Avril 2017

 

NGC 4302 et NGC 4298

Vendredi 21 avril 2017

Nous apparaissant exactement par la tranche, la galaxie spirale NGC 4302 (sur la gauche) se trouve à environ 55 millions d’années-lumière dans la constellation de la Chevelure de Bérénice. Faisant partie du vaste amas de galaxies de la Vierge, son diamètre est d’environ 87 000 années-lumière, soit légèrement inférieur à celui de notre propre Voie lactée. NGC 4298, galaxie compagne de la précédente, est également une spirale chargée de poussières, mais orientée très différemment par rapport à notre point de vue. On peut ainsi nettement distinguer ses bras spiraux chargés de jeunes étoiles bleues, tout comme son noyau tirant sur le jaune. Cette image en lumière visible a été prise pour marquer le 27e anniversaire du lancement du légendaire télescope spatial Hubble, intervenu le 24 avril 1990.

Image Crédit: NASA, ESA, M. Mutchler (STScI)

Traduction  Didier Jamet  > lire le texte original

Discours du P. Federico Lombardi pour les 90 ans de Benoist VI (Zénit)

Messieurs les présidents du parlement … Chers représentants du peuple polonais,
Illustres représentants des parlements de la république fédérale d’Allemagne et de Hongrie, Eminence, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi,  cher nonce, Eminence et excellences, chers pasteurs de l’Eglise en Pologne, Messieurs les ambassadeurs, chers confrères et chères consœurs journalistes, chers amis, Au nom de la fondation vaticane Joseph Ratzinger – Benoît XVI, je suis heureux de pouvoir remercier toutes les personnes ici présentes d’avoir accepté l’invitation à participer à cette importante manifestation, organisée à l’occasion des 90 ans du Pape émérite Benoît XVI, non seulement pour rendre hommage à sa personne et manifester notre gratitude pour ses services rendus à l’Eglise catholique et à l’humanité, mais pour entretenir l’héritage de sa pensée et de son inspiration spirituelle.

Le choix de promouvoir une rencontre comme celle d’aujourd’hui, très particulière, sous le haut patronage du président de la république de Pologne, et avec le concours de la conférence épiscopale et du parlement de la république polonaise, ne vient pas du désir de poser un acte  à vaste résonnance publique mais répond au désir de réfléchir ensemble à des questions auxquelles la grande figure de Joseph Ratzinger était vraiment sensible, quand il était cardinal, mais également pendant son pontificat. Des questions très révélatrices de sa préoccupation et de son attachement au bien intégral des personnes humaines, de chaque peuple et de la famille des peuples dans son ensemble. Pour l’avoir suivi tout au long de son pontificat – chaque jour mais surtout durant ses grands voyages internationaux -, j’ai pu comprendre de plus en plus combien son désir de service, au début dirigé vers la communauté des fidèles catholiques, ne se limitait absolument pas à celle-ci mais s’étendait au bien de chaque personne humaine, vue à l’image de Dieu, au respect et à la promotion de sa très haute dignité, à sa protection contre toute forme de mépris, d’arbitraire, de violence. Il était en cela en profonde harmonie avec son grand prédécesseur Jean Paul II, dont il fut avant un fidèle collaborateur – et nous pouvons dire aussi un ami – pendant plus de vingt ans et ensuite un vrai continuateur durant son pontificat. Un pape allemand successeur du pape polonais: quel formidable message de compréhension mutuelle et profonde, de réconciliation et d’engagement pour la paix avons-nous sous les yeux. Ces deux grands personnages de notre histoire contemporaine sont un vrai don pour l’Eglise et l’humanité !

Le savent très bien les citoyens de cette nation que Benoît XVI s’est empressé d’aller visiter dès son deuxième voyage à l’étranger, en rendant hommage au grand pays et à la mémoire de Jean Paul II, et se rendant, sur ses traces, au terrible camp de concentration nazi d’Auschwitz-Birkenau, un pèlerinage humain et spirituel que toute personne qui réfléchit aux fondements de la cohabitation entre les hommes dans la justice et dans la paix, et veut être conscient des risques qui hélas la menacent continuellement,  sent comme un devoir..

En prenant congé de la Pologne, Benoît XVI avait parlé à son tour  des adieux de saint Jean Paul II à son dernier voyage dans sa patrie, quand il « exhorta la nation polonaise à se laisser toujours guider par des sentiments de miséricorde, de solidarité fraternelle, de dévouement au bien commun, et exprima sa ferme confiance que, de cette manière, non seulement elle trouverait une place appropriée au sein de l’Europe unie, mais qu’elle enrichirait également de sa tradition ce continent et le monde entier ». Et Benoît XVI avait ajouté: « Aujourd’hui, alors que votre présence dans la famille des Etats d’Europe se consolide toujours davantage, je souhaite de tout cœur répéter ces paroles d’espérance. Je vous prie de rester de fidèles gardiens du dépôt chrétien, et de le transmettre aux générations à venir ». Depuis, onze années sont passées. Comme nous le savons, le contexte des défis pour la Pologne et l’Europe a changé, mais les questions sur les fondements restent actuelles, et  donc aussi celle sur le rôle de la foi chrétienne et de l’Eglise dans la vie de la société, de la polis et de notre continent. Cette question vaut donc la peine que l’on revienne dessus aujourd’hui.

Joseph Ratzinger – Benoît XVI est profondément convaincu que le vrai fondement, la plus solide des garanties pour un système de protéger la dignité et la valeur de la personne humaine repose sur la reconnaissance, par la raison humaine, de la vérité d’un ordre moral objectif, basé dernièrement sur la raison créatrice de Dieu, et que le déni de Dieu, ou son oubli, la mise à l’écart de la religion dans la vie publique et dans toute perspective de transcendance par la culture, sont en réalité  les causes d’un processus très négatif et de graves risques pour la vie de la société et la défense de dignité de toute personne humaine. Benoît XVI est donc revenu sur cette question avec insistance et courage – je dirais-même avec ardeur et passion, au risque parfois de trouver une forte opposition – devant les assemblées les plus qualifiées et les plus influentes, convaincu que c’était là sa précise responsabilité par rapport à l’évolution culturelle de la société européenne aujourd’hui et du rôle de l’Europe face à l’histoire du monde.

Luminescence nocturne australe

Prise en avril dernier au terme d’une belle journée d’automne austral, cette image révèle la présence d’une intense luminescence du ciel nocturne. Les étoiles, les amas et les nébuleuses sont eux aussi bien présents tout au long de la Voie lactée, accompagnée des Petit et Grand Nuages de Magellan. Se produisant à une altitude comparable à celle des aurores polaires, la luminescence du ciel nocturne est en fait un phénomène de chimiluminescence. Généralement verte sur les images produites par les capteurs d’appareils photos les plus sensibles, elle est ici présente également en rouge. Elle est due à des atomes d’oxygène atmosphérique en très faible densité, et a été souvent observée dans l’hémisphère sud ces dernières années. Tout comme la Voie lactée, la luminescence du ciel nocturne était si intense qu’elle était visible à l’œil nu cette nuit-là, même si la couleur n’était pas discernable. Mars, Saturne et la brillante Antarès du Scorpion forment le triangle céleste aux sommets rouges visible sur la gauche de l’image. La route est celle qui mène au Cerro Paranal, la montagne culminant à 2600m au sommet de laquelle trône le VLT de l’Observatoire Austral Européen.

Image Crédit & Copyright: Yuri Beletsky (Carnegie Las Campanas Observatory, TWAN)Traduction Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Le Pape François, le 7 Février

L’identité d’enfants de Dieu, la Création et l’amour. Ce sont les trois cadeaux de Dieu à l’homme, évoqués par le pape François lors de la messe matinale du 7 février 2017. Dieu ne veut pas l’homme esclave mais roi, a-t-il assuré dans son homélie en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, rapportée par Radio Vatican. Méditant sur la création et le Psaume 8 – « qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui (…) ? Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur » – le pape s’est arrêté sur la « tendresse » et « l’amour » de Dieu qui « a tout donné à l’homme ».

« Il nous a tout donné », a-t-il insisté. Mais au jour de la publication de son message de carême mettant en garde contre l’attachement à l’argent, le pape a fait observer : « c’est curieux je trouve : il ne nous a pas donné l’argent. Nous avons tout. L’argent, qui l’a donné ? Je ne sais pas. Les grands-mères disent que le diable entre par les poches : c’est possible ».

Le pape a énuméré trois dons en particulier : « Avant tout, il nous a donné l’ADN, il a fait de nous ses enfants, il nous a créés à (…) son image et à sa ressemblance, comme Lui. Et quand quelqu’un fait un enfant, il ne peut pas revenir en arrière : l’enfant est fait, il est là. Et qu’il lui ressemble beaucoup ou pas (…), il est son enfant ». « Si l’enfant devient bon, le père est fier, a constaté le pape … et s’il est un peu moche, le père dit ‘Il est beau !’, parce que le père est ainsi. Toujours. Et s’il est mauvais, le père le justifie, l’attend …, il nous a donné cette identité d’enfant. Homme et femme… nous devons ajouter : enfants. Nous sommes ‘comme des dieux’, parce que nous sommes enfants de Dieu ».Dieu ne veut pas l’homme esclave mais roi

Le deuxième don de Dieu est aussi « un devoir », a expliqué le pape : « il nous a donné toute la terre », à « dominer » et à « soumettre ». En effet, Dieu ne veut pas l’homme « esclave » mais « seigneur », « roi ». Un roi qui a une responsabilité : « Comme Il a travaillé à la Création, (…) Il nous a donné le travail de poursuivre la Création. Pas de la détruire ; mais de la faire croître, d’en prendre soin, de la protéger ».

Le troisième don, c’est l’amour qui unit l’homme et la femme, a poursuivi le pape François : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme ». Ainsi le premier dialogue entre eux pourrait avoir été un « dialogue d’amour », a-t-il suggéré.

En conclusion, le pape a invité à remercier le Seigneur pour ces trois cadeaux : « Et demandons la grâce de protéger cette identité d’enfants, (…) de poursuivre ce don [de la création] par notre travail, et la grâce d’apprendre chaque jour à aimer davantage ».

La galaxie du Marsouin vue par Hubble

Qu’est-il arrivé à cette galaxie spirale ? Il y a quelques centaines de millions d’années de cela, NGC 2936, la plus haute des deux grandes galaxies présentées ici, était certainement une galaxie spirale tout ce qu’il y a de plus normale, tournoyant sur elle-même et engendrant des étoiles. Puis elle s’est trop approchée de la massive galaxie elliptique NGC 2937 et s’est mise à plonger vers elle. Surnommée galaxie du Marsouin du fait de sa forme, NGC 2936 est non seulement déviée de sa course mais aussi déformée par la forte interaction gravitationnelle. Un sursaut de jeunes étoiles bleues constitue le bec du marsouin. Si on prend un peu de recul, on peut imaginer les deux galaxies, qui constituent l’ensemble également connu sous le nom de Arp 142, sous la forme d’un pingouin protégeant son oeuf. Cette image de Arp 142 traitée de façon à révéler de nouveaux détails a été prise par le télescope spatial Hubble l’an dernier. Arp 142 se trouve à environ 300 millions d’années-lumière de nous dans la constellation de l’Hydre. D’ici un milliard d’années, les deux galaxies auront sans doute fusionné.

 

Image Crédit: NASA, ESA, Hubble, HLA; Retraitement & Copyright: Raul Villaverde; Traduction Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l’Église 

Que je ne désire rien en dehors de toi… Donne-moi souvent de porter mon cœur vers toi et, quand je faiblis, de peser ma faute avec douleur, avec un ferme propos de me corriger. Donne-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle pensée curieuse n’entraîne loin de toi, un cœur noble que nulle affection indigne n’abaisse, un cœur droit que nulle intention équivoque ne dévie, un cœur ferme que nulle adversité ne brise, un cœur libre que nulle passion violente ne domine.

Accorde-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui te connaisse, un empressement qui te cherche, une sagesse qui te trouve, une vie qui te plaise, une persévérance qui t’attende avec confiance et une confiance qui te possède à la fin. Accorde-moi par la pénitence d’être affligé de ce que tu as enduré, d’user en chemin de tes bienfaits par la grâce, de jouir de tes joies surtout dans la patrie par la gloire. Ô toi qui, étant Dieu, vis et règnes dans tous les siècles. Amen.

La nébuleuse de l’Œil de Chat vue par Hubble

Pour certains, cette nébuleuse située à environ 3000 années-lumière de nous évoque un oeil de chat. Nébuleuse planétaire tout ce qu’il y a de plus classique, NGC 6543 représente la phase brève et néanmoins glorieuse qui suit la mort d’une étoile de type solaire. L’étoile mourante au centre de cette nébuleuse a peut-être produit les motifs circulaires qui l’environnent en se débarrassant de ses couches externes au fil de convulsions régulières. Cependant le processus de formation des complexes structures internes reste quant à lui pas totalement compris. Vu avec un luxe de détails sur cette image retravaillée numériquement du télescope spatial Hubble, l’oeil cosmique mesure plus d’une demi-année lumière dans sa plus grande longueur. En rendant son regard à cette nébuleuse, les astronomes contemplent le sort ultime de notre propre Soleil, qu’il atteindra dans environ 5 milliards d’années.

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Image Crédit: NASA, ESA, Hubble, HLA; Retraitement & Copyright: Raul Villaverde, Traduction  Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Audience générale du 1er février 2017 © L’Osservatore Romano

L’espérance chrétienne est « ferme » « comme un casque », fait observer le pape François: « L’espérance chrétienne, c’est l’attente d’une chose qui a déjà été réalisée et qui se réalisera de manière sûre pour chacun de nous », à savoir la résurrection de la chair. Le pape François rappelle que l’espérance chrétienne est une chose certaine, inébranlable dans sa première catéchèse sur l’espérance dans le Nouveau Testament, lors de l’audience générale de ce mercredi 1er février 2017, dans la salle Paul VI du Vatican.

En examinant la première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens, le pape affirme qu’avoir  « l’espérance chrétienne » c’est « avoir la certitude que je suis en chemin vers quelque chose qui est, et non quelque chose que j’aimerais qu’il y ait ».« Il y a la porte, là, poursuit-il, et j’espère arriver à la porte. Que dois-je faire ? Marcher vers la porte ! » Cette certitude comprend aussi « notre résurrection et celle de nos proches défunts, souligne le pape,  par conséquent, ce n’est pas une chose qui pourra arriver ou non, mais c’est une réalité certaine, dans la mesure où elle est enracinée dans l’événement de la résurrection du Christ ».

La nébuleuse de la Tête de cheval

La nébuleuse de la Tête de cheval est une des plus célèbres, visible sous la forme d’une sombre indentation se cabrant devant une nébuleuse par émission. La Tête de cheval est sombre parce qu’elle est essentiellement constituée de nuages de poussières se trouvant devant la nébuleuse par émission. Comme les nuages peuplant notre atmosphère, ces nuages cosmiques peuvent revêtir par hasard une forme familière. Après des milliers d’années, les mouvements internes du nuage transformeront son apparence. Le rouge de la nébuleuse par émission est dû à la recombinaison des électrons avec des protons pour former des atomes d’hydrogène. Sur la gauche de l’image, on reconnaît la nébuleuse de la Flamme qui contient également des filaments de poussière. En bas à gauche de la Tête de cheval, une nébuleuse par réflexion renvoie la partie bleue de la lumière d’étoiles proches.

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Image Crédit & Copyright: José Jiménez Priego,  Traduction Didier Jamet  ,Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

LETTRE DE SAINT IGNACE AUX ÉPHÉSIENS

Ayez soin de vous réunir plus fréquemment pour rendre grâce à Dieu et célébrer ses louanges. Car si vous vous rassemblez souvent, les forces de Satan sont terrassées et son œuvre de mort est détruite par la concorde de votre foi. Rien ne surpasse la paix. car elle abolit toute guerre avec nos ennemis qui rôdent dans l’air et sur la terre.

Rien de tout cela ne vous échappe si vous possédez parfaitement envers Jésus Christ la foi et la charité, qui sont le principe et la perfection de la vie : le principe, c’est la foi ; la perfection, c’est la charité. Celui qui est le principe et la perfection réunis, c’est Dieu, et tout le reste en découle pour une parfaite justice. Aucun homme ne pèche, s’il professe la foi. Aucun homme n’a de haine, s’il possède la charité. L’arbre se reconnaît à ses fruits ; pareillement, ceux qui font profession d’appartenir au Christ se font reconnaître à leur manière de vivre. Car il ne s’agit pas de proclamer maintenant la parole, il s’agit de demeurer jusqu’au bout dans le dynamisme de la foi.

IC 4406, une nébuleuse apparemment carrée

Comment une étoile sphérique peut-elle engendrer une nébuleuse carrée ? Ce genre d’énigme survient lorsqu’on étudie des nébuleuses planétaires telles que IC 4406. Les données montrent que IC 4406 a probablement la forme d’un cylindre creux, et que son apparence carrée provient du fait que nous voyons le cylindre de côté. Si IC 4406 nous apparaissait vue depuis une extrémité du cylindre qu’elle forme, elle ressemblerait beaucoup à la nébuleuse de l’Anneau . Cette image en couleurs représentatives est une combinaison de photographies prises par le Télescope Spatial Hubble en juin 2001 et janvier 2002. Le gaz chaud s’écoule par les extrémités du cylindre, tandis que les filaments de poussière sombre et de gaz moléculaire en tapissent les parois. L’ étoile à l’origine de cette sculpture interstellaire se devine au centre de la nébuleuse planétaire. Dans quelques millions d’années, tout ce qui restera d’IC 4406 sera une pale naine blanche.

