Aout 2013: nébuleuse de l’esquimau

  • La nébuleuse de l’Esquimau 

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Image Crédit:   Rayons X: NASA/CXC/IAA-CSIC/N. Ruiz et al.; Optique: NASA/STScI et APOD.
  En 1787, l’astronome William Herschel découvrit la nébuleuse de l’Esquimau. Depuis le sol, NGC 2392 ressemble à la tête d’une personne entourée par une capuche de parka. En 2000, le télescope spatial Hubble a photographié la nébuleuse de l’Esquimau en lumière visible, tandis que l’observatoire spatial Chandra l’a observée en rayons X en 2007. Les rayons X sont ici rendus en rose et sont émis par le gaz central chaud de la nébuleuse. Depuis l’espace, la nébuleuse exhibe des nuages de gaz si complexes qu’ils ne sont pas encore intégralement compris. La nébuleuse de l’Esquimau est clairement une nébuleuse planétaire, et il y a à peine 10 000 ans, le gaz visible ci-dessus constituait les couches extérieures d’une étoile de type solaire. Les filaments internes visibles ci-dessus ont été éjectés par de violents vents de particules provenant de l’étoile centrale. Le disque extérieur contient d’inhabituels filaments orange d’une année-lumière de long. La nébuleuse de l’ Esquimau s’étend sur près d’un tiers d’année-lumière et se trouve dans notre galaxie, à quelque 3000 années-lumière de nous, dans la constellation des Gémeaux.
  • Qu’est-ce que c’est la Charité
En 1964, Jean Vanier rencontre deux personnes ayant un handicap mental, est touché par leur détresse, et leur propose de partager sa vie. Ensemble ils s’installent dans une petite maison à Trosly (France) : L’Arche était née… 
Voici un extrait de la prière de l’Arche écrite par Jean Vanier :
« O Marie, nous te demandons de bénir notre maison,
garde-la dans ton Cœur Immaculé. (…)
O Marie, donne-nous des cœurs
attentifs, humbles et doux,
pour accueillir avec tendresse et compassion
tous les pauvres que tu envoies vers nous.
Donne-nous des cœurs plein de miséricorde,
pour les aimer, les servir, éteindre toute discorde,
et voir en nos frères souffrants et brisés
l’humble présence de Jésus vivant.
Seigneur, bénis-nous de la main de tes pauvres.
Seigneur, souris-nous dans le regard de tes pauvres !
Seigneur, reçois-nous un jour
dans l’heureuse compagnie de tes pauvres !
Amen. »
SERMON DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR L’ÉVANGILE DE MATTHIEU :
Tu veux honorer le Corps du Christ ? Ne le méprise pas lorsqu’il est nu. Ne l’honore pas ici dans l’église, par des tissus de soie tandis que tu le laisses dehors souffrir du froid et du manque de vêtements. Car celui qui a dit : Ceci est mon corps , et qui l’a réalisé en le disant, c’est lui qui a dit : Vous m’avez vu avoir faim, et vous ne m’avez pas donné à manger , et aussi : Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait . Ici le corps du Christ n’a pas besoin de vêtements, mais d’âmes pures ; là-bas il a besoin de beaucoup de sollicitude. Apprenons donc à vivre selon la sagesse et à honorer le Christ comme il le veut lui-même. Car l’hommage qui lui est le plus agréable est celui qu’il demande, non celui que nous-mêmes choisissons. Lorsque Pierre croyait l’honorer en l’empêchant de lui laver les pieds, ce n’était pas de l’honneur, mais tout le contraire. Toi aussi, honore-le de la manière prescrite par lui en donnant ta richesse aux pauvres. Car Dieu n’a pas besoin de vases d’or mais d’âmes qui soient en or. Je ne vous dis pas cela pour vous empêcher de faire des donations religieuses, mais je soutiens qu’en même temps, et même auparavant, on doit faire l’aumône. Car Dieu accueille celles-là, mais bien davantage celle-ci. Car, par les donations, celui qui donne est le seul bénéficiaire mais, l’aumône, le bénéficiaire est aussi celui qui reçoit. La donation est une occasion de vanité ; mais l’aumône n’est autre chose qu’un acte de bonté. Quel avantage y a-t-il à ce que la table du Christ soit chargée de vases d’or, tandis que lui-même meurt de misère ? Commence par rassasier l’affamé et, avec ce qui te restera, tu orneras son autel. Tu fais une coupe en or, et tu donnes pas un verre d’eau fraîche ? Et à quoi bon revêtir la table du Christ de voiles d’or, si tu ne lui donnes pas la couverture qui lui est nécessaire ? Qu’y gagnes-tu ? Dis-moi donc : Si tu vois le Christ manquer de la nourriture indispensable, et que tu l’abandonnes pour recouvrir l’autel d’un revêtement précieux, est-ce qu’il va t’en savoir gré ? Est-ce qu’il ne va pas plutôt s’en indigner ? Ou encore, tu vois le Christ couvert de haillons, gelant de froid, tu négliges de lui donner un manteau, mais tu lui élèves des colonnes d’or dans l’église en disant que tu fais cela pour l’honorer. Ne va-t-il pas dire que tu te moques de lui, estimer que tu lui fais injure, et la pire des injures ? Pense qu’il s’agit aussi du Christ, lorsqu’il s’en va, errant, étranger, sans abri ; et toi, qui as omis de l’accueillir, tu embellis le pavé, les murs et les chapiteaux des colonnes, tu attaches les lampes par des chaînes d’argent; mais lui, tu ne veux même pas voir qu’il est enchaîné dans une prison. Je ne dis pas cela pour t’empêcher de faire de telles générosités, mais je t’exhorte à les accompagner ou plutôt à les faire précéder par les autres actes de bienfaisance. Car personne n’a jamais été accusé pour avoir omis les premières, tandis que, pour avoir négligé les autres, on est menacé de la géhenne, du feu qui ne s’éteint pas, du supplice partagé avec les démons. Par conséquent, lorsque tu ornes l’église, n’oublie pas ton frère en détresse, car ce temple-là a plus de valeur que l’autre.
 N’oublie pas que la Charité est un don de l’Esprit Saint, et tu  peux l’obtenir… si tu Lui demandes.

  • Le danger des Astéroïdes

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 Image Crédit: NASAJPL-Caltech, APOD.
 Les astéroïdes représentent-ils une menace pour la vie sur Terre ? Oui, mais la probabilité d’un impact reste faible. Certaines extinctions massives du passé ayant cependant été indubitablement reliées à des chutes d’astéroïdes, l’humanité a fait de la détection et du suivi des astéroïdes qui pourraient mettre en péril la vie sur Terre une de ses priorités. C’est dans le cadre de cette tâche que les orbites de plus d’un millier d’astéroïdes géocroiseurs ont été reproduites ici. Les critères retenus pour figurer dans cette liste de tueurs potentiels sont les suivants : mesurer plus de 140 m de diamètre et passer régulièrement à moins de 7,5 millions de km de la Terre, soit 20 fois la distance Terre-Lune. Si on sait aujourd’hui qu’aucun des gros cailloux représentés ici ne frappera la Terre au cours des 100 prochaines années, on ne sait par définition rien des astéroïdes potentiellement dangereux restant à découvrir. Au delà d’une centaine d’années, les trajectoires exactes de ces objets, fortement chaotiques, deviennent très difficiles voire impossibles à déterminer. Si un astéroïde dépassant les 140 m de long venait à frapper la Terre, il pourrait par exemple provoquer de gigantesques tsunamis. Naturellement, les petits cailloux et autres poussières qui entrent en collision quotidiennement avec notre atmosphère ne présentent généralement aucun danger, même s’ils se volatilisent parfois en de spectaculaires boules de feu (bolides) et autres pluies d’étoiles filantes.
  • ROME, 29 août 2013 (Zenit.org) – Le pape a célébré la messe d’ouverture du 184e Chapitre général de l’Ordre de Saint-Augustin,  pour la fête de saint Augustin, en la basilique de Rome dédiée au saint évêque d’Hippone

Homélie du pape François :

