Janvier 2014

 

  • Le Sextet de Seyfert

131210 Image Crédit: Hubble Legacy Archive, NASA, ESA;   Traitement:   Judy Schmidt, APOD, traduction Didier Jamet.

Connu sous le nom de Sextet de Seyfert, cet étonnant groupe de galaxies est situé dans la tête de la constellation fragmentée du Serpent. Cependant, le Sextet ne contient en réalité que 4 galaxies en interaction. Près du centre de cette image du télescope spatial Hubble, la petite galaxie spirale vue de face est située en réalité à l’arrière-plan et n’est là que par hasard, alignée avec le groupe principal. De même, la grosse condensation en haut à gauche n’est probablement pas une galaxie séparée, mais une queue gravitationnelle d’étoiles projetées par les interactions gravitationnelles des galaxies. A environ 190 millions d’années-lumière de la Terre, les galaxies en interaction sont étroitement rapprochées dans une région d’environ 100 000 années-lumière, comparable à la taille de notre propre Voie Lactée, faisant du Sextet un des groupes de galaxies les plus denses connus. Lié par la gravité, le groupe pourrait fusionner en une seule vaste galaxie au cours des prochains milliards d’années .

  • CENTURIES DE SAINT MAXIME LE CONFESSEUR SUR LA CHARITÉ

La naissance dans la chair du Verbe de Dieu n’a eu lieu qu’une seule fois ; mais sa naissance selon l’esprit se produit sans cesse, ainsi qu’il le désire, chez ceux qui eux aussi le désirent, à cause de sa bonté envers les hommes. Il devient un enfant, qui s’adapte à leurs capacités, et il se manifeste dans la mesure où celui qui le reçoit est capable de lui faire place. C’est sans aucune amertume qu’il réduit l’apparence de sa véritable grandeur : il se conforme à la mesure dont ceux qui désirent le voir sont capables. Ainsi le Verbe de Dieu se manifeste toujours de façon adaptée à ceux qui participent à lui, mais il demeure toujours invisible à tous, parce que son mystère est au-delà de tout. C’est pourquoi le divin Apôtre parle avec sagesse lorsqu’il dit, en considérant la force du mystère : Jésus Christ est le même, hier et aujourd’hui ; il le sera pour l’éternité. Il veut dire que son mystère est toujours nouveau ; il ne vieillit jamais parce qu’il ne peut être embrassé par aucun esprit.
Le Christ Dieu, lorsqu’il naît, se fait homme en prenant une chair dotée d’une âme raisonnable. Lui qui avait accordé aux êtres créés de tirer leur être du néant, lorsqu’une Vierge l’a mis au monde d’une façon prodigieuse, il n’a aucunement détruit la preuve de sa virginité. ~

  • La Croix du Nord au Sud
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 Image Crédit & Copyright: Nicholas Buer, APOD, traduction  Didier Jamet

  Il y a un chemin qui relie la Croix du Nord à celle du Sud. Mais pour le suivre, il faut se trouver au bon endroit au bon moment. Ce chemin, c’est celui tracé dans le ciel par le plan de notre galaxie, la Voie lactée. Le bon endroit, c’est en l’occurrence la lagune Cejar, dans le salar d’Atacama, au Nord du Chili. Et le bon moment était début octobre, juste après le coucher du Soleil. De nombreuses splendeurs célestes se révèlent alors, dont la Lune sous l’arche de la Voie lactée, Vénus, juste au-dessus de la Lune, Saturne et Mercure, juste en dessous de la Lune, les Petit et Grand Nuages de Magellan sur la gauche, la lueur rougeâtre du ciel nocturne toujours sur la gauche, et les lumières de petites villes ponctuant l’horizon. Contrairement à ce que sa vue nous inspire, ce panorama de 30 images n’a pas été réalisé dans une ambiance empreinte de sérénité, l’auteur semblant n’avoir guère apprécié le braiement incessant d’ânes sauvages des environs. 

 

Preuves de l’existence de Dieu (vidéos)

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Vidéos démontrant l’existence de Dieu. … Preuves de l’existence de Dieu. … Démonstration de l’existence de Dieu dans un cours de philosophie à des …

 

 

  • Le Kerygme

A la démonstration précédente, il serait bon d’ajouter   » le Kérygme « : à savoir que Dieu  a crée l’univers par amour pour l’homme, qu’Il a crée l’homme à son image, c’est à dire  » libre » ( Il ne nous oblige pas de Lui obéir, mais Il  dit que c’est le seul moyen d’avoir la Vie et la Paix ), qu’Il nous a sauvé de la mort ( où nous étions à cause du péché dû à notre désobéissance ), en nous envoyant Son fils Jésus Christ  que nous avons crucifié, mais Dieu, par amour pour nous, L’a ressuscité; Jésus Christ nous a alors ressuscité nous aussi,  en nous donnant Sa lumière, Sa force pour combattre le démon de la désobéissance et Sa paix, grâce à Son Esprit Saint ( Christ qui vit en nous), si nous acceptons de Le suivre, c’est à dire, de faire Sa volonté qui est d’ écouter et d’obéir à l’enseignement de l’Eglise ( Le Seigneur le désire pour notre bonheur) : car on peut ainsi  gouter  sur la terre,  la paix, la joie et l’amour du Christ, malgré les souffrances que  nous subissons tous afin de participer à la croix du Christ !  On goutera vraiment et complétement à cette paix et à ce bonheur, de manière éternelle, à la fin de notre vie terrestre, quand nous vivrons en « Esprit » au milieu de la gloire de Dieu et de tous les saints du ciel….  ( cf. Kiko Arguéllo dans son livre : « Le kérygme , dans les baraques avec les pauvres ».

10 février 2014 (Zenit.org)

  « Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu d’une manière certaine, par la lumière naturelle de la raison humaine, à partir des êtres créés… » (Constitution dogmatique de la foi catholique, chapitre II. Vatican I, cession du 24 avril 1870.) Chaque fois que des théologiens ont essayé de discréditer la raison et l’intelligence humaine en prétendant que le péché originel avait détruit cette faculté chez les fils d’Adam, l’Eglise de Rome a refusé de laisser propager de telles négations. Elle a, au contraire, saisi l’occasion pour réaffirmer avec force la dignité de la raison humaine, capable de trouver Dieu en étudiant la création. C’est précisément cette démarche que nous choisissons avec cette enquête, à la recherche, non pas de preuves, mais d’indices pensables*, des indices qui permettent de penser car ils sont vérifiables. Mais entendons-nous bien, les auteurs bibliques n’ont, en aucun cas cherché à rédiger un traité scientifique, le mot n’existait pas et le concept de science non plus. Néanmoins, ils ont posé des affirmations qui sont devenus vérifiables par les sciences. Ils ont donné leur point de vue sur certains sujets de la vie quotidienne comme le Soleil, le monde qui nous entoure, etc. Toutes les cultures en ont fait autant, posant  les affirmations qu’elles souhaitaient sur ces sujets. Or, la grande nouveauté, c’est que bon nombre de ces affirmations sont devenues désormais vérifiables par l’outil scientifique. Ce qui est relativement récent et qui constitue une véritable révolution pour la pensée : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les progrès de la connaissance mettent fin à des vieux débats comme : le Soleil a-t-il eu un commencement ou pas ? Aura-t-il une fin ou pas ? La planète Terre est-elle éternelle ou pas ?  La matière est-elle éternelle dans le passé ? Dans l’avenir ? Les atomes sont-ils capables de s’organiser tout seuls pour créer des structures hautement improbables comme un brin d’herbe, une coccinelle, un goéland, un être humain ? Il y a un siècle, il était impossible et impensable de répondre à ce genre de questions. Faute de réponse, chacun exprimait donc  sa préférence dans le tiroir des opinions et des croyances, mais rien ne permettait de dire qui avait raison et qui se trompait.  Ce n’est plus le cas.  Par exemple, la croyance en la génération spontanée était encore possible jusqu’en  1861, quand Louis Pasteur a réussi a réfuter cette fausse croyance à laquelle adhéraient pourtant de nombreux scientifiques comme le fameux médecin Pouchet qui tentait de la défendre lors d’une fameuse controverse organisée par l’Académie des sciences. Depuis l’Antiquité, les apparences semblaient donner raison à tous ceux qui croyaient la matière inerte capable d’engendrer de la vie dans certaines conditions. Avant d’embarquer des sacs de farine sur des navires, on vérifiait que le contenu était impeccable, et on refermait chaque sac hermétiquement. Mais au bout de 3 mois de traversée, quand on ouvrait le sac de bonne farine… Des bestioles en sortaient ! Des bestioles bien vivantes… Le médecin du bord expliquait alors à l’équipage que ces bestioles étaient nées DE la farine qui elle, n’est pas vivante. La matière inerte, morte, comme la farine, pouvait donner naissance, sans parent, à des êtres vivants comme ces bestioles. Ou, ailleurs, le rocher (mort) donnait naissance à des lichens, (vivants). On y croyait d’autant plus facilement que cette mythologie  venait des philosophes grecs réputés pour leur sérieux et leur rationalité. « La vie est une propriété de la matière, elle est éternelle et se manifeste dès que les conditions sont propices ». On retrouve cette idée dans les écrits de Thalès, Démocrite, Epicure, Lucrèce et même dans ceux du grand Platon……


  • Livre de la Sagesse (Sg 9)
1Dieu de mes pères et Seigneur de tendresse, par ta parole tu fis l’univers, 2tu formas l’homme par ta Sagesse pour qu’il domine sur tes créatures, 3qu’il gouverne le monde avec justice et sainteté, qu’il rende, avec droiture, ses jugements. 4Donne-moi la Sagesse, assise près de toi.
Ne me retranche pas du nombre de tes fils : 5je suis ton serviteur, le fils de ta servante, un homme frêle et qui dure peu, trop faible pour comprendre les préceptes et les lois. 6Le plus accompli des enfants des hommes, * s’il lui manque la Sagesse que tu donnes, sera compté pour rien.
9Or la Sagesse est avec toi, elle qui sait tes oeuvres ; elle était là quand tu fis l’univers, * elle connaît ce qui plaît à tes yeux, ce qui est conforme à tes décrets.
10Des cieux très saints, daigne l’envoyer, fais-la descendre du trône de ta gloire. Qu’elle travaille à mes côtés et m’apprenne ce qui te plaît. 11Car elle sait tout, comprend tout, * guidera mes actes avec prudence, me gardera par sa gloire.
  • Pape François, ROME, 30 janvier 2014 (Zenit.org)
C’est bon d’appartenir à l’Eglise,  car on ne peut pas comprendre le chrétien sans l’Église.  Il indique trois piliers pour vérifier et fortifier cette appartenance : l’humilité, la fidélité et la prière.
  • Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne
« Comme le dit le Christ, le Royaume de Dieu est semblable à une graine de moutarde… Le Christ est le Royaume : à la manière d’une graine de moutarde, il a été jeté dans un jardin, le corps de la Vierge. Il a grandi et il est devenu l’arbre de la croix qui couvre la terre entière… Le Christ est le Royaume, car en lui réside toute la gloire de son royaume. Et le Christ est homme, car l’homme tout entier est renouvelé en lui…… »
  • 2 Co 12, 9-10
« Je n’hésiterai pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ».
  • HOMÉLIE DE JEAN DE NAPLES
« Le Seigneur est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je peur ? C’était un grand serviteur, celui qui savait comment on était éclairé. Il voyait la lumière, non pas celle qui baisse sur le soir ; mais cette lumière que l’œil ne voit pas. Les âmes éclairées par cette lumière ne courent pas vers le péché, ne trébuchent pas dans le vice.
Le Seigneur disait en effet : Marchez tant que vous avez la lumière . De quelle lumière parlait-il, sinon de lui-même ? Il a dit en effet : Moi, la lumière, je suis venu dans le monde , afin que ceux qui voient ne voient plus, et que les aveugles reçoivent la lumière. C’est donc lui, le Seigneur, qui est notre lumière, notre soleil de justice , lui qui a fait rayonner son Église catholique répandue partout, et c’est pour l’annoncer que le Prophète s’écriait : Le Seigneur est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je peur ?
L’homme éclairé intérieurement ne boite pas, il ne s’écarte pas du chemin, il supporte tout. Celui qui voit de loin la patrie endure les difficultés, ne s’attriste pas des épreuves temporelles mais trouve sa force en Dieu : il abaisse son cœur, et il endure : son humilité entraîne la patience. Cette lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde se donne à ceux qui craignent Dieu, se répand en celui que le Fils veut, partout où il veut, elle se révèle à qui le Fils de Dieu veut….. »
  • Saint Césaire d’Arles (470-543), moine et évêque :
«  La lumière de l’âme et sa nourriture éternelle ne sont rien d’autre que la Parole de Dieu, sans laquelle le cœur ne peut ni vivre ni voir… »
  •  le Pape François
 » La Confirmation  forme  avec l’Eucharistie et le baptême, l’initiation chrétienne, dans laquelle nous sommes insérés en Jésus-Christ, mort et ressuscité, et nous devenons de nouvelles créatures et membres de l’Église . Lorsque nous accueillons l’Esprit-Saint dans notre cœur et que nous le laissons agir, le Christ lui-même se rend présent en nous et prend forme dans notre vie ; à travers nous, c’est lui, le Christ lui-même, qui va prier, pardonner, donner l’espérance et la consolation, servir nos frères, se faire proche des personnes démunies ou des derniers, créer la communion, semer la paix ….. »
  • Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
La barque de ma vie vogue
Dans le crépuscule et les ombres de la nuit,
Et je ne vois aucun rivage :
Je suis sur les profondeurs de l’étendue de la mer.
La moindre tempête peut me noyer,
Engloutissant ma barque dans le tourbillon des eaux,
Si tu ne veillais toi-même sur moi, mon Dieu,
À chaque instant de ma vie, à chaque moment.
Parmi le fracas et la clameur des vagues,
Je vogue tranquillement avec confiance,
Et tel l’enfant, sans crainte, je regarde au loin,
Car tu es pour moi, Jésus, toute lumière.
Autour, l’épouvante et l’effroi,
Mais en mon âme le calme est plus profond que les profondeurs de la mer,
Car celui qui est avec toi, Seigneur, ne peut pas périr —
Ainsi m’assure ton amour divin.
Malgré tant de dangers autour de moi,
Je ne les redoute pas car je regarde le ciel étoilé,
Et je vogue, courageusement, gaiement,
Comme il convient à un cœur pur.
Mais c’est par-dessus tout, 
Uniquement parce que tu es mon timonier, ô Dieu,
Que la barque de ma vie vogue si tranquillement.
Je le confesse dans la plus profonde humilité.

  • Mystérieuse roche sur Mars

140129Image Crédit: Mars Exploration Rover Mission, Cornell, JPL, NASA, APOD, traduction Didier Jamet

D’où provient ce caillou qui n’était pas là 12 jours plus tôt ? Photographiant ses environs immédiats à quelques jours martiens ( sols) d’intervalle, le robot Opportunity a révélé la présence d’un caillou qui s’est manifestement déplacé entre les deux séances de photos. L’explication est sans doute assez simple : le caillou aurait été propulsé par une des roues d’Opportunity. Mais un mystère demeure, celui de sa composition. Les analyses ont en effet montré que ce caillou, surnommé le beignet à la confiture du fait de sa couleur claire et de son centre rouge, contenait deux fois plus de manganèse que toute autre roche martienne déjà analysée, ce qui ne cadre absolument pas avec notre compréhension actuelle de la géologie martienne. Alors qu’il vient de fêter sa dixième année sur Mars, Opportunity continue d’explorer la crête Murray qui fait partie du rempart du cratère Endeavor

  •  SAINT BERNARD SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES:

Où donc notre fragilité peut-elle trouver repos et sécurité, sinon dans les plaies du Sauveur ? Je m’y sens d’autant plus protégé que son salut est plus puissant. L’univers chancelle, le corps pèse de tout son poids, le diable tend ses pièges : je ne tombe pas, car je suis campé sur un roc solide. J’ai commis quelque grave péché : ma conscience se trouble, mais elle ne perd pas courage, puisque je me souviens des plaies du Seigneur, qui a été transpercé à cause de mes fautes . Rien n’est à ce point voué à la mort que la mort du Christ ne puisse le libérer. Dès que je pense à cette médecine si forte et efficace, la pire des maladies ne m’effraie plus. 
Pour moi, ce qui me manque par ma faute, je le tire hardiment des entrailles du Seigneur, car la miséricorde y abonde, et elles sont percées d’assez de plaies pour que l’effusion se produise. Ils ont percé ses mains, ses pieds, et d’un coup de lance son côté. Par ces trous béants, je puis goûter le miel de ce roc et l’huile qui coule de la pierre très dure , c’est-à-dire goûter et voir combien le Seigneur est bon . Il formait des pensées de paix et je ne le savais pas. Qui, en effet, a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Mais le clou qui pénètre en lui est devenu pour moi une clef qui m’ouvre le mystère de ses desseins. Comment ne pas voir à travers ces ouvertures ? Les clous et les plaies crient que vraiment, en la personne du Christ, Dieu se réconcilie le monde. Le fer a transpercé son être et touché son cœur afin qu’il n’ignore plus comment compatir à mes faiblesses.
Le secret de son cœur paraît à nu dans les plaies de son corps ; on voit à découvert le grand mystère de sa bonté, cette miséricordieuse tendresse de notre Dieu, Soleil levant qui nous a visités d’en haut . Et comment cette tendresse ne serait-elle pas manifeste dans ses plaies ? Comment montrer plus clairement que par tes plaies que toi, Seigneur, tu es doux et compatissant et d’une grande miséricorde, puisqu’il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour des condamnés à mort ?
Tout mon mérite, c’est connaître la pitié du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la pitié ne lui fera pas défaut. Si les miséricordes de Dieu se multiplient, mes mérites seront nombreux, Mais qu’arrivera-t-il, si j’ai à me reprocher quantité de fautes ? Là où le péché s’était multiplié la grâce a surabondé . Et si la bonté du Seigneur s’étend de toujours à toujours , de mon côté je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur . Est-ce là ma justice ? Seigneur, je ferai mémoire de ta seule justice, car c’est elle qui est devenue ma justice, puisque pour moi tu es devenu justice de Dieu.

  • Les boucles du champ magnétique solaire en ultraviolet
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 Image Crédit: TRACE Project, NASA, APOD, traduction  Didier Jamet 
 C’était une journée tout ce qu’il y a de plus tranquille sur le Soleil. Cette image démontre cependant que même lorsqu’elle n’est pas spécialement agitée, la surface de notre étoile reste très active. Vues ici en ultraviolet, les régions sombres sont relativement froides, avec des températures dépassant cependant plusieurs milliers de degrés Celsius. Le vaste groupe de taches AR 9169 du cycle solaire précédent l’actuel est visible sous la forme de la région brillante proche de l’horizon. Le plasma s’ écoulant autour des taches a typiquement une température de plus d’un million de degrés Celsius. Le mécanisme par lequel ces gaz sont portés à de telles températures est encore incompris, mais est probablement relié aux changements rapides qui affectent les boucles de champ magnétique, lesquelles canalisent le plasma solaire. Le groupe de taches AR 9169 est apparu à la surface du Soleil en septembre 2000 avant de se résorber en quelques semaines. 

  • DE L’INTRODUCTION À LA VIE DÉVOTE PAR S. FRANÇOIS DE SALES

Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune selon son genre : ainsi commande-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu’ils produisent des fruits de dévotion, un chacun selon sa qualité et vocation. La dévotion doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l’artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier. Je vous prie, Philothée, serait-il à propos que l’Évêque voulût être solitaire comme les Chartreux ? Et si les mariés ne voulaient rien amasser non plus que les Capucins, si l’artisan était tout le jour à l’église comme le religieux, et le religieux toujours exposé à toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l’Évêque, cette dévotion ne serait-elle pas ridicule, déréglée et insupportable ? Cette faute néanmoins arrive bien souvent.
Non, Philothée, la dévotion ne gâte rien quand elle est vraie, ainsi elle perfectionne tout, et lorsqu’elle se rend contraire à la légitime vocation de quelqu’un, elle est sans doute fausse. « L’abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les intéresser », les laissant entières et fraîches comme elle les a trouvées ; mais la vraie dévotion fait encore mieux, car non seulement elle ne gâte nulle sorte de vocation ni d’affaires, mais au contraire elle les orne et embellit. Toutes sortes de pierreries jetées dedans le miel en deviennent plus éclatantes, chacune selon sa couleur et chacun devient plus agréable en sa vocation la conjoignant à la dévotion : le soin de la famille en est rendu paisible, l’amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d’occupations plus suaves et amiables.
C’est une erreur ains [bien plus] une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés. Il est vrai, Philothée, que la dévotion purement contemplative, monastique et religieuse ne peut être exercée en ces vocations-là mais aussi, outre ces trois sortes de dévotion, il y en a plusieurs autres, propres à perfectionner ceux qui vivent ès états séculiers. Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite.

  • Supernova dans M82

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Image Crédit & Copyright: Adam Block, Mt. Lemmon SkyCenter, U. Arizona, APOD, traduction  Didier Jamet

  Dans la vraie vie, les astronomes ne trouvent pas les supernovae en suivant la flèche. S’il y en a une sur cette image prise le 23 janvier 2014, c’est pour bien montrer à tout le monde où se trouve par rapport à la brillante galaxie M82 cette très intéressante nouvelle supernova à présent dénommée SN 2014J. Située près de la Grande Ourse, M82 est familièrement appelée galaxie du Cigare. C’est un astronome très familier de l’aspect de cette galaxie, l’assistant d’enseignement Steve Fossey, et ses étudiants Ben Cooke, Tom Wright, Matthew Wilde et Guy Pollack, du Collège Universitaire de Londres, qui ont découvert cette supernova au soir du 21 janvier 2014. M82 se trouve à quelque 12 millions d’années-lumière de nous (ce qui revient à dire que cette supernova s’est produite il y a 12 millions d’années même si sa lumière ne nous parvient que maintenant) ce qui fait de la supernova SN 2014J une des plus proches de ces dernières décennies. Les analyses spectroscopiques indiquent qu’il s’agit d’une supernova de type Ia, soit l’explosion d’une naine blanche ayant accrété de la matière aux dépens d’une étoile compagne. Alors qu’elle n’est qu’à deux semaines de son maximum d’éclat, SN 2014J est déjà la plus brillante partie de M82 et est visible dans de petits télescopes.

  • Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople

 

      « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat »… La loi du sabbat était à son début de la plus haute importance : elle apprenait aux juifs à être doux et pleins d’humanité pour leurs proches ; elle leur enseignait à croire en la sagesse et en la providence de Dieu le créateur… Quand Dieu leur a donné la loi du sabbat, il leur a fait comprendre qu’il voulait seulement qu’ils s’abstiennent de tout mal : « Vous ne ferez rien en ce jour, sauf les œuvres qui concernent l’âme » (Ex 12,16 LXX). Dans le Temple on travaillait en ce saint jour plus que d’ordinaire… Ainsi l’ombre de la Loi préparait la lumière de la pleine vérité (cf Col 2,17).
      Le Christ a-t-il donc aboli une loi si utile ? Pas du tout : il l’a étendue plus loin encore… Il n’était plus nécessaire d’enseigner de cette façon que Dieu était le créateur de tout ce qui existe, ni de les former à la douceur envers les autres, puisqu’ils étaient invités à imiter l’amour de Dieu pour les hommes, selon cette parole : « Soyez miséricordieux, comme votre Père aux cieux est miséricordieux » (Lc 6,36). Il n’était pas nécessaire de fixer un jour de fête à ceux qui étaient invités à faire de leur vie entière une fête : « Célébrons la fête, écrit l’apôtre Paul, non pas avec de vieux ferments, la perversité et le vice, mais avec du pain non fermenté : la droiture et la vérité » (1Co 5,8)… Quelle nécessité d’une loi du sabbat pour le chrétien qui passe sa vie dans une célébration continuelle et pense toujours au ciel ? Oui, frères, célébrons ce sabbat céleste et continuel.

  • Mini Lune contre Super Lune

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 Image Crédit: Stefano Sciarpetti, APOD, traduction  Didier Jamet

La pleine lune de la semaine passée était en réalité une mini lune, puisqu’elle atteignait sa plénitude à seulement quelques heures de son apogée, le point de son orbite elliptique le plus éloigné de la Terre. Le 22 juin 2013, ce fut en revanche une super lune qui se leva, puisqu’elle eut lieu non loin du périgée, le point de son orbite cette fois le plus proche de la Terre. La taille apparente de la pleine lune du 15 au 16 janvier 2014 est sur cette image comparée à celle de la super lune du 22 juin 2013. La différence de taille apparente, vue depuis la ville de Pérouse, en Italie, est due à une variation une distance d’un peu moins de 50 000 km, à rapprocher des 385 000 km qui séparent en moyenne la Terre de la Lune. La prochaine mini lune aura lieu le 5 mars 2015. 

  • Bienheureux Jan van Ruusbroec (1293-1381): « Les Noces spirituelles ».

      Lorsque pour Dieu le temps semblait venu de prendre en pitié la souffrance de l’humanité, sa bien-aimée, il a envoyé son Fils unique sur terre dans ce palais somptueux et ce temple glorieux qu’était le sein de la Vierge Marie. C’est là qu’il a épousé notre nature et l’a unie à sa personne, à partir du sang très pur de la noble Vierge. Le prêtre célébrant les noces a été l’Esprit Saint, l’ange Gabriel en a publié les bans, et la glorieuse Vierge a donné son consentement. Voilà de quelle façon le Christ, notre époux fidèle, s’est uni à notre nature, nous a visités dans une terre étrangère et nous a enseignés d’une manière céleste et avec une fidélité parfaite.        Il a peiné et combattu contre notre ennemi comme un champion valeureux ; il a détruit la prison et remporté la victoire. Par sa mort, il a détruit notre mort ; il nous a rachetés par son sang ; il nous a libérés, dans le baptême, par l’eau de son côté (Jn 19,34). Par ses sacrements et ses dons, il a fait de nous des riches, afin que parés de toutes sortes de vertus, nous sortions, comme il le dit dans l’Évangile (Mt 25,6), et que nous le rencontrions dans le palais de sa gloire, pour y jouir de lui sans fin, pour l’éternité.

  • Galaxies spirales en collision 

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  Image Crédit: Debra Meloy Elmegreen (Vassar College) et al., & the Hubble Heritage Team (AURA/STScI/NASA), APOD, traduction  Laurent Laveder

  Dans des milliards d’années, une seule de ces galaxies subsistera. D’ici là, les galaxies spirales NGC 2207 et IC 2163 vont lentement s’attirer mutuellement, créant des  marées de matière, des coquilles de gaz choqué, des bandes de  poussière sombre, des flambées de  formation d’étoiles et des jets  d’étoiles expulsées.   Les astronomes prévoient que NGC 2207, la plus grande galaxie à gauche, incorporera probablement IC 2163, la plus petite galaxie de droite. Lors de la rencontre la plus récente qui s’est produite il y a 40 millions d’années, la plus petite galaxie s’est inclinée dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et est maintenant légèrement derrière la plus grande  galaxie. L’espace entre les étoiles est si vaste que quand des  galaxies entrent en collision, leurs étoiles  ne se heurtent  généralement pas

 

  • TRAITÉ DE SAINT ATHANASE CONTRE LES PAÏENS
Par sa Parole toute-puissante, le Père a créé et maintient toutes choses.
La vue de la création nous permet de découvrir le Créateur. Qui est-il, sinon le très saint, celui qui est au-dessus de toutes les réalités créées ? Pareil à un excellent pilote, par sa propre Sagesse et sa propre Parole, le Christ notre Seigneur et notre Sauveur, Dieu gouverne et ordonne l’univers pour notre salut, en faisant ce qui lui semble bon. Et ce monde est très bon en effet, tel qu’il a été fait et tel que nous le voyons, parce que Dieu le veut ainsi ; personne ne pourrait en douter. Car, si la création se mouvait sans raison, si l’univers s’en allait n’importe comment, on pourrait bien mettre en doute ce que nous venons de dire. Mais puisqu’il a été créé avec raison, sagesse et science, puisqu’il est si beau, celui qui l’a créé et lui a donné cette beauté ne peut être que le Verbe de Dieu. ~
Je ne parle pas d’un « verbe », d’une parole quelconque ; je parle du Verbe en personne, celui du Dieu bon de l’univers, vivant et agissant. Il est différent de tous les êtres engendrés ou créés. Il est le Verbe propre et unique du Père plein de bonté. C’est lui qui a organisé cet univers et l’éclaire par sa providence. Étant le Verbe très bon du Père plein de bonté, c’est lui qui a disposé l’ordre de toutes choses, qui a réuni les contraires avec les contraires pour en composer une seule harmonie. ~ Il est le Dieu unique et le Fils unique, le Dieu bon qui procède du Père comme d’une source de bonté, celui qui organise et contient l’univers. ~
Celui qui a tout créé par son Verbe éternel, et qui a donné l’existence à sa création, ne voulut pas que celle-ci s’en aille à la dérive et au chaos, selon sa nature, car elle risquerait de retourner au néant. Mais dans sa bonté, par son Verbe qui est Dieu lui aussi, il gouverne et maintient toute la création. Ainsi, éclairée par la direction, l’organisation et la providence du Verbe, la création peut subsister solidement. En effet, elle participe elle-même du Verbe qui est vraiment issu du Père, et elle est soutenue par lui dans l’existence, elle évite l’anéantissement qui se produirait sans cette sauvegarde du Verbe. Comme nous l’enseignent, dans les Saintes Écritures, les ministres de la vérité : Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né avant toute créature, car c’est en lui que tout a été créé, les êtres visibles et les êtres invisibles, et il est la tête du corps, c’est-à-dire de l’Église.
C’est donc lui, le Verbe très saint du Père, tout-puissant et absolument parfait, qui se répand en toutes choses, qui déploie partout sa puissance, qui éclaire toutes choses, visibles et invisibles, qui les contient et les rassemble en lui. Il n’en laisse aucune en dehors de sa puissance, mais il donne vie et protection à toutes choses, en tout lieu, à chacune en particulier et à toutes ensemble.

  •  La nébuleuse d’Orion vue par Spitzer 

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 Image Crédit: NASA, JPL-Caltech, T. Megeath (Univ. Toledo, Ohio), APOD, traduction Didier Jamet
 

Peu de perspectives cosmiques excitent autant l’imagination que la nébuleuse d’Orion, gigantesque pouponnière stellaire située à quelque 1500 années-lumière de nous. Couvrant un champ d’environ 40 années-lumière, cette image infrarouge de la région prise par le satellite Spitzer a été réalisée à partir de données destinées à suivre l’éclat des jeunes étoiles de la nébuleuse, dont beaucoup sont encore entourées par des disques de poussière où peuvent se former des planètes. Comme elle l’est dans le visible, la partie la plus brillante de la nébuleuse se centre sur les étoiles les plus chaudes de la région, se concentrant dans l’amas du Trapèze, le plus brillant, près du centre de l’image. Parmi les taches rouges visibles le long des filaments sombres de poussière sur la gauche du brillant amas se trouve la proto-étoile HOPS 68, dans l’enveloppe protostellaire de laquelle on a récemment découvert des cristaux d’olivine

  • Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise: Révélations de l’amour divin.

La prière unit l’âme à Dieu. Même si notre âme est toujours semblable à Dieu par sa nature, restaurée qu’elle est par la grâce, de fait elle lui est souvent dissemblable par suite du péché. La prière témoigne alors que l’âme devrait vouloir ce que Dieu veut ; elle réconforte la conscience ; elle rend apte à recevoir la grâce. Dieu nous enseigne ainsi à prier avec une confiance ferme que nous recevrons ce pour quoi nous prions ; car il nous regarde avec amour et veut nous associer à sa volonté et à son action bienfaisantes. Il nous incite donc à prier pour ce qu’il lui plaît de faire…; il semble nous dire : « Qu’est-ce qui pourrait me plaire davantage que de me supplier avec ferveur, sagesse et insistance afin d’accomplir mes desseins ? » Par la prière donc, l’âme s’accorde avec Dieu.

  • Gegenschein sur le Chili 

140114Image Crédit & Copyright: Yuri Beletsky (Las Campanas ObservatoryCarnegie Institution), APOD, traduction Didier Jamet

  Le ciel de nuit est-il plus sombre dans la direction opposée au Soleil ? Il n’en est rien. C’est même parfois le contraire, puisqu’il arrive qu’on aperçoive dans cette direction une très faible lueur portant le nom de gegenschein (« contre-lueur » en allemand). Le gegenschein est en fait de la lumière solaire rétrodiffusée par des particules de poussière interplanétaire, d’une taille de l’ordre du millimètre. Il s’agit de débris d’astéroïdes orbitant dans le plan écliptique des planètes. Cette image, prise en 2013, est une des plus spectaculaires photographies jamais réalisées du gegenschein. Le ciel est si sombre au dessus de l’observatoire de Las Campanas, au Chili, qu’il est même possible de percevoir une lueur périphérique autour du gegenschein. Parmi les principaux objets célestes visibles sur cette image, on distingue la galaxie d’Andromède en bas à gauche, l’amas des Pléiades, la nébuleuse Californie, la Ceinture d’Orion (sous la nébuleuse d’Orion et à l’intérieur de la boucle de Barnard), ainsi que les brillantes étoiles Sirius et Bételgeuse. Le gegenschein se distingue de la lumière zodiacale par son angle de réflexion. Pendant la journée, un phénomène similaire au gegenschein, appelé gloire, peut-être observé depuis un avion dans les nuages ou la brume situés à l’opposé du Soleil.

  • Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone

« Il faut que lui, il grandisse et que moi, je diminue. » En Jean la justice humaine avait trouvé le sommet que l’homme pouvait atteindre. La Vérité elle-même (Jn 14,6) disait : « Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste » (Mt 11,11) ; aucun homme donc n’aurait pu le dépasser. Mais il était seulement homme, alors que Jésus Christ était homme et Dieu. Et puisque selon la grâce chrétienne on nous demande…de ne pas nous glorifier dans nous-mêmes, mais « si quelqu’un se glorifie, qu’il se glorifie dans le Seigneur » (2Co 10,17)…, pour cette raison Jean s’écrie : « Il faut qu’il grandisse et que moi, je diminue. » Bien sûr en lui-même Dieu n’est ni diminué ni augmenté. Mais dans les hommes, au fur et à mesure que progresse la vraie vie spirituelle, la grâce divine grandit et la puissance humaine diminue, jusqu’à ce que le temple de Dieu, qui est formé de tous les membres du corps du Christ (1Co 3,16), arrive à sa perfection, que toute tyrannie, toute autorité, toute puissance soient mortes, et que Dieu soit « tout en tous » (Col 1,16; 1Co 15,28)…
      « Le Verbe était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant dans ce monde…; tous nous avons reçu de sa plénitude » (Jn 1,9.16). En elle-même la lumière est toujours totale ; elle s’accroît pourtant en celui qui est illuminé, et il est diminué lorsque ce qui était sans Dieu en lui est détruit. Car sans Dieu l’homme ne peut que pécher, et ce pouvoir humain diminue lorsque la grâce divine triomphe et détruit le péché. La faiblesse de la créature cède à la puissance du créateur et la vanité de notre égoïsme s’effondre devant l’amour qui remplit l’univers. Du fond de notre détresse Jean Baptiste acclame la miséricorde du Christ : « Il faut que lui grandisse et que moi, je diminue. »

  • Les têtards d’IC 410

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Image Crédit & Copyright: Martin Pugh, APOD, traduction Didier Jamet

  Ce gros-plan révèle en fausses couleurs une partie de la discrète nébuleuse par émission IC 410. Elle montre aussi deux insolites habitants du nuage de gaz lumineux : les « têtards » d’IC 410. La photo est une mosaïque d’images prises à travers des filtres à bande étroite destinés à mettre en évidence les différents atomes de la nébuleuse. L’émission des atomes de soufre est visible en rouge, les atomes d’hydrogène en vert et en bleu ceux d’oxygène. La nébuleuse, partiellement obscurcie par la poussière en avant plan, entoure NGC 1893, un jeune amas d’étoiles de la galaxie qui provoque l’excitation du gaz. Les têtards, constitués de gaz et de poussière plus froids et denses, mesurent environ 10 années-lumière de long, et abritent potentiellement des étoiles en formation. Sculptées par les vents et les radiations des étoiles de l’amas, leur traînée pointe à l’opposé de la région centrale de l’amas. IC 410 est située à quelque 12 000 années-lumière de la Terre, en direction de la constellation du Cocher

  • Rituel du baptême et Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l’Église

 « Par le baptême, le Dieu tout-puissant, Père de notre Seigneur Jésus Christ, t’a libéré du péché et t’a fait renaître de l’eau et de l’Esprit. Tu fais maintenant partie de son peuple : il te marque de l’huile sainte pour que tu demeures éternellement membre de Jésus Christ, prêtre, prophète et roi. »

  • 3 petits Cubesats et puis s’en vont 

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 Image Crédit: Expedition 38NASA, APOD, traduction Didier Jamet
Des cubes tournent autour de la Terre. Mesurant 10 centimètres d’arête, soit à peu près le volume d’une grande tasse à café, ces microsatellites sont conçus pour être aussi économiques à fabriquer qu’à lancer. Ceux-ci ont été largués depuis la Station spatiale internationale en novembre dernier par le bras du module japonais Kibo. Les Cubesats sont fréquemment réalisés par des étudiants dans le cadre de leurs projets de fin d’études et couvrent un éventail de missions allant de la collecte d’images de la Terre à l’étude des ceintures de radiation en passant par les télécommunications en orbite ou le suivi du champ magnétique terrestre. Selon l’altitude à laquelle ils sont largués, les Cubesats rentrent généralement dans l’atmosphère en l’espace de quelques mois ou quelques années.

  • DE SAINT PROCLUS DE CONSTANTINOPLE POUR LE BAPTÊME DU CHRIST

Le Christ s’est manifesté au monde, il a restauré ce monde livré au chaos, il lui a rendu sa splendeur. Il a endossé le péché du monde et il a terrassé l’ennemi du monde. Il a sanctifié les sources des eaux et il a illuminé les âmes des hommes. Aux miracles il a joint des miracles plus grands encore. Aujourd’hui, en effet, la terre et la mer se sont partagé la grâce du Sauveur et le monde entier a été comblé de joie ; et la fête d’aujourd’hui montre un surcroît de merveilles par rapport à la fête précédente. Car dans celle-ci la terre se réjouissait de la naissance du Sauveur, parce qu’elle tenait couché dans la crèche le Seigneur de l’univers ; mais aujourd’hui, avec la fête des Théophanies, c’est la mer qui se réjouit hautement ; elle se réjouit de ce que, par l’intermédiaire du Jourdain, elle a reçu la bénédiction qui la sanctifie. La fête précédente nous montrait un pauvre nourrisson qui manifestait notre pauvreté. La fête d’aujourd’hui nous le fait voir dans sa perfection, elle nous suggère qu’il est l’Être parfait, issu de l’Être parfait. ~ Alors, pour les Mages, le Roi était revêtu de la pourpre de son corps. Aujourd’hui, au Baptême, celui qui est la Source, est enveloppé par l’eau du fleuve. Allons, regardez ces merveilles incroyables : le Soleil de justice qui se baigne dans le Jourdain, le Feu qui se plonge dans l’eau, Dieu qui est sanctifié par un homme ! Aujourd’hui, toute la création éclate en louanges et s’écrie : Béni soit, au nom du Seigneur, celui qui vient ! Béni soit celui qui vient en tout temps, car ce n’est pas aujourd’hui son premier avènement. ~ Et qui est-il ? Dis-le-nous clairement, bienheureux David : Le Seigneur est le Dieu qui nous illumine . Le prophète David n’est pas le seul à nous le dire ; l’Apôtre Paul y ajoute son témoignage lorsqu’il proclame : La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. Elle nous instruit. Elle ne s’est pas manifestée pour le salut de certains hommes, mais pour le salut de tous. Car c’est à tous, Juifs aussi bien que Grecs, qu’elle accorde le salut par le baptême, qu’elle offre le baptême comme un bienfait universel. Allons, regardez ce stupéfiant déluge, bien supérieur à celui du temps de Noé. Alors l’eau du déluge fit mourir le genre humain ; aujourd’hui, l’eau du baptême, par la puissance de celui qui a été baptisé, ramène les morts à la vie. ~ Alors une colombe, portant dans son bec un rameau d’olivier, a préfiguré la bonne odeur du Christ. Aujourd’hui le Saint-Esprit, en survenant sous l’apparence d’une colombe, nous montre combien le Seigneur est miséricordieux.

