le pape : « aujourd’hui – grâce à Dieu – on ne dit plus cela… ». Le temps est donc propice pour « parler avec tous », comme Jésus l’a fait, avec « les pécheurs, les publicains, les docteurs de la loi ». « Bâtir des ponts » c’est aussi veiller au message proposé, a poursuivi le pape : « un chrétien doit annoncer Jésus-Christ de façon à ce que Jésus-Christ soit accepté, reçu, et non pas refusé ». En d’autres termes, « évangéliser », n’est pas « être prosélyte », car l’Eglise « ne grandit pas par le prosélytisme », mais « grandit par attraction, par le témoignage, par la prédication », a-t-il expliqué en citant Benoît XVI. Saint Paul, a constaté le pape, « ne fait pas de prosélytisme »: « il ne dit pas aux Athéniens : « Voici l’encyclopédie de la vérité. Etudiez ceci et vous aurez la vérité ». Non ! La vérité n’entre pas dans une encyclopédie ».

« La vérité est une rencontre; c’est une rencontre avec la plus haute vérité, Jésus, la grande vérité. Personne n’est maître de la vérité. La vérité se reçoit dans la rencontre », a-t-il souligné. Pour éviter les deux écueils – être prosélyte et construire des murs – il faut « ne pas douter du Seigneur ». En effet, a expliqué le pape, « les chrétiens qui ont peur de faire des ponts et préfèrent construire des murs sont des chrétiens qui ne sont pas sûrs de leur foi, pas certains de Jésus Christ ».

Au contraire, le chrétien qui a confiance dans le Christ « sait que l’annonce de Jésus Christ n’est pas facile, mais qu’elle ne dépend pas de lui » : il doit « faire tout son possible », mais « l’annonce de Jésus Christ, l’annonce de la vérité, dépend de l’Esprit-Saint », annoncé par Jésus « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière ». Paul encore une fois est un modèle d’attitude juste, a ajouté le pape : s’il est « bien conscient que l’évangélisation n’est pas faire du prosélytisme », c’est parce qu’il est « sûr de Jésus Christ et n’a pas besoin de se justifier et de chercher des raisons pour se justifier ». Le pape a donc invité à demander à saint Paul « ce courage apostolique, cette ferveur spirituelle, cette certitude [en Dieu] », car « quand l’Eglise perd ce courage apostolique, elle devient une Eglise immobile, une Eglise rangée, belle,… mais sans fécondité, car elle a perdu le courage d’aller aux périphéries, où tant de personnes sont victimes de l’idolâtrie, de la mondanité, d’une pensée faible… de tant de choses ».

Et même si l’on fait des erreurs en avançant sur ce chemin, a-t-il conclu, « on se relève… Ceux qui ne marchent pas de peur de se tromper, commettent une faute plus grave ».

Le pape François « encourage tous les fidèles de l’Église en France et tous les participants » au rassemblement de Lourdes « Diaconia 2013: Servons la Fraternité » (9-11 mai 2013). La réponse de l’Eglise à crise mondiale actuelle est « un amour créatif qui résiste au fatalisme », déclare le card; Bertone. Le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat, a en effet adressé, au nom du pape, un message pour le rassemblement qui a été lancé ce 9 mai 2013. Il a été lu en fin d’après-midi à Lourdes par Mgr Bernard Housset, président du Conseil national français pour la solidarité.
Parole, sacrements, charité
« Le Pape François encourage tous les fidèles de l’Église en France et tous les participants à ce rassemblement, à ouvrir les portes de leurs communautés pour que, animées par le sacrement de l’amour, celles-ci deviennent des lieux de rencontre, de charité, pour tous ceux qui cherchent une main fraternelle. L’Église, à la suite du Christ, rejoint et accompagne tous ceux qui sont écrasés par les épreuves de la vie », écrit le cardinal Bertone.
« Sa Sainteté le Pape François adresse ses cordiales et affectueuses salutations aux Évêques, aux prêtres, aux diacres, aux religieux et religieuses et aux fidèles représentant tous les diocèses de France, réunis à Lourdes près de la grotte de Massabielle. C’est une joie toute particulière de saluer l’initiative Diaconia 2013, fortement inspirée par l’encyclique Deus Caritas est. Joie à laquelle s’associent ceux et celle qui, vivant dans une grande souffrance comme la précarité, l’abandon, l’humiliation, la solitude, trouvent dans l’Église un service d’amour fraternel, de rencontre et d’écoute », dit encore le cardinal Bertone.
Il rappelle les « trois tâches » inséparables indiquées par l’encyclique de Benoît XVI: « « l’annonce de la Parole de Dieu, la célébration des Sacrements et le service de la charité » (DCE, 25). « En vivant ces trois tâches, incite-t-il, l’Église est pleinement elle-même et rend présent le Christ ressuscité à tout homme ».
Il rappelle que le premier responsable de la « Diaconia » est l’évêque et qu’à la suite du Christ « la mission de l’Église consiste à porter la lumière du Christ ressuscité dans les lieux les plus obscurs, là où la souffrance règne dans les cœurs et les corps. C’est pourquoi l’amour du Christ nous pousse vers le cri de celui qui souffre à cause d’une pauvreté sociale, économique, psychologique ». 
Un amour créatif
Evoquant la « crise financière, économique et écologique grave » et mondiale, il fait observer qu’elle se produit sur un « terrain miné par des idéologies de réussite individuelle, de performance et de compétition qui fragilisent considérablement la société et aggravent la pauvreté. » 
Mais il diagnostique les racines profondes de cette crise dans « des conceptions anthropologiques et éthiques erronées qui se trouvent au centre de ces dysfonctionnements où l’homme n’est plus regardé en tant qu’image de Dieu ». 
Quelle parole pour l’Eglise dans un tel contexte? Le cardinal Bertone répond: « l’Église s’adresse à la dignité et à la liberté de la personne humaine non sous forme de prescriptions, mais comme une réflexion visant à révéler la vérité et la lumière du Christ en matière sociale, une vérité qui s’impose par la force qu’elle porte en elle-même ».
La réponse ecclésiale à la crise consiste à « apporter un amour créatif qui résiste au fatalisme ambiant parce qu’il est animé par l’espérance qui nous vient du Christ ressuscité ». 
« L’Église est donc appelée à être dans le monde le signe de la bonté, de la compassion et de la tendresse paternelles de Dieu pour chaque personne. C’est par ce témoignage que les chrétiens coopèrent à la Nouvelle Évangélisation », ajoute le Secrétaire d’Etat.
Des lieux de rencontre, de charité
Il rappelle aussi que « construire la fraternité signifie, pour l’Église, être en communion les uns avec les autres grâce au mystère de l’Eucharistie, don inouï de Jésus Christ notre Frère », parce que ce sacrement « unit l’amour de Dieu à l’amour du prochain ».
Et cette « communion » va bien « au-delà des rapports de justice sociale ou de politique »: elle est, continue le message « une bonne nouvelle pour notre monde car elle reflète la victoire de Pâques ». 
« Le Pape François encourage tous les fidèles de l’Église en France et tous les participants à ce rassemblement, à ouvrir les portes de leurs communautés pour que, animées par le sacrement de l’amour, celles-ci deviennent des lieux de rencontre, de charité, pour tous ceux qui cherchent une main fraternelle. L’Église, à la suite du Christ, rejoint et accompagne tous ceux qui sont écrasés par les épreuves de la vie », conclut le cardinal Bertone.
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