Décembre 2013

  •  La comète Lovejoy vue depuis la France 

131209

Image Crédit & Copyright: Jens Hackmann, APOD, traduction  Didier Jamet

La comète Lovejoy confirme qu’elle est un splendide sujet photographique. On la voit ici au dessus du moulin de Saint-Michel l’Observatoire, dans les Alpes de Haute-Provence, en France, au terme de 6 secondes de pose, avec au premier plan un champ de lavande. La comète Lovejoy devrait rester observable dans l’hémisphère nord courant décembre, même si elle perdra sans doute de son éclat à mesure que le mois avance.  Il faut  la chercher à l’aube avec des  jumelles   entre Vega et Arcturus (vers l’Est) dans la constellation d’Hercule. Le dernier passage à proximité du Soleil de cette gigantesque boule de neige sale remontait à environ 7000 ans, à peu près l’époque à laquelle nos ancêtres ont inventé la roue.

Après la disparition de la comète Ison dans les flammes du Soleil, il reste quand même une comète à observer : Lovejoy. D’une brillance située à la limite de la visibilité à l’œil nu, cette vagabonde céleste prend le relais et offre un bon spectacle aux astrophotographes.Témoin, cette image prise le 9 décembre 2013 par l’amateur allemand Waldemar Skorupa, depuis les Alpes de Haute-Provence. On y voit une queue très développée, dont certaines volutes semblent déconnectées — signe, peut-être d’un événement ponctuel.  (de Philippe Henarejos, le 10 décembre 2013).

La comète Lovejoy, le 9 décembre 2013. Crédit : Waldemar Skorupa

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi »

      « Dieu prépare pour eux une cité » (He 11,16) : la foi et le bien commun. Dans la présentation de l’histoire des patriarches et des justes de l’Ancien Testament, la lettre aux Hébreux met en relief un aspect essentiel de leur foi. Elle ne se présente pas seulement comme un chemin, mais aussi comme l’édification, la préparation d’un lieu dans lequel les hommes peuvent habiter ensemble…. Si l’homme de foi s’appuie sur le Dieu de l’Amen, sur le Dieu fidèle (Is 65,16), et devient ainsi lui-même assuré, nous pouvons ajouter que cette fermeté de la foi fait référence aussi à la cité que Dieu prépare pour l’homme. La foi révèle combien les liens entre les hommes peuvent être forts quand Dieu se rend présent au milieu d’eux. Il ne s’agit pas seulement d’une fermeté intérieure, d’une conviction stable du croyant : la foi éclaire aussi les relations entre les hommes, parce qu’elle naît de l’amour et suit la dynamique de l’amour de Dieu. Le Dieu digne de confiance donne aux hommes une cité fiable.

  • Gregorios III, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem

« Sommes-nous conscients du sens de l’apparition du Christ dans notre vie, et du grand défi qui s’impose à nous dans notre conduite, nos mœurs, notre responsabilité envers le monde et la société? » s’interroge Gregorios III qui poursuit : « A cela nous convient nos chants liturgiques: « Dieu renouvelle son œuvre lorsqu’en naissant devant nous, ses créatures, Il s’est révélé ». Ainsi Dieu apparaît aux hommes pour les diviniser, les élever et les faire resplendir. En revanche, l’homme-Adam se cache dans le Paradis devant la face de Dieu. « Dieu appela Adam et lui dit : Où es-tu? Et il dit: J’ai entendu ton bruit dans le jardin et j’ai craint parce que je suis nu et je me suis caché » (Genèse 3, 9-10). La nudité, c’est la privation de la grâce, la privation de la présence de Dieu, Ami des hommes, dans la vie des êtres humains. L’homme s’éloigne de Dieu, se dispense de Dieu, se rend indépendant de Dieu, devient son propre pivot, se recroqueville dans sa médiatique moderne, devient un monde indépendant de Dieu et de l’autre…  La manifestation de Jésus est importante. Mais, aujourd’hui, ta manifestation comme chrétien, ton entière identité humaine et chrétienne montrent Jésus. Ta manifestation, toi , chrétien, dans ta vie chrétienne, dans la société, dans la politique, dans le travail, dans tes relations avec chaque homme ou femme, dans l’absolu, sans distinction de religion, d’ethnie, de genre, doit être une manifestation de Dieu, Ami des hommes. De cela on comprend l’importance de l’engagement dans les affaires de la société, notamment celles concernant les pauvres, les démunis, les mis en marge. C’est un rôle important du point de vue chrétien et humain. La manifestation de Dieu, Ami des hommes, est réalisée à travers la vie des chrétiens, dans l’histoire de l’Église, dans la vie des saints, dans les icônes saintes, dans la beauté des églises, dans l’amour envers les pauvres, dans la beauté des enseignements de l’Évangile. Tout cela, ce sont autant d’apparitions du Christ, Ami des hommes. Aujourd’hui, il y a une « laïcité » qui se répand et qui veut que la foi soit à l’intérieur de la maison de chacun et des murs de l’église, sans présence ou influence dans la société. Cette laïcité doit être résolument rejetée ! Elle est contraire à l’enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous dit: « On n’allume pas non plus une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire; et elle brille alors pour tous ceux qui sont dans la maison » (Matthieu 5, 15). Il nous dit aussi: « Qu’ainsi brille votre lumière aux yeux des hommes » (Matthieu 5, 16)…L’apparition de Jésus est aujourd’hui menacée par cette laïcité, qui est devenue la religion d’aujourd’hui. Saint Paul nous dit : « Ainsi la création attend-elle avec impatience cette révélation des enfants de Dieu » (Romains 8, 19)…

Ce monde est notre monde arabe à majorité musulmane. Il a besoin de l’apparition du Christ à travers nous . Ce monde arabe musulman a besoin de nous. Ne privons pas notre monde de notre existence, de notre présence et de notre témoignage, en ne nous comportant pas en tant que chrétiens qui montrent le Christ et donnent une preuve de la beauté des enseignements de l’Évangile de Jésus…

  • Aurores polaires en Alaska

131228

 Image Crédit & Copyright: LeRoy Zimmerman (TWAN), APOD, traduction  Didier Jamet

 Le 7 décembre dernier, une bande aurorale d’une intensité remarquable a inondé la nuit de ses couleurs chatoyantes. Cette spectaculaire séquence a pu être immortalisée grâce à un simple appareil photo fixé sur trépied à Ester, non loin de Fairbanks en Alaska. La séquence couvre de gauche à droite une période d’environ 30 minutes et permet de suivre les ondulations du rideau auroral à une altitude de plus de 100 km directement au-dessus du point d’observation. Chaque panneau couvre un champ vertical de 150°, représentant un front auroral d’environ 500 km d’un bord à l’autre. Cette activité aurorale est le fruit d’un orage géomagnétique d’intensité moyenne, un courant de vent solaire de haute vitesse qui a comprimé la magnétosphère terrestre.
  • TRAITÉ DE SAINT HIPPOLYTE DE ROME CONTRE L’HÉRÉSIE DE NOET

