Juin: La nébuleuse du Papillon

  • Le Papillon

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Image Crédit: NASAESA, &  Hubble SM4 ERO Team, APOD.

Les brillants amas et autres nébuleuses visibles dans le ciel nocturne de notre planète sont souvent affublés de noms de fleurs ou d’insectes, et NGC 6302, même si ce papillon a une envergure de 3 années-lumière, n’y fait pas exception. Avec une température de surface estimée à 250 000 ° C, l’étoile centrale de cette nébuleuse planétaire un peu spéciale est devenue exceptionnellement chaude, ce qui la fait briller fortement en ultraviolet, bien qu’elle soit masquée à la vue par un dense tore de poussière. L’image ci-dessus, réalisée par le télescope spatial Hubble en 2009 avec la caméra WFC3 installée lors de la dernière mission de maintenance avec une navette, est un spectaculaire gros plan détaillé de la nébuleuse où agonise une étoile. Traversant une brillante cavité de gaz ionisé, le tore de poussière entourant l’étoile centrale est visible quasiment par la tranche près du centre de cette image. De l’hydrogène moléculaire a été détecté dans l’enveloppe de poussière de cette brûlante étoile. NGC 6302 se trouve à quelque 4000 années-lumière de nous, dans la constellation, très justement nommée, du Scorpion.

  • Un exemple de la création :  Regardez ce film dans l’océan: 

http://www.youtube.com/embed/mcbHKAWIk3I

Catéchèse du pape François  : ROME, 26 juin 2013 (Zenit.org) –

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, je voudrais évoquer brièvement une autre image qui nous aide à illustrer le mystère de l’Église : celle du temple (cf. Const. dogm. Lumen gentium, 6). A quoi nous fait penser le mot de « temple » ? Cela nous fait penser à un édifice, à une construction. La pensée de beaucoup d’entre nous se tourne plus particulièrement vers l’histoire du peuple d’Israël, racontée dans l’Ancien testament. À Jérusalem, le grand temple de Salomon était le lieu de la rencontre avec Dieu dans la prière ; il y avait, à l’intérieur du temple, l’arche d’alliance, signe de la présence de Dieu au milieu de son peuple ; et dans l’arche se trouvaient les tables de la loi, la manne et la verge d’Aaron : c’était le rappel du fait que Dieu avait toujours été présent dans l’histoire de son peuple, il en avait accompagné la marche, il en avait guidé les pas. Le temple rappelle cette histoire : nous aussi, lorsque nous allons au temple, nous devons nous souvenir de cette histoire, notre histoire à chacun d’entre nous, comment Jésus m’a rencontré, a marché avec moi, m’a aimé et comment il me bénit.

Voici que ce qui avait été préfiguré dans l’ancien temple était réalisé par la puissance de l’Esprit-Saint, dans l’Église : l’Église est la « maison de Dieu », le lieu de sa présence, où nous pouvons trouver et rencontrer le Seigneur ; l’Église est le temple où habite l’Esprit Saint qui l’anime, la guide et la soutient. Si nous nous demandons : où pouvons-nous rencontrer Dieu ? Où pouvons-nous entrer en communion avec lui à travers le Christ ? Où pouvons-nous trouver la lumière de l’Esprit-Saint qui illumine notre vie ? La réponse est : dans le peuple de Dieu, parmi nous qui sommes l’Église. Nous y rencontrerons Jésus, l’Esprit-Saint et le Père.

L’ancien temple était édifié par les mains des hommes : il fallait « donner une maison » à Dieu, pour avoir un signe visible de sa présence au milieu du peuple. Avec l’incarnation du Fils de Dieu, la prophétie de Nathan au roi David s’accomplit (cf. 2 Sam 7,1-29) : ce n’est pas le roi, ce n’est pas nous qui « donnons une maison à Dieu », mais c’est Dieu lui-même qui « construit sa maison » pour venir habiter au milieu de nous, comme l’écrit saint Jean dans le prologue de son Évangile (cf 1,14). Le Christ est le temple vivant du Père, et le Christ édifie lui-même sa « maison spirituelle », l’Église, faite non pas de pierres matérielles mais des « pierres vivantes » que nous sommes. L’apôtre Paul dit aux chrétiens d’Éphèse : « Car la construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et prophètes, et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même. En lui toute construction s’ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur ; en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l’Esprit ». C’est très beau, cela ! Nous sommes les pierres vivantes de l’édifice de Dieu, profondément unies au Christ, qui est la pierre de soutènement, et aussi de soutien entre nous. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que nous sommes le temple, nous sommes l’Église vivante, le temple vivant et quand nous sommes ensemble, l’Esprit-Saint est aussi parmi nous, il nous aide à grandir en tant qu’Église. Nous ne sommes pas isolés, mais nous sommes le peuple de Dieu : c’est cela l’Église !

Et c’est l’Esprit-Saint, avec ses dons, qui dessine la variété. Ça, c’est important : que fait l’Esprit-Saint parmi nous ? Il dessine la variété qui est la richesse dans l’Église et il unit toutes les choses et toutes les personnes, afin de constituer un temple spirituel, dans lequel nous n’offrons pas des sacrifices matériels, mais nous-mêmes, notre vie (cf. 1 P 2, 4-5). L’Église n’est pas un enchevêtrement de choses et d’intérêts, mais elle est le temple de l’Esprit-Saint, le temple dans lequel Dieu agit, le temple dans lequel chacun de nous, par le don de l’Esprit-Saint, est une pierre vivante. Cela nous montre que personne n’est inutile dans l’Église, et s’il arrive que l’on dise à quelqu’un : « Rentre chez toi, tu es inutile », ce n’est pas vrai, parce que personne n’est inutile dans l’Église, nous sommes tous nécessaires pour construire ce temple ! Personne n’est secondaire. Personne n’est le plus important dans l’Église, nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu. Vous pourriez dire : « Écoutez, sainteté, vous n’êtes pas notre égal ». Si, je suis comme chacun de vous, nous sommes tous égaux, nous sommes frères ! Personne n’est anonyme : nous formons et nous construisons tous l’Église. Mais cela nous invite aussi à réfléchir sur le fait que, s’il manque la pierre de notre vie chrétienne, il manque quelque chose à la beauté de l’Église. Certains diront : « Moi, je n’ai rien à voir avec l’Église », mais ainsi il manque la pierre d’une vie, dans ce beau temple. Personne ne peut s’en aller, nous devons tous apporter notre vie à l’Église, apporter notre cœur, notre amour, nos pensées, notre travail, tous ensemble.