Image Crédit: C. R. O’Dell (Vanderbilt U.) et al., Hubble Heritage Team, NASA, Traduction  Didier Jamet  , Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

LETTRE DE SAINT CLÉMENT DE ROME AUX CORINTHIENS

Attachons-nous à la bénédiction de Dieu et voyons quels en sont les chemins. Reprenons les faits depuis le commencement. Pourquoi Abraham notre père fut-il béni ? N’est-ce pas pour avoir pratiqué justice et vérité dans la foi ? Isaac, avec confiance, sachant ce qui allait arriver, se laissa volontiers conduire au sacrifice. Jacob, avec humilité, quitta son pays à cause de son frère, s’en alla chez Laban et le servit, et c’est à lui que furent attribuées les douze tribus d’Israël.
Si l’on considère un par un, d’un regard sincère, les dons faits par Dieu, on reconnaîtra leur grandeur. C’est de Jacob en effet que viennent les prêtres et les lévites, tous ceux qui servent à l’autel de Dieu. C’est de lui que le Seigneur Jésus descend selon la chair. C’est de lui, par Juda, que viennent les rois, les princes et les chefs. Et les autres tribus d’Israël ont beaucoup de gloire, selon la promesse de Dieu : Ta descendance sera nombreuse comme les étoiles du ciel.
Tous ont reçu gloire et grandeur, non par eux-mêmes ni par leurs œuvres ou par la justice qu’ils auraient pratiquée, mais par la volonté de Dieu. Et nous, appelés par sa volonté dans le Christ Jésus, ce n’est pas par nous-mêmes que nous sommes devenus des justes. Et c’est ni par notre sagesse, notre intelligence, notre piété, ni par les actions que nous aurions accomplies dans la pureté du cœur, mais par la foi. Depuis le commencement, tous les hommes que Dieu a rendus justes, c’est par la foi qu’il les a justifiés. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.
Que ferons-nous donc, mes frères ? Allons-nous cesser de faire le bien, allons-nous abandonner la charité ? Que le Maître ne nous le permette jamais ! Empressons-nous, au contraire, avec ardeur et courage, d’accomplir toute œuvre bonne. Car le Créateur lui-même, le Maître de l’univers, se réjouît de ses œuvres. Par sa toute-puissance souveraine, il a fixé les cieux, et dans son incompréhensible sagesse, il en a réglé le bel agencement. Il a séparé la terre de l’eau qui l’environnait et l’a établie sur les solides fondations de sa volonté. Par son commandement, il a donné l’existence aux animaux qui vont et viennent sur elle. Il a préparé la mer et les êtres qui y vivent, puis leur a donné des limites par sa puissance.
Par-dessus tout, de ses mains sacrées et parfaites, il a modelé l’être excellent et souverain : l’homme, marqué de sa propre image. Car Dieu l’a bien dit : Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance. ~ Dieu créa l’homme, il les créa homme et femme . Et lorsqu’il eut achevé toutes ses œuvres, il les loua et les bénit, puis il dit: Soyez féconds et multipliez-vous. Constatons que tous les justes se sont parés d’œuvres bonnes, et que Dieu lui-même s’est réjoui d’en être paré. Puisque nous avons un pareil modèle, appliquons-nous sans retard à faire sa volonté ; de toutes nos forces, travaillons à l’œuvre de la justice.

L’objet céleste le plus éloigné de nous: Elle s’appelle z8_GND_5296.

image tirée de : http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2014/04/galaxy_0.jpg

Des astronomes ont découvert la galaxie la plus lointaine jamais observée depuis la Terre

 Derrière ce nom un peu barbare se trouve la galaxie la plus lointaine et la plus ancienne jamais observée. Sa lumière a mis environ 13,1 milliards d’années (!) pour atteindre le télescope spatial Hubble et l’observatoire Keck à Hawaï (Etats-Unis). Selon les calculs des astronomes, elle se serait formée 700 millions d’années après le Big Bang, marquant la naissance de l’univers. Cette galaxie – environ un milliard de fois plus massive que le Soleil – possède deux caractéristiques qui pourraient expliquer pourquoi elle est visible.

Première raison : z8_GND_5296 crée beaucoup d’étoiles, elle en engendre 100 fois plus que notre galaxie, la Voie lactée, ce qui expliquerait pourquoi elle est beaucoup plus brillante que d’autres. Deuxième explication : elle contient un pourcentage étonnamment élevé d’éléments plus lourds que l’hydrogène et l’hélium. Cela signifie deux choses : soit z8_GND_5296 contient les restes de l’explosion de très nombreuses étoiles massives, soit elle s’est formée dans un endroit qui était parsemé des restes d’une précédente génération d’étoiles. Mais il ne s’agit que d’hypothèses, soulignent les scientifiques.

 Les astronomes souhaitent désormais en savoir plus sur z8_GND_5296. Toutefois, cette entreprise de grande envergure nécessite la mise en service du successeur d’Hubble, le télescope spatial James Webb, prévue pour 2018.

Voir: http://www.atlantico.fr/pepites/astronomes-ont-decouvert-galaxie-plus-lointaine-jamais-observee-depuis-terre-942094.html#bSGLDqO9AL20gr0L.99

Discours du pape François le 14 Janvier 2017

Chers amis,

Je suis heureux d’être avec vous en cette nouvelle édition de la “Table Ronde” de Rome de la Global Foundation, autour de laquelle vous vous réunissez, inspirés par la devise de la Fondation – “Ensemble nous nous engageons pour le bien commun global” (“Together we strive for the global common good”) –, pour identifier les voies justes, capables de conduire à une globalisation “coopérative”, c’est-à-dire positive, opposée à la globalisation de l’indifférence. La finalité est de garantir que la communauté globale, formée par les institutions, les entreprises et les représentants de la société civile, puisse parvenir réellement aux objectifs et aux obligations internationaux solennellement affirmés et pris, comme par exemple ceux de l’Agenda 2030 pour le développement durable et les Objectifs de développement durable.

Je voudrais avant tout redire qu’un système économique mondial qui écarte les hommes, femmes et enfants, lorsqu’ils semblent ne plus être utiles selon les critères de rentabilité des entreprises ou d’autres organisations est inacceptable, parce qu’inhumain. Cette mise à l’écart des personnes constitue la régression et la déshumanisation de n’importe quel système politique et économique : ceux qui causent ou permettent le rejet des autres – réfugiés, enfants abusés ou rendus esclaves, pauvres qui meurent dans la rue quand il fait froid – deviennent eux-mêmes comme des machines sans âme, acceptant implicitement le principe qu’eux aussi, tôt ou tard, seront écartés – c’est un boomerang ! Mais c’est la vérité : tôt ou tard il seront écartés – quand ils ne seront plus utiles à une société qui a mis au centre le dieu argent. En 1991, saint Jean-Paul II, face à l’effondrement de systèmes politiques oppressifs et à l’intégration progressive des marchés que nous appelons désormais globalisation, prévenait du risque que se répande partout l’idéologie capitaliste. Elle comportait une considération très faible ou nulle envers les phénomènes de la marginalisation, de l’exploitation et de l’aliénation humaine, ignorant les multitudes qui vivent encore dans des conditions de misère matérielle et morale, et en confiait aveuglément la solution au seul libre développement des forces du marché. Mon Prédécesseur, en se demandant si un tel système économique était le modèle à proposer à ceux qui cherchaient le chemin du vrai progrès économique et social, est parvenu à une réponse clairement négative. Ce n’est pas le chemin (cf. Centesimus annus, 42).

Malheureusement, les risques redoutés par saint Jean-Paul II se sont amplement réalisés. Cependant, beaucoup d’efforts d’individus et d’institutions se sont développés en même temps, pour guérir les maux produits par une globalisation irresponsable. Mère Teresa de Calcutta, que j’ai eu la joie de proclamer Sainte il y a quelques mois et qui est un symbole et une icône de notre époque, d’une certaine façon représente et résume ces efforts. Elle s’est penchée sur les personnes épuisées, laissées sur le bord de la route pour y mourir, reconnaissant en chacune d’elles la dignité donnée par Dieu. Elle a accueilli toute vie humaine, la vie non née et la vie abandonnée et rejetée, et elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre pour qu’ils reconnaissent les crimes de la pauvreté qu’ils ont eux-mêmes créée (cf. Homélie pour la canonisation de Mère Teresa de Calcutta, 4 septembre 2016). C’est la première attitude qui peut conduire à une globalisation solidaire et coopérative. Il faut, avant tout, que chacun, personnellement, ne soit pas indifférent aux blessures des pauvres, mais apprenne à compatir avec ceux qui souffrent à cause des persécutions, de la solitude, du déplacement forcé ou de la séparation d’avec leur famille ; avec ceux qui n’ont pas accès aux soins de santé ; avec ceux qui subissent la faim, le froid ou la chaleur. Cette compassion aidera les acteurs économiques et politiques à utiliser leur intelligence et leurs ressources non seulement pour surveiller et contrôler les effets de la globalisation, mais aussi pour aider les responsables dans les différentes sphères politiques – régionales, nationales et internationales – à en corriger l’orientation autant de fois qu’il est nécessaire. La politique et l’économie, en effet, devraient comporter l’exercice de la vertu de la prudence. L’Eglise est toujours confiante, parce qu’elle connaît les grandes possibilités de l’intelligence humaine qui se laisse aider et conduire par Dieu, et la bonne volonté des petits et des grands, des pauvres et des riches, des entrepreneurs et des employés. C’est pourquoi je vous encourage à poursuivre votre engagement, toujours guidés par la Doctrine sociale de l’Eglise, en promouvant une globalisation coopérative avec tous les acteurs impliqués – société civile, gouvernements, organismes internationaux, communautés académiques et scientifiques et autres – et je souhaite tout le succès à votre travail.

Je vous remercie de votre attention et je vous assure de ma prière ; et je vous prie de transmettre mon salut personnel, ainsi que ma bénédiction, à vos familles et à vos collaborateurs.

Traduction de Zenit, Anne Kurian

NGC 891 vue par la tranche

La galaxie spirale NGC 891 s’étend sur environ 100 000 années-lumière de diamètre et nous apparaît quasiment parfaitement vue par la tranche. Distante de 30 millions d’années-lumière de nous dans la constellation d’Andromède, NGC 891 ressemble en réalité beaucoup à notre propre galaxie, la Voie lactée. Au premier abord, elle présente un disque galactique mince et plat et un bulbe central au milieu desquels on remarque d’épaisses veines de poussière. On distingue également grâce à cette présentation par la tranche de NGC 891 des filaments de poussière qui s’étendent sur des centaines d’années-lumière au-dessus et en dessous du disque. Ces poussières ont vraisemblablement été éjectées du disque par des explosions de supernovae ou par une intense activité de formation d’étoiles. De petites galaxies satellites sont également visibles à proximité du disque galactique.

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Image Crédit & Copyright: Alessandro Falesiedi, Traduction  Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église ; Homélie sur le baptême de Jésus Christ et sur l’Épiphanie

Le Christ s’est manifesté à tous non pas au moment de sa naissance mais au moment de son baptême. Jusqu’à ce jour-là, peu le connaissaient ; presque tous ignoraient qu’il existait et qui il était. Jean Baptiste disait : « Il y a parmi vous quelqu’un que vous ne connaissez pas » (Jn 1,26). Jean lui-même partageait cette ignorance du Christ jusqu’à son baptême : « Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer c’est celui-là qui baptise dans l’Esprit Saint’ »…

En effet, quelle est la raison que Jean donne pour ce baptême du Seigneur ? C’était, dit-il, pour le faire connaître à tous. Saint Paul le dit aussi : « Jean donnait un baptême de conversion, disant au peuple de croire en celui qui devait venir après lui » (Ac 19,4). Voici pourquoi Jésus reçoit le baptême de Jean. Aller de maison en maison en présentant le Christ et dire que c’était le Fils de Dieu, voilà qui rendait le témoignage de Jean bien difficile ; le conduire à la synagogue et le désigner comme le Sauveur aurait rendu son témoignage peu crédible. Mais qu’au milieu d’une grande foule rassemblée au bord du Jourdain, Jésus reçoive le témoignage clairement exprimé du haut du ciel, que l’Esprit Saint soit descendu sur lui sous la forme d’une colombe, voilà ce qui confirmait le témoignage de Jean sans aucun doute possible.

« Moi-même, je ne le connaissais pas » disait Jean. Qui donc te l’a fait connaître ? « C’est celui qui m’a envoyé baptiser ». Et qu’est-ce qu’il t’a dit ? « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et reposer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint ». C’est donc l’Esprit Saint qui révèle à tous celui dont Jean avait proclamé les merveilles, en descendant le désigner, pour ainsi dire, de son aile.

Sentinelles du ciel boréal

Qui garde le Nord ? Cette image prise  en Laponie Finlandaise révèle un paysage surréaliste ou des silhouettes blanches et filiformes qui pourraient passer pour extraterrestres semblent monter la garde. Ces créatures sont en réalité des arbres recouverts de neige et figés par le froid, et la cabane qu’ils semblent garder est effectivement stratégique puisqu’elle abrite des latrines. A l’arrière plan, le ciel de nuit s’éclaire d’une aurore polaire, de brillantes étoiles et de traînées de satellites. Bien sûr au printemps, la neige fond et la Laponie devient beaucoup plus riante.

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Image Crédit & Copyright: Pierre Destribats, Traduction Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

le pape François le 12 janvier 2017.

Célébrant la messe matinale en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, il a mis en garde contre « la tentation du demain qui ne sera pas ». Le pape a commenté la première lecture où l’auteur de la lettre aux Hébreux écrit « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur » (He 3, 7-14). Cet aujourd’hui, a-t-il expliqué, c’est « notre vie », et après lui « il n’y aura pas de replay » car l’aujourd’hui « ne se répète pas ». Il existe « un seul aujourd’hui dans notre vie », a insisté le pape, mettant en garde contre la tentation de repousser « à demain ». « La tentation du demain qui ne sera pas », c’est celle des cinq vierges insouciantes de l’Evangile, qui arrivent « trop tard » au banquet. « Je ne dis pas cela pour vous faire peur, mais simplement pour dire que notre vie est un aujourd’hui : aujourd’hui ou jamais ». Le « demain » c’est « le demain éternel, sans déclin, avec le Seigneur, pour toujours. Si je suis fidèle à cet aujourd’hui ».

Cet aujourd’hui où « nous avons reçu l’amour de Dieu », est le temps pour « renouveler notre alliance avec la fidélité de Dieu ». Le pape a alors invité à un examen de conscience : « Comment est-ce que je vis cet aujourd’hui ? ».

Comment est mon cœur ?

C’est « dans notre cœur » que « nous rencontrons le Seigneur », que « se joue l’aujourd’hui », a-t-il poursuivi : le cœur doit donc être « ouvert au Seigneur, non pas dur, pas endurci, pas sans foi, pas pervers, pas séduit par les péchés ». C’est le deuxième examen de conscience proposé par le pape : « Comment est mon cœur ? Est-il ouvert ? Est-il ferme dans la foi ? Est-ce qu’il se laisse conduire par l’amour du Seigneur ? »  « Cela me touche toujours, a confié le pape François, de rencontrer une personnes âgée – souvent une religieuse ou un prêtre – qui me dit : ‘Père, prie pour ma persévérance finale’ – ‘Mais tu as fait du bien toute ta vie, tous les jours de ton aujourd’hui sont au service du Seigneur, et tu as peur… ?’ – ‘Non, non: ma vie n’est pas encore finie : je voudrais la vivre pleinement, (…) avec le cœur ferme dans la foi, et pas abîmé par le péché, par les vices, par la corruption…’ ».

Une explosion lente

Pourquoi un sursaut gamma faiblit-il aussi lentement ? Ce comportement, enregistré en octobre dernier, est considéré comme un nouvel indice sur les sursauts gamma, les explosions les plus puissantes connues de l’Univers. Le sursaut, détecté pour la première fois par le satellite HETE et traqué plus tard par de nombreux télescopes terrestres montrent un déclin exceptionnellement lent et tumultueux en lumière visible. Les spéculations sur la cause de cette courbe de lumière particulière impliquent une onde de choc heurtant un milieu venteux entourant l’explosion, une onde de choc refroidie énergiquement par une onde de choc plus rapide et une non-uniformité dans des jets se déplaçant rapidement. L’étoile Wolf-Rayet massive WR124, photographiée ci-dessus, est en train d’exploser lentement en produisant un vent très puissant et tumultueux. Les candidats populaires à l’origine des sources des GRB comptent des explosions en supernova ou en hypernova provenant d’étoiles massives, présentant peut-être des similarités avec les étoiles Wolf-Rayet.

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Credit: Y. Grosdidier (U. Montreal) et al., WFPC2, HST, NASA

Traduction Laurent Laveder  > lire le texte original

Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire sur l’évangile de Jean, I, 21-25 ; SC 120 (trad. SC p. 69 rev.)

Je pense que les quatre évangiles sont les éléments essentiels de la foi de l’Église…, et je pense que les prémices des évangiles se trouvent dans…l’évangile de Jean qui, pour parler de celui dont d’autres ont fait la généalogie, commence par celui qui n’en a pas. En effet, Matthieu, écrivant pour les juifs qui attendent le fils d’Abraham et de David, dit : « Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham » (1,1) ; et Marc, sachant bien ce qu’il écrit, met : « Début de l’Évangile » (1,1). La fin de l’Évangile nous la trouvons chez Jean : c’est « le Verbe qui était au commencement », la Parole de Dieu (1,1). Mais Luc aussi réserve à celui qui a reposé sur la poitrine de Jésus (Jn 13,25) les discours les plus grands et les plus parfaits sur Jésus. Aucun d’eux n’a montré sa divinité d’une manière aussi absolue que Jean, qui lui fait dire : « C’est moi la lumière du monde », « C’est moi le chemin, la vérité et la vie », « C’est moi la résurrection », « C’est moi la porte », « C’est moi le bon berger » (8,12; 14,6; 11,25; 10,9.11) et, dans l’Apocalypse, « C’est moi l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin, le premier et le dernier » (22,13).