  • Nuages et croissants

140104Image Crédit & Copyright: Christoph Malin (TWAN), APOD, Traduction Didier Jamet

Un croissant de Vénus luit au ras de l’horizon ouest sur cette image. Au soir du 2 janvier 2014, entre les nuages bas, la planète soeur de la Terre rendait son sourire à la Lune. Ce spectacle pouvait être apprécié d’à peu près partout dans le monde. La traînée de condensation jumelée vient d’un avion qui survolait Appenzell en Suisse. S’apprêtant à quitter le ciel du soir, Vénus se dirige vers sa conjonction inférieure du 11 janvier et sera visible au petit matin fin janvier 2014. Et la Lune sourira encore.

 

  • HOMÉLIE DU IVème SIÈCLE POUR L’ÉPIPHANIE

Jésus est venu vers Jean et a été baptisé par lui dans le Jourdain. Quels événements incroyables : le fleuve sans limites qui réjouit la Cité de Dieu , comment est-il lavé dans un peu d’eau ? La source incompréhensible qui fait jaillir la vie pour tous les hommes et qui n’a pas de fin a été recouverte par des eaux misérables et passagères ! Celui qui est présent partout, qui n’est absent de nulle part, celui qui est incompréhensible aux anges et invisible aux hommes, vient au baptême parce qu’il l’a bien voulu. ~ Et voilà que les cieux s’ouvrirent et qu’une voix se fit entendre : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j’ai mis tout mon amour . Le bien-aimé engendre l’amour et la lumière immatérielle engendre la lumière inaccessible . ~  Celui qui se plonge avec foi dans ce bain de la nouvelle naissance se sépare du démon et s’unit au Christ. Il renonce à l’ennemi et confesse que le Christ est Dieu. Il rejette l’esclavage et revêt la condition de fils adoptif. Il sort du bain, brillant comme le soleil, rayonnant de justice. Mais surtout il en remonte fils de Dieu et cohéritier du Christ. À celui-ci, gloire et puissance, en même temps qu’à l’Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours, et pour les siècles des siècles.

  • Comète Lovejoy

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 Image Crédit & Copyright: Damian Peach, APOD, traduction  Didier Jamet

Rivale en 2013 de la défunte comète ISON, la comète Lovejoy (C/2013 R1) est encore visible dans le ciel du petit matin comme en témoigne cette scène prise aux premières heures du nouvel an. Le champ de vision de cette image s’étend sur 3,5° (environ 7 pleines lunes) sur fond d’étoiles faibles de la constellation d’Hercule. Flirtant avec la limite de visibilité à l’oeil nu depuis les sites bénéficiant d’un très bon ciel, Lovejoy reste une cible appréciable aux jumelles dans l’hémisphère nord. Bien sûr, il faudra un peu plus que des jumelles pour obtenir une vision comme celle-ci, où apparaissent tous les détails de la queue ainsi que le vert de la chevelure. Ne rasant pas le Soleil, Lovejoy est passée au plus près de notre étoile vers le 22 décembre 2013 et se dirige à présent vers les confins du système solaire. Le 1er janvier 2014, elle était à 6,7 minutes-lumière de la Terre. 

  • CENTURIES DE SAINT MAXIME LE CONFESSEUR SUR LA CHARITÉ

     
    La naissance dans la chair du Verbe de Dieu n’a eu lieu qu’une seule fois ; mais sa naissance selon l’esprit se produit sans cesse, ainsi qu’il le désire, chez ceux qui eux aussi le désirent, à cause de sa bonté envers les hommes. Il devient un enfant, qui s’adapte à leurs capacités, et il se manifeste dans la mesure où celui qui le reçoit est capable de lui faire place. C’est sans aucune amertume qu’il réduit l’apparence de sa véritable grandeur : il se conforme à la mesure dont ceux qui désirent le voir sont capables. Ainsi le Verbe de Dieu se manifeste toujours de façon adaptée à ceux qui participent à lui, mais il demeure toujours invisible à tous, parce que son mystère est au-delà de tout. C’est pourquoi le divin Apôtre parle avec sagesse lorsqu’il dit, en considérant la force du mystère : Jésus Christ est le même, hier et aujourd’hui ; il le sera pour l’éternité . Il veut dire que son mystère est toujours nouveau ; il ne vieillit jamais parce qu’il ne peut être embrassé par aucun esprit.

  •   Les nuages colorés de Rho Ophiuchi 

131203 Image Crédit & Copyright: Rafael Defavari, APOD, traduction Didier Jamet

Les nombreuses et spectaculaires couleurs des nuages de Rho Ophiuchi ne sont que le reflet des processus qui s’y déroulent. Les régions bleues brillent essentiellement du fait qu’elles réfléchissent la lumière. La lumière bleue de l’étoile Rho Ophiuchi et des étoiles proches est réfléchie plus efficacement par cette portion de la nébuleuse que la lumière rouge. C’est d’ailleurs pour la même raison que sur Terre, en plein jour, le ciel est bleu. Les régions jaunes et rouges brillent dans ces couleurs car ce sont des régions d’émission du gaz atomique et moléculaire de la nébuleuse. La lumière des étoiles bleues proches, plus énergétiques que la brillante étoile rouge Antarès, arrache les électrons des atomes de gaz, lesquels émettent de la lumière lorsque les électrons se recombinent avec le gaz. Les régions sombres et marron témoignent de la présence de grains de poussière nés dans les jeunes atmosphères stellaires qui bloquent très efficacement la lumière émise derrière eux. Les nuages qui environnent les étoiles de Rho Ophiuchi, largement plus proches de nous que l’amas globulaire M4 visible ci-dessus en bas à gauche, sont même encore plus colorés que l’oeil humain ne peut le discerner. Ils émettent en effet de la lumière dans toutes les longueurs d’onde, depuis les ondes radio jusqu’aux rayons gamma.

  • Homélie du pape François, pour le dernier jour de l’année 2013

L’apôtre Jean définit le temps présent avec précision : « La dernière heure est arrivée » (1 Jn 2, 18). Cette affirmation – qui revient dans la messe du 31 décembre – veut signifier que, par la venue de Dieu dans l’histoire, nous sommes déjà dans les « derniers temps », après quoi, le passage final sera la seconde venue définitive du Christ. Naturellement, on parle ici de la qualité du temps, pas de sa quantité. Avec Jésus la « plénitude » du temps est arrivée, plénitude de sens et de salut. Il n’y aura plus de nouvelle révélation, mais la manifestation plénière de ce que Jésus a déjà révélé. C’est dans ce sens que nous sommes dans la « dernière heure » : chaque moment de notre vie n’est pas provisoire, mais définitif et chacune de nos actions est chargée d’éternité ; de fait, la réponse que nous donnons aujourd’hui à Dieu qui nous aime en Jésus-Christ, a une incidence sur notre avenir. La vision biblique et chrétienne du temps et de l’histoire n’est pas cyclique, mais linéaire : c’est un chemin qui va vers un accomplissement.

Une année qui est passée ne nous conduit donc pas à une réalité qui finit, mais à une réalité qui s’accomplit, c’est un pas supplémentaire vers le but qui est devant nous : un but d’espérance et de bonheur, parce que nous rencontrerons Dieu, la raison de notre espérance et la source de notre allégresse. Tandis que l’année 2013 arrive à son terme, recueillons comme dans une corbeille les jours, les semaines, les mois que nous avons vécus pour tout offrir au Seigneur. Et demandons-nous, courageusement : comment avons-nous vécu le temps que Lui nous a donné ? L’avons-nous utilisé surtout pour nous-mêmes, pour nos intérêts, ou avons-nous su le dépenser aussi pour les autres ? Combien de temps avons-nous réservé pour « demeurer avec Dieu », dans la prière, dans le silence, dans l’adoration ?…Ce soir, nous concluons l’Année du Seigneur 2013 en le remerciant et en demandant pardon, les deux choses ensemble, remercier et demander pardon. Rendons grâce pour tous les bienfaits que Dieu a accordés, et surtout pour sa patience et pour sa fidélité, qui s’est manifestée au cours des temps, mais de façon singulière à la plénitude des temps, quand « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Gal 4,4).

Que la Mère de Dieu, dans le nom de laquelle nous commencerons demain une nouvelle étape de notre pèlerinage terrestre, nous enseigne à accueillir le Dieu fait homme, afin que chaque année chaque mois, chaque jour soit plein de son Amour éternel.

 

  • La nébuleuse de la Tête de cheval

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Image Crédit & Copyright: John Chumack, APOD, traduction  Didier Jamet
La nébuleuse de la Tête de cheval est une des plus célèbres nébuleuses du ciel. Elle est au centre de la photographie ci-dessus. La Tête de Cheval est sombre car elle est en réalité un nuage opaque de poussière situé devant une brillante nébuleuse par émission rouge. Comme les nuages de l’atmosphère terrestre, ce nuage cosmique a fortuitement une forme évocatrice. Après des milliers d’années, le mouvement interne du nuage affectera son apparence. La couleur rouge de la nébuleuse par émission provient des électrons se recombinant avec les protons pour former des atomes d’hydrogène. On voit aussi en bas à gauche de l’image une nébuleuse par réflexion aux reflets bleu-vert, car elle réfléchit la lumière bleue des étoiles proches.
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Décembre 2013

  •  La comète Lovejoy vue depuis la France 

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Image Crédit & Copyright: Jens Hackmann, APOD, traduction  Didier Jamet

La comète Lovejoy confirme qu’elle est un splendide sujet photographique. On la voit ici au dessus du moulin de Saint-Michel l’Observatoire, dans les Alpes de Haute-Provence, en France, au terme de 6 secondes de pose, avec au premier plan un champ de lavande. La comète Lovejoy devrait rester observable dans l’hémisphère nord courant décembre, même si elle perdra sans doute de son éclat à mesure que le mois avance.  Il faut  la chercher à l’aube avec des  jumelles   entre Vega et Arcturus (vers l’Est) dans la constellation d’Hercule. Le dernier passage à proximité du Soleil de cette gigantesque boule de neige sale remontait à environ 7000 ans, à peu près l’époque à laquelle nos ancêtres ont inventé la roue.

Après la disparition de la comète Ison dans les flammes du Soleil, il reste quand même une comète à observer : Lovejoy. D’une brillance située à la limite de la visibilité à l’œil nu, cette vagabonde céleste prend le relais et offre un bon spectacle aux astrophotographes.Témoin, cette image prise le 9 décembre 2013 par l’amateur allemand Waldemar Skorupa, depuis les Alpes de Haute-Provence. On y voit une queue très développée, dont certaines volutes semblent déconnectées — signe, peut-être d’un événement ponctuel.  (de Philippe Henarejos, le 10 décembre 2013).

La comète Lovejoy, le 9 décembre 2013. Crédit : Waldemar Skorupa

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi »

      « Dieu prépare pour eux une cité » (He 11,16) : la foi et le bien commun. Dans la présentation de l’histoire des patriarches et des justes de l’Ancien Testament, la lettre aux Hébreux met en relief un aspect essentiel de leur foi. Elle ne se présente pas seulement comme un chemin, mais aussi comme l’édification, la préparation d’un lieu dans lequel les hommes peuvent habiter ensemble…. Si l’homme de foi s’appuie sur le Dieu de l’Amen, sur le Dieu fidèle (Is 65,16), et devient ainsi lui-même assuré, nous pouvons ajouter que cette fermeté de la foi fait référence aussi à la cité que Dieu prépare pour l’homme. La foi révèle combien les liens entre les hommes peuvent être forts quand Dieu se rend présent au milieu d’eux. Il ne s’agit pas seulement d’une fermeté intérieure, d’une conviction stable du croyant : la foi éclaire aussi les relations entre les hommes, parce qu’elle naît de l’amour et suit la dynamique de l’amour de Dieu. Le Dieu digne de confiance donne aux hommes une cité fiable.

  • Gregorios III, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem

« Sommes-nous conscients du sens de l’apparition du Christ dans notre vie, et du grand défi qui s’impose à nous dans notre conduite, nos mœurs, notre responsabilité envers le monde et la société? » s’interroge Gregorios III qui poursuit : « A cela nous convient nos chants liturgiques: « Dieu renouvelle son œuvre lorsqu’en naissant devant nous, ses créatures, Il s’est révélé ». Ainsi Dieu apparaît aux hommes pour les diviniser, les élever et les faire resplendir. En revanche, l’homme-Adam se cache dans le Paradis devant la face de Dieu. « Dieu appela Adam et lui dit : Où es-tu? Et il dit: J’ai entendu ton bruit dans le jardin et j’ai craint parce que je suis nu et je me suis caché » (Genèse 3, 9-10). La nudité, c’est la privation de la grâce, la privation de la présence de Dieu, Ami des hommes, dans la vie des êtres humains. L’homme s’éloigne de Dieu, se dispense de Dieu, se rend indépendant de Dieu, devient son propre pivot, se recroqueville dans sa médiatique moderne, devient un monde indépendant de Dieu et de l’autre…  La manifestation de Jésus est importante. Mais, aujourd’hui, ta manifestation comme chrétien, ton entière identité humaine et chrétienne montrent Jésus. Ta manifestation, toi , chrétien, dans ta vie chrétienne, dans la société, dans la politique, dans le travail, dans tes relations avec chaque homme ou femme, dans l’absolu, sans distinction de religion, d’ethnie, de genre, doit être une manifestation de Dieu, Ami des hommes. De cela on comprend l’importance de l’engagement dans les affaires de la société, notamment celles concernant les pauvres, les démunis, les mis en marge. C’est un rôle important du point de vue chrétien et humain. La manifestation de Dieu, Ami des hommes, est réalisée à travers la vie des chrétiens, dans l’histoire de l’Église, dans la vie des saints, dans les icônes saintes, dans la beauté des églises, dans l’amour envers les pauvres, dans la beauté des enseignements de l’Évangile. Tout cela, ce sont autant d’apparitions du Christ, Ami des hommes. Aujourd’hui, il y a une « laïcité » qui se répand et qui veut que la foi soit à l’intérieur de la maison de chacun et des murs de l’église, sans présence ou influence dans la société. Cette laïcité doit être résolument rejetée ! Elle est contraire à l’enseignement de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous dit: « On n’allume pas non plus une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire; et elle brille alors pour tous ceux qui sont dans la maison » (Matthieu 5, 15). Il nous dit aussi: « Qu’ainsi brille votre lumière aux yeux des hommes » (Matthieu 5, 16)…L’apparition de Jésus est aujourd’hui menacée par cette laïcité, qui est devenue la religion d’aujourd’hui. Saint Paul nous dit : « Ainsi la création attend-elle avec impatience cette révélation des enfants de Dieu » (Romains 8, 19)…

Ce monde est notre monde arabe à majorité musulmane. Il a besoin de l’apparition du Christ à travers nous . Ce monde arabe musulman a besoin de nous. Ne privons pas notre monde de notre existence, de notre présence et de notre témoignage, en ne nous comportant pas en tant que chrétiens qui montrent le Christ et donnent une preuve de la beauté des enseignements de l’Évangile de Jésus…

  • Aurores polaires en Alaska

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 Image Crédit & Copyright: LeRoy Zimmerman (TWAN), APOD, traduction  Didier Jamet

 Le 7 décembre dernier, une bande aurorale d’une intensité remarquable a inondé la nuit de ses couleurs chatoyantes. Cette spectaculaire séquence a pu être immortalisée grâce à un simple appareil photo fixé sur trépied à Ester, non loin de Fairbanks en Alaska. La séquence couvre de gauche à droite une période d’environ 30 minutes et permet de suivre les ondulations du rideau auroral à une altitude de plus de 100 km directement au-dessus du point d’observation. Chaque panneau couvre un champ vertical de 150°, représentant un front auroral d’environ 500 km d’un bord à l’autre. Cette activité aurorale est le fruit d’un orage géomagnétique d’intensité moyenne, un courant de vent solaire de haute vitesse qui a comprimé la magnétosphère terrestre.
  • TRAITÉ DE SAINT HIPPOLYTE DE ROME CONTRE L’HÉRÉSIE DE NOET

Dieu qui était seul, et pour qui rien n’était contemporain de lui-même, décida de créer le monde. Par son intelligence, sa volonté et sa parole, il fit le monde et il eut aussitôt les créatures qu’il voulut, quand il voulut, comme il voulut ; il nous suffit de savoir seulement que rien ne fut contemporain de Dieu, en dehors de lui-même. Mais, tout en étant seul, il était multiple. Car il n’était pas sans parole, sans sagesse, sans puissance ni décision. Tout était en lui et il était le Tout. Quand il le voulut, comme il le voulut, il manifesta sa Parole au temps fixé par lui-même, ~ cette Parole par laquelle il a tout créé. Sa Parole, qu’il tenait en lui-même et qui était invisible au monde créé, il la rend visible. Tout d’abord, il la profère comme une voix, il l’engendre comme la lumière issue de la lumière, il envoie comme Seigneur pour la création sa propre intelligence. Et celle-ci, qui était d’abord visible à lui seul et invisible au monde créé, il la rend visible, afin que le monde, en voyant cette épiphanie, puisse être sauvé. ~ Telle est l’intelligence de Dieu : en entrant dans le monde, elle se montra le serviteur de Dieu. Par lui tout s’est fait, mais lui seul est issu du Père. ~ Dieu a donné la Loi et les Prophètes et, en les donnant, il les a forcés, par l’Esprit Saint, à parler, en sorte qu’ayant reçu l’inspiration de la puissance du Père, ils annoncent la décision et la volonté du Père. ~ La parole de Dieu, son Verbe, s’est donc manifestée , comme dit saint Jean. En effet, il récapitule les paroles des prophètes en montrant que c’est lui, le Verbe, par qui tout a été fait. Il parle ainsi : Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui tout s’est fait, et sans lui rien ne s’est fait . Et saint Jean dit plus loin : Le monde a été fait par lui, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

  • Melotte 15 dans le Coeur 

131227Image Crédit & Copyright: Jimmy Walker, APOD,  traduction  Didier Jamet

 Les nuages de poussière adoptent des formes fantastiques dans la région centrale de la nébuleuse par émission IC 1805. Ces formes sont en réalité sculptées par les vents stellaires et le rayonnement énergétique d’étoiles chaudes et massives faisant partie d’un amas récemment constitué ( Melotte 15). S’étant formées il n’y a pas plus de 1,5 million d’années, les étoiles de l’amas sont au centre de cette image, avec de sombres nuages de poussières se découpant en silhouette sur fond de gaz lumineux. Dominée par l’émission de l’hydrogène atomique, cette image couvre un champ d’environ 30 années-lumière. Des images à plus grand champ révèlent pourquoi on donne aussi à IC 1805, du fait de son apparence générale moins tourmentée, le nom de nébuleuse du Coeur. IC 1805 est à quelque 7500 années-lumière de nous, dans la constellation de Cassiopée

 

  • Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr

 

      L’apôtre Jean écrit : « Celui qui dit qu’il demeure dans le Christ doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché » (1Jn 2,6) ; et saint Paul : « Nous sommes enfants de Dieu ; puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire » (Rm 8,16s)… Frères très chers, imitons Abel le juste qui a inauguré le martyre en subissant le premier la mort pour la justice (Gn 4,8)…; imitons les trois jeunes gens, Ananias, Azarias, Misaël, qui…ont vaincu un roi par la vaillance de leur foi (Dn 3)… Les prophètes à qui l’Esprit Saint avait donné la connaissance de l’avenir et les apôtres que le Seigneur avait choisis, est-ce que ces justes ne nous apprennent pas, en se laissant mettre à mort, à mourir à notre tour pour la justice ?
      La naissance du Christ a été marquée aussitôt par le martyre des enfants de moins de deux ans, à cause de son nom ; incapables de combattre, ils ont réussi à conquérir la couronne. Pour que ce soit bien clair que ceux que l’on tue pour le Christ sont innocents, des enfants innocents ont été mis à mort pour son nom… Combien il serait grave pour un serviteur portant le nom de chrétien de ne pas vouloir souffrir quand son maître, le Christ, a souffert le premier…! Le Fils de Dieu a souffert pour faire de nous des enfants de Dieu, et les enfants des hommes ne veulent pas souffrir pour continuer d’être enfants de Dieu…? Le maître du monde nous le rappelle : « Si le monde a de la haine contre vous, souvenez-vous qu’il en a eu contre moi d’abord. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis et tirés du monde… Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas au-dessus de son maître » (Jn 15,18-20)…
      Lorsque nous soutenons le combat de la foi, Dieu nous regarde, ses anges nous regardent, le Christ nous regarde. Quelle gloire, quelle chance d’avoir Dieu comme président de l’épreuve et le Christ pour juge lorsque nous sommes couronnés ! Armons-nous donc, frères très chers, de toutes nos forces, préparons-nous à la lutte avec une âme sans tache, une foi entière, un courage généreux.

  • Sharpless 308 

131224 Image Credit & Copyright: Jeff Husted; APOD, traduction Didier Jamet

 Gonflée par les vents rapides d’une étoile chaude massive, cette bulle cosmique est gigantesque. Cataloguée sous le nom de Sharpless 2-308, elle se trouve à quelque 5200 années-lumière de nous, dans la constellation du Grand Chien, et couvre 2/3 de degrés sur le ciel (à rapprocher du ½ degré de la pleine Lune). À la distance estimée de Sharpless 308, cela donne à cette bulle un diamètre de 60 années-lumière. L’étoile massive elle-même, une étoile de Wolf Rayet, est la brillante bleue proche du centre de la nébuleuse. Les étoiles de Wolf Rayet ont plus de 20 fois la masse du Soleil et on pense qu’elles correspondent à une brève phase précédant l’explosion en supernova des étoiles massives. Les vents rapides de cette étoile de Wolf Rayet gonflent la nébuleuse en forme de bulle tandis qu’ils balaient devant eux la matière déjà expulsée suite à une précédente phase de l’évolution de l’étoile. La nébuleuse gonflée par le vent a un âge de quelque 70 000 ans. Des émissions relativement faibles saisies sur cette image sont dominées par la lueur de l’oxygène ionisé, rendue ici en nuances de violet. 
  • Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol

 

      Il fait très froid sur terre. Les cieux sont brodés d’étoiles qui se devinent seulement sur le fond bleu foncé de la voûte céleste inondée de ténèbres. Sur la terre, une des plus petites étoiles de l’immense système planétaire, est en train de  produire cette nuit des prodiges qui étonnent les anges… : un Dieu qui, par amour pour l’homme, descend humilié dans la chair mortelle, et naît d’une femme dans une des étoiles les plus petites, une des plus froides, sur la terre…
      Les hommes ont aussi de la glace dans leur cœur. Personne n’accourt assister au miracle de la naissance de Dieu. Le monde entier se réduit seulement à une femme appelée Marie, à un homme aux yeux bleus, qui s’appelle Joseph, et à un enfant nouveau-né, qui, enveloppé dans des langes, ouvre ses yeux pour la première fois sous le souffle chaud d’un âne et d’un bœuf, reposant sur une poignée de paille que la pauvreté de Joseph, la sollicitude et l’amour de Marie lui ont procurée. Le monde entier dort, inconscient, dans le lourd sommeil de la chair. Il fait très froid cette nuit-là sur la terre de Juda. Les étoiles brodées dans les cieux sont les yeux des anges qui chantent « Gloire à Dieu dans les hauteurs ! », chant entonné pour Dieu, et entendu par quelques bergers qui surveillent leurs troupeaux et accourent adorer, avec leur âme d’enfant, Jésus qui vient de naître. C’est la première leçon de l’amour de Dieu…
      Bien que mon âme n’ait ni la chasteté de Joseph ni l’amour de Marie, j’ai offert au Seigneur mon absolue pauvreté de tout, mon âme vide. Si je ne lui ai pas entonné des hymnes comme les anges, j’ai essayé de lui chanter quelques refrains de bergers, la chanson du pauvre, de celui qui n’a rien ; la chanson de celui qui ne peut offrir à Dieu que misères et faiblesses. Mais qu’importe, car les misères et les faiblesses offertes à Jésus avec un cœur vraiment amoureux sont acceptées par lui comme si elles étaient des vertus. Grande, immense est la miséricorde de Dieu ! Ma chair mortelle n’entend pas les louanges du ciel, mais mon âme devine que, aujourd’hui aussi comme alors, les anges regardent étonnés la terre, et entonnent le « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur terre aux hommes de bonne volonté ! »

  • Géminides au Chili 

131223Image Crédit & Copyright: Yuri Beletsky (Las Campanas ObservatoryCarnegie Institution), APOD, traduction Didier Jamet

 La pluie annuelle d’étoiles filantes des Géminides est tombée il y a une dizaine de jours, comme en témoigne ce paysage céleste immortalisé dans la nuit du 13 au 14 décembre du côté de l’observatoire de Las Campanas au Chili. Au premier plan on distingue les coupoles des télescopes Swope et du Pont. Vers le centre de l’image on remarque la brillante planète Jupiter, la portion centrale de la Voie lactée ainsi qu’Orion et sa nébuleuse sur la gauche. Poussières issues de l’astéroïde actif 3200 Phaeton, les Géminides se consument dans notre atmosphère à la vitesse de 22 kilomètres par seconde.

  • DE LA LETTRE À DIOGNÈTE

« Elle s’est manifestée, la bonté de Dieu notre Sauveur… »
Aucun homme n’a vu Dieu ni ne l’a connu : c’est lui-même qui s’est manifesté. Et il s’est manifesté pour la foi, qui seule a reçu le privilège de voir Dieu. Car Dieu, Maître et Créateur de l’univers, qui a fait toutes choses et les a disposées avec ordre, s’est montré pour les hommes non seulement plein d’amour, mais plein de patience. Toujours il était ainsi, il l’est et le sera : secourable, bon, sans colère, véridique ; lui seul est bon. Ayant conçu un dessein d’une grandeur inexprimable, il ne l’a communiqué qu’à son Enfant.
Tandis qu’il maintenait son sage projet dans le mystère et le tenait en réserve, il semblait nous oublier et ne pas se soucier de nous. Mais quand il eut dévoilé par son Enfant bien-aimé, quand il eut manifesté ce qu’il avait préparé dès le commencement, il nous a tout offert à la fois : de jouir de ses bienfaits, de voir, de comprendre ; qui de nous aurait jamais pu s’y attendre ?
Dieu avait donc déjà tout disposé en lui-même avec son Enfant ; mais, jusqu’à ces derniers temps, il a toléré que nous nous laissions emporter à notre gré par des mouvements désordonnés, entraînés par les voluptés et les passions. Nullement parce qu’il se réjouissait de nos péchés ; il tolérait alors, sans l’approuver, ce règne de l’iniquité. Bien au contraire, il organisait pour maintenant le règne de la justice. Après avoir bien prouvé, dans cette première période, que nos propres œuvres nous rendaient indignes de la vie, il voulait que nous en devenions maintenant dignes par l’effet de sa bonté. Il voulait qu’après nous être montrés incapables d’accéder par nous-mêmes au royaume de Dieu, nous en devenions capables par sa puissance.

  • Gaïa : un télescope  où les astronomes montpelliérains sont engagés 
 

Cliquez sur l’image ci-dessous: 

Le télescope français Gaïa prendra les airs ce jeudi pour une durée de cinq ans. Sa mission : photographier plus d’un milliard d’étoiles de la Voie Lactée en 3D. 

3,5 mètres de hauteur, un diamètre de 10 mètres et un poids total de 2 tonnes. L’imposant télescope français  Gaïa va décoller ce jeudi de Guyane. En réalité, Gaïa possède deux télescopes. Ces derniers sont capables de détecter une lumière 400.000 fois plus faible que celle visible à l’œil nu mais aussi de mesurer l’équivalent du diamètre d’un cheveu à une distance de 1.000 kilomètres. Haute précision photographique. Pour mener sa mission à bien -réaliser un atlas 3D de notre Voie Lactée- Gaïa est équipé d’un capteur photographique d’un milliard de pixels. A titre de comparaison, un appareil photo numérique classique possède environ 12 millions de pixels. Pour fonctionner, le télescope sera équipé, entre autres, de panneaux solaires d’une puissance de 1900 Watts. Des panneaux solaires bien plus puissants que ceux utilisés par les particuliers pour récolter de l’énergie, qui eux, tournent aux environs des 200Watts. Données en masse. Afin de transmettre les images collectées, Gaïa sera reliée à la Terre avec un débit de 5 mégabits par seconde. Les données seront envoyées pendant huit heures et ce, quotidiennement. Au total, cela équivaut à un « pétaoctet » -soit un million de giga-octets- de données pour les cinq années de mission. Trois instruments. Le télescope compte aussi trois instruments. Un instrument d’astronomie lui permettant de déterminer la position, le mouvement et la distance des étoiles; un instrument de photométrie afin de mesurer leur éclat et leur couleur; un spectromètre pour préciser le type de leur lumière. Avec tout cet équipement, Gaïa devrait donc rapporter d’ici 2019, voire 2020, une cartographie en trois dimensions de notre galaxie, la Voie Lactée. En tout, ce sont près d’un milliard d’étoiles qui seront cartographiées, un nombre à première vue impressionnant mais qui représente seulement 1% des étioles de notre galaxie.

Edité par Camille MICHELLAND avec AFP le 18 décembre 2013

  • TRAITÉ DE SAINT IRÉNÉE CONTRE LES HÉRÉSIES

La gloire de l’homme c’est Dieu ; mais le propre de l’homme, c’est de recevoir l’œuvre de Dieu, toute sa sagesse et sa force. Comme un médecin fait ses preuves auprès des malades, ainsi Dieu se manifeste aux hommes. Et voilà pourquoi Paul déclare : Dieu a tout enfermé dans l’incrédulité, pour accorder à tous sa miséricorde ; et il disait cela de l’homme : l’homme avait désobéi à Dieu, et avait été rejeté de l’immortalité ; il a ensuite obtenu par le Fils de Dieu la miséricorde qui lui permet de recevoir par le Fils l’adoption filiale.
Car celui qui, sans orgueil ni prétention, garde la vérité quant aux choses créées, et quant au Créateur, Dieu, le maître de toutes les choses auxquelles il donne d’être, celui-là qui demeure dans son amour, dans la soumission et l’action de grâce, il recevra de Dieu une gloire plus grande et de devenir progressivement semblable à celui qui est mort pour nous.
Car voici que le Verbe s’est fait semblable à la chair de péché : cela d’abord pour condamner le péché et, en tant que condamné, le rejeter hors de la chair, cela aussi pour inciter l’homme à lui devenir semblable en lui donnant mission d’être l’imitateur de Dieu, en le rangeant sous l’obédience du Père, pour qu’il voie Dieu, et en lui donnant de saisir le Père.

  • La Terre et le ciel gamma 
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     Crédit: International Fermi Large Area Telescope Collaboration, NASA, DOE, APOD, traduction  Didier Jamet 
    Pour un satellite chargé d’étudier les rayons gamma depuis l’orbite terrestre, la Terre est en réalité la plus puissante source de ces rayonnements de très haute énergie. Ces rayons gamma terrestres se forment lorsque des particules de haute énergie en provenance de l’espace, les rayons cosmiques, percutent l’atmosphère. Cette vue a été élaborée à partir des données du satellite Fermi lorsque le centre de notre galaxie se trouvait juste au dessus du satellite, au zénith, ici au centre du champ. La Terre et les points situés au nadir (l’opposé du zénith) sont en périphérie du champ, l’ensemble formant une représentation de l’entièreté du ciel gamma vu en orbite par le satellite Fermi. Le codage en fausses couleurs va du bleu pour les rayons gamma de basse intensité au jaune pour les rayons gamma de haute intensité. Cette présentation met en évidence le fait que le flux gamma en provenance de l’atmosphère terrestre a tendance à noyer les bords du champ, le cercle jaune correspondant au motif inversé du limbe terrestre. S’agissant des sources gamma célestes, elles se répartissent essentiellement le long du disque de notre galaxie, la Voie lactée, vu ici diagonalement. Lancé le 11 juin 2008 pour observer l’univers des hautes énergies, le satellite Fermi a passé cette semaine le cap de son 2000e jour en orbite terrestre basse. 

 

 

  • Homélie de Benoist XVI, le 8 Décembre 2012

La lumière qui émane de la figure de Marie nous aide aussi à comprendre le vrai sens du péché originel. En Marie, en effet, cette relation avec Dieu que le péché brise est pleinement vivante et agissante. En elle, il n’y a aucune opposition entre Dieu et son être : il y a   pleine communion et pleine entente. Il y a un « oui » réciproque de Dieu à elle et d’elle à Dieu. Marie est libre du péché parce qu’elle est toute de Dieu,      totalement exproprié par Lui. Elle est pleine de sa Grâce, de son Amour…. La doctrine de l’Immaculée Conception de Marie exprime la certitude de foi que les promesses de Dieu se sont réalisées : que son Alliance ne faillit pas mais qu’elle  a produit une racine sainte, d’où a germé le Fruit béni de tout l’univers, Jésus, le Sauveur. L’Immaculée démontre que la Grâce est capable de susciter une réponse, que la      fidélité de Dieu sait engendrer une foi vraie et bonne.

  • Explosion thermonucléaire dans l’hémisphère Sud 

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Image Crédit & Copyright: Yuri Beletsky (Las Campanas ObservatoryCarnegie Institution), APOD, Traduction Didier Jamet.
Etoiles les plus brillantes de la constellation du Centaure, Alpha et Beta Centauri sont bien visibles depuis l’hémisphère sud. Et c’est aussi le cas actuellement d’une « nouvelle étoile », Nova Centauri 2013. Sur cette image prise depuis l’observatoire de Las Campanas dans le désert chilien de l’Atacama, la « nouvelle étoile » rejoint les anciennes dans cette vaste constellation, vue ici aux premières heures du 5 décembre 2013 à travers la luminescence verdâtre du ciel nocturne. Repérée dès le 2 décembre par le chasseur australien de Nova John Seach alors qu’elle approchait de la visibilité à l’œil nu, Nova Cen 2013 a été identifiée par spectroscopie comme une nova tout ce qu’il y a de plus classique, produite par l’interaction, dans un système binaire, entre une dense naine blanche chaude et sa géante compagne. Le matériau en provenance de cette dernière s’accumule dans un disque d’accrétion avant de tomber sur la surface de la naine blanche, déclenchant alors une gigantesque explosion thermonucléaire. C’est la lumière de cette énorme explosion que les habitants de l’hémisphère sud peuvent en ce moment admirer. En dépit de sa puissance, cette explosion n’a pas détruit les astres impliqués, puisque certaines novas présentent même un aspect cyclique, connaissant à nouveau une violente explosion lorsque le flux de matière en provenance de la géante a repris et s’est maintenu pendant quelques décennies. 

  • Centrafrique  :  Le 10 décembre 2013, AED publie:

Récemment, Sa Sainteté le Pape François disait que l’Église devait être un « hôpital de campagne ». En République de Centrafrique, c’est maintenant le quotidien. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont cherché refuge dans les missions et monastères du pays. Entre-temps, le monastère des Carmes dans la capitale de Bangui s’est aussi transformé en camp de réfugiés. Normalement, ce monastère est un lieu de silence. À présent, on y entend jour et nuit les cris de centaines d’enfants. « Les Français sont là ! Enfin ! » Les avions de combat percent les nuages dans le ciel au-dessus du monastère des Carmes. Des applaudissements spontanés fusent. Le Père Federico Trinchero, le prieur âgé de 35 ans, en a presque les larmes aux yeux. Peut-être est-ce l’aide qui arrive … Peu d’heures auparavant, la panique s’était déclenchée dans le quartier du monastère. On entendit des coups de feu, les femmes attrapèrent leurs enfants et se mirent à courir. Plus de deux mille personnes cherchèrent refuge dans le monastère.

« Vendredi matin, nous avions célébré la Sainte Messe pour toutes les nombreuses personnes tuées au cours des derniers jours. Alors que j’étais juste en train de préparer le petit déjeuner, on m’a appelé au portail. Devant s’amassait cette foule de gens, qui voulaient se réfugier chez nous. Nous les avons accueillis les bras ouverts », raconte l’Italien. Mais les religieux furent soudain confrontés à un immense défi : « J’ai discrètement compté les gens pour que personne ne pense que nous n’aurions plus de place pour lui. Mais nous savions parfaitement que nous ne pourrions ravitailler tous ces gens qu’un seul jour encore. Nous ne pouvions pas quitter le monastère pour acheter de la nourriture parce que c’était trop dangereux en dehors de nos murs. Nous avons téléphoné à toute sorte d’interlocuteurs, à l’archevêque, la nonciature, l’ambassade de France, pour qu’ils nous viennent en aide, mais ailleurs, la situation était identique. »


Youssouf, un ami musulman du monastère, exploitant d’un élevage de poules dans le voisinage, a offert aux Pères deux mille œufs qu’il n’a pas pu vendre sur le marché ces derniers jours. « Nous en avons fait des omelettes pour les plus petits », explique le Père Trinchero. Plus tard, Youssouf nous a encore apporté un sac de riz, un sac de sucre et un bidon d’huile. « Nous hébergeons ici 800 enfants de moins de douze ans et beaucoup de femmes enceintes. » Le jeune prieur n’a pas osé demander aux gens qui avaient fui dans la panique de lui raconter leur histoire. « Je souris pour ne pas trop pleurer », avoue-t-il. Il y quelques jours à peine, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, avait trouvé dans son message de l’Avent des mots très clairs pour qualifier les forfaits des rebelles de la Séléka qui, depuis un an, sèment la peur et l’horreur dans le pays. Il a dénoncé les enlèvements, les exécutions de masse et les pillages. Dans les quartiers résidentiels, on tire même avec des armes antichars. Il a décrit que comment dans certains endroits, des cadavres en putréfaction ou décomposés jonchent le sol, abandonnés en proie aux vautours et aux animaux sauvages. En outre, des personnes torturées sont « bestialement ligotées » et jetées dans le fleuve pour « y mourir dans des conditions atroces, sans aucune possibilité de se défendre contre cette mort inéluctable ». Des centaines de milliers de Centrafricains sont en fuite. Lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies a accepté la semaine dernière que la présence des troupes françaises soit renforcée en Centrafrique, les gens ont retrouvé l’espoir que ce cauchemar puisse enfin cesser.