 Je voudrais alors que nous nous demandions : comment vivons-nous le fait que nous sommes l’Église ? Sommes-nous des pierres vivantes ou sommes-nous, pour ainsi dire, des pierres fatiguées, qui s’ennuient, indifférentes ? Vous avez déjà vu comme c’est triste de voir un chrétien fatigué, qui s’ennuie, indifférent ? Un chrétien comme ça, ça ne va pas, le chrétien doit être vivant, joyeux d’être chrétien ; il doit vivre cette beauté de faire partie du peuple de Dieu qu’est l’Église.

Est-ce que nous nous ouvrons à l’action de l’Esprit-Saint pour être partie prenante dans nos communautés, ou est-ce que nous nous replions sur nous-mêmes en disant : « j’ai tellement à faire, ce n’est pas mon rôle » ?

Que le Seigneur nous donne sa grâce, sa force, afin que nous puissions être profondément unis au Christ, qui est la pierre angulaire, le pilier, la pierre de soutènement de notre vie et de toute la vie de l’Église. Prions pour que, animés par son Esprit, nous soyons toujours des pierres vivantes de son Église.

  • M31, la galaxie d’Andromède

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 Image Crédit & Copyright: Lorenzo Comolli, APOD.

Andromède est la plus proche des grandes galaxies voisines de notre propre galaxie, la Voie lactée. On pense d’ailleurs que cette dernière ressemble beaucoup à Andromède. À elles deux, la grande galaxie d’Andromède et la Voie lactée dominent le Groupe local. La lueur diffuse d’Andromède n’est autre que la lumière cumulée des centaines de milliards d’étoiles qui la composent. Quant aux quelques étoiles individuelles qui semblent environner Andromède, ce sont en réalité des étoiles de notre propre galaxie qui se superposent en avant-plan de la lointaine Andromède. On appelle souvent cette galaxie M31, puisqu’elle constitue la 31e entrée de la liste établie par l’astronome français Charles Messier des objets diffus du ciel. M31 est si éloignée que sa lumière met environ 2 millions d’années à nous parvenir. Bien que visible à l’œil nu, il vaut mieux recourir comme ici à un télescope pour avoir une idée exacte de l’aspect de cette galaxie. Bien qu’elle soit la galaxie de grande taille la plus proche de nous, nous savons encore relativement peu de choses sur M 31. L’origine de son double noyau est notamment un de ces mystères persistants.

  • Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l’Église Nabaoth le pauvre

 Tu es le geôlier de tes biens et non leur propriétaire, toi qui enfouis ton or dans la terre (Mt 25,25) ; tu en es le serviteur et non le maître. Le Christ dit : « Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur » ; en cet or, c’est donc ton cœur que tu as enterré. Vends plutôt ton or et achète le salut ; vends ce qui est minéral et acquiers le Royaume de Dieu ; vends le champ et rachète pour toi la vie éternelle. 
      En disant cela je dis la vérité, parce que je m’appuie sur la parole de celui qui est la Vérité : « Si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes et donne le prix aux pauvres ; tu te feras ainsi un trésor dans les cieux » (Mt 19,21). Ne t’attriste pas en entendant ces mots, de peur qu’il ne te soit dit la même parole qu’au jeune homme riche : « Qu’il est difficile à ceux qui possèdent des biens d’entrer dans le Royaume de Dieu » (v. 23). Plus même, lorsque tu lis cette phrase, considère que la mort peut t’arracher ces biens, que la violence de quelqu’un de puissant peut te les enlever. En fin de compte, tu n’auras visé qu’à des biens minuscules à la place de grandes richesses ; ce ne sont que des trésors de monnaie au lieu d’être des trésors de grâce. Par leur nature même, ils sont périssables au lieu de demeurer à jamais. 

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  •  Le Grand Nuage de Magellan en ultraviolet

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Image Crédit:   NASASwiftS. Immler (Goddard) &  M. Siegel (Penn State); Optical:  Axel Mellinger (CMU), APOD.

Où se trouvent les étoiles les plus chaudes du Grand Nuage de Magellan ? Pour le savoir, la NASA a mis à contribution son satellite SWIFT afin de réaliser une mosaïque en ultraviolet de cette galaxie satellite de la nôtre. Le résultat en est présenté aujourd’hui et nous montre où sont les étoiles les plus récemment formées car les plus massives de celles-ci brillent fortement dans le bleu et dans l’ultraviolet. Une image en lumière visible du Grand Nuage disponible ici et qui met mieux en valeur les étoiles plus anciennes permet de comparer les différences d’aspect entre les deux visions. En haut à gauche, on remarque d’ailleurs sur les deux images une des plus grandes régions de formation d’étoiles de tout le Groupe local, la nébuleuse de la Tarentule. Le Grand Nuage de Magellan et son petit compagnon sont aisément visibles à l’œil nu dans l’hémisphère sud. Ce genre d’image permet de mieux comprendre comment les étoiles se forment à l’intérieur des galaxies.