Cassiopée A en 1 million de secondes

Un million de secondes ont été nécessaire pour réaliser cette image X de la supernova du rémanant de supernova Cassiopeia A, le nuage de débris en expansion d’une explosion stellaire. Cette belle image détaillée de l’observatoire Chandra permettra une exploration sans précédent du destin catastrophique qui attend les étoiles bien plus massive que notre Soleil. Visible en fausses couleurs, l’anneau extérieur vert de Cas A, environ 10 années-lumière de diamètre, marque l’emplacement du front de choc de l’explosion en supernova d’origine. A environ 10 heure, une structure s’étend plus loin, preuve que l’explosion initiale pourrait aussi avoir produit des jets énergétiques. Brillant toujours en rayons-X, le minuscule point source proche du centre de Cas A est une étoile à neutrons, le reste effondré du coeur stellaire. Alors que Cas A est à environ 10 000 années-lumière de la Terre, la lumière de l’explosion de la supernova a atteint la Terre pour la première fois il y a 300 ans.

Credit: U. Hwang (GSFC/UMD), J.M. Lamming (NRL), et al., CXC, NASA, Traduction  Laurent Laveder  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Regardez cette Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=GLobesQDSAU

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque 

Même sans que je vous en parle, frères, le temps suffit à nous avertir que l’anniversaire de la Nativité du Christ notre Seigneur est proche. La création elle-même exprime l’imminence d’un événement qui restaure tout pour le mieux. Elle aussi désire avec impatience voir illuminer ses ténèbres de l’éclat d’un soleil plus brillant que le soleil ordinaire. Cette attente de la création du renouvellement de son cycle annuel nous invite à attendre la naissance du nouveau soleil qu’est le Christ qui illumine les ténèbres de nos péchés. Le soleil de justice (Ml 3,20), qui apparaîtra dans toute sa force, dissipera l’obscurité de nos péchés qui a duré trop longtemps. Il ne supporte pas que le cours de notre vie soit étouffé par les ténèbres de l’existence ; il veut la dilater par sa puissance. Alors, de même qu’en ces jours du solstice, la création répand plus largement sa lumière, déployons ainsi notre justice. De même que la clarté de ce jour est le bien commun des pauvres et des riches, que nos largesses s’étendent sans compter aux voyageurs et aux pauvres. Le monde, en ces temps-ci, restreint la durée des ténèbres ; et nous, retranchons aux ombres de notre avarice… Qu’en nos cœurs toute glace fonde ; que la semence de la justice croisse, réchauffée par les rayons du Sauveur.
Donc, frères, préparons-nous à accueillir le jour de la naissance du Seigneur en nous parant de vêtements éclatants de blancheur. Je parle de ceux qui habillent l’âme, non le corps. Le vêtement qui habille notre corps est une tunique sans importance. Mais c’est le corps, objet précieux, qui habille l’âme. Le premier vêtement est tissé par des mains humaines ; le second est l’œuvre des mains de Dieu. Et c’est pourquoi il faut veiller avec la plus grande sollicitude à préserver de toute tache l’œuvre de Dieu… Avant la Nativité du Seigneur, purifions notre conscience de toute souillure. Présentons-nous, non revêtus de soie, mais plutôt d’œuvres de valeur… Commençons donc par orner notre sanctuaire intérieur.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Noms d’étoiles dans Orion

Ces dernières années, l’Union Astronomique Internationale, le seul organisme international habilité à nommer officiellement les astres, a approuvé des noms déjà en usage pour 227 des étoiles les plus brillantes, dont les célèbres Sirius, Polaire et Bételgeuse. La constellation d’Orion visible ci-dessus est présentée avec en superposition plusieurs de ces noms désormais officiels. Couvrant un champ d’environ 30° d’arc, cette image contient largement le grand chasseur, de la tête aux pieds (de gauche à droite). La grande nébuleuse d’Orion est, avec une distance de 1500 années-lumière, la plus proche des grandes régions de formation d’étoiles, visible ici à droite et en bas du centre de l’image. À sa gauche, et bien que difficilement discernable à cette échelle, se trouve la nébuleuse de la Tête de cheval, M78, juste à côté de l’étoile formant l’extrémité basse de la ceinture d’Orion. En bas à gauche, l’orangée Bételgeuse forme l’épaule du chasseur, tandis que diamétralement opposée se trouve la bleutée Rigel marquant son pied, avec juste au-dessus la nébuleuse de la Tête de sorcière. À gauche de nouveau, l’étoile Lambda Orionis (Meissa) brille au milieu d’un nuage circulaire d’hydrogène ionisé rougeoyant. Les nébuleuses d’Orion ainsi que les principales étoiles dessinant les contours de cette constellation sont relativement aisées à voir à l’oeil nu, mais ce n’est pas le cas des nuages de poussière et des régions d’émission du gaz diffus omniprésent dans cette zone riche en nébuleuses. C’est l’utilisation d’un filtre en H-alpha qui permet ainsi de révéler l’hydrogène luminescent formant la couronne autour de Lambda Orionis ou encore la vaste boucle de Barnard.

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Image Crédit & Copyright: Rogelio Bernal Andreo, Traduction  Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

ENTRETIEN DE SAINT ANSELME SUR L’EXISTENCE DE DIEU

Allons, courage, pauvre homme ! Fuis un peu tes occupations, dérobe-toi un moment au tumulte de tes pensées. Rejette maintenant tes lourds soucis et laisse de côté tes tracas. Donne un petit instant à Dieu et repose-toi un peu en lui. Entre dans la chambre de ton esprit, bannis-en tout, sauf Dieu ou ce qui peut t’aider à le chercher. Ferme la porte et mets-toi à sa recherche.
À présent, parle, mon cœur, ouvre-toi tout entier et dis à Dieu : Je cherche ton visage; c’est ton visage, Seigneur, que je cherche.
Et maintenant, toi, Seigneur mon Dieu, enseigne à mon cœur où et comment te chercher, où et comment te trouver. Seigneur, si tu n’es pas ici, où te chercherai-je en ton absence ? Et si tu es partout, pourquoi ta présence m’est-elle invisible ? Certes, tu habites une lumière inaccessible . Mais où est-elle, cette lumière inaccessible ? Comment accéder à une lumière inaccessible ? Qui donc m’y conduira et m’y introduira pour que je t’y voie ? Et puis, à quels indices, sous quels traits te chercher ? Enseigne-moi à te chercher et montre-toi quand je te cherche; car je ne puis te chercher si tu ne me l’enseignes, ni te trouver si tu ne te montres. En mon désir, puissé-je te chercher, et, dans ma recherche, te désirer; dans mon amour, puissé-je te trouver et, en te trouvant, t’aimer.

Un bang supersonique

Vous êtes nombreux à avoir déjà entendu un bang supersonique, mais peu à en avoir déjà vu un. Quand un avion voyage à une vitesse supérieure à celle du son, les ondes sonores de densité émises par l’avion ne peuvent précéder l’engin, et s’accumulent ainsi dans un cône en arrière de l’avion. Quand cette onde de choc passe, un témoin entend au même moment le son émis sur une longue période : c’est le bang supersonique. Au moment où un avion accélère pour passer le mur du son, un nuage inhabituel peut se former. L’origine de ce nuage est toujours débattue. Une théorie généralement admise explique qu’il se produit une chute de pression au niveau de l’avion décrite par la singularité de Prandtl-Glauert de telle manière que l’humidité de l’air s’y condense pour former des gouttelettes d’eau. Ci-dessus, un F/A-18 Hornet a été photographié au moment précis où il passe le mur du son. De gros météores ou la navette spatiale produisent fréquemment des bang supersoniques audibles avant de passer sous la vitesse du son dans l’atmosphère terrestre.

Crédit: Enseigne John Gay, USS Constellation, US Navy, Traduction  Laurent Laveder  > lire le texte original Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque , Homélie 26, sur le Bon Pasteur

Regardons notre berger, le Christ ; voyons son amour pour les hommes et sa douceur pour les conduire au pâturage. Il se réjouit des brebis qui l’entourent comme il cherche celles qui s’égarent. Monts et forêts ne lui font pas d’obstacle ; il court dans la vallée de l’ombre pour parvenir jusqu’à l’endroit où se trouve la brebis perdue. L’ayant trouvée malade, il ne la méprise pas, mais la soigne ; la prenant sur ses épaules, il guérit par sa propre fatigue la brebis fatiguée. Sa fatigue le remplit de joie, car il a retrouvé la brebis perdue, et cela le guérit de sa peine : « Lequel d’entre vous, dit-il, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller auprès de celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ? »

La perte d’une seule brebis trouble la joie du troupeau rassemblé, mais la joie des retrouvailles chasse cette tristesse : « Quand il l’a retrouvée, il assemble amis et voisins et il leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue » (Lc 15,6). C’est pourquoi le Christ, qui est ce berger, disait : « Je suis le bon pasteur » (Jn 10,11). « Je cherche la brebis perdue, je ramène celle qui est égarée, je panse celle qui est blessée, je guéris celle qui est malade » (Ez 34,16).

Orage sur le Colorado

Avez-vous jamais admiré des éclairs d’orage avec une certaine crainte mêlée de fascination ? Bienvenue au club. Bizarrement, personne ne sait exactement comment les éclairs sont produits. Ce dont on est certain, c’est que les charges électriques se séparent lentement dans certains nuages, ce qui produit des décharges électriques rapides, nos fameux éclairs. Mais la façon dont les charges électriques se séparent dans les nuages reste un sujet d’intenses recherches. Les éclairs suivent généralement une trajectoire tourmentée, chauffant instantanément une mince colonne d’air jusqu’à une température 3 fois supérieure à celle de la surface du Soleil. L’onde de choc résultante se propage à une vitesse d’abord supersonique pour finir par le grondement sourd caractéristique qu’on appelle le tonnerre. Les éclairs sont fréquents dans les cumulonimbus orageux, et en moyenne la Terre subit 44 impacts de foudre chaque seconde. L’image d’aujourd’hui est un empilement de 60 prises de vue d’un orage avec une forte activité électrique acquises en juillet 2016 à Colorado Springs, Colorado, Etats-Unis d’Amérique.

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Image Crédit & Copyright: Joe Randall, Traduction Didier Jamet  > lire le texte original Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Grand cœur et attitude humble, les traits du chrétien; Homélie à Sainte-Marthe (tiré de Zénit 29/11/2016)

Pour le temps de l’Avent, le pape François a encouragé à vivre « la vraie humilité », qui ne cherche rien d’autre qu’à marcher en présence du Seigneur en restant « petit ». C’est le thème de son homélie lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le 29 novembre 2016. D’après Radio Vatican, le pape a souligné la préférence de Dieu pour « le cœur des petits ». Dans la première lecture (Is 11, 1-10), le prophète Isaïe parle du « rameau » qui « sortira de la souche de Jessé » et apportera la libération, et non d’une « armée », a-t-il fait observer. « A Noël, nous verrons cette petitesse, cette petite chose : un enfant, une étable, une maman, un papa… Les petites choses. De grands cœurs mais des attitudes de petits, (…) la vertu des petits ». Les petits, a-t-il expliqué, ont « la crainte du Seigneur » : une crainte qui « n’est pas la peur », mais « l’humilité ». Il s’agit de marcher « devant le Seigneur » avec une attitude que le pape a formulée ainsi : « Tu es Dieu, je suis une personne, j’avance ainsi, avec les petites choses de la vie, en marchant en Ta présence et en cherchant à être irréprochable ».

Le pape a alors mis en garde contre l’humilité « de théâtre » : « ‘Je suis humble mais fier de l’être’… Non, ce n’est pas la vraie humilité. L’humilité des petits est celle qui marche en présence du Seigneur, ne parle pas mal des autres, cherche seulement le service, se sent le plus petit ». Comme la Sainte Vierge qui après l’Annonciation se rend chez sa cousine « sans rien dire de ce qui est arrivé », ainsi l’humilité consiste à « exulter de joie » d’être petit. « En regardant Jésus qui exulte de joie parce que Dieu révèle son mystère aux humbles, nous pouvons demander pour nous tous la grâce de l’humilité, la grâce de la crainte de Dieu, de marcher en sa présence en cherchant à être irréprochables, a conclu le pape. Et ainsi, avec cette humilité, nous pouvons être vigilants dans la prière, actifs dans la charité fraternelle et exultant de joie dans la louange ».

M27, la nébuleuse de l’Haltère

Le premier aperçu de ce que deviendra un jour notre Soleil a été découvert par inadvertance en 1764. A cette époque, l’astronome français Charles Messier compilait une liste d’objets diffus à ne pas confondre avec des comètes. Le 27ème objet sur la liste de Messier, connu sous le nom de M27 ou nébuleuse de l’Haltère, est une nébuleuse planétaire, un type de nébuleuse que notre Soleil engendrera quand les réactions de fusion nucléaire s’arrêteront en son coeur. M27 est une des nébuleuses planétaires les plus brillantes du ciel, et est visible en direction de la constellation du Petit Renard (Vulpecula en latin) avec des jumelles. La lumière émet environ 1000 ans pour nous parvenir de M 27, visible ci-dessus dans les couleurs émises par l’hydrogène et l’oxygène. Comprendre la physique et la signification de M27 était bien au-delà des connaissances du XVIIIème siècle. Même aujourd’hui, de nombreuses choses demeurent mystérieuses sur les nébuleuses planétaires bipolaires comme M 27, dont le mécanisme physique qui expulse l’enveloppe extérieure gazeuse d’une étoile de faible masse, laissant une naine blanche chaude émettant des rayons X.

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Image Crédit & Copyright: John Hayes, Traduction  Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE

« Il est devenu pauvre, pour que deveniez riches par sa générosité »

Le Verbe de Dieu qui est éternel, invisible, incompréhensible, incorporel, principe né du principe, lumière née de la lumière, source de la vie et de l’immortalité, empreinte fidèle du premier modèle, marque ineffaçable, ressemblance identique du Père, intention et pensée de celui-ci, progresse vers son image. Il prend chair pour sauver la chair, il s’unit à une âme raisonnable pour sauver mon âme ; il veut purifier le semblable par le semblable et il devient totalement homme, sauf en ce qui concerne le péché.
Il est conçu par la Vierge, préalablement purifiée par le Saint-Esprit dans son âme et dans sa chair, car, s’il fallait honorer la génération, il fallait honorer davantage la virginité. Il se présente comme Dieu incarné, formant un seul être de deux principes opposés, la chair et l’esprit. L’esprit donnait la divinité, la chair était divinisée. ~
Lui qui enrichit les autres s’appauvrit, car il adopte la pauvreté de ma chair pour que moi je m’enrichisse de sa divinité. Lui qui est plénitude s’anéantit, il se dépouille de sa propre gloire pour un peu de temps, afin que moi, je participe à sa plénitude.
Quel trésor de bonté ! Quel grand mystère en ma faveur ! J’ai reçu l’image, et je ne l’ai pas gardée. Le Verbe a participé à ma chair afin de sauver l’image et de rendre la chair immortelle ! Il s’unit à nous par une deuxième union, beaucoup plus étonnante que la première. ~
Il fallait que l’homme soit sanctifié par un Dieu devenu homme ; après avoir terrassé notre tyran, il nous délivrerait et nous ramènerait vers lui, par la médiation du Fils, pour l’honneur du Père. C’est ainsi que le Fils se montre obéissant en toutes choses envers lui, pour accomplir son plan de salut. ~
Ce bon Pasteur est venu rechercher la brebis égarée, en donnant sa vie pour ses brebis sur les montagnes et les collines où tu offrais des sacrifices . Il a retrouvé celle qui était égarée, il l’a chargée sur ces épaules qui ont porté aussi le bois de la croix et, après l’avoir saisie, il l’a ramenée à la vie d’en haut. ~
Cette lumière éclatante du Verbe est précédée par la lampe qui brûle et qui éclaire ; la Parole, par la voix qui crie dans le désert ; l’Époux, par l’ami de l’Époux, celui qui prépare pour le Seigneur un peuple choisi en le purifiant dans l’eau en vue de l’Esprit. ~
Il nous a fallu un Dieu qui s’incarne et qui meure pour que nous vivions. Nous sommes morts avec lui pour être purifiés ; morts avec lui, nous sommes ressuscités avec lui ; ressuscités avec lui, avec lui nous sommes glorifiés .

Une bulle dans l’océan cosmique

Semblant dériver dans un océan cosmique d’étoiles et de gaz luminescent, la délicate, flottante apparition située près du centre de cette image (juste à côté d’une étoile bleutée) de cette vue à grand champ est connue sous la référence NGC 7635, encore appelée nébuleuse de la Bulle. S’étendant sur à peine 10 années-lumière, la petite nébuleuse de la Bulle faisant partie d’un plus grand complexe de nuages de gaz et poussières interstellaires se trouve à environ 11 000 années-lumière de distance, à cheval sur la frontière séparant les constellations parentes de Céphée et de Cassiopée. On trouve également dans ce magnifique panorama l’amas d’étoiles ouvert M52 (au milieu du quart supérieur gauche), à 5 000 années-lumière de distance. Cette image numérique colorisée a été réalisée à partir de plaques photographiques prises à l’observatoire du Mont Palomar entre 1992 et 1997. Cette version retaillée couvre un champ d’environ 2 degrés sur le ciel correspondant à une largeur d’environ 375 années-lumière à la distance estimée de la nébuleuse de la Bulle.

Image Crédit & Copyright: Sébastien Gozé, Traduction Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

LETTRE PASTORALE DE SAINT CHARLES BORROMÉE

Le sens de l’Avent.