Pour l’instant, la vie du monastère à Bangui se déroule de manière totalement différente que d’habitude. « Nous avons célébré la messe matinale dehors, en plein ciel, pour ne pas réveiller les 350 enfants qui dormaient dans la chapelle. Deux d’entre eux étaient même couchés sous l’autel », raconte le Père Trinchero plein d’émotion. Les religieux sont debout jour et nuit. « À cinq heures du matin, j’ai rencontré Frère Léonce, d’origine ruandaise, alors qu’il balayait le couloir. Je lui ai dit d’aller se reposer, mais il m’a raconté qu’il était lui-même né dans un camp de réfugiés au Congo alors que sa famille fuyait le génocide du Ruanda. Je suis tellement fier de nos frères. Frère Cédric est médecin et s’occupe des malades. Frère Mathieu s’affaire à la cuisine, avec autant de cœur qu’une véritable Maman. Les autres aident à distribuer la nourriture, apportent de l’eau, veillent à l’hygiène, enregistrent les réfugiés et s’en occupent en tout point de vue. Ils travaillent tous tellement ! » Pour certains des réfugiés, l’histoire se termine bien. « Un père avec son petit bébé nous a rejoint. Le soir, nous avions trouvé sa femme. Dimanche, la petite Fatou aussi a enfin retrouvé ses parents », se réjouit le Père Trinchero. Les Pères chantent les paroles du psaume : « IL fera droit aux malheureux du peuples, IL sauvera les enfants du pauvre » (Psaumes 72,4). Les cris des petits enfants se mêlent au chant des Pères Carmes. Les avions de combat français survolent la ville en vrombissant. « Dieu sauve », tel est le nom d’un petit garçon qui ne connaît que la peur. La paix arrivera-t-elle bientôt ?

AED France
29, rue du Louvre
78750 Mareil-Marly
Tél : 01 39 17 30 10

  •  la queue du Têtard 

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 Credit: Equipe ACS Science & EngineeringNASA, APOD, traduction  Laurent Laveder

 Sur cette spectaculaire vue enregistrée par la nouvelle  caméra moderne du télescope spatial Hubble, de lointaines galaxies forment le superbe arrière-plan de la  galaxie spirale déformée Arp 188,  la Galaxie du Têtard. Le Têtard cosmique est à pas plus de 420 millions d’années-lumière en direction de la constellation  septentrionale du Dragon. Cette queue mesure environ 280 000 années-lumière de long et présente des amas de brillantes étoiles massives bleues. Dans le passé, une galaxie intruse plus compact a traversé  Arp 188  – de gauche à droite sur cette vue – et a  étiré le Têtard par attraction gravitationnelle. Lors de sa rencontre proche, des forces de marée ont arraché des étoiles, du gaz et de la poussière à la galaxie spirale, formant une queue spectaculaire. La galaxie intruse elle-même, qui se situerait à 300 000 années-lumière derrière le Têtard, peut être vue à travers les bras de la galaxie spirale du premier plan en haut à gauche. Tout comme son  homonyme terrestre, la Galaxie du Têtard devrait perdre sa queue en vieillissant, les amas d’étoiles de la queue formant dès lors de plus petits satellites de la vaste galaxie spirale.

 

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi »

La nouvelle logique de la foi est centrée sur le Christ. La foi dans le Christ nous sauve parce que c’est en lui que la vie s’ouvre radicalement à un Amour qui nous précède et nous transforme de l’intérieur, qui agit en nous et avec nous… Le Christ est descendu sur la terre et il est ressuscité des morts ; par son incarnation et sa résurrection, le Fils de Dieu a embrassé toute la marche de l’homme et demeure dans nos cœurs par l’Esprit Saint. La foi sait que Dieu s’est fait tout proche de nous, que le Christ est un grand don qui nous a été fait, don qui nous transforme intérieurement, nous habite, et ainsi nous donne la lumière qui éclaire l’origine et la fin de la vie, tout l’espace de la marche de l’homme.

  • La comète ISON a bel et bien disparu…
 
 

Elle avait cela d’incroyable qu’elle venait tout droit du nuage d’Oort, la frontière gravitationnelle du Système solaire. Son observation aurait représenté une formidable source d’informations pour les astronomes. En vain. Finalement, alors que les scientifiques tergiversent depuis plusieurs jours sur sa survie, la comète Ison s’est désintégrée lors de son passage proche du Soleil en fin de semaine dernière. Et pour cause : ce gros bloc composé de glaces et de roches a frôlé la surface du soleil au plus près à 1,17 million de kilomètres jeudi 28 novembre vers 18 h 30 GMT, subissant des températures de 2 700 degrés et perdant trois millions de tonnes par seconde. « Bien que le moment précis de la fin d’Ison reste incertain, il semble bien qu’elle n’existe plus », a tranché mardi Alex Young, responsable adjoint pour la Science de la division d’héliophysique du centre Goddard de la Nasa dans un courrier électronique à l’AFP.

« Un nuage de débris sans noyau »

Si Ison avait survécu, on aurait pu l’observer à l’œil nu au moment de Noël lorsqu’elle aurait croisé au plus près de notre planète. « Tout ce qui reste de la comète c’est un nuage de débris sans noyau », a précisé Alex Young, notant la subsistance « de désaccords quant à la chronologie précise » des derniers moments d’Ison. Mais selon les images des satellites d’observation solaire américains et européens, la luminosité de la comète s’est accrue alors qu’elle s’approchait du soleil, atteignant une intensité lumineuse maximum environ douze heures avant de passer au point le plus proche de la surface solaire, la périhélie, avant de fortement diminuer les deux heures suivantes. A partir du 30 novembre, vers 14 heures GMT, « il n’y avait plus aucun signe visible de noyau, seulement un nuage diffus de poussières à travers lequel on pouvait voir les étoiles », souligne Alex Young, confirmant ce qu’une grande majorité des astronomes avait prédit. « Cette comète n’est pas très solide, elle est formée à 50 % ou peut-être 30 % de glace d’eau », et la taille du noyau, 1,2 km au maximum, est assez petite par rapport à la moyenne des comètes observées jusqu’à présent, avait expliqué Carey Lisse, expert des comètes au laboratoire de physique appliquée Johns Hopkins.

Aux origines du système solaire

L’intérêt d’Ison réside dans son origine : depuis sa découverte le 21 septembre 2012 par des astronomes russes, toute la communauté des astronomes s’est passionnée pour cet astre dont la création remonte aux origines du système solaire il y a 4,5 milliards d’années. Elle s’est en effet échappée, il y a environ trois millions d’années, du nuage d’Oort, sorte de « parking » de comètes aux confins du système solaire situé à mi-chemin entre le soleil et la prochaine étoile. « C’est une relique de la formation du système solaire », avait dit Carey Lisse, soulignant que les planètes se sont formées avec des comètes qui ont notamment apporté l’eau, d’où la grande importance de ces corps célestes. « L’observation d’Ison avec des instruments depuis le sol et l’espace a été sans précédent, ce qui, nous espérons, nous donnera une meilleure idée de la structure et de la composition des comètes », a précisé l’astronome Alex Young. A défaut de pouvoir l’effleurer du regard dans le ciel hivernal, les scientifiques se consoleront en étudiant ces précieuses données.

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi »

 La lumière de la foi (lumen fidei) : Par cette expression, la tradition de l’Église a désigné le grand don apporté par Jésus, qui, dans l’Évangile de Jean, se présente ainsi : « Moi, lumière, je suis venu dans le monde, pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres » (Jn 12,46). Saint Paul aussi s’exprime en ces termes : « Le Dieu qui a dit : ‘ Que des ténèbres resplendisse la lumière ’, est celui qui a resplendi dans nos cœurs » (2Co 4,6)… La lumière de la foi possède un caractère singulier, étant capable d’éclairer toute l’existence de l’homme. Pour qu’une lumière soit aussi puissante, elle ne peut pas provenir de nous-mêmes, elle doit venir d’une source plus originaire, elle doit venir, en définitive, de Dieu. La foi naît de la rencontre avec le Dieu vivant, qui nous appelle et nous révèle son amour, un amour qui nous précède et sur lequel nous pouvons nous appuyer pour être solides et construire notre vie. Transformés par cet amour, nous recevons des yeux nouveaux, nous faisons l’expérience qu’en lui se trouve une grande promesse de plénitude et le regard de l’avenir s’ouvre à nous. 
La foi que nous recevons de Dieu comme un don surnaturel, apparaît comme une lumière pour la route, qui oriente notre marche dans le temps. D’une part, elle procède du passé, elle est la lumière d’une mémoire de fondation, celle de la vie de Jésus, où s’est manifesté son amour pleinement fiable, capable de vaincre la mort. En même temps, cependant, puisque le Christ est ressuscité et nous attire au-delà de la mort, la foi est lumière qui vient de l’avenir, qui entrouvre devant nous de grands horizons et nous conduit au-delà de notre moi isolé vers l’ampleur de la communion. Nous comprenons alors que la foi n’habite pas dans l’obscurité ; mais qu’elle est une lumière pour nos ténèbres… Je voudrais parler de cette lumière de la foi, afin qu’elle grandisse pour éclairer le présent jusqu’à devenir une étoile qui montre les horizons de notre chemin, en un temps où l’homme a particulièrement besoin de lumière.

Le pape dénonce aussi l’orgueil :  « Une parole chrétienne sans le Christ te conduit à la vanité, à être sûr de toi, à l’orgueil, au pouvoir pour le pouvoir. Et le Seigneur renverse la vanité, l’orgueil de ces personnes qui se prennent pour des rocs, ces personnes qui suivent  une parole chrétienne,  sans Jésus-Christ, sans la relation avec Jésus-Christ, sans la prière avec Jésus-Christ, sans le service rendu à Jésus-Christ, sans l’amour de Jésus-Christ. C’est cela que nous dit le Seigneur aujourd’hui : construire notre vie sur ce roc, et le roc, c’est lui ».

  • L’endroit le plus froid sur Terre 

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 Image Crédit & Copyright: Ted Scambos (National Snow and Ice Data Centre) et al., Landsat 8USGSNASA, APOD, traduction de Didier Jamet 

  Où fait-il le plus froid sur Terre ? En plein coeur de l’Antarctique, où une température record de -93,2° C a été relevée. C’est environ 25°C de moins que dans les régions les plus froides où des humains vivent de façon permanente. Cette température record a été relevée en août 2010, au coeur de l’hiver austral, par des scientifiques épluchant des décennies de données climatiques recueillies par satellites. Les endroits les plus froids s’avèrent être à proximité de sommets, autour desquels l’air est généralement plus froid, mais toutefois dans de petites dépressions de terrain où l’air déjà froid a vu sa température encore abaissée par le sol gelé. L’été austral est naturellement une période plus clémente en Antarctique, certaines régions connaissant des pics de chaleur à   15°C 

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi

Abraham, notre père dans la foi : La foi nous ouvre le chemin et accompagne nos pas dans l’histoire. C’est pourquoi, si nous voulons comprendre ce qu’est la foi, nous devons raconter son parcours, la route des hommes croyants… Une place particulière revient à Abraham, notre père dans la foi. Dans sa vie se produit un fait bouleversant : Dieu lui adresse la Parole, il se révèle comme un Dieu qui parle et qui l’appelle par son nom. La foi est liée à l’écoute. Abraham ne voit pas Dieu, mais il entend sa voix. De cette façon la foi prend un caractère personnel. Dieu se trouve être ainsi non le Dieu d’un lieu, et pas même le Dieu lié à un temps sacré spécifique, mais le Dieu d’une personne, précisément « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (Ex 3,6), capable d’entrer en contact avec l’homme et d’établir une alliance avec lui. La foi est la réponse à une parole qui interpelle personnellement, à un « toi » qui nous appelle par notre nom.
      Cette parole dite à Abraham est un appel et une promesse. Elle est avant tout appel à sortir de sa propre terre, invitation à s’ouvrir à une vie nouvelle, commencement d’un exode qui le conduit vers un avenir insoupçonné (Gn 12,1). La vision que la foi donnera à Abraham sera toujours jointe à ce pas en avant à accomplir. La foi « voit » dans la mesure où Abraham marche, où il entre dans l’espace ouvert par la parole de Dieu.
      Cette parole contient en outre une promesse : « Ta descendance sera nombreuse, tu seras le père d’un grand peuple » (Gn 13,16; 15,5; 22,17). En tant que réponse à une parole qui précède, la foi d’Abraham sera toujours un acte de mémoire ; mais cette mémoire…étant mémoire d’une promesse, elle devient capable d’ouvrir vers l’avenir, d’éclairer les pas au long de la route ; elle…est étroitement liée à l’espérance.

  • La nébuleuse Helix 

140110Image Crédit & Copyright: Don Goldman, APOD, traduction Didier Jamet

 À quelque 700 années-lumière de nous, dans la constellation du Verseau, une étoile semblable au Soleil se meurt. Au cours des quelques derniers milliers d’années de son existence, elle a engendré la nébuleuse Helix (NGC 7293), un exemple proche et bien étudié de nébuleuse planétaire, typique du stade ultime d’évolution des étoiles de type solaire. Il a fallu un total de 28,5 heures de pose pour obtenir cette image de la nébuleuse. Les émissions de l’hydrogène sont en rouge et celles de l’oxygène en bleu-vert. L’image révèle de remarquables détails de la brillante région centrale d’Helix, mesurant dans les 3 années-lumière de diamètre, mais aussi du halo externe, moins lumineux, qui donne au total à cette nébuleuse un diamètre de plus de 6 années-lumière. Le point blanc au centre de la nébuleuse est l’étoile qui lui a donné naissance. Si elle peut paraître de forme assez simple au premier abord, on sait maintenant que cette nébuleuse présente une géométrie étonnamment complexe

 

 

  • Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27.

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : ‘Seigneur, Seigneur !’, pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s’est abattue sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

 

  • Comète Lovejoy

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Image Crédit & Copyright: Damian Peach, APOD, traduction : Didier Jamet 

 La semaine dernière, la comète Lovejoy a été photographiée à proximité de la galaxie M63. Découverte il y a seulement trois mois et approchant à l’heure actuelle de son éclat maximal, la comète Lovejoy est visible à l’oeil nu (avec un bon oeil et un bon ciel cependant) non loin de la casserole de la Grande Ourse. Rivale inattendue de la comète ISON, C/2013 R1 ( Lovejoy) arbore une splendide chevelure verte et une belle queue d’ions texturée. Même si la comète Lovejoy s’en retourne déjà vers les confins du système solaire, elle devrait cependant rester un objet intéressant à observer aux jumelles pour quelques semaines encore. De son côté, la galaxie spirale M63 ne devrait pas trop bouger ni varier d’éclat pour au moins quelques millions d’années.

  • Pape François Homélie du 30/05/2013

D’où vient la multiplication des pains ? La réponse se trouve dans l’invitation de Jésus aux disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Lc 9,13) — « donner », partager. Qu’est-ce que les disciples partagent ? Le peu qu’ils ont : cinq pains et deux poissons (ibid.). Mais ce sont précisément ces pains et ces poissons qui, dans les mains du Seigneur, rassasient toute la foule. Et ce sont précisément les disciples, égarés devant l’incapacité de leurs moyens, de la pauvreté de ce qu’ils peuvent mettre à disposition, qui font asseoir les gens et qui — confiants dans la parole de Jésus — distribuent les pains et les poissons qui nourrissent la foule. Ceci nous dit que dans l’Église, mais aussi dans la société, un mot-clé dont nous ne devons pas avoir peur est « solidarité », c’est-à-dire savoir mettre à la disposition de Dieu ce que nous avons, nos humbles capacités ; car c’est seulement dans le partage, dans le don, que notre vie sera féconde, qu’elle portera du fruit. Solidarité : un mot mal vu par l’esprit du monde !
      [Dans l’eucharistie de] ce soir, encore une fois, le Seigneur distribue pour nous le pain qui est son Corps : il se fait don. Et nous aussi, nous faisons l’expérience de la solidarité de Dieu avec l’homme, une solidarité qui ne s’épuise jamais, une solidarité qui ne finit pas de nous surprendre : Dieu se fait proche de nous. Dans le sacrifice de la croix, il s’abaisse en entrant dans l’obscurité de la mort pour nous donner sa vie, qui vainc le mal, l’égoïsme, la mort. Ce soir aussi, Jésus se donne à nous dans l’eucharistie, partage notre chemin, se fait même nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre vie, y compris dans les moments où la route devient difficile, et où les obstacles ralentissent nos pas. Et dans l’eucharistie, le Seigneur nous fait parcourir sa voie, celle du service, du partage, du don. Ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s’il est partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle de l’amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer.

  • Premiers tours de roue sur la Lune pour Yutu 

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Image Crédit: Chinese National Space AdministrationXinhuanet, APOD, traduction  Didier Jamet

Lancé deux semaines auparavant par la CNSA, l’agence spatiale chinoise, l’atterrisseur de la mission Chang’e-3 s’est posé sur la Lune samedi 14 décembre et y a libéré dans la foulée un petit robot automobile. Dénommé Yutu, ce qui signifie « Lapin de jade », ce petit rover s’est vu assigner une mission d’exploration de trois mois dans le cratère d’impact formant la Baie des Arcs-en-ciel. Les caméras et spectromètres de Yutu étudieront la composition de la surface lunaire tandis qu’un radar étudiera la structure du sol. Chang’e-3 a réussi le premier alunissage en douceur depuis la mission soviétique Luna 24 en 1976, et Yutu est le premier rover déployé depuis Lunokhod 2 en 1973. Sur cette image, on voit Yutu s’éloigner de l’atterrisseur

Pour le temps de l’Avent, le pape François invite à garder « un cœur ouvert » pour « se laisser rencontrer » par Dieu, car « Noël est une rencontre » et à « persévérer dans la prière ». Le pape a célébré la messe du 2 décembre 2013, premier lundi de l’Avent, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. L’Avent marque le « début d’une nouvelle marche, celle de l’Eglise… vers Noël » : il s’agit « d’aller à la rencontre du Seigneur », car « Noël n’est pas seulement une commémoration temporelle ou bien le souvenir d’une belle chose, c’est bien plus: c’est prendre le chemin qui conduit au Seigneur pour le rencontrer ». « Noël est une rencontre ». Si le chrétien est invité à « Le rencontrer avec le cœur, avec la vie, avec foi », cependant il doit d’abord « se laisser rencontrer par Lui ». L’homme n’est pas en effet le « maître de cette rencontre » mais c’est le Christ « qui pénètre en [l’homme], c’est Lui qui le renouvelle, car sa venue signifie remettre tout à neuf, refaire le cœur, l’âme, la vie, l’espérance, la route. ». Le pape a donc invité à garder « un cœur ouvert » pour se laisser rencontrer : « qu’il me dise ce qu’Il veut me dire, qui n’est pas toujours ce que je veux qu’Il me dise ». « Le Seigneur ne regarde pas [les hommes] tous ensemble, comme une masse… Il regarde chacun en face, dans les yeux, car l’amour n’est pas un amour abstrait. C’est un amour concret, de personne à personne : le Seigneur, une personne me regarde moi, une personne ». Se laisser rencontrer par le Seigneur c’est « se laisser aimer par le Seigneur », a ajouté le pape en invitant durant l’Avent à « persévérer dans la prière, à prier davantage, à agir activement dans la charité fraternelle, à se rapprocher un peu plus de ceux qui ont besoin », tout ceci « dans la louange du Seigneur . 

  • Frappe laser interstellaire 

 131201Image Crédit: Yuri Beletsky (ESO), APOD, traduction  Didier Jamet

 Mais pourquoi ces gens braquent-ils un puissant rayon laser en direction du centre de la galaxie ? Rassurez-vous, il ne s’agit pas là des premières hostilités d’une quelconque guerre galactique. Bien au contraire, les astronomes européens du VLT, au Chili, essayent grâce à ce laser de mesurer les distorsions de l’atmosphère terrestre en perpétuel mouvement. En observant en permanence les atomes de haute altitude excités par le laser, et qui forment pour la circonstance une sorte d’étoile artificielle, les astronomes peuvent mesurer en temps réel l’évolution de la turbulence atmosphérique. Cette information est alors transmise au miroir des télescopes du VLT qui se déforment en conséquence de façon à compenser la turbulence. Dans le cas présent, le VLT observait le centre de notre galaxie, aussi il était nécessaire de connaître l’état de la turbulence atmosphérique dans cette direction. Et pour ce qui est d’un conflit interstellaire, vu depuis le centre galactique, l’évènement n’avait aucune chance de faire de victimes. À une telle distance, même la lumière de ce puissant laser se confond totalement avec le rayonnement du Soleil, les deux ne formant au total qu’une pâle et lointaine petite étoile

  • Pape François Encyclique « Lumen fidei / La Lumière de la foi 

La foi chrétienne est centrée sur le Christ, elle est confession que Jésus est le Seigneur et que Dieu l’a ressuscité des morts (Rm 10,9). Toutes les lignes de l’Ancien Testament se rassemblent dans le Christ. Il devient le « oui » définitif à toutes les promesses, le fondement de notre « Amen » final à Dieu (cf 2Co 1,20). L’histoire de Jésus est la pleine manifestation de la fiabilité de Dieu. Si Israël rappelait les grands actes d’amour de Dieu, qui formaient le centre de sa confession et ouvraient le regard de sa foi, désormais la vie de Jésus apparaît comme le lieu de l’intervention définitive de Dieu, la manifestation suprême de son amour pour nous.  La parole que Dieu nous adresse en Jésus n’est pas une parole supplémentaire parmi tant d’autres, mais sa Parole éternelle (He 1,1-2). Il n’y a pas de garantie plus grande que Dieu puisse donner pour nous assurer de son amour, comme nous le rappelle saint Paul (Rm 8,31s). La foi chrétienne est donc foi dans le plein Amour, dans son pouvoir efficace, dans sa capacité de transformer le monde et d’illuminer le temps. «  Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru » (1Jn 4,16). La foi saisit, dans l’amour de Dieu manifesté en Jésus, le fondement sur lequel s’appuient la réalité et sa destination ultime.

  • Comète Ison: ses positions le 1 et  3  Décembre, mais elle a disparue malheureusement .

 

Dawn view, Dec. 3
 

La vie est « un chemin pour rencontrer Jésus. Un chemin où l’on ne rencontre pas Jésus n’est pas un chemin chrétien », estime le pape François. Le pape François s’est rendu en visite pastorale à la paroisse Saint-Cyrille-d’Alexandrie, dans le secteur Est du diocèse de Rome, pour ce premier dimanche de l’Avent, 1er décembre 2013. Durant son homélie, le pape a invité à « rencontrer Jésus » car le propre de la vie chrétienne est « de rencontrer Jésus, de le regarder, toujours… et aussi de se laisser regarder par lui ». La vie est en effet « un chemin pour rencontrer Jésus<…. . Un chemin où l’on ne rencontre pas Jésus n’est pas un chemin chrétien » « La vie chrétienne est de marcher, d’avancer, unis en tant que frères, en s’aimant les uns les autres, pour rencontrer le Seigneur », a-t-il ajouté. Jésus se rencontre « dans la prière, dans les sacrements », mais aussi « en faisant de bonnes œuvres, en visitant les malades, en aidant un pauvre, en pensant aux autres… », a-t-il souligné. Et même si l’on est « tous pécheurs », « les personnes que Jésus cherchait étaient les plus pécheurs … pour les guérir de leurs péchés ». Le pape s’est adressé aux jeunes confirmands : « chers jeunes, avec la marque du Saint-Esprit, vous aurez plus de force et de courage pour aller à la rencontre de Jésus ». Mais il ne faut pas que la confirmation soit « le sacrement de l’adieu », après lequel on s’éloigne de l’Eglise : « il ne doit pas en être ainsi ! », a-t-il mis en garde.

  • Appel de Mgr Warduni d’Irak  : « Nous vous en supplions, venez-nous en aide ! »
          Le 12 décembre 2013

Répondant à l’invitation de l’Aide à l’Église en détresse, Mgr Warduni, évêque auxiliaire de Bagdad, a témoigné de la violence et de l’intolérance que subissent les communautés chrétiennes en Irak au cours de ces dernières années, lors d’une conférence donnée à Lisbonne au Portugal il y a quelques jours.

« L’avenir des chrétiens en Irak – et c’est aussi valable pour l’ensemble du Proche-Orient – est extrêmement sombre explique-t-il, et on pourrait penser qu’il existe un plan de nettoyage ethnique contre les chrétiens. » Âgé de 70 ans, Mgr Shlemon Warduni, du patriarcat des Chaldéens de Babylone, a ainsi dépeint en une seule phrase la situation désastreuse que vivent les chrétiens de son pays et dans toute cette partie du monde.

« Il y a de moins en moins de chrétiens en Irak. La violence persistante, la peur, l’absence de possibilités de travail et les questions de sécurité pour la vie et l’intégrité physique nous obligent à quitter notre pays, nos maisons et nos familles », poursuit l’évêque, en déplorant la tragédie sans fin dont souffrent les chrétiens.

 

Les histoires qu’il raconte ont toute un point commun : la tragédie qui se profile dans toutes les communautés chrétiennes. « Vous devez être informés des actes de violence perpétrés contre les chrétiens à Bagdad, à Mossoul et dans d’autres villes Irakuiennes. Ils [les musulmans] ont obligé les chrétiens par la violence à quitter leurs maisons, ils ont menacé de les tuer pour les pousser à se convertir à l’islam. Après, une autre tragédie s’est produite pour nos chrétiens à Mossoul, où quelques-uns ont été tués et où beaucoup de familles ont été forcées de quitter la ville dans une grande peur … Comment voulez-vous que des chrétiens vivent dans des circonstances tellement tragiques ? »

 

Comment vivre dans ces circonstances ? La question de l’évêque, qui explique aussi l’exode massif des chrétiens quittant l’Irak, et qui ne sont plus aujourd’hui que 400 000 ou 500 000 dans tout le pays, comporte directement la réponse. En défendant la voie de la paix fondée sur la prière, l’évêque Irakuien a souligné qu’il « était indispensable de refuser toute forme de guerre et de terrorisme. Il faut construire dans l’amour du prochain une culture qui permet aux gens de bénéficier de la guérison et de vivre dans la dignité ».

L’évêque auxiliaire a remercié l’Aide à l’Église en détresse de lui avoir accordé la possibilité de parler directement sur place des oppressions auxquelles sont exposées les chrétiens de son pays. Mgr Shlemon Warduni a conclu sa conférence à Lisbonne en lançant un appel: « Je vous en prie, soutenez-nous à travers vos prières afin que la Mère de Dieu nous protège ! »

 AED France
29, rue du Louvre
78750 Mareil-Marly
Tél : 01 39 17 30 10

 
  • Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église Sermons 4 et 5 pour l’Avent

Il est juste, frères, de célébrer l’avènement du Seigneur avec toute la dévotion possible, tellement son réconfort nous réjouit…et tellement son amour brûle en nous. Mais ne pensez pas seulement à son premier avènement, quand il est venu « chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10) ; pensez aussi à cet autre avènement, quand il viendra pour nous emmener avec lui. Je voudrais vous voir sans cesse occupés à méditer sur ces deux avènements…, « vous reposer entre ces deux bercails » (Ps 67,14), car ce sont là les deux bras de l’Époux entre lesquels reposait l’Épouse du Cantique des Cantiques : « Son bras gauche est sous ma tête, et sa droite  m’entoure » (2,6)…
      Mais il y a un troisième avènement entre les deux que j’ai évoqués, et ceux qui le connaissent peuvent s’y reposer pour leur plus grand bonheur. Les deux autres sont visibles : celui-ci ne l’est pas. Dans le premier, le Seigneur « est apparu sur la terre et a conversé avec les hommes » (Ba 3,38)…; dans le dernier « Tout homme verra le salut de Dieu » (Lc 3,6; Is 40,5)… Celui du milieu est secret ; c’est celui où seuls les élus voient le Sauveur au-dedans d’eux-mêmes, et où leurs âmes sont sauvées.

  • Nigeria  : Au royaume du pétrole, des enfants meurent de faim, Le 28 novembre 2013

Pas de répit pour le Nigeria. Tandis que le nord du pays est secoué par l’aggravation du conflit avec le groupe terroriste Boko Haram, les habitants du Sud souffrent de plus en plus de l’injustice sociale, de l’indifférence des pouvoirs gouvernementaux, de la mauvaise gestion et de la corruption. Des fléaux pointés du doigt par Mgr Hyacinth Egbebo, vicaire apostolique de Bomadi dans le delta du Niger depuis 2009, lors d’une visite de l’Aide à l’Église en détresse. « Le gouvernement ne se soucie pas des gens, mais de soi-même » n’a pas hésité à affirmer l’évêque pour qualifier la situation sur place.

 

La population est largement exclue de l’exploitation des riches gisements de pétrole situés dans le sud du Nigeria. Au lieu de cela, elle ploie sous le poids d’une exploitation débridée des ressources naturelles. Selon Mgr Egbebo, il n’y a pratiquement plus de poissons dans les cours d’eau du delta du fleuve Niger : « La cause de ce recul dramatique réside dans l’immense pollution du delta due à l’exploitation pétrolière et à la surpêche. Il y a trop de filets. » La pêche en tant que base vitale traditionnelle disparaît donc. L’évêque explique que pour assurer leur subsistance, les gens tentent de se procurer du pétrole, de transformer cette matière première en carburant et de le vendre, ce que le gouvernement essaie d’entraver. Et Mgr Egbebo de poursuivre : « Les conditions de vie dans le vicariat sont très, très précaires. Les enfants meurent de sous-alimentation, la qualité de l’eau potable est vraiment mauvaise. Nous manquons de tout, d’hôpitaux, d’établissements d’enseignement scolaire, d’une bonne éducation morale et de formation. »

30.000 catholiques

D’après Mgr Egbebo, quelque trois millions de personnes, dont environ 30 000 catholiques, vivent sur le territoire du vicariat apostolique de Bomadi. La majorité de la population se réclame des religions traditionnelles ou appartient aux pentecôtistes. L’évêque ajoute : « Il existe des formes de syncrétisme et une prédication très simpliste. Ceux qui ne s’enrichissent pas ont fait un pacte avec le diable ; même les parents les plus proches sont accusés. Ce mode de pensée favorise la haine entre les hommes, pas l’amour. Mais nous devons aimer même nos ennemis. C’est la théologie que nous devons propager. Seul l’amour sera vainqueur. 

Le vicariat apostolique de Bomadi dispose de 35 prêtres. Toutefois, pour assurer la pastorale dans les 25 paroisses, ils ont besoin de véhicules, et surtout de bateaux. Ils manquent autant des uns que des autres. Malgré tout, Mgr Egbebo veut installer le plus rapidement possible de nouvelles paroisses, et faire construire des établissements scolaires et de nombreuses autres institutions pour assurer les soins de santé. Actuellement, le vicariat dispose d’un petit hôpital avec vingt lits. « Les gens font confiance à l’Église. Nous pouvons beaucoup entreprendre pour améliorer leur situation. Nous manquons certes de fonds, mais nous continuerons à essayer quand même », conclut l’évêque.

Article tiré de AED France
29, rue du Louvre
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Tél : 01 39 17 30 10

  • Commentaires de Saint Ephrem: 

    « Veillez, car, lorsque le corps sommeille, c’est la nature qui nous domine et notre action est alors dirigée non par notre volonté, mais par l’impulsion de la nature. Et lorsque règne sur l’âme une lourde torpeur de faiblesse et de tristesse, c’est l’ennemi qui la domine et la mène contre son propre gré. La force domine la nature, et l’ennemi domine l’âme. C’est pourquoi notre Seigneur a parlé de la vigilance de l’âme et de celle du corps, afin que le corps ne sombre pas dans un lourd sommeil, ni l’âme dans l’engourdissement. »

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Novembre 2013

  • La comète ISON avant et après
131129   Crédit: NASA, SOHO, APOD, traduction de Didier Jamet
La comète ISON est passée au plus près du Soleil hier 28 novembre 2013 à 18h45 T.U., à un peu plus d’un million de kilomètres de la surface solaire. Ces deux images de l’instrument LASCO de SOHO mises côte à côte permettent de comparer la situation d’ISON avant (à droite) et après son passage au périhélie. Le disque solaire, masqué par le dispositif occultant de SOHO, est matérialisé par le cercle blanc. On constate qu’une partie de la comète ISON a bien survécu, même si ce reliquat est beaucoup moins brillant que ne l’était la comète à l’arrivée. Le noyau, ou ce qu’il en reste, a même commencé à développer une nouvelle queue de poussière. 

  • Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre « The Invisible World »

                La terre que nous voyons ne nous satisfait pas. Ce n’est qu’un commencement ; ce n’est qu’une promesse d’un au-delà ; même dans sa plus grande joie, quand elle se couvre de toutes ses fleurs, et qu’elle montre tous ses trésors cachés de la manière la plus attirante, même alors, cela ne nous suffit pas. Nous savons qu’il y a en elle beaucoup plus de choses que nous n’en voyons. Un monde de saints et d’anges, un monde glorieux, le palais de Dieu, la montagne du Seigneur Sabaoth, la Jérusalem céleste, le trône de Dieu et du Christ : toutes ces merveilles éternelles, très précieuses, mystérieuses et incompréhensibles, se cachent derrière ce que nous voyons. Ce que nous voyons n’est que l’écorce extérieure d’un royaume éternel, et c’est sur ce royaume que nous fixons les yeux de notre foi.  Montre-toi, Seigneur, comme au temps de ta Nativité, où les anges ont visité les bergers ; que ta gloire s’épanouisse comme les fleurs et le feuillage s’épanouissent sur les arbres. Par ta grande puissance, transforme le monde visible en ce monde plus divin que nous ne voyons pas encore. Que ce que nous voyons soit transformé en ce que nous croyons. Si brillants que soient le soleil, le ciel, et les nuages, si verdoyants que soient les feuilles et les champs, si doux que soit le chant des oiseaux, nous savons que tout n’est pas là, et que nous ne voulons pas prendre la partie pour le tout. Ces choses procèdent d’un centre d’amour et de bonté qui est Dieu lui-même, mais elles ne sont pas sa plénitude. Elles parlent du ciel, mais elles ne sont pas le ciel. Elles ne sont en quelque sorte que des rayons égarés, un faible reflet de son image ; elles ne sont que des miettes qui tombent de la table.

  •  Comète Ison  .

Annoncée depuis un an comme « la comète du siècle », Ison est visible à l’oeil nu depuis mi-novembre. Si elle survit à son passage près du Soleil le 28 novembre, le spectacle se prolongera jusqu’à mi-janvier. Pour la voir dans toute sa splendeur , il suffit de se munir de jumelles  . 

Comment l’observer ? En France, depuis mi-novembre, la comète Ison est visible à l’œil nu entre 5h30 et 6h30 du matin, un peu avant le lever du Soleil. Il faut alors trouver un endroit dégagé et regarder l’horizon  en direction de l’Est – Sud-Est, près de la constellation de la Vierge. Une paire de jumelles est cependant conseillée. Pendant les quelques jours qui entourent le moment où elle sera le plus près du Soleil, le 28 novembre, son observation sera difficile sans instruments spécialisés du fait de l’éclat du Soleil. Si son noyau ne se disloque pas d’ici là, elle devrait ensuite être plus brillante que jamais dès le début du mois de décembre et jusqu’à mi-janvier.

La comète Ison passe près de la Constellation de la Vierge, le 8 novembre 2013.
La comète Ison est passée près de la Constellation de la Vierge, le 8 novembre 2013. Crédit : NASA/MSFC/Aaron Kingery
La comète Ison photographiée par le télescope Hubble le 26 juillet 2013.
La comète Ison photographiée par le télescope Hubble le 26 juillet 2013. Crédit : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

Tiré de : MYTF1News  Sciences >Techniques >

  • Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara, prière tirée de Méditations sur l’Évangile au sujet des principales vertus (1896):

       « Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains » (Lc 23,46). C’est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-aimé. Puisse-t-elle être la nôtre. Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants : « Mon Père, je me remets entre vos mains ; mon Père, je me confie à vous ; mon Père, je m’abandonne à vous. Mon Père, faites de moi ce qu’il vous plaira ; quoi que vous fassiez de moi, je vous remercie ; merci de tout. Je suis prêt à tout, j’accepte tout, je vous remercie de tout, pourvu que votre volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que votre volonté se fasse en toutes vos créatures, en tous vos enfants, en tous ceux que votre cœur aime ; je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre vos mains, je vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre en vos mains sans mesure. Je me remets entre vos mains avec une infinie confiance, car vous être mon Père. »

  • Position de la Comète Ison le 23 Novembre 2013

carte du ciel

Voici la carte du ciel du 23 novembre 2013 à 9 h 00: la comète Ison sera située exactement entre la Constellation de la Vierge et le Soleil, presque au niveau de  Mercure et Saturne (que vous ne verrez pas, bien-sur, à cause du Soleil).

(carte actuellement réglée pour Sarzay et tirée de www.Stelvision.com)

  • Pape François Audience générale du 26/06/2013

      Aujourd’hui, je voudrais brièvement évoquer une autre de ces images qui nous aident à illustrer le mystère de l’Église : celle du temple (Vatican II, LG 6)… À Jérusalem, le grand Temple de Salomon était le lieu de la rencontre avec Dieu dans la prière. À l’intérieur du Temple, il y avait l’Arche de l’alliance…, un rappel que Dieu avait toujours été à l’intérieur de l’histoire de son peuple… Nous aussi quand nous allons au temple nous devons nous rappeler cette histoire, chacun de nous notre histoire, comment Jésus m’a rencontré, comment Jésus a marché avec moi, comment Jésus m’aime et me bénit.       Voilà, ce qui était préfiguré dans l’antique Temple est réalisé, par la puissance du Saint Esprit, dans l’Église : l’Église est la « maison de Dieu », le lieu de sa présence, où nous pouvons trouver et rencontrer le Seigneur ; l’Église est le Temple où habite le Saint Esprit qui l’anime, la guide et la soutient. Si nous nous demandons : où pouvons-nous rencontrer Dieu ? Où pouvons-nous entrer en communion avec lui à travers le Christ ? Où pouvons-nous trouver la lumière du Saint Esprit qui éclaire notre vie ? La réponse est : dans le peuple de Dieu, parmi nous, qui sommes Église…       Et c’est le Saint Esprit, avec ses dons, qui dessine la diversité. Cela est important : que fait le Saint Esprit parmi nous ? Il dessine la diversité qui est la richesse dans l’Église et qui unit tout et tous, de manière à constituer un temple spirituel, dans lequel nous n’offrons pas des sacrifices matériels, mais nous-mêmes, notre vie (1P 2,4-5). L’Église n’est pas un mélange de choses et d’intérêts, mais elle est le Temple du Saint Esprit, le Temple dans lequel Dieu œuvre, le Temple dont chacun de nous, à travers le don du baptême, est une pierre vivante… Nous sommes tous nécessaires pour construire ce Temple ! Personne n’a un rôle de second plan. Personne n’est le plus important dans l’Église, nous sommes tous égaux aux yeux de Dieu. L’un d’entre vous pourrait dire : « Écoutez, Monsieur le Pape, vous n’êtes pas égal à nous. » Mais si, je suis comme chacun de vous, nous sommes tous égaux, nous sommes frères ! Personne n’est anonyme.