 

  •  le bienheureux John-Henry Newman nous parle avec simplicité de la sainteté :

Voici les moyens que Dieu a prévus pour faire un saint à partir d’un pécheur ; il le prend comme il est et se sert de lui contre lui-même ; il canalise ses affections vers un nouveau but et éteint un amour charnel en infusant une charité céleste. Il ne le prend pas pour une créature irrationnelle conduite par des instincts et gouvernée par des excitations extérieures, sans volonté propre [.]. Le triomphe de la grâce consiste en ceci qu’elle entre dans le cœur de l’homme, le convainc et le gagne tout en le transformant. [Dieu] respecte totalement la structure originelle de l’esprit qu’il a donné à l’homme; il le traite comme homme, il lui laisse la liberté de choisir telle ou telle façon d’agir ; il fait appel à tous ses pouvoirs, à toutes ses facultés, à sa raison, à sa prudence, à son sens moral, à sa conscience.
 De toujours à toujours, Dieu nous a « destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ » (Ep 1, 4). Aussi est-ce ainsi qu’il nous contemple, quel que soit l’état de servitude auquel le péché nous a réduits. Dans son amour miséricordieux qui n’est pas soumis aux vicissitudes du temps et du changement, le Seigneur ne se lasse jamais de croire en nous, d’espérer en nous, et de nous appeler à lui, « pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard »  (Ep 1, 4).

Sachons prier avec John-Henry Newman :
Je te demande, Seigneur, la ferveur. Elle est le couronnement de tous les dons et de toutes les vertus. En demandant la ferveur, Seigneur, je demande la force, la constance et la persévérance, je demande la foi, l’espérance et l’amour. En demandant la ferveur, je demande à être délivré de toute crainte et de tout désir d’être loué.

  •   NGC 3628 vue de côté 

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Image Crédit & Copyright: Alessandro Falesiedi, APOD.
 
 

  Observée au télescope, la galaxie spirale NGC 3628 révèle un disque boursouflé divisé par de sombres veines de poussière. Cette caractéristique lui vaut d’être parfois appelée la galaxie du Hamburger. Mesurant dans les 100 000 années-lumière de diamètre et se trouvant à quelque 35 millions d’années-lumière de nous dans la constellation du Lion, NGC 3628 voisine avec deux autres grandes galaxies spirales, M65 et M66, l’ensemble formant le triplet du Lion. Ce sont probablement de fortes et répétées interactions gravitationnelles avec ces voisines qui sont responsables de l’aspect boursouflé et gauchi du disque de NGC 3628.

  • DERNIÈRE LETTRE DE S. LOUIS DE GONZAGUE À SA MÈRE (10 juin 1591)

J’implore pour vous, Madame, la grâce et la consolation constantes du Saint-Esprit. Sans doute, lorsqu’on m’a remis votre lettre, j’étais encore dans cette région des morts. Mais maintenant, eh bien, il faut aspirer au ciel, pour que nous puissions louer le Dieu éternel sur la terre des vivants . J’espérais depuis longtemps que j’accomplirais ce voyage plus tôt. Si la charité consiste, comme dit saint Paul, à pleurer avec ceux qui pleurent, à être joyeux avec ceux qui sont dans la joie , il est nécessaire, ma mère, que vous puisiez une immense joie dans le fait que, par bonté et par faveur envers vous, le Seigneur m’annonce la véritable allégresse et la paix, puisque je ne crains plus de jamais le perdre.
Je vous l’avouerai, lorsque je médite sur la bonté divine, comparable à la mer qui est sans fond et sans rivage, mon âme tombe dans un abîme ; engloutie dans une telle immensité, elle me paraît s’égarer et ne savoir que répondre : comment ! le Seigneur, après un travail si bref et si mince, m’invite à l’éternel repos ! Du ciel, il m’appelle à la félicite infinie que j’ai recherchée avec tant de négligence, il veut récompenser les larmes que j’ai versées avec tant de parcimonie.
Pensez-y toujours, Madame, et prenez garde d’offenser cette bonté infinie de Dieu : c’est ce qui arriverait si vous pleuriez comme un mort celui qui va vivre en présence de Dieu et qui, par sa prière, vous aidera beaucoup plus dans vos affaires qu’il ne le ferait en cette vie. Notre séparation ne durera pas longtemps ; nous nous reverrons au ciel ; nous serons unis ensemble à l’auteur de notre salut ; de tout l’élan de notre âme, nous le louerons et nous chanterons éternellement ses miséricordes, en jouissant d’un bonheur éternel. Le Seigneur nous reprend ce qu’il nous avait prêté sans autre intention que de nous mettre dans un séjour plus tranquille et plus sûr et de nous combler des biens que nous désirions pour nous-mêmes.
Si je dis tout cela, c’est seulement pour céder à un désir qui me possède : que vous, Madame, et tout le reste de la famille, vous teniez mon départ pour un joyeux bienfait ; et que vous accompagniez de votre bénédiction maternelle celui qui fait cette traversée, jusqu’à ce que vous abordiez vous-même au rivage où résident toutes mes espérances. Je l’ai fait d’autant plus volontiers qu’il ne me restait plus rien à faire que de vous témoigner de la façon la plus évidente l’amour et le respect que je vous dois, comme un fils à sa mère.