« Tu nous as fait pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi » (Les Confessions, I,1,1). Dans ces paroles, devenues célèbres, avec lesquelles saint Augustin d’adresse à Dieu dans les Confessions, est exprimée la synthèse de toute sa vie. « Sans repos / Inquiétude ». Cette parole me touche et me fait réfléchir. Je voudrais partir d’une question : quelle inquiétude fondamentale Augustin vit-il dans sa vie ? Ou peut-être devrait-je dire: quelles inquiétudes est-ce que ce grand homme et saint nous invite à susciter et à maintenir vives dans notre vie ? J’en propose trois : l’inquiétude de la recherche spirituelle, l’inquiétude de la rencontre avec Dieu, l’inquiétude de l’amour.
1. La première : l’inquiétude de la recherche spirituelle. Augustin vit une expérience assez commune aujourd’hui : assez commune parmi les jeunes d’aujourd’hui. Il est éduqué par sa mère Monique dans la foi chrétienne, même s’il ne reçoit pas le baptême, mais en grandissant il s’en éloigne, il ne trouve pas en elle la réponse à ses questions, aux désirs de son coeur, et il est attiré par d’autres propositions. Il entre alors dans le groupe des manichéens, il se dévoue avec implication à ses études, il ne renonce pas aux distractions insouciantes, aux spectacles de l’époque, aux amitiés intenses, il connait l’amour intense et entreprend une brillante carrière de professeur de rhétorique qui le conduit jusqu’à la cour impériale de Milan. Augustin est un homme « arrivé », il a tout, mais dans son cœur demeure l’inquiétude de la recherche du sens profond de la vie; son cœur n’est pas endormi, je dirais qu’il n’est pas anesthésié par le succès, par les biens, par le pouvoir. Augustin ne se ferme pas sur lui-même, il ne se repose pas, il continue à chercher la vérité, le sens de la vie, il continue à chercher le visage de Dieu. Certes il commet des erreurs, il prend aussi des voies erronées, il pèche, c’est un pécheur; mais il ne perd pas l’inquiétude de la recherche spirituelle. Et de cette façon il découvre que Dieu l’attendait, ou plutôt, qu’il n’avait jamais cessé de le chercher en premier. Je voudrais dire à celui qui se sent indifférent envers Dieu, envers la foi, à qui est éloigné de Dieu ou l’a abandonné, et à nous aussi, avec nos « éloignements » et nos « abandons » envers Dieu, petits, peut-être, mais qui sont si nombreux dans la vie quotidienne : regarde au plus profond de ton cœur, regarde à l’intime de toi-même, et demande-toi: as-tu un cœur qui désire quelque chose de grand ou un cœur endormi par les choses ? Ton cœur a-t-il conservé l’inquiétude de la recherche ou l’as-tu laissé étouffer par les choses, qui finissent par l’atrophier ? Dieu t’attend, te cherche : qu’est-ce que tu lui réponds ? Es-tu attentif à la situation de ton âme ? Ou bien est-ce que tu dors ? Est-ce que tu crois que Dieu t’attend ou bien pour toi cette vérité n’est-elle que « des mots »?
2. En Augustin c’est cette inquiétude du cœur qui le porte à la rencontre personnelle avec le Christ, qui le pousse à comprendre que ce Dieu qu’il cherchait loin de lui-même, est le Dieu proche de tout être humain, le Dieu proche de notre cœur, plus intime à nous que nous-mêmes (cf. ibid., III,6,11). Mais même dans la découverte et dans la rencontre avec Dieu, Augustin ne s’arrête pas, ne se repose pas, ne se referme pas sur lui-même comme celui qui est déjà arrivé, mais il poursuit le chemin. L’inquiétude de la recherche de la vérité, de la recherche de Dieu, devient l’inquiétude de le connaître toujours plus et de sortir de lui-même pour le faire connaître aux autres. C’est justement l’inquiétude de l’amour. Il voudrait une vie tranquille d’étude et de prière, mais Dieu l’appelle à être Pasteur à Hippone, dans un moment difficile, avec une communauté divisée et la guerre aux portes. Et Augustin se laisse inquiéter par Dieu, il ne se lasse pas de l’annoncer, d’évangéliser avec courage, sans crainte, il cherche à être l’image de Jésus Bon Pasteur qui connaît ses brebis (cf. Jn 10,14), ou encore, comme j’aime le redire, qui « sent l’odeur de son troupeau », et sort pour chercher celles qui sont égarées. Augustin vit ce que saint Paul indique à Timothée et à chacun de nous : « proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d’instruire » (cf. 2 Tm 4,2) comme Pasteur inquiet pour ses brebis. Le trésor d’Augustin est justement cette attitude : sortir toujours vers Dieu, sortir toujours vers le troupeau… C’est un homme en tension, entre ces deux sorties ; ne pas « privatiser » l’amour… toujours en chemin ! Toujours en chemin. Toujours inquiet ! C’est la paix de l’inquiétude. Nous pouvons nous demander : suis-je inquiet pour Dieu, pour l’annoncer, pour le faire connaître ? Ou est-ce que je me laisse séduire par cette mondanité spirituelle qui pousse à faire tout par amour de soi-même ? Nous consacrés pensons aux intérêts personnels, au fonctionnalisme des oeuvres, au carriérisme. Tant de choses auxquels nous pouvons penser… Je me suis pour ainsi dire « assis » dans ma vie chrétienne, dans ma vie sacerdotale, dans ma vie religieuse, dans ma vie de communauté, ou bien est-ce que je garde la force de l’inquiétude pour Dieu, pour sa Parole, qui me porte à « aller à l’extérieur », vers les autres ?
3. Nous en venons à la dernière inquiétude, l’inquiétude de l’amour. Ici je ne peux pas ne pas m’arrêter sur la maman : cette Monique ! Que de larmes a versé cette sainte femme pour la conversion de son fils ! Et combien de mamans encore aujourd’hui versent des larmes pour que leurs enfants retournent au Christ ! Ne perdez pas l’espérance dans la grâce de Dieu ! Dans les Confessions nous lisons cette phrase qu’un évêque dit à sainte Monique qui lui demandait d’aider son fils à retrouver le chemin de la foi : « Il n’est pas possible qu’un fils de tant de larmes périsse » (III,12,21). Augustin, après la conversion, écrit en s’adressant à Dieu : « par amour pour moi ma mère pleurait devant toi, toute fidèle, versant plus de larmes que n’en versent les mères à la morte physique de leurs enfants » (ibid., III,11,19). Femme inquiète, cette femme, qui, à la fin, dit cette belle parole :  « mon Dieu m’a largement comblée » . Celui pour lequel elle pleurait, Dieu le lui avait donné abondamment ! Et Augustin est héritier de Monique, d’elle il reçoit la graine de l’inquiétude. Voici l’inquiétude de l’amour : chercher toujours, sans répit, le bien de l’autre, de la personne aimée, avec cette intensité qui porte aussi aux larmes. Me viennent à l’esprit Jésus qui pleure devant le sépulcre de son ami Lazare, Pierre qui, après avoir renié Jésus croise son regard riche de miséricorde et d’amour et pleure amèrement, le Père qui attend sur la terrasse le retour de son fils et court à sa rencontre alors qu’il est encore loin ; me vient à l’esprit la Vierge Marie qui suit son Fils Jésus jusqu’à la croix, avec amour. Comment sommes-nous par rapport à l’inquiétude de l’amour ? Croyons-nous à l’amour envers Dieu et envers les autres ? Ou sommes-nous nominalistes à ce sujet ? Non pas de façon abstraite, non seulement en paroles, mais le frère concret que nous rencontrons, le frère qui est à côté de nous ! Est-ce que nous nous laissons inquiéter par leurs nécessités ou bien nous restons fermés en nous-mêmes, dans nos communautés, qui souvent sont pour nous « communauté-confort »? On peut parfois vivre dans une copropriété sans connaître celui qui vit à côté de soi; ou on peut être en communauté, sans connaître vraiment son confrère : je pense avec douleur aux consacrés qui ne sont pas féconds, qui sont « vieux garçons ». L’inquiétude de l’amour pousse toujours à aller à la rencontre de l’autre, sans attendre que l’autre manifeste son besoin. L’inquiétude de l’amour nous offre le don de la fécondité pastorale, et nous devons nous demander, chacun de nous : comment va ma fécondité spirituelle, ma fécondité pastorale?
Demandons au Seigneur pour nous tous,  qu’il garde dans notre cœur l’inquiétude spirituelle de toujours le rechercher, l’inquiétude de l’annoncer avec courage, l’inquiétude de l’amour envers tout frères et sœur. Ainsi soit-il.