  • Eclipse du Soleil le 3 novembre 2013 à Port-Gentil

L’éclipse du Soleil sera  totale  à Port-Gentil (Gabon). A son maximum le 3 Novembre à 14h50, heure locale, le soleil sera masqué à 98%. L’éclipse débutera à 13h12, et se finira à 16h14; l’éclipse est nommée « hybride » car elle commence comme une éclipse annulaire et se poursuit en éclipse totale.

 

An animation of the path of the November 3rd hybrid solar eclipse. (Credit: NASA/Goddard Space Flight Center). Credit image de NASA/Goddard Space Flight Center.

Les charismes particuliers sont donnés par l’Esprit-Saint « pour servir aux autres… pour être utiles au peuple de Dieu », déclare le pape François ce 6 novembre 2013, lors de l’audience générale place Saint-Pierre. Après avoir médité sur la communion des saints la semaine dernière, le pape a centré la catéchèse de de ce mercredi matin sur « la communion aux biens spirituels » que sont « les sacrements, les charismes et la charité ». Les charismes, a expliqué le pape, « sont les cadeaux que donne l’Esprit-Saint », « non pas pour être cachés mais pour servir aux autres… pour être utiles au peuple de Dieu ». Ils sont « des grâces particulières, données à certains pour faire du bien à beaucoup d’autres ». « Ce sont des attitudes, des inspirations et des motions intérieures qui naissent de la conscience et de l’expérience de personnes précises, appelées à les mettre au service de la communauté », a ajouté le pape, qui a fait de ce service un critère de discernement : « si un charisme sert à s’affirmer soi-même, on peut douter qu’il s’agisse d’un charisme authentique ou qu’il soit vécu fidèlement »

  •  Le spectre éclair du Soleil au Gabon

131115Image Crédit & Copyright: Constantine Emmanouilidi, APOD, traduction : Didier Jamet 

 En un instant, au tout début de la brève phase de totalité de l’éclipse du 3 novembre dernier, le spectre visible du Soleil est passé de l’absorption à l’émission. Cet instant fugace a été saisi ici à la fois par un téléobjectif et un réseau de diffraction depuis le Gabon, en Afrique équatoriale. Avec la lumière aveuglante du Soleil bloquée par la silhouette lunaire, le spectre solaire d’absorption de la photosphère, normalement prépondérant, est lui aussi bloqué. Ce qui reste, étalé par le réseau de diffraction sur la droite du Soleil éclipsé, sont les images individuelles de l’éclipse à chaque longueur d’onde émise par les atomes de la chromosphère. Les images les plus brillantes, qui correspondent aux lignes d’émission chromosphérique les plus fortes, sont dues à l’hydrogène qui produit l’émission en H-alpha (à droite) et l’émission beta bleue (à gauche). Entre les deux, l’émission jaune est due à l’hélium, un élément initialement découvert dans le spectre du Soleil.
 
  • Siméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec, tiré de Éthique 5

      Tu as appris, mon ami, que le Royaume des cieux est au-dedans de toi, si tu le veux, et que tous les biens éternels sont dans tes mains. Hâte-toi donc de voir, de saisir et d’obtenir en toi ces biens tenus en réserve pour toi… Crie vers Dieu ; prosterne-toi.       Comme l’aveugle autrefois, dis maintenant toi aussi : « Aie pitié de moi, Fils de Dieu, et ouvre les yeux de mon âme, afin que je voie la Lumière du monde que tu es, toi mon Dieu, et que je devienne moi aussi enfant de cette lumière divine. Toi qui es bon et généreux, envoie l’Esprit Saint, le Consolateur, sur moi aussi afin qu’il m’enseigne tout ce qui te concerne, tout ce qui est à toi, Dieu de l’univers. Demeure en moi aussi, comme tu l’as dit, afin que je devienne à mon tour digne de demeurer en toi. Donne-moi de savoir entrer en toi et de savoir que je te possède en moi. Toi qui es invisible, daigne prendre forme en moi, afin qu’en voyant ta beauté inaccessible, je porte ton image, toi qui es aux cieux, et que j’oublie toutes les choses visibles. Donne-moi la gloire que le Père t’a donnée, toi le miséricordieux, afin que, semblable à toi comme tous tes serviteurs, je partage ta vie divine selon la grâce et que je sois avec toi continuellement, maintenant et toujours et pour les siècles sans fin ».

  • L’amas globulaire M15 vu par Hubble

131119Image Crédit: ESA, Hubble, NASA, APOD, traduction:  Laurent Laveder

À la manière d’un essaim d’abeilles, les étoiles s’agglutinent autour du centre du brillant amas globulaire M15. Cette ruche de plus de 100 000 étoiles est une relique de la jeunesse de notre Galaxie, et continue depuis à tourner autour du centre de la Voie Lactée. M 15, un des quelque 170 amas globulaires restant, est facilement visible avec de simples jumelles. Son centre a la plus forte densité en étoiles connue et se caractérise par une grande abondance en étoiles variables et en pulsars. L’image ci-dessus, prise par le télescope spatial Hubble, couvre environ 120 années-lumière et montre l’accroissement graduel du nombre d’étoiles en direction du centre de l’amas. M 15 est situé à environ 35 000 années-lumière en direction de la constellation de Pégase.

 
  • Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Lorsque le cœur est bas et petit, il faut faire comme Zachée, qui n’était pas grand, et qui est monté sur un arbre pour voir Dieu. Son zèle lui a mérité d’entendre cette douce parole : « Zachée, va à ta maison, car aujourd’hui il faut que je mange avec toi. » Nous devons faire ainsi lorsque nous sommes bas, lorsque nous avons le cœur étroit et peu de charité : il faut monter sur l’arbre de la très sainte croix, et là nous verrons, nous toucherons Dieu. Là nous trouverons le feu de sa charité inexprimable, l’amour qui l’a poussé jusqu’à la honte de la croix, qui l’a exalté, et lui a fait désirer avec l’ardeur de la faim et de la soif l’honneur de son Père et notre salut… Si nous le voulons, si notre négligence n’y met pas d’obstacle, nous pourrons, en montant sur l’arbre de la croix, accomplir en nous cette parole, sortie de la bouche de la Vérité : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi » (Jn 12,32). En effet, lorsque l’âme s’élève ainsi, elle voit les bienfaits de la bonté et de la puissance du Père…, elle voit la clémence et l’abondance de l’Esprit Saint, c’est-à-dire cet amour inexprimable qui tient Jésus attaché sur le bois de la croix. Les clous et les liens ne pouvaient pas l’y retenir ; il n’y avait que la charité… Montez sur cet arbre très saint, où sont les fruits mûrs de toutes les vertus que porte le corps du Fils de Dieu ; courez avec ardeur. Demeurez dans le saint et doux amour de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.

  • HOMÉLIE DE SAINT ANDRÉ DE CRÈTE
  Disons au Christ, nous aussi : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël . Adressons-lui, en guise de palmes, les paroles d’adieu destinées à la croix. Célébrons-le, non pas avec des rameaux d’olivier, mais avec les triomphes de nos pardons réciproques. Étendons à ses pieds, comme des vêtements, les désirs de notre cœur, afin qu’il fasse en nous son entrée, qu’il soit totalement en nous, qu’il nous établisse tout entiers en lui, et lui tout entier en nous. Disons à Sion cette parole du prophète : Confiance, fille de Sion, n’aie aucune crainte. Voici son roi qui vient vers toi, humble et monté sur un âne, un âne tout jeune. Il vient, celui qui est partout présent et qui remplit toute chose, afin d’accomplir en toi le salut de tous. Il vient, celui qui n’est pas venu appeler les justes, mais les pécheurs à la conversion , afin de retirer du péché ceux qui se sont égarés. N’aie donc aucune crainte : Dieu est au milieu de toi, tu ne seras pas ébranlée. Accueille en élevant les mains celui qui, sur ses mains, a gravé le plan de tes remparts. Accueille celui qui a établi tes fondations sur les paumes de ses mains. Accueille celui qui a pris sur lui tout ce qui est à nous, à l’exception du péché, afin d’absorber en lui tout ce qui est à nous….Nous t’acclamons à la manière d’Isaïe, le prophète retentissant: elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi ! Quelle est cette lumière ? Celui qui éclaire tout homme venant en ce monde . Lumière éternelle, lumière hors du temps qui se montre dans le temps, lumière manifestée dans la chair et cachée par nature ; lumière qui a enveloppé les bergers et guidé les mages. Lumière qui était dans le monde au commencement, par qui le monde a été fait, mais que le monde n’a pas connue . Lumière qui est venue chez les siens, mais que les siens n’ont pas reçue. « La gloire du Seigneur s’est levée sur toi » . Quelle est cette gloire ? Eh bien, c’est la croix, sur laquelle le Christ a été glorifié. C’est la lumière éclatante de la gloire du Père , comme lui-même l’a dit, la veille de sa passion : Maintenant le Fils de l’homme vient d’être glorifié, et Dieu a été glorifié en lui ; et bientôt il le glorifiera .  Ce qu’il appelle alors sa gloire, c’est son élévation sur la croix. Car la croix du Christ est sa gloire et son élévation. Il a dit en effet : Moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes.

  • Kepler 78b, planète de taille terrestre 

131105 Illustration Crédit: David A. Aguilar  (CfA), APOD, traduction de Didier Jamet 

   D’une taille semblable à la Terre, l’exo planète Kepler-78b est 40 fois plus proche de son étoile que Mercure ne l’est du Soleil. Aussi près d’une étoile, même la plus dure des roches est liquéfiée sous l’effet de la chaleur. Les modèles de formation planétaire indiquent qu’aucune planète ne peut se former à aussi grande proximité d’une étoile (elle s’est donc formée plus loin avant de migrer vers son étoile), et les modèles d’évolution planétaire indiquent quant à eux que le demi grand axe de l’orbite de Kepler 78b devrait se raccourcir encore, condamnant la planète à fusionner à terme avec son soleil. Kepler 78b, présentée ici en comparaison avec la Terre, a été découverte par la méthode des transits avec le télescope spatial Kepler et confirmée par Harps Nord, un spectrographe placé au foyer du Telescopio Nazionale Galileo de 3,6m installé aux Îles Canaries
 
  • TRAITE DE SAINT FULGENCE DE RUSPE SUR LE PARDON DES PÉCHÉS

« Heureux ceux qui ont part à la première résurrection… »  Instantanément, en un clin d’œil, quand retentira le signal au dernier jour, car il retentira, les morts ressusciteront, impérissables, et nous serons transformés . En disant « nous », saint Paul montre qu’il est uni à ceux qui recevront le don de la transformation future, et qui sont ses compagnons dans la communion de l’Église et dans une vie droite. Il suggère la nature de cette transformation quand il dit : Car il faut que ce qui est périssable en nous devienne impérissable, il faut que ce qui est mortel revête l’immortalité. Pour que de tels hommes reçoivent alors cette transformation en juste récompense, il faut qu’elle soit précédée maintenant par la transformation qui vient de l’abondance de la grâce. ~ Ceux qui, dans la vie présente, se seront transformés en passant du mal au bien ont la promesse de cette récompense que sera la transformation future. ~ En eux, c’est donc la grâce qui agit, afin que la justification, par laquelle nous ressuscitons spirituellement, commence la transformation du don divin ; et ensuite, à la résurrection du corps qui achève la transformation des hommes justifiés, la glorification demeurera parfaite sans subir de transformation. La grâce de la justification d’abord, et ensuite celle de la glorification les transforme de telle sorte que la glorification demeure en eux immuable et éternelle. En effet, ils sont transformés ici-bas par la première résurrection, celle qui les éclaire pour qu’ils se convertissent. Par elle, ils passent de la mort à la vie, du péché à la justice, de l’incroyance à la foi, d’une conduite mauvaise à une vie sainte. C’est pourquoi la seconde mort est sans pouvoir sur eux. L’Apocalypse dit à leur sujet : Heureux ceux qui ont part à la première résurrection : la seconde mort est sans pouvoir sur eux . Et l’on dit encore dans le même livre : Le vainqueur ne souffrira aucunement de la seconde mort . De même que la première résurrection consiste dans la conversion du cœur, ainsi la seconde mort, dans le supplice éternel. Aussi chacun doit se hâter de participer à la première résurrection, s’il ne veut pas être condamné au châtiment de la seconde mort. Ceux qui, transformés en cette vie par la crainte de Dieu, passent d’une vie mauvaise à une vie bonne, passent de la mort à la vie ; et ensuite, leur vie d’abjection sera transformée en gloire

  • La comète ISON s’active 

131116Image Crédit & Copyright: Babak Tafreshi (TWAN), APOD, traduction  : Didier Jamet 

Plongeant vers le Soleil et ne se levant qu’un peu avant l’aube, la comète ISON s’éveille enfin. De nombreux témoignages à travers le monde signalent qu’elle a brutalement gagné en éclat, franchissant allègrement la limite de visibilité à l’œil nu et développant sur 2° une queue aux motifs complexes. Le passage du positif au négatif de cette image prise au matin du 15 novembre dans le sud du Kenya permet de mettre en évidence les détails de la queue, en particulier ces étonnants filaments nettement séparés. Nous rendant visite pour la toute première fois, il est très difficile de dire si ISON survivra à son survol du Soleil en rase-mottes fin novembre, ou se désintégrera comme Linear en son temps. 

  • Homélie du pape François le 3 Novembre

…..Nous avons écouté les paroles de saint Paul : « Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8,38-39). L’apôtre présente l’amour de Dieu comme le motif le plus profond, invincible, de la confiance et de l’espérance chrétiennes. Il énumère les forces contraires et mystérieuses qui peuvent menacer le chemin de la foi. Mais il affirme aussitôt avec assurance que même si toute notre existence est entourée de menaces, rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que le Christ lui-même a mérité pour nous, en se donnant totalement. Même les puissances démoniaques, hostiles à l’homme, s’arrêtent, impuissantes, devant l’union d’amour intime entre Jésus et celui qui l’accueille avec foi. Cette réalité de l’amour fidèle, que Dieu a pour chacun de nous, nous aide à affronter avec sérénité et force notre chemin de chaque jour, qui est parfois rapide, et parfois au contraire lent et fatigant. Seul le péché de l’homme peut interrompre ce lien ; mais dans ce cas aussi, Dieu cherchera toujours celui-ci, le recherchera pour établir avec lui une union qui subsiste jusqu’après la mort, une union qui atteint même son sommet dans la rencontre finale avec le Père. Cette certitude confère un sens nouveau et plénier à la vie terrestre et nous ouvre à l’espérance de la vie au-delà de la mort.

  • Eclipse sur New York

131104Image Crédit & Copyright: Chris Cook, APOD, traduction:  Didier Jamet 

Un lever de Soleil sur New York et l’Empire State Building ressemble rarement à cela. Hier, le Soleil s’est levé partiellement éclipsé sur une bonne partie des Amériques. Dans le même temps, l’essentiel de l’Afrique a pu voir l’éclipse du début jusqu’à la fin. Cette éclipse était particulière car elle était hybride, annulaire au début puis totale. Les changements de taille apparente de la Lune vue depuis la Terre sont dus à la fois à la rotondité de la Terre et au caractère assez fortement elliptique de l’orbite lunaire. La prochaine éclipse visible depuis New York aura lieu au coucher du Soleil du 23 octobre 2014. 

 
 
  • HOMÉLIE DE S. BERNARD POUR LA TOUSSAINT

  Pourquoi notre louange à l’égard des saints, pourquoi notre chant à leur gloire, pourquoi cette fête même que nous célébrons ? Que leur font ces honneurs terrestres, alors que le Père du ciel, en réalisant la promesse du Fils, les honore lui-même ? De nos honneurs les saints n’ont pas besoin, et rien dans notre culte ne peut leur être utile. De fait, si nous vénérons leur mémoire, c’est pour nous que cela importe, non pour eux. ~ Pour ma part, je l’avoue, je sens que leur souvenir allume en moi un violent désir. ~ Le premier désir, en effet, que la mémoire des saints éveille, ou plus encore stimule en nous, le voici : nous réjouir dans leur communion tellement désirable et obtenir d’être concitoyens et compagnons des esprits bienheureux, d’être mêlés à l’assemblée des patriarches, à la troupe des prophètes, au groupe des Apôtres, à la foule immense des martyrs, à la communauté des confesseurs ; au chœur des vierges, bref d’être associés à la joie et à la communion de tous les saints. Cette Église des premiers-nés nous attend, et nous n’en aurions cure ! Les saints nous désirent et nous n’en ferions aucun cas ! Les justes nous espèrent et nous nous déroberions ! Réveillons-nous enfin, frères ; ressuscitons avec le Christ, cherchons les réalités d’en haut ; ces réalités, savourons-les. Désirons ceux qui nous désirent, courons vers ceux qui nous attendent, et puisqu’ils comptent sur nous, accourons avec nos désirs spirituels. ~ Ce qu’il nous faut souhaiter, ce n’est pas seulement la compagnie des saints, mais leur bonheur, si bien qu’en désirant leur présence, nous ayons l’ambition aussi de partager leur gloire, avec toute l’ardeur et les efforts que cela suppose. Car cette ambition-là n’a rien de mauvais : nul danger à se passionner pour une telle gloire. ~ Et voici le second désir dont la commémoration des saints nous embrase : voir, comme eux, le Christ nous apparaître, lui qui est notre vie, et paraître, nous aussi, avec lui dans la gloire. Jusque là, il ne se présente pas à nous comme il est en lui-même, mais tel qu’il s’est fait pour nous : notre Tête, non pas couronnée de gloire, mais ceinte par les épines de nos péchés. ~ Il serait honteux que, sous cette tête couronnée d’épines, un membre choisisse une vie facile, car toute la pourpre qui le couvre doit être encore non pas tant celle de l’honneur que celle de la dérision. Viendra le jour de l’avènement du Christ : alors on n’annoncera plus sa mort de manière à nous faire savoir que nous aussi sommes morts et que notre vie est cachée avec lui. La Tête apparaîtra dans la gloire, et avec elle les membres resplendiront de gloire, lorsque le Christ restaurera notre corps d’humilité pour le configurer à la gloire de la Tête, puisque c’est lui la Tête. Cette gloire, il nous faut la convoiter d’une absolue et ferme ambition. ~ Et vraiment, pour qu’il nous soit permis de l’espérer, et d’aspirer à un tel bonheur, il nous faut rechercher aussi, avec le plus grand soin, l’aide et la prière des saints, afin que leur intercession nous obtienne ce qui demeure hors de nos propres possibilités.

  1. Ecoutez ce beau témoignage: http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/un-coeur-qui-ecoute-soeur-marie-stella/00080199

  • Triple transit sur Jupiter

131102 Image Crédit & Copyright: Leo Aerts, APOD, traduction: Didier Jamet

 Même pour une planète géante entourée de lunes comme Jupiter, un triple transit visible depuis la Terre tel que celui immortalisé le 12 octobre dernier à 05h28 Temps Universel depuis la Belgique reste un événement relativement rare. Les trois lunes dont l’ombre vient glisser sur le sommet des nuages de Jupiter sont Callisto (à l’extrême gauche), Io (la plus proche de Jupiter) et Europe. Au niveau des ombres, celle de Callisto est la plus étirée, au sud-est de Jupiter, et celle de Io est en haut et à droite de la grande tache rouge. Vus depuis Jupiter, ces transits ne sont ni plus ni moins que des éclipse
  • HOMÉLIE DE SAINT AMBROISE POUR LA TOUSSAINT

Nous voyons que la mort est un avantage, et la vie un tourment, si bien que Paul a pu dire : Pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage . Qu’est-ce que le Christ ? Rien d’autre que la mort du corps, et l’esprit qui donne la vie. Aussi mourons avec lui pour vivre avec lui. Nous devons chaque jour nous habituer et nous affectionner à la mort afin que notre âme apprenne, par cette séparation, à se détacher des désirs matériels. Notre âme établie dans les hauteurs, où les sensualités terrestres ne peuvent accéder pour l’engluer, accueillera l’image de la mort pour ne pas encourir le châtiment de la mort. En effet la loi de la chair est en lutte contre la loi de l’âme et cherche à l’entraîner dans l’erreur. ~ Mais quel est le remède ? Qui me délivrera de ce corps de mort ? — La grâce de Dieu, par Jésus Christ, notre Seigneur. Nous avons le médecin, adoptons le remède. Notre remède, c’est la grâce du Christ, et le corps de mort , c’est notre corps. Alors, soyons étrangers au corps pour ne pas être étrangers au Christ. Si nous sommes dans le corps, ne suivons pas ce qui vient du corps ; n’abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la grâce. Qu’ajouter à cela ? Le monde a été racheté par la mort d’un seul. Car le Christ aurait pu ne pas mourir, s’il l’avait voulu. Mais il n’a pas jugé qu’il fallait fuir la mort comme inutile, car il ne pouvait mieux nous sauver que par sa mort. C’est pourquoi sa mort donne la vie à tous. Nous portons la marque de sa mort, nous annonçons sa mort par notre prière, nous proclamons sa mort par notre sacrifice. Sa mort est une victoire, sa mort est un mystère, le monde célèbre sa mort chaque année. Que dire encore de cette mort, puisque l’exemple d’un Dieu nous prouve que la mort seule a recherché l’immortalité et que la mort s’est rachetée elle-même ? II ne faut pas s’attrister de la mort, puisqu’elle produit le salut de tous, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n’a pas dédaignée et n’a pas voulu fuir. ~ La mort n’était pas naturelle, mais elle l’est devenue ; car, au commencement, Dieu n’a pas créé la mort : il nous l’a donnée comme un remède. ~ L’homme, condamné pour sa désobéissance à un travail continuel et à une désolation insupportable, menait une vie devenue misérable. Il fallait mettre fin à ses malheurs, pour que la mort lui rende ce que sa vie avait perdu. L’immortalité serait un fardeau plutôt qu’un profit, sans le souffle de la grâce. ~ L’âme a donc le pouvoir de quitter le labyrinthe de cette vie et la fange de ce corps, et de tendre vers l’assemblée du ciel, bien qu’il soit réservé aux saints d’y parvenir ; elle peut chanter la louange de Dieu dont le texte prophétique nous apprend qu’elle est chantée par des musiciens : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres. Seigneur, Dieu tout-puissant : justes et véritables sont tes chemins. Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car toi seul es saint. Toutes les nations viendront se prosterner devant toi . Et l’âme peut voir tes noces, Jésus, où ton épouse est conduite de la terre jusqu’aux cieux, sous les acclamations joyeuses de tous — car vers toi vient toute chair  — ton épouse qui n’est plus exposée aux dangers du monde, mais unie à ton Esprit. ~ C’est ce que le saint roi David a souhaité, plus que toute autre chose, pour lui-même, c’est ce qu’il a voulu voir et contempler : La seule chose que je demande au Seigneur, la seule que je cherche, c’est d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, et de découvrir la douceur du Seigneur.

  • Créatures de lumière sur la Norvège

131106 Image Crédit & Copyright: Ole C. Salomonsen (Arctic Light Photo) , APOD, traduction: Didier Jamet

 S’il est difficile de dire quelles créatures notre imagination peut voir dans ces volutes de lumière ( mais vous pouvez toujours faire des propositions),on sait en revanche très bien ce qui a provoqué leur apparition : un des meilleurs épisodes d’activité aurorale de ces derniers temps. Cette spectaculaire aurore présentait un rare niveau de détails. Les couleurs aurorales vertes et violettes sont dues à l’excitation des atomes d’oxygène et d’hydrogène de la haute atmosphère sous l’effet de l’arrivée brutale d’un flux d’électrons. Les bouleaux décharnés de Tromsø, en Norvège, installent au premier plan une ambiance des plus appropriées. Bien d’autres aurores ont pu être photographiées récemment grâce à une série d’éruptions solaires rapprochées

 
 
  •  Pape François Audience générale 29/05/2013

      Aujourd’hui, je voudrais commencer une série de catéchèses sur le mystère de l’Église, mystère que nous vivons tous et dont nous faisons partie. Je voudrais le faire avec des expressions qui sont bien présentes dans les textes du Concile œcuménique Vatican II. La première catéchèse aujourd’hui : l’Église comme famille de Dieu… Le terme « Église » lui-même, du grec ekklesia, signifie « convocation » : Dieu nous convoque, nous pousse à sortir de notre individualisme, de notre tendance à nous renfermer sur nous-mêmes et nous appelle à faire partie de sa famille….       Aujourd’hui encore, certains disent : « Le Christ, oui, l’Église, non. » Comme ceux qui disent : « Je crois en Dieu, mais pas dans les prêtres. » Mais c’est précisément l’Église qui nous donne le Christ et qui nous conduit à Dieu ; l’Église est la grande famille des enfants de Dieu. Certes, elle a aussi des aspects humains ; dans ceux qui la composent, pasteurs et fidèles, il y a des défauts, des imperfections, des péchés ; le Pape aussi en a et il en a beaucoup, mais ce qui est beau, c’est que quand nous nous rendons compte que nous sommes pécheurs, nous trouvons la miséricorde de Dieu, qui pardonne toujours. N’oubliez pas cela : Dieu pardonne toujours et il nous accueille dans son amour de pardon et de miséricorde. Certains disent que le péché est une offense à Dieu, mais aussi une occasion d’humiliation pour se rendre compte qu’il y a autre chose de plus beau : la miséricorde de Dieu.  © copyright Libreria Editrice Vaticana)

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Octobre 2013: Supernova

  • Filaments de la supernova des Voiles

131001Crédit & Copyright: Angus Lau, Y Van, SS Tong  (Jade Scope Observatory), APOD.

L’explosion est finie depuis bien longtemps mais ses conséquences se font encore sentir. Il y a quelque 11 000 années de cela, une étoile de la constellation des Voiles explosa, engendrant un étrange point lumineux visible pendant quelques mois par les humains qui vivaient alors l’aube des temps historiques. Les couches extérieures de l’étoile entrèrent en collision avec le milieu interstellaire, créant une onde de choc encore visible aujourd’hui. Une onde de choc grossièrement sphérique et en expansion est visible en rayons X. L’image ci-dessus capture l’essentiel de cette structure de choc filamentaire et gigantesque en lumière visible. Tandis que le gaz s’éloigne de la défunte étoile, il se désagrège et réagit avec le milieu interstellaire, produisant du rayonnement dans beaucoup de couleurs et de bandes d’énergie différentes. Demeurant au centre du rémanent de supernova des Voiles se trouve un pulsar, une étoile aussi dense que du matériau nucléaire et qui effectue un tour complet sur elle-même plus de 10 fois en l’espace d’une seule seconde.

  •  SAINT CLÉMENT DE ROME AUX CORINTHIENS

 
Regardons attentivement le Père et Créateur du monde entier, attachons-nous aux bienfaits magnifiques et insurpassables qu’il nous donne dans la paix. Contemplons-le par la pensée et considérons avec les yeux de l’âme la longue patience de ses desseins ; comprenons combien il agit sans aucune colère envers toute sa création.
Les cieux se déplacent sous sa direction et lui obéissent dans la paix. Le jour et la nuit accomplissent le parcours qu’il leur a fixé, sans se gêner réciproquement. Le soleil, la lune et les constellations gravitent selon son ordre, harmonieusement, sans jamais franchir les limites qu’il leur a données. La terre féconde, docile à sa volonté, fait naître en abondance, selon les saisons qui conviennent, la nourriture destinée aux hommes, aux animaux et à tous les vivants qui l’habitent. Elle ne conteste pas, elle ne change pas les règles qu’il a posées.
Les profondeurs des abîmes et les régions inexplorées sont régies par les mêmes lois. Le gouffre illimité de la mer a été organisé en bassins par son habileté créatrice et ne franchit pas les limites où il l’a enfermé mais obéit aux ordres qui lui ont été prescrits. Car il a dit : Tu viendras jusqu’ici, et tes flots se briseront sans sortir de toi . Les océans que l’homme ne peut franchir et les mondes qui sont au-delà obéissent aux mêmes lois du Maître.
Les saisons du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver se succèdent paisiblement. Les réceptacles des vents accomplissent leur rôle au moment voulu, sans broncher. Les sources intarissables, créées pour le plaisir et pour la santé des hommes, ne cessent de leur présenter leurs mamelles vivifiantes. Les plus petits des animaux se réunissent dans la concorde et la paix.
Le grand Créateur et Maître de l’univers a ordonné que tout cela se fasse dans la paix et la concorde, car il répand ses bienfaits sur tous, mais il les prodigue surabondamment pour nous, qui avons voulu nous confier en ses miséricordes par notre Seigneur Jésus Christ. À lui gloire et majesté pour les siècles des siècles.

  • Regardez l’Image du jour de la Comète Ison  sur le site:

http://blog.ison2013.org/

  •   Une comète frôle le Soleil 

131027Image Crédit: LASCO, SOHO Consortium, NRL, ESA, NASA, APOD, traduction  par  Didier Jamet 

Plongeant vers son destin, cette comète rasante a été photographiée le 23 décembre 1996 par l’instrument Lasco du télescope spatial SOHO. Lasco utilise un disque occultant, partiellement visible en bas à droite, pour bloquer l’éblouissant disque solaire, ce qui permet d’obtenir une image de la délicate couronne solaire s’étendant sur quelque 8 millions de kilomètres. La comète est vue alors que sa chevelure pénètre dans la brillante région équatoriale du vent solaire (orientée verticalement). Les points visibles sur l’image sont des étoiles d’arrière plan et les rayures des signaux parasites provoqués par le passage de particules chargées. Positionné dans l’espace de façon à pouvoir observer le Soleil en permanence, SOHO a découvert à présent plus de 2000 comètes, dont de nombreuses rasantes. D’après leurs orbites, on pense qu’elles appartiennent à une famille de comètes créées par des ruptures successives d’un seul noyau cométaire initial qui est censé être passé très près du soleil au 12eme siècle. La grande comète de 1965, Ikeya-Seki, était également un membre de cette famille, dite de Kreutz, s’approchant à quelque 650 000 kilomètres de la surface solaire. Passant si près du soleil, les comètes rasantes sont soumises à des forces de marée destructives ainsi qu’à l’intense chaleur solaire. Cette comète, connue sous le nom de comète de Noël SOHO 6, n’y avait pas survécu. Entre fin novembre et début décembre 2013, la comète ISON, potentiellement la rasante la plus brillante jamais observée de mémoire d’homme sans pour autant faire partie de la famille de Kreutz, devrait théoriquement survivre à son passage à proximité du Soleil. 
  • Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997):

      Seigneur très aimé, fais que je puisse te voir aujourd’hui et chaque jour dans la personne de tes malades et, en les soignant, te servir. Si tu te caches sous la figure déplaisante du coléreux, du mécontent, de l’arrogant, fais que je puisse encore te reconnaître et dire : « Jésus, toi mon patient, comme il est doux de te servir ». Seigneur, donne-moi cette foi qui voit clair, et jamais alors ma tâche ne sera monotone, toujours la joie jaillira quand je me prêterai aux caprices et répondrai aux désirs de tous les pauvres souffrants…
      Mon Dieu, puisque tu es Jésus mon patient, daigne aussi être pour moi un Jésus de patience, indulgent avec mes fautes et tenant compte de l’intention, car elle est de t’aimer et de te servir dans la personne de chacun de tes malades. Seigneur, augmente ma foi (Lc 17,5), bénis mes efforts et ma tâche, maintenant et à jamais.  

  • L’axe du monde dans l’arbre…

131023 Image Crédit & Copyright: Jerónimo Losada, APOD, traduction de Didier Jamet.

Si vous grimpiez au sommet de ce bel arbre, vous ne seriez pas loin de pouvoir toucher l’axe du monde, lequel passe par le point autour duquel toutes les étoiles semblent tourner. Cette image soigneusement composée est constituée de poses de 30 secondes accumulées dans la nuit du 5 octobre 2013 par un appareil photo placé sur un trépied pour représenter au final un temps d’exposition de près de deux heures. L’arbre se trouve non loin d’Almaden de la Plata, dans la province de Séville, en Espagne. Naturellement, les arcs de cercle que tracent les étoiles dans le ciel nocturne ne sont que le reflet de la rotation terrestre, appelée mouvement diurne. Très utile aux photographes de nuit ainsi qu’aux navigateurs de l’hémisphère Nord, la brillante étoile polaire ne coïncide pas exactement mais se trouve cependant très proche du pôle nord céleste et ne dessine donc qu’un bref arc de cercle à travers les branches.

  • Saint Augustin (354-430)

      « Tout mon désir est devant toi » (Ps 37,10)… Ton désir, c’est ta prière ; si ton désir est continuel, ta prière est continuelle aussi. Ce n’est pas pour rien que l’apôtre Paul a dit : « Priez sans relâche » (1Th 5,17). Peut-il le dire parce que, sans relâche, nous fléchissons le genou, nous prosternons notre corps, ou nous élevons les mains vers Dieu ? Si nous disons que nous ne prions qu’à ces conditions, je ne crois pas que nous puissions le faire sans relâche.
      Mais il y a une autre prière, intérieure, qui est sans relâche : c’est le désir. Que tu te livres à n’importe quelle occupation, si tu désires ce repos de sabbat dont nous parlons, tu pries sans cesse. Si tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer.
      Ton désir est continuel ? Alors ton cri est continuel. Tu ne te tairas que si tu cesses d’aimer. Quels sont ceux qui se sont tus ? Ce sont ceux dont il est dit : « À cause de l’ampleur du mal, la charité de beaucoup se refroidira » (Mt 24,12). La charité qui se refroidit, c’est le cœur qui se tait ; la charité qui brûle, c’est le cœur qui crie. Si ta charité subsiste sans cesse, tu cries sans cesse ; si tu cries sans cesse, c’est parce que tu désires toujours ; si tu es rempli de ce désir, c’est que tu penses au repos éternel.

  • Image de la comète ISON, prise le 9 octobre par le télescope spatial Hubble. [NASA/ESA – Keystone]

La Nasa a publié une nouvelle image de la comète ISON, prise le 9 octobre par le télescope spatial Hubble. [NASA/ESA - Keystone]

La comète ISON pourrait être visible à l’œil nu à la fin du mois décembre, pour autant que le gros bloc de glace cosmique survive à son passage près du soleil. Une seule chose est certaine, sa trajectoire va l’amener au plus près du Soleil le 28 novembre, à seulement 1,17 million de kilomètres de sa surface. Elle y subira alors une température de l’ordre de 2700°C, selon l’Institut de mécanique céleste (IMCCE) de l’Observatoire de Paris. La comète C/2012 S1 ISON fut découverte le 21 septembre 2012 avec un télescope de 400 mm par les astronomes russes Vitali Nevski et Artyom Novichonok de l’International Scientific Optical Network (ISON). La détermination de ses éléments orbitaux et le calcul de sa trajectoire montrent qu’elle passera très près du Soleil le 28 novembre prochain et qu’elle pourrait devenir visible à l’œil nu au début du mois de décembre. En attendant les astronomes amateurs possédant un instrument de 100 mm et plus peuvent déjà s’amuser à la rechercher le matin dans la constellation du Lion alors qu’elle atteint une magnitude proche de 10,5m. (http://splendeursducielprofond.eklablog.fr/la-comete-ison-que-l-observation-commence-a98668389)

  • PAPE FRANÇOIS ,  Place Saint-Pierre Mercredi 16 octobre 2013;  Vidéo;

Chers frères et sœurs, bonjour !

Quand nous récitons le Credo, nous disons « Je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». . Professer que l’Église est apostolique signifie souligner le lien constitutif qu’elle entretient avec les apôtres, avec ce petit groupe de douze hommes que Jésus appela un jour à lui, il les appela par leur nom, pour qu’il restent avec Lui et pour les envoyer prêcher (cf. Mc 3, 13-19). « Apôtre », en effet, est un mot grec qui veut dire « mandaté », « envoyé ». Un apôtre est une personne qui est mandatée, est envoyée faire quelque chose et les apôtres ont été choisis, appelés et envoyés par Jésus, pour continuer son œuvre, c’est-à-dire prier — c’est le premier travail d’un apôtre — et, deuxièmement, annoncer l’Évangile. Cela est important, parce que quand nous pensons aux apôtres nous pourrions penser qu’il sont allés uniquement annoncer l’Évangile, faire un grand nombre d’œuvres. Mais dans les premiers temps de l’Église, il y a eu un problème parce que les apôtres devaient faire beaucoup de choses et alors ils ont constitué les diacres, pour réserver aux apôtres plus de temps pour prier et annoncer la Parole de Dieu. Lorsque nous pensons aux successeurs des apôtres, aux évêques, y compris au Pape car lui aussi est un évêque, nous devons nous demander si ce successeur des apôtres, en premier lieu, prie et ensuite s’il annonce l’Évangile : c’est cela être apôtre et c’est pour cette raison que l’Église est apostolique. Nous tous, si nous voulons être des apôtres comme je l’expliquerai à présent, nous devons nous demander : est-ce que je prie pour le salut du monde ? Est-ce que j’annonce l’Évangile ? C’est cela l’Église apostolique ! C’est un lien constitutif que nous avons avec les apôtres. L’Église est apostolique parce qu’elle est fondée sur la prédication et la prière des apôtres, sur l’autorité qui leur a été donnée par le Christ lui-même. Saint Paul écrit aux chrétiens d’Éphèse : « Vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les apôtres et les prophètes; et la pierre angulaire c’est le Christ Jésus lui-même » (2, 19-20) ; il compare donc les chrétiens à des pierres vivantes qui forment un édifice qui est l’Église, et cet édifice est fondé sur les apôtres, comme piliers, et la pierre qui soutient le tout est Jésus lui-même. Sans Jésus l’Église ne peut pas exister ! Jésus est vraiment la base de l’Église, le fondement ! Les apôtres ont vécu avec Jésus, ils ont écouté ses paroles, ils ont partagé sa vie, ils ont surtout été témoins de sa mort et de sa résurrection. Notre foi, l’Église que le Christ a voulue, ne se fonde pas sur une idée, elle ne se fonde pas sur une philosophie, elle se fonde sur le Christ lui-même. Et l’Église est comme une plante qui a grandi au fil des siècles, s’est développée, a porté des fruits, mais ses racines sont bien plantées en Lui et l’expérience fondamentale du Christ qu’ont eue les apôtres, choisis et envoyés par Jésus, arrive jusqu’à nous. De cette petite plante jusqu’à aujourd’hui, ainsi l’Église est dans le monde entier.