 

  • Lumières dans le ciel de Cratère Lake

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 Image Crédit & Copyright: John H. Moore; Annotation: Judy Schmidt  ,APOD

Combien de phénomènes naturels et astronomiques a-t-il fallu réunir pour obtenir cette image ? Un paquet. D’abord, le lac au premier plan, Cratère Lake est la caldeira inondée d’un volcan formé il y a 7700 ans. D’où vient l’eau ? On pourrait dire en première analyse qu’elle vient de la fonte des neiges recouvrant les sommets environnants. Mais si on remonte un peu plus loin dans le temps, d’où vient toute l’eau sur Terre ? La réponse est encore incertaine, mais on soupçonne des collisions avec des corps glacés. Au-dessus de l’eau, le ciel est vert. Ça, c’est la luminescence naturelle du ciel nocturne, due à l’émission des atomes de la haute atmosphère lorsqu’ils se recombinent la nuit après avoir été ionisés le jour par le rayonnement solaire. Les innombrables petits points de lumière, ce sont des étoiles, qui brillent du fait des réactions de fusion nucléaire entretenues dans leurs cœurs. Elles sont nettement au-dessus de l’atmosphère mais en réalité relativement proches du Soleil, et font toute partie de notre Voie lactée. Pour couronner le tout, l’arche de la Voie lactée étend d’un horizon à l’autre sa bande centrale concentrée par la gravité. Contrairement à ce qu’on pourrait croire sur cette image, la Voie lactée brille des centaines de milliards d’étoiles qui la composent, et pas du fait de la luminescence naturelle du ciel nocturne. Ce panorama est constitué de six vues individuelles prises début juin 2013 en Oregon, Etats-Unis.

  • Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin

  Tu ne sais pas ce que l’obéissance est capable de produire : par un oui, par un seul oui — « Qu’il me soit fait selon ta parole » — Marie devient la mère du Très-Haut. Ce faisant elle se déclarait sa servante (Lc 1,38) mais gardait intacte sa virginité qui était si chère à Dieu et à ses propres yeux. Par ce oui de Marie le monde obtient le salut, l’humanité est rachetée. Alors, tâchons nous aussi de faire la volonté de Dieu et de toujours dire oui au Seigneur…
      Que Marie fasse fleurir en ton âme des vertus toujours nouvelles et qu’elle veille sur toi. Elle est la mer qu’il faut traverser pour parvenir aux rivages des splendeurs de l’aurore éternelle ; reste donc toujours près d’elle…
      Prends appui sur la croix du Christ, à l’exemple de Marie. Tu y trouveras un grand réconfort. Marie est restée, debout, aux pieds de son fils crucifié (Jn 19,25). Jamais Jésus ne l’a autant aimée qu’en ce moment de souffrance inexprimable.

130617

 
Image Crédit: HiRISE, MRO, LPL (U. Arizona), NASA, APOD.

Qu’est-ce qui a engendré ces longs sillons sur Mars ? Appelés ravines, ils se forment sur des pentes sablonneuses durant le printemps martien, ont des largeurs à peu près constantes, font jusqu’à deux kilomètres de long et sont bordés de rives surélevées. Contrairement à la plupart des écoulements liquides, ils ne se terminent pas par un éventail de débris en aval. L’hypothèse la plus probable, actuellement testée sur Terre, voudrait que ces ravines soient creusées par des morceaux de glace carbonique, encore appelée glace sèche se brisant et dévalant la pente tout en s’évaporant dans la mince atmosphère martienne. Cette image récemment rendue publique a été prise en 2006 par l’instrument HiRISE de la sonde MRO de la NASA.

 

ROME, 12 juin 2013 (Zenit.org) : Catéchèse du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour. Aujourd’hui, je voudrais m’arrêter brièvement sur un autre des termes par lesquels le concile Vatican II a défini l’Église, celui de « Peuple de Dieu » (cf. Const. dogm. Lumen gentium, 9 ; Catéchisme de l’Église catholique, 782). Et je le fais avec quelques questions sur lesquelles chacun pourra réfléchir.

1 Que veut dire être le « Peuple de Dieu » ? Cela veut dire, avant tout, que Dieu n’appartient à aucun peuple de manière propre ; parce que c’est lui qui nous appelle, nous convoque, nous invite à faire partie de son peuple, et cette invitation s’adresse à tous, sans distinction, parce que la miséricorde de Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2,4). Jésus ne dit pas aux apôtres et à nous de former un groupe exclusif, un groupe d’élite. Jésus dit : allez et de tous les peuples faites des disciples (cf. Mt 28,19). Saint Paul affirme que dans le peuple de Dieu, dans l’Église, « il n’y a plus ni juif ni grec… car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3,28). Je voudrais dire aussi à celui qui se sent loin de Dieu et de l’Église, à celui qui a peur ou qui est indifférent, à celui qui pense qu’il ne peut plus changer : le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec beaucoup de respect et d’amour ! Il nous invite à faire partie de ce peuple, le peuple de Dieu.

2 Comment devient-on membre de ce peuple ? Pas à travers la naissance physique, mais à travers une nouvelle naissance. Dans l’Évangile, Jésus dit à Nicodème qu’il faut naître d’en-haut, de l’eau et de l’Esprit pour entrer dans le Royaume de Dieu (cf. Jn 3,3-5). C’est à travers le baptême que nous sommes introduits dans ce peuple, à travers la foi dans le Christ, don de Dieu que nous devons nourrir et faire grandir tout au long de notre vie. Demandons-nous ceci : comment est-ce que je fais grandir la foi que j’ai reçue au baptême ? Comment est-ce que je fais grandir cette foi que j’ai reçue et que le peuple de Dieu possède ?

3 Une autre question. Quelle est la loi du peuple de Dieu ? C’est la loi de l’amour, l’amour de Dieu et l’amour du prochain, selon le commandement nouveau que le Seigneur nous a donné (cf. Jn 13,34). Un amour, cependant, qui n’est pas un sentimentalisme stérile ou quelque chose de vague, mais qui consiste à reconnaître Dieu comme l’unique Seigneur de la vie et en même temps à accueillir l’autre comme un véritable frère, en dépassant les divisions, les rivalités, les incompréhensions, les égoïsmes ; les deux vont ensemble. Quel chemin nous reste-t-il encore à faire pour vivre concrètement cette loi nouvelle, celle de l’Esprit-Saint qui agit en nous, celle de la charité, de l’amour !