  • Nuage d’orage au couchant 

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  Image Crédit & Copyright: Alan Dyer (The Amazing Sky), APOD.
Ce cumulo-nimbus est assez inhabituel dans la mesure où il présente d’un côté les rondeurs d’un mammatus tout en produisant de la pluie de l’autre. Photographié mi-juin 2013 au sud de l’Alberta, au Canada, ce nuage se dirigeait vers l’est alors que le Soleil se couchait à l’ouest, dans le dos du photographe, ce qui pare ce phénomène naturel déjà photogénique en lui-même de belles teintes chaudes au moment même où le ciel bleu s’assombrit. Sur la droite de l’image, la Lune se lève, croissante et gibbeuse.
  • ROME, 28 août 2013 (Zenit.org) – Le pape François exhorte les jeunes :

Quelque 500 jeunes du diocèse italien de Piacenza-Bobbio ont rencontré le pape François à 16 heures en la basilique Saint-Pierre, ce 28 août 2013. Les jeunes étaient en pèlerinage à Rome, sous la conduite de leur évêque, Mgr Gianni Ambrosio, dans le cadre de l’Année de la Foi, sur le thème : « Sur cette pierre ».

Artisans de l’avenir

Avec humour, le pape a expliqué aux jeunes pourquoi il avait accepté ce rendez-vous avec eux : « Je l’ai fait pour des raisons égoïstes… savez-vous pourquoi ? Pourquoi j’aime être avec vous ? Pourquoi j’aime être avec les jeunes ? », a-t-il demandé. Avant de répondre : « Parce que vous avez dans votre cœur une promesse d’espérance. Vous êtes porteurs d’espérance. Vous, en effet, vivez dans le présent, mais regardez l’avenir. Vous êtes les protagonistes de l’avenir, les artisans de l’avenir ». « Il est beau de marcher vers l’avenir, mais c’est aussi une responsabilité », a fait observer le pape, en soulignant : malgré la « laideur des temps », on peut « faire beaucoup ! ». Les jeunes surtout, a-t-il insisté : « Quand un jeune me dit : ‘Quelle mauvaise époque, Père, on ne peut rien faire!’, je l’envoie chez le psychiatre ! Parce que… on ne peut pas comprendre un jeune qui ne veuille pas faire quelque chose de grand, miser sur de grands idéaux, pour l’avenir… ».

Le défi des jeunes

Le pape a constaté que les jeunes ont en eux-mêmes « trois désirs » : beauté, bonté, vérité. « Le désir de la beauté, vous êtes des chercheurs de beauté. Vous êtes des prophètes de bonté. Vous aimez la bonté. Et cette bonté est contagieuse, elle aide les autres. Vous avez soif de vérité, chercher la vérité. Car la vérité ne se possède pas, elle se rencontre. C’est une rencontre avec la vérité qui est Dieu, mais il faut la chercher. » « Et ces trois désirs que vous avez dans le cœur, vous devez les porter, pour l’avenir, et construire l’avenir avec la beauté, la bonté et la vérité. Vous comprenez ? Tel est le défi, votre défi », a-t-il poursuivi.  

Aller à contre-courant

Le pape les a longuement exhortés : « Misez sur le grand idéal de faire un monde de bonté, de beauté et de vérité. Ceci, vous pouvez le faire : vous avez le pouvoir de le faire. Si vous ne le faites pas, c’est par paresse. Je voulais vous dire: Courage. Allez de l’avant. Faites du bruit. Là où sont les jeunes il doit y avoir du bruit… Continuez à avancer, dans la vie il y aura toujours des personnes qui vous feront des propositions pour freiner, pour bloquer votre chemin. S’il-vous-plaît, allez à contre-courant. Soyez courageux, courageuses : allez à contrecourant. On peut vous dire : ‘Pas cela, prends un peu d’alcool, prends un peu de drogue …’. Non ! Allez à contre-courant de cette civilisation qui fait tant de mal. Vous avez compris ? Aller à contre-courant, et cela veut dire faire du bruit. Aller de l’avant. Mais avec les valeurs de la beauté, de la bonté et de la vérité ».

  • Soleil de braise en Californie
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 Image Crédit & Copyright: Laurie Hatch, APOD.
Cette scène qui pourrait passer pour extraterrestre a pourtant bien été immortalisée sur notre planète. Le ciel ocre et le soleil rouge ont été photographiés le 22 août 2013 à proximité du petit village de Strawberry, en Californie. Situé le long de la Highway 108, Strawberry se trouve à environ 50 km au nord du grand « Anneau de Feu » qui ravage toujours les abords du parc Yosemite au sud de la Californie. La fumée de ces feux de forêt est si dense et étendue qu’elle est parfaitement visible depuis l’espace. Au sol, les fines particules constituant la fumée diffusent intensément la partie bleu du spectre lumineux, donnant au Soleil cette couleur inhabituelle.
  • ROME, 26 août 2013 (Zenit.org) – Mgr Vincenzo Paglia, à Rio de Janeiro (du 23 au 28 Juillet 2013).

« Les jeunes d’aujourd’hui souffrent de solitude, ils se sentent abandonnés dans la société, ils cherchent leur place et veulent construire leur avenir » ; « Les difficultés qu’ils rencontrent dans la vie quotidienne et qui sont de plus en plus graves et nombreuses (au travail, liées à la crise économique, la précarité et le chômage, dans les relations sentimentales et en famille, l’incertitude de l’avenir) conduisent de nombreux jeunes à se décourager, à perdre confiance en eux-mêmes et en l’espérance, en cherchant parfois un refuge et une consolation dans de fausses compensations, parfois dangereuses pour la vie elle-même : la drogue, l’alcool, la dépendance au jeu, la pornographie, la cyberdépendance ». Les adultes ont donc une responsabilité majeure, celle d’être « des témoins de l’espérance ». Pour le chrétien, la source et la garantie de tout espoir est Jésus. Comme l’a dit le pape François dans son homélie de la célébration eucharistique du Dimanche des Rameaux : « Notre joie naît du fait de savoir qu’avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles, même quand le chemin de la vie se heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent insurmontables, et il y en a tant !  Ne vous laissez pas voler l’espérance ! Celle que Jésus nous donne ! ». Et comme a invité Benoît XVI dans son message pour la XXVIIIème Journée mondiale de la jeunesse : « Laissez-vous aimer par lui et vous serez les témoins dont le monde a besoin ». Les jeunes seront ainsi les promoteurs d’une « nouvelle mondialisation de l’Amour, au lieu de l’indifférence ». « Le christianisme n’est pas une philosophie, une forme de spiritualité ou une pratique morale. C’est un mode de vie qui commence à partir de la relation avec le Christ, par l’étroite amitié et parenté avec Jésus » a souligné Mgr Paglia à l’ouverture de sa deuxième catéchèse. Jésus est le « Bon Maître », qui enseigne l’amour jusqu’au don de la vie. Et, selon les mots de Benoît XVI, les jeunes doivent « se laisser façonner chaque jour par la Parole de Dieu : elle fera de vous des amis de Jésus, capables d’introduire d’autres jeunes dans cette amitié avec lui ». Or « ce chemin mène au salut, mais non sans changements et sacrifices », ce qui implique la reconnaissance des erreurs et des fautes et passe par le pardon du sacrement de la Réconciliation : « La Croix fait partie du chemin ». Mais, comme l’a souligné le pape François dans son homélie pour le Dimanche des Rameaux, « la croix du Christ embrassée avec amour ne porte pas à la tristesse, mais à la joie d’être sauvés ». Être amis de Jésus signifie être amis des hommes, de tous les hommes comme des frères, et en particulier des plus faibles. En tant que chrétiens et membres de la famille de Jésus, « nous faisons tous partie de la grande chaîne qui transmet l’Évangile. Comme les athlètes des Olympiades qui se passent l’un à l’autre la flamme olympique, chacun de nous est invité à transmettre la lumière du Christ, de l’Amour et de l’Espérance »;  « l’évangélisation est l’acte de charité avec lequel se manifeste l’amour éternel de Dieu pour chaque personne, pour chaque créature, pour la famille, pour le peuple, pour la nation ».  « pour être d’authentiques missionnaires, les jeunes doivent être fermement enracinés dans le Christ à travers la prière quotidienne et les sacrements, et demander à l’Esprit Saint le don du zèle missionnaire».