  • NGC 6946 en face

040410Credit & Copyright: Robert Gendler, APOD; traduction réalisée par : Laurent Laveder

Depuis notre point de vue dans la galaxie de la voie lactée, NGC 6946 nous apparaît vue de face. Cette grande et belle galaxie spirale est située à quelque 10 millions d’années-lumière, derrière un voile d’étoiles en premier plan dans la haute et lointaine constellation de Céphée. Si on part du brillant noyau en suivant les bras spiraux fragmentés qui s’en détachent, les couleurs connaissent un changement frappant, passant du jaune des vieilles étoiles du centre de la galaxie au bleu des amas de jeunes étoiles, en passant par le rouge des régions de formation d’étoiles. NGC 6946 est également brillante en infrarouge et riche en gaz et en poussières, montrant un taux élevé de naissances et de morts stellaires. En fait, au cours du 20eme siècle, pas moins de six supernovae, qui correspondent à la mort explosive des étoiles massives, ont été découvertes dans NGC 6946. Dans cette image composite colorée numériquement et d’un piqué exceptionnel, on parvient à déceler une amorce de structure barrée au niveau du splendide noyau de la galaxie.
  • Suite de l’audience du Pape le 16 Octobre 2013:

Mais demandons-nous : comment est-il possible pour nous de nous unir à ce témoignage, comment peut parvenir jusqu’à nous ce que les apôtres ont vécu avec Jésus, ce qu’ils ont écouté de Lui ? Voilà la deuxième signification du terme « apostolicité ». Le Catéchisme de l’Église catholique affirme que l’Église est apostolique parce qu’« elle garde et transmet, avec l’aide de l’Esprit Saint, l’enseignement, le bon dépôt, les saines paroles entendues des apôtres » (n. 857). L’Église conserve au cours des siècles ce trésor précieux, qui est l’Écriture Sainte, la doctrine, les sacrements, le ministère des pasteurs, de sorte que nous puissions être fidèles au Christ et participer à sa vie même. C’est comme un fleuve qui coule dans l’histoire, se développe, irrigue, mais l’eau qui coule est toujours celle qui part de la source, et la source c’est le Christ lui-même : Il est le Ressuscité, Il est le Vivant, et ses paroles ne passent pas, car Il ne passe pas, Il est vivant, aujourd’hui Il est parmi nous ici, Il nous entend et nous parlons avec Lui et Il nous écoute, Il est dans notre cœur. Jésus est avec nous, aujourd’hui! Telle est la beauté de l’Église : la présence de Jésus Christ parmi nous. Pensons-nous quelquefois combien est important ce don que le Christ nous a fait, le don de l’Église, où nous pouvons le rencontrer ? Pensons-nous quelquefois que c’est précisément l’Église sur son chemin au cours de ces siècles — malgré les difficultés, les problèmes, les faiblesses, nos péchés — qui nous transmet l’authentique message du Christ ? qui nous donne la sécurité que ce en quoi nous croyons est réellement ce que le Christ nous a communiqué ?

La dernière pensée: l’Église est apostolique car elle est envoyée apporter l’Évangile au monde entier. Elle continue sur le chemin de l’histoire la mission même que Jésus a confiée aux apôtres : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 19-20). Tel est ce que Jésus nous a demandé de faire! J’insiste sur cet aspect de la missionnarité, car le Christ invite tous à « aller » à la rencontre des autres, il nous envoie, nous demande de nous remuer pour apporter la joie de l’Évangile ! Encore une fois demandons-nous : sommes-nous missionnaires à travers notre parole, mais surtout notre vie chrétienne, notre témoignage ? Ou sommes-nous des chrétiens enfermés dans notre cœur et dans nos Églises, des chrétiens de sacristie ? Des chrétiens uniquement en paroles, mais qui vivent comme des païens ? Nous devons nous poser ces questions, qui ne sont pas un reproche. Moi aussi je me le dis à moi-même : comment suis-je chrétien, vraiment à travers le témoignage ?

L’Église a ses racines dans l’enseignement des apôtres, témoins authentiques du Christ, mais elle regarde vers l’avenir, elle a la ferme conscience d’être envoyée — envoyée par Jésus —, d’être missionnaire, en portant le nom de Jésus à travers la prière, l’annonce et le témoignage. Une Église qui se ferme sur elle-même et sur le passé, une Église qui regarde uniquement les petites règles d’habitudes, d’attitudes, est une Église qui trahit sa propre identité ; une Église fermée trahit sa propre identité ! Alors, redécouvrons aujourd’hui toute la beauté et la responsabilité d’être Église apostolique ! Et rappelez-vous : Église apostolique parce que nous prions — première tâche — et parce que nous annonçons l’Évangile à travers notre vie et nos paroles.

  • Les deux grands bras de la Voie lactée

080606Illustration Crédit: R. Hurt (SSC),  JPL-CaltechNASA Recensement Crédit: GLIMPSE, APOD, traduction réalisée par : Didier Jamet

 Observant depuis l’intérieur  de notre galaxie, la Voie lactée, il nous est difficile de discerner sa vraie structure. Mais un ambitieux programme de recensement mené avec le télescope spatial Spitzer offre à présent des indices convaincants du fait que nous vivons dans une grande galaxie caractérisée par ses deux grands bras spiraux, celui du Bouclier-Centaure et le bras de Persée, émergeant chacun d’une des deux extrémités d’une vaste barre centrale. Aussi un astronome d’une lointaine galaxie qui serait située au-dessus de la notre verrait probablement la Voie lactée sous la forme d’une spirale barrée à deux bras semblable à cette vue d’artiste. De précédentes études ont révélé la présence d’une plus petite structure barrée proche du centre ainsi que de quatre bras supplémentaires, plus modestes. Les astronomes estiment toujours que le soleil se trouve environ au premier tiers du diamètre de la galaxie en partant du bord extérieur, dans un bras mineur appelé l’éperon d’Orion. Pour avoir accès à une version légendée de l’image, cliquez ici
  • Rencontre  entre le pape François et Eugenio Scalfari ; ZENIT  le 14 octobre 2013
 
L’acceptation de la charge de successeur de Pierre, les saints préférés, l’Eglise de demain: le pape François a poursuivi son dialogue avec Eugenio Scalfari dans les colonnes du quotidien italien « La Repubblica » (cf. Zenit du 12 septembre 2013, pour l’analyse, et Zenit du 13 septembre pour le texte). L’entretien a eu lieu au Vatican, le 24 septembre, après la lettre du pape François à la « Repubblica », et après un appel téléphonique qu’Eugenio Scalfari déclare ne jamais pouvoir oublier. Nous avons publié la première partie le 1er octobre, voici la fin de cet entretien dans la traduction d’Hélène Ginabat.

Paul, François, Augustin et Ignace

Le pape confie quel son ses saints de prédilection: « Saint Paul est celui qui a posé les piliers de notre religion et de notre foi. On ne peut pas être des chrétiens conscients sans saint Paul. Il a traduit la prédication du Christ en une structure doctrinale qui, même avec les mises à jour d’un nombre immense de penseurs, de théologiens, de pasteurs, d’âmes, a résisté et résiste encore après deux mille ans. Et ensuite Augustin, Benoît, Thomas et Ignace. Et naturellement François. Dois-je vous expliquer pourquoi ? (…) Toutefois je ne veux pas éluder votre question parce que vous ne m’avez pas demandé une classification selon leur importance culturelle et religieuse mais sur qui est le plus proche de mon âme. Alors, je répondrai : Augustin et François. » Et de préciser, pour Augustin – que le pape émérite aime tant également – : « Augustin est aussi un point de référence de mon prédécesseur. Ce saint a traversé beaucoup d’événements dans sa vie et il a changé plusieurs fois de position doctrinale. Il a aussi eu des paroles trop dures à l’encontre des juifs, que je n’ai jamais partagées. Il a écrit de nombreux livres et celui qui me semble le plus révélateur de son intimité intellectuelle et spirituelle est « Les Confessions », qui contiennent aussi quelques manifestations de mysticisme mais il n’est pas du tout, comme beaucoup le soutiennent, l’héritier de saint Paul. Au contraire, il voit l’Église et la foi d’une manière profondément différente de celle de Paul, peut-être aussi parce que quatre siècles les séparent l’un de l’autre. Pour moi, elle se trouve sur deux points, importants. Augustin se sent impuissant face à l’immensité de Dieu et aux devoirs qu’un chrétien, et un évêque, devrait remplir. Et pourtant, il n’était vraiment pas impuissant, mais son âme se sentait toujours  et de toute façon en-dessous de ce qu’il aurait voulu et de ce qu’il aurait dû. Et puis la grâce donnée par le Seigneur comme élément fondateur de la foi, de la vie, du sens de la vie. Celui qui n’est pas touché par la grâce peut être une personne sans peur et sans reproche, comme on dit, mais il ne sera jamais comme la personne que la grâce a touché. C’est cela, l’intuition d’Augustin. » Il évoque aussi la mystique de saint Ignace de Loyola: « Ignace, pour des raisons compréhensibles, est celui que je connais le mieux. Il a fondé notre Ordre. Je vous rappelle que Carlo Maria Martini, qui m’était très cher, ainsi qu’à vous, appartenait aussi à son Ordre. Les jésuites ont été, et sont encore, le levain – pas le seul, mais peut-être le plus efficace – du catholicisme : culture, enseignement, témoignage missionnaire, fidélité au pape. Mais Ignace, qui a fondé la Compagnie, était aussi un réformateur et un mystique. Surtout un mystique. »

Pour le pape les mystiques « ont eu une importance fondamentale. Une religion sans mystiques est une philosophie. (…) Même François, par de nombreux aspects de sa vie, en était un mais je ne crois pas avoir cette vocation, et puis, il faut s’entendre sur le sens profond de ce mot. Le mystique réussit à se dépouiller du faire, des faits, des objectifs et même de la dimension pastorale et missionnaire, et il s’élève jusqu’à atteindre la communion avec les Béatitudes. De brefs moments mais qui remplissent toute sa vie. »

Le « oui » du pape François

Il fait cette confidence sur le moment où il a accepté d’être pape : « Avant d’accepter, j’ai demandé de pouvoir me retirer quelques minutes dans la pièce à côté de celle qui donne sur la place avec la loggia. J’avais la tête complètement vide et une grande angoisse m’avait envahi. Pour la faire passer et me détendre, j’ai fermé les yeux et toute pensée a disparu, y compris celle de refuser d’accepter la charge, comme y autorise, du reste, la procédure liturgique. J’ai fermé les yeux et je n’ai plus ressenti aucune angoisse ni émotion. À un moment, une grande lumière m’a envahi, cela a duré un instant mais qui m’a semblé très long. Puis la lumière s’est dissipée et je me suis levé brusquement pour me diriger dans la pièce où m’attendaient les cardinaux, vers la table sur laquelle était posé l’acte d’acceptation. Je l’ai signé, le cardinal camerlingue l’a contresigné, puis il y a eu l’ « Habemus papam » à la loggia. »

Le pape revient sur le nom de François en disant de son saint patron : « Il est très grand, parce qu’il est tout. Un homme qui veut faire, qui veut construire, il fonde un Ordre avec ses règles, il est itinérant et missionnaire, il est poète et prophète, il est mystique, il a constaté le mal présent en lui et il en est sorti, il aime la nature, les animaux, la moindre herbe des champs et les oiseaux qui volent dans le ciel, mais surtout il aime les personnes, les enfants, les personnes âgées, les femmes. Il est l’exemple le plus lumineux de cette agapè dont nous parlions tout à l’heure. (…) François voulait un Ordre mendiant et itinérant. Des missionnaires cherchant à rencontrer, écouter, dialoguer, aider, propager la foi et l’amour. Surtout l’amour. Et il rêvait d’une Église pauvre qui prenne soin des autres, reçoive de l’aide matérielle et l’utilise pour soutenir les autres, sans se préoccuper du tout d’elle-même. Huit-cent ans se sont écoulés depuis, et les temps ont beaucoup changé, mais l’idéal d’une Église missionnaire et pauvre est encore plus que valide. C’est en tous cas l’Église que Jésus et ses disciples ont prêchée. »

  •   Trois galaxies dans le Dragon

131016Image Crédit & Copyright: Stephen Leshin, APOD, traduction  de Didier Jamet

Cet étonnant trio de galaxies est parfois appelé le groupe du Dragon, car situé dans la constellation boréale du (mais vous l’aviez sans doute deviné) Dragon. De gauche à droite, on découvre la spirale vue par la tranche NGC 5981, la galaxie elliptique NGC 5982, et NGC 5985, spirale vue de face. Elles tiennent toutes dans le champ du télescope utilisé pour réaliser cette image, qui représente une taille apparente un peu supérieure à la moitié de la pleine lune. Bien que ce groupe soit à la fois trop petit pour être qualifié d’amas galactique et n’a pas été catalogué comme groupe compact, ces galaxies se trouvent toutes à 100 millions d’années-lumière de la Terre. Grâce à un examen détaillé avec un spectrographe, le brillant noyau de la frappante galaxie vue de face NGC 5985 montre d’importantes émissions dans des longueurs d’onde spécifiques, amenant les astronomes à la qualifier de galaxie de Seyfert, une forme de galaxie active. Pas aussi célèbre que d’autres groupes serrés de galaxies, le contraste visuel de ses membres fait de cette triplette un sujet très intéressant pour les astrophotographes. Cette longue pose de la région révèle également de faibles coquilles de gaz autour de NGC 5982, vestiges d’anciennes fusions galactiques, ainsi que de nombreuses galaxies encore plus lointaines

  • Rencontre entre le Pape et Eugenio Scalfari (suite):

Etre une minorité est une force

« Vous, les chrétiens, vous êtes désormais une minorité », fait observer le journaliste auquel le pape répond : « Nous l’avons toujours été, mais la question d’aujourd’hui n’est pas celle-là. Personnellement, je pense qu’être une minorité est en fait une force. Nous devons être un levain de vie et d’amour et le levain est une quantité infiniment plus petite que la masse des fruits, des fleurs et des arbres qui naissent de ce levain. Il me semble avoir déjà dit auparavant que notre objectif n’est pas le prosélytisme mais l’écoute des besoins, des désirs, des désillusions, du désespoir, de l’espérance. Nous devons redonner espérance aux jeunes, aider les personnes âgées, ouvrir vers l’avenir, propager l’amour. Pauvres parmi les pauvres. Nous devons inclure les exclus et prêcher la paix. Vatican II, inspiré par le pape Jean et par Paul VI, a décidé de regarder l’avenir dans un esprit moderne et d’ouvrir les portes à la culture moderne. Les Pères conciliaires savaient qu’ouvrir les portes à la culture moderne impliquait l’œcuménisme religieux et le dialogue avec les non croyants. Depuis, très peu de choses ont été faites dans cette direction. J’ai l’humilité et l’ambition de vouloir le faire. »

A propos de la « crise profonde » de la planète, Eugenio Sclafari fait à son tour cette confidence sur sa volonté de dialogue avec des croyants: « La société moderne sur toute la planète traverse un moment de crise profonde, pas seulement économique mais sociale et spirituelle. Au début de notre rencontre, vous avez décrit une génération chassée dans le présent. Nous aussi, les non croyants, nous ressentons cette souffrance presque anthropologique.  C’est pour cela que nous voulons dialoguer avec les croyants et avec celui qui les représente le mieux. »

L’importance des synodes

« Je ne sais pas si je suis leur meilleur représentant, mais la Providence m’a mis à la tête de l’Église et du diocèse de Rome. Je ferai ce que je pourrai pour remplir le mandat qui m’a été confié », répond le pape avant une salve de Scalfari que le pape n’élude pas : « Je pense que l’amour du pouvoir temporel est encore trop fort à l’intérieur des murs du Vatican et dans la structure institutionnelle de toute l’Église. Je pense que l’Institution prédomine sur l’Église pauvre et missionnaire que vous voudriez. »

« Les choses sont en effet ainsi, répond le pape François, et, dans ce domaine, les miracles n’existent pas. Je vous rappelle que François aussi, à son époque, a dû longtemps négocier avec la hiérarchie de Rome et avec le pape pour faire reconnaître la règle de son Ordre. Il a fini par obtenir l’approbation, mais avec des changements et des compromis importants (…). Je ne suis certainement pas François d’Assise, et je n’ai ni sa force ni sa sainteté. Mais je suis l’évêque de Rome et le pape de la catholicité. Pour commencer, j’ai décidé de nommer un groupe de huit cardinaux pour être mon conseil. Non pas des courtisans, mais des personnes sages et animées des mêmes sentiments que moi. Ceci est le début de cette Église avec une organisation non seulement verticale mais aussi horizontale. Lorsque le cardinal Martini en parlait, en mettant l’accent sur les Conciles et sur les Synodes, il savait très bien que la route à parcourir pour y arriver était longue et difficile. Avec prudence, mais avec fermeté et ténacité. »

Pour ce qui est de la politique, il redit : « l’Église ne s’occupera pas de politique », mais s’explique sur ses encouragements à l’engagement des citoyens en politique : « J’ai dit que la politique est la première des activités civiles et qu’elle a son propre champ d’action qui n’est pas celui de la religion. Les institutions politiques sont laïques par définition et œuvrent dans des sphères indépendantes. Cela, tous mes prédécesseurs l’ont dit, au moins depuis pas mal d’années, chacun à sa façon bien sûr. Je crois que les catholiques engagés en politique portent en eux les valeurs de la religion, mais ils ont une conscience et une compétence mûres pour les appliquer. L’Église n’ira jamais au-delà de son devoir d’exprimer et de diffuser ses valeurs, au moins tant que je serai ici.

  • La probabilité d’une collision de la terre avec un Astéroïde.

Simulation par la Nasa de l'arrivée de l'astéroïde 2012-DA14 près de la Terre, le 15 février 2013.Simulation par la Nasa de l’arrivée de l’astéroïde 2012-DA14 près de la Terre. Capture d’écran – Nasa (http://www.20minutes.fr/sciences/1238615-20131018-asteroide-va-froler-heurter-terre-2032)

  Prévu pour le 26 août 2032,  un astéroïde pourrait heurter la Terre. L’objet céleste, large de 365 mètres de diamètre, s’appelle 2013TC135 et vient d’être répertorié par l’agence spatiale russe alors qu’il passait à proximité de la Terre. Et apparemment, il pourrait en prendre l’habitude. Le vice-Premier ministre russe, en charge de la recherche spatiale dans son pays, a révélé sur son compte Twitter que l’astéroïde avait une chance de heurter la Terre dans 19 ans.Les astrophysiciens russes ont calculé que s’il heurtait la Terre, l’explosion aurait la puissance de 2000 bombes atomiques. Ils ont aussi calculé qu’il y avait une chance sur 63.000 qu’un tel scénario se produise. La Nasa a également fait ses calculs et même si la trajectoire a été jugée «préoccupante, l’agence spatiale américaine estime que l’astéroïde passe au large de la Terre avec une probabilité de 99,998%. Le responsable du programme NEO de la Nasa, Don Teoman, est d’ailleurs tout excité à cette idée: «C’est une formidable découverte. Nous allons pouvoir observer l’astéroïde durant toute son approche et observer comment il se comporte en passant près de la Terre.»

  • Suite de la conversation du Pape avec le journaliste Eugenio Scalfari:

  « Vous-même, laïc non croyant en Dieu, en quoi croyez-vous ? Vous êtes un écrivain et un homme de pensée. Vous devez bien croire en quelque chose, avoir une valeur dominante.  Ne me répondez pas par des mots comme l’honnêteté, la recherche, la vision du bien commun, qui sont des principes et des valeurs importantes, mais ce n’est pas ce que je vous demande. Je vous demande ce que vous pensez de l’essence du monde, ou plutôt de l’univers. Vous vous demandez certainement, comme tout le monde, qui nous sommes, d’où nous venons, où nous allons. Même un enfant se pose ces questions. Et vous ? »

« Je vous remercie pour cette question. La réponse est celle-ci : je crois dans l’Être, c’est-à-dire dans le tissu d’où surgissent les formes, les êtres », répond Eugenio Sclafari.

« Et moi, dit le pape, je crois en Dieu. Non pas en un Dieu catholique, il n’existe pas de Dieu catholique, il existe Dieu. Et je crois en Jésus-Christ, son incarnation. Jésus est mon maître et mon pasteur, mais Dieu, le Père, Abba, est la lumière et le Créateur. Voilà qui est mon Être. Vous semble-t-il que nous sommes très éloignés l’un de l’autre ? » Le pape ajoute : « Dieu est la lumière qui illumine les ténèbres même si elle ne les dissout pas et une étincelle de cette lumière divine est à l’intérieur de chacun de nous. Dans la lettre que je vous ai écrite, je me souviens de vous avoir dit que même notre espèce finira, mais la lumière de Dieu ne finira pas et, à ce moment-là, elle envahira toutes les âmes et sera toute en tous. » Il précise, à la demande de Scalfari : « La transcendance reste parce que cette lumière, toute en tous, transcende l’univers et les espèces qui, dans cette phase, le peuplent. Mais revenons au présent. Nous avons fait un pas en avant dans notre dialogue. Nous avons constaté que dans notre société et dans le monde où nous vivons, l’égoïsme a augmenté beaucoup plus que l’amour des autres et les hommes de bonne volonté doivent œuvrer, chacun selon sa force et ses compétences, pour faire en sorte que l’amour des autres augmente jusqu’à être équivalent à l’amour de soi-même et, si possible, le dépasser. »

Dans la ligne de l’enseignement social de ses prédécesseurs, le pape dénonce le « libéralisme sauvage » : «  Personnellement, je pense que le soi-disant libéralisme sauvage ne fait que rendre plus forts les forts, plus faibles les faibles et plus exclus les exclus. Il faut une grande liberté, aucune discrimination, pas de démagogie et beaucoup d’amour. Il faut des règles de comportement et aussi, si nécessaire, des interventions directes de l’État pour corriger les inégalités les plus intolérables. »

Avant de se séparer le pape ajoute : « Nous parlerons du rôle des femmes dans l’Église. Je vous rappelle que l’Église est féminine » : des propos qu’il a développés samedi dernier, 12 octobre, à propos de Mulieris Dignitatem (cf. Zenit du 14 octobre 2013).

Il conclut : « Portez ma bénédiction à toute votre famille et demandez-leur de prier pour moi. Pensez à moi, pensez souvent à moi. »

« Nous nous serrons la main et il reste là, les deux doigts levés en signe de bénédiction. Je le salue par la fenêtre. Voilà le pape François. Si l’Église devient telle qu’il la pense et la veut, il y aura eu un changement historique », conclut Eugenio Scalfari.

Anita Bourdin

  • NGC 891, tranche de galaxie

131011Image Crédit & Copyright: Adam Block, Mt. Lemmon Sky Center, U. Arizona, APOD.

Ce portrait cosmique représente NGC 891. Cette magnifique galaxie spirale s’étend sur environ 100 000 années-lumière de diamètre et nous apparaît quasiment parfaitement vue par la tranche. Distante de quelque 30 millions d’années-lumière dans la constellation d’Andromède, NGC 891 ressemble en réalité beaucoup à notre propre galaxie, la Voie lactée. Au premier abord, elle présente un disque galactique mince et plat et un bulbe central au milieu desquels on remarque d’épaisses veines de poussière. L’image fait également ressortir les amas de jeunes étoiles, en bleu, et les régions de formation stellaire, en rosé. On distingue également grâce à cette présentation par la tranche de NGC 891 des filaments de poussière qui s’étendent sur des centaines d’années-lumière au-dessus et en dessous du disque. Ces poussières ont vraisemblablement été éjectées du disque par des explosions de supernovae ou par une intense activité de formation d’étoiles. De petites galaxies compagnes sont également visibles à proximité du disque galactique. 
traduction réalisée par : Didier Jamet 

  • Saint Claude la Colombière (1641-1682), jésuite

 À la méditation de l’amour de Dieu, j’ai été fort touché à la vue des biens que j’ai reçus de Dieu depuis le premier moment de ma vie jusqu’ici. Quelle bonté ! Quel soin ! Quelle providence, et pour le corps, et pour l’âme ! Quelle patience ! Quelle douceur !… Dieu m’a fait pénétrer, ce me semble, et voir clairement cette vérité : premièrement, qu’il est dans toutes les créatures ; secondement, qu’il est tout ce qu’il y a de bon en elles ; troisièmement, qu’il nous fait tout le bien que nous recevons d’elles. Et il m’a semblé voir ce roi de gloire et de majesté appliqué à nous échauffer en nos habits, à nous rafraîchir en l’air, à nous nourrir dans les viandes, à nous réjouir dans les sons et dans les objets agréables, à produire en moi tous les mouvements nécessaires pour vivre et pour agir. Quelle merveille !      Qui suis-je, ô mon Dieu, pour être ainsi servi par vous, en tout temps, avec tant d’assiduité et en toutes choses avec tant de soin et d`amour ! Il agit de même dans toutes les autres créatures ; mais tout cela pour moi, comme un intendant zélé et vigilant qui fait travailler dans tous les endroits du royaume pour son roi. Ce qui est de plus admirable, c’est que Dieu fait cela pour tous les hommes, quoique presque personne n’y pense, si ce n’est quelque âme choisie, quelque âme sainte. Il faut du moins que j’y pense, que j’en sois reconnaissant.       Je m’imagine que, comme Dieu a sa gloire pour dernière fin de toutes ses actions, il fait toutes ces choses principalement pour l’amour de ceux qui y pensent et qui admirent en cela sa bonté, qui lui en savent gré, qui prennent de là occasion de l’aimer : les autres reçoivent les mêmes biens, comme par hasard et par bonne fortune… Dieu rapporte incessamment à nous l’être, la vie, les actions de tout ce qu’il y a de créé dans l’univers. Voilà son occupation dans la nature ; la nôtre doit être de recevoir sans cesse ce qu’il nous envoie de toutes parts et de le lui renvoyer par des actions de grâces, en le louant et reconnaissant qu’il est l’auteur de toutes choses. J’ai promis à Dieu de le faire autant que je le pourrai.

  • Globules cométaires

131012Image Crédit & Copyright: Subaru Télescope  (NAOJ) &  DSS;   Assemblage et traitement: Robert Gendler, APOD.

Des formes aux contours flous et brillants se concentrent au centre de ce riche champ stellaire aux confins des constellations de la Poupe et des Voiles. Composé de gaz interstellaire et de poussière, ce groupe de globules cométaires mesurant chacun environ une année-lumière de long est distant d’environ 1300 années-lumière. L’énergétique rayonnement ultraviolet de chaudes étoiles proches a modelé les globules et ionisé leurs contours. Les globules s’éloignent du rémanent de supernova des Voiles, lequel a peut-être contribué à leur donner leur forme incurvée. À l’intérieur des globules, des noyaux de gaz froid et de poussière s’effondrent lentement sur eux-mêmes pour former des étoiles de faible masse, lesquelles provoqueront au final la dispersion des globules. Remarquez le petit point rouge non loin du sommet du globule cométaire CG30 (celui en décalé en haut sur la droite): il signale la présence de jets très énergétiques émis par une étoile au tout début de son processus de formation
traduction réalisée par : Didier Jamet  > lire le texte original

  •   7 octobre 2013 – Extraits de l’homélie du pape François

Il s’agit d’être « dociles à la Parole de Dieu », mais avant cela d’avoir « la capacité de l’écouter, de l’entendre » : « As-tu la capacité de trouver la Parole de Dieu dans l’histoire de chaque jour, ou bien est-ce que ce sont tes idées qui te gouvernent, et tu ne laisses pas la surprise au Seigneur qui te parle ? » Le pape a illustré son propos avec les personnages de la première lecture, (Jonas 1,1-16.2,1.11) et de l’Evangile (Luc 10,25-37), distinguant ceux qui « fuient » Dieu et ceux qui au contraire L’écoutent. « On peut fuir Dieu même en étant chrétien, en étant catholique, en étant de l’Action catholique, en étant prêtre, évêque, pape … C’est une tentation quotidienne ». Ainsi Jonas, dans la première lecture, tentait de « fuir Dieu » car il « avait son histoire écrite » et « ne voulait pas être dérangé ». Cette fuite de Dieu, c’est « ne pas écouter Dieu, ne pas écouter sa voix, ne pas entendre sa proposition dans son coeur, son invitation. On peut fuir directement. Il y a aussi d’autres manières de fuir Dieu, un peu plus éduquées, un peu plus sophistiquées ».

  • La Bulle et M52

131008  Image Crédit & Copyright: Robert Colombari, APOD.

Ce paysage cosmique ne manque pas d’attirer le regard par sa composition subtilement équilibrée. En bas à gauche, la nébuleuse de la Bulle semble contenir l’énergie créatrice que l’amas d’étoiles ouvert M52, plus haut et vers la droite, n’a pas su maîtriser. Cependant observé à d’autres échelles, cet équilibre se révèle bien précaire. Nichée au coeur d’un complexe de gaz et de poussière interstellaires et soufflée par les vents d’une seule mais gigantesque étoile de type O, la nébuleuse de la Bulle (connue également sous la référence NGC 7635) mesure environ dix années-lumière de diamètre. De son côté, M52 est un riche amas ouvert contenant quelque 1000 étoiles et mesurant dans les 25 années-lumière de diamètre. Observés à la frontière nord de la constellation de Cassiopée, on estime la distance de la nébuleuse de la Bulle aux alentours de 11 000 années-lumière, tandis que l’amas stellaire M52 est lui à presque 5000 années-lumière de nous. Cette image couvre un champ d’environ 2° sur le ciel, 4 fois celui de la pleine lune.
  • Pape François: Homélie du 23/04/2013 

  « Une foule considérable s’adjoignit au Seigneur. Lorsque Barnabé arriva et qu’il vit la grâce accordée par Dieu, il s’en réjouit » (Ac 11,21.23). C’est la joie propre à l’évangélisateur. Elle est, comme disait le pape Paul VI, « la douce et réconfortante joie d’évangéliser » (Evangelii nuntiandi, n°80). Et cette joie commence par une persécution, par une grande tristesse, mais elle finit avec la joie. Et ainsi l’Église va de l’avant, comme le dit un saint, entre les persécutions du monde et les consolations du Seigneur (Augustin, La Cité de Dieu, 18,51,2). Ainsi est la vie de l’Église. Si nous voulons aller sur la voie de la mondanité, en négociant avec le monde…, nous n’aurons jamais la consolation du Seigneur. Et si nous recherchons seulement la consolation, ce sera une consolation superficielle, pas celle du Seigneur, ce sera une consolation humaine. L’Église avance toujours entre la croix et la résurrection, entre les persécutions et les consolations du Seigneur. Tel est le chemin : celui qui suit cette route ne se trompe pas.

  • La comète ISON

131007Image Crédit & Copyright: Damian Peach, APOD.

La comète ISON tiendra-t-elle ses promesses ? Rien n’est moins sur. Tandis qu’elle approche toujours plus du Soleil, son éclat augmente bien moins vite que prévu. La voici telle qu’elle apparaissait au télescope il y a deux semaines. Le 1er octobre, la comète ISON est passée relativement près de Mars, si bien que la sonde MRO a pu en obtenir quelques images depuis l’orbite martienne. Lorsque la comète ISON frôlera le Soleil fin novembre, elle peut encore devenir plus brillante que la Lune et développer une longue queue – ou pas. Quoi qu’il en soit, les astronomes amateurs espèrent que ce qui subsistera de la comète après ce passage à proximité du Soleil suffira à embellir les nuits jusqu’à la fin de l’année.
  •  Le Pape François : lors de l’Angélus du 6 Octobre 2013:

 » Aujourd’hui, le passage de l’Evangile commence ainsi : « En ce temps-là, les apôtres dirent au Seigneur : Augmente notre foi ! » (Lc 17,5-6). Il me semble que nous pouvons tous faire nôtre cette invocation. Nous aussi, comme les apôtres, disons au Seigneur Jésus : « Augmente notre foi ! » Oui, Seigneur notre foi est petite, notre foi est faible, fragile, mais nous te l’offrons telle qu’elle est pour que tu l’augmentes. Cela vous semble bien de répéter cela tous ensemble : « Seigneur augmente notre foi ! On le fait ? Tous : Seigneur, augmente en nous la foi ! Seigneur, augmente en nous la foi ! Seigneur, augmente en nous la foi ! Qu’il la fasse grandir ! « 

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 Image Crédit: DonnéesHubble Legacy Archive, ESANASA; TraitementAl Kelly, APOD.
La galaxie active NGC 1275 est le membre prédominant de l’amas de galaxies de Persée, aussi grand que relativement proche. Prodigieuse source de rayons X et d’émissions radio, NGC 1275 vaut aussi le coup d’œil en visuel, accrètant de la matière au fur et à mesure qu’elle absorbe ses voisines avec armes et bagages, lesquelles finissent par nourrir le trou noir supermassif occupant le noyau. Cette image retravaillée à partir de données d’archives du télescope spatial Hubble montre débris galactiques et filaments gazeux dont certains frisent les 20 000 années-lumière de long. En dépit des turbulences provoquées par les collisions entre galaxies, ces filaments se retrouvent intacts dans NGC 1275. Pourquoi ? De récents travaux indiquent que ces structures, forcées depuis le centre de la galaxie par l’activité du trou noir, gardent leur cohérence du fait de la présence de champs magnétiques. Également connue sous le nom de Perseus A, NGC 1275 dépasse les 100 000 années-lumière de diamètre et se trouve à quelque 230 millions d’années-lumière de nous.
  • DU TRAITÉ DE SAINT GRÉGOIRE DE NYSSE

 
Si quelqu’un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle ; le monde ancien s’en est allé. ~ Ailleurs, saint Paul appelle « création nouvelle » l’habitation du Saint-Esprit dans une âme pure, sans tache, indemne de mal, d’injustice et de toute habitude déshonorante. Car, lorsque l’âme a détesté le péché, s’est unie intimement à Dieu de tout son pouvoir en se gouvernant selon la vertu, sa vie est transformée ; elle reçoit la grâce du Saint-Esprit, qui la renouvelle et la recrée tout entière. Saint Paul le dit ainsi : Purifiez-vous des vieux ferments pour être une pâte nouvelle. Et un peu plus loin : Festoyons, non pas avec le vieux ferments, mais avec du pain non fermenté : la droiture et la vérité.
En effet, le tentateur dresse de nombreux pièges, de tous côtés, contre notre âme pour la précipiter dans le mal. Par elle-même, la nature humaine n’est pas assez forte pour triompher de lui. C’est pourquoi l’Apôtre nous ordonne de munir nos membres d’un armement céleste. Revêtez , nous dit-il, la justice pour cuirasse ; à vos pieds chaussez la promptitude pour annoncer la paix ; ayez la vérité pour ceinturon. ~
Tu vois combien de moyens de salut te sont présentés par l’Apôtre ! Tous conduisent à un seul chemin pour atteindre un seul but. ~ Grâce à eux, on accomplit facilement la course de la vie jusqu’au sommet des commandements. ~
Dans un autre endroit, l’Apôtre nous dit : Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi. ~
Celui qui méprise absolument les grandeurs de cette vie ~ et qui renonce à toute gloire terrestre ~ doit renoncer, en même temps qu’à la vie, à son âme. Renoncer à son âme, c’est ne jamais chercher à obéir à sa volonté propre, mais faire la volonté de Dieu ~ en lui obéissant comme à un bon pilote. ~ C’est encore ne rien posséder, ne rien s’approprier de ce qui est commun. ~ On sera plus libre alors pour accomplir allègrement, dans la joie et l’espérance, ce qui est prescrit par les supérieurs, comme un esclave du Christ, qui a été acheté pour servir la communauté des frères. C’est cela que veut le Seigneur et il nous y exhorte quand il dit : Celui qui veut avoir la première place et être grand parmi vous serra le dernier de tous et l’esclave de tous .

  • M106

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Crédit: Données de l’image composite – Hubble Legacy Archive; Adrian Zsilavec, Michelle Qualls, Adam Block / NOAO / AURA / NSF  Traitement – André van der Hoeven, APOD.

Proche de la Grande Ourse et entourée des étoiles des Chiens de Chasse, M106 fut découverte en 1781 par l’astronome français Pierre Méchain, par ailleurs grand contributeur à la définition du système métrique. Elle fut par la suite ajoutée au catalogue de son confrère et  ami Charles Messier sous la référence de M106. Les images télescopiques modernes ont révélé qu’il s’agissait en réalité d’un univers-île, autrement dit une galaxie, spirale, mesurant dans les 30 000 années-lumière de diamètre, et séparée de nous par un abîme de quelque 21 millions d’années-lumière. Outre son brillant noyau central, cette image composite couleur met en valeur les amas de jeunes étoiles bleues et les pouponnières stellaires aux colorations rosées parsemant les bras spiraux de la galaxie. Ce portrait à haute résolution est une mosaïque d’images issues de la caméra ACS d’Hubble associées à d’autres obtenues depuis le sol. M106, également repérée dans un autre catalogue sous l’entrée NGC 4258, est un exemple proche de galaxie active de Seyfert vue à travers tout le spectre électromagnétique, des ondes radio jusqu’aux X. On pense que les galaxies actives tirent leur énergie de la chute de matière sur un trou noir central supermassif.

  • LETTRE DE STE THÉRÈSE À SŒUR MARIE DU SACRÉ-CŒUR (08/ 09/1896)

À l’oraison, mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre, j’ouvris les épîtres de S. Paul afin de chercher quelque réponse. Les chapitres XII et XIII de la première épître aux Corinthiens me tombèrent sous les yeux… J’y lus, dans le premier, que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteurs… que l’Église est composée de différents membres et que l’ œil ne saurait être en même temps la main… La réponse était claire mais ne comblait pas mes désirs, elle ne me donnait pas la paix…
Sans me décourager je continuai ma lecture et cette phrase me soulagea : « Recherchez avec ardeur les dons les plus parfaits, mais je vais encore vous montrer une voie plus excellente » . Et l’Apôtre explique comment tous les dons les plus parfaits ne sont rien sans l’Amour… Que la Charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j’avais trouvé le repos…
Considérant le corps mystique de l’Église, je ne m’étais reconnue dans aucun des membres décrits par S. Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous… La charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas ; je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d’amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’amour renfermait toutes les vocations, que l’amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux… ; en un mot, qu’il est éternel !…
Alors, dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’amour !…
Oui, j’ai trouvé ma place dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serait l’Amour… ainsi, je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!!…

  • La plus dense des galaxies

131004Crédit: NASA, ESA, Hubble Heritage Team (STScI/AURA), Jay Strader (Michigan St. Univ.) et al., APOD.

Le brillant noyau et la périphérie de la galaxie elliptique géante M60 (alias NGC 4649) écrasent le coin supérieur gauche de cette image du télescope spatial Hubble. Distante de quelque 54 millions d’années-lumière et large de 120 000 autres, M60 est une des plus grandes galaxies du proche amas de la Vierge. En comparaison, la galaxie naine ultra compacte apparaissant sous la forme d’un pâté rond et lumineux, un peu en dessous du centre de l’image, fait pâle figure. Cependant cette galaxie en apparence insignifiante et désignée sous la référence M60-UCD1 pourrait bien être la plus dense galaxie de l’univers proche. Concentrant la moitié de sa masse totale, estimée à 200 millions de masses solaires, dans un rayon de seulement 80 années-lumière, les étoiles des régions internes de M60-UCD1 sont en moyenne 25 fois plus proches les unes des autres qu’au voisinage du Soleil. Explorant la nature de M60-UCD1, les astronomes essayent de déterminer si les galaxies naines ultra compactes ne seraient pas les anciennes parties centrales de plus grandes galaxies démembrées par effet de marée gravitationnelle, ou bien de massifs amas globulaires évolués. Récemment découverte, une brillante source X en son centre pourrait être la signature d’un trou noir supermassif, ce qui irait plutôt dans le sens de l’hypothèse d’un vestige galactique.