Dieu qui était seul, et pour qui rien n’était contemporain de lui-même, décida de créer le monde. Par son intelligence, sa volonté et sa parole, il fit le monde et il eut aussitôt les créatures qu’il voulut, quand il voulut, comme il voulut ; il nous suffit de savoir seulement que rien ne fut contemporain de Dieu, en dehors de lui-même. Mais, tout en étant seul, il était multiple. Car il n’était pas sans parole, sans sagesse, sans puissance ni décision. Tout était en lui et il était le Tout. Quand il le voulut, comme il le voulut, il manifesta sa Parole au temps fixé par lui-même, ~ cette Parole par laquelle il a tout créé. Sa Parole, qu’il tenait en lui-même et qui était invisible au monde créé, il la rend visible. Tout d’abord, il la profère comme une voix, il l’engendre comme la lumière issue de la lumière, il envoie comme Seigneur pour la création sa propre intelligence. Et celle-ci, qui était d’abord visible à lui seul et invisible au monde créé, il la rend visible, afin que le monde, en voyant cette épiphanie, puisse être sauvé. ~ Telle est l’intelligence de Dieu : en entrant dans le monde, elle se montra le serviteur de Dieu. Par lui tout s’est fait, mais lui seul est issu du Père. ~ Dieu a donné la Loi et les Prophètes et, en les donnant, il les a forcés, par l’Esprit Saint, à parler, en sorte qu’ayant reçu l’inspiration de la puissance du Père, ils annoncent la décision et la volonté du Père. ~ La parole de Dieu, son Verbe, s’est donc manifestée , comme dit saint Jean. En effet, il récapitule les paroles des prophètes en montrant que c’est lui, le Verbe, par qui tout a été fait. Il parle ainsi : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui tout s’est fait, et sans lui rien ne s’est fait . Et saint Jean dit plus loin : Le monde a été fait par lui, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

  • Melotte 15 dans le Coeur 

131227Image Crédit & Copyright: Jimmy Walker, APOD,  traduction  Didier Jamet

 Les nuages de poussière adoptent des formes fantastiques dans la région centrale de la nébuleuse par émission IC 1805. Ces formes sont en réalité sculptées par les vents stellaires et le rayonnement énergétique d’étoiles chaudes et massives faisant partie d’un amas récemment constitué ( Melotte 15). S’étant formées il n’y a pas plus de 1,5 million d’années, les étoiles de l’amas sont au centre de cette image, avec de sombres nuages de poussières se découpant en silhouette sur fond de gaz lumineux. Dominée par l’émission de l’hydrogène atomique, cette image couvre un champ d’environ 30 années-lumière. Des images à plus grand champ révèlent pourquoi on donne aussi à IC 1805, du fait de son apparence générale moins tourmentée, le nom de nébuleuse du Coeur. IC 1805 est à quelque 7500 années-lumière de nous, dans la constellation de Cassiopée

 

  • Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr

 

      L’apôtre Jean écrit : « Celui qui dit qu’il demeure dans le Christ doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché » (1Jn 2,6) ; et saint Paul : « Nous sommes enfants de Dieu ; puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire » (Rm 8,16s)… Frères très chers, imitons Abel le juste qui a inauguré le martyre en subissant le premier la mort pour la justice (Gn 4,8)…; imitons les trois jeunes gens, Ananias, Azarias, Misaël, qui…ont vaincu un roi par la vaillance de leur foi (Dn 3)… Les prophètes à qui l’Esprit Saint avait donné la connaissance de l’avenir et les apôtres que le Seigneur avait choisis, est-ce que ces justes ne nous apprennent pas, en se laissant mettre à mort, à mourir à notre tour pour la justice ?
      La naissance du Christ a été marquée aussitôt par le martyre des enfants de moins de deux ans, à cause de son nom ; incapables de combattre, ils ont réussi à conquérir la couronne. Pour que ce soit bien clair que ceux que l’on tue pour le Christ sont innocents, des enfants innocents ont été mis à mort pour son nom… Combien il serait grave pour un serviteur portant le nom de chrétien de ne pas vouloir souffrir quand son maître, le Christ, a souffert le premier…! Le Fils de Dieu a souffert pour faire de nous des enfants de Dieu, et les enfants des hommes ne veulent pas souffrir pour continuer d’être enfants de Dieu…? Le maître du monde nous le rappelle : « Si le monde a de la haine contre vous, souvenez-vous qu’il en a eu contre moi d’abord. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis et tirés du monde… Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas au-dessus de son maître » (Jn 15,18-20)…
      Lorsque nous soutenons le combat de la foi, Dieu nous regarde, ses anges nous regardent, le Christ nous regarde. Quelle gloire, quelle chance d’avoir Dieu comme président de l’épreuve et le Christ pour juge lorsque nous sommes couronnés ! Armons-nous donc, frères très chers, de toutes nos forces, préparons-nous à la lutte avec une âme sans tache, une foi entière, un courage généreux.

  • Sharpless 308 

131224 Image Credit & Copyright: Jeff Husted; APOD, traduction Didier Jamet

 Gonflée par les vents rapides d’une étoile chaude massive, cette bulle cosmique est gigantesque. Cataloguée sous le nom de Sharpless 2-308, elle se trouve à quelque 5200 années-lumière de nous, dans la constellation du Grand Chien, et couvre 2/3 de degrés sur le ciel (à rapprocher du ½ degré de la pleine Lune). À la distance estimée de Sharpless 308, cela donne à cette bulle un diamètre de 60 années-lumière. L’étoile massive elle-même, une étoile de Wolf Rayet, est la brillante bleue proche du centre de la nébuleuse. Les étoiles de Wolf Rayet ont plus de 20 fois la masse du Soleil et on pense qu’elles correspondent à une brève phase précédant l’explosion en supernova des étoiles massives. Les vents rapides de cette étoile de Wolf Rayet gonflent la nébuleuse en forme de bulle tandis qu’ils balaient devant eux la matière déjà expulsée suite à une précédente phase de l’évolution de l’étoile. La nébuleuse gonflée par le vent a un âge de quelque 70 000 ans. Des émissions relativement faibles saisies sur cette image sont dominées par la lueur de l’oxygène ionisé, rendue ici en nuances de violet. 
  • Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol

 

      Il fait très froid sur terre. Les cieux sont brodés d’étoiles qui se devinent seulement sur le fond bleu foncé de la voûte céleste inondée de ténèbres. Sur la terre, une des plus petites étoiles de l’immense système planétaire, est en train de  produire cette nuit des prodiges qui étonnent les anges… : un Dieu qui, par amour pour l’homme, descend humilié dans la chair mortelle, et naît d’une femme dans une des étoiles les plus petites, une des plus froides, sur la terre…
      Les hommes ont aussi de la glace dans leur cœur. Personne n’accourt assister au miracle de la naissance de Dieu. Le monde entier se réduit seulement à une femme appelée Marie, à un homme aux yeux bleus, qui s’appelle Joseph, et à un enfant nouveau-né, qui, enveloppé dans des langes, ouvre ses yeux pour la première fois sous le souffle chaud d’un âne et d’un bœuf, reposant sur une poignée de paille que la pauvreté de Joseph, la sollicitude et l’amour de Marie lui ont procurée. Le monde entier dort, inconscient, dans le lourd sommeil de la chair. Il fait très froid cette nuit-là sur la terre de Juda. Les étoiles brodées dans les cieux sont les yeux des anges qui chantent « Gloire à Dieu dans les hauteurs ! », chant entonné pour Dieu, et entendu par quelques bergers qui surveillent leurs troupeaux et accourent adorer, avec leur âme d’enfant, Jésus qui vient de naître. C’est la première leçon de l’amour de Dieu…
      Bien que mon âme n’ait ni la chasteté de Joseph ni l’amour de Marie, j’ai offert au Seigneur mon absolue pauvreté de tout, mon âme vide. Si je ne lui ai pas entonné des hymnes comme les anges, j’ai essayé de lui chanter quelques refrains de bergers, la chanson du pauvre, de celui qui n’a rien ; la chanson de celui qui ne peut offrir à Dieu que misères et faiblesses. Mais qu’importe, car les misères et les faiblesses offertes à Jésus avec un cœur vraiment amoureux sont acceptées par lui comme si elles étaient des vertus. Grande, immense est la miséricorde de Dieu ! Ma chair mortelle n’entend pas les louanges du ciel, mais mon âme devine que, aujourd’hui aussi comme alors, les anges regardent étonnés la terre, et entonnent le « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur terre aux hommes de bonne volonté ! »

  • Géminides au Chili 

131223Image Crédit & Copyright: Yuri Beletsky (Las Campanas ObservatoryCarnegie Institution), APOD, traduction Didier Jamet

 La pluie annuelle d’étoiles filantes des Géminides est tombée il y a une dizaine de jours, comme en témoigne ce paysage céleste immortalisé dans la nuit du 13 au 14 décembre du côté de l’observatoire de Las Campanas au Chili. Au premier plan on distingue les coupoles des télescopes Swope et du Pont. Vers le centre de l’image on remarque la brillante planète Jupiter, la portion centrale de la Voie lactée ainsi qu’Orion et sa nébuleuse sur la gauche. Poussières issues de l’astéroïde actif 3200 Phaeton, les Géminides se consument dans notre atmosphère à la vitesse de 22 kilomètres par seconde.