Voici, mes bien-aimés, ce temps célébré avec tant de ferveur, et, comme dit l’Esprit Saint, temps de la faveur divine, période de salut, de paix et de réconciliation ; temps jadis désiré très ardemment par les vœux et les aspirations instantes des anciens prophètes et patriarches, et qui a été vu enfin par le juste Siméon avec une joie débordante ! Puisqu’il a toujours été célébré par l’Église avec tant de ferveur, nous-mêmes devons aussi le passer religieusement dans les louanges et les actions de grâce adressées au Père éternel pour la miséricorde qu’il a manifestée dans ce mystère.
Oui, par cet avènement de son Fils unique, en vertu de son immense amour pour nous, pécheurs, il l’a envoyé alors pour nous délivrer de la tyrannie et de l’empire du démon, nous inviter à aller au ciel, nous faire pénétrer dans les mystères célestes, nous montrer la Vérité en personne, nous former à la pureté des mœurs, nous donner les germes des vertus, nous enrichir des trésors de sa grâce et enfin nous adopter pour ses fils et pour héritiers de la vie éternelle.
Du fait que ce mystère est revécu chaque année par l’Église, nous sommes exhortés à rappeler sans cesse le souvenir de tant d’amour envers nous. Cela nous enseigne aussi que l’avènement du Christ n’a pas profité seulement à ceux qui vivaient à l’époque du Sauveur, mais que sa vertu devait être communiquée aussi à nous tous ; du moins si nous voulons, par le moyen de la foi et des sacrements, accueillir la grâce qu’il nous a méritée et diriger notre vie selon cette grâce en lui obéissant.
L’Église nous demande encore de comprendre ceci : de même qu’il est venu au monde une seule fois en s’incarnant, de même, si nous enlevons tout obstacle de notre part, il est prêt à venir à nous de nouveau, à toute heure et à tout instant, pour habiter spirituellement dans nos cœurs avec l’abondance de ses grâces.
Aussi l’Église, comme une mère très affectueuse et très préoccupée de notre salut, à l’occasion de ce temps, nous enseigne, par des hymnes, des cantiques, et par toutes les paroles et les rites que lui a inspirés le Saint-Esprit, comment accueillir avec gratitude un si grand bienfait et comment nous enrichir de ses fruits. Ainsi notre âme se disposera à l’avènement du Christ avec autant de soin que s’il devait encore venir au monde, et de la manière même dont les pères de l’Ancien Testament, par leurs paroles comme par leurs exemples, nous ont appris à les imiter.

Le carré VIP d’Apollo 17 en 3D

Chaussez vos lunettes 3D et jetez un coup d’oeil sur cette scène stéréo de la vallée lunaire de Taurus-Littrow ! Au premier plan, cet anaglyphe nous offre une vue 3D détaillée de la jeep lunaire d’Apollo 17. Derrière, on trouve le module lunaire et de lointaines collines. Comme le monde entier allait pouvoir assister en direct au départ du dernier équipage à quitter la Lune à bord de l’étage de remontée grâce à la caméra de la jeep, cet emplacement de parking fut surnommé ironiquement le  » carré VIP « . En décembre 1972, les astronautes d’Apollo 17 Eugene Cernan et Harrison Schmitt passèrent quelque 75 heures à la surface de la Lune, tandis que leur collègue Ronald Evans était en orbite au-dessus d’eux. Ils ramenèrent 110 kg d’échantillons de roches et de sol, plus qu’aucune mission avant eux. Cernan et Schmitt sont encore à ce jour les derniers hommes à avoir marché (et même conduit) sur la Lune.

Image Crédit: Gene Cernan, Apollo 17, NASA; Anaglyph by Erik van Meijgaard, Traduction  Didier Jamet  > lire le texte originalAuteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Paroles du pape François sur la Parole de ce Dimanche (27/11/2016)

Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans l’Eglise commence aujourd’hui une nouvelle année liturgique, c’est-à-dire un nouveau chemin de foi du Peuple de Dieu. Et comme toujours nous commençons par l’Avent. La page de l’Evangile (cf. Mt 24,37-44) nous introduit à l’un des thèmes les plus suggestifs du temps de l’Avent: la visite du Seigneur à l’humanité. La première visite – nous le savons tous – est advenue par l’Incarnation, la naissance de Jésus dans la grotte de Bethléem ; la deuxième venue se produit dans le présent : le Seigneur nous rend visite continuellement, chaque jour, il marche à nos côtés, et c’est une présence de consolation ; et enfin il y aura la troisième, la dernière visite, que nous professons à chaque fois que nous récitons le Credo : « Il viendra à nouveau dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Le Seigneur nous parle aujourd’hui de sa dernière visite, celle qui aura lieu à la fin des temps, et il nous dit où notre chemin aboutira. La Parole de Dieu met en relief le contraste entre le déroulement normal des choses, la routine quotidienne, et la venue du Seigneur à l’improviste. Jésus dit :

« En ces jours-là, avant le déluge,
on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
les gens ne se sont doutés de rien,
jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis » (vv. 38-39).

Jésus dit cela. C’est toujours frappant de penser aux heures qui précèdent une grande calamité : tous font les choses habituelles sans se rendre compte que leur vie va être bouleversée. C’est sûr que l’Evangile ne veut pas nous faire peur, mais ouvrir notre horizon à une dimension ultérieure, plus grande, qui, d’une part, relativise les choses de chaque jour, mais en même temps les rend précieuses, décisives. La relation avec le Dieu-qui-vient-nous-visiter donne à chaque geste, à chaque chose une lumière différente, une épaisseur, une valeur symbolique. Dans cette perspective, il y a aussi une invitation à la sobriété, à ne pas être dominés par les choses de ce monde, par les réalités matérielles, mais plutôt à les gouverner. Si, au contraire, nous nous laissons conditionner et dominer par elles, nous ne pouvons pas percevoir qu’il y a quelque chose de beaucoup plus important : notre rencontre finale avec le Seigneur : voilà ce qui est important.  Cela, cette rencontre. Et les choses de chaque jour doivent être dirigées vers cet horizon. Cette rencontre avec le Seigneur qui vient pour nous. A ce moment-là, dit l’Evangile, « deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé » (v. 40). C’est une invitation à la vigilance, parce que, ne sachant pas quand Il viendra, il faut être toujours prêt à partir. En ce temps de l’Avent nous sommes invités à élargir l’horizon de notre cœur, à nous laisser surprendre par la vie qui se présente chaque jour avec ses nouveautés. Pour faire cela, il faut apprendre à ne pas dépendre de nos sécurités, de nos schémas consolidés, parce que le Seigneur vient à l’heure où nous ne l’imaginons pas. Il vient pour nous introduire dans une dimension plus belle et plus grande. Que Marie, la Vierge de l’Avent, nous aide à ne pas nous considérer propriétaires de notre vie, à ne pas opposer de résistance quand le Seigneur vient la changer, mais à être prêts à nous laisser visiter par lui, hôte attendu et bienvenu même s’il bouleverse nos plans.

Les falaises d’Echus Chasma

Qu’est-ce qui a engendré ces immenses falaises sur Mars ? De gigantesques cataractes ont elles un jour dévalé ces pentes ? Avec un dénivelé de 4 kilomètres, ces falaises bordant la vallée d’Echus Chasma, à proximité d’un cratère d’impact de fort gabarit, ont été creusées soit par de l’eau, soit par de la lave. L’hypothèse la plus communément admise veut qu’Echus Chasma, mesurant 100 kilomètres de long pour 10 de large, ait autrefois été une des plus grandes retenues d’eau de Mars. Si cette hypothèse est juste, l’eau jadis contenue dans Echus Chasma se serait vraisemblablement écoulée à la surface de Mars pour creuser l’impressionnante Kasei Valles, qui court sur plus de 3000 kilomètres vers le nord. Même si elle fut initialement creusée par de l’eau, la vallée a par la suite été envahie par de la lave, comme en témoigne son plancher extraordinairement lisse. Echus Chasma se trouve au nord du gigantesque rift de Valles Marineris, la plus grande structure géologique de ce type de tout le système solaire. Cette image a été prise par la sonde spatiale européenne Mars Express actuellement en orbite autour de Mars.

Crédit: G. Neukum (FU Berlin) et al., Mars Express, DLR, ESA, Traduction  Didier Jamet  Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

SERMON DE SAINT AUGUSTIN POUR LE TEMPS PASCAL

Chantons ici-bas l’Alléluia au milieu de nos soucis, afin de pouvoir le chanter un jour dans la paix. Pourquoi ici-bas au milieu des soucis ? Tu ne veux pas que je sois soucieux quand je lis cette parole : Vraiment, la vie de l’homme sur la terre n’est qu’une tentation ? Tu ne veux pas que je sois soucieux quand on me dit encore : Veillez pour ne pas entrer en tentation ? Tu ne veux pas que je sois soucieux alors que la tentation est si fréquente qu’on nous a imposé de dire dans la prière : Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons aussi à nos débiteurs ? On prie tous les jours parce qu’on fait des dettes tous les jours. Tu veux que je sois en paix, alors que chaque jour je demande pardon pour mes péchés, que je demande secours dans les dangers ? Lorsque j’ai dit pour mes péchés passés : Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons aussi à nos débiteurs, j’ajoute aussitôt, à cause des dangers à venir : Ne nous soumets pas à la tentation . Et comment le peuple est-il dans le bonheur, quand il crie avec moi : Délivre-nous du mal ? Et pourtant, mes frères, alors que nous sommes encore plongés dans ce mal, chantons Alléluia au Dieu bon qui nous délivre du mal. ~
Même ici-bas, au milieu des dangers, au milieu des tentations, nous-mêmes et les autres, chantons Alléluia. Dieu est fidèle , dit saint Paul. Il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces . Il ne dit pas : Dieu ne permettra pas que vous soyez tentés, mais : Il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter . Tu es entré en tentation ; mais Dieu te donnera le moyen d’en sortir, pour que tu ne périsses pas dans la tentation. Comme le vase du potier, tu es modelé par la prédication et durci au feu par la tentation. Mais quand tu y entres, songe au moyen d’en sortir ; car Dieu est fidèle : Il gardera ton entrée et ta sortie.
Mais ce corps sera rendu immortel et incorruptible, lorsque toute tentation aura disparu. Car, dit saint Paul, le corps est voué à la mort. Pourquoi ?  À cause du péché. Mais l’esprit est votre vie . Pourquoi ? Parce que vous êtes devenus des justes . C’est donc que nous abandonnons ce corps voué à la mort ? Mais non. Écoute la suite : Si l’Esprit de celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels . En effet, le corps, aujourd’hui animal, alors sera spirituel. ~
Heureux, alors, l’Alléluia ! Vie paisible, sans adversaire ! Là, il n’y a plus aucun ennemi, et on ne perd aucun ami. Là-haut, louange à Dieu, et ici-bas, louange à Dieu. Mais ici au milieu des soucis, et là dans la paix. Ici par des hommes destinés à mourir, là par ceux qui vivront toujours ; ici en espérance, là en réalité ; ici sur le chemin, là dans la patrie.
Chantons donc, maintenant, mes frères, non pour agrémenter notre repos, mais pour alléger notre travail. C’est ainsi que chantent les voyageurs : chante, mais marche. Soutiens ton effort par le chant, n’aime pas la paresse ; chante et marche. Qu’est-ce que cela veut dire : marche ? Progresse, progresse dans le bien. Car, selon l’Apôtre, il en est qui progresse de mal en pis. Toi, si tu progresse, c’est que tu marches ; mais progresse dans le bien, progresse dans la vraie foi, progresse dans la bonne conduite. Chante et marche.

Flotter à bord de l’ISS

Tourné en ultra-haute définition, ce court-métrage vous emmène en voyage à bord de la Station spatiale internationale. L’objectif à grand angle et grande profondeur de champ procure une expérience visuelle tout à fait immersive. Vous flottez dans une grande sérénité, observez l’extérieur de la Station et la Terre par les 7 panneaux de la Coupole, et explorez les modules habitables de la Station comme si vous y étiez. La Station spatiale internationale est le plus grand satellite artificiel jamais assemblé en orbite terrestre. Elle est grande comme un terrain de foot, et son volume pressurisé total est comparable à celui d’un Boeing 747.

Image Crédit: NASA, ISS, Harmonic, Traduction Didier Jamet  > lire le texte originalAuteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

LETTRE DE S. PAUL LE-BAO-TINH
AUX SEMINARISTES DE KE-VINH (1843)

Moi, Paul, lié de chaînes pour le Christ, je veux vous raconter les tribulations dans lesquelles je suis chaque jour enseveli, afin qu’embrasés de l’amour divin, vous bénissiez avec moi le Seigneur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.
Cette prison est vraiment une vive figure de l’enfer éternel. Aux liens, aux cangues et aux entraves viennent s’ajouter des colères, des vengeances, des malédictions, des conversations impures, des rixes, des actes mauvais, des serments injustes, des médisances, auxquels se joignent aussi l’ennui et la tristesse. Mais celui qui a déjà délivré les trois enfants des flammes ardentes est aussi demeuré avec moi ; il m’a délivré de ces maux et il me les convertit en douceur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.
Par la grâce de Dieu, au milieu de ces supplices qui ont coutume d’attrister les autres, je suis rempli de gaieté et de joie, parce que je ne suis pas seul, mais le Christ est avec moi. C’est lui, notre Maître, qui supporte tout le poids de cette croix ; pour moi, mes amis, je n’en ai à soutenir que la plus légère extrémité. Car non seulement il est spectateur du combat, mais encore il est combattant et vainqueur, et c’est lui qui consomme la lutte. C’est pourquoi la couronne de gloire est posée sur son chef, mais le membre peut aussi se réjouir de la gloire de la tête.
Comment puis-je vivre, voyant chaque jour les tyrans et leurs satellites infidèles blasphémer ton saint nom, toi, Seigneur, qui es assis au milieu des Chérubins et des Séraphins ? Vois ta croix foulée aux pieds des mécréants. Où est ta gloire ? À cette vue, enflammé de ton amour, j’aime mieux mourir et que mes membres soient coupés en morceaux en témoignage de mon amour pour toi, Seigneur.
Montre ta puissance, délivre-moi et aide-moi, afin que dans ma faiblesse, ta force se fasse sentir et soit glorifiée devant le monde, pour que tes ennemis ne lèvent pas la tête, si je suis ébranlé.
En entendant ces choses, vous rendrez, remplis de joie, d’immortelles actions de grâces à Dieu, auteur de tous les dons, et vous le bénirez avec moi, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde. Mon âme glorifie le Seigneur et mon esprit a tressailli d’allégresse, parce que Dieu a regardé l’humilité de son serviteur, désormais toutes les générations futures me diront bienheureux parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.
Louez le Seigneur, toutes les nations : louez-le, tous les peuples, parce qu’il a choisi ce qui est faible pour confondre ce qui est fort, il a choisis ce qui est vil pour détruire ce qui est noble, et par ma bouche, son esprit a confondu les philosophes, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.
Je vous écris ces choses pour que nous unissions votre foi et la mienne : au milieu de ces tempêtes, je jette une ancre qui va jusqu’au trône de Dieu ; c’est l’espérance qui vit toujours en mon cœur. Pour vous, mes bien-aimés, courez de telle sorte que vous remportiez la couronne, prenez l’armure de Dieu à droite et à gauche ; revêtez-vous de la cuirasse de la foi, comme l’ordonne mon patron, saint Paul ; il vaut mieux, pour vous, entrer borgnes et infirmes dans le royaume des deux que d’être jetés dehors, ayant vos membres entiers.
Aidez-moi de vos prières pour que je combatte légitimement, que je combatte le bon combat et que je combatte jusqu’à la fin, pour achever heureusement ma course, afin que, si dans cette vie nous ne pouvons plus nous voir mutuellement, dans le siècle futur nous ayons ce bonheur à jamais, tout près du trône de l’Agneau immaculé, et qu’ainsi nous le louions dans la joie et l’exaltation dans les siècles. Ainsi soit-il.


 Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
« Les Bienfaits de la patience »


Notre Seigneur et notre Maître nous a donné ce commandement pour notre salut : « Celui qui aura tenu bon jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » (Mt 10,22)… Le fait même que nous sommes chrétiens fonde notre foi et notre espérance. Mais, pour que l’espérance et la foi puissent porter des fruits, la patience est nécessaire. Ce n’est pas la gloire d’ici-bas que nous recherchons, c’est la gloire future. L’apôtre Paul nous en avertit : « Nous avons été sauvés, mais c’est en espérance. Voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer ; ce que l’on voit, comment peut-on encore l’espérer ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance » (Rm 8,24-25). 
Dans un autre passage, Paul donne le même enseignement aux justes qui travaillent à faire fructifier les dons de Dieu, afin de se préparer de plus grands trésors dans le ciel… : « Tant que nous en avons le temps, travaillons pour le bien de tous… Ne nous lassons pas de faire le bien ; en son temps la récolte viendra, si nous ne relâchons pas » (Ga 6,10.9)… Et lorsque Paul parle de la charité, il lui joint la persévérance et la patience : « L’amour prend patience, l’amour rend service, l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas…, ne s’emporte pas, n’entretient pas de rancune… ; il supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout » (1Co 13,4-7). Il montre ainsi que l’amour est capable de persévérer jusqu’au bout, puisqu’il sait tout supporter. 
Enfin il dit dans un autre passage : « Supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à cœur de garder l’unité dans le même Esprit en étant rassemblés dans la paix » (Ep 4,2-3). Il montre ainsi que les frères ne peuvent garder ni l’unité ni la paix, s’ils ne s’encouragent pas mutuellement en se supportant, et s’ils ne gardent pas le lien de la concorde au moyen de leur patience.

Télescope Hubble

 
Description de cette image, également commentée ci-après

Photo du télescope durant la mission STS-125 (2009).