Lorsque nous regardons les journaux ou la télévision, il y a tant de guerres entre chrétiens ; mais comment est-ce possible ? Au sein du peuple de Dieu, que de guerres ! Dans les quartiers, sur les lieux de travail, que de guerres d’envie, de jalousie ! Même dans les familles, que de guerres internes ! Nous devons demander au Seigneur de nous faire bien comprendre cette loi de l’amour. Comme il est beau de nous aimer les uns les autres en véritables frères. Que c’est beau ! Faisons quelque chose aujourd’hui. Nous avons sans doute tous des sympathies et des antipathies ; peut-être que beaucoup d’entre nous sont un peu en colère contre quelqu’un ; alors disons au Seigneur : Seigneur, je suis en colère contre untel ou unetelle ; je te prie pour lui et pour elle. Prier pour ceux contre qui nous sommes en colère est un beau pas en avant dans cette loi de l’amour. Faisons-le aujourd’hui !

4 Quelle est la mission de ce peuple ? C’est de porter au monde l’espérance et le salut de Dieu, d’être le signe de l’amour de Dieu qui appelle tous les hommes à l’amitié avec lui ; être le ferment qui fait lever toute la pâte, le sel qui donne du goût et préserve de la corruption, la lumière qui éclaire. Autour de nous, il suffit d’ouvrir le journal – je l’ai déjà dit – et nous voyons que le mal est présent, que le diable agit. Mais je voudrais dire en élevant la voix: Dieu est plus fort ! Vous croyez cela, que Dieu est plus fort ? Mais disons-le ensemble, disons-le tous ensemble : Dieu est plus fort ! Et savez-vous pourquoi il est plus fort ? Parce qu’il est le Seigneur, l’unique Seigneur.

Et je voudrais ajouter que la réalité, parfois sombre et marquée par le mal, peut changer si nous, les premiers, nous y portons la lumière de l’Évangile surtout par notre vie. Si, dans un stade – nous pensons ici à l’Olympique de Rome, ou à celui de San Lorenzo à Buenos Aires -, par une nuit noire, une personne allume une lumière, on l’entrevoit à peine, mais si les soixante-dix-mille autres spectateurs allument chacun sa lumière, le stade s’illumine. Faisons en sorte que notre vie soit une lumière du Christ ; ensemble, nous porterons la lumière de l’Évangile à la réalité toute entière.

5 Quelle est la raison d’être de ce peuple ? La raison d’être est le Royaume de Dieu, initié sur la terre par Dieu lui-même et qui doit être étendu jusqu’à son achèvement, quand le Christ, notre vie, apparaîtra (cf. Lumen gentium, 9). La raison d’être est alors la pleine communion avec le Seigneur, la relation familière avec le Seigneur, c’est entrer dans sa vie divine, où nous vivrons la joie de son amour sans mesure, une joie pleine.

Chers frères et sœurs, être l’Église, être le peuple de Dieu, selon le grand dessein d’amour du Père, veut dire être le ferment de Dieu dans notre humanité, cela veut dire annoncer et apporter le salut de Dieu dans notre monde qui est souvent perdu, qui a besoin de réponses qui l’encouragent, qui lui donnent l’espérance, qui lui donnent une nouvelle vigueur sur son chemin. Que l’Église soit le lieu de la miséricorde et de l’espérance de Dieu, où chacun peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la vie bonne de l’Évangile. Et pour que l’autre se sente accueilli, aimé, pardonné, encouragé, l’Église doit laisser les portes ouvertes pour que tous puissent entrer. Et nous, nous devons sortir par ces portes et annoncer l’Évangile.

  • Le mystère des Gamma Delphinides

130615

 

  Mardi dernier, sur une période de 5 heures, ces étoiles filantes intersectant la Voie lactée ont été observées dans le ciel de l’observatoire de Las Campanas au Chili. Cela correspondait à la période pendant laquelle les astronomes espéraient observer un sursaut de la pluie d’étoiles filantes des Gamma Delphinides, la Terre croisant alors le sillage de poussières laissé par une mystérieuse comète. Nommée d’après la constellation du Dauphin dont elle semble provenir, la pluie d’étoiles filantes des Delphinides a connu un fort regain d’activité le 10 juin 1930. Depuis, presque plus rien, mais on espérait beaucoup de ce 10 juin 2013. Attente déçue car même si les condition étaient optimales, le taux horaire moyen fut très bas, avec ici seulement les trois étoiles filantes du bas de l’image semblant bien pointer vers le Dauphin.

  • Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible.

      Quand je lis l’Évangile et que j’y vois des témoignages tirés de la Loi ou des prophètes, je ne considère que le Christ. Je n’ai vu Moïse, je n’ai vu les prophètes, qu’avec l’intention de comprendre ce qu’ils disent du Christ. Car enfin quand j’arrive à la splendeur du Christ et que j’aperçois en quelque sorte la lumière resplendissante du soleil éclatant, je ne peux pas voir la lumière d’une lampe. Si on allume une lampe en plein jour, peut-elle éclairer ? Quand le soleil se lève, la lumière de la lampe est invisible. De même, quand le Christ est présent, la Loi et les prophètes disparaissent totalement. Je ne critique pas la Loi et des prophètes ; au contraire, je les loue car ils annoncent le Christ. Mais quand je lis la Loi et les prophètes, mon but n’est pas de m’en tenir à la Loi et aux prophètes, mais, par la Loi et les prophètes, de parvenir jusqu’au Christ. 