  • DE LA LETTRE À DIOGNÈTE

« Elle s’est manifestée, la bonté de Dieu notre Sauveur… »
Aucun homme n’a vu Dieu ni ne l’a connu : c’est lui-même qui s’est manifesté. Et il s’est manifesté pour la foi, qui seule a reçu le privilège de voir Dieu. Car Dieu, Maître et Créateur de l’univers, qui a fait toutes choses et les a disposées avec ordre, s’est montré pour les hommes non seulement plein d’amour, mais plein de patience. Toujours il était ainsi, il l’est et le sera : secourable, bon, sans colère, véridique ; lui seul est bon. Ayant conçu un dessein d’une grandeur inexprimable, il ne l’a communiqué qu’à son Enfant.
Tandis qu’il maintenait son sage projet dans le mystère et le tenait en réserve, il semblait nous oublier et ne pas se soucier de nous. Mais quand il eut dévoilé par son Enfant bien-aimé, quand il eut manifesté ce qu’il avait préparé dès le commencement, il nous a tout offert à la fois : de jouir de ses bienfaits, de voir, de comprendre ; qui de nous aurait jamais pu s’y attendre ?
Dieu avait donc déjà tout disposé en lui-même avec son Enfant ; mais, jusqu’à ces derniers temps, il a toléré que nous nous laissions emporter à notre gré par des mouvements désordonnés, entraînés par les voluptés et les passions. Nullement parce qu’il se réjouissait de nos péchés ; il tolérait alors, sans l’approuver, ce règne de l’iniquité. Bien au contraire, il organisait pour maintenant le règne de la justice. Après avoir bien prouvé, dans cette première période, que nos propres œuvres nous rendaient indignes de la vie, il voulait que nous en devenions maintenant dignes par l’effet de sa bonté. Il voulait qu’après nous être montrés incapables d’accéder par nous-mêmes au royaume de Dieu, nous en devenions capables par sa puissance.

  • Gaïa : un télescope  où les astronomes montpelliérains sont engagés 
 

Cliquez sur l’image ci-dessous: 

Le télescope français Gaïa prendra les airs ce jeudi pour une durée de cinq ans. Sa mission : photographier plus d’un milliard d’étoiles de la Voie Lactée en 3D. 

3,5 mètres de hauteur, un diamètre de 10 mètres et un poids total de 2 tonnes. L’imposant télescope français  Gaïa va décoller ce jeudi de Guyane. En réalité, Gaïa possède deux télescopes. Ces derniers sont capables de détecter une lumière 400.000 fois plus faible que celle visible à l’œil nu mais aussi de mesurer l’équivalent du diamètre d’un cheveu à une distance de 1.000 kilomètres. Haute précision photographique. Pour mener sa mission à bien -réaliser un atlas 3D de notre Voie Lactée- Gaïa est équipé d’un capteur photographique d’un milliard de pixels. A titre de comparaison, un appareil photo numérique classique possède environ 12 millions de pixels. Pour fonctionner, le télescope sera équipé, entre autres, de panneaux solaires d’une puissance de 1900 Watts. Des panneaux solaires bien plus puissants que ceux utilisés par les particuliers pour récolter de l’énergie, qui eux, tournent aux environs des 200Watts. Données en masse. Afin de transmettre les images collectées, Gaïa sera reliée à la Terre avec un débit de 5 mégabits par seconde. Les données seront envoyées pendant huit heures et ce, quotidiennement. Au total, cela équivaut à un « pétaoctet » -soit un million de giga-octets- de données pour les cinq années de mission. Trois instruments. Le télescope compte aussi trois instruments. Un instrument d’astronomie lui permettant de déterminer la position, le mouvement et la distance des étoiles; un instrument de photométrie afin de mesurer leur éclat et leur couleur; un spectromètre pour préciser le type de leur lumière. Avec tout cet équipement, Gaïa devrait donc rapporter d’ici 2019, voire 2020, une cartographie en trois dimensions de notre galaxie, la Voie Lactée. En tout, ce sont près d’un milliard d’étoiles qui seront cartographiées, un nombre à première vue impressionnant mais qui représente seulement 1% des étioles de notre galaxie.

Edité par Camille MICHELLAND avec AFP le 18 décembre 2013

  • TRAITÉ DE SAINT IRÉNÉE CONTRE LES HÉRÉSIES

La gloire de l’homme c’est Dieu ; mais le propre de l’homme, c’est de recevoir l’œuvre de Dieu, toute sa sagesse et sa force. Comme un médecin fait ses preuves auprès des malades, ainsi Dieu se manifeste aux hommes. Et voilà pourquoi Paul déclare : Dieu a tout enfermé dans l’incrédulité, pour accorder à tous sa miséricorde ; et il disait cela de l’homme : l’homme avait désobéi à Dieu, et avait été rejeté de l’immortalité ; il a ensuite obtenu par le Fils de Dieu la miséricorde qui lui permet de recevoir par le Fils l’adoption filiale.
Car celui qui, sans orgueil ni prétention, garde la vérité quant aux choses créées, et quant au Créateur, Dieu, le maître de toutes les choses auxquelles il donne d’être, celui-là qui demeure dans son amour, dans la soumission et l’action de grâce, il recevra de Dieu une gloire plus grande et de devenir progressivement semblable à celui qui est mort pour nous.
Car voici que le Verbe s’est fait semblable à la chair de péché : cela d’abord pour condamner le péché et, en tant que condamné, le rejeter hors de la chair, cela aussi pour inciter l’homme à lui devenir semblable en lui donnant mission d’être l’imitateur de Dieu, en le rangeant sous l’obédience du Père, pour qu’il voie Dieu, et en lui donnant de saisir le Père.

  • La Terre et le ciel gamma 
  • 131206
     Crédit: International Fermi Large Area Telescope Collaboration, NASA, DOE, APOD, traduction  Didier Jamet 
    Pour un satellite chargé d’étudier les rayons gamma depuis l’orbite terrestre, la Terre est en réalité la plus puissante source de ces rayonnements de très haute énergie. Ces rayons gamma terrestres se forment lorsque des particules de haute énergie en provenance de l’espace, les rayons cosmiques, percutent l’atmosphère. Cette vue a été élaborée à partir des données du satellite Fermi lorsque le centre de notre galaxie se trouvait juste au dessus du satellite, au zénith, ici au centre du champ. La Terre et les points situés au nadir (l’opposé du zénith) sont en périphérie du champ, l’ensemble formant une représentation de l’entièreté du ciel gamma vu en orbite par le satellite Fermi. Le codage en fausses couleurs va du bleu pour les rayons gamma de basse intensité au jaune pour les rayons gamma de haute intensité. Cette présentation met en évidence le fait que le flux gamma en provenance de l’atmosphère terrestre a tendance à noyer les bords du champ, le cercle jaune correspondant au motif inversé du limbe terrestre. S’agissant des sources gamma célestes, elles se répartissent essentiellement le long du disque de notre galaxie, la Voie lactée, vu ici diagonalement. Lancé le 11 juin 2008 pour observer l’univers des hautes énergies, le satellite Fermi a passé cette semaine le cap de son 2000e jour en orbite terrestre basse. 