Pour sa troisième étape à Assise, ce 4 octobre 2013, le pape François s’est rendu à l’évêché, dans la « salle du dépouillement », où saint François a quitté ses vêtements, en ce fameux geste, pour suivre le Christ. Le pape y a rencontré des personnes pauvres et démunies, soutenues par Caritas. Auparavant, il avait visité des enfants et des jeunes malades et handicapés, à l’Institut séraphique, et s’était ensuite rendu en privé à l’église Saint-Damien. « Vous êtes le premier pape à entrer ici », lui a dit Mgr Domenico Sorrentino, évêque d’Assise, en l’acueillant dans la « salle du dépouillement », parlant d’un « vent de pentecôte » pour l’Église locale. Comme il l’avait fait à l’Institut séraphique, le pape a parlé d’abondance de cœur, en laissant de côté le texte qu’il avait préparé. « Ces derniers jours, a-t-il dit, on lit dans les journaux beaucoup de fantaisies » sur le message du pape à Assise, notamment sur la question du « dépouillement de l’Église ». Saisissant la symbolique du lieu, il a appelé à se dépouiller d’« un danger très grave qui menace toute personne dans l’Église : le danger de la mondanité ». Pour le pape, le dépouillement n’est pas optionnel : le chrétien doit « aller par la route de Jésus, qui a suivi un chemin de dépouillement… qui s’est humilié… jusqu’à la croix ». Pour le chrétien, « il n’y a pas d’autre voie ». Il a mis en garde contre la tentation de « faire un christianisme un peu plus humain, sans croix, sans Jésus, sans dépouillement » : ceux-là deviennent « des chrétiens de pâtisserie, comme un beau gâteau… » Le chrétien doit se dépouiller du « plus grand des péchés » : « l’idolâtrie ». En effet il ne peut pas « vivre avec l’esprit du monde. La mondanité conduit à la vanité, à l’arrogance, à l’orgueil. Et cela est une idole, non pas Dieu ». Ce dépouillement concerne tout le monde : « Quand dans les médias on parle de l’Église, on a l’impression que l’Église ce sont les prêtres, les religieuses, les évêques, les cardinaux et le pape. Mais l’Église c’est nous tous ». Aussi tous sont appelés à « se dépouiller de cette mondanité » qui est « l’esprit contraire des béatitudes, l’esprit contraire à Jésus. La mondanité fait mal. Il est si triste de trouver un chrétien mondain, sûr de cette sécurité que lui donne – selon lui ! – la foi et sûr de la sécurité que lui donne le monde ». Or, « on ne peut pas travailler des deux côtés » car il est « triste d’effacer d’une main ce qu’on a écrit avec l’autre. L’Évangile est l’Évangile ! Dieu est l’unique ! » La mondanité est « une attitude homicide. La mondanité spirituelle tue : elle tue l’âme. Elle tue les personnes. Elle tue l’Église », a insisté le pape, encourageant à demander « le courage de se dépouiller, non pas [de l’argent]… mais de l’esprit du monde, qui est la lèpre, le cancer de la société, l’ennemi de Jésus ». Le pape s’est ensuite tourné vers les personnes présentes, soutenues par Caritas, dénonçant « ce monde sauvage qui ne donne pas de travail, qui n’aide pas ». L’esprit du monde, a-t-il poursuivi, fait que « des enfants meurent de faim, que tant de familles n’ont pas à manger ». Et les personnes sont forcées à « fuir de l’esclavage, de la faim, fuir en cherchant la liberté », souvent « avec grande douleur », et trouvant « la mort », a déploré le pape en évoquant le drame du naufrage près des côtes de Lampedusa hier, 3 octobre : « aujourd’hui est un jour de larmes ».

  •   La Fée de la nébuleuse de l’Aigle 

130929Crédit: The Hubble Heritage Team, (STScI/AURA), ESA, NASA, APOD.

Les sculptures de poussière de la nébuleuse de l’Aigle s’évaporent. Tandis que le puissant rayonnement des étoiles taille à la serpe ces froides montagnes cosmiques, les sculpturaux piliers qui en réchappent évoquent irrésistiblement quelque fabuleuse créature. L’image ci-dessus nous montre un de ces spectaculaires piliers de poussière qui font tout le pittoresque de la nébuleuse de l’aigle. Ne dirait-on pas une gigantesque fée ou reine Alien surgissant de la brume ? Gigantesque à n’en pas douter, puisqu’elle mesure 10 années-lumière de haut. Et redoutable, puisqu’elle vomit des radiations plus brûlantes que le feu. On peut considérer M16, la nébuleuse de la constellation de l’Aigle dépassant le cadre de cette image, comme une gigantesque coquille de gaz et de poussières en évaporation. Au coeur de cette coquille, une cavité comprenant une extraordinaire pouponnière d’étoiles est en train de se creuser, et formera bientôt un amas ouvert d’étoiles. Les couleurs de l’image ci-dessus ont été scientifiquement recalibréées en 2005 dans le cadre des commémorations destinées à marquer les 15 ans de la mise en orbite du télescope spatial Hubble.
  • Concile Vatican II Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes « Nostra Aetate », §2-3

      L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans [les] religions [non chrétiennes]. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, tout en différant sous bien des aspects de ce qu’elle-même tient et propose, reflètent cependant souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Mais elle annonce sans cesse, et elle est tenue de le faire, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14,6), en qui les hommes trouvent la plénitude de la vie religieuse et en qui Dieu s’est réconcilié toutes choses (2Co 5,18s). Elle exhorte donc ses enfants pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les biens spirituels, éthiques et socio-culturels qui se trouvent chez eux.

  • M31 et M33, promises l’une à l’autre 

130926 Image Crédit & Copyright: Rogelio Bernal Andreo (Deep Sky Colors), APOD.

Séparées par environ 14 degrés d’arc (l’équivalent de 28 pleines lunes) dans le ciel terrestre, les galaxies spirales M31, à gauche, et M33 font toutes deux parties du Groupe Local de galaxies, auquel appartient également notre propre Voie lactée. Cette mosaïque d’images à grand champ a saisi de nombreux détails des structures spirales de ces deux galaxies. Entre les deux se trouve la brillante étoile Mirach, Beta de la constellation d’Andromède. Si maintenant on considère les choses en trois dimensions, en distances réelles et plus seulement apparentes, M31, la grande galaxie d’Andromède, se trouve à quelque 2,5 millions d’années-lumière de nous tandis que M33, la galaxie du triangle, est à environ 3 millions d’années-lumière. Mirach n’est quant à elle qu’à 200 années-lumière de nous, parmi les fins nuages de poussière qui dérivent à quelques centaines d’années-lumière au-dessus du plan galactique. Même si elles semblent ici relativement éloignées, M31 et M33 sont en interaction gravitationnelle forte. Les radioastronomes ont découvert des signes d’un pont d’hydrogène neutre entre les deux galaxies, indice d’une proximité beaucoup plus grande par le passé. D’après ces mesures et d’autres, les simulations prédisent que notre propre Voie lactée, M31 et M33 passeront très près les unes des autres à l’avenir, et finiront peut-être par fusionner d’ici quelques milliards d’années.

  • HOMÉLIE DE SAINT BERNARD SUR LE PSAUME 90

Il donne mission à ses anges de nous garder sur tous nos chemins. Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes . Qu’ils confessent et disent parmi les nations les merveilles que le Seigneur fit pour eux ! Seigneur, qu’est-ce que l’homme, que tu te sois fait connaître à lui, que tu lui ouvres ton cœur ? Tu lui ouvres ton cœur, tu le traites avec sollicitude, tu prends soin de lui. Pour finir, tu lui destines ton Fils unique, tu envoies en lui ton Esprit, et même tu lui promets de voir ton visage. Mais, pour qu’aucun être du ciel ne reste hors de cette sollicitude pour nous, tu envoies ces esprits bienheureux pour qu’ils remplissent un service à notre égard, tu les charges de veiller sur nous, tu leur commandes de se faire nos pédagogues. ~

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Septembre 2013: Notre Galaxie: la Voie Lactée

  •  Milky Way
130902
Image Crédit & Copyright:  Maria Rosa Vila, APOD.
L’arche de la Voie lactée, le disque de notre galaxie vu par la tranche, surplombe cette image. On peut la voir depuis n’importe quel endroit de la Terre bénéficiant à la fois de cieux dégagés et dépourvus de pollution lumineuse. Ce qui se trouve en dessous est un peu moins universel, puisqu’il s’agit de la cheminée de fée du Castil de tierra, une formation rocheuse du désert de Bardenas Reales, terres ingrates situées au nord-est de l’Espagne. Culminant à 50 mètres de hauteur, la flèche rocheuse est faite de glaise et de grès mêlés façonnés par des milliers d’années d’érosion. La photographe Maria Vila Rosa a attendu des mois que le ciel ressemble à ce qu’elle attendait, puis a enchaîné en une seule nuit les 14 images qui constituent ce panorama.  Sa forme générale est un disque de 80 000 années-lumière  de diamètre comportant un bulbe central, lui-même entouré d’un halo sphérique de faible densité de 100 000 al  de diamètre. Elle contient, selon les derniers relevés du télescope spatial Kepler, environ 100 milliards d’étoiles, entre 200 et 400 milliards d’étoiles selon le consensus généralement accepté[7], dont le Soleil, pour une masse totale évaluée comprise entre quelques centaines et quelques milliers de milliards de masses solaires[8] selon les estimations[9]. Le centre galactique abrite un objet compact de très grande masse (nommé Sagittarius A*) qui est un trou noir super massif dont la masse est égale à 4 millions de fois celle du Soleil. La plupart des galaxies contiendraient un tel trou noir en leur centre.

  • DE LA LETTRE DE SAINT POLYCARPE AUX PHILIPPIENS

Celui qui l’a ressuscité d’entre les morts nous ressuscitera aussi , si nous faisons sa volonté. Si nous suivons ses commandements et si nous aimons ce qu’il a aimé — en nous abstenant de toute injustice, cupidité, amour de l’argent, médisance et faux témoignage — en ne rendant pas le mal pour le mal, l’insulte pour l’insulte , coup pour coup, ni malédiction pour malédiction ; en nous souvenant de l’enseignement du Seigneur qui a dit : Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; pardonnez, et vous serez pardonnés ; faites miséricorde pour recevoir miséricorde ; la mesure dont vous mesurerez servira aussi pour vous ; et encore : Bienheureux les pauvres et ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume de Dieu est à eux.

  • Andromède

130927

 Image Crédit & Copyright: Cristian Fattinnanzi, APOD.
Jusqu’où porte votre regard ? La grande galaxie d’Andromède se trouve à 2,5 millions d’années-lumière de nous, et c’est l’objet céleste le plus lointain aisément discernable à l’œil nu. Les autres résidants du ciel nocturne, étoiles, amas et nébuleuses sont typiquement entre quelques centaines et quelques milliers d’années-lumière de nous et sont largement compris à l’intérieur du disque de notre propre galaxie, la Voie lactée. Référencée M31 dans le célèbre catalogue de Charles Messier, la galaxie d’Andromède est la tache elliptique floue visible en haut et à gauche du centre de l’image. Celle-ci a été prise non loin de Monte Conero, sur la côte Adriatique, en Italie. Avec une mise au point nette de quelques centimètres jusqu’à plusieurs millions d’annés-lumière, cette image fait preuve d’une étonnante profondeur de champ. Même si la galaxie et les rochers étaient en effet visibles par cette belle nuit d’été, aucun appareil photo n’aurait pu obtenir cette image en une seule pose. Comme les étoiles filaient au-dessus de l’horizon pendant la longue pose nécessaire à l’enregistement de leur pâle clarté, le photographe a dû réaliser plusieurs images avec une monture compensant la rotation terrestre, puis les combiner avec celle des rochers réalisée avec un simple trépied fixe.

 

  • Benoist XVI

A travers la rationalité de la création, Dieu lui-même nous regarde. La physique et la biologie, toutes les sciences en général nous ont offert un récit de la création nouveau et inouï. Ces images grandes et nouvelles nous font connaître le visage du Créateur. Elles nous rappellent, oui, qu’au commencement, et au fond de tout être, il y a l’Esprit créateur. Le monde n’est pas issu des ténèbres et de l’absurde. Il jaillit de l’intelligence, de la liberté, de la beauté qui est amour. Voir tout ceci nous donne le courage qui nous permet de vivre et nous rend capables de prendre avec confiance, sur nos épaules, l’aventure de la vie.

  • Une proto étoile se forme

130904

  Image Crédit: NASA, ESA, Hubble Heritage  (STScI/AURA), &  IPHAS , APOD.
 Cette chenille interstellaire évoluera-t-elle un jour en nébuleuse papillon ? Difficile de le prédire. Ce qui est certain, c’est que IRAS 20324 4057 est en train de se contracter pour former une nouvelle étoile. Mais en même temps, elle est soumise à des vents et des rayonnement très énergétiques qui érodent l’essentiel  du gaz et de la poussière qui auraient pu être utilisés pour former l’étoile. Tant et si bien que personne n’a d’idée de la masse qu’aura l’étoile au final, et partant de son destin ultime. Si cette masse est proche de celle du Soleil, l’atmosphère externe de cette étoile se mettra un jour à enfler pour devenir une nébuleuse planétaire,  et donc revêtira possiblement la forme d’un papillon. Mais si le cocon stellaire conserve suffisamment de masse, c’est une étoile géante qui se formera, brûlant la vie par les deux bouts pour exploser rapidement en supernova. Cette nébuleuse protostellaire mesure environ une année-lumière de long et se trouve à quelque 4500 années-lumière de nous dans la constellation du Cygne. Cette image a été prise par le télescope spatial Hubble en 2006 mais vient tout juste d’être rendue publique. La bataille entre la gravité et la lumière ne connaîtra sans doute pas de dénouement avant les 100 000 prochaines années, mais d’intelligentes observations et déductions permettront peut-être d’en prévoir le sort bien avant.
  • DERNIÈRE EXHORTATION DE S. ANDRÉ KIM TAE-GON

Frères et amis très chers, pensez et repensez à ceci : depuis le commencement des temps. Dieu a disposé le ciel, la terre et toute chose ; réfléchissez pourquoi et dans quelle intention il a créé l’homme, chaque homme, à son image et à sa ressemblance.
Si donc en ce monde rempli de dangers et de misère nous ne connaissons pas le Seigneur notre créateur, à quoi bon être nés ! Notre vie est inutile. Grâce à Dieu, nous sommes venus au monde. Grâce à Dieu également, nous avons reçu le baptême, nous sommes entrés dans l’Église, et, devenus disciples du Seigneur, nous portons un nom glorieux. Mais à quoi enfin servirait ce nom s’il ne recouvre pas la réalité ? Sinon, c’est en vain que nous serions venus au monde, que nous serions entrés dans l’Église. Bien plus, cela ne servirait pas le Seigneur et sa grâce. Il serait mieux pour nous de n’être pas nés que de recevoir la grâce du Seigneur et de pécher contre lui.
Voyez le paysan qui fait les semailles dans son champ : au temps convenable, il laboure la terre, puis il y met de l’engrais, et sans regarder à sa peine sous le soleil il cultive avec soin la semence. Quand le temps de la moisson est arrivé, si les épis sont gonflés, il oublie sa peine et sa sueur, son cœur est dans la joie et il se félicite de la récolte. Mais si le grain est maigre, s’il n’y a rien d’autre que paille et épis vides, le paysan se souvient de son dur travail et de sa sueur et plus il avait travaillé ce champ, plus il le délaisse.
Il en va ainsi du Seigneur :  la terre, c’est son champ ; nous les hommes, la semence ; la grâce, l’engrais. Par l’incarnation et la rédemption, il nous arrose de son sang pour que nous grandissions et que nous parvenions à maturité. Quand viendra le temps de la moisson au jour du jugement, si, par grâce, nous sommes trouvés mûrs, nous connaîtrons la joie du royaume des cieux comme des fils adoptifs de Dieu ; mais si nous ne sommes pas trouvés mûrs, nous serons devenus ennemis de Dieu, de fils adoptifs que nous étions, et nous recevrons la punition éternelle que nous aurons méritée.
Frères très chers, sachez-le : notre Seigneur Jésus, en venant ici-bas, a supporté lui-même des douleurs sans nombre, par sa passion il a fondé l’Église et par la passion de ses fidèles il la fait grandir. Les puissances de ce monde peuvent bien l’opprimer et l’attaquer, jamais elles ne pourront l’emporter sur elle. Après l’Ascension de Jésus, depuis le temps des Apôtres jusqu’à maintenant, la sainte Église a grandi partout au milieu des persécutions.
Voici maintenant cinquante ou soixante ans que la sainte Église est entrée dans notre Corée ; les fidèles ont supporté à plusieurs reprises la persécution. Aujourd’hui encore celle-ci recommence : de nombreux amis dans la foi et moi-même sommes en prison, et vous aussi vous êtes menacés. Puisque nous formons un seul corps, comment ne pas avoir le cœur en peine ? Comment ne pas ressentir humainement la douleur de la séparation ?
Cependant, l’Écriture nous le dit, Dieu prend soin du moindre cheveu de notre tête, rien n’échappe à sa science infinie. Comment donc regarder cette persécution autrement que comme une permission du Seigneur, soit pour nous récompenser, soit pour nous punir ? Suivez donc la volonté de Dieu, combattez de tout cœur pour notre chef divin, Jésus, et vous vaincrez le démon de ce monde, déjà vaincu par le Christ.
Je vous en conjure : n’oubliez pas l’amour fraternel, mais secourez-vous mutuellement et persévérez jusqu’à ce que le Seigneur ait pitié de nous et écarte la persécution.
Nous sommes vingt ici et, grâce à Dieu, nous allons tous bien jusqu’à présent. Si quelqu’un est mis à mort, je vous conjure de ne pas oublier sa famille.
J’aurais encore bien des choses à vous dire, mais comment m’exprimer par lettre ? Je termine donc. Pour nous d’ici peu nous irons au combat ; je vous supplie de vous garder dans la fidélité de manière à nous retrouver ensemble dans la joie du ciel. Je vous embrasse de tout cœur.

  • La Terre à 36000 km d’altitude

130928

Image Crédit: Roscosmos / NTSOMZ / zelenyikot.livejournal.com – Courtesy: Igor Tirsky, APOD.
Depuis son orbite géostationnaire à 36 000 kilomètres au-dessus de l’équateur, le satellite météorologique russe Elektro-L prend toutes les demi-heures une image à haute résolution de notre belle planète. Deux fois par an, lors des équinoxes, il peut réaliser des images comme celle-ci où tout un hémisphère baigne dans la lumière du Soleil. Aux équinoxes en effet, la lumière de notre étoile atteint les deux pôles. Cette image du satellite Elektro-L a été prise le 22 septembre 2013, correspondant à l’entrée dans l’automne pour l’hémisphère nord. Sur cette animation des différentes images de la journée prises par le satellite géostationnaire, on voit très bien le reflet du Soleil passer à la verticale de l’équateur.
  •  Jean-Paul II (1920-2005)

 L’Église vit d’une vie authentique lorsqu’elle professe et proclame la miséricorde, attribut le plus admirable du Créateur et du Rédempteur, et lorsqu’elle conduit les hommes aux sources de la miséricorde du Sauveur, dont elle est la dépositaire et la dispensatrice. Dans ce cadre, la méditation constante de la parole de Dieu, et surtout la participation consciente et réfléchie à l’eucharistie et au sacrement de pénitence ou de réconciliation ont une grande signification.  L’eucharistie nous rapproche toujours de cet « amour plus fort que la mort » (Ct 8,6) : en effet « chaque fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons cette coupe », non seulement « nous annonçons la mort » du Rédempteur, mais aussi « nous proclamons sa résurrection, dans l’attente de sa venue dans la gloire » (Missel romain; cf 1Co 11,26). La liturgie eucharistique, célébrée en mémoire de celui qui, dans sa mission messianique, nous a révélé le Père par sa parole et par sa croix atteste l’amour inépuisable en vertu duquel il désire toujours s’unir à nous et ne faire qu’un avec nous, allant à la rencontre de tous les cœurs humains. C’est le sacrement de la pénitence ou de la réconciliation qui « aplanit la route » (Lc 3,3; Is 40,3) de chacun, même quand il est accablé par de lourdes fautes. Dans ce sacrement, tout homme peut expérimenter de manière unique la miséricorde, c’est-à-dire l’amour qui est plus fort que le péché.

  • La Lune, Vénus et la Terre

130919

 Image Crédit & Copyright: Fefo Bouvier, APOD.
 Au soir du 8 septembre 2013, un mince croissant de Lune était visible dans le ciel terrestre. La baisse de luminosité liée à la progressive disparition du Soleil derrière l’horizon pouvait encore être compensée par la durée pendant laquelle l’obturateur de l’appareil photo était laissé ouvert. On découvre alors les contours de la côte bordant la ville de Colonia del Sacramento, en Uruguay, tandis que l’horizon souligne la silhouette basse de l’îlot San Gabriel. À gauche, les lumières de Buenos Aires, capitale de l’Argentine, balisent les rives de l’estuaire du Rio de la Plata. Du fait de la longue durée d’exposition, la Lune et le ciel environnant étaient beaucoup trop surexposés sur la première image. Le photographe a alors réalisé une photo de plus brève durée pour la fusionner numériquement avec la précédente au niveau de la Lune. La seconde image ayant été prise au téléobjectif, le résultat final exagère la proximité du croissant de jeune Lune avec les deux astres avoisinant, Spica de la Vierge, la plus éloignée, et Vénus, l’étoile du Berger, émergeant tout juste d’une occultation par la Lune
  • L’amas ouvert des Pléiades 

130918Credit & Copyright: Roberto Colombari, APOD.

 Avez-vous déjà vu l’amas des Pléiades ? Sans doute, mais jamais comme ici, plein de poussière. Si cet amas ouvert compte parmi les plus célèbres, c’est parce que ses étoiles les plus brillantes peuvent être vues à l’œil nu même au cœur des cités polluées tant par les aérosols que la lumière. Mais si vous photographiez les Pléiades en longue pose depuis une campagne déserte, vous verrez apparaître clairement les nuages de poussière qui nimbent les étoiles de l’amas. Cette image a par exemple nécessité 30 heures d’exposition et couvre un champ équivalent à plusieurs fois la pleine lune. Egalement connu sous le nom de « sept sœurs » ou de M45, les Pléiades se trouvent à environ 400 années-lumière de nous, dans la constellation du Taureau. Une antique légende, qui a connu un avatar récent, voudrait qu’une des plus brillantes étoiles des Pléiades ait perdu de son éclat depuis le temps où l’amas reçut le nom de « Sept Sœurs », ne laissant plus que 6 étoiles facilement visibles. Cependant cette question est difficile à trancher, le nombre exact d’étoiles des Pléiades visibles à l’œil nu dépendant grandement non seulement de la qualité du ciel, mais aussi de la vue de l’observateur.

  • Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien

      Loin de moi la pensée de me glorifier ailleurs que dans la croix de mon Seigneur Jésus Christ (Ga 6,14). La croix est ta gloire, la croix est ta souveraineté. Voici ta souveraineté sur tes épaules (Is 9,5). Ceux qui portent ta croix, portent ta gloire. C’est pourquoi la croix, qui fait peur aux infidèles, est pour les fidèles plus belle que tous les arbres du Paradis. Le Christ a-t-il craint la croix ? Et Pierre ? Et André ? Au contraire, ils l’ont désirée. Le Christ s’est avancé vers elle « comme un champion joyeux de prendre sa course » (Ps 18,6) : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de mourir » (Lc 22,15). Il a mangé la Pâque en souffrant sa Passion, lorsqu’il est passé de ce monde à son Père. Sur la croix il a mangé et il a bu, il s’est enivré et s’est endormi…
      Qui pourrait désormais craindre la croix ? Je peux, Seigneur, faire le tour du ciel et de la terre, de la mer et des plaines, jamais je ne te trouverai sinon sur la croix. Là tu dors, là tu pais ton troupeau, là tu te reposes à l’heure de midi (Ct 1,7). Sur cette croix celui qui est uni à son Seigneur chante avec douceur : « Toi Seigneur, bouclier qui m’entoures, ma gloire, tu me relèves la tête » (Ps 3,4). Personne ne te cherche, personne ne te trouve, sinon sur la croix. Croix de gloire, enracine-toi en moi, pour que je sois trouvé en toi.

  •  Vénus occultée par la Lune

130913

Crédit & Copyright: Luis Argerich, Agustin Llorens, Guido Medici, Gabriel Remotti
Le 8 septembre dernier à la tombée de la nuit, la planète Vénus, aussi appelée étoile du soir ou encore étoile du Berger, était toute proche d’un mince croissant lunaire. Cette conjonction était visible d’à peu près partout dans le monde, mais en Amérique du sud, il y avait encore mieux à voir : une occultation de l’étoile du Berger par la Lune, c’est-à-dire le passage de notre satellite naturel devant Vénus. Prises depuis Las Cañas, en Uruguay, ces deux images fusionnées montrent la Lune et Vénus juste avant et après l’occultation, laquelle a duré environ une heure au travers de cette Lune de trois jours.
  • COMMENTAIRE DE SAINT BRUNO SUR LE PSAUME 83

Que tes demeures sont désirables ! Mon âme a désiré entrer jusque dans les parvis du Seigneur, c’est-à-dire dans l’ample espace de la Jérusalem céleste, qui est la cité de Dieu.
Le psalmiste montre alors pourquoi il a désiré entrer dans les parvis du Seigneur, et voici cette raison : Seigneur, Dieu des puissances célestes, mon roi et mon Dieu, heureux les habitants de ta maison, la Jérusalem céleste ! C’est comme s’il disait : Qui n’aurait ce désir d’entrer dans tes parvis, puisque tues Dieu, et donc Créateur, Seigneur des puissances, Roi, et qu’ils sont heureux, tous les habitants de ta maison ? Parvis et maison, ici, désignent la même réalité. Lorsque le psalmiste dit que leurs habitants sont heureux, il signifie que le bonheur dont ils jouissent est aussi grand qu’on peut l’imaginer. Et si l’on peut être certain de leur bonheur, c’est qu ‘ils te loueront , Seigneur, dans un amour fervent, pour les siècles des siècles , c’est-à-dire pour l’éternité. Leur louange ne serait pas pour l’éternité, si leur bonheur ne l’était pas aussi. 
À ce bonheur, personne ne peut atteindre par lui-même ; il faut qu’il ait l’espérance, la foi et l’amour. Mais heureux est cet homme-là , c’est-à-dire : à ce bonheur parvient seul cet homme-là dont la force est en toi, Seigneur, pour monter les degrés du bonheur, ces degrés qu’il a disposés dans son cœur. Autrement dit : parviendra au bonheur celui-là seul qui, en se préparant dans son cœur à monter vers ce bonheur par les nombreux degrés des vertus et des bonnes œuvres, reçoit le secours de ta grâce. Par lui-même il est incapable de monter, comme l’atteste cette parole du Seigneur : Nul ne monte au ciel, à savoir par lui-même, sinon le Fils de l’homme, qui est au ciel. 
Je dis que cet homme a disposé en son cœur les degrés , en tant qu’il vit encore dans cette vallée de larmes, c’est-à-dire dans cette existence qui est humble et remplie de larmes en comparaison de l’autre vie : de celle-ci, comparée à la première, il faut dire qu’elle est une montagne, et que la joie la remplit.
Du fait de cette parole : Heureux l’homme dont la force est en toi, on pourrait poser cette question : Dieu fournit-il un secours dans ce but ? Et la réponse sera : oui, vraiment, le secours de Dieu est pour cet homme heureux. En effet, le Législateur, c’est-à-dire le Christ, qui nous a donné la loi, nous donne et nous donnera aussi avec constance ses bénédictions, les dons multiples de sa grâce ; par eux il bénira ses serviteurs, il les élèvera vers le bonheur. Et par ses bénédictions, les fidèles monteront de vertu en vertu, iront de hauteur en hauteur . Et à l’avenir, dans la Sion du ciel, on verra le Christ, le Dieu des dieux, c’est-à-dire celui qui, du fait qu’il est Dieu, déifiera aussi les siens. Ou encore : en ceux qui existeront en Sion on verra spirituellement le Dieu des dieux le Dieu Trinité. Ce qui revient à dire : Ils verront par la raison Dieu en lui-même, lui qu’ici-bas ils ne peuvent voir. Dieu en effet sera tout en tous.

  • La comète Ison

La comète Ison vue par le télescope spatial Hubble en avril 2013 – Source: Nasa, Esa, Hubble, STSc/Aura

Elle vient de très loin , du nuage d’Oort, dont le nom semble tout droit sorti de l’heroic fantasy et qui se situe à la frontière du système solaire, à près d’une année-lumière (10.000 milliards de km) du Soleil. C’est très, très loin… Mille fois plus loin que Pluton. L’étoile la plus proche de nous, Proxima du Centaure, ne se trouve que quatre fois plus loin que le nuage d’Oort. C’est dire…
Les comètes, contrairement aux astéroïdes, sont constituées de glace et de poussières. D’où leur immense panache. Elles proviennent essentiellement de la ceinture de Kuiper, située au-delà de Neptune à environ 6 milliards de km du Soleil, et du nuage d’Oort, le berceau d’Ison. Les astronomes considèrent que les comètes ont joué un rôle essentiel dans la formation des planètes, il y a 4,5 milliards d’années. On pourrait aussi leur devoir une partie de l’eau qui se trouve sur Terre.

Découverte très récemment, le 21 septembre 2012 par Vitali Nevski and Artyom Novichonok de l’International Scientific Optical Network (ISON) près de Kislovodsk en Russie, la comète Ison mesure un peu moins de 5 km de diamètre et pèse entre 3 milliards et 3 milliards de milliards de kg… Son panache est la trace laissée par la perte de quelque 1.000 tonnes de CO2 et de 54.400 tonnes de poussières par jour…Sa distance actuelle ne permet pas encore de connaître sa masse avec plus de précision. Sa vitesse est estimée à 80.000 km/h. Impossible également de déterminer la longueur de la queue d’Ison lors de son passage près de la Terre. Plus elle se rapprochera, plus sa brillance augmentera et elle culminera lors de son  approche du Soleil. Les calculs de trajectoire prévoient un passage au plus proche de notre étoile, soit à 1,1 million de km de sa surface, le 28 novembre 2013, ce qui en fait une comète dite «rasante».  Ensuite… Tout dépendra de la capacité d’Ison à résister à la chaleur su Soleil à une distance 150 fois inférieure à celle de la Terre. Si elle survit, elle ne le devra qu’à la brièveté de son passage.
(tiré de www.slate.fr/life/75982/cometeIson par   )

  • « Miroir de la charité » de saint Alfred de Rievaulx, abbé
Rien ne nous encourage tant à l’amour des ennemis, en lequel consiste la perfection de l’amour fraternel, que de considérer avec gratitude l’admirable patience du plus beau des enfants des hommes. Il a tendu son beau visage aux impies pour qu’ils le couvrent de crachats. Il les a laissés mettre un bandeau sur ces yeux qui d’un signe gouvernent l’univers. Il a exposé son dos au fouet. Il a soumis aux pointes des épines sa tête, devant laquelle doivent trembler princes et puissants. Il s’est livré lui-même aux affronts et aux injures. Et enfin il a supporté patiemment la croix, les clous, la lance, le fiel, le vinaigre, demeurant au milieu de tout cela plein de douceur et de sérénité. Il fut mené comme une brebis à l’abattoir, il s’est tu comme un agneau devant celui qui le tondait, et il n’ouvrit pas la bouche. En entendant cette admirable parole, pleine de douceur, d’amour et d’imperturbable sérénité: Père pardonne-leur, que pourrait-on ajouter à la douceur et à la charité de cette prière? Et pourtant le Seigneur ajouta quelque chose. Il ne se contenta pas de prier, il voulut aussi excuser; Père, dit-il, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Ils sont sans doute de grands pécheurs, mais ils en ont à peine conscience; c’est pourquoi, Père, pardonne-leur. Ils crucifient, mais ils ne savent pas qui ils crucifient, car s’ils l’avaient su, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. C’est pourquoi, Père, pardonne-leur. Ils pensent qu’il s’agit d’un transgresseur de la Loi, d’un usurpateur de la divinité, d’un séducteur du peuple. Je leur ai disséminé mon visage. Ils n’ont pas reconnu ma majesté. C’est pourquoi, Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font.
Pour apprendre à aimer, que l’homme ne se laisse donc pas entraîner par les impulsions de la chair. Et afin de n’être pas pris par cette convoitise, qu’il porte toute son affection à la douce patience de la chair du Seigneur. Pour trouver un repos plus parfait et plus heureux dans les délices de la charité fraternelle, qu’il étreigne aussi ses ennemis dans les bras du véritable amour.
Mais afin que ce feu divin ne diminue pas à cause des injures, qu’il fixe toujours les yeux de l’esprit sur la sereine patience de son bien-aimé Seigneur et Sauveur.
  • Feu sur Terre

130901

Image Crédit: (AFSBLM) , APOD.
Parfois, certaines régions de la planète s’embrasent. Le feu n’étant jamais qu’un mode d’acquisition rapide de l’oxygène, et l’oxygène étant un marqueur essentiel de la vie, un incendie sur n’importe quelle planète serait un signe manifeste d’activité biologique. L’essentiel des terres émergées de la planète a été brûlé par des incendies à un moment ou à un autre dans le passé. Bien qu’ils causent de nombreuses tragédies, les feux sont considérés comme partie intégrante du cycle naturel de nombreux écosystèmes. Les grands feux de forêts sont habituellement provoqués par les éclairs d’orage et peuvent être visibles depuis l’orbite terrestre. Sur cette image prise en l’an 2000, des élans tentent d’échapper à un feu de forêt en se réfugiant dans une rivière de la Bitterroot Valley, dans le Montana.
  • Saint Athanase (295-373), évêque d’Alexandrie, docteur de l’Église

Ce monde est très bon, tel qu’il a été fait et tel que nous le voyons, parce que Dieu le veut ainsi : personne ne pourrait en douter. Si la création était désordonnée, si l’univers évoluait au hasard, on pourrait mettre en doute cette affirmation. Mais puisque le monde a été fait avec sagesse et science, de façon raisonnable et logique, puisqu’il a été orné de toute beauté, il faut que celui qui y préside et qui l’a organisé ne soit autre que la Parole de Dieu, son Verbe, son Logos… Étant la Parole bonne du Dieu de bonté, c’est ce Verbe qui a disposé l’ordre de toutes choses, qui a réuni les contraires avec les contraires pour en former une seule harmonie. C’est lui, « puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1Co 1,24), qui fait tourner le ciel, qui suspend la terre et qui, sans qu’elle repose sur rien, la maintient par sa propre volonté (cf He 1,3). Le soleil éclaire la terre par la lumière qu’il reçoit de lui, et la lune reçoit sa mesure de sa lumière. Par lui, l’eau est suspendue dans les nuages, les pluies arrosent la terre, la mer garde ses limites, la terre se couvre de plantes de toutes sortes (cf Ps 103)… La raison pour laquelle cette Parole, le Verbe de Dieu, est venue jusqu’aux créatures est vraiment admirable… La nature des êtres créés est passagère, faible, mortelle ; mais puisque le Dieu de l’univers est par nature bon et excellent, il aime les hommes… Voyant donc que par elle-même toute la nature créée s’écoule et se dissout, pour lui éviter cela et pour que l’univers ne retourne pas au néant…, Dieu ne l’abandonne pas aux fluctuations de sa nature. Dans sa bonté, par son Verbe, il gouverne et maintient toute la création… Elle ne subit donc pas le sort qui serait le sien si le Verbe ne la gardait pas, c’est-à-dire l’anéantissement. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature, parce que c’est par lui que tout subsiste, les choses visibles et invisibles, et il est aussi la tête de l’Eglise » (Col 1,15-18).

  • Lancement de LADEE

130911Image Crédit & CopyrightJeff Berkes, APOD.

  Le 6 septembre 2013, avec pour témoins une nuit étoilée et la Voie lactée, un lanceur Minotaur V a décollé de la base de la NASA à Wallops Island, en Virginie. Une bonne partie de l’Est des Etats-Unis a également pu profiter du spectacle, visible y compris depuis les villes brillamment éclairées. Cette pose longue de 35 secondes a saisi une partie de la trajectoire, et même le flash consécutif à l’allumage du deuxième étage de la fusée, le tout se reflétant sur l’eau. La scène était observée depuis un point de vue surplombant la baie de Sinepuxent dans le Maryland, à une trentaine de kilomètres au nord du pas de tir. Mettant le cap vers l’Est et l’Atlantique, la fusée à étages a placé la mission LADEE (exploration de la très ténue atmosphère lunaire) sur une orbite fortement elliptique qui marquait le début de son voyage vers la Lune.
  • Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l’Église

« Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5,3). On aurait pu se demander de quels pauvres la Vérité avait voulu parler, si, en disant : « Heureux les pauvres », elle n’avait rien ajouté sur le genre de pauvres qu’il fallait comprendre ; il aurait alors semblé que, pour mériter le Royaume des cieux, le seul dénuement suffisait, dont beaucoup souffrent par l’effet d’une nécessité pénible et dure. Mais en disant : « Heureux les pauvres en esprit », le Seigneur montre que le Royaume des cieux doit être donné à ceux que l’humilité de l’âme recommande, plutôt que la pénurie des ressources. 

  • La céphéide proche RS Puppis

130909 Crédit: Hubble Legacy Archive, NASA, ESA Traitement : Stephen Byrne, APOD.

C’est une des étoiles les plus importantes du ciel. C’est en partie dû, et c’est une coïncidence, au fait qu’elle est environnée d’une impressionnante nébuleuse par réflexion. RS Puppis, la brillante étoile au centre de l’image, est environ 10 fois plus massive que notre Soleil et en moyenne 15 000 fois plus lumineuse. En fait, RS Pup est une étoile variable de type Céphéide, une classe d’étoiles dont la brillance est utilisée pour estimer la distance des galaxies proches, une des premières étapes pour jalonner les distances cosmiques. RS Pup ayant une période d’un peu plus de 40 jours, ses changements d’éclat réguliers sont également perçus avec un léger retard sous la forme d’un écho lumineux se propageant au travers de la nébuleuse. En mesurant le temps de retard et la taille angulaire de la nébuleuse, et connaissant la vitesse de la lumière, c’est un jeu d’enfant pour les astronomes de déterminer géométriquement la distance de RS Pup, qui est de 6500 années-lumière, avec une marge d’erreur très faible de l’ordre de plus ou moins 90 années-lumière. Réussite spectaculaire de l’astronomie stellaire, la distance mesurée grâce à l’écho lumineux permet également d’établir la brillance vraie de RS Pup, et par extension celle des autres céphéides, améliorant de proche en proche l’estimation des distances des galaxies. Cette image a été prise par le télescope spatial Hubble et traitée numériquement par le bénévole Stephen Byrne.
  • Catéchisme de l’Église catholique § 313-314

« Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8,28). Le témoignage des saints ne cesse de confirmer cette vérité. Ainsi, sainte Catherine de Sienne dit à « ceux qui se scandalisent et se révoltent de ce qui leur arrive » : « Tout procède de l’amour, tout est ordonné au salut de l’homme, Dieu ne fait rien que dans ce but. » Et saint Thomas More, peu avant son martyre, console sa fille : « Rien ne peut arriver que Dieu ne l’ait voulu. Or, tout ce qu’il veut, si mauvais que cela puisse nous paraître, est cependant ce qu’il y a de meilleur pour nous. » Et Lady Julian of Norwich : « J’ai appris donc, par la grâce de Dieu, qu’il fallait m’en tenir fermement à la foi, et croire avec non moins de fermeté que toutes choses seront bonnes… Et tu verras que toutes choses seront bonnes. » (« Thou shalt see thyself that all manner of thing shall be well. »)       Nous croyons fermement que Dieu est le Maître du monde et de l’histoire. Mais les chemins de sa providence nous sont souvent inconnus. Ce n’est qu’au terme, lorsque prendra fin notre connaissance partielle, lorsque nous verrons Dieu « face à face » (1Co 13,12), que les voies nous seront pleinement connues, par lesquelles, même à travers les drames du mal et du péché, Dieu aura conduit sa création jusqu’au repos de ce sabbat définitif, en vue duquel il a créé le ciel et la terre.