  • Le rémanent de la supernova de Kepler en X 

130515

 

Crédit: NASA/CXC/NCSU/S. Reynolds et al., APOD.

Qu’est-ce qui a mis un tel désordre ? Une étoile d’un type particulier a explosé, créant cette nébuleuse à la forme inhabituelle connue sous le nom de rémanent de la supernova de Kepler. Mais quel type d’étoile au juste ? La lumière de l’explosion stellaire qui a créé ce nuage cosmique électrisé a été aperçue sur Terre pour la première fois en octobre 1604, il y a donc un peu plus de 400 ans. La supernova a produit une brillante nouvelle étoile dans le ciel du début du 17e siècle, dans la constellation du Serpentaire. Elle fut étudiée par l’astronome Johannes Kepler et ses contemporains qui, bien que ne disposant pas de télescope, cherchèrent une explication à cette céleste apparition. Armés de la compréhension moderne de l’évolution stellaire, les astronomes du début du 21e siècle continuent d’explorer le nuage de débris en expansion, et bénéficient en plus pour ce faire de télescopes spatiaux couvrant tout le spectre électromagnétique. De récentes données X et des images du rémanent de supernova de Kepler prise par le télescope spatial Chandra ont montré une abondance relative d’éléments plus typiques des supernovae de type Ia, indiquant que son géniteur était en fait une naine blanche qui explosa lorsqu’elle eut accumulé trop de matière au point de dépasser la limite de Chandrasekhar. Situé à quelque 13 000 années-lumière de nous, la supernova de Kepler est la plus récente explosion stellaire intervenue dans notre galaxie, la Voie Lactée.

 

  • Ce lundi 10 juin 2013, lors de la messe qu’il a célébrée en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le pape François a exhorté à « ouvrir son cœur » à l’Esprit-Saint et non à « l’esprit du monde ».

Pourquoi des personnes sont-elles fermées au salut ?, s’est demandé le pape. Parce que « le salut fait peur », a-t-il répondu : l’homme « a besoin » du salut mais en même temps il a « peur », car « quand le Seigneur vient le sauver, [l’homme] doit tout donner », au point que ce soit le Seigneur qui « commande ». Et l’homme a « peur de cela » car il veut « commander », il veut être « son propre patron ». A cause de cette peur, « le salut ne peut avoir lieu ». Le pape a mis en garde contre la fuite, c’est-à-dire la tentation pour l’homme de chercher à « négocier », à prendre ce qui l’arrange, « un peu de ci et un peu de ça ». Cela revient à « faire une macédoine: un peu d’Esprit Saint et un peu de l’esprit du monde », a-t-il expliqué. Pourtant il faut choisir, « une chose ou l’autre» : « on ne peut servir deux maîtres. Ou bien on sert l’Esprit Saint ou bien on sert l’esprit du monde. On ne peut pas tout mélanger », a-t-il insisté. Sinon, l’homme court le risque de l’hypocrisie, c’est-à-dire « ne pas laisser l’Esprit changer son cœur ».

Le pape a relevé un paradoxe : alors que la « liberté que donne l’Esprit » semble « une sorte d’esclavage, un esclavage envers le Seigneur », en réalité elle « rend libre ». Tandis que la liberté humaine est « un esclavage envers l’esprit du monde ». « Seule la sagesse de l’Esprit, rend libre », d’une « liberté qui nait de l’Esprit Saint qui sauve, qui console, qui donne vie », a-t-il ajouté. Parmi la foule qui suivait Jésus, « nombreux avaient besoin de salut », a-t-il fait observer. Mais il y avait aussi ceux qui « étaient là pour examiner cette nouvelle doctrine et pour se quereller avec Jésus. Ils n’avaient pas le cœur ouvert, ils avaient le cœur fermé » et à cause de cela « Jésus ne pouvait pas les changer ». Seul « un cœur ouvert » peut aider à comprendre « les nouveaux commandements des Béatitudes » (Mt 5, 1-12) : sans cette ouverture, « être pauvre, être doux, être miséricordieux » semble « insensé ». Les Béatitudes sont « la loi de ceux qui ont été sauvés », la loi « des libres, avec la liberté de l’Esprit Saint ».

Il s’agit donc de garder « le cœur ouvert » et de « goûter la consolation de l’Esprit-Saint qui est salut ». Dans la première lecture (Co 1, 1-7), a fait observer le pape, Paul parle « neuf fois de consolation » sur sept versets. La lettre de l’apôtre s’adresse aux chrétiens « jeunes dans la foi », à ceux qui « ont commencé depuis peu la route de Jésus ». Ces chrétiens « n’étaient pas tous persécutés. C’était des personnes normales qui avaient leur famille, leur travail », a-t-il poursuivi. Si Paul « insiste sur cela », a estimé le pape, c’est parce que ces personnes « avaient trouvé Jésus ». Et c’est « un changement de vie tel qu’une force spéciale de Dieu, de l’Esprit-Saint, était nécessaire ; et cette force, c’est la consolation ». Le pape a défini cette consolation comme « la présence de Dieu dans le cœur » de l’homme, après qu’il lui ait « ouvert la porte ». La conversion, c’est « ouvrir la porte au Seigneur».

En résumé, le salut revient à « vivre dans la consolation de l’Esprit-Saint » et non pas « dans la consolation de l’esprit du monde », qui est « le péché ».

  • La nébuleuse du Rectangle rouge retraitée

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Crédit: ESA, Hubble, NASA Nouveau traitement: Steven Marx, Hubble Legacy Archive, APOD.