Caractéristiques
Organisation NASA et ESA (15 %)
Domaine Astronomie
Statut opérationnel
Masse 11 000 kg
Lancement 24 avril 1990
Désorbitage vers 2020
Orbite basse
Altitude 590 km
Période 96-97 min
Inclinaison 28,5°
Télescope
Type Ritchey-Chrétien
Diamètre 2,4 m
Focale 57,6 m
Longueur d’onde Visible, ultraviolet, proche infrarouge
Programme Grands observatoires
Identifiant COSPAR 1990-037B
Site www.hubblesite.org/
Principaux instruments
NICMOS Caméra et spectromètre infrarouge
ACS (en) Caméra
WFC3 (en) Caméra à large champ
STIS (en) Spectromètre et caméra
COS (en) Spectromètre ultraviolet

La Navette Discovery a envoyé à 600km le Télescope spatial Hubble en 1990, Son miroir de grande taille (2,4 mètres de diamètre), qui lui permet de restituer des images avec une résolution angulaire inférieure à 0,1 seconde d’arc ainsi que sa capacité à observer à l’aide d’imageurs et de spectroscopes dans l’infrarouge proche et l’ultraviolet lui permettent de surclasser pour de nombreux types d’observation les instruments au sol les plus puissants handicapés par la présence de l’atmosphère terrestre

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Méditations sur l’Evangile, 263 (in Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 174)

Ne méprisons pas les pauvres, les petits… ; non seulement ce sont nos frères en Dieu, mais ce sont ceux qui imitent le plus parfaitement Jésus dans sa vie extérieure. Ils nous représentent parfaitement Jésus, l’ouvrier de Nazareth. Ils sont les aînés parmi les élus, les premiers appelés au berceau du Sauveur. Ils furent la compagnie habituelle de Jésus, de sa naissance à sa mort ; à eux appartenaient et Marie et Joseph et les apôtres… Bien loin de les mépriser, honorons-les, honorons en eux les images de Jésus et de ses saints parents ; au lieu de les dédaigner, admirons-les… Imitons-les, et puisque nous voyons que leur condition est la meilleure, celle qu’a choisie Jésus pour lui-même, pour les siens, celle qu’il a appelée la première autour de son berceau, celle qu’il a montrée par ses actes et ses paroles…, embrassons-la… Soyons de pauvres ouvriers comme lui, comme Marie, Joseph, les apôtres, les bergers, et si jamais il nous appelle à l’apostolat, restons dans cette vie aussi pauvres que lui-même y est resté, aussi pauvres qu’y est resté un saint Paul « son fidèle imitateur » (cf 1Co 11,1). Ne cessons jamais d’être en tout des pauvres, des frères des pauvres, des compagnons des pauvres, soyons les plus pauvres des pauvres comme Jésus, et comme lui, aimons les pauvres et entourons-nous d’eux.

La toile cosmique de la Tarentule

C’est la plus grande et la plus complexe des régions de formation d’étoiles de notre voisinage galactique. Située dans la proche galaxie du Grand Nuage de Magellan, galaxie satellite de la nôtre, l’apparence arachnéenne de la région lui a valu son nom familier de nébuleuse de la Tarentule. Il s’agit en l’occurrence d’une araignée bien particulière, puisqu’elle mesure environ 1000 années-lumière de diamètre et est distante de 180 000 années-lumière de nous, dans la constellation australe de la Dorade. Si la nébuleuse de la Tarentule se trouvait à la distance de la nébuleuse d’Orion, la pouponnière stellaire la plus proche de la Terre à 1500 années-lumière, sa taille apparente serait d’environ 30 degrés, soit quelque 60 fois la taille de la pleine Lune. D’étonnants détails sont visibles sur cette image s’intéressant aux émissions de l’hydrogène et de l’oxygène. Les pattes filiformes de la Tarentule enserrent NGC 2070, un amas qui contient certaines des étoiles les plus massives et les plus brillantes connues à ce jour, visible ici en bleu. Les étoiles massives brûlant la vie par les deux bouts, il n’est pas surprenant que la Tarentule se trouve non loin de l’emplacement d’une des plus proches des supernovae récentes.

Image Crédit & Copyright: Josep Drudis, Traduction  Didier Jamet,  Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

le pape encourage à être attentif: « Chaque jour le Seigneur nous rend visite »

 « Chaque jour le Seigneur nous rend visite », mais il faut être attentif pour pouvoir le reconnaître, a souligné le pape François lors la messe du 17 novembre 2016. Radio Vatican rapporte des extraits de son homélie. Depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le pape a commenté l’Evangile du jour (Lc 19, 41-44) où Jésus pleure sur Jérusalem : « tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait ». Il a comparé l’amour de Dieu « fou », « sans mesure », et « la réponse du peuple égoïste, méfiante, adultère, idolâtre ». « Cette histoire d’infidélité, où l’on ne reconnaît pas les caresses de Dieu, l’amour de Dieu, (…) fait souffrir le cœur de Jésus Christ ». Mais ce drame n’est pas arrivé seulement dans l’histoire ancienne, a fait observer le pape : « C’est le drame de tous les jours. Et c’est aussi mon drame ». En effet, « chacun de nous peut tomber dans le même péché que le peuple d’Israël, dans le même péché que Jérusalem : ne pas reconnaître le temps où nous avons été visités. Et chaque jour le Seigneur nous rend visite, chaque jour il frappe à notre porte. Mais nous devons apprendre à le reconnaître, pour ne pas finir dans cette situation si douloureuse : ‘Plus je les aimais, plus je les appelais, plus ils s’éloignaient de moi’. »

« Jésus pleure non seulement pour Jérusalem, mais pour nous tous, a poursuivi le pape François. Et il donne sa vie pour que nous reconnaissions sa visite. Saint Augustin disait une phrase très forte: ‘J’ai peur de Dieu, de Jésus, quand il passe !’. Mais pourquoi as-tu peur ? ‘J’ai peur de ne pas le reconnaître !’ ». Et le pape de mettre en garde : « Si tu n’es pas attentif à ton cœur, tu ne sauras jamais si Jésus est en train de te rendre visite ou non ». Le pape François a invité à faire « tous les jours » cet examen de conscience : « Aujourd’hui, le Seigneur m’a-t-il visité ? Ai-je entendu une invitation, une inspiration pour le suivre de plus près, pour faire une œuvre de charité, pour prier un peu plus ?… tant de choses auxquelles le Seigneur nous invite tous les jours ».

Il a conclu en souhaitant « que le Seigneur nous donne à tous la grâce de reconnaître le temps où nous avons été visités, où nous sommes visités et où nous serons visités pour ouvrir la porte à Jésus et ainsi élargir notre cœur dans l’amour ».

du Pape François à Sainte-Marthe © L’Osservatore Romano, 17/11/2016

La cité des nuages

Non, les gratte-ciels de Chicago n’ont pas poussé comme des stalactites sous les nuages. Ce que nous voyons ici au coucher du Soleil, ce sont leurs ombres réfléchies par le lac Michigan. Cette étonnante image a été photographiée en 2014 depuis un avion en approche de l’aéroport O’Hare de Chicago. Un deuxième avion est visible sur cette image, probablement lui aussi en approche du même aéroport.

 

Image Crédit & Copyright: Mark Hersch, Traduction  Didier Jamet , Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

HOMÉLIE DU II° SIÈCLE

Aussi longtemps que nous vivons sur terre, convertissons-nous. Nous sommes de l’argile dans la main de l’artisan. Le potier, s’il fait un vase qui se déforme ou qui se brise entre ses mains, le modèle de nouveau ; mais s’il l’a déjà mis au four, il ne pourra plus rien faire pour lui. Nous aussi, tandis que nous sommes en ce monde, convertissons-nous de tout notre cœur, en renonçant au mal que nous avons commis dans cette vie charnelle, afin d’être sauvés par le Seigneur, tandis que nous avons encore le temps de nous convertir.
Car lorsque nous serons sortis de ce monde, nous ne pourrons plus, là-bas, confesser nos fautes et nous convertir. Ainsi, mes frères, c’est en faisant la volonté du Père, en gardant la chasteté, et en observant les préceptes du Seigneur, que nous obtiendrons la vie éternelle. Le Seigneur dit, en effet, dans l’Évangile : Si vous n’avez pas gardé de petites choses, qui vous en confiera de grandes ? Je vous le dis donc : celui qui est digne de confiance en peu de choses l’est aussi pour beaucoup . Il veut donc dire ceci : Gardez la pureté dans votre chair, gardez sans tache le sceau de votre baptême, afin que nous recevions la vie éternelle.
Que personne d’entre vous ne dise que cette chair ne sera pas jugée, et qu’elle ne ressuscitera pas. Reconnaissez-le: comment avez-vous été sauvés, comment avez-vous retrouvé la vue, sinon tandis que vous viviez dans cette chair ? Il faut donc que nous gardions notre chair comme étant le temple de Dieu. De même que dans cette chair vous avez été appelés, de même est-ce dans cette chair que vous devez vous en aller. Si le Christ Seigneur, qui nous a sauvés, alors qu’il était d’abord esprit, s’est fait chair pour nous appeler, c’est aussi dans cette chair que nous recevrons la récompense.

Aimons-nous donc les uns les autres, afin de nous en aller tous ensemble dans le royaume de Dieu. Tandis que nous avons le temps de guérir, remettons-nous à Dieu pour qu’il nous soigne, et donnons-lui ses honoraires. Lesquels ? La conversion d’un cœur sincère. Car il sait toutes choses d’avance, et il connaît tout ce qu’il y a dans notre cœur. Donnons-lui donc la louange, non pas seulement celle de notre bouche, mais aussi celle de notre cœur, afin qu’il nous accueille comme des fils. Car le Seigneur a dit : Mes frères, ce sont ceux qui font la volonté de mon Père.

Le mur de formation stellaire du Cygne

Il arrive que les étoiles se forment dans des murs, de brillants murs de gaz interstellaire. Le vaste front d’émission en forme de W visible dans ce paysage céleste haut en couleurs est connu sous le nom de Mur du Cygne. Faisant partie d’une nébuleuse par émission encore plus grande et d’une forme qui n’est pas sans rappeler le continent nord-américain, ce front s’étend sur environ 20 années-lumière. Elaborée à partir d’images prises au travers de filtres qui mettent en valeur le rayonnement rougeâtre des atomes d’hydrogène ionisés retrouvant leur électron, cette mosaïque révèle de nombreux détails dans les formes de poussière se découpant en silhouette. Sculptées par le rayonnement énergétique de jeunes étoiles massives et chaudes de la région, les formes sombres sont des nuages de gaz froid et de poussière au sein desquels se forment probablement des étoiles. La nébuleuse Amérique du Nord, NGC 7000, se trouve à quelque 1500 années-lumière de nous. Pour la trouver, regardez au nord-est de Deneb, la plus brillante étoile du Cygne.

Image Crédit & Copyright: Sara Wager, Traduction  Didier Jamet, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

COMMENTAIRE DE SAINT AUGUSTIN SUR L’ÉVANGILE DE JEAN

Personne ne vient à moi, si mon Père ne l’attire.

Ne t’imagine pas que tu es attiré malgré toi : c’est par l’amour que l’âme est attirée. Et nous ne devons pas craindre les hommes qui soupèsent les mots mais qui sont très éloignés des choses, surtout des choses divines ; ne craignons pas qu’ils nous objectent cette parole évangélique des saintes Écritures et ne nous disent : « Comment puis-je croire de façon volontaire, si je suis attiré ? » Moi, je dis : « C’est un peu par la volonté, mais c’est aussi par le plaisir que tu es attiré. »

Être attiré par le plaisir, qu’est-ce que c’est ? Mets ta joie dans le Seigneur, il comblera les désirs de ton cœur . Il y a un certain plaisir du cœur, lorsqu’il trouve délicieux le pain céleste. Si le poète a pu dire : « Chacun est attiré par son plaisir », — non pas la nécessité mais le plaisir, non pas l’obligation mais la délectation, — à combien plus forte raison nous-mêmes devons-nous dire que l’homme est attiré vers le Christ : l’homme qui prend sa joie dans la vérité, sa joie dans la béatitude, sa joie dans la justice, sa joie dans la vie éternelle. Or, le Christ est tout cela.

Si les sens du corps ont leurs plaisirs, est-ce que l’âme ignore les plaisirs ? Si l’âme n’a pas ses plaisirs à elle, pourquoi est-il écrit : Les fils des hommes s’abriteront à l’ombre de tes ailes, ils seront enivrés aux festins de ta maison, tu les abreuveras du torrent de tes plaisirs, car en toi est la source de la vie, et dans ta lumière nous verrons la lumière.

Butte martienne érodée

À quoi correspond cet étonnant monticule sur Mars ? Curiosity, le robot automobile de la NASA évoluant à la surface de Mars, est tombé sur un ensemble de monticules de ce genre que la NASA a désigné sous le nom de buttes de Murray en hommage à Bruce C. Murray. Cette image est en fait une mosaïque d’une des dernières buttes croisées par Curiosity sur la route du Mont Sharp, et aussi une des plus spectaculaires. Du fait des effondrements internes qu’elle a subis, on y distingue parfaitement les différentes strates de grès qui la composent sur une quinzaine de mètres de hauteur. Sur la droite de l’image, le rempart du cratère Gale est visible dans le lointain. Curiosity poursuit sa quête afin d’accumuler des indices sur la façon dont Mars a évolué d’une planète jadis hospitalière au désert oxydé qu’elle est aujourd’hui.

Image Crédit: NASA, JPL-Caltech, MSSS; Compilation & Traitement : Kenneth Kremer, Marco Di Lorenzo, Traduction réalisée Didier Jamet; Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
Sermon 31 sur le Cantique des Cantiques (trad. Emery rev.)

Les hommes de l’ancienne alliance étaient sous le régime des symboles. Pour nous, par la grâce du Christ présent dans la chair, la vérité elle-même s’est mise à resplendir. Et pourtant, par rapport au monde à venir, nous vivons encore d’une certaine manière dans l’ombre de la vérité. L’apôtre Paul écrit : « Partielle est notre connaissance, partielle notre prophétie » (1Co 13,9) et « Non, je n’estime pas avoir déjà saisi » (Ph 3,13). En effet, comment ne pas faire de différence entre celui qui marche par la foi et celui qui se trouve dans la claire vision ? Ainsi « le juste vit de la foi » (Ha 2,4 ;Rm 1,17) — c’est le bienheureux qui exulte dans la vision de la vérité ; maintenant l’homme saint vit encore à l’ombre du Christ… Et elle est bonne, cette ombre de la foi ; elle filtre la lumière aveuglante pour notre regard encore enténébré et prépare notre œil à supporter la lumière. Il est écrit en effet : « Dieu a purifié leurs cœurs par la foi » (Ac 15,9). La foi donc n’a pas pour effet d’éteindre la lumière, mais de la conserver. Tout ce que les anges contemplent à découvert, l’ombre de la foi le garde pour moi ; elle le fait reposer dans son sein pour le révéler au moment voulu. N’est-ce pas une bonne chose qu’elle tienne enveloppé ce que tu ne peux pas encore saisir sans voile ?

D’ailleurs la mère du Seigneur vivait elle aussi dans l’ombre de la foi, puisqu’on lui a dit : « Heureuse es-tu, toi qui as cru » (Lc 1,45). Et du corps du Christ elle a aussi reçu une ombre, selon le message de l’ange : « La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1,35). Cette ombre n’a donc rien de méprisable puisque c’est la puissance du Très-Haut qui la projette. Oui vraiment, il y avait dans la chair du Christ une force qui couvrait la Vierge de son ombre, afin que l’écran de ce corps vivifiant lui permette de supporter la présence divine, de soutenir l’éclat de la lumière inaccessible, chose impossible à une femme mortelle. Cette puissance a dompté toute force adverse ; la force de cette ombre chasse les démons et protège les hommes. Puissance vraiment vivifiante et ombre vraiment rafraîchissante ! Et nous, c’est bien dans l’ombre du Christ que nous vivons, puisque nous marchons par la foi et que nous recevons la vie en étant nourris de sa chair.

Coucher de Soleil sur Edmonton

Le 18 septembre dernier, le Soleil s’est couché exactement dans l’axe du canyon de verre et d’acier connu sous le nom d’avenue Jasper à Edmonton, Etat de l’Alberta, Canada, planète Terre. Cet alignement, qui n’est pas sans évoqué celui de Stonehenge, a été immortalisé depuis le milieu de la route. Les rues d’Edmonton forment un maillage quasiment orienté sur les points cardinaux, si bien que deux fois par an, à proximité des équinoxes, on peut voir le Soleil se lever et se coucher exactement dans l’axe des rues. L’équinoxe de septembre a lieu cette année le 22 à 14h21 temps universel, heure exacte à laquelle le Soleil traverse l’équateur céleste. L’équinoxe de septembre marque le début astronomique de l’automne dans l’hémisphère nord, et du printemps dans l’hémisphère sud.

Image Crédit & Copyright: Luca Vanzella  Traduction Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité : No Greater Love ( Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 42)

« Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n’avons fait que notre devoir »

Sois toujours fidèle dans les petites choses, car en elles réside notre force. Pour Dieu, rien n’est petit. Il n’entend rien diminuer. Pour lui, toutes les choses sont infinies. Pratique la fidélité dans les choses les plus minimes, non pas pour leur vertu propre, mais en raison de cette grande chose qu’est la volonté de Dieu — et que, moi-même, je respecte infiniment.

Ne recherche pas des actions spectaculaires. Nous devons délibérément renoncer à tout désir de contempler le fruit de notre labeur, accomplir seulement ce que nous pouvons, du mieux que nous le pouvons, et laisser le reste entre les mains de Dieu. Ce qui importe, c’est le don de toi-même, le degré d’amour que tu mets dans chacune de tes actions.

Ne t’autorise pas le découragement face à un échec, dès lors que tu as fait de ton mieux. Refuse aussi la gloire lorsque tu réussis. Rends tout à Dieu avec la plus profonde gratitude. Si tu te sens abattu, c’est un signe d’orgueil qui montre combien tu crois en ta propre puissance. Ne te préoccupe pas plus de ce que pensent les gens. Sois humble et rien ne te dérangera jamais. Le Seigneur m’a lié là où je suis ; c’est lui qui m’en déliera.

En surplomb de Saturne

Cette image de Saturne n’aurait pas pu être prise depuis la Terre, car depuis notre planète il est impossible de voir une portion de Saturne plongée dans la nuit tandis que l’ombre du globe se porte sur les anneaux. Cela est dû au fait que la Terre est beaucoup plus proche du Soleil que ne l’est Saturne, si bien que la planète aux anneaux nous présente toujours une face complètement éclairée. Cette mosaïque d’images a été prise cette année par la sonde spatiale Cassini, juste avant qu’elle n’enregistre la rotation de Saturne pendant 44h. Outre les anneaux de Saturne, on peut noter la présence d’un hexagone polaire au sommet des nuages encapuchonnant le pôle nord. La mission de Cassini est entrée dans sa dernière année puisque la sonde plongera dans l’atmosphère de Saturne en septembre 2017.