  • Gros plan sur les premières étoiles 

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Credit & Copyright: Visualisation : Ralf Kaehler (ZIB) & Tom Abel (Penn. State) Simulation :  Tom Abel (Penn. State),  Greg Bryan (Oxford) &  Mike Norman (UCSD)
Qu’est-il advenu des premières étoiles ? Aucune étoile connue ne semble être constituée de véritable gaz primordial — toutes les étoiles autour de nous ont trop d’éléments lourds. Notre propre Soleil serait une étoile de troisième génération et les étoiles visibles dans les amas  globulaires seraient de seconde génération. Cependant, cette année, des progrès significatifs ont été faits dans la résolution de ce vieux mystère  astronomique. Des analyses des images du nouveau satellite WMAP étudiant le rayonnement cosmologique en micro-onde indiquent que cette lumière primordiale était ionisée par la première génération d’étoiles qui sont nées dans  les 200 millions d’années qui ont suivi le Big Bang.   Des simulations informatiques additionnelles sont maintenant plus précises pour montrer la probable création et évolution des premières étoiles de l’Univers primordial. La photographie ci-dessus, qui a une échelle d’un  mois-lumière, représente un modèle généré  informatiquement qui résout la structure des premières étoiles, en montrant que des cocons très nets se  condensent dans les étoiles faisant plus de 30 fois la masse de notre Soleil. Des étoiles telles que celle-ci fusionnent rapidement le gaz primordial en éléments plus lourds et alors explosent, enrichissant l’Univers en  éléments qui deviendront une partie des constituants des étoiles que  nous connaissons aujourd’hui, comme la notre.

Le pape exhorte les chrétiens à ne pas être « avares » du trésor qu’est le Christ : « Allons courageusement à la rencontre des hommes et des femmes de notre temps, des enfants et des personnes âgées, des « savants » et des gens sans instruction, des jeunes et des familles. Allons à la rencontre de tous… non seulement dans les églises et dans les paroisses, mais dans tous les milieux… là où se trouvent les gens ». Il souligne la responsabilité des chrétiens : « l’Église, à qui le Christ a confié sa Parole et ses sacrements, possède la plus grande espérance, la plus authentique possibilité de réalisation pour l’homme sur toutes les latitudes et en tous temps ».

L’homme est la route de l’Église, écrivait le bienheureux Jean-Paul II dans sa première encyclique, Redemptor hominis . Cette vérité reste valide, aussi et surtout à notre époque où l’Église, dans un monde de plus en plus mondialisé et virtuel, dans une société de plus en plus sécularisée et privée de points de référence stables, est appelée à redécouvrir sa mission, en se concentrant sur l’essentiel et en cherchant de nouvelles voies pour l’évangélisation.

L’homme est la route de l’Église parce qu’il est la route parcourue par Dieu lui-même. Dès l’aube de l’humanité, après le péché originel, Dieu se met à la recherche de l’homme. « Où es-tu ? », demande-t-il à Adam qui se cache dans le jardin (Gn 3,9). Cette question, qui apparaît au début du Livre de la Genèse, et qui ne cesse de résonner tout au long de la Bible et à tout moment de l’histoire que Dieu a construite avec l’humanité au cours des millénaires, rejoint son expression la plus élevée dans l’incarnation de son Fils. Dans son commentaire de l’évangile de Jean, Saint Augustin affirme ceci : « En tant qu’il demeure dans le Père, il est la vérité et la vie; il est la voie, parce qu’il s’est revêtu de notre humanité. » (I, 34,9). C’est donc Jésus-Christ qui est « la route principale de l’Église », mais puisqu’il « est aussi la route pour chaque homme », l’homme devient « la première route et la route fondamentale de l’Église (cf. Redemptor hominis, 13-14)………..

« Je suis la porte », affirme Jésus (Jn 10,7) : c’est-à-dire je suis le portail d’entrée dans tout homme et dans toute chose. Si nous ne passons pas par le Christ, si nous ne concentrons pas sur lui le regard de notre cœur et de notre esprit, nous ne comprendrons rien du mystère de l’homme. Et nous serons ainsi contraints, presque par inadvertance, à emprunter au monde nos critères de jugement et d’action, et chaque fois que nous nous approcherons de nos frères en humanité, nous serons comme ces « voleurs et [ces] brigands » dont parle Jésus dans l’évangile (cf. Jn 10,8). En fait, le monde aussi, à sa manière, s’intéresse à l’homme. Le pouvoir économique, politique, médiatique a besoin de l’homme pour se perpétuer et pour se gonfler. Et c’est pour cela que, souvent, il cherche à manipuler les masses, à susciter des désirs, à annuler ce que l’homme possède de plus précieux : sa relation avec Dieu. Le pouvoir craint les hommes qui sont en dialogue avec Dieu  !……. 

Quelle grande responsabilité nous avons ! Ne gardons pas pour nous ce trésor précieux que tous recherchent, consciemment ou non. Allons courageusement à la rencontre des hommes et des femmes de notre temps, des enfants et des personnes âgées, des « savants » et des gens sans instruction, des jeunes et des familles. Allons à la rencontre de tous, sans attendre que ce soit les autres qui nous viennent nous chercher ! Imitons en cela notre divin Maître, qui a quitté son ciel pour se faire homme et être proche de chacun. Apportons donc le parfum de l’amour du Christ (cf. 2 Cor 2,15), non seulement dans les églises et dans les paroisses, mais dans tous les milieux. Dans les écoles, dans les universités, sur les lieux de travail, dans les hôpitaux, dans les prisons ; mais aussi sur les places, dans les rues, dans les centres sportifs et là où se trouvent les gens. Ne soyons pas avares et donnons ce que nous avons nous-mêmes reçu sans aucun mérite ! Nous ne devons pas avoir peur d’annoncer le Christ à temps et à contretemps (cf. 2 Tm 4,2), avec respect et droiture. Tel est le devoir de l’Église, c’est le devoir de tout chrétien : servir l’homme en allant le chercher jusque dans les méandres sociaux et spirituels les plus cachés. Mais la condition de la crédibilité de l’Église, dans sa mission de mère et maîtresse, est sa fidélité au Christ. L’ouverture vers le monde est accompagnée et, en un certain sens, rendue possible par l’obéissance à la vérité dont l’Église elle-même ne peut disposer. « Urgence homme », signifie alors l’urgence de revenir au Christ, d’apprendre de lui la vérité sur nous-mêmes et sur le monde et d’aller, avec lui et en lui, à la rencontre des hommes, surtout les plus pauvres, pour lesquels le Christ a toujours manifesté sa prédilection. Et la pauvreté n’est pas seulement matérielle. Il existe une pauvreté spirituelle qui tenaille l’homme contemporain. Nous sommes des pauvres en amour, assoiffés de vérité et de justice, des mendiants de Dieu, comme l’a toujours souligné avec sagesse le serviteur de Dieu Mgr Luigi Giussani. La pauvreté la plus grande, en fait, est le manque de Dieu et tant que nous ne porterons pas Jésus aux hommes, nous aurons toujours trop peu fait pour eux. (Ce message du Pape a été transmis par le Cardinal Bertone).

  • Eclipse du Soleil par Venus (point noir) et Lune  (le Soleil  vu en UV montre ses taches )

Crédit:NASA/SDO & the AIA, EVE, and HMI teams;  Digital Composition: Peter L. Dove

  • ROME, 19 août 2013 (Zenit.org) –

    Le culte de saint Roc, ami des laissés-pour-compte, des malades de la peste et des pauvres, commença à fleurir peu après sa mort, survenue à Voghera un 16 août, entre 1376 et 1379. C’était le 18 septembre de l’an 1854. Le « Journal de Rome », organe officiel de l’État pontifical, publiait l’annonce du pape Pie IX que tout fidèle romain attendait avec frénésie, en ces jours où régnait l’angoisse due à l’épidémie de choléra qui s’était diffusée dans la ville. L’impatience fut apaisée à la lecture de la déclaration du pape qui accordait une indulgence de sept ans aux personnes qui visiteraient l’église de Saint-Roc, et une indulgence plénière pour celles qui s’y rendraient sept fois. Ce geste réconforta la multitude des fidèles qui, en ces jours-là, affluaient sans discontinuer à l’intérieur de l’église à la façade néoclassique, qui se dresse avec élégance devant l’Autel de la paix (Ara Pacis). Les semaines qui avaient précédé la propagation de la peste jusqu’à Rome, Pie IX avait demandé d’urgence que, outre les images les plus vénérées de la Vierge et les reliques des saint Pierre et Paul, on expose aussi au public « le prodigieux bras de saint Roc dans son église ». L’ordre du pape fut rapidement exécuté mais avant même que l’on ait procédé à l’exposition, des bandes de fidèles s’entassaient déjà sur les marches de l’église, persuadés que l’intercession du saint bien-aimé arrêterait ce fléau qui avait déjà causé des milliers de morts en quelques semaines. Et bien, la calamité enregistra une baisse sensible et constante et finit par disparaître complètement en décembre 1854, quelques jours avant Noël. Ce fut la dernière fois que la ville de Rome connut une épidémie de peste d’une telle ampleur. La dernière mais pas la seule. Dans les siècles précédents, l’intervention de Saint Roc et de son bras miraculeux, conservé dans l’église du même nom, avait été invoquée maintes fois afin d’empêcher la diffusion de la maladie.