Comment l’étonnante nébuleuse du Rectangle Rouge s’est-elle formée ? Au centre de la nébuleuse se trouve un jeune système stellaire binaire qui alimente certainement la nébuleuse, mais ne suffit cependant pas à expliquer sa couleur. La forme particulière du Rectangle Rouge est probablement due à un épais tore de poussière qui canalise sous forme de cônes un flux qui sans cela serait sphérique. Comme depuis la Terre le tore nous apparaît par la tranche, les 2 cônes semblent former un « X ». Les sortes de « barreaux » visibles le long de chaque cône semblent indiquer que la matière est expulsée de façon cyclique. Quant aux couleurs de la nébuleuse, elles sont beaucoup moins bien comprises. Une hypothèse voudrait qu’elles soient en partie le fruit de molécules d’hydrocarbures qui pourraient être des briques élémentaires de la vie organique. La nébuleuse du Rectangle Rouge se trouve à quelque 2300 années-lumière de nous dans la constellation de la Licorne. Grâce au télescope spatial Hubble, la nébuleuse se révèle ici, après un nouveau traitement, avec une foule de détails jamais observés auparavant. D’ici quelques millions d’années, lorsqu’une des étoiles centrales aura perdu encore un peu plus de son carburant nucléaire, la nébuleuse du Rectangle Rouge évoluera probablement en nébuleuse planétaire.

  • 9 juin 2013: Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et sœurs, 

Le mois de juin est traditionnellement dédié au Cœur Sacré de Jésus, expression humaine maximum de l’amour divin.  Nous avons justement célébré, vendredi dernier, la solennité du Cœur du Christ, et cette fête donne le ton de tout le mois. La piété populaire met beaucoup en évidence les symboles, et le Cœur de Jésus est le symbole par excellence de la miséricorde de Dieu; mais ce n’est pas un symbole imaginaire, c’est un symbole réel, qui représente le centre, la source d’où a jailli le salut de l’humanité tout entière.

Dans les évangiles nous trouvons différentes références au Cœur de Jésus, par exemple, le passage où Jésus lui-même dit: « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le poids du fardeau, et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, parce que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 28-29).

Le récit de la mort de Jésus selon saint Jean est fondamental. Cet évangéliste témoigne en effet de ce qu’il a vu sur le Calvaire, c’est-à-dire qu’alors que Jésus était déjà mort, un soldat lui frappa le côté de sa lance et que de cette blessure jaillirent du sang et de l’eau (cf. Jn 19, 33-34). Jean a reconnu dans ce signe, apparemment fortuit, l’accomplissement des prophéties: du cœur de Jésus, Agneau immolé sur la Croix, jaillissent pour tous les hommes le pardon et la vie.

Mais la miséricorde de Jésus n’est pas seulement un sentiment, bien plus, c’est une force qui donne la vie, qui ressuscité l’homme! L’Evangile d’aujourd’hui aussi nous le dit, dans l’épisode de la veuve de Naïm  (Lc 7,11-17).  Avec ses disciples, Jésus était en train d’arriver à Naïm, un village de Galilée, juste au moment où il y a un enterrement : on conduit à sa sépulture un jeune-homme, fils unique d’une veuve. Jésus fixe tout de suite son regard sur la mère en larme. L’évangéliste Luc dit: « En la voyant, le Seigneur ressentit pour elle une grande compassion » (v. 13). Cette « compassion » c’est l’amour de Dieu pour l’homme, c’est la miséricorde, c’est-à-dire l’attitude de Dieu au contact de la misère humaine, de notre indigence, de notre souffrance, de notre angoisse. Le terme biblique « compassion » rappelle le sein maternel: la mère, en effet, ressent une réaction spéciale face à la douleur de ses enfants. C’est ainsi que Dieu nous aime, dit l’Ecriture. 

Et quel est l’avenir de cet amour? C’est la vie! Jésus dit à la veuve de Naïm: « Ne pleure pas! », puis il appela le jeune-homme mort et le réveilla comme de son sommeil (cf. vv. 13-15). La miséricorde de Dieu donne la vie à l’homme, le ressuscite de la mort. Le Seigneur nous regarde toujours avec miséricorde, ne l’oublions pas; il nous regarde toujours avec miséricorde, il nous attend avec miséricorde. N’ayons pas peur de nous approcher de lui! Il a un cœur miséricordieux! Si nous lui montrons nos blessures intérieure, nos péchés, Il nous pardonne toujours. Il est miséricorde pure!

Adressons-nous à la Vierge Marie: son cœur immaculé, cœur de mère, a partagé au maximum la « compassion » de Dieu, spécialement à l’heure de la passion et de la mort de Jésus. Que Marie nous aide à être doux et humbles et miséricordieux avec nos frères.

  • La nébuleuse du Balai de sorcière 

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Image Crédit & Copyright: Martin Pugh, APOD.
 

Il y a dix mille ans de cela, avant l’aube de l’histoire écrite de l’humanité, une nouvelle lumière a dû apparaître subitement puis pâlir après quelques semaines. Aujourd’hui, nous savons que cette lumière était une supernova, une étoile qui a explosé et dont nous pouvons photographier le nuage coloré en expansion formant la Nébuleuse du Voile, techniquement un rémanent de supernova. La photographie ci-dessus correspond à l’extrémité ouest de la Nébuleuse du Voile, connu sous le nom de NGC 6960, mais appelée moins formellement Nébuleuse du Balai de Sorcière. Le gaz qui se répand suite à cette explosion cataclysmique acquiert sa couleur en heurtant et en excitant le gaz environnant, en rouge pour l’hydrogène et en bleu-vert pour l’oxygène. Le rémanent de supernova est situé à environ 1400 années-lumière, en direction de la constellation du Cygne. Ce Balai de Sorcière couvre en réalité plus de trois fois la taille angulaire de la Pleine Lune, et environ 35 années-lumière en taille réelle. La brillante étoile bleue 52 Cygnus est visible à l’œil nu depuis n’importe quel bon site, mais n’a aucun rapport avec l’ancienne supernova.