Image Crédit: NASA, JPL-Caltech, Space Science Institute, traduction  Didier Jamet, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Sainte Catherine de Gênes (1447-1510), laïque, mystique 
Consentir à la conversion

Dieu incite l’homme à se lever du péché, puis avec la lumière de la foi il éclaire l’intelligence, ensuite par un certain goût et une certaine saveur il embrase la volonté. Tout cela, Dieu l’accomplit en un instant, quoique nous l’exprimions en beaucoup de paroles et en y introduisant un intervalle de temps. 

Cette œuvre, Dieu la produit plus ou moins dans les hommes, selon le fruit qu’il prévoit. A chacun est donné lumière et grâce afin que, faisant ce qui est en son pouvoir, il puisse se sauver rien qu’en donnant son consentement. Ce consentement se fait de la manière suivante : Quand Dieu a fait son œuvre, il suffit à l’homme de dire : « Je suis content, Seigneur, fais de moi ce qui te plaît, je me décide à ne plus jamais pécher et à laisser là pour ton amour toute chose au monde ». 

Ce consentement et ce mouvement de la volonté se font si rapidement que la volonté de l’homme s’unit à celle de Dieu sans que lui-même s’en aperçoive, d’autant plus que cela se fait en silence. L’homme ne voit pas le consentement, mais il lui reste une impression intérieure qui le pousse à donner suite. Dans cette opération, il se trouve si enflammé qu’il reste étourdi et stupéfait, et il ne peut pas se tourner ailleurs. Par cette union spirituelle l’homme est lié à Dieu d’un lien presque indissoluble, parce que Dieu fait presque tout, ayant pris le consentement de l’homme. Si celui-ci se laisse mener, Dieu le règle et le conduit à cette perfection à quoi il le destine.

50 000 km au-dessus du Soleil

Qu’est-ce qui se dresse ainsi au bord du Soleil ? Rien d’autre qu’une monstrueuse protubérance. Une mince gaine de gaz ionisé maintenue en suspension par la puissance du champ magnétique solaire. Celle-ci a été capturée le week-end dernier avec un petit réfracteur, l’image résultante ayant été inversée puis colorisée. Comme l’indiquent les repères, la protubérance s’est élevée au-dessus de la surface solaire à une altitude bien supérieure à 50 000 km, un chiffre à rapprocher des 12 700 km de diamètre de notre petite planète.

Image Crédit & Copyright: Pete Lawrence, Traduction Didier Jamet, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

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Au cœur du Soleil, au sein du noyau solaire, il règne une température de pas moins de 15 millions de degrés Celsius. Cette température énorme a permis d’initier des réactions de fusion nucléaire, lesquelles entretiennent aujourd’hui une telle température. Avec le Laser mégajoule, on pourra  déposer une énergie de 1,8 MJ (mégajoules) sur une cible minuscule, grâce à 240 faisceaux convergents[7], mais dans un laps de temps relativement long par rapport à d’autres dispositifs (ce qui explique que l’on batte des records d’énergie et pas de puissance). La cible est composée de 0,40 mg de deutérium et de 0,60 mg de tritium et la quantité d’énergie apportée sera suffisante pour provoquer la fusion nucléaire de ces deux isotopes d’hydrogène. La masse du nouvel atome obtenu par la fusion est inférieure à la somme des masses des deux atomes légers. Dans le processus de fusion, une partie de la masse est transformée en énergie sous sa forme la plus simple : la chaleur.  Cette perte s’explique par la formule d’Einstein E=mc2. L’ intérêt de la fusion par rapport à la fission d’atomes est de pouvoir obtenir beaucoup plus d’énergie : d’abord à masse de « combustible » égale, la fusion libère trois à quatre fois plus d’énergie que la fission. Ensuite, le stock de « combustible » est beaucoup plus large : les océans contiennent naturellement une telle masse de deutérium (33 g/m3[2],[3]). le problème est de provoquer cette fusion; dans la bombe H, le détonateur est une bombe à fission, communément appelée Bombe A. ITER est un tokamak, c’est un réacteur nucléaire à fusion, destiné à générer de l’énergie à partir de combustible. Le combustible est stocké sous forme de quelques grammes de plasma dans une chambre à vide très poussé de forme toroïdale[33]. Ce plasma est chauffé à 150 millions de degrés pour déclencher des réactions de fusion, qui dégagent de l’énergie[34]. Pour protéger les parois de la température, le plasma est confiné par un champ magnétique[35]. Les parois sont tout de même chauffées par les particules issues des réactions nucléaires et par le rayonnement thermique émis par le plasma, elles doivent donc être en permanence refroidies[36]. Le but est de générer une puissance de 500 MW en n’en consommant que 50, durant 400 s (6 min 40 s), donc dépasser le « break even ». Le record mondial est, à ce jour, de 16 MW générés pour une puissance fournie de 25 MW, durant 1 s, réalisé par le tokamak européen JET. Le second objectif vise à maintenir les réactions de fusion dans le plasma pendant au moins 1 000 s (16 min 40 s) et jusqu’à 3000 s. Dans ce cas, pour 50 MW fournis, seuls 250 MW seraient produits. Le record mondial de durée est, à ce jour, de 6 min et 30 s, réalisé par le tokamak français Tore Supra en 2003.

Du noyau à la surface du Soleil, en direction de la surface du Soleil, soit sa photosphère, la température décroit jusqu’à n’être plus que de quelque 6.000 °C. Dans certaines régions qui apparaissent plus sombres, que les astronomes appellent des taches solaires, la température est encore plus faible. De l’ordre de 3.500 °C seulement !

De manière tout à fait surprenante, la température de la couronne solaire, qui forme l’atmosphère solaire, peut atteindre jusqu’à un million de degrés Celsius. Un phénomène que les chercheurs pensent pouvoir expliquer par l’existence, sous la surface du Soleil, d’une couche de plasma qui se comporte comme une marmite en ébullition. Celle-ci serait à la source d’un champ magnétique qui réchaufferait les couches successives de l’atmosphère solaire.

Les protubérances atteignent des températures de 10000 à 20000°C.
Les taches solaires sont des zones où la température est plus basse. Dans leur voisinage des ions et des électrons sont accélérés à des énergies très hautes, provoquant des éruptions solaires.

C.D.
Sciences et Avenir.fr  , Wikipédia.org et  NASA.

Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur la Genèse

Le soleil et la lune illuminent nos corps ; ainsi le Christ et l’Église illuminent nos esprits. Du moins les illuminent-ils si nous ne sommes pas des aveugles spirituels. Car, de même que le soleil et la lune ne laissent pas de répandre leur clarté sur les aveugles qui ne peuvent cependant accueillir la lumière, ainsi le Christ envoie sa lumière à nos esprits. Mais cette illumination aura lieu seulement si notre cécité n’y fait pas obstacle. Donc, que les aveugles suivent d’abord le Christ en criant : « Aie pitié de nous, Fils de David ! » (Mt 9,27), et quand ils auront retrouvé la vue grâce à lui, ils pourront être irradiés par la splendeur de la lumière.

Mais tous ceux qui voient ne sont pas illuminés de manière égale par le Christ ; chacun l’est à la mesure dont il peut recevoir la lumière (cf Lc 23,8s)… Ce n’est pas de la même manière que nous allons tous à lui, mais « chacun y va selon ses possibilités propres » (Mt 25,15).

Zénit du 20/09/2016

Au cours de la rencontre hebdomadaire place Saint-Pierre, le pape a médité sur l’Evangile de Luc (6,36) : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Une parole qui n’est pas « un slogan accrocheur, mais un engagement de vie ». Etre miséricordieux comme Dieu peut sembler une tâche impossible, a-t-il fait observer : en réalité, il s’agit de devenir « signe, canaux, témoins » de sa miséricorde. A l’exemple des saints qui « se sont laissé remplir le cœur de le divine miséricorde » et ont su montrer dans leurs œuvres de charité « les reflets du visage miséricordieux de Dieu ».

Etre miséricordieux consiste à « pardonner » et « donner », a encore expliqué le pape. « Le chrétien doit pardonner (…) parce qu’il a été pardonné ». Juger et condamner le frère qui pèche c’est « mépriser la miséricorde de Dieu ». Et le pape d’insister : « Nous n’avons pas le pouvoir de condamner notre frère qui se trompe, nous ne sommes pas au-dessus de lui: nous avons plutôt le devoir de lui faire retrouver la dignité d’enfant du Père et de l’accompagner dans son chemin de conversion ».

Le second pilier de la miséricorde, c’est le don, a poursuivi le pape François : « dans la mesure où l’on reçoit de Dieu, on se donne au frère, et dans la mesure où l’on se donne au frère, on reçoit de Dieu ». La perfection, a-t-il expliqué, « est l’amour miséricordieux » : « être parfaits signifie être miséricordieux (…). La bonté et la perfection s’enracinent dans la miséricorde ». Le pape s’est alors exclamé : « Combien avons-nous tous besoin d’être un peu plus miséricordieux, de ne pas médire des autres, de ne pas juger, de ne pas ‘plumer’ les autres par les critiques, par les envies, par les jalousies ».

Par la miséricorde, a conclu l’évêque de Rome, « le cœur s’élargit », tandis que l’égoïsme et la colère le rapetissent et l’endurcissent.

Un Tournesol dans un grand champ

La galaxie du Tournesol s’épanouit au centre de cette image à grand champ. La scène couvre un champ de 2° d’arc, l’équivalent de 4 pleine lunes côte à côte. Brillante galaxie spirale du ciel boréal, Messier 63 est à quelque 25 millions d’années-lumière de nous, dans la constellation des Chiens de Chasse. Egalement connue sous la référence de catalogue NGC 5055, ce majestueux univers-île mesure près de 100 000 années-lumière de diamètre, soit à peu près la taille de notre propre galaxie, la Voie lactée. Encore connue sous le nom familier de galaxie du Tournesol, M63 arbore un brillant noyau jaune entouré de bras spiraux bleus, eux-mêmes rayés de veines de poussières cosmiques et ponctués de régions de formations d’étoiles. Mais cette longue pose révèle également de remarquables boucles et extensions de ses bras spiraux. Membre dominant d’un groupe galactique connu, les subtiles extensions de M63 pourraient être le fruit d’interactions gravitationnelles avec des galaxies proches, ou les reliquats de galaxies naines satellites, ce qui viendrait alors confirmer l’hypothèse selon laquelle les galaxies grandissent par absorption de galaxies plus petites. M63 rayonne également dans tout le spectre électromagnétique, et on pense qu’elle a connu d’intenses flambées de formation d’étoiles.

afficher l’image en plus grand | afficher encore plus grand , Image Crédit & Copyright: Données – Deep Sky West, Traitement – John Vermette, Traduction  Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

HOMÉLIE DE S. JEAN DE CHRYSOSTOME SUR LA 1ère LETTRE AUX CORINTHIENS

La croix a gagné les esprits au moyen de prédicateurs ignorants, et cela dans le monde entier. Il ne s’agissait pas de questions banales, mais de Dieu et de la vraie foi, de la vie selon l’Évangile, du jugement futur. Elle a donc transformé en philosophes des rustres et des illettrés. Voilà comment la folie de Dieu est plus sage que l’homme, et sa faiblesse, plus forte .
Comment est-elle plus forte ? Parce qu’elle s’est répandue dans le monde entier, qu’elle a soumis tous les hommes à son pouvoir et qu’elle a résisté aux innombrables adversaires qui voulaient faire disparaître le nom du Crucifié. Au contraire, ce nom s’est épanoui et propagé ; ses ennemis ont péri, ont disparu ; les vivants qui combattaient un mort ont été réduits à l’impuissance. Aussi, quand un Grec dit que je suis fou , il manifeste que lui-même l’est au maximum, puisque moi qu’il juge fou, je me montre plus sage que les sages ; s’il me traite de faible, il se montre lui-même plus faible encore. En effet, ce que des publicains et des pécheurs ont pu réussir par la grâce de Dieu, les philosophes, les rhéteurs, les tyrans, bref la terre entière, dans toute son étendue, n’a même pas été capable de l’imaginer. ~
C’est en pensant à cela que Paul disait : La faiblesse de Dieu est plus forte que tous les hommes . Que la prédication soit l’œuvre de Dieu, c’est évident ici. Comment douze hommes, des ignorants, ont-ils pu avoir l’idée d’une pareille entreprise, eux qui vivaient auprès des lacs et des fleuves, et dans le désert ? Eux qui n’avaient jamais fréquenté les villes et leurs assemblées, comment ont-ils pu songer à se mobiliser contre la terre entière ? Ils étaient craintifs et sans courage : celui qui a écrit sur eux le montre bien, lui qui n’a voulu ni excuser ni cacher leurs défauts. C’est là une preuve très forte de vérité. Que dit-il donc à leur sujet ? Quand le Christ fut arrêté, après avoir fait d’innombrables miracles, la plupart s’enfuirent, et celui qui était leur chef de file ne resta que pour le renier…….

Io en vraies couleurs

La lune la plus étrange du système solaire est jaune clair. Cette image, montrant Io en vraies couleurs, a été prise en juillet 1999 par la sonde Galileo qui a tourné autour de Jupiter de 1995 à 2003. Les couleurs de Io proviennent du soufre et des roches à base de silicium fondues. La surface inhabituelle de Io reste très jeune grâce à son système de volcans actifs. L’intense marée gravitationnelle de Jupiter étire Io et les autres lunes Galiléennes de Jupiter la font osciller. La friction résultante chauffe énormément l’intérieur de Io, conduisant à l’explosion de roches fondues à sa surface. Les volcans de Io sont si actifs qu’ils mettent toute la lune sens dessus-dessous. Certaines laves volcaniques de Io sont si chaudes qu’elles brillent dans la nuit.

Crédit: Projet Galileo, JPL, NASA, Traduction  Laurent Laveder  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

SERMON DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME
SUR LE DIABLE TENTATEUR

Les chemins de la conversion :
Voulez-vous que je vous indique les chemins de la conversion ? Ils sont nombreux, variés et différents, mais tous conduisent au ciel.
Le premier chemin de la conversion, c’est la condamnation de nos fautes. Commence toi-même par dire tes fautes, pour être justifié . Et c’est pourquoi le Prophète disait : J’ai dit : Je veux confesser au Seigneur les iniquités que j’ai commises ; et toi, tu as pardonné le péché de mon cœur . Condamne donc toi-même les fautes que tu as commises, et cela suffira pour que le Maître t’exauce. Celui qui condamne ses fautes, en effet, craindra davantage d’y retomber. Éveille ta conscience pour avoir ton accusateur en toi-même et ne pas le rencontrer devant le tribunal du Seigneur. Voilà donc un excellent chemin de conversion.
Il y en a un deuxième, qui n’est pas inférieur à celui-là : c’est de ne pas garder rancune à nos ennemis, de dominer notre colère pour pardonner les offenses de nos compagnons de service, car c’est ainsi que nous obtiendrons le pardon de celles que nous avons commises contre le Maître ; c’est la deuxième manière d’obtenir la purification de nos fautes. Si vous pardonnez à vos débiteurs , dit le Seigneur, mon Père, qui est aux ciel ,vous pardonnera aussi.
Tu veux connaître le troisième chemin de la conversion ? C’est la prière fervente et attentive que tu feras du fond du cœur. ~

Si tu désires connaître le quatrième chemin, je citerai l’aumône elle a une puissance considérable et indicible. ~
La modestie et l’humilité ne sont pas des moyens inférieurs à ceux que nous avons dits pour détruire les péchés à la racine. Nous en avons pour témoin le publicain qui ne pouvait pas proclamer ses bonnes actions, mais qui les a toutes remplacées par l’offrande de son humilité et a déposé ainsi le lourd fardeau de ses fautes.
Nous venons donc d’indiquer cinq chemins de la conversion: d’abord la condamnation de nos péchés, puis le pardon accordé aux offenses du prochain ; le troisième consiste dans la prière ; le quatrième dans l’aumône le cinquième dans l’humilité.
Ne reste donc pas inactif, mais chaque jour emprunte tous ces chemins ; ce sont des chemins faciles et tu ne peux pas prétexter ta misère. Car, même si tu vis dans la plus grande pauvreté, tu peux abandonner ta colère, pratiquer l’humilité, prier assidûment et condamner tes péchés. Ta pauvreté ne s’y oppose nullement. Mais qu’est-ce que je dis là ? alors que, sur ce chemin de la conversion où il s’agit de donner ses richesses (c’est de l’aumône que je veux parler), même la pauvreté ne nous empêche pas d’accomplir le commandement. Nous le voyons chez la veuve qui donnait ses deux piécettes.
Nous avons donc appris comment soigner nos blessures ; appliquons ces remèdes: revenus à la vraie santé, nous profiterons hardiment de la table sainte et avec beaucoup de gloire nous irons à la rencontre du roi de gloire, le Christ. Obtenons les biens éternels par la grâce, la miséricorde et la bonté de Jésus Christ notre Seigneur.

L’Œil de Chat

Fixant l’espace interstellaire, la belle nébuleuse de l’Œil de Chat est située à 3000 années-lumière de la Terre. Nébuleuse planétaire classique, l’Œil de Chat (NGC 6543) représente la brève et cependant glorieuse phase finale dans la vie d’une étoile de type solaire. L’étoile centrale mourante de cette nébuleuse peut avoir produit le motif simple extérieur composé de couches concentriques de poussière en éjectant les couches extérieures en une série de convulsions régulières. Mais la formation de la belle et plus complexe structure intérieure n’est pas bien comprise. Sur cette image du télescope spatial Hubble, le vrai œil cosmique mesure plus d’une demi année-lumière de diamètre. En contemplant l’Œil de Chat, les astronomes peuvent voir le destin du Soleil, destiné à entrer dans sa propre phase d’évolution en nébuleuse planétaire… dans environ 5 milliards d’années.