  • LE TROU NOIR : SAGITTARIUS A

130906Crédit: Rayons X – NASA / CXC / Q. Daniel Wang (UMASS) et al., IR – NASA/STScI, APOD.

Le gaz chaud est dur à avaler. Cela semble du moins être le cas pour le trou noir super massif qui occupe le centre de notre galaxie. Connu sous le nom de Sagittarius A*, le trou noir central de notre Voie lactée est au centre de cette image interprétant des données infrarouge (en nuances de jaune et de rouge) et X (en bleu). S’appuyant sur les données obtenues au travers d’une vaste campagne d’observation menée par le satellite Chandra, l’émission X diffuse entourant le trou noir est visible sur l’extrait en gros plan en haut à droite. Le champ de ce plan resserré est d’environ une demie année-lumière, centré sur le cœur de notre galaxie distant de 26 000 années-lumière. Les astronomes ont compris que l’émission X prenait sa source dans le gaz chaud tiré du vent stellaire des jeunes étoiles massives de la région. Les données de Chandra indiquent ainsi que moins de 1% du gaz situé sous l’influence gravitationnelle du trou noir atteint son horizon, perdant suffisamment de chaleur et de moment angulaire pour tomber dans le trou noir, tandis que le reste du gaz s’échappe. Ce résultat explique pourquoi le trou noir central de la Voie lactée est si calme, bien plus qu’attendu. Cela vaut probablement pour la plupart des trous noirs super massifs peuplant le cœur des galaxies environnantes.

  • St. Alphonse Marie de Ligure

Dieu vous aime? Aimez-le. (…) Prenez l’habitude de lui parler seul à seul, familièrement, avec confiance et amour, comme à un ami, le plus cher que vous ayez et qui vous aime le plus. Et si c’est une grande erreur, comme on a dit, de traiter Dieu avec méfiance (…), c’est une erreur encore plus grande de penser que converser avec Dieu ne soit qu’ennui et amertume. Non, ce n’est pas vrai : (parce que sa compagnie ne porte pas d’amertume, ni douleur sa convivence) (Sag. VIII, 16). Demandez-le aux âmes qui l’aiment d’un amour vrai et elles vous diront que dans les peines de leurs vies, elles ne trouvent de soulagement plus grand et plus vrai que dans la conversation amoureuse avec Dieu. On ne vous demande pas encore une application mentale continue, telle que vous deviez oublier toutes vos affaires et vos divertissements. Mais l’on vous demande que, sans délaisser vos occupations, vous fassiez envers Dieu ce que vous faites envers ceux qui vous aiment et que vous aimez. Votre Dieu est toujours auprès de vous, bien plus, il est en vous: (Actes XVII, 28). Il n’y a pas de portier, si vous désirez lui parler; au contraire, Dieu aime que vous vous confiez à Lui. Parlez-Lui de vos affaires, de vos projets, de vos peines, de vos peurs, et de tout ce qui vous appartient. Faites-le surtout, comme je vous l’ai dit, en confiance et le cœur ouvert, parce que Dieu n’a pas coutume de parler à l’âme qui ne lui parle pas; en effet celle-ci, peu habituée à lui parler, comprendrait bien peu s’Il s’adressait à elle. Dieu sans attendre que vous alliez à Lui, vous devance et se présente à vous, lorsque vous désirez son amour, portant alors les grâces et les remèdes dont vous avez besoin. Il attend seulement que vous lui parliez, pour vous montrer qu’il est proche de vous, prêt à vous écouter et à vous consoler (…) Notre Dieu habite en haut des cieux, mais il ne dédaigne pas passer jour et nuit avec ses enfants fidèles et il leur fait partager ses divines consolations, dont une seule surpasse tous les délices de ce monde, et seul celui qui ne les a jamais goûtées, ne les désire pas.  (Ps XXXIII,9).« 

 Prière  de St. Alphonse M. de Ligure: O mon Jésus, aie pitié de moi. Je t’offre mon cœur ingrat, mais repenti. Oui, mon Rédempteur, je me repens surtout de t’avoir méprisé. Je m’en repens et je t’aime de toute mon âme. Oui, mon Sauveur, mon Dieu, je t’aime, je t’aime. Ou plutôt, que ce soit toi qui me rappelles toujours combien tu as souffert pour moi, afin que je n’oublie plus de t’aimer. 

  •   NGC 6188 et NGC 6164

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 Image Crédit & Copyright: Marco Lorenzi (Glittering Lights), APOD.
Des formes fantastiques tapies dans des nuages d’hydrogène luminescent se déploient au travers de la poussière de NGC 6188. La nébuleuse par émission se trouve sur les bords d’un vaste nuage moléculaire, indécelable dans le visible, dans la constellation australe de l’Autel, à 4000 années-lumière de nous. Formées dans cette région il y a seulement quelques millions d’années de cela, les jeunes étoiles massives de l’association OB1 de l’Autel sculptent ces formes fantastiques et alimentent la lueur de la nébuleuse avec leurs vents stellaires et un intense rayonnement ultraviolet. La récente flambée d’étoiles a probablement été déclenchée par les vents stellaires et les supernovae des précédentes générations d’étoiles massives qui ont balayé et comprimé le gaz moléculaire. La nébuleuse par émission NGC 6164, également créée par une des étoiles massives de type O de la région, se joint à NGC 6188 sur cette toile cosmique. Semblable en apparence à une nébuleuse planétaire, la coquille gazeuse symétrique de NGC 6164 et son faible halo environnant l’étoile centrale se trouve en haut à droite de l’image. Le champ couvert par cette image correspond à environ deux pleines lunes, soit 70 années-lumière à la distance estimée de NGC 6188.
  • Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin

      Les tentations ne doivent pas t’effrayer ; par elles Dieu veut éprouver et fortifier ton âme, et il te donne en même temps la force de les vaincre. Jusqu’ici ta vie a été celle d’un enfant ; désormais le Seigneur veut te traiter en adulte. Or les épreuves de l’adulte sont bien supérieures à celles de l’enfant, et cela explique pourquoi tu es, au début, toute troublée. Mais la vie de ton âme retrouvera vite son calme, cela ne tardera pas. Aie encore un peu de patience, et tout ira pour le mieux. Garde toi de tomber dans l’agitation en luttant contre tes tentations, car cela ne ferait que les fortifier. Il faut les traiter par le mépris et ne pas t’en occuper. Tourne ta pensée vers Jésus crucifié, son corps déposé entre tes bras et dis : « Voilà mon espérance, la source de ma joie ! Je m’attache à toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant que tu m’aies mise en sécurité. »

  • Quand les roses ne sont pas rouges

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 Crédit & Copyright: Jay Ballauer (All About Astro, 3RF), APOD.
Toutes les roses ne sont pas rouges, mais elles n’en sont pas moins belles pour autant. De même, la splendide Nébuleuse de la Rosette et d’autres régions de formation d’étoiles sont souvent représentées conventionnellement avec une dominante de rouge dans les images astronomiques, en partie parce que l’émission principale dans ces nébuleuses provient des atomes d’hydrogène. La plus forte bande d’émission optique de l’hydrogène, connue sous le nom de H-Alpha, se trouve dans la région rouge du spectre, mais la beauté d’une nébuleuse par émission ne s’apprécie pas qu’en lumière rouge. D’autres atomes dans la nébuleuse sont également excités par le rayonnement énergétique des étoiles et produisent d’étroites bandes d’émission. Dans cette magnifique vue des régions centrales de la Nébuleuse de la Rosette, des images prises avec différents filtres sont combinées pour nous permettre d’apprécier les émissions dues aux atomes de soufre (en rouge), d’hydrogène (en bleu) et d’oxygène (en vert). En fait, le principe de coloration conventionnelle de ces étroites bandes d’émissions atomiques en couleurs plus larges est adopté dans la plupart des images que Hubble nous offre des nurseries stellaires. La présente image couvre une distance d’environ 50 années-lumière de long dans la constellation de la Licorne. La Nébuleuse de la Rosette se trouve à une distance estimée à quelque 3000 années-lumière.
  • SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR LE PSAUME 74

  Notre vie est réussie pourvu que nous pratiquions ce que nous entendons et chantons. Entendre, c’est ensemencer ; pratiquer, c’est faire porter du fruit à la semence. ~ J’en avais déjà précédemment averti votre charité : n’entrez pas à l’église sans porter du fruit, ce qui arrive lorsque l’on entend des paroles aussi bonnes sans agir bien. ~ Car, ainsi que dit l’Apôtre, c’est par sa grâce que nous sommes sauvés ; cela ne vient pas de nos actes, il n’y a pas de quoi s’en vanter ; oui, c’est par sa grâce que nous sommes sauvés . Cela n’a pas été précédé par une vie méritoire que Dieu aurait aimée, et qui lui aurait fait dire : Venons en aide à ces hommes, car ils mènent une vie excellente. Notre vie lui déplaisait, tout ce que nous faisions lui déplaisait, mais non pas ce que lui-même a fait en nous. Par conséquent, il condamnera ce que nous avons fait, et il sauvera ce que lui-même a fait. ~Donc, nous n’étions pas bons. Et Dieu a eu pitié de nous ; il a envoyé son Fils, qui mourrait non pour des bons mais pour des méchants, non pour des justes mais pour des impies. En effet, le Christ est mort pour des impies ……

  • Une proto étoile IRAS 20324 s’évapore 

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Crédit: NASA, ESA, Hubble Heritage  (STScI/AURA), &  IPHAS , APOD.
 Cette chenille interstellaire évoluera-t-elle un jour en nébuleuse papillon ? Difficile de le prédire. Ce qui est certain, c’est que IRAS 20324 4057 est en train de se contracter pour former une nouvelle étoile. Mais en même temps, elle est soumise à des vents et des rayonnement très énergétiques qui érodent l’essentiel  du gaz et de la poussière qui auraient pu être utilisés pour former l’étoile. Tant et si bien que personne n’a d’idée de la masse qu’aura l’étoile au final, et partant de son destin ultime. Si cette masse est proche de celle du Soleil, l’atmosphère externe de cette étoile se mettra un jour à enfler pour devenir une nébuleuse planétaire,  et donc revêtira possiblement la forme d’un papillon. Mais si le cocon stellaire conserve suffisamment de masse, c’est une étoile géante qui se formera, brûlant la vie par les deux bouts pour exploser rapidement en supernova. Cette nébuleuse protostellaire mesure environ une année-lumière de long et se trouve à quelque 4500 années-lumière de nous dans la constellation du Cygne. Cette image a été prise par le télescope spatial Hubble en 2006 mais vient tout juste d’être rendue publique. La bataille entre la gravité et la lumière ne connaîtra sans doute pas de dénouement avant les 100 000 prochaines années, mais d’intelligentes observations et déductions permettront peut-être d’en prévoir le sort bien avant.
  • « Jésus n’a pas besoin d’armée pour chasser les démons, il n’a pas besoin de la force, ni de l’orgueil » mais seulement de sa « lumière de paix », a souligné le pape François lors de la messe qu’il a célébrée hier matin, 3 septembre, à la Maison Sainte-Marthe.

Selon L’Osservatore Romano, le pape a commenté les paroles de Paul dans la première lecture : « Vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres… vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres » (1 T 5,1-6, 9-11). « L’identité chrétienne est l’identité de la lumière, non des ténèbres », a-t-il souligné, car le Christ est « la lumière est venue dans le monde », qui « sauve des ténèbres, des ténèbres du péché ». Si la lumière de Jésus est « une lumière de sagesse, de connaissance », elle n’est cependant pas celle des « découvertes scientifiques », qui ont parfois l’ambition de « tout connaître, d’avoir la science de tout ». Elle n’est pas non plus une lumière de « spectacle », comme celle du « diable », qui vient souvent « déguisé en ange de lumière » : « Il lui plait d’imiter la lumière de Jésus. Il prend de bonnes apparences et il parle tranquillement, comme à Jésus dans le désert : “si tu es le Fils de Dieu, jette-toi du haut de ce temple” ». La lumière du Christ n’est pas « la lumière artificielle qu’offre le monde », et qui ressemble à « un feu d’artifice » ou « un flash de photographie ». Au contraire « la lumière de Jésus est douce, tranquille, une lumière de paix. Elle est comme la lumière de la nuit de Noël : sans prétention. Elle offre et donne la paix. La lumière de Jésus ne fait de spectacle ; c’est une lumière qui vient du cœur ». Ce qui n’empêche pas cette lumière d’être puissante : c’est « une lumière douce, avec la force de la douceur ». Dans l’Evangile du jour, Jésus « commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent » (Lc 4, 16-30). Il « n’a pas besoin d’armée pour chasser les démons, il n’a pas besoin de la force, ni de l’orgueil ». C’est pourquoi le chrétien doit « demander au Seigneur la sagesse du discernement pour reconnaître la lumière donnée par Jésus ou celle du démon déguisé en ange de lumière. Combien croient vivre dans la lumière mais sont dans les ténèbres et ne s’en aperçoivent pas ! ». Pour discerner, le pape a invité à être « des hommes doux », afin d’entendre « la voix de Jésus dans son cœur » et de « regarder sans peur la croix, dans la lumière de Jésus ». En effet, la lumière de Jésus se reconnaît d’une part « parce qu’elle est humble, elle ne s’impose pas » mais aussi parce qu’elle « offre la croix ». « Là où est Jésus, il y a toujours l’humilité, la douceur, l’amour et la croix. Nous ne trouverons jamais Jésus sans humilité, sans douceur, sans amour et sans la croix ». En revanche, l’orgueil amène à se tromper et à suivre « la lumière du diable travesti en ange de lumière ». « Demandons au Seigneur qu’il nous donne aujourd’hui la grâce de sa lumière et nous enseigne à distinguer entre sa lumière et une lumière artificielle faite par l’ennemi pour nous tromper » a conclu le pape. (ROME,  4 septembre 2013 (Zenit.org) –

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Aout 2013: nébuleuse de l’esquimau

  • La nébuleuse de l’Esquimau 

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Image Crédit:   Rayons X: NASA/CXC/IAA-CSIC/N. Ruiz et al.; Optique: NASA/STScI et APOD.
  En 1787, l’astronome William Herschel découvrit la nébuleuse de l’Esquimau. Depuis le sol, NGC 2392 ressemble à la tête d’une personne entourée par une capuche de parka. En 2000, le télescope spatial Hubble a photographié la nébuleuse de l’Esquimau en lumière visible, tandis que l’observatoire spatial Chandra l’a observée en rayons X en 2007. Les rayons X sont ici rendus en rose et sont émis par le gaz central chaud de la nébuleuse. Depuis l’espace, la nébuleuse exhibe des nuages de gaz si complexes qu’ils ne sont pas encore intégralement compris. La nébuleuse de l’Esquimau est clairement une nébuleuse planétaire, et il y a à peine 10 000 ans, le gaz visible ci-dessus constituait les couches extérieures d’une étoile de type solaire. Les filaments internes visibles ci-dessus ont été éjectés par de violents vents de particules provenant de l’étoile centrale. Le disque extérieur contient d’inhabituels filaments orange d’une année-lumière de long. La nébuleuse de l’ Esquimau s’étend sur près d’un tiers d’année-lumière et se trouve dans notre galaxie, à quelque 3000 années-lumière de nous, dans la constellation des Gémeaux.
  • Qu’est-ce que c’est la Charité
En 1964, Jean Vanier rencontre deux personnes ayant un handicap mental, est touché par leur détresse, et leur propose de partager sa vie. Ensemble ils s’installent dans une petite maison à Trosly (France) : L’Arche était née… 
Voici un extrait de la prière de l’Arche écrite par Jean Vanier :
« O Marie, nous te demandons de bénir notre maison,
garde-la dans ton Cœur Immaculé. (…)
O Marie, donne-nous des cœurs
attentifs, humbles et doux,
pour accueillir avec tendresse et compassion
tous les pauvres que tu envoies vers nous.
Donne-nous des cœurs plein de miséricorde,
pour les aimer, les servir, éteindre toute discorde,
et voir en nos frères souffrants et brisés
l’humble présence de Jésus vivant.
Seigneur, bénis-nous de la main de tes pauvres.
Seigneur, souris-nous dans le regard de tes pauvres !
Seigneur, reçois-nous un jour
dans l’heureuse compagnie de tes pauvres !
Amen. »
SERMON DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR L’ÉVANGILE DE MATTHIEU :
Tu veux honorer le Corps du Christ ? Ne le méprise pas lorsqu’il est nu. Ne l’honore pas ici dans l’église, par des tissus de soie tandis que tu le laisses dehors souffrir du froid et du manque de vêtements. Car celui qui a dit : Ceci est mon corps , et qui l’a réalisé en le disant, c’est lui qui a dit : Vous m’avez vu avoir faim, et vous ne m’avez pas donné à manger , et aussi : Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait . Ici le corps du Christ n’a pas besoin de vêtements, mais d’âmes pures ; là-bas il a besoin de beaucoup de sollicitude. Apprenons donc à vivre selon la sagesse et à honorer le Christ comme il le veut lui-même. Car l’hommage qui lui est le plus agréable est celui qu’il demande, non celui que nous-mêmes choisissons. Lorsque Pierre croyait l’honorer en l’empêchant de lui laver les pieds, ce n’était pas de l’honneur, mais tout le contraire. Toi aussi, honore-le de la manière prescrite par lui en donnant ta richesse aux pauvres. Car Dieu n’a pas besoin de vases d’or mais d’âmes qui soient en or. Je ne vous dis pas cela pour vous empêcher de faire des donations religieuses, mais je soutiens qu’en même temps, et même auparavant, on doit faire l’aumône. Car Dieu accueille celles-là, mais bien davantage celle-ci. Car, par les donations, celui qui donne est le seul bénéficiaire mais, l’aumône, le bénéficiaire est aussi celui qui reçoit. La donation est une occasion de vanité ; mais l’aumône n’est autre chose qu’un acte de bonté. Quel avantage y a-t-il à ce que la table du Christ soit chargée de vases d’or, tandis que lui-même meurt de misère ? Commence par rassasier l’affamé et, avec ce qui te restera, tu orneras son autel. Tu fais une coupe en or, et tu donnes pas un verre d’eau fraîche ? Et à quoi bon revêtir la table du Christ de voiles d’or, si tu ne lui donnes pas la couverture qui lui est nécessaire ? Qu’y gagnes-tu ? Dis-moi donc : Si tu vois le Christ manquer de la nourriture indispensable, et que tu l’abandonnes pour recouvrir l’autel d’un revêtement précieux, est-ce qu’il va t’en savoir gré ? Est-ce qu’il ne va pas plutôt s’en indigner ? Ou encore, tu vois le Christ couvert de haillons, gelant de froid, tu négliges de lui donner un manteau, mais tu lui élèves des colonnes d’or dans l’église en disant que tu fais cela pour l’honorer. Ne va-t-il pas dire que tu te moques de lui, estimer que tu lui fais injure, et la pire des injures ? Pense qu’il s’agit aussi du Christ, lorsqu’il s’en va, errant, étranger, sans abri ; et toi, qui as omis de l’accueillir, tu embellis le pavé, les murs et les chapiteaux des colonnes, tu attaches les lampes par des chaînes d’argent; mais lui, tu ne veux même pas voir qu’il est enchaîné dans une prison. Je ne dis pas cela pour t’empêcher de faire de telles générosités, mais je t’exhorte à les accompagner ou plutôt à les faire précéder par les autres actes de bienfaisance. Car personne n’a jamais été accusé pour avoir omis les premières, tandis que, pour avoir négligé les autres, on est menacé de la géhenne, du feu qui ne s’éteint pas, du supplice partagé avec les démons. Par conséquent, lorsque tu ornes l’église, n’oublie pas ton frère en détresse, car ce temple-là a plus de valeur que l’autre.
 N’oublie pas que la Charité est un don de l’Esprit Saint, et tu  peux l’obtenir… si tu Lui demandes.

  • Le danger des Astéroïdes

130812

 Image Crédit: NASAJPL-Caltech, APOD.
 Les astéroïdes représentent-ils une menace pour la vie sur Terre ? Oui, mais la probabilité d’un impact reste faible. Certaines extinctions massives du passé ayant cependant été indubitablement reliées à des chutes d’astéroïdes, l’humanité a fait de la détection et du suivi des astéroïdes qui pourraient mettre en péril la vie sur Terre une de ses priorités. C’est dans le cadre de cette tâche que les orbites de plus d’un millier d’astéroïdes géocroiseurs ont été reproduites ici. Les critères retenus pour figurer dans cette liste de tueurs potentiels sont les suivants : mesurer plus de 140 m de diamètre et passer régulièrement à moins de 7,5 millions de km de la Terre, soit 20 fois la distance Terre-Lune. Si on sait aujourd’hui qu’aucun des gros cailloux représentés ici ne frappera la Terre au cours des 100 prochaines années, on ne sait par définition rien des astéroïdes potentiellement dangereux restant à découvrir. Au delà d’une centaine d’années, les trajectoires exactes de ces objets, fortement chaotiques, deviennent très difficiles voire impossibles à déterminer. Si un astéroïde dépassant les 140 m de long venait à frapper la Terre, il pourrait par exemple provoquer de gigantesques tsunamis. Naturellement, les petits cailloux et autres poussières qui entrent en collision quotidiennement avec notre atmosphère ne présentent généralement aucun danger, même s’ils se volatilisent parfois en de spectaculaires boules de feu (bolides) et autres pluies d’étoiles filantes.
  • ROME, 29 août 2013 (Zenit.org) – Le pape a célébré la messe d’ouverture du 184e Chapitre général de l’Ordre de Saint-Augustin,  pour la fête de saint Augustin, en la basilique de Rome dédiée au saint évêque d’Hippone

Homélie du pape François :

« Tu nous as fait pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi » (Les Confessions, I,1,1). Dans ces paroles, devenues célèbres, avec lesquelles saint Augustin d’adresse à Dieu dans les Confessions, est exprimée la synthèse de toute sa vie. « Sans repos / Inquiétude ». Cette parole me touche et me fait réfléchir. Je voudrais partir d’une question : quelle inquiétude fondamentale Augustin vit-il dans sa vie ? Ou peut-être devrait-je dire: quelles inquiétudes est-ce que ce grand homme et saint nous invite à susciter et à maintenir vives dans notre vie ? J’en propose trois : l’inquiétude de la recherche spirituelle, l’inquiétude de la rencontre avec Dieu, l’inquiétude de l’amour.
1. La première : l’inquiétude de la recherche spirituelle. Augustin vit une expérience assez commune aujourd’hui : assez commune parmi les jeunes d’aujourd’hui. Il est éduqué par sa mère Monique dans la foi chrétienne, même s’il ne reçoit pas le baptême, mais en grandissant il s’en éloigne, il ne trouve pas en elle la réponse à ses questions, aux désirs de son coeur, et il est attiré par d’autres propositions. Il entre alors dans le groupe des manichéens, il se dévoue avec implication à ses études, il ne renonce pas aux distractions insouciantes, aux spectacles de l’époque, aux amitiés intenses, il connait l’amour intense et entreprend une brillante carrière de professeur de rhétorique qui le conduit jusqu’à la cour impériale de Milan. Augustin est un homme « arrivé », il a tout, mais dans son cœur demeure l’inquiétude de la recherche du sens profond de la vie; son cœur n’est pas endormi, je dirais qu’il n’est pas anesthésié par le succès, par les biens, par le pouvoir. Augustin ne se ferme pas sur lui-même, il ne se repose pas, il continue à chercher la vérité, le sens de la vie, il continue à chercher le visage de Dieu. Certes il commet des erreurs, il prend aussi des voies erronées, il pèche, c’est un pécheur; mais il ne perd pas l’inquiétude de la recherche spirituelle. Et de cette façon il découvre que Dieu l’attendait, ou plutôt, qu’il n’avait jamais cessé de le chercher en premier. Je voudrais dire à celui qui se sent indifférent envers Dieu, envers la foi, à qui est éloigné de Dieu ou l’a abandonné, et à nous aussi, avec nos « éloignements » et nos « abandons » envers Dieu, petits, peut-être, mais qui sont si nombreux dans la vie quotidienne : regarde au plus profond de ton cœur, regarde à l’intime de toi-même, et demande-toi: as-tu un cœur qui désire quelque chose de grand ou un cœur endormi par les choses ? Ton cœur a-t-il conservé l’inquiétude de la recherche ou l’as-tu laissé étouffer par les choses, qui finissent par l’atrophier ? Dieu t’attend, te cherche : qu’est-ce que tu lui réponds ? Es-tu attentif à la situation de ton âme ? Ou bien est-ce que tu dors ? Est-ce que tu crois que Dieu t’attend ou bien pour toi cette vérité n’est-elle que « des mots »?
2. En Augustin c’est cette inquiétude du cœur qui le porte à la rencontre personnelle avec le Christ, qui le pousse à comprendre que ce Dieu qu’il cherchait loin de lui-même, est le Dieu proche de tout être humain, le Dieu proche de notre cœur, plus intime à nous que nous-mêmes (cf. ibid., III,6,11). Mais même dans la découverte et dans la rencontre avec Dieu, Augustin ne s’arrête pas, ne se repose pas, ne se referme pas sur lui-même comme celui qui est déjà arrivé, mais il poursuit le chemin. L’inquiétude de la recherche de la vérité, de la recherche de Dieu, devient l’inquiétude de le connaître toujours plus et de sortir de lui-même pour le faire connaître aux autres. C’est justement l’inquiétude de l’amour. Il voudrait une vie tranquille d’étude et de prière, mais Dieu l’appelle à être Pasteur à Hippone, dans un moment difficile, avec une communauté divisée et la guerre aux portes. Et Augustin se laisse inquiéter par Dieu, il ne se lasse pas de l’annoncer, d’évangéliser avec courage, sans crainte, il cherche à être l’image de Jésus Bon Pasteur qui connaît ses brebis (cf. Jn 10,14), ou encore, comme j’aime le redire, qui « sent l’odeur de son troupeau », et sort pour chercher celles qui sont égarées. Augustin vit ce que saint Paul indique à Timothée et à chacun de nous : « proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d’instruire » (cf. 2 Tm 4,2) comme Pasteur inquiet pour ses brebis. Le trésor d’Augustin est justement cette attitude : sortir toujours vers Dieu, sortir toujours vers le troupeau… C’est un homme en tension, entre ces deux sorties ; ne pas « privatiser » l’amour… toujours en chemin ! Toujours en chemin. Toujours inquiet ! C’est la paix de l’inquiétude. Nous pouvons nous demander : suis-je inquiet pour Dieu, pour l’annoncer, pour le faire connaître ? Ou est-ce que je me laisse séduire par cette mondanité spirituelle qui pousse à faire tout par amour de soi-même ? Nous consacrés pensons aux intérêts personnels, au fonctionnalisme des oeuvres, au carriérisme. Tant de choses auxquels nous pouvons penser… Je me suis pour ainsi dire « assis » dans ma vie chrétienne, dans ma vie sacerdotale, dans ma vie religieuse, dans ma vie de communauté, ou bien est-ce que je garde la force de l’inquiétude pour Dieu, pour sa Parole, qui me porte à « aller à l’extérieur », vers les autres ?
3. Nous en venons à la dernière inquiétude, l’inquiétude de l’amour. Ici je ne peux pas ne pas m’arrêter sur la maman : cette Monique ! Que de larmes a versé cette sainte femme pour la conversion de son fils ! Et combien de mamans encore aujourd’hui versent des larmes pour que leurs enfants retournent au Christ ! Ne perdez pas l’espérance dans la grâce de Dieu ! Dans les Confessions nous lisons cette phrase qu’un évêque dit à sainte Monique qui lui demandait d’aider son fils à retrouver le chemin de la foi : « Il n’est pas possible qu’un fils de tant de larmes périsse » (III,12,21). Augustin, après la conversion, écrit en s’adressant à Dieu : « par amour pour moi ma mère pleurait devant toi, toute fidèle, versant plus de larmes que n’en versent les mères à la morte physique de leurs enfants » (ibid., III,11,19). Femme inquiète, cette femme, qui, à la fin, dit cette belle parole :  « mon Dieu m’a largement comblée » . Celui pour lequel elle pleurait, Dieu le lui avait donné abondamment ! Et Augustin est héritier de Monique, d’elle il reçoit la graine de l’inquiétude. Voici l’inquiétude de l’amour : chercher toujours, sans répit, le bien de l’autre, de la personne aimée, avec cette intensité qui porte aussi aux larmes. Me viennent à l’esprit Jésus qui pleure devant le sépulcre de son ami Lazare, Pierre qui, après avoir renié Jésus croise son regard riche de miséricorde et d’amour et pleure amèrement, le Père qui attend sur la terrasse le retour de son fils et court à sa rencontre alors qu’il est encore loin ; me vient à l’esprit la Vierge Marie qui suit son Fils Jésus jusqu’à la croix, avec amour. Comment sommes-nous par rapport à l’inquiétude de l’amour ? Croyons-nous à l’amour envers Dieu et envers les autres ? Ou sommes-nous nominalistes à ce sujet ? Non pas de façon abstraite, non seulement en paroles, mais le frère concret que nous rencontrons, le frère qui est à côté de nous ! Est-ce que nous nous laissons inquiéter par leurs nécessités ou bien nous restons fermés en nous-mêmes, dans nos communautés, qui souvent sont pour nous « communauté-confort »? On peut parfois vivre dans une copropriété sans connaître celui qui vit à côté de soi; ou on peut être en communauté, sans connaître vraiment son confrère : je pense avec douleur aux consacrés qui ne sont pas féconds, qui sont « vieux garçons ». L’inquiétude de l’amour pousse toujours à aller à la rencontre de l’autre, sans attendre que l’autre manifeste son besoin. L’inquiétude de l’amour nous offre le don de la fécondité pastorale, et nous devons nous demander, chacun de nous : comment va ma fécondité spirituelle, ma fécondité pastorale?
Demandons au Seigneur pour nous tous,  qu’il garde dans notre cœur l’inquiétude spirituelle de toujours le rechercher, l’inquiétude de l’annoncer avec courage, l’inquiétude de l’amour envers tout frères et sœur. Ainsi soit-il.

  • Nuage d’orage au couchant 

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  Image Crédit & Copyright: Alan Dyer (The Amazing Sky), APOD.
Ce cumulo-nimbus est assez inhabituel dans la mesure où il présente d’un côté les rondeurs d’un mammatus tout en produisant de la pluie de l’autre. Photographié mi-juin 2013 au sud de l’Alberta, au Canada, ce nuage se dirigeait vers l’est alors que le Soleil se couchait à l’ouest, dans le dos du photographe, ce qui pare ce phénomène naturel déjà photogénique en lui-même de belles teintes chaudes au moment même où le ciel bleu s’assombrit. Sur la droite de l’image, la Lune se lève, croissante et gibbeuse.
  • ROME, 28 août 2013 (Zenit.org) – Le pape François exhorte les jeunes :

Quelque 500 jeunes du diocèse italien de Piacenza-Bobbio ont rencontré le pape François à 16 heures en la basilique Saint-Pierre, ce 28 août 2013. Les jeunes étaient en pèlerinage à Rome, sous la conduite de leur évêque, Mgr Gianni Ambrosio, dans le cadre de l’Année de la Foi, sur le thème : « Sur cette pierre ».

Artisans de l’avenir

Avec humour, le pape a expliqué aux jeunes pourquoi il avait accepté ce rendez-vous avec eux : « Je l’ai fait pour des raisons égoïstes… savez-vous pourquoi ? Pourquoi j’aime être avec vous ? Pourquoi j’aime être avec les jeunes ? », a-t-il demandé. Avant de répondre : « Parce que vous avez dans votre cœur une promesse d’espérance. Vous êtes porteurs d’espérance. Vous, en effet, vivez dans le présent, mais regardez l’avenir. Vous êtes les protagonistes de l’avenir, les artisans de l’avenir ». « Il est beau de marcher vers l’avenir, mais c’est aussi une responsabilité », a fait observer le pape, en soulignant : malgré la « laideur des temps », on peut « faire beaucoup ! ». Les jeunes surtout, a-t-il insisté : « Quand un jeune me dit : ‘Quelle mauvaise époque, Père, on ne peut rien faire!’, je l’envoie chez le psychiatre ! Parce que… on ne peut pas comprendre un jeune qui ne veuille pas faire quelque chose de grand, miser sur de grands idéaux, pour l’avenir… ».

Le défi des jeunes

Le pape a constaté que les jeunes ont en eux-mêmes « trois désirs » : beauté, bonté, vérité. « Le désir de la beauté, vous êtes des chercheurs de beauté. Vous êtes des prophètes de bonté. Vous aimez la bonté. Et cette bonté est contagieuse, elle aide les autres. Vous avez soif de vérité, chercher la vérité. Car la vérité ne se possède pas, elle se rencontre. C’est une rencontre avec la vérité qui est Dieu, mais il faut la chercher. » « Et ces trois désirs que vous avez dans le cœur, vous devez les porter, pour l’avenir, et construire l’avenir avec la beauté, la bonté et la vérité. Vous comprenez ? Tel est le défi, votre défi », a-t-il poursuivi.  

Aller à contre-courant

Le pape les a longuement exhortés : « Misez sur le grand idéal de faire un monde de bonté, de beauté et de vérité. Ceci, vous pouvez le faire : vous avez le pouvoir de le faire. Si vous ne le faites pas, c’est par paresse. Je voulais vous dire: Courage. Allez de l’avant. Faites du bruit. Là où sont les jeunes il doit y avoir du bruit… Continuez à avancer, dans la vie il y aura toujours des personnes qui vous feront des propositions pour freiner, pour bloquer votre chemin. S’il-vous-plaît, allez à contre-courant. Soyez courageux, courageuses : allez à contrecourant. On peut vous dire : ‘Pas cela, prends un peu d’alcool, prends un peu de drogue …’. Non ! Allez à contre-courant de cette civilisation qui fait tant de mal. Vous avez compris ? Aller à contre-courant, et cela veut dire faire du bruit. Aller de l’avant. Mais avec les valeurs de la beauté, de la bonté et de la vérité ».

  • Soleil de braise en Californie
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 Image Crédit & Copyright: Laurie Hatch, APOD.
Cette scène qui pourrait passer pour extraterrestre a pourtant bien été immortalisée sur notre planète. Le ciel ocre et le soleil rouge ont été photographiés le 22 août 2013 à proximité du petit village de Strawberry, en Californie. Situé le long de la Highway 108, Strawberry se trouve à environ 50 km au nord du grand « Anneau de Feu » qui ravage toujours les abords du parc Yosemite au sud de la Californie. La fumée de ces feux de forêt est si dense et étendue qu’elle est parfaitement visible depuis l’espace. Au sol, les fines particules constituant la fumée diffusent intensément la partie bleu du spectre lumineux, donnant au Soleil cette couleur inhabituelle.
  • ROME, 26 août 2013 (Zenit.org) – Mgr Vincenzo Paglia, à Rio de Janeiro (du 23 au 28 Juillet 2013).

« Les jeunes d’aujourd’hui souffrent de solitude, ils se sentent abandonnés dans la société, ils cherchent leur place et veulent construire leur avenir » ; « Les difficultés qu’ils rencontrent dans la vie quotidienne et qui sont de plus en plus graves et nombreuses (au travail, liées à la crise économique, la précarité et le chômage, dans les relations sentimentales et en famille, l’incertitude de l’avenir) conduisent de nombreux jeunes à se décourager, à perdre confiance en eux-mêmes et en l’espérance, en cherchant parfois un refuge et une consolation dans de fausses compensations, parfois dangereuses pour la vie elle-même : la drogue, l’alcool, la dépendance au jeu, la pornographie, la cyberdépendance ». Les adultes ont donc une responsabilité majeure, celle d’être « des témoins de l’espérance ». Pour le chrétien, la source et la garantie de tout espoir est Jésus. Comme l’a dit le pape François dans son homélie de la célébration eucharistique du Dimanche des Rameaux : « Notre joie naît du fait de savoir qu’avec lui nous ne sommes jamais seuls, même dans les moments difficiles, même quand le chemin de la vie se heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent insurmontables, et il y en a tant !  Ne vous laissez pas voler l’espérance ! Celle que Jésus nous donne ! ». Et comme a invité Benoît XVI dans son message pour la XXVIIIème Journée mondiale de la jeunesse : « Laissez-vous aimer par lui et vous serez les témoins dont le monde a besoin ». Les jeunes seront ainsi les promoteurs d’une « nouvelle mondialisation de l’Amour, au lieu de l’indifférence ». « Le christianisme n’est pas une philosophie, une forme de spiritualité ou une pratique morale. C’est un mode de vie qui commence à partir de la relation avec le Christ, par l’étroite amitié et parenté avec Jésus » a souligné Mgr Paglia à l’ouverture de sa deuxième catéchèse. Jésus est le « Bon Maître », qui enseigne l’amour jusqu’au don de la vie. Et, selon les mots de Benoît XVI, les jeunes doivent « se laisser façonner chaque jour par la Parole de Dieu : elle fera de vous des amis de Jésus, capables d’introduire d’autres jeunes dans cette amitié avec lui ». Or « ce chemin mène au salut, mais non sans changements et sacrifices », ce qui implique la reconnaissance des erreurs et des fautes et passe par le pardon du sacrement de la Réconciliation : « La Croix fait partie du chemin ». Mais, comme l’a souligné le pape François dans son homélie pour le Dimanche des Rameaux, « la croix du Christ embrassée avec amour ne porte pas à la tristesse, mais à la joie d’être sauvés ». Être amis de Jésus signifie être amis des hommes, de tous les hommes comme des frères, et en particulier des plus faibles. En tant que chrétiens et membres de la famille de Jésus, « nous faisons tous partie de la grande chaîne qui transmet l’Évangile. Comme les athlètes des Olympiades qui se passent l’un à l’autre la flamme olympique, chacun de nous est invité à transmettre la lumière du Christ, de l’Amour et de l’Espérance »;  « l’évangélisation est l’acte de charité avec lequel se manifeste l’amour éternel de Dieu pour chaque personne, pour chaque créature, pour la famille, pour le peuple, pour la nation ».  « pour être d’authentiques missionnaires, les jeunes doivent être fermement enracinés dans le Christ à travers la prière quotidienne et les sacrements, et demander à l’Esprit Saint le don du zèle missionnaire».