  • ROME, 10 juin 2013 (Zenit.org) – « Suivre les dix commandements c’est être fidèle à soi-même, à sa nature la plus authentique », estime le pape François:

Faire confiance à Dieu

Le pape y explique le sens de ces dix paroles en trois points. Tout d’abord, le terme « commandement » n’est « pas à la mode », il renvoie à « quelque chose de négatif », comme « une limite, un obstacle à la vie », fait-il observer. Mais les dix commandements sont « le don » d’un Dieu qui a créé l’homme « par amour, qui a fait une alliance avec lui, qui veut son bien », poursuit-il, invitant à « faire confiance à Dieu ». Les dix commandements « sont un « code éthique » pour la construction de sociétés justes, à la mesure de l’homme. Des Paroles qui éclairent et orientent celui qui recherche la paix, la justice et la dignité ».

Loi morale universelle

Ensuite, affirme le pape, « les dix commandements indiquent un chemin de liberté, ils sont donnés après la grande libération du peuple juif » : sur le Mont Sinaï, « Dieu montre à tous le parcours pour rester libres, un parcours inscrit au cœur de l’homme, comme une Loi morale universelle ». Les dix commandements « ne sont pas des limitations à la liberté, mais des indications pour la liberté ». Ils enseignent « à éviter l’esclavage des idoles » ; ils « ouvrent à une dimension plus large que la dimension matérielle ». En résumé, « suivre les dix commandements c’est être fidèle à soi-même, à sa nature la plus authentique », estime le pape François.

Un hymne au « oui »

Enfin, les dix commandements sont « une loi d’amour » car leur sens le plus profond est le commandement du Christ : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même » (Lc 10,27). Pour le pape, les dix commandements sont les fruits « de l’amour de Dieu » un amour qui doit « animer toutes les relations » du chrétien et qui rappelle que « la vraie liberté n’est pas de suivre son égoïsme, ses passions aveugles, mais d’aimer, de choisir ce qui est bien en toute situation ». « Les dix commandements ne sont pas un hymne au « non », ils sont un hymne au « oui ». Un « oui » à Dieu, le « oui » à l’amour, qui est un « non » au non-Amour, mais le « non » est une conséquence de ce « oui » », conclut le pape François.

 
  • La nébuleuse de l’Anneau 

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Image Crédit: NASA, ESA, & Hubble Heritage (STScI / AURA)- ESA / Hubble Collaboration, APOD.
 
Si l’on met de côté ceux de Saturne, l’anneau de M57 est sans doute le plus célèbre de ceux qu’on peut admirer dans le ciel terrestre. La récente cartographie en trois dimensions de la structure en expansion de la nébuleuse, s’appuyant en partie sur cette belle image du télescope spatial Hubble, indique que la nébuleuse est un anneau relativement dense en forme de beignet enserrant un nuage de gaz luminescent en forme de ballon de rugby. Depuis la Terre, nous voyons l’anneau de face et le ballon de rugby sous son meilleur profil. Bien que l’on qualifie ce type d’astre de nébuleuse planétaire, il n’a en réalité aucun rapport avec une quelconque planète. Ces coquilles de gaz ont été expulsées lors des derniers spasmes d’une étoile de type solaire, dont on ne discerne plus qu’un discret reliquat sous la forme d’une tête d’épingle lumineuse au milieu de la nébuleuse. L’intense rayonnement ultraviolet du chaud reliquat central de l’étoile ionise les atomes du gaz, lesquels émettent en réaction un photon caractéristique lorsqu’ils récupèrent leurs électrons : bleu intense pour l’hélium ionisé au centre, bleu pastel pour la superposition d’hydrogène et d’oxygène sur le bord intérieur de l’anneau, et orange pour l’azote et le soufre. L’anneau central mesure environ une année-lumière de diamètre et se trouve à quelque 2000 années-lumière de nous.
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  • Saint François d’Assise (1182-1226)

      « Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu. » On ne peut pas savoir ce qu’un serviteur de Dieu possède de patience et d’humilité tant que tout va selon ses désirs. Mais quand vient le temps où ceux qui devaient respecter ses volontés se mettent au contraire à les contester, ce qu’il manifeste alors de patience et d’humilité, voilà alors exactement ce qu’il en possède, et rien de plus.
      « Heureux ceux qui ont l’esprit de pauvreté, car le Royaume des cieux leur appartient. » Il y en a beaucoup qui sont épris de prières et d’offices, et qui infligent fréquemment à leur corps des mortifications et des abstinences. Mais pour un mot qui leur semble un affront ou une injustice envers leur cher moi, ou bien pour tel ou tel objet qu’on leur enlève, les voilà qui s’indignent aussitôt et perdent la paix de l’âme. Ceux-là n’ont pas le véritable esprit de pauvreté : car celui qui a le véritable esprit de pauvreté renonce à lui-même, et chérit ceux qui le frappent sur la joue (Mc 8,34; Mt 5,39).
      « Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu. » Sont vraiment pacifiques ceux qui, malgré tout ce qu’ils ont à souffrir en ce monde pour l’amour de notre Seigneur Jésus Christ, gardent la paix de l’âme et du corps.
      « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. » Ont vraiment le cœur pur ceux qui méprisent les biens de la terre, cherchent ceux du ciel et, ainsi purifiés de tout attachement de l’âme et du cœur, ne cessent jamais d’adorer et de voir rien d’autre que le Seigneur Dieu vivant et vrai.

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