Credit: NASA, ESA, HEIC, and The Hubble Heritage Team (STScI / (AURA), Traduction  Laurent Laveder  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Saint Clément de Rome, pape de 90 à 100 environ

Parcourons tous les âges et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se tourner vers lui. Noé prêcha la conversion, et ceux qui l’écoutèrent furent sauvés. Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait ; ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu’étrangers à Dieu…

Par sa volonté toute-puissante, il veut faire participer tous ceux qu’il aime à la conversion. C’est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté. Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté ; confions-nous à sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui ne conduisent qu’à la mort…

Restons humbles, mes frères, rejetons tous les sentiments d’orgueil, de jactance, de vanité et de colère… Attachons-nous fermement aux préceptes et aux commandements du Seigneur Jésus, nous rendant dociles et humbles devant ses paroles. Car voici ce que dit la parole sainte : « Vers qui tournerai-je mon regard, sinon vers l’homme doux, pacifique, qui tremble à mes paroles ? » (Is 66,2).

Io, une lune au-dessus de Jupiter

Quelle est la taille de la lune jovienne Io ? Le corps le plus volcanique du système solaire, Io, présente un diamètre de 3600 km, environ la taille du gros satellite naturel de la planète Terre. Passant à côté de Jupiter à la fin du précédent millénaire, la sonde Cassini a capturé cette magnifique vue de Io avec la plus grande géante gazeuse à l’arrière-plan, offrant une frappante démonstration de la taille relative de la reine des planètes. Bien que sur la photographie, Io semble être située juste devant les nuages joviens tourbillonnants , Io parcourt son orbite à toute vitesse, en 42 heures, à 420 000 km du centre de Jupiter. Elle est de ce fait à environ 350 000 km au-dessus du sommet des nuages de Jupiter, soit à peu près la distance Terre-Lune. La sonde Cassini elle-même était à environ 10 millions de kilomètres de Jupiter lorsqu’elle a pris cette photographie. En juillet 2016, c’est la sonde Juno qui s’est placée en orbite autour de Jupiter et passera par moments à moins de 5000 km du sommet de ses nuages.

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Image Crédit: Cassini Imaging Team, SSI, JPL, ESA, NASA, Traduction Didier Jamet , Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

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Denys le Chartreux (1402-1471), moine

« Je suis venu apporter un feu sur la terre » : je suis descendu du haut du ciel et, par le mystère de mon incarnation, je me suis manifesté aux hommes pour allumer dans les cœurs humains le feu de l’amour divin. « Et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » — c’est-à-dire qu’il prenne et devienne une flamme activée par l’Esprit Saint et qu’il fasse jaillir des actes de bonté !

Le Christ annonce ensuite qu’il subira la mort sur la croix avant que le feu de cet amour n’enflamme l’humanité. C’est, en effet, la très sainte Passion du Christ qui a valu à l’humanité un don aussi grand, et c’est avant tout le souvenir de sa Passion qui allume une flamme dans les cœurs fidèles. « Je dois recevoir un baptême », autrement dit : Il m’incombe et il m’est réservé par une disposition de Dieu de recevoir un baptême de sang, de me baigner et de me plonger comme dans l’eau, dans mon sang répandu sur la croix pour racheter le monde entier. « Et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit accompli », en d’autres termes jusqu’à ce que ma Passion soit achevée, et que je puisse dire : « Tout est accompli ! » (Jn 19,30)

 

Aurores polaires sur Jupiter

Les régions circumpolaires de Jupiter sont le siège d’une intense activité aurorale. Comme dans le cas de la Terre, le champ magnétique de la géante canalise vers les pôles les particules chargées en provenance du Soleil. Lorsque ces particules frappent les molécules de l’atmosphère, elles en arrachent des électrons. Ceux-ci ne tardent pas à se recombiner avec des noyaux esseulés chargés positivement, cette recombinaison donnant lieu à l’émission d’un photon. Sur cette image en ultraviolet du télescope spatial Hubble récemment rendue publique, on distingue un anneau auroral nettement centré sur le pôle nord de Jupiter. Différence notable d’avec les aurores polaires terrestres, celles de Jupiter se présentent aussi sous forme de marbrures et de points. On reconnaît également la Grande tache rouge dans l’hémisphère sud. Ces derniers temps, les aurores ont été particulièrement intenses sur Jupiter, une opportunité de mieux les étudier pour la sonde spatiale Juno qui vient tout juste de se satelliser autour de la géante. En chemin, Juno s’est déjà intéressée au vent solaire, nous offrant une meilleure compréhension des interactions entre celui-ci et les magnétosphères planétaires, y compris celle de notre propre planète.

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Image Crédit: NASA, ESA, Hubble, Traduction  Didier Jamet 

Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine

Que celui qui veut trouver le vrai repos pour son âme apprenne l’humilité ! Puisse-t-il voir qu’en elle se trouvent toute la joie, toute la gloire et tout le repos, comme dans l’orgueil se trouve tout l’opposé. Et en effet comment sommes-nous venus dans toutes nos tribulations ? Pourquoi sommes-nous tombés dans toute cette misère ? N’est-ce pas à cause de notre orgueil ? À cause de notre folie ? N’est-ce pas pour avoir suivi notre mauvais propos et pour nous être attachés à l’amertume de notre volonté ? Mais pourquoi cela ? L’homme n’a-t-il pas été créé dans la plénitude du bien-être, de la joie, du repos et de la gloire ? N’était-il pas au Paradis ? On lui a prescrit : Ne fais pas ceci, et il l’a fait. Voyez-vous l’orgueil, l’arrogance, l’insoumission ? « L’homme est fou, dit Dieu en voyant cette insolence ; il ne sait pas être heureux. S’il ne traverse pas des jours mauvais, il ira se perdre tout à fait. S’il n’apprend pas ce qu’est l’affliction, il ne saura pas ce qu’est le repos. » Alors Dieu lui a donné ce qu’il méritait, en le chassant du Paradis…

      Cependant la bonté de Dieu, comme je le répète souvent, n’a pas abandonné sa créature, mais elle se tourne encore vers elle et de nouveau la rappelle : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et accablés, et je vous soulagerai ». C’est-à-dire : Vous voilà fatigués, vous voilà malheureux, vous avez fait l’expérience du mal de votre désobéissance. Allons, convertissez-vous enfin ; allons, reconnaissez votre impuissance et votre honte, pour revenir à votre repos et à votre gloire. Allons, vivez par l’humilité, vous qui étiez morts par l’orgueil. « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. »

Un œil de chat large et profond

La nébuleuse de l’oeil de chat (NGC 6543) est une des nébuleuses planétaires les plus connues du ciel terrestre. Ses contours familiers aux astronomes amateurs sont reconnaissables dans la région centrale plus brillante de cette image à grand angle. Mais ce composite associe également de nombreuses expositions longues ou brèves dans l’objectif de révéler le halo extrêmement faible qui ceint la nébuleuse. Se trouvant à une distance estimée de 3000 années-lumière, le faible halo extérieur mesure plus de 5 années-lumière de diamètre. On sait depuis longtemps que les nébuleuses planétaires correspondent à la phase finale de la vie des étoiles du même type que notre Soleil. Mais depuis quelque temps, on trouve des halos semblables à celui-ci autour de certaines nébuleuses planétaires. Ils sont probablement formés de matériau expulsé durant de précédents épisodes de l’histoire de l’étoile. Alors que la présente nébuleuse planétaire proprement dite a un âge estimé de l’ordre de 10 000 ans, les astronomes pensent que les portions filamentaires externes de ce halo ont un âge compris entre 50 000 et 90 000 ans. Sur la gauche de l’image, on distingue la galaxie spirale NGC 6552, quelque 50 millions d’années-lumière plus lointaine que l’oeil de Chat.

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Image Crédit & Copyright: Josh Smith, Traduction Didier Jamet  > lire le texte originalAuteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Saint Athanase (295-373), évêque d’Alexandrie, docteur de l’Église
Discours contre les Ariens, 2, 78-79

La sagesse personnelle de Dieu, son Fils unique, a créé et réalisé toute chose. En effet, un psaume dit : « Tu as tout fait avec sagesse » (103,24)… De même que notre parole humaine est l’image de cette Parole qui est le Fils de Dieu (cf Jn 1,1), ainsi notre sagesse est, elle aussi, l’image de ce Verbe qui est la Sagesse en personne. Parce que nous possédons en elle la capacité de connaître et de penser, nous devenons capables d’accueillir la Sagesse créatrice, et par elle nous pouvons connaître son Père. « Car celui qui a le Fils a aussi le Père » (1Jn 2,23), et encore : « Celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé » (Mt 10,40)… 
« Puisque le monde, avec le moyen de la sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu à travers les œuvres de la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile » (1Co 1,21). Désormais Dieu ne veut plus, comme dans les temps anciens, être connu par des images et des ombres de la Sagesse : il a voulu que la véritable Sagesse en personne prenne chair, devienne homme, subisse la mort de la croix, afin qu’à l’avenir tous les croyants puissent être sauvés par la foi en cette Sagesse incarnée. 
C’est donc elle qui est la Sagesse de Dieu. Auparavant, elle se faisait connaître par son image introduite dans les choses créées…et de cette façon faisait connaître le Père. Par la suite, elle, qui est le Verbe, est devenue chair, comme dit saint Jean (1,14). Après avoir « détruit la mort » (1Co 15,26) et sauvé l’humanité, elle s’est manifestée plus clairement elle-même et, par elle-même, elle a manifesté son Père. Ce qui lui a fait dire : « Donne-leur de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jn 17,3). Toute la terre a donc été remplie de sa connaissance. Car il y a une seule connaissance, du Père par le Fils, et du Fils à partir du Père. Le Père met sa joie en lui, et le Fils se réjouit de la même joie dans le Père, ainsi qu’il le dit : « J’y trouvais ma joie, je me réjouissais jour après jour en sa présence » (Pr 8,30).

Les nuages de la nébuleuse de la Carène

Qu’est-ce qui se cache dans les brumes de la nébuleuse de la Carène ? Des nuages moléculaires, agrégats de poussière et de gaz si denses qu’ils deviennent opaques à la lumière visible. Encore que tout soit relatif car ils sont en fait beaucoup moins denses que l’air que nous respirons. Cette image, prise le mois dernier depuis l’observatoire de Siding Spring en Australie, est une vue détaillée du coeur de la nébuleuse de la Carène, une région dont les nébulosités présentent une grande variété de couleurs. Bien que cette nébuleuse soit essentiellement constituée d’hydrogène (colorisé ici en vert), on y relève également la présence de soufre, en rouge, et d’oxygène, en bleu. Prise dans son ensemble, la nébuleuse de la Carène, également connue sous la référence NGC 3372, s’étend sur environ 300 années-lumière à quelque 7500 années-lumière de la Terre et se trouve comme son nom l’indique dans la constellation de la Carène. Eta Carinae, la plus énergétique étoile de la nébuleuse, était une des étoiles les plus lumineuses du ciel terrestre dans les années 1830 avant de perdre brutalement de son éclat.

Image Crédit & Copyright: John Ebersole .Traduction  Didier Jamet  > lire le texte original Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

Homélie du pape François (de  Zénit , Anita Bourdin, le 26 Mai)

Comme chaque année, pour la fête du Saint-Sacrement – ou Fête-Dieu, fête du Corpus Domini -, le pape François a présidé la messe sur le parvis de la basilique Saint-Jean-du-Latran, puis la procession eucharistique jusqu’à Sainte-Marie-Majeure, comme il l’avait annoncé hier, à l’audience générale du mercredi, invitant les Romains et les visiteurs à se joindre à lui pour cet « acte public solennel de foi et d’amour envers Jésus réellement présent dans l’Eucharistie».

Homélie: Par deux fois, l’Apôtre Paul, écrivant à la communauté de Corinthe, rapporte de commandement de Jésus dans le récit de l’institution de l’Eucharistie. C’est le témoignage le plus ancien sur les paroles du Christ lors de la Dernière Cène. « Faites cela ». C’est-à-dire prenez le pain, rendez grâce et rompez-le ; prenez le calice, rendez grâce et distribuez-le. Jésus commande de répéter le geste par lequel il a institué le mémorial de sa Pâque, au moyen duquel il nous a donné son Corps et son Sang. Et ce geste est parvenu jusqu’à nous : c’est le “faire” l’Eucharistie, qui a toujours Jésus comme sujet, mais qui se réalise à travers nos pauvres mains ointes d’Esprit Saint. « Faites cela ». Déjà précédemment Jésus avait demandé aux disciples de “faire” ce qu’il avait déjà clair dans son esprit, en obéissance à la volonté du Père. Nous venons de l’entendre dans l’Évangile. Devant les foules fatiguées et affamées, Jésus dit aux disciples : « Donnez-leur vous- mêmes à manger » (Lc 9, 13). En réalité c’est Jésus qui bénit et rompt les pains jusqu’à rassasier tous ces gens, mais les cinq pains et les deux poissons ont été offerts par les disciples, et Jésus voulait précisément ceci : qu’au lieu de congédier la foule, ils mettent à sa disposition le peu qu’ils avaient. Et ensuite, il y a un autre geste : les morceaux de pain, rompus par les mains saintes et vénérables du Seigneur, passent dans les pauvres mains des disciples, qui les distribuent aux gens. Cela aussi c’est “faire” avec Jésus, c’est “donner à manger” avec lui. Il est clair que ce miracle ne veut pas seulement rassasier la faim d’un jour, mais il est signe de ce que le Christ entend accomplir pour le salut de toute l’humanité en donnant sa chair et son sang (cf. Jn 6, 48-58). Et cependant il faut toujours passer par ces deux petits gestes : offrir le peu de pains et de poissons que nous avons ; recevoir le pain rompu des mains de Jésus et le distribuer à tous.

Rompre : c’est l’autre parole qui explique le sens du « faites cela en mémoire de moi ». Jésus s’est rompu, il se rompt pour nous. Et il nous demande de nous donner, de nous rompre pour les autres. Justement ce “rompre le pain” est devenu l’icône, le signe de reconnaissance du Christ et des chrétiens. Rappelons-nous Emmaüs : ils le reconnurent « à la fraction du pain » (Lc 24, 35). Rappelons-nous la première communauté de Jérusalem : « Ils étaient assidus […] à la fraction du pain » (Ac 2, 42). C’est l’Eucharistie, qui devient depuis le commencement le centre et la forme de la vie de l’Eglise. Mais pensons aussi à tous les saints et saintes – célèbres ou anonymes – qui se sont « rompus » eux-mêmes, leur propre vie, pour “donner à manger” à leurs frères. Que de mamans, que de papas, avec le pain quotidien, coupé sur la table de la maison, ont rompu leur cœur pour faire grandir leurs enfants, et les faire bien grandir ! Que de chrétiens, comme citoyens responsables, ont rompu leur propre vie pour défendre la dignité de tous, spécialement des plus pauvres, des exclus et des discriminés ! Où trouvent-ils la force pour faire tout cela ? Justement dans l’Eucharistie : dans la puissance d’amour du Seigneur ressuscité, qui aujourd’hui aussi rompt le pain pour nous et répète : « Faites cela en mémoire de moi ».

Puisse aussi le geste de la procession eucharistique, que nous allons accomplir dans peu de temps, répondre à ce mandat de Jésus. Un geste pour faire mémoire de Lui ; un geste pour donner à manger à la foule d’aujourd’hui ; un geste pour rompre notre foi et notre vie comme signe de l’amour du Christ pour cette ville et pour le monde entier.

Le cou du Pélican

 

Le vaste front d’émission présent dans ce paysage céleste haut en couleur est connu sous le nom de IC 5067. Sous-partie d’une nébuleuse par émission encore plus grande appelée nébuleuse du Pélican, ce front s’étend sur une distance de quelque 10 années-lumière et suit les contours du cou et de la tête du pélican. Cette image a été colorisée selon la palette utilisée afin de restituer les données du télescope spatial Hubble. Les sombres et fantastiques formes visibles également dans l’image sont des nuages froids de gaz et de poussière façonnés par les énergétiques rayonnement de jeunes étoiles chaudes et massives. Des étoiles se forment également à l’intérieur de ces nuages, comme en témoignent les jets issus de l’extrémité du filament sombre visible un peu en dessous du centre de l’image. Ces jets révèlent la présence d’une proto-étoile emmitouflée dans le nuage, ces astres étant connus sous le nom d’objets de Herbig-Haro. La nébuleuse du Pélican, encore appelée IC 5070, est située à quelque 2000 années-lumière de nous. Pour la trouver, cherchez au nord-est de la brillante étoile  « Deneb » de la constellation du Cygne.

Image Crédit & Copyright: DonnéesSubaru Telescope (NAOJ), R. Colombari, TraitementRoberto Colombari, Traduction Didier Jamet  > lire le texte original, Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

« Le chemin de la sainteté, c’est simple », affirme le pape François.(Zénit le 24 Mai)

Le pape a expliqué comment prendre ce chemin dans son homélie du mardi 24 mai dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican. En cette Journée de prière pour l’Eglise de Chine, le pape a offert sa messe à cette intention.
Le pape a parlé de « la sainteté simple de tous les chrétiens », de celle « que nous avons à faire tous les jours ».
Il s’est appuyé dans ses réflexions sur la Première lettre de l’apôtre Pierre qui est un « petit traité sur la sainteté ».
« La conversion, tous les jours », c’est un des quatre moyens indiqués par le pape pour marcher sur le chemin de la sainteté. Il prévient les objections : « Oh, Père, pour me convertir, je dois faire pénitence, donnez-moi des coups de bâton ! » « Non, non, non, s’exclame le pape,  de petites conversions! »
« Si tu es capable de ne pas dire du mal d’un autre, tu es sur le bon chemin pour devenir saint, affirme le pape.  C’est  si simple ! Je sais que vous ne dites jamais du mal des autres, non? Des petites choses … Je veux critiquer un collègue de travail : mords ta langue un peu, conseille le pape. Elle se gonflera un peu, ta langue, mais ton esprit sera plus saint sur ce chemin. »
« La sainteté est un chemin, rappelle le pape, elle ne peut s’acheter, elle ne peut se vendre.  La sainteté est un chemin en présence de Dieu que je dois faire moi-même. Personne d’autre ne peut le faire en mon nom. Je peux prier pour que l’autre soit saint, mais le chemin, c’est lui qui doit le faire, pas moi. Cheminer en présence de Dieu, de façon irréprochable. »
Le pape énonce les trois autres moyens de marcher sur ce chemin, avec la conversion, le courage : «  Le chemin de la sainteté demande du courage. »
« Le Règne des cieux de Jésus est pour ceux qui ont le courage d’aller de l’avant », reprend le pape. Il s’agit du courage mû par « l’espérance », ajoute-t-il.
Et puis l’espérance : l’apôtre  Pierre écrit, rappelle le pape: « Mettez toute votre espérance sur la grâce ».
Et puis la grâce : « La sainteté, explique-t-il,  nous ne pouvons pas l’obtenir tout seul. Non, c’est une grâce. Être bon, être saint, faire un pas en avant tous les jours dans la vie chrétienne est une grâce de Dieu et nous devons la demander. »
« Un chemin que vous devez faire avec du courage, avec de l’espérance et de la volonté de recevoir cette grâce », résume le pape. Et surtout la conversion de tous les jours. Tel est le chemin de la sainteté, selon le pape François.