 

 

  • Homélie de Benoist XVI, le 8 Décembre 2012

La lumière qui émane de la figure de Marie nous aide aussi à comprendre le vrai sens du péché originel. En Marie, en effet, cette relation avec Dieu que le péché brise est pleinement vivante et agissante. En elle, il n’y a aucune opposition entre Dieu et son être : il y a   pleine communion et pleine entente. Il y a un « oui » réciproque de Dieu à elle et d’elle à Dieu. Marie est libre du péché parce qu’elle est toute de Dieu,      totalement exproprié par Lui. Elle est pleine de sa Grâce, de son Amour…. La doctrine de l’Immaculée Conception de Marie exprime la certitude de foi que les promesses de Dieu se sont réalisées : que son Alliance ne faillit pas mais qu’elle  a produit une racine sainte, d’où a germé le Fruit béni de tout l’univers, Jésus, le Sauveur. L’Immaculée démontre que la Grâce est capable de susciter une réponse, que la      fidélité de Dieu sait engendrer une foi vraie et bonne.

  • Explosion thermonucléaire dans l’hémisphère Sud 

131207

Image Crédit & Copyright: Yuri Beletsky (Las Campanas ObservatoryCarnegie Institution), APOD, Traduction Didier Jamet.
Etoiles les plus brillantes de la constellation du Centaure, Alpha et Beta Centauri sont bien visibles depuis l’hémisphère sud. Et c’est aussi le cas actuellement d’une « nouvelle étoile », Nova Centauri 2013. Sur cette image prise depuis l’observatoire de Las Campanas dans le désert chilien de l’Atacama, la « nouvelle étoile » rejoint les anciennes dans cette vaste constellation, vue ici aux premières heures du 5 décembre 2013 à travers la luminescence verdâtre du ciel nocturne. Repérée dès le 2 décembre par le chasseur australien de Nova John Seach alors qu’elle approchait de la visibilité à l’œil nu, Nova Cen 2013 a été identifiée par spectroscopie comme une nova tout ce qu’il y a de plus classique, produite par l’interaction, dans un système binaire, entre une dense naine blanche chaude et sa géante compagne. Le matériau en provenance de cette dernière s’accumule dans un disque d’accrétion avant de tomber sur la surface de la naine blanche, déclenchant alors une gigantesque explosion thermonucléaire. C’est la lumière de cette énorme explosion que les habitants de l’hémisphère sud peuvent en ce moment admirer. En dépit de sa puissance, cette explosion n’a pas détruit les astres impliqués, puisque certaines novas présentent même un aspect cyclique, connaissant à nouveau une violente explosion lorsque le flux de matière en provenance de la géante a repris et s’est maintenu pendant quelques décennies. 

  • Centrafrique  :  Le 10 décembre 2013, AED publie:

Récemment, Sa Sainteté le Pape François disait que l’Église devait être un « hôpital de campagne ». En République de Centrafrique, c’est maintenant le quotidien. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont cherché refuge dans les missions et monastères du pays. Entre-temps, le monastère des Carmes dans la capitale de Bangui s’est aussi transformé en camp de réfugiés. Normalement, ce monastère est un lieu de silence. À présent, on y entend jour et nuit les cris de centaines d’enfants. « Les Français sont là ! Enfin ! » Les avions de combat percent les nuages dans le ciel au-dessus du monastère des Carmes. Des applaudissements spontanés fusent. Le Père Federico Trinchero, le prieur âgé de 35 ans, en a presque les larmes aux yeux. Peut-être est-ce l’aide qui arrive … Peu d’heures auparavant, la panique s’était déclenchée dans le quartier du monastère. On entendit des coups de feu, les femmes attrapèrent leurs enfants et se mirent à courir. Plus de deux mille personnes cherchèrent refuge dans le monastère.

« Vendredi matin, nous avions célébré la Sainte Messe pour toutes les nombreuses personnes tuées au cours des derniers jours. Alors que j’étais juste en train de préparer le petit déjeuner, on m’a appelé au portail. Devant s’amassait cette foule de gens, qui voulaient se réfugier chez nous. Nous les avons accueillis les bras ouverts », raconte l’Italien. Mais les religieux furent soudain confrontés à un immense défi : « J’ai discrètement compté les gens pour que personne ne pense que nous n’aurions plus de place pour lui. Mais nous savions parfaitement que nous ne pourrions ravitailler tous ces gens qu’un seul jour encore. Nous ne pouvions pas quitter le monastère pour acheter de la nourriture parce que c’était trop dangereux en dehors de nos murs. Nous avons téléphoné à toute sorte d’interlocuteurs, à l’archevêque, la nonciature, l’ambassade de France, pour qu’ils nous viennent en aide, mais ailleurs, la situation était identique. »


Youssouf, un ami musulman du monastère, exploitant d’un élevage de poules dans le voisinage, a offert aux Pères deux mille œufs qu’il n’a pas pu vendre sur le marché ces derniers jours. « Nous en avons fait des omelettes pour les plus petits », explique le Père Trinchero. Plus tard, Youssouf nous a encore apporté un sac de riz, un sac de sucre et un bidon d’huile. « Nous hébergeons ici 800 enfants de moins de douze ans et beaucoup de femmes enceintes. » Le jeune prieur n’a pas osé demander aux gens qui avaient fui dans la panique de lui raconter leur histoire. « Je souris pour ne pas trop pleurer », avoue-t-il. Il y quelques jours à peine, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, avait trouvé dans son message de l’Avent des mots très clairs pour qualifier les forfaits des rebelles de la Séléka qui, depuis un an, sèment la peur et l’horreur dans le pays. Il a dénoncé les enlèvements, les exécutions de masse et les pillages. Dans les quartiers résidentiels, on tire même avec des armes antichars. Il a décrit que comment dans certains endroits, des cadavres en putréfaction ou décomposés jonchent le sol, abandonnés en proie aux vautours et aux animaux sauvages. En outre, des personnes torturées sont « bestialement ligotées » et jetées dans le fleuve pour « y mourir dans des conditions atroces, sans aucune possibilité de se défendre contre cette mort inéluctable ». Des centaines de milliers de Centrafricains sont en fuite. Lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies a accepté la semaine dernière que la présence des troupes françaises soit renforcée en Centrafrique, les gens ont retrouvé l’espoir que ce cauchemar puisse enfin cesser.

Pour l’instant, la vie du monastère à Bangui se déroule de manière totalement différente que d’habitude. « Nous avons célébré la messe matinale dehors, en plein ciel, pour ne pas réveiller les 350 enfants qui dormaient dans la chapelle. Deux d’entre eux étaient même couchés sous l’autel », raconte le Père Trinchero plein d’émotion. Les religieux sont debout jour et nuit. « À cinq heures du matin, j’ai rencontré Frère Léonce, d’origine ruandaise, alors qu’il balayait le couloir. Je lui ai dit d’aller se reposer, mais il m’a raconté qu’il était lui-même né dans un camp de réfugiés au Congo alors que sa famille fuyait le génocide du Ruanda. Je suis tellement fier de nos frères. Frère Cédric est médecin et s’occupe des malades. Frère Mathieu s’affaire à la cuisine, avec autant de cœur qu’une véritable Maman. Les autres aident à distribuer la nourriture, apportent de l’eau, veillent à l’hygiène, enregistrent les réfugiés et s’en occupent en tout point de vue. Ils travaillent tous tellement ! » Pour certains des réfugiés, l’histoire se termine bien. « Un père avec son petit bébé nous a rejoint. Le soir, nous avions trouvé sa femme. Dimanche, la petite Fatou aussi a enfin retrouvé ses parents », se réjouit le Père Trinchero. Les Pères chantent les paroles du psaume : « IL fera droit aux malheureux du peuples, IL sauvera les enfants du pauvre » (Psaumes 72,4). Les cris des petits enfants se mêlent au chant des Pères Carmes. Les avions de combat français survolent la ville en vrombissant. « Dieu sauve », tel est le nom d’un petit garçon qui ne connaît que la peur. La paix arrivera-t-elle bientôt ?