  • Gros plan sur les premières étoiles 

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Credit & Copyright: Visualisation : Ralf Kaehler (ZIB) & Tom Abel (Penn. State) Simulation :  Tom Abel (Penn. State),  Greg Bryan (Oxford) &  Mike Norman (UCSD)
Qu’est-il advenu des premières étoiles ? Aucune étoile connue ne semble être constituée de véritable gaz primordial — toutes les étoiles autour de nous ont trop d’éléments lourds. Notre propre Soleil serait une étoile de troisième génération et les étoiles visibles dans les amas  globulaires seraient de seconde génération. Cependant, cette année, des progrès significatifs ont été faits dans la résolution de ce vieux mystère  astronomique. Des analyses des images du nouveau satellite WMAP étudiant le rayonnement cosmologique en micro-onde indiquent que cette lumière primordiale était ionisée par la première génération d’étoiles qui sont nées dans  les 200 millions d’années qui ont suivi le Big Bang.   Des simulations informatiques additionnelles sont maintenant plus précises pour montrer la probable création et évolution des premières étoiles de l’Univers primordial. La photographie ci-dessus, qui a une échelle d’un  mois-lumière, représente un modèle généré  informatiquement qui résout la structure des premières étoiles, en montrant que des cocons très nets se  condensent dans les étoiles faisant plus de 30 fois la masse de notre Soleil. Des étoiles telles que celle-ci fusionnent rapidement le gaz primordial en éléments plus lourds et alors explosent, enrichissant l’Univers en  éléments qui deviendront une partie des constituants des étoiles que  nous connaissons aujourd’hui, comme la notre.

Le pape exhorte les chrétiens à ne pas être « avares » du trésor qu’est le Christ : « Allons courageusement à la rencontre des hommes et des femmes de notre temps, des enfants et des personnes âgées, des « savants » et des gens sans instruction, des jeunes et des familles. Allons à la rencontre de tous… non seulement dans les églises et dans les paroisses, mais dans tous les milieux… là où se trouvent les gens ». Il souligne la responsabilité des chrétiens : « l’Église, à qui le Christ a confié sa Parole et ses sacrements, possède la plus grande espérance, la plus authentique possibilité de réalisation pour l’homme sur toutes les latitudes et en tous temps ».

L’homme est la route de l’Église, écrivait le bienheureux Jean-Paul II dans sa première encyclique, Redemptor hominis . Cette vérité reste valide, aussi et surtout à notre époque où l’Église, dans un monde de plus en plus mondialisé et virtuel, dans une société de plus en plus sécularisée et privée de points de référence stables, est appelée à redécouvrir sa mission, en se concentrant sur l’essentiel et en cherchant de nouvelles voies pour l’évangélisation.

L’homme est la route de l’Église parce qu’il est la route parcourue par Dieu lui-même. Dès l’aube de l’humanité, après le péché originel, Dieu se met à la recherche de l’homme. « Où es-tu ? », demande-t-il à Adam qui se cache dans le jardin (Gn 3,9). Cette question, qui apparaît au début du Livre de la Genèse, et qui ne cesse de résonner tout au long de la Bible et à tout moment de l’histoire que Dieu a construite avec l’humanité au cours des millénaires, rejoint son expression la plus élevée dans l’incarnation de son Fils. Dans son commentaire de l’évangile de Jean, Saint Augustin affirme ceci : « En tant qu’il demeure dans le Père, il est la vérité et la vie; il est la voie, parce qu’il s’est revêtu de notre humanité. » (I, 34,9). C’est donc Jésus-Christ qui est « la route principale de l’Église », mais puisqu’il « est aussi la route pour chaque homme », l’homme devient « la première route et la route fondamentale de l’Église (cf. Redemptor hominis, 13-14)………..

« Je suis la porte », affirme Jésus (Jn 10,7) : c’est-à-dire je suis le portail d’entrée dans tout homme et dans toute chose. Si nous ne passons pas par le Christ, si nous ne concentrons pas sur lui le regard de notre cœur et de notre esprit, nous ne comprendrons rien du mystère de l’homme. Et nous serons ainsi contraints, presque par inadvertance, à emprunter au monde nos critères de jugement et d’action, et chaque fois que nous nous approcherons de nos frères en humanité, nous serons comme ces « voleurs et [ces] brigands » dont parle Jésus dans l’évangile (cf. Jn 10,8). En fait, le monde aussi, à sa manière, s’intéresse à l’homme. Le pouvoir économique, politique, médiatique a besoin de l’homme pour se perpétuer et pour se gonfler. Et c’est pour cela que, souvent, il cherche à manipuler les masses, à susciter des désirs, à annuler ce que l’homme possède de plus précieux : sa relation avec Dieu. Le pouvoir craint les hommes qui sont en dialogue avec Dieu  !……. 

Quelle grande responsabilité nous avons ! Ne gardons pas pour nous ce trésor précieux que tous recherchent, consciemment ou non. Allons courageusement à la rencontre des hommes et des femmes de notre temps, des enfants et des personnes âgées, des « savants » et des gens sans instruction, des jeunes et des familles. Allons à la rencontre de tous, sans attendre que ce soit les autres qui nous viennent nous chercher ! Imitons en cela notre divin Maître, qui a quitté son ciel pour se faire homme et être proche de chacun. Apportons donc le parfum de l’amour du Christ (cf. 2 Cor 2,15), non seulement dans les églises et dans les paroisses, mais dans tous les milieux. Dans les écoles, dans les universités, sur les lieux de travail, dans les hôpitaux, dans les prisons ; mais aussi sur les places, dans les rues, dans les centres sportifs et là où se trouvent les gens. Ne soyons pas avares et donnons ce que nous avons nous-mêmes reçu sans aucun mérite ! Nous ne devons pas avoir peur d’annoncer le Christ à temps et à contretemps (cf. 2 Tm 4,2), avec respect et droiture. Tel est le devoir de l’Église, c’est le devoir de tout chrétien : servir l’homme en allant le chercher jusque dans les méandres sociaux et spirituels les plus cachés. Mais la condition de la crédibilité de l’Église, dans sa mission de mère et maîtresse, est sa fidélité au Christ. L’ouverture vers le monde est accompagnée et, en un certain sens, rendue possible par l’obéissance à la vérité dont l’Église elle-même ne peut disposer. « Urgence homme », signifie alors l’urgence de revenir au Christ, d’apprendre de lui la vérité sur nous-mêmes et sur le monde et d’aller, avec lui et en lui, à la rencontre des hommes, surtout les plus pauvres, pour lesquels le Christ a toujours manifesté sa prédilection. Et la pauvreté n’est pas seulement matérielle. Il existe une pauvreté spirituelle qui tenaille l’homme contemporain. Nous sommes des pauvres en amour, assoiffés de vérité et de justice, des mendiants de Dieu, comme l’a toujours souligné avec sagesse le serviteur de Dieu Mgr Luigi Giussani. La pauvreté la plus grande, en fait, est le manque de Dieu et tant que nous ne porterons pas Jésus aux hommes, nous aurons toujours trop peu fait pour eux. (Ce message du Pape a été transmis par le Cardinal Bertone).

  • Eclipse du Soleil par Venus (point noir) et Lune  (le Soleil  vu en UV montre ses taches )

Crédit:NASA/SDO & the AIA, EVE, and HMI teams;  Digital Composition: Peter L. Dove

  • ROME, 19 août 2013 (Zenit.org) –

    Le culte de saint Roc, ami des laissés-pour-compte, des malades de la peste et des pauvres, commença à fleurir peu après sa mort, survenue à Voghera un 16 août, entre 1376 et 1379. C’était le 18 septembre de l’an 1854. Le « Journal de Rome », organe officiel de l’État pontifical, publiait l’annonce du pape Pie IX que tout fidèle romain attendait avec frénésie, en ces jours où régnait l’angoisse due à l’épidémie de choléra qui s’était diffusée dans la ville. L’impatience fut apaisée à la lecture de la déclaration du pape qui accordait une indulgence de sept ans aux personnes qui visiteraient l’église de Saint-Roc, et une indulgence plénière pour celles qui s’y rendraient sept fois. Ce geste réconforta la multitude des fidèles qui, en ces jours-là, affluaient sans discontinuer à l’intérieur de l’église à la façade néoclassique, qui se dresse avec élégance devant l’Autel de la paix (Ara Pacis). Les semaines qui avaient précédé la propagation de la peste jusqu’à Rome, Pie IX avait demandé d’urgence que, outre les images les plus vénérées de la Vierge et les reliques des saint Pierre et Paul, on expose aussi au public « le prodigieux bras de saint Roc dans son église ». L’ordre du pape fut rapidement exécuté mais avant même que l’on ait procédé à l’exposition, des bandes de fidèles s’entassaient déjà sur les marches de l’église, persuadés que l’intercession du saint bien-aimé arrêterait ce fléau qui avait déjà causé des milliers de morts en quelques semaines. Et bien, la calamité enregistra une baisse sensible et constante et finit par disparaître complètement en décembre 1854, quelques jours avant Noël. Ce fut la dernière fois que la ville de Rome connut une épidémie de peste d’une telle ampleur. La dernière mais pas la seule. Dans les siècles précédents, l’intervention de Saint Roc et de son bras miraculeux, conservé dans l’église du même nom, avait été invoquée maintes fois afin d’empêcher la diffusion de la maladie.

    Roc, né à Montpellier, est considéré comme l’un des saints les plus populaires et vénérés de tout le monde catholique. Malgré cette popularité, on sait peu de choses sur sa vie. On raconte qu’il a vécu au XIVeme siècle et qu’à l’âge de vingt ans il vendit tous ses biens pour rejoindre le tiers-ordre franciscain, faisant vœu de se rendre à Rome afin de prier sur la tombe des apôtres Pierre et Paul. S’étant arrêté à Acquapendente, près de Viterbe, durant son pèlerinage, il ignora les conseils de la population en fuite à cause de la peste et décida de rendre service dans l’hôpital du lieu. C’est de là que partit sa réputation de sainteté, en trois mois d’activité, il fit de nombreux miracles en guérissant des malades de la peste. Il est mort un 16 août, entre 1376 et 1379, à Voghera, où il était en prison parce que les autorités de la ville le soupçonnaient d’être un espion. C’est dans cette ville de Lombardie que commença à fleurir, aussitôt après sa mort, le culte de Saint Roc, ami des laissés-pour-compte, des malades de la peste et des pauvres. Sous le pontificat de Clément VIII (1592-1505), lorsque la peste représentait dans toute l’Italie un mal désormais connu depuis plusieurs siècles, on décida d’apporter à Rome une relique de saint Roc, le « saint thaumaturge », pour préserver la Ville éternelle de catastrophes effroyables. Ainsi, le bras du saint fut déposé dans l’église de Saint Sébastien-hors-les-Murs, le saint qui, avant saint Roc, avait compté parmi les principaux protecteurs contre la peste. Quelques années à peine après l’arrivée de la relique dans la ville, on décréta le transfert de celle-ci dans l’église dédiée à saint Roc, près du port de Ripetta. Ce lieu était justement symbolique, puisque les épidémies de peste se contractaient là, puisque celle-ci arrivait des terres lointaines qui communiquaient avec Rome à travers les échanges commerciaux par bateaux.

    D’après les chroniques de l’époque et les témoignages conservés dans les archives de l’ »Association européenne des amis de Saint Roc », la procession pour le transfert de la relique se déroula solennellement parmi le peuple. C’était des files de cardinaux, d’évêques et de prêtres, le Sénat romain, des confraternités, des corporations et des ouvriers, des commerçants, des écoles, des artisans et une immense foule de personnes simples, en particulier des pêcheurs. Quelques dizaines d’années auparavant, on atteste le premier prodige attribué à la relique de saint Roc. C’était en l’an 1624 ; une épidemie de peste fauchait des centaines de victimes par jour, dans la ville de Palerme, et certains symptômes faisaient craindre que le mal puisse se diffuser jusqu’à Rome. En ces années-là, Urbain VIII, qui était sur le Siège de Pierre, avait une grande dévotion à Saint Roc. Il décida d’ordonner des prières publiques, auxquelles il participait, pour obtenir de Dieu, par l’intercession du « saint taumaturge », que la Sicile soit libérée de ce terrible mal et que Rome soit préservée de la contagion. Le dimanche 18 août 1624, Urbain VIII alla célébrer la messe dans l’église de Saint Roc où il fit installer la relique du saint sur l’autel majeur. Quelques jours seulement passèrent et le fléau menaçant cessa à Palerme et dans toute l’île sicilienne, évitant aussi les rives du Tibre. Quant à Urbain VIII, il ordonna que le Magistrat de la ville de Rome offre chaque année à saint Roc, le jour de sa solennité, un calice en argent et quatre cierges. Aujourd’hui encore, sur un mur de la nef droite, à l’entrée de l’église de Saint Roc, on peut lire l’inscription, datée de juillet 1625, qui atteste l’approbation du Sénat romain.

    Avant le choléra de 1854, un autre témoignage d’une épidémie qui se propagea à Rome remonte à 1656. Au cours de l’été, un bateau provenant du port de Naples accosta à Neptune, près de Rome, laissant aux abords du port des vêtements contaminés par la peste. On raconte que certains de ces habits furent accidentellement emportés dans la ville, propageant la maladie avec une rapidité foudroyante. En un temps record, 14.500 personnes périrent. Le pape d’alors, Alexandre VI (1655-1667) qui se trouvait en vacances à Castelgandolfo, rentra précipitamment à Rome pour venir au secours des citoyens par des dispositions d’urgence et pour demander des prières publiques et des offices solennels en mémoire de saint Roc dans l’église qui lui est dédiée. Après cela, le fléau cessa.

    On compte d’innombrables intercessions miraculeuses attribuées à saint Roc, en Europe et dans le monde. 

  • Saturne, la géante 

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   ++Crédit : NASA
Il y a cinquante quatre ans,  le 25 mai 1961, le président John F.Kennedy révéla le projet de faire se poser des Américains sur le sol de la Lune avant la fin de la décennie. Le discours ambitieux de Kennedy impliquait une mobilisation technologique sans précédent pour un projet civil, dont l’un des éléments était la fusée lunaire Saturne V, dont le développement fut placé sous la direction du pionnier Wernher Von Braun.Les trois étages de Saturne V avaient la hauteur d’un immeuble de 36 étages. Le premier étage de l’engin était équipé de cinq réacteurs alimentés par de l’oxygène liquide et du kérosène, l’ensemble étant capable de produire une poussée de plus de 3 millions de kilogrammes.Les fusées géantes Saturne V ont été utilisées au cours de neuf missions Apollo de la Terre à la Lune, dont six alunissages sur la surface de notre satellite. Le premier alunissage, lors de la mission Apollo 11, eut lieu le 20 juillet 1969, consacrant le succès du projet de Kennedy.Baignée de lumière, la photo ci-dessus d’une fusée Saturne V attend son lancement, le 11 avril 1970, dans le cadre de la troisième mission avec alunissage, Apollo 13.

« La foi implique de choisir Dieu comme base de la vie », c’est-à-dire de choisir entre « vivre pour soi-même, ou vivre pour Dieu et pour les autres ; se faire servir ou servir ; obéir à son « moi » ou obéir à Dieu », déclare le pape François.

L’année de la foi nous aide à expérimenter la grande joie de croire, à raviver la perception de l’ampleur des conceptions que la foi entrouvre…….La conviction d’une foi qui rend la vie grande et pleine, centrée sur le Christ animait la mission des 1ers chrétiens……Dans la foi, vertu surnaturelle donnée par Dieu, nous reconnaissons qu’un grand amour nous a été offert, qu’une bonne parole nous a été adressée, et que, en accueillant cette parole qui est Jésus-Christ , l’Esprit saint nous transforme, éclaire le chemin de l’avenir et fait grandir en nous les ailes de l’espérance pour le parcourir avec joie; dans un admirable croisement, la foi, l’espérance et la charité constituent le dynamisme de l’existence chrétienne vers la pleine communion avec Dieu …Le chrétien sait que la souffrance ne peut être éliminée, mais qu’elle peut recevoir  un sens, devenir acte d’amour, confiance entre les mains de Dieu qui ne nous abandonne pas, et de cette manière, être une étape de croissance de la foi et de l’amour …..(tiré de l’encyclique ‘Lumière de la Foi » du pape François).

  • Nébuleuse planétaire NGC 7293: Helix Nebula

Image Credit & Copyright: Martin Pugh

  • Extrait du Concile Vatican II:

La paix terrestre qui naît de l’amour du prochain est une image et un effet de la paix du Christ qui vient de Dieu le Père. Car le Fils incarné en personne, « prince de la paix » (Is 9,5), a réconcilié tous les hommes avec Dieu par sa croix, rétablissant l’unité de tous en un seul peuple et un seul corps ; « il a tué la haine dans sa propre chair » (Ep 2,16). Et, après le triomphe de sa résurrection, il a répandu l’Esprit de charité dans le cœur des hommes. C’est pourquoi, accomplissant la vérité dans la charité, tous les chrétiens sont appelés avec insistance à se joindre aux hommes véritablement pacifiques pour implorer et instaurer la paix…

  • M8, nébuleuse de la Lagune
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 Image Crédit & Copyright: Ignacio Diaz Bobillo, APOD.
Ce beau nuage cosmique est un arrêt obligatoire lors des balades célestes au télescope dans la constellation du Sagittaire. Le touriste cosmique du XVIIIème siècle Charles Messier a catalogué cette brillante nébuleuse sous la référence M8. De nos jours, les astronomes savent que la nébuleuse de la Lagune est une pouponnière stellaire active située à quelque 5000 années-lumière de la Terre, en direction du centre de notre galaxie, la Voie Lactée. Ce sont les chaudes étoiles de l’amas ouvert NGC 6530, au cœur de la nébuleuse, qui la font briller. D’étonnants détails sont visibles sur cette remarquable image qui révèle l’éventail de filaments d’hydrogène gazeux luisant et de nuages de poussière sombre ainsi que la région plus brillante et turbulente du sablier, due aux vents stellaires aussi intenses que leur rayonnement. Cette image a été prise avec un appareil photo numérique placé au foyer d’un télescope dans les cieux argentins. A la distance estimée de la nébuleuse de la Lagune, l’image couvre un champ de plus de 60 années-lumière.
  • Homélie du Pape le 15 Aout:

 » Que personne ne nous vole l’espérance, parce que cette force est une grâce, un don de Dieu qui nous fait avancer en regardant le Ciel. Et Marie est toujours là, proche de ces communautés, qui sont nos frères, elle marche avec eux, elle souffre avec eux, et elle chante avec eux le « Magnificat » de l’espérance. »

  • Une nova dans le Dauphin
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En scannant le ciel avec un télescope de petit diamètre le 14 août 2013, l’astronome amateur japonais Koichi Itagaki a découvert une « nouvelle étoile » dans les limites de la constellation du Dauphin. Repérée dans le cercle figurant en haut et au centre de cette image prise le lendemain 15 août depuis Stagecoach dans le Colorado, on l’appelle à présent Nova Delphini 2013. La constellation de la Flèche pointe très opportunément dans sa direction, non loin de la brillante étoile Altaïr, un des sommets du fameux triangle d’été. Cette nova se laisse facilement observer dans une paire de jumelles car elle se trouve à la limite de la visibilité à l’œil nu. En lieu et place de cette nova, les cartes du ciel indiquaient auparavant la présence d’une discrète étoile de 17e magnitude. Son éclat a donc été multiplié 25 000 fois en l’espace de quelques heures. Comment une étoile peut-elle connaître un tel changement ? Son spectre indique qu’il s’agit d’une nova tout à fait classique, un système binaire associant une naine blanche à une géante rouge. De la matière en provenance de la géante rouge en expansion se déverse sur la naine blanche jusqu’à ce que cette matière, essentiellement de l’hydrogène, soit portée à une température et une pression telles qu’une gigantesque explosion thermonucléaire s’y déclenche. La spectaculaire augmentation d’éclat n’est rien d’autre que la lueur de cette fantastique et lointaine explosion, mais les étoiles qui en sont à l’origine ne sont pas détruites pour autant ! Les novae sont ainsi connues pour passer par ce type d’épisode à intervalles plus ou moins réguliers.
Voici le spectre de cette Nova:
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Image Crédit & Copyright: Jürg Alean

Lorsqu’une « nouvelle étoile » est apparue dans la constellation du Dauphin la semaine passée, les astronomes ont trouvé dans le spectre de sa lumière de quoi identifier sa vraie nature. Maintenant connue comme nova du Dauphin, le spectre de sa lumière visible à son maximum d’éclat est au centre de ce champ stellaire vu au travers d’un télescope et d’un prisme dans la nuit du 16 au 17 août 2013 depuis l’observatoire de Bülach en Suisse. Les fortes lignes d’absorption dues aux atomes d’hydrogène sont les plus marquées dans le spectre de la nova, mais elles sont bordées du côté rouge par de brillantes bandes d’émission. C’est la signature spectrale typique des matériaux éjectés lors des explosions de binaires cataclysmiques, l’archétype des novae. Les autres étoiles du champ sont beaucoup plus faibles, identifiées par leur référence dans le catalogue Hipparcos, leur magnitude et leur type spectral. La faible ligne d’émission de la nébuleuse planétaire NGC 6905 a été également capturée, en bas à droite de l’image.

  • vendredi 09 août 2013, Fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), vierge et martyre, co-patronne de l’Europe, et l’homélie du Bienheureux Jean-Paul II (1920-2005): 

      La rencontre d’Edith Stein avec le christianisme ne la conduit pas à renier ses racines juives, mais les lui fait plutôt redécouvrir en plénitude… En réalité, tout son chemin de perfection chrétienne se déroule sous le signe non seulement de la solidarité humaine avec son peuple d’origine, mais aussi d’un vrai partage spirituel avec la vocation des fils d’Abraham, marqués par le mystère de l’appel et des « dons irrévocables » de Dieu.
      En particulier, elle a fait sienne la souffrance du peuple juif, à mesure que celle-ci s’exacerbait au cours de la féroce persécution nazie, qui demeure, à côté d’autres graves expressions du totalitarisme, l’une des taches les plus sombres et les plus honteuses de l’Europe de notre siècle. Elle a ressenti alors, dans l’extermination systématique des juifs, que la croix du Christ était mise sur le dos de son peuple, et elle a vécu comme une participation personnelle à la croix sa déportation et son exécution dans le tristement célèbre camp d’Auschwitz-Birkenau…             Nous nous tournons aujourd’hui vers sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, reconnaissant dans son témoignage de victime innocente, d’une part, l’imitation de l’Agneau immolé et la protestation élevée contre toutes les violations des droits fondamentaux de la personne ; d’autre part, le gage de la rencontre renouvelée entre juifs et chrétiens qui, dans la ligne voulue par le Concile Vatican II, connaît un temps prometteur d’ouverture réciproque. Déclarer aujourd’hui Edith Stein Co-patronne de l’Europe signifie déployer sur l’horizon du vieux continent un étendard de respect, de tolérance, d’accueil, qui invite hommes et femmes à se comprendre et à s’accepter au-delà des diversités de race, de culture et de religion, afin de former une société vraiment fraternelle. Puisse donc l’Europe croître ! Puisse-t-elle croître comme Europe de l’esprit, dans la ligne du meilleur de son histoire, qui trouve précisément dans la sainteté son expression la plus haute.

  • Etoiles filantes sur l’Ontario 

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  Image Crédit & Copyright: Darryl Van Gaal; Annotation: Judy Schmidt, APOD.
D’où semblent provenir toutes ces étoiles filantes ? De la constellation de Persée. C’est la raison pour laquelle la pluie d’étoiles filantes dont nous venons de connaître le pic d’activité s’appelle la pluie des Perséides. Pour exprimer les choses comme le font les astronomes, le radiant de ces météores se trouve dans Persée. Cependant si on ne se contente pas de la projection sur la voûte céleste mais qu’on envisage les choses en trois dimensions, les débris poussiéreux de la taille d’un grain de sable laissés dans son sillage par la comète Swift-Tuttle suivent une orbite assez nettement délimitée autour du Soleil, et la partie de cette orbite qui coupe celle de la Terre est superposée à la constellation de Persée. De ce fait, lorsque la Terre croise cette orbite, le radiant se trouve dans Persée. Ce montage de 13 photos de l a pluie d’étoiles filantes des Perséides de cette année montre de nombreux météores laissant des traînées dans la nuit du 11 août près de Oakland dans l’Ontario, Canada.

Le pape François rappelle que la mission est intrinsèque à la vie chrétienne et précise: « Le caractère missionnaire de l’Église n’est pas un prosélytisme mais un témoignage de vie qui illumine le chemin, qui porte espérance et amour.  » Le document porte, symboliquement, la date de la Pentecôte.

Respect absolu de la liberté

Mais surtout le pape va au-devant d’une objection: l’annonce de la vérité évangélique n’est pas un obstacle à la liberté de conscience. « Parfois, fait observer le pape François, certains pensent encore que porter la Vérité de l’Évangile consiste à faire violence à la liberté. Paul VI a des paroles lumineuses à ce propos : « Ce serait … une erreur d’imposer quoi que ce soit à la conscience de nos frères. Mais c’est tout autre chose de proposer à cette conscience la vérité évangélique et le salut en Jésus-Christ en pleine clarté et dans le respect absolu des options libres qu’elle fera … c’est un hommage à cette liberté » (Evangelii nuntiandi, n. 80). Nous devons toujours avoir le courage et la joie de proposer, avec respect, la rencontre avec le Christ, de nous faire porteurs de son Évangile. Jésus est venu parmi nous pour indiquer le chemin du salut et il nous a confié à nous aussi la mission de le faire connaître à tous, jusqu’aux extrémités de la terre. Souvent, nous voyons que ce sont la violence, le mensonge, l’erreur qui sont mis en relief et proposés. »

Une lumière sûre

« L’homme de notre temps a besoin d’une lumière sûre qui éclaire sa route et que seule la rencontre avec le Christ peut donner. Portons à ce monde, par notre témoignage, avec amour, l’espérance donnée par la foi ! », exhorte le pape

En cette année de la foi, il souligne en effet la richesse que constitue le don de la foi et l’appel qu’il lance à la liberté humaine: « La foi est un précieux don de Dieu, qui ouvre notre esprit afin que nous puissions le connaître et l’aimer. Il veut entrer en relation avec nous afin de nous faire participer à sa vie même et rendre notre vie davantage pleine de signification, meilleure, plus belle. Dieu nous aime ! La foi demande cependant à être accueillie. Elle demande donc une réponse personnelle de notre part, le courage de faire confiance à Dieu, de vivre son amour, reconnaissants pour son infinie miséricorde. Elle est ensuite un don qui n’est pas réservé à quelques-uns mais qui est offert avec générosité. Tous devraient pouvoir faire l’expérience de la joie de se sentir aimés par Dieu, de la joie du salut ! Et il s’agit d’un don qu’il n’est pas possible de conserver pour soi mais qui doit être partagé : si nous voulions le garder seulement pour nous, nous deviendrions dans ce cas des chrétiens isolés, stériles et malades. »

Les frontières de la foi

Il rappelle aussi l’enseignement du Concile dont l’Année de la foi marque le 50e anniversaire: « Le Concile Vatican II a souligné de façon particulière la manière dont le devoir missionnaire, le devoir d’élargir les frontières de la foi, est le propre de tout baptisé et de toutes les communautés chrétiennes » (cf. Décret Ad Gentes, n. 37).

« J’invite les Évêques, les prêtres, les Conseils presbytéraux et pastoraux, toute personne et tout groupe responsable à l’intérieur de l’Église à donner de l’importance à la dimension missionnaire au sein de leurs programmes pastoraux et de formation, ressentant que son propre engagement apostolique n’est pas complet s’il ne comprend pas l’intention de « rendre témoignage du Christ devant les Nations », face à tous les peuples », insiste le pape, ajoutant que la mission « concerne tous les aspects de la vie chrétienne ».

Le pape insiste aussi sur la dimension ecclésiale de l’annonce: « Il n’est pas possible d’annoncer le Christ sans l’Église. Évangéliser n’est jamais un acte isolé, individuel, privé mais toujours ecclésial » et à ce propos il cite à nouveau Paul VI (cf. Evangelii nuntiandi, n. 60), avant d’ajouter : « Et cela donne force à la mission et fait sentir à tout missionnaire et évangélisateur qu’il n’est jamais seul mais qu’il fait partie d’un seul Corps, animé par le Saint Esprit ».

Pour ce qui est de la « nouvelle évangélisation », le pape explique: « Il n’est pas rare que certains baptisés fassent des choix de vie qui les conduisent loin de la foi, rendant ainsi nécessaire qu’ils fassent l’objet d’une « nouvelle évangélisation ». À tout cela vient s’ajouter le fait qu’une vaste part de l’humanité n’a pas été atteinte par la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. »

Annoncer la proximité de Dieu

Il souligne aussi le contexte de « crise » actuel « qui touche différents secteurs de l’existence, non seulement celui de l’économie, de la finance, de la sécurité alimentaire, de l’environnement mais également celui du sens profond de la vie et des valeurs fondamentales qui l’animent », un contexte de conflits aussi: « La coexistence humaine est marquée, elle aussi, par des tensions et des conflits qui provoquent insécurité et difficulté à trouver le chemin d’une paix stable. » 

Ainsi « l’Évangile du Christ qui constitue une annonce d’espérance, de réconciliation, de communion, une annonce de la proximité de Dieu, de sa miséricorde, de son salut, une annonce du fait que la puissance de l’amour de Dieu est capable de l’emporter sur les ténèbres du mal et de conduire sur le chemin du bien ».

 Le pape remercie les missionnaires et lance un appel à ceux qui entendent cet appel intérieur à la mission: « Je fais appel à ceux qui perçoivent cette vocation à répondre généreusement à la voix de l’Esprit, selon leur état de vie, et à ne pas avoir peur d’être généreux avec le Seigneur. J’invite également les Évêques, les familles religieuses, les communautés et tous les groupements chrétiens à soutenir, avec clairvoyance et un discernement attentif, l’appel missionnaire ad gentes et à aider les Églises qui ont besoin de prêtres, de religieux et de religieuses ainsi que de laïcs pour renforcer la communauté chrétienne. »

La douce et réconfortante joie d’évangéliser

Il invite à la communion des Eglises aussi du point de vue des vocations missionnaires: « Il est important que les Églises qui sont plus riches en vocations aident avec générosité celles qui souffrent suite à leur manque. »

Il cite Benoît XVI et fait sien ce souhait: « Que la Parole du Seigneur accomplisse sa course et soit glorifiée’ (2 Th 3, 1) : puisse cette Année de la foi rendre toujours plus solide la relation avec le Christ Seigneur, puisque seulement en lui se trouve la certitude pour regarder vers l’avenir et la garantie d’un amour authentique et durable » (Porta Fidei, n. 15).  Il conclut par l’expression de Paul VI: « la douce et réconfortante joie d’évangéliser »

  • Galaxies en collision

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Qu’adviendra-t-il de ces galaxies ? Bien que les galaxies spirales NGC 5426 et NGC 5427 se frôlent dangereusement, elles ont de bonnes chances de survivre à la collision. La plupart du temps, lorsque des galaxies entrent en collision, la plus grande mange la plus petite. Cependant dans le cas présent les deux galaxies sont d’un gabarit très proche, toutes deux grandes spirales aux bras étendus et au noyau compact. Alors que les deux galaxies continueront à foncer l’une vers l’autre au cours des prochaines dizaines de millions d’années, il est très peu probable qu’on assiste à une seule collision entre leurs étoiles respectives. À l’inverse, de nouvelles étoiles se formeront dans les accumulations de gaz formés par les marées gravitationnelles. Un examen soigneux de cette image prise par le télescope Gemini sud de 8 mètres au Chili montre un pont de matière liant temporairement les deux géantes. Connu collectivement sous le nom de Arp 271, ce couple a une envergure d’environ 130 000 années-lumière et se trouve à quelque 90 millions d’années-lumière de nous dans la constellation de la Vierge. Il est assez vraisemblable que notre propre Galaxie, la Voie lactée, subisse pareille collision avec notre voisine la galaxie d’Andromède d’ici quelques milliards d’années.
  • HOMÉLIE DE SAINT BASILIE DE CÉSAREE SUR LA RICHESSE

Fais comme la terre, toi qui m’écoutes. Porte du fruit comme elle, ne te montre pas inférieur à la nature inanimée. Elle ne nourrit pas ses fruits pour en jouir elle-même, mais pour te rendre service. Toi, au contraire, tous les fruits de la bienfaisance que tu montres, tu les recueilles pour toi-même, car la récompense méritée par les bonnes œuvres revient aux bienfaiteurs. Tu as donné à celui qui avait faim, mais ce que tu as donné reste à toi et même te revient avec des intérêts. De même que le blé, lorsqu’il est tombé en terre, procure du bien à celui qui l’a semé, de même le pain présenté à celui qui a faim te procurera dans la suite beaucoup de profit. Lorsque tu auras achevé de travailler la terre, alors commenceront les semailles célestes. Comme dit l’Écriture : Faites-vous des semailles de justice
Tu devras abandonner ton argent ici-bas, même si tu ne le veux pas. Au contraire, tu emporteras devant le Maître l’honneur mérité par tes bonnes œuvres, lorsque tout un peuple réuni autour de toi, devant le Juge commun, t’appellera nourricier, bienfaiteur, et te donnera tous les titres qui qualifient la bonté envers les hommes.
Ne vois-tu pas, au théâtre, des gens qui jettent leur fortune à des champions de boxe, à des comédiens, à des hommes qui luttent avec les bêtes fauves et dont le seul aspect inspire le dégoût ? Ils font ces prodigalités pour la gloriole d’un moment, pour recevoir les acclamations et les applaudissements de la foule. Et toi, tu restreins les dépenses dont tu vas retirer une si grande gloire ? Dieu t’approuvera, les anges t’acclameront, tous les hommes, depuis la création du monde, te proclameront bienheureux. Tu recevras la gloire éternelle, la couronne de justice, le Royaume des cieux, pour te récompenser d’avoir bien géré des richesses périssables. Mais tout cela te laisse indifférent, et tu méprises les biens que tu devrais espérer, par attachement à ceux qui sont ici. Allons ! Distribue ta richesse de mille manières, sois généreux et magnifique dans tes dépenses pour les malheureux. Alors, on pourra dire de toi :  À pleine main, il donne aux pauvres ; sa justice demeurera toujours
Toi qui es riche et qui repousses le pauvre, comme tu devrais être reconnaissant envers le pauvre, ton bienfaiteur, comme tu devrais être joyeux et fier de l’honneur qui t’est fait, car tu n’as pas besoin d’aller réclamer à la porte d’autrui, puisque ce sont les autres qui assiègent la tienne. Mais tu es maussade et inabordable ; tu évites les rencontres pour ne pas être obligé de laisser échapper la moindre aumône. Tu ne connais qu’une parole : « Je n’ai rien, je ne donnerai rien, car je suis pauvre. » Oui, tu es pauvre, tu ne possèdes aucun bien : tu es pauvre d’amour, pauvre de bonté, pauvre de foi en Dieu, pauvre d’espérance éternelle.

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Une inspection méticuleuse du champ complet de cette image mosaïque au piqué exceptionnel révèle une quantité surprenante de galaxies tant proches que lointaines dans la constellation de la Grande Ourse. La plus frappante est sans conteste NGC 3718, une galaxie spirale voilée, à gauche du centre de l’image. Les faibles bras spiraux de NGC 3718 semble tordus et élargis, parsemés d’amas bleutés d’étoiles jeunes, tandis que sa brillante région centrale est parcourue d’obscures bandes de poussières. À peine 150 années-lumière plus loin sur la droite, on trouve une autre grande galaxie spirale, NGC 3729. Les deux galaxies sont très probablement en interaction gravitationnelle, ce qui expliquerait l’aspect pour le moins particulier de NGC 3718. Ces deux galaxies se trouvent à environ 52 millions d’années-lumière de nous. Juste en dessous de NGC 3718, on peut apercevoir quelques membres du groupe Hickson 56. le groupe Hickson 56 est formé de 5 galaxies en interaction gravitationnelle et se trouve à plus de 400 millions d’années-lumière de nous. Cette image a été désignée vainqueur toutes catégories de l’édition 2013 du concours de photos du ciel organisé par David Malin.
  • LE CANTIQUE SPIRITUEL PAR SAINT JEAN DE LA CROIX

Une fois que l’âme est unie à Dieu, transformée en lui, elle aspire Dieu en Dieu, et cette aspiration est celle même de Dieu, car l’âme étant transformée en lui, il l’aspire elle-même en soi. C’est là, je pense, ce que saint Paul a voulu dire par ces mots : Voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l’Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l’appelant : Abba ! Voilà ce qui a lieu chez les parfaits. Ne nous étonnons pas toutefois de savoir l’âme capable de parvenir à une telle élévation. Dès lors, en effet, que Dieu lui donne la grâce de devenir déiforme et unie à la Très Sainte Trinité, elle devient Dieu par participation ; comment serait-il incroyable qu’elle exerce ses œuvres d’entendement, de connaissance et d’amour dans la Sainte Trinité, avec elle, comme elle, quoique d’une manière participée, Dieu les opérant en elle ? Puisqu’il en est ainsi, il est impossible d’atteindre une plus haute sagesse, une plus haute puissance ; on peut seulement donner à entendre comment le Fils de Dieu nous a obtenu d’arriver à un état si sublime et nous a mérité cette faveur si précieuse, comme dit saint Jean, de pouvoir être les enfants de Dieu. Aussi, dit encore saint Jean, il a adressé à son Père cette supplique : Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée . Cela veut dire : Qu’ils accomplissent par leur participation en nous la même œuvre que j’accomplis par nature, c’est-à-dire qu’ils aspirent le Saint-Esprit.
Il a dit encore : Père, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont ici présents, mais pour tous ceux qui, grâce à leur prédication, doivent croire en moi : Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi. La gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un ; moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité, pour que le monde sache que ta m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé . Il leur communique donc le même amour qu’à son Fils, bien que ce ne soit pas naturellement comme à son Fils mais comme nous l’avons dit, par unité et transformation d’amour ; de même il ne faut pas croire ici que le Fils veuille dire au Père que les saints soient un par essence et par nature comme le sont le Père et le Fils, mais qu’ils le sont par union d’amour, comme le Père et le Fils le sont par unité d’amour. Les âmes possèdent donc par participation les mêmes biens que lui par nature : d’où elles sont véritablement dieux par participation, égales à Dieu et ses compagnes. C’est ce que dit saint Pierre par ces paroles : Que la grâce et la paix vous soient accordées en abondance par la véritable connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur. En effet, sa puissance divine nous a fait don de tout ce qu’il faut pour vivre en hommes religieux, grâce à la véritable connaissance de Celui qui nous a appelés par la gloire et la force qui lui appartiennent. Ainsi, Dieu nous a fait don des grandes richesses promises et vous deviendrez participants de la nature divine . Ces paroles montrent que l’âme participe à la nature de Dieu, en accomplissant en lui et avec lui l’œuvre de la Très Sainte Trinité, de la manière dont nous avons parlé, à cause de l’union substantielle qu’il y a entre l’âme et Dieu. Ces merveilles, sans doute, ne s’accomplissent d’une manière parfaite que dans l’autre vie. Néanmoins quand l’âme arrive ici-bas à cet état de perfection, elle en voit les grands traits, elle en goûte les prémices…
O âmes créées pour de telles grandeurs! ô vous qui êtes appelées à les posséder ! Que faites-vous ? À quoi vous occupez-vous ? O triste aveuglement ! Les yeux de votre âme ne voient plus ! En présence d’