    Roc, né à Montpellier, est considéré comme l’un des saints les plus populaires et vénérés de tout le monde catholique. Malgré cette popularité, on sait peu de choses sur sa vie. On raconte qu’il a vécu au XIVeme siècle et qu’à l’âge de vingt ans il vendit tous ses biens pour rejoindre le tiers-ordre franciscain, faisant vœu de se rendre à Rome afin de prier sur la tombe des apôtres Pierre et Paul. S’étant arrêté à Acquapendente, près de Viterbe, durant son pèlerinage, il ignora les conseils de la population en fuite à cause de la peste et décida de rendre service dans l’hôpital du lieu. C’est de là que partit sa réputation de sainteté, en trois mois d’activité, il fit de nombreux miracles en guérissant des malades de la peste. Il est mort un 16 août, entre 1376 et 1379, à Voghera, où il était en prison parce que les autorités de la ville le soupçonnaient d’être un espion. C’est dans cette ville de Lombardie que commença à fleurir, aussitôt après sa mort, le culte de Saint Roc, ami des laissés-pour-compte, des malades de la peste et des pauvres. Sous le pontificat de Clément VIII (1592-1505), lorsque la peste représentait dans toute l’Italie un mal désormais connu depuis plusieurs siècles, on décida d’apporter à Rome une relique de saint Roc, le « saint thaumaturge », pour préserver la Ville éternelle de catastrophes effroyables. Ainsi, le bras du saint fut déposé dans l’église de Saint Sébastien-hors-les-Murs, le saint qui, avant saint Roc, avait compté parmi les principaux protecteurs contre la peste. Quelques années à peine après l’arrivée de la relique dans la ville, on décréta le transfert de celle-ci dans l’église dédiée à saint Roc, près du port de Ripetta. Ce lieu était justement symbolique, puisque les épidémies de peste se contractaient là, puisque celle-ci arrivait des terres lointaines qui communiquaient avec Rome à travers les échanges commerciaux par bateaux.

    D’après les chroniques de l’époque et les témoignages conservés dans les archives de l’ »Association européenne des amis de Saint Roc », la procession pour le transfert de la relique se déroula solennellement parmi le peuple. C’était des files de cardinaux, d’évêques et de prêtres, le Sénat romain, des confraternités, des corporations et des ouvriers, des commerçants, des écoles, des artisans et une immense foule de personnes simples, en particulier des pêcheurs. Quelques dizaines d’années auparavant, on atteste le premier prodige attribué à la relique de saint Roc. C’était en l’an 1624 ; une épidemie de peste fauchait des centaines de victimes par jour, dans la ville de Palerme, et certains symptômes faisaient craindre que le mal puisse se diffuser jusqu’à Rome. En ces années-là, Urbain VIII, qui était sur le Siège de Pierre, avait une grande dévotion à Saint Roc. Il décida d’ordonner des prières publiques, auxquelles il participait, pour obtenir de Dieu, par l’intercession du « saint taumaturge », que la Sicile soit libérée de ce terrible mal et que Rome soit préservée de la contagion. Le dimanche 18 août 1624, Urbain VIII alla célébrer la messe dans l’église de Saint Roc où il fit installer la relique du saint sur l’autel majeur. Quelques jours seulement passèrent et le fléau menaçant cessa à Palerme et dans toute l’île sicilienne, évitant aussi les rives du Tibre. Quant à Urbain VIII, il ordonna que le Magistrat de la ville de Rome offre chaque année à saint Roc, le jour de sa solennité, un calice en argent et quatre cierges. Aujourd’hui encore, sur un mur de la nef droite, à l’entrée de l’église de Saint Roc, on peut lire l’inscription, datée de juillet 1625, qui atteste l’approbation du Sénat romain.

    Avant le choléra de 1854, un autre témoignage d’une épidémie qui se propagea à Rome remonte à 1656. Au cours de l’été, un bateau provenant du port de Naples accosta à Neptune, près de Rome, laissant aux abords du port des vêtements contaminés par la peste. On raconte que certains de ces habits furent accidentellement emportés dans la ville, propageant la maladie avec une rapidité foudroyante. En un temps record, 14.500 personnes périrent. Le pape d’alors, Alexandre VI (1655-1667) qui se trouvait en vacances à Castelgandolfo, rentra précipitamment à Rome pour venir au secours des citoyens par des dispositions d’urgence et pour demander des prières publiques et des offices solennels en mémoire de saint Roc dans l’église qui lui est dédiée. Après cela, le fléau cessa.

    On compte d’innombrables intercessions miraculeuses attribuées à saint Roc, en Europe et dans le monde. 

  • Saturne, la géante 

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   ++Crédit : NASA
Il y a cinquante quatre ans,  le 25 mai 1961, le président John F.Kennedy révéla le projet de faire se poser des Américains sur le sol de la Lune avant la fin de la décennie. Le discours ambitieux de Kennedy impliquait une mobilisation technologique sans précédent pour un projet civil, dont l’un des éléments était la fusée lunaire Saturne V, dont le développement fut placé sous la direction du pionnier Wernher Von Braun.Les trois étages de Saturne V avaient la hauteur d’un immeuble de 36 étages. Le premier étage de l’engin était équipé de cinq réacteurs alimentés par de l’oxygène liquide et du kérosène, l’ensemble étant capable de produire une poussée de plus de 3 millions de kilogrammes.Les fusées géantes Saturne V ont été utilisées au cours de neuf missions Apollo de la Terre à la Lune, dont six alunissages sur la surface de notre satellite. Le premier alunissage, lors de la mission Apollo 11, eut lieu le 20 juillet 1969, consacrant le succès du projet de Kennedy.Baignée de lumière, la photo ci-dessus d’une fusée Saturne V attend son lancement, le 11 avril 1970, dans le cadre de la troisième mission avec alunissage, Apollo 13.

« La foi implique de choisir Dieu comme base de la vie », c’est-à-dire de choisir entre « vivre pour soi-même, ou vivre pour Dieu et pour les autres ; se faire servir ou servir ; obéir à son « moi » ou obéir à Dieu », déclare le pape François.

L’année de la foi nous aide à expérimenter la grande joie de croire, à raviver la perception de l’ampleur des conceptions que la foi entrouvre…….La conviction d’une foi qui rend la vie grande et pleine, centrée sur le Christ animait la mission des 1ers chrétiens……Dans la foi, vertu surnaturelle donnée par Dieu, nous reconnaissons qu’un grand amour nous a été offert, qu’une bonne parole nous a été adressée, et que, en accueillant cette parole qui est Jésus-Christ , l’Esprit saint nous transforme, éclaire le chemin de l’avenir et fait grandir en nous les ailes de l’espérance pour le parcourir avec joie; dans un admirable croisement, la foi, l’espérance et la charité constituent le dynamisme de l’existence chrétienne vers la pleine communion avec Dieu …Le chrétien sait que la souffrance ne peut être éliminée, mais qu’elle peut recevoir  un sens, devenir acte d’amour, confiance entre les mains de Dieu qui ne nous abandonne pas, et de cette manière, être une étape de croissance de la foi et de l’amour …..(tiré de l’encyclique ‘Lumière de la Foi » du pape François).