AED France
29, rue du Louvre
78750 Mareil-Marly
Tél : 01 39 17 30 10

  •  la queue du Têtard 

020502

 Credit: Equipe ACS Science & EngineeringNASA, APOD, traduction  Laurent Laveder

 Sur cette spectaculaire vue enregistrée par la nouvelle  caméra moderne du télescope spatial Hubble, de lointaines galaxies forment le superbe arrière-plan de la  galaxie spirale déformée Arp 188,  la Galaxie du Têtard. Le Têtard cosmique est à pas plus de 420 millions d’années-lumière en direction de la constellation  septentrionale du Dragon. Cette queue mesure environ 280 000 années-lumière de long et présente des amas de brillantes étoiles massives bleues. Dans le passé, une galaxie intruse plus compact a traversé  Arp 188  – de gauche à droite sur cette vue – et a  étiré le Têtard par attraction gravitationnelle. Lors de sa rencontre proche, des forces de marée ont arraché des étoiles, du gaz et de la poussière à la galaxie spirale, formant une queue spectaculaire. La galaxie intruse elle-même, qui se situerait à 300 000 années-lumière derrière le Têtard, peut être vue à travers les bras de la galaxie spirale du premier plan en haut à gauche. Tout comme son  homonyme terrestre, la Galaxie du Têtard devrait perdre sa queue en vieillissant, les amas d’étoiles de la queue formant dès lors de plus petits satellites de la vaste galaxie spirale.

 

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi »

La nouvelle logique de la foi est centrée sur le Christ. La foi dans le Christ nous sauve parce que c’est en lui que la vie s’ouvre radicalement à un Amour qui nous précède et nous transforme de l’intérieur, qui agit en nous et avec nous… Le Christ est descendu sur la terre et il est ressuscité des morts ; par son incarnation et sa résurrection, le Fils de Dieu a embrassé toute la marche de l’homme et demeure dans nos cœurs par l’Esprit Saint. La foi sait que Dieu s’est fait tout proche de nous, que le Christ est un grand don qui nous a été fait, don qui nous transforme intérieurement, nous habite, et ainsi nous donne la lumière qui éclaire l’origine et la fin de la vie, tout l’espace de la marche de l’homme.

  • La comète ISON a bel et bien disparu…
 
 

Elle avait cela d’incroyable qu’elle venait tout droit du nuage d’Oort, la frontière gravitationnelle du Système solaire. Son observation aurait représenté une formidable source d’informations pour les astronomes. En vain. Finalement, alors que les scientifiques tergiversent depuis plusieurs jours sur sa survie, la comète Ison s’est désintégrée lors de son passage proche du Soleil en fin de semaine dernière. Et pour cause : ce gros bloc composé de glaces et de roches a frôlé la surface du soleil au plus près à 1,17 million de kilomètres jeudi 28 novembre vers 18 h 30 GMT, subissant des températures de 2 700 degrés et perdant trois millions de tonnes par seconde. « Bien que le moment précis de la fin d’Ison reste incertain, il semble bien qu’elle n’existe plus », a tranché mardi Alex Young, responsable adjoint pour la Science de la division d’héliophysique du centre Goddard de la Nasa dans un courrier électronique à l’AFP.

« Un nuage de débris sans noyau »

Si Ison avait survécu, on aurait pu l’observer à l’œil nu au moment de Noël lorsqu’elle aurait croisé au plus près de notre planète. « Tout ce qui reste de la comète c’est un nuage de débris sans noyau », a précisé Alex Young, notant la subsistance « de désaccords quant à la chronologie précise » des derniers moments d’Ison. Mais selon les images des satellites d’observation solaire américains et européens, la luminosité de la comète s’est accrue alors qu’elle s’approchait du soleil, atteignant une intensité lumineuse maximum environ douze heures avant de passer au point le plus proche de la surface solaire, la périhélie, avant de fortement diminuer les deux heures suivantes. A partir du 30 novembre, vers 14 heures GMT, « il n’y avait plus aucun signe visible de noyau, seulement un nuage diffus de poussières à travers lequel on pouvait voir les étoiles », souligne Alex Young, confirmant ce qu’une grande majorité des astronomes avait prédit. « Cette comète n’est pas très solide, elle est formée à 50 % ou peut-être 30 % de glace d’eau », et la taille du noyau, 1,2 km au maximum, est assez petite par rapport à la moyenne des comètes observées jusqu’à présent, avait expliqué Carey Lisse, expert des comètes au laboratoire de physique appliquée Johns Hopkins.

Aux origines du système solaire

L’intérêt d’Ison réside dans son origine : depuis sa découverte le 21 septembre 2012 par des astronomes russes, toute la communauté des astronomes s’est passionnée pour cet astre dont la création remonte aux origines du système solaire il y a 4,5 milliards d’années. Elle s’est en effet échappée, il y a environ trois millions d’années, du nuage d’Oort, sorte de « parking » de comètes aux confins du système solaire situé à mi-chemin entre le soleil et la prochaine étoile. « C’est une relique de la formation du système solaire », avait dit Carey Lisse, soulignant que les planètes se sont formées avec des comètes qui ont notamment apporté l’eau, d’où la grande importance de ces corps célestes. « L’observation d’Ison avec des instruments depuis le sol et l’espace a été sans précédent, ce qui, nous espérons, nous donnera une meilleure idée de la structure et de la composition des comètes », a précisé l’astronome Alex Young. A défaut de pouvoir l’effleurer du regard dans le ciel hivernal, les scientifiques se consoleront en étudiant ces précieuses données.

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi »

 La lumière de la foi (lumen fidei) : Par cette expression, la tradition de l’Église a désigné le grand don apporté par Jésus, qui, dans l’Évangile de Jean, se présente ainsi : « Moi, lumière, je suis venu dans le monde, pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres » (Jn 12,46). Saint Paul aussi s’exprime en ces termes : « Le Dieu qui a dit : ‘ Que des ténèbres resplendisse la lumière ’, est celui qui a resplendi dans nos cœurs » (2Co 4,6)… La lumière de la foi possède un caractère singulier, étant capable d’éclairer toute l’existence de l’homme. Pour qu’une lumière soit aussi puissante, elle ne peut pas provenir de nous-mêmes, elle doit venir d’une source plus originaire, elle doit venir, en définitive, de Dieu. La foi naît de la rencontre avec le Dieu vivant, qui nous appelle et nous révèle son amour, un amour qui nous précède et sur lequel nous pouvons nous appuyer pour être solides et construire notre vie. Transformés par cet amour, nous recevons des yeux nouveaux, nous faisons l’expérience qu’en lui se trouve une grande promesse de plénitude et le regard de l’avenir s’ouvre à nous. 
La foi que nous recevons de Dieu comme un don surnaturel, apparaît comme une lumière pour la route, qui oriente notre marche dans le temps. D’une part, elle procède du passé, elle est la lumière d’une mémoire de fondation, celle de la vie de Jésus, où s’est manifesté son amour pleinement fiable, capable de vaincre la mort. En même temps, cependant, puisque le Christ est ressuscité et nous attire au-delà de la mort, la foi est lumière qui vient de l’avenir, qui entrouvre devant nous de grands horizons et nous conduit au-delà de notre moi isolé vers l’ampleur de la communion. Nous comprenons alors que la foi n’habite pas dans l’obscurité ; mais qu’elle est une lumière pour nos ténèbres… Je voudrais parler de cette lumière de la foi, afin qu’elle grandisse pour éclairer le présent jusqu’à devenir une étoile qui montre les horizons de notre chemin, en un temps où l’homme a particulièrement besoin de lumière.