Le pape François a une nouvelle fois affirmé la priorité de la joie dans la vie chrétienne lors de son homélie du lundi 23 mai dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe

« Un chrétien est un homme ou une femme de la joie, un homme ou une femme de la joie dans le cœur, affirme le pape. C’est « la joie de l’Évangile, la joie d’avoir été élu par Jésus, sauvé par Jésus, régénéré par Jésus; la joie de l’espérance que Jésus nous attend, la joie qui – même dans les croix et les souffrances de cette vie – s’exprime d’une autre manière, qui est la paix dans la sécurité que Jésus nous accompagne, est avec nous ».« Il n’y a pas de chrétien sans joie ! » poursuit le pape qui va au-devant des objections: « Mais, père, j’en ai vu tellement… »: « Ils ne sont pas chrétiens ! Ils disent l’être, mais ils ne le sont pas ! Il leur manque quelque chose. » Le pape commente le passage de l’Évangile qui raconte la rencontre entre le Christ et le jeune homme riche: cet homme, dit le pape, « n’a pas été en mesure d’ouvrir le cœur à la joie et a choisi la tristesse », « car il avait de grands biens ». « Il était attaché aux biens! reprend le pape. Jésus nous a dit que l’on ne pouvait pas servir deux maîtres: ou tu sers Dieu ou tu sers les richesses. Les richesses ne sont pas mauvaises en elles-mêmes : mais servir la richesse c’est mauvais. Le pauvre homme, il s’en allé tout triste … » « Lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste », cite le pape.

« Lorsque dans nos paroisses, dans nos communautés, dans nos institutions, poursuit-il, nous trouvons des gens qui se disent chrétiens et veulent être chrétiens, mais sont tristes, il se passe quelque chose qui ne va pas. Et nous devons les aider à trouver Jésus, à supprimer cette tristesse, pour qu’ils puissent se réjouir de l’Évangile, qu’ils puissent avoir cette joie qui proprement celle de l’Évangile. » « Le chrétien, ajoute le pape, fait grandir cette joie avec confiance en Dieu. Dieu se souvient toujours de son alliance. » Et le chrétien « sait que Dieu se souvient de lui, que Dieu l’aime, que Dieu l’accompagne, que Dieu l’attend. Et cela est la joie ». Le chrétien est aussi « un homme, une femme de l’étonnement », souligne le pape François: « Le bon étonnement, face à la révélation, face à l’amour de Dieu, face aux émotions de l’Esprit Saint. » Cette parole revient, continue le pape,  « quand Jésus explique aux apôtres que ce jeune homme si bon n’avait pas réussi à le suivre, parce qu’il était attaché aux richesses: « Qui peut être sauvé, se demandent donc les apôtres? » Le Seigneur leur répond : « impossible aux hommes », « mais pas à Dieu ». Pour garder cette joie et cet étonnement, le pape appelle à ne pas s’attacher aux « mondanités », aux choses qui « nous détachent de Jésus ». C’est possible « seulement avec la force de Dieu, ajoute-t-il, avec la force de l’Esprit Saint ».

Comme à l’accoutumée, et selon la méthode de saint Ignace de Loyola, le pape a suggéré la « grâce à demander » en précisant: « Demandons aujourd’hui au Seigneur, qu’il nous donne l’étonnement devant lui, devant tant de richesses spirituelles qu’il nous a donnés, et qu’avec cet étonnement il nous donne la joie, la joie de notre vie et de vivre avec une paix dans le cœur les nombreuses difficultés, et qu’il nous protège de la recherche du bonheur dans tant de choses qui finalement nous attristent : elles promettent tant, mais ne nous donneront rien ! Souvenez-vous bien : un chrétien est un homme et une femme de la  joie, de la joie dans le Seigneur, un homme et une femme de l’étonnement. »

NGC 5078 et quelques amis

Sur cette image, la spirale barrée NGC 5101 (en haut à droite) et NGC 5078 (le macaron en bas à gauche) ne sont en réalité séparées que d’un demi degré, soit la taille apparente de la pleine Lune. Se trouvant dans les limites de la constellation de l’Hydre, leur distance est estimée à quelque 90 millions d’années-lumière, et leur taille comparable à celle de notre Voie lactée. Si elles se trouvaient bien à la même distance de nous, elles seraient alors distantes l’une de l’autre de 800 000 années-lumière seulement, soit largement moitié moins que la distance nous séparant de la galaxie d’Andromède. On remarque que NGC 5078 est en interaction directe avec une plus petite galaxie, IC 879. De nombreuses galaxies d’arrière-plan sont également visibles, dont certaines au travers même du disque de NGC 5101. Quant aux étoiles marquées d’aigrettes de diffraction, elles appartiennent à notre propre Voie lactée.

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Image Crédit & Copyright: Dietmar Hager, Eric Benson Traduction réalisée par : Didier Jamet  > lire le texte original Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

dimanche 22 mai 2016, L’Église fête  la Très Sainte Trinité

Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Dieu seul peut nous en donner la connaissance en se révélant comme Père, Fils et Saint Esprit. L’incarnation du Fils de Dieu révèle que Dieu est le Père éternel et que le Fils est de même nature que le Père, c’est-à-dire qu’il est en lui et avec lui le même Dieu unique. La mission du Saint Esprit, envoyé par le Père au nom du Fils et par le Fils « d’auprès du Père » (Jn 15,26) révèle qu’il est avec eux le même Dieu unique. « Avec le Père et le Fils il reçoit même adoration et même gloire » (Credo)…

Par la grâce du baptême « au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28,19) nous sommes appelés à partager la vie de la bienheureuse Trinité, ici-bas dans l’obscurité de la foi, et au-delà de la mort dans la lumière éternelle.

« La foi catholique consiste en ceci : vénérer un seul Dieu dans la trinité et la trinité dans l’unité, sans confondre les personnes, sans diviser la substance : car autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle de l’Esprit Saint ; mais du Père, du Fils et de l’Esprit Saint une est la divinité, égale la gloire, coéternelle la majesté » (Credo ).

Inséparables dans ce qu’elles sont, les personnes divines sont aussi inséparables dans ce qu’elles font. Mais dans l’unique opération divine chacune manifeste ce qui lui est propre dans la Trinité, surtout dans les missions divines de l’incarnation du Fils et du don du Saint Esprit. (Catéchisme de l’Église catholique §261-267 ).

INSTRUCTION DE SAINT COLOMBAN SUR LA FOI

 Dieu est partout, tout entier, immense. Partout il est proche, selon le témoignage qu’il donne de lui-même : Je suis , dit-il, un Dieu proche, et non un Dieu lointain . Le Dieu que nous cherchons ne demeure donc pas loin de nous : nous l’avons parmi nous si nous en sommes dignes. Il habite en nous comme l’âme dans le corps, si du moins nous sommes pour lui des membres sains que le péché n’a pas tués. ~ À cette condition, il habite vraiment en nous, lui qui a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux . S’il nous fait la grâce d’habiter en nous, nous sommes véritablement vivifiés par lui, comme ses membres vivants. En lui , dit l’Apôtre, nous avons la vie, le mouvement et l’être .

Mais qui pourra suivre le Très-Haut jusqu’en son être inexprimable et incompréhensible ? Qui scrutera les profondeurs de Dieu ? Qui risquera de traiter de l’origine éternelle de l’univers ? Qui se glorifiera de connaître le Dieu infini qui emplit tout et enveloppe tout, pénètre tout et dépasse tout, embrasse tout et se dérobe à tout, lui que personne n’a jamais vu , tel qu’il est ? Que nul n’ait donc la présomption de sonder l’impénétrable profondeur de Dieu, le quoi, le comment, le pourquoi de son être. Cela ne peut être ni exprimé, ni scruté, ni pénétré. Crois simplement, mais avec force, que Dieu est et qu’il sera tel qu’il a été, car Dieu est immuable.

Qui donc est Dieu ? Père, Fils et Esprit Saint, Dieu est un. Ne te demande rien de plus au sujet de Dieu. Que ceux qui veulent savoir le fond des choses concernant Dieu commencent par considérer l’ordre naturel. Le savoir concernant la Trinité est en effet justement comparé à la profondeur de la mer, dont la Sagesse a dit : Ce qui est profond, qui peut l’atteindre ? Comme le fond des mers est invisible aux regards des hommes, ainsi la divine Trinité demeure insaisissable à la compréhension humaine. C’est pourquoi, si quelqu’un veut comprendre ce qu’il doit croire, qu’il ne s’imagine pas pouvoir le faire davantage par des raisonnements que par la foi ; car la sagesse divine ainsi recherchée se retirera plus loin encore.

Recherche donc la suprême connaissance non en discutant, mais en menant une vie parfaite, non par la langue mais par la foi qui jaillit d’un cœur simple et n’est pas le résultat des conjectures d’une docte impiété. Si tu cherches l’ineffable par des raisonnements, il s’éloignera davantage de toi ; si c’est par la foi, la sagesse se tiendra où elle demeure : à ta porte ; et où elle se tient, elle peut être vue, ne fût-ce qu’en partie. En toute vérité, elle est atteinte dès l’instant où l’on croit à l’invisible, sans pour autant le comprendre. Puisque Dieu est invisible, nous devons croire en lui ; et cependant Dieu peut être vu en quelque manière par le cœur pur.

 Des chemins pour entrer dans la vie éternelle

Voulez-vous que je vous indique les chemins de la conversion ? Ils sont nombreux, variés et différents, mais tous conduisent au ciel. Le premier chemin de la conversion, c’est la condamnation de nos fautes. « Commence toi-même par dire tes fautes, pour être justifié » (Is 43,26). Et c’est pourquoi le prophète disait : « J’ai dit : Je veux confesser au Seigneur les iniquités que j’ai commises ; et toi, tu as pardonné le péché de mon cœur » (Ps 31,5). Condamne donc toi-même les fautes que tu as commises, et cela suffira pour que le Maître t’exauce. Celui qui condamne ses fautes, en effet, craindra davantage d’y retomber…

Il y en a un deuxième, qui n’est pas inférieur à celui-là, c’est de ne pas garder rancune à nos ennemis, de dominer notre colère pour pardonner les offenses de nos compagnons de service, car c’est ainsi que nous obtiendrons le pardon de celles que nous avons commises contre le Maître ; c’est la deuxième manière d’obtenir la purification de nos fautes. « Si vous pardonnez à vos débiteurs, dit le Seigneur, mon Père qui est aux cieux vous pardonnera aussi » (Mt 6,14).

Tu veux connaître le troisième chemin de la conversion ? C’est la prière fervente et attentive que tu feras du fond du cœur… Le quatrième chemin, c’est l’aumône ; elle a une puissance considérable et indicible… Ensuite, la modestie et l’humilité ne sont pas des moyens inférieurs pour détruire les péchés à la racine. Nous en avons pour témoin le publicain qui ne pouvait pas proclamer ses bonnes actions, mais qui les a toutes remplacées par l’offrande de son humilité et a déposé ainsi le lourd fardeau de ses fautes (Lc 18,9s).

Nous venons d’indiquer cinq chemins de la conversion… Ne reste donc pas inactif, mais chaque jour emprunte tous ces chemins. Ce sont des chemins faciles et tu ne peux pas prétexter ta misère. (de Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église , Sermon sur le diable tentateur .

Vents contraires autour de LL Orionis

Cette gracieuse structure incurvée est en réalité l’équivalent d’une vague d’étrave longue d’environ une demi année-lumière, créée par le vent de la jeune étoile LL Orionis entrant en collision avec le flux de la nébuleuse d’Orion. A la dérive dans la pouponnière stellaire d’Orion et encore en pleine formation, l’étoile variable LL Orionis engendre un vent plus puissant que le vent de notre propre Soleil d’âge mûr. Lorsque le vent stellaire rapide arrive dans du gaz se déplaçant lentement, un front de choc se forme, analogue à la vague d’étrave d’un bateau avançant dans l’eau ou d’un avion voyageant à vitesse supersonique. Le gaz plus lent s’écoule de l’amas d’étoiles chaudes central à la nébuleuse d’Orion, le Trapèze, situé à droite, en dehors du champ de l’image. En trois dimensions, le front de choc entourant LL Ori à la forme d’une boule qui apparaît plus brillante lorsqu’elle est vue tangentiellement. Le complexe de la pouponnière stellaire d’Orion présente une myriade de formes fluides similaires associées à la formation d’étoiles, dont l’arc de choc entourant une faible étoile en haut à droite. Cette image composite couleur, détail d’une mosaïque couvrant la Grande Nébuleuse d’Orion, a été prise en 1995 par le télescope spatial Hubble.

Image Crédit: Hubble Heritage Team (AURA / STScI), C. R. O’Dell(Vanderbilt U.), NASA, Traduction  Didier Jamet 

La Grande Nébuleuse d’Orion

Peu de curiosités astronomiques excitent autant l’imagination que la proche nursery stellaire connue sous le nom de Nébuleuse d’Orion. Le gaz brillant de la nébuleuse entoure les jeunes étoiles chaudes au bord d’un immense nuage moléculaire interstellaire situé à seulement 1500 années-lumière. La Grande Nébuleuse d’Orion est visible à l’oeil nu juste en dessous à gauche de la ceinture de 3 étoiles caractéristique de la célèbre constellation d’Orion. L’image ci-dessus a été contrastée dans le but de mettre en évidence les détails d’Orion de manière spectaculaire. Les brillantes étoiles du Trapèze les bandes de poussière sombre qui traversent le centre, l’hydrogène rouge luisant omniprésent et la poussière teintée de bleu qui réfléchit la lumière des étoiles nées récemment sont visibles simultanément au coeur d’Orion, La totalité du complexe moléculaire de la Nébuleuse d’Orion, qui inclut la Nébuleuse de la Tête de Cheval, se dispersera lentement au cours de 100 000 prochaines années.

Credit & Copyright: Robert Gendler, Traduction  Laurent Laveder  Auteurs et éditeurs : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

LETTRE DE SAINT ATHANASE À SÉRAPION, ÉVÊQUE DE THMUIS

Bienheureuse Trinité, un seul Dieu !

Étudions la tradition antique, la doctrine et la foi de l’Église catholique. Le Seigneur l’a donnée, les Apôtres l’ont annoncée, les Pères l’ont gardée. C’est sur elle, en effet, que l’Église a été fondée et, si quelqu’un s’en écarte, il ne peut plus être chrétien ni en porter le nom.

Il y a donc une Trinité sainte et parfaite, reconnue comme Dieu dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; elle ne comporte rien d’étranger, rien qui lui soit mêlé de l’extérieur ; elle n’est pas constituée du Créateur et du créé, mais elle est tout entière puissance créatrice et productrice. Elle est semblable à elle-même, indivisible par sa nature, et son activité est unique. En effet, le Père fait toutes choses par le Verbe dans l’Esprit Saint, et c’est ainsi que l’unité de la sainte Trinité est sauvegardée. C’est ainsi que dans l’Église est annoncé un seul Dieu, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous. Au-dessus de tous , comme Père, comme principe et source ; par tous , par le Verbe ; en tous , dans l’Esprit Saint. ~

Saint Paul, ~ écrivant aux Corinthiens, à propos des dons spirituels, rapporte toutes choses à un seul Dieu, le Père, comme à un seul chef, lorsqu’il dit : Les dons de la grâce sont variés, mais c ‘est toujours le même Esprit ; les ministères dans l’Église sont variés, mais c’est toujours le même Dieu, qui fait tout en tous . Car les dons que l’Esprit distribue à chacun sont donnés de la part du Père par le Verbe. En effet, tout ce qui est au Père est au Fils ; c’est pourquoi les biens donnés par le Fils dans l’Esprit sont les dons spirituels du Père. Quand l’Esprit est en nous, le Verbe qui nous le donne est en nous, et dans le Verbe se trouve le Père. Et c’est ainsi que s’accomplit la parole : Nous viendrons chez lui et nous irons demeurer auprès de lui . Là où est la lumière, là aussi est son éclat ; là où est son éclat, là aussi est son activité et sa grâce resplendissante.

C’est cela encore que Paul enseignait dans la seconde lettre aux Corinthiens : Que la grâce de Jésus Christ notre Seigneur, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous . En effet, la grâce et le don accordés dans la Trinité sont donnés de la part du Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint. De même que la grâce accordée vient du Père par le Fils, ainsi la communion au don ne peut se faire en nous sinon dans l’Esprit Saint. C’est en participant à lui que nous avons l’amour du Père, la grâce du Fils et la communion de l’Esprit Saint.

Livre des Proverbes 8,22-31.

Écoutez ce que déclare la sagesse de Dieu : « Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours.
Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre.
Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes.
Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée,
avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde.
Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,
qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme,
quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre.
Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment,
jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes. »

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