  • Nébuleuse planétaire NGC 7293: Helix Nebula

Image Credit & Copyright: Martin Pugh

  • Extrait du Concile Vatican II:

La paix terrestre qui naît de l’amour du prochain est une image et un effet de la paix du Christ qui vient de Dieu le Père. Car le Fils incarné en personne, « prince de la paix » (Is 9,5), a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix, rétablissant l’unité de tous en un seul peuple et un seul corps ; « il a tué la haine dans sa propre chair » (Ep 2,16). Et, après le triomphe de sa résurrection, il a répandu l’Esprit de charité dans le cœur des hommes. C’est pourquoi, accomplissant la vérité dans la charité, tous les chrétiens sont appelés avec insistance à se joindre aux hommes véritablement pacifiques pour implorer et instaurer la paix…

  • M8, nébuleuse de la Lagune
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 Image Crédit & Copyright: Ignacio Diaz Bobillo, APOD.
Ce beau nuage cosmique est un arrêt obligatoire lors des balades célestes au télescope dans la constellation du Sagittaire. Le touriste cosmique du XVIIIème siècle Charles Messier a catalogué cette brillante nébuleuse sous la référence M8. De nos jours, les astronomes savent que la nébuleuse de la Lagune est une pouponnière stellaire active située à quelque 5000 années-lumière de la Terre, en direction du centre de notre galaxie, la Voie Lactée. Ce sont les chaudes étoiles de l’amas ouvert NGC 6530, au cœur de la nébuleuse, qui la font briller. D’étonnants détails sont visibles sur cette remarquable image qui révèle l’éventail de filaments d’hydrogène gazeux luisant et de nuages de poussière sombre ainsi que la région plus brillante et turbulente du sablier, due aux vents stellaires aussi intenses que leur rayonnement. Cette image a été prise avec un appareil photo numérique placé au foyer d’un télescope dans les cieux argentins. A la distance estimée de la nébuleuse de la Lagune, l’image couvre un champ de plus de 60 années-lumière.
  • Homélie du Pape le 15 Aout:

 » Que personne ne nous vole l’espérance, parce que cette force est une grâce, un don de Dieu qui nous fait avancer en regardant le Ciel. Et Marie est toujours là, proche de ces communautés, qui sont nos frères, elle marche avec eux, elle souffre avec eux, et elle chante avec eux le « Magnificat » de l’espérance. »

  • Une nova dans le Dauphin
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En scannant le ciel avec un télescope de petit diamètre le 14 août 2013, l’astronome amateur japonais Koichi Itagaki a découvert une « nouvelle étoile » dans les limites de la constellation du Dauphin. Repérée dans le cercle figurant en haut et au centre de cette image prise le lendemain 15 août depuis Stagecoach dans le Colorado, on l’appelle à présent Nova Delphini 2013. La constellation de la Flèche pointe très opportunément dans sa direction, non loin de la brillante étoile Altaïr, un des sommets du fameux triangle d’été. Cette nova se laisse facilement observer dans une paire de jumelles car elle se trouve à la limite de la visibilité à l’œil nu. En lieu et place de cette nova, les cartes du ciel indiquaient auparavant la présence d’une discrète étoile de 17e magnitude. Son éclat a donc été multiplié 25 000 fois en l’espace de quelques heures. Comment une étoile peut-elle connaître un tel changement ? Son spectre indique qu’il s’agit d’une nova tout à fait classique, un système binaire associant une naine blanche à une géante rouge. De la matière en provenance de la géante rouge en expansion se déverse sur la naine blanche jusqu’à ce que cette matière, essentiellement de l’hydrogène, soit portée à une température et une pression telles qu’une gigantesque explosion thermonucléaire s’y déclenche. La spectaculaire augmentation d’éclat n’est rien d’autre que la lueur de cette fantastique et lointaine explosion, mais les étoiles qui en sont à l’origine ne sont pas détruites pour autant ! Les novae sont ainsi connues pour passer par ce type d’épisode à intervalles plus ou moins réguliers.
Voici le spectre de cette Nova:
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Image Crédit & Copyright: Jürg Alean

Lorsqu’une « nouvelle étoile » est apparue dans la constellation du Dauphin la semaine passée, les astronomes ont trouvé dans le spectre de sa lumière de quoi identifier sa vraie nature. Maintenant connue comme nova du Dauphin, le spectre de sa lumière visible à son maximum d’éclat est au centre de ce champ stellaire vu au travers d’un télescope et d’un prisme dans la nuit du 16 au 17 août 2013 depuis l’observatoire de Bülach en Suisse. Les fortes lignes d’absorption dues aux atomes d’hydrogène sont les plus marquées dans le spectre de la nova, mais elles sont bordées du côté rouge par de brillantes bandes d’émission. C’est la signature spectrale typique des matériaux éjectés lors des explosions de binaires cataclysmiques, l’archétype des novae. Les autres étoiles du champ sont beaucoup plus faibles, identifiées par leur référence dans le catalogue Hipparcos, leur magnitude et leur type spectral. La faible ligne d’émission de la nébuleuse planétaire NGC 6905 a été également capturée, en bas à droite de l’image.

  • vendredi 09 août 2013, Fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), vierge et martyre, co-patronne de l’Europe, et l’homélie du Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005): 

      La rencontre d’Edith Stein avec le christianisme ne la conduit pas à renier ses racines juives, mais les lui fait plutôt redécouvrir en plénitude… En réalité, tout son chemin de perfection chrétienne se déroule sous le signe non seulement de la solidarité humaine avec son peuple d’origine, mais aussi d’un vrai partage spirituel avec la vocation des fils d’Abraham, marqués par le mystère de l’appel et des « dons irrévocables » de Dieu.
      En particulier, elle a fait sienne la souffrance du peuple juif, à mesure que celle-ci s’exacerbait au cours de la féroce persécution nazie, qui demeure, à côté d’autres graves expressions du totalitarisme, l’une des taches les plus sombres et les plus honteuses de l’Europe de notre siècle. Elle a ressenti alors, dans l’extermination systématique des juifs, que la croix du Christ était mise sur le dos de son peuple, et elle a vécu comme une participation personnelle à la croix sa déportation et son exécution dans le tristement célèbre camp d’Auschwitz-Birkenau…             Nous nous tournons aujourd’hui vers sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, reconnaissant dans son témoignage de victime innocente, d’une part, l’imitation de l’Agneau immolé et la protestation élevée contre toutes les violations des droits fondamentaux de la personne ; d’autre part, le gage de la rencontre renouvelée entre juifs et chrétiens qui, dans la ligne voulue par le Concile Vatican II, connaît un temps prometteur d’ouverture réciproque. Déclarer aujourd’hui Edith Stein Co-patronne de l’Europe signifie déployer sur l’horizon du vieux continent un étendard de respect, de tolérance, d’accueil, qui invite hommes et femmes à se comprendre et à s’accepter au-delà des diversités de race, de culture et de religion, afin de former une société vraiment fraternelle. Puisse donc l’Europe croître ! Puisse-t-elle croître comme Europe de l’esprit, dans la ligne du meilleur de son histoire, qui trouve précisément dans la sainteté son expression la plus haute.

  • Etoiles filantes sur l’Ontario 

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  Image Crédit & Copyright: Darryl Van Gaal; Annotation: Judy Schmidt, APOD.
D’où semblent provenir toutes ces étoiles filantes ? De la constellation de Persée. C’est la raison pour laquelle la pluie d’étoiles filantes dont nous venons de connaître le pic d’activité s’appelle la pluie des Perséides. Pour exprimer les choses comme le font les astronomes, le radiant de ces météores se trouve dans Persée. Cependant si on ne se contente pas de la projection sur la voûte céleste mais qu’on envisage les choses en trois dimensions, les débris poussiéreux de la taille d’un grain de sable laissés dans son sillage par la comète Swift-Tuttle suivent une orbite assez nettement délimitée autour du Soleil, et la partie de cette orbite qui coupe celle de la Terre est superposée à la constellation de Persée. De ce fait, lorsque la Terre croise cette orbite, le radiant se trouve dans Persée. Ce montage de 13 photos de l a pluie d’étoiles filantes des Perséides de cette année montre de nombreux météores laissant des traînées dans la nuit du 11 août près de Oakland dans l’Ontario, Canada.

Le pape François rappelle que la mission est intrinsèque à la vie chrétienne et précise: « Le caractère missionnaire de l’Église n’est pas un prosélytisme mais un témoignage de vie qui illumine le chemin, qui porte espérance et amour.  » Le document porte, symboliquement, la date de la Pentecôte.

Respect absolu de la liberté

Mais surtout le pape va au-devant d’une objection: l’annonce de la vérité évangélique n’est pas un obstacle à la liberté de conscience. « Parfois, fait observer le pape François, certains pensent encore que porter la Vérité de l’Évangile consiste à faire violence à la liberté. Paul VI a des paroles lumineuses à ce propos : « Ce serait … une erreur d’imposer quoi que ce soit à la conscience de nos frères. Mais c’est tout autre chose de proposer à cette conscience la vérité évangélique et le salut en Jésus-Christ en pleine clarté et dans le respect absolu des options libres qu’elle fera … c’est un hommage à cette liberté » (Evangelii nuntiandi, n. 80). Nous devons toujours avoir le courage et la joie de proposer, avec respect, la rencontre avec le Christ, de nous faire porteurs de son Évangile. Jésus est venu parmi nous pour indiquer le chemin du salut et il nous a confié à nous aussi la mission de le faire connaître à tous, jusqu’aux extrémités de la terre. Souvent, nous voyons que ce sont la violence, le mensonge, l’erreur qui sont mis en relief et proposés. »

Une lumière sûre

« L’homme de notre temps a besoin d’une lumière sûre qui éclaire sa route et que seule la rencontre avec le Christ peut donner. Portons à ce monde, par notre témoignage, avec amour, l’espérance donnée par la foi ! », exhorte le pape

En cette année de la foi, il souligne en effet la richesse que constitue le don de la foi et l’appel qu’il lance à la liberté humaine: « La foi est un précieux don de Dieu, qui ouvre notre esprit afin que nous puissions le connaître et l’aimer. Il veut entrer en relation avec nous afin de nous faire participer à sa vie même et rendre notre vie davantage pleine de signification, meilleure, plus belle. Dieu nous aime ! La foi demande cependant à être accueillie. Elle demande donc une réponse personnelle de notre part, le courage de faire confiance à Dieu, de vivre son amour, reconnaissants pour son infinie miséricorde. Elle est ensuite un don qui n’est pas réservé à quelques-uns mais qui est offert avec générosité. Tous devraient pouvoir faire l’expérience de la joie de se sentir aimés par Dieu, de la joie du salut ! Et il s’agit d’un don qu’il n’est pas possible de conserver pour soi mais qui doit être partagé : si nous voulions le garder seulement pour nous, nous deviendrions dans ce cas des chrétiens isolés, stériles et malades. »

Les frontières de la foi

Il rappelle aussi l’enseignement du Concile dont l’Année de la foi marque le 50e anniversaire: « Le Concile Vatican II a souligné de façon particulière la manière dont le devoir missionnaire, le devoir d’élargir les frontières de la foi, est le propre de tout baptisé et de toutes les communautés chrétiennes » (cf. Décret Ad Gentes, n. 37).

« J’invite les Évêques, les prêtres, les Conseils presbytéraux et pastoraux, toute personne et tout groupe responsable à l’intérieur de l’Église à donner de l’importance à la dimension missionnaire au sein de leurs programmes pastoraux et de formation, ressentant que son propre engagement apostolique n’est pas complet s’il ne comprend pas l’intention de « rendre témoignage du Christ devant les Nations », face à tous les peuples », insiste le pape, ajoutant que la mission « concerne tous les aspects de la vie chrétienne ».

Le pape insiste aussi sur la dimension ecclésiale de l’annonce: « Il n’est pas possible d’annoncer le Christ sans l’Église. Évangéliser n’est jamais un acte isolé, individuel, privé mais toujours ecclésial » et à ce propos il cite à nouveau Paul VI (cf. Evangelii nuntiandi, n. 60), avant d’ajouter : « Et cela donne force à la mission et fait sentir à tout missionnaire et évangélisateur qu’il n’est jamais seul mais qu’il fait partie d’un seul Corps, animé par le Saint Esprit ».

Pour ce qui est de la « nouvelle évangélisation », le pape explique: « Il n’est pas rare que certains baptisés fassent des choix de vie qui les conduisent loin de la foi, rendant ainsi nécessaire qu’ils fassent l’objet d’une « nouvelle évangélisation ». À tout cela vient s’ajouter le fait qu’une vaste part de l’humanité n’a pas été atteinte par la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. »

Annoncer la proximité de Dieu

Il souligne aussi le contexte de « crise » actuel « qui touche différents secteurs de l’existence, non seulement celui de l’économie, de la finance, de la sécurité alimentaire, de l’environnement mais également celui du sens profond de la vie et des valeurs fondamentales qui l’animent », un contexte de conflits aussi: « La coexistence humaine est marquée, elle aussi, par des tensions et des conflits qui provoquent insécurité et difficulté à trouver le chemin d’une paix stable. » 

Ainsi « l’Évangile du Christ qui constitue une annonce d’espérance, de réconciliation, de communion, une annonce de la proximité de Dieu, de sa miséricorde, de son salut, une annonce du fait que la puissance de l’amour de Dieu est capable de l’emporter sur les ténèbres du mal et de conduire sur le chemin du bien ».

 Le pape remercie les missionnaires et lance un appel à ceux qui entendent cet appel intérieur à la mission: « Je fais appel à ceux qui perçoivent cette vocation à répondre généreusement à la voix de l’Esprit, selon leur état de vie, et à ne pas avoir peur d’être généreux avec le Seigneur. J’invite également les Évêques, les familles religieuses, les communautés et tous les groupements chrétiens à soutenir, avec clairvoyance et un discernement attentif, l’appel missionnaire ad gentes et à aider les Églises qui ont besoin de prêtres, de religieux et de religieuses ainsi que de laïcs pour renforcer la communauté chrétienne. »

La douce et réconfortante joie d’évangéliser

Il invite à la communion des Eglises aussi du point de vue des vocations missionnaires: « Il est important que les Églises qui sont plus riches en vocations aident avec générosité celles qui souffrent suite à leur manque. »

Il cite Benoît XVI et fait sien ce souhait: « Que la Parole du Seigneur accomplisse sa course et soit glorifiée’ (2 Th 3, 1) : puisse cette Année de la foi rendre toujours plus solide la relation avec le Christ Seigneur, puisque seulement en lui se trouve la certitude pour regarder vers l’avenir et la garantie d’un amour authentique et durable » (Porta Fidei, n. 15).  Il conclut par l’expression de Paul VI: « la douce et réconfortante joie d’évangéliser »

  • Galaxies en collision

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Qu’adviendra-t-il de ces galaxies ? Bien que les galaxies spirales NGC 5426 et NGC 5427 se frôlent dangereusement, elles ont de bonnes chances de survivre à la collision. La plupart du temps, lorsque des galaxies entrent en collision, la plus grande mange la plus petite. Cependant dans le cas présent les deux galaxies sont d’un gabarit très proche, toutes deux grandes spirales aux bras étendus et au noyau compact. Alors que les deux galaxies continueront à foncer l’une vers l’autre au cours des prochaines dizaines de millions d’années, il est très peu probable qu’on assiste à une seule collision entre leurs étoiles respectives. À l’inverse, de nouvelles étoiles se formeront dans les accumulations de gaz formés par les marées gravitationnelles. Un examen soigneux de cette image prise par le télescope Gemini sud de 8 mètres au Chili montre un pont de matière liant temporairement les deux géantes. Connu collectivement sous le nom de Arp 271, ce couple a une envergure d’environ 130 000 années-lumière et se trouve à quelque 90 millions d’années-lumière de nous dans la constellation de la Vierge. Il est assez vraisemblable que notre propre Galaxie, la Voie lactée, subisse pareille collision avec notre voisine la galaxie d’Andromède d’ici quelques milliards d’années.
  • HOMÉLIE DE SAINT BASILIE DE CÉSAREE SUR LA RICHESSE

Fais comme la terre, toi qui m’écoutes. Porte du fruit comme elle, ne te montre pas inférieur à la nature inanimée. Elle ne nourrit pas ses fruits pour en jouir elle-même, mais pour te rendre service. Toi, au contraire, tous les fruits de la bienfaisance que tu montres, tu les recueilles pour toi-même, car la récompense méritée par les bonnes œuvres revient aux bienfaiteurs. Tu as donné à celui qui avait faim, mais ce que tu as donné reste à toi et même te revient avec des intérêts. De même que le blé, lorsqu’il est tombé en terre, procure du bien à celui qui l’a semé, de même le pain présenté à celui qui a faim te procurera dans la suite beaucoup de profit. Lorsque tu auras achevé de travailler la terre, alors commenceront les semailles célestes. Comme dit l’Écriture : Faites-vous des semailles de justice
Tu devras abandonner ton argent ici-bas, même si tu ne le veux pas. Au contraire, tu emporteras devant le Maître l’honneur mérité par tes bonnes œuvres, lorsque tout un peuple réuni autour de toi, devant le Juge commun, t’appellera nourricier, bienfaiteur, et te donnera tous les titres qui qualifient la bonté envers les hommes.
Ne vois-tu pas, au théâtre, des gens qui jettent leur fortune à des champions de boxe, à des comédiens, à des hommes qui luttent avec les bêtes fauves et dont le seul aspect inspire le dégoût ? Ils font ces prodigalités pour la gloriole d’un moment, pour recevoir les acclamations et les applaudissements de la foule. Et toi, tu restreins les dépenses dont tu vas retirer une si grande gloire ? Dieu t’approuvera, les anges t’acclameront, tous les hommes, depuis la création du monde, te proclameront bienheureux. Tu recevras la gloire éternelle, la couronne de justice, le Royaume des cieux, pour te récompenser d’avoir bien géré des richesses périssables. Mais tout cela te laisse indifférent, et tu méprises les biens que tu devrais espérer, par attachement à ceux qui sont ici. Allons ! Distribue ta richesse de mille manières, sois généreux et magnifique dans tes dépenses pour les malheureux. Alors, on pourra dire de toi :  À pleine main, il donne aux pauvres ; sa justice demeurera toujours
Toi qui es riche et qui repousses le pauvre, comme tu devrais être reconnaissant envers le pauvre, ton bienfaiteur, comme tu devrais être joyeux et fier de l’honneur qui t’est fait, car tu n’as pas besoin d’aller réclamer à la porte d’autrui, puisque ce sont les autres qui assiègent la tienne. Mais tu es maussade et inabordable ; tu évites les rencontres pour ne pas être obligé de laisser échapper la moindre aumône. Tu ne connais qu’une parole : « Je n’ai rien, je ne donnerai rien, car je suis pauvre. » Oui, tu es pauvre, tu ne possèdes aucun bien : tu es pauvre d’amour, pauvre de bonté, pauvre de foi en Dieu, pauvre d’espérance éternelle.

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Une inspection méticuleuse du champ complet de cette image mosaïque au piqué exceptionnel révèle une quantité surprenante de galaxies tant proches que lointaines dans la constellation de la Grande Ourse. La plus frappante est sans conteste NGC 3718, une galaxie spirale voilée, à gauche du centre de l’image. Les faibles bras spiraux de NGC 3718 semble tordus et élargis, parsemés d’amas bleutés d’étoiles jeunes, tandis que sa brillante région centrale est parcourue d’obscures bandes de poussières. À peine 150 années-lumière plus loin sur la droite, on trouve une autre grande galaxie spirale, NGC 3729. Les deux galaxies sont très probablement en interaction gravitationnelle, ce qui expliquerait l’aspect pour le moins particulier de NGC 3718. Ces deux galaxies se trouvent à environ 52 millions d’années-lumière de nous. Juste en dessous de NGC 3718, on peut apercevoir quelques membres du groupe Hickson 56. le groupe Hickson 56 est formé de 5 galaxies en interaction gravitationnelle et se trouve à plus de 400 millions d’années-lumière de nous. Cette image a été désignée vainqueur toutes catégories de l’édition 2013 du concours de photos du ciel organisé par David Malin.
  • LE CANTIQUE SPIRITUEL PAR SAINT JEAN DE LA CROIX

Une fois que l’âme est unie à Dieu, transformée en lui, elle aspire Dieu en Dieu, et cette aspiration est celle même de Dieu, car l’âme étant transformée en lui, il l’aspire elle-même en soi. C’est là, je pense, ce que saint Paul a voulu dire par ces mots : Voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l’Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l’appelant : Abba ! Voilà ce qui a lieu chez les parfaits. Ne nous étonnons pas toutefois de savoir l’âme capable de parvenir à une telle élévation. Dès lors, en effet, que Dieu lui donne la grâce de devenir déiforme et unie à la Très Sainte Trinité, elle devient Dieu par participation ; comment serait-il incroyable qu’elle exerce ses œuvres d’entendement, de connaissance et d’amour dans la Sainte Trinité, avec elle, comme elle, quoique d’une manière participée, Dieu les opérant en elle ? Puisqu’il en est ainsi, il est impossible d’atteindre une plus haute sagesse, une plus haute puissance ; on peut seulement donner à entendre comment le Fils de Dieu nous a obtenu d’arriver à un état si sublime et nous a mérité cette faveur si précieuse, comme dit saint Jean, de pouvoir être les enfants de Dieu. Aussi, dit encore saint Jean, il a adressé à son Père cette supplique : Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée . Cela veut dire : Qu’ils accomplissent par leur participation en nous la même œuvre que j’accomplis par nature, c’est-à-dire qu’ils aspirent le Saint-Esprit.
Il a dit encore : Père, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont ici présents, mais pour tous ceux qui, grâce à leur prédication, doivent croire en moi : Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi. La gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un ; moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité, pour que le monde sache que ta m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé . Il leur communique donc le même amour qu’à son Fils, bien que ce ne soit pas naturellement comme à son Fils mais comme nous l’avons dit, par unité et transformation d’amour ; de même il ne faut pas croire ici que le Fils veuille dire au Père que les saints soient un par essence et par nature comme le sont le Père et le Fils, mais qu’ils le sont par union d’amour, comme le Père et le Fils le sont par unité d’amour. Les âmes possèdent donc par participation les mêmes biens que lui par nature : d’où elles sont véritablement dieux par participation, égales à Dieu et ses compagnes. C’est ce que dit saint Pierre par ces paroles : Que la grâce et la paix vous soient accordées en abondance par la véritable connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur. En effet, sa puissance divine nous a fait don de tout ce qu’il faut pour vivre en hommes religieux, grâce à la véritable connaissance de Celui qui nous a appelés par la gloire et la force qui lui appartiennent. Ainsi, Dieu nous a fait don des grandes richesses promises et vous deviendrez participants de la nature divine . Ces paroles montrent que l’âme participe à la nature de Dieu, en accomplissant en lui et avec lui l’œuvre de la Très Sainte Trinité, de la manière dont nous avons parlé, à cause de l’union substantielle qu’il y a entre l’âme et Dieu. Ces merveilles, sans doute, ne s’accomplissent d’une manière parfaite que dans l’autre vie. Néanmoins quand l’âme arrive ici-bas à cet état de perfection, elle en voit les grands traits, elle en goûte les prémices…
O âmes créées pour de telles grandeurs! ô vous qui êtes appelées à les posséder ! Que faites-vous ? À quoi vous occupez-vous ? O triste aveuglement ! Les yeux de votre âme ne voient plus ! En présence d’une lumière si éclatante vous restez aveuglés ! Quand des voix si puissantes se font entendre, vous restez sourds !

  • LETTRE DE SAINT IGNACE D’ANTIOCHE À POLYCARPE

 
Écarte les métiers qui se rattachent à la magie, ou plutôt condamne-les en faisant l’homélie. Dis aux femmes, mes sœurs, d’aimer le Seigneur et d’être fidèles à leur conjoint par la chair et par l’esprit. De même, recommande à mes frères, au nom de Jésus Christ, d’aimer leur femme comme le Seigneur a aimé l’Église . Si quelqu’un peut demeurer dans la chasteté en l’honneur de la chair du Seigneur, qu’il demeure dans l’humilité. Mais s’il en tire de l’orgueil, il est perdu ; s’il se croit supérieur à l’évêque, sa chasteté est corruption. Il convient que les hommes et les femmes qui se marient contractent leur union avec l’approbation de l’évêque, pour que leur mariage se fasse selon le Seigneur et non selon le désir. Que tout se fasse pour l’honneur de Dieu.
Attachez-vous à l’évêque, pour que Dieu aussi s’attache à vous. Quant à moi, j’offre ma vie pour ceux qui sont soumis à l’évêque, aux prêtres et aux diacres ; je souhaite obtenir de participer avec eux à la vie divine. Travaillez ensemble, et ensemble combattez, menez ensemble votre course ; souffrez, dormez, réveillez-vous ensemble, comme étant les intendants de Dieu (les évêques), ses assesseurs (les prêtres), ses serviteurs (les diacres). Cherchez à plaire à celui sous les ordres de qui vous militez et de qui vous recevez votre solde ; qu’on ne trouve aucun déserteur parmi vous. Que le baptême demeure comme votre bouclier, la foi comme votre casque, la charité comme votre lance, la persévérance comme votre armure ; les réserves de votre solde, ce sont vos bonnes actions, qui vous permettront de toucher les sommes méritées. Soyez donc patients les uns envers les autres dans la douceur, comme Dieu l’est avec vous. Comme je voudrais me réjouir sans fin de votre présence !
Puisque l’Église qui est à Antioche de Syrie jouit de la paix, à ce qu’on m’a rapporté, et cela grâce à votre prière, j’ai moi-même retrouvé plus de confiance dans l’abandon à Dieu, si toutefois, par mes souffrances, je rejoins Dieu, pour que l’on reconnaisse en moi votre disciple, au jour de la résurrection…..
  Je souhaite que vous vous portiez toujours bien en Jésus Christ notre Dieu, et que par lui vous demeuriez dans l’unité et sous l’épiscopat de Dieu. Portez-vous bien dans le Seigneur.

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