Le pape dénonce aussi l’orgueil :  « Une parole chrétienne sans le Christ te conduit à la vanité, à être sûr de toi, à l’orgueil, au pouvoir pour le pouvoir. Et le Seigneur renverse la vanité, l’orgueil de ces personnes qui se prennent pour des rocs, ces personnes qui suivent  une parole chrétienne,  sans Jésus-Christ, sans la relation avec Jésus-Christ, sans la prière avec Jésus-Christ, sans le service rendu à Jésus-Christ, sans l’amour de Jésus-Christ. C’est cela que nous dit le Seigneur aujourd’hui : construire notre vie sur ce roc, et le roc, c’est lui ».

  • L’endroit le plus froid sur Terre 

131211

 Image Crédit & Copyright: Ted Scambos (National Snow and Ice Data Centre) et al., Landsat 8USGSNASA, APOD, traduction de Didier Jamet 

  Où fait-il le plus froid sur Terre ? En plein coeur de l’Antarctique, où une température record de -93,2° C a été relevée. C’est environ 25°C de moins que dans les régions les plus froides où des humains vivent de façon permanente. Cette température record a été relevée en août 2010, au coeur de l’hiver austral, par des scientifiques épluchant des décennies de données climatiques recueillies par satellites. Les endroits les plus froids s’avèrent être à proximité de sommets, autour desquels l’air est généralement plus froid, mais toutefois dans de petites dépressions de terrain où l’air déjà froid a vu sa température encore abaissée par le sol gelé. L’été austral est naturellement une période plus clémente en Antarctique, certaines régions connaissant des pics de chaleur à   15°C 

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi

Abraham, notre père dans la foi : La foi nous ouvre le chemin et accompagne nos pas dans l’histoire. C’est pourquoi, si nous voulons comprendre ce qu’est la foi, nous devons raconter son parcours, la route des hommes croyants… Une place particulière revient à Abraham, notre père dans la foi. Dans sa vie se produit un fait bouleversant : Dieu lui adresse la Parole, il se révèle comme un Dieu qui parle et qui l’appelle par son nom. La foi est liée à l’écoute. Abraham ne voit pas Dieu, mais il entend sa voix. De cette façon la foi prend un caractère personnel. Dieu se trouve être ainsi non le Dieu d’un lieu, et pas même le Dieu lié à un temps sacré spécifique, mais le Dieu d’une personne, précisément « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (Ex 3,6), capable d’entrer en contact avec l’homme et d’établir une alliance avec lui. La foi est la réponse à une parole qui interpelle personnellement, à un « toi » qui nous appelle par notre nom.
      Cette parole dite à Abraham est un appel et une promesse. Elle est avant tout appel à sortir de sa propre terre, invitation à s’ouvrir à une vie nouvelle, commencement d’un exode qui le conduit vers un avenir insoupçonné (Gn 12,1). La vision que la foi donnera à Abraham sera toujours jointe à ce pas en avant à accomplir. La foi « voit » dans la mesure où Abraham marche, où il entre dans l’espace ouvert par la parole de Dieu.
      Cette parole contient en outre une promesse : « Ta descendance sera nombreuse, tu seras le père d’un grand peuple » (Gn 13,16; 15,5; 22,17). En tant que réponse à une parole qui précède, la foi d’Abraham sera toujours un acte de mémoire ; mais cette mémoire…étant mémoire d’une promesse, elle devient capable d’ouvrir vers l’avenir, d’éclairer les pas au long de la route ; elle…est étroitement liée à l’espérance.

  • La nébuleuse Helix 

140110Image Crédit & Copyright: Don Goldman, APOD, traduction Didier Jamet

 À quelque 700 années-lumière de nous, dans la constellation du Verseau, une étoile semblable au Soleil se meurt. Au cours des quelques derniers milliers d’années de son existence, elle a engendré la nébuleuse Helix (NGC 7293), un exemple proche et bien étudié de nébuleuse planétaire, typique du stade ultime d’évolution des étoiles de type solaire. Il a fallu un total de 28,5 heures de pose pour obtenir cette image de la nébuleuse. Les émissions de l’hydrogène sont en rouge et celles de l’oxygène en bleu-vert. L’image révèle de remarquables détails de la brillante région centrale d’Helix, mesurant dans les 3 années-lumière de diamètre, mais aussi du halo externe, moins lumineux, qui donne au total à cette nébuleuse un diamètre de plus de 6 années-lumière. Le point blanc au centre de la nébuleuse est l’étoile qui lui a donné naissance. Si elle peut paraître de forme assez simple au premier abord, on sait maintenant que cette nébuleuse présente une géométrie étonnamment complexe

 

 

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27.

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : ‘Seigneur, Seigneur !’, pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s’est abattue sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

 

  • Comète Lovejoy

131202

Image Crédit & Copyright: Damian Peach, APOD, traduction : Didier Jamet 

 La semaine dernière, la comète Lovejoy a été photographiée à proximité de la galaxie M63. Découverte il y a seulement trois mois et approchant à l’heure actuelle de son éclat maximal, la comète Lovejoy est visible à l’oeil nu (avec un bon oeil et un bon ciel cependant) non loin de la casserole de la Grande Ourse. Rivale inattendue de la comète ISON, C/2013 R1 ( Lovejoy) arbore une splendide chevelure verte et une belle queue d’ions texturée. Même si la comète Lovejoy s’en retourne déjà vers les confins du système solaire, elle devrait cependant rester un objet intéressant à observer aux jumelles pour quelques semaines encore. De son côté, la galaxie spirale M63 ne devrait pas trop bouger ni varier d’éclat pour au moins quelques millions d’années.

  • Pape François Homélie du 30/05/2013

D’où vient la multiplication des pains ? La réponse se trouve dans l’invitation de Jésus aux disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Lc 9,13) — « donner », partager. Qu’est-ce que les disciples partagent ? Le peu qu’ils ont : cinq pains et deux poissons (ibid.). Mais ce sont précisément ces pains et ces poissons qui, dans les mains du Seigneur, rassasient toute la foule. Et ce sont précisément les disciples, égarés devant l’incapacité de leurs moyens, de la pauvreté de ce qu’ils peuvent mettre à disposition, qui font asseoir les gens et qui — confiants dans la parole de Jésus — distribuent les pains et les poissons qui nourrissent la foule. Ceci nous dit que dans l’Église, mais aussi dans la société, un mot-clé dont nous ne devons pas avoir peur est « solidarité », c’est-à-dire savoir mettre à la disposition de Dieu ce que nous avons, nos humbles capacités ; car c’est seulement dans le partage, dans le don, que notre vie sera féconde, qu’elle portera du fruit. Solidarité : un mot mal vu par l’esprit du monde !
      [Dans l’eucharistie de] ce soir, encore une fois, le Seigneur distribue pour nous le pain qui est son Corps : il se fait don. Et nous aussi, nous faisons l’expérience de la solidarité de Dieu avec l’homme, une solidarité qui ne s’épuise jamais, une solidarité qui ne finit pas de nous surprendre : Dieu se fait proche de nous. Dans le sacrifice de la croix, il s’abaisse en entrant dans l’obscurité de la mort pour nous donner sa vie, qui vainc le mal, l’égoïsme, la mort. Ce soir aussi, Jésus se donne à nous dans l’eucharistie, partage notre chemin, se fait même nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre vie, y compris dans les moments où la route devient difficile, et où les obstacles ralentissent nos pas. Et dans l’eucharistie, le Seigneur nous fait parcourir sa voie, celle du service, du partage, du don. Ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s’il est partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle de l’amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer.

  • Premiers tours de roue sur la Lune pour Yutu 

131216

Image Crédit: Chinese National Space AdministrationXinhuanet, APOD, traduction  Didier Jamet

Lancé deux semaines auparavant par la CNSA, l’agence spatiale chinoise, l’atterrisseur de la mission Chang’e-3 s’est posé sur la Lune samedi 14 décembre et y a libéré dans la foulée un petit robot automobile. Dénommé Yutu, ce qui signifie « Lapin de jade », ce petit rover s’est vu assigner une mission d’exploration de trois mois dans le cratère d’impact formant la Baie des Arcs-en-ciel. Les caméras et spectromètres de Yutu étudieront la composition de la surface lunaire tandis qu’un radar étudiera la structure du sol. Chang’e-3 a réussi le premier alunissage en douceur depuis la mission soviétique Luna 24 en 1976, et Yutu est le premier rover déployé depuis Lunokhod 2 en 1973. Sur cette image, on voit Yutu s’éloigner de l’atterrisseur

Pour le temps de l’Avent, le pape François invite à garder « un cœur ouvert » pour « se laisser rencontrer » par Dieu, car « Noël est une rencontre » et à « persévérer dans la prière ». Le pape a célébré la messe du 2 décembre 2013, premier lundi de l’Avent, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. L’Avent marque le « début d’une nouvelle marche, celle de l’Eglise… vers Noël » : il s’agit « d’aller à la rencontre du Seigneur », car « Noël n’est pas seulement une commémoration temporelle ou bien le souvenir d’une belle chose, c’est bien plus: c’est prendre le chemin qui conduit au Seigneur pour le rencontrer ». « Noël est une rencontre ». Si le chrétien est invité à « Le rencontrer avec le cœur, avec la vie, avec foi », cependant il doit d’abord « se laisser rencontrer par Lui ». L’homme n’est pas en effet le « maître de cette rencontre » mais c’est le Christ « qui pénètre en [l’homme], c’est Lui qui le renouvelle, car sa venue signifie remettre tout à neuf, refaire le cœur, l’âme, la vie, l’espérance, la route. ». Le pape a donc invité à garder « un cœur ouvert » pour se laisser rencontrer : « qu’il me dise ce qu’Il veut me dire, qui n’est pas toujours ce que je veux qu’Il me dise ». « Le Seigneur ne regarde pas [les hommes] tous ensemble, comme une masse… Il regarde chacun en face, dans les yeux, car l’amour n’est pas un amour abstrait. C’est un amour concret, de personne à personne : le Seigneur, une personne me regarde moi, une personne ». Se laisser rencontrer par le Seigneur c’est « se laisser aimer par le Seigneur », a ajouté le pape en invitant durant l’Avent à « persévérer dans la prière, à prier davantage, à agir activement dans la charité fraternelle, à se rapprocher un peu plus de ceux qui ont besoin », tout ceci « dans la louange du Seigneur . 

  • Frappe laser interstellaire 

 131201Image Crédit: Yuri Beletsky (ESO), APOD, traduction  Didier Jamet

 Mais pourquoi ces gens braquent-ils un puissant rayon laser en direction du centre de la galaxie ? Rassurez-vous, il ne s’agit pas là des premières hostilités d’une quelconque guerre galactique. Bien au contraire, les astronomes européens du VLT, au Chili, essayent grâce à ce laser de mesurer les distorsions de l’atmosphère terrestre en perpétuel mouvement. En observant en permanence les atomes de haute altitude excités par le laser, et qui forment pour la circonstance une sorte d’étoile artificielle, les astronomes peuvent mesurer en temps réel l’évolution de la turbulence atmosphérique. Cette information est alors transmise au miroir des télescopes du VLT qui se déforment en conséquence de façon à compenser la turbulence. Dans le cas présent, le VLT observait le centre de notre galaxie, aussi il était nécessaire de connaître l’état de la turbulence atmosphérique dans cette direction. Et pour ce qui est d’un conflit interstellaire, vu depuis le centre galactique, l’évènement n’avait aucune chance de faire de victimes. À une telle distance, même la lumière de ce puissant laser se confond totalement avec le rayonnement du Soleil, les deux ne formant au total qu’une pâle et lointaine petite étoile

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi 

La foi chrétienne est centrée sur le Christ, elle est confession que Jésus est le Seigneur et que Dieu l’a ressuscité des morts (Rm 10,9). Toutes les lignes de l’Ancien Testament se rassemblent dans le Christ. Il devient le « oui » définitif à toutes les promesses, le fondement de notre « Amen » final à Dieu (cf 2Co 1,20). L’histoire de Jésus est la pleine manifestation de la fiabilité de Dieu. Si Israël rappelait les grands actes d’amour de Dieu, qui formaient le centre de sa confession et ouvraient le regard de sa foi, désormais la vie de Jésus apparaît comme le lieu de l’intervention définitive de Dieu, la manifestation suprême de son amour pour nous.  La parole que Dieu nous adresse en Jésus n’est pas une parole supplémentaire parmi tant d’autres, mais sa Parole éternelle (He 1,1-2). Il n’y a pas de garantie plus grande que Dieu puisse donner pour nous assurer de son amour, comme nous le rappelle saint Paul (Rm 8,31s). La foi chrétienne est donc foi dans le plein Amour, dans son pouvoir efficace, dans sa capacité de transformer le monde et d’illuminer le temps. «  Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru » (1Jn 4,16). La foi saisit, dans l’amour de Dieu manifesté en Jésus, le fondement sur lequel s’appuient la réalité et sa destination ultime.

  • Comète Ison: ses positions le 1 et  3  Décembre, mais elle a disparue malheureusement .

 

Dawn view, Dec. 3
 

La vie est « un chemin pour rencontrer Jésus. Un chemin où l’on ne rencontre pas Jésus n’est pas un chemin chrétien », estime le pape François. Le pape François s’est rendu en visite pastorale à la paroisse Saint-Cyrille-d’Alexandrie, dans le secteur Est du diocèse de Rome, pour ce premier dimanche de l’Avent, 1er décembre 2013. Durant son homélie, le pape a invité à « rencontrer Jésus » car le propre de la vie chrétienne est « de rencontrer Jésus, de le regarder, toujours… et aussi de se laisser regarder par lui ». La vie est en effet « un chemin pour rencontrer Jésus<…. . Un chemin où l’on ne rencontre pas Jésus n’est pas un chemin chrétien » « La vie chrétienne est de marcher, d’avancer, unis en tant que frères, en s’aimant les uns les autres, pour rencontrer le Seigneur », a-t-il ajouté. Jésus se rencontre « dans la prière, dans les sacrements », mais aussi « en faisant de bonnes œuvres, en visitant les malades, en aidant un pauvre, en pensant aux autres… », a-t-il souligné. Et même si l’on est « tous pécheurs », « les personnes que Jésus cherchait étaient les plus pécheurs … pour les guérir de leurs péchés ». Le pape s’est adressé aux jeunes confirmands : « chers jeunes, avec la marque du Saint-Esprit, vous aurez plus de force et de courage pour aller à la rencontre de Jésus ». Mais il ne faut pas que la confirmation soit « le sacrement de l’adieu », après lequel on s’éloigne de l’Eglise : « il ne doit pas en être ainsi ! », a-t-il mis en garde.

  • Appel de Mgr Warduni d’Irak  : « Nous vous en supplions, venez-nous en aide ! »
          Le 12 décembre 2013

Répondant à l’invitation de l’Aide à l’Église en détresse, Mgr Warduni, évêque auxiliaire de Bagdad, a témoigné de la violence et de l’intolérance que subissent les communautés chrétiennes en Irak au cours de ces dernières années, lors d’une conférence donnée à Lisbonne au Portugal il y a quelques jours.

« L’avenir des chrétiens en Irak – et c’est aussi valable pour l’ensemble du Proche-Orient – est extrêmement sombre explique-t-il, et on pourrait penser qu’il existe un plan de nettoyage ethnique contre les chrétiens. » Âgé de 70 ans, Mgr Shlemon Warduni, du patriarcat des Chaldéens de Babylone, a ainsi dépeint en une seule phrase la situation désastreuse que vivent les chrétiens de son pays et dans toute cette partie du monde.

« Il y a de moins en moins de chrétiens en Irak. La violence persistante, la peur, l’absence de possibilités de travail et les questions de sécurité pour la vie et l’intégrité physique nous obligent à quitter notre pays, nos maisons et nos familles », poursuit l’évêque, en déplorant la tragédie sans fin dont souffrent les chrétiens.

 

Les histoires qu’il raconte ont toute un point commun : la tragédie qui se profile dans toutes les communautés chrétiennes. « Vous devez être informés des actes de violence perpétrés contre les chrétiens à Bagdad, à Mossoul et dans d’autres villes Irakuiennes. Ils [les musulmans] ont obligé les chrétiens par la violence à quitter leurs maisons, ils ont menacé de les tuer pour les pousser à se convertir à l’islam. Après, une autre tragédie s’est produite pour nos chrétiens à Mossoul, où quelques-uns ont été tués et où beaucoup de familles ont été forcées de quitter la ville dans une grande peur … Comment voulez-vous que des chrétiens vivent dans des circonstances tellement tragiques ? »

 

Comment vivre dans ces circonstances ? La question de l’évêque, qui explique aussi l’exode massif des chrétiens quittant l’Irak, et qui ne sont plus aujourd’hui que 400 000 ou 500 000 dans tout le pays, comporte directement la réponse. En défendant la voie de la paix fondée sur la prière, l’évêque Irakuien a souligné qu’il « était indispensable de refuser toute forme de guerre et de terrorisme. Il faut construire dans l’amour du prochain une culture qui permet aux gens de bénéficier de la guérison et de vivre dans la dignité ».

L’évêque auxiliaire a remercié l’Aide à l’Église en détresse de lui avoir accordé la possibilité de parler directement sur place des oppressions auxquelles sont exposées les chrétiens de son pays. Mgr Shlemon Warduni a conclu sa conférence à Lisbonne en lançant un appel: « Je vous en prie, soutenez-nous à travers vos prières afin que la Mère de Dieu nous protège ! »

 AED France
29, rue du Louvre
78750 Mareil-Marly
Tél : 01 39 17 30 10

 
  • Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église Sermons 4 et 5 pour l’Avent

Il est juste, frères, de célébrer l’avènement du Seigneur avec toute la dévotion possible, tellement son réconfort nous réjouit…et tellement son amour brûle en nous. Mais ne pensez pas seulement à son premier avènement, quand il est venu « chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10) ; pensez aussi à cet autre avènement, quand il viendra pour nous emmener avec lui. Je voudrais vous voir sans cesse occupés à méditer sur ces deux avènements…, « vous reposer entre ces deux bercails » (Ps 67,14), car ce sont là les deux bras de l’Époux entre lesquels reposait l’Épouse du Cantique des Cantiques : « Son bras gauche est sous ma tête, et sa droite  m’entoure » (2,6)…
      Mais il y a un troisième avènement entre les deux que j’ai évoqués, et ceux qui le connaissent peuvent s’y reposer pour leur plus grand bonheur. Les deux autres sont visibles : celui-ci ne l’est pas. Dans le premier, le Seigneur « est apparu sur la terre et a conversé avec les hommes » (Ba 3,38)…; dans le dernier « Tout homme verra le salut de Dieu » (Lc 3,6; Is 40,5)… Celui du milieu est secret ; c’est celui où seuls les élus voient le Sauveur au-dedans d’eux-mêmes, et où leurs âmes sont sauvées.

  • Nigeria  : Au royaume du pétrole, des enfants meurent de faim, Le 28 novembre 2013

Pas de répit pour le Nigeria. Tandis que le nord du pays est secoué par l’aggravation du conflit avec le groupe terroriste Boko Haram, les habitants du Sud souffrent de plus en plus de l’injustice sociale, de l’indifférence des pouvoirs gouvernementaux, de la mauvaise gestion et de la corruption. Des fléaux pointés du doigt par Mgr Hyacinth Egbebo, vicaire apostolique de Bomadi dans le delta du Niger depuis 2009, lors d’une visite de l’Aide à l’Église en détresse. « Le gouvernement ne se soucie pas des gens, mais de soi-même » n’a pas hésité à affirmer l’évêque pour qualifier la situation sur place.

 

La population est largement exclue de l’exploitation des riches gisements de pétrole situés dans le sud du Nigeria. Au lieu de cela, elle ploie sous le poids d’une exploitation débridée des ressources naturelles. Selon Mgr Egbebo, il n’y a pratiquement plus de poissons dans les cours d’eau du delta du fleuve Niger : « La cause de ce recul dramatique réside dans l’immense pollution du delta due à l’exploitation pétrolière et à la surpêche. Il y a trop de filets. » La pêche en tant que base vitale traditionnelle disparaît donc. L’évêque explique que pour assurer leur subsistance, les gens tentent de se procurer du pétrole, de transformer cette matière première en carburant et de le vendre, ce que le gouvernement essaie d’entraver. Et Mgr Egbebo de poursuivre : « Les conditions de vie dans le vicariat sont très, très précaires. Les enfants meurent de sous-alimentation, la qualité de l’eau potable est vraiment mauvaise. Nous manquons de tout, d’hôpitaux, d’établissements d’enseignement scolaire, d’une bonne éducation morale et de formation. »

30.000 catholiques

D’après Mgr Egbebo, quelque trois millions de personnes, dont environ 30 000 catholiques, vivent sur le territoire du vicariat apostolique de Bomadi. La majorité de la population se réclame des religions traditionnelles ou appartient aux pentecôtistes. L’évêque ajoute : « Il existe des formes de syncrétisme et une prédication très simpliste. Ceux qui ne s’enrichissent pas ont fait un pacte avec le diable ; même les parents les plus proches sont accusés. Ce mode de pensée favorise la haine entre les hommes, pas l’amour. Mais nous devons aimer même nos ennemis. C’est la théologie que nous devons propager. Seul l’amour sera vainqueur. 

Le vicariat apostolique de Bomadi dispose de 35 prêtres. Toutefois, pour assurer la pastorale dans les 25 paroisses, ils ont besoin de véhicules, et surtout de bateaux. Ils manquent autant des uns que des autres. Malgré tout, Mgr Egbebo veut installer le plus rapidement possible de nouvelles paroisses, et faire construire des établissements scolaires et de nombreuses autres institutions pour assurer les soins de santé. Actuellement, le vicariat dispose d’un petit hôpital avec vingt lits. « Les gens font confiance à l’Église. Nous pouvons beaucoup entreprendre pour améliorer leur situation. Nous manquons certes de fonds, mais nous continuerons à essayer quand même », conclut l’évêque.

Article tiré de AED France
29, rue du Louvre
78750 Mareil-Marly
Tél : 01 39 17 30 10

  • Commentaires de Saint Ephrem: 

    « Veillez, car, lorsque le corps sommeille, c’est la nature qui nous domine et notre action est alors dirigée non par notre volonté, mais par l’impulsion de la nature. Et lorsque règne sur l’âme une lourde torpeur de faiblesse et de tristesse, c’est l’ennemi qui la domine et la mène contre son propre gré. La force domine la nature, et l’ennemi domine l’âme. C’est pourquoi notre Seigneur a parlé de la vigilance de l’âme et de celle du corps, afin que le corps ne sombre pas dans un lourd sommeil, ni l’âme dans l’engourdissement. »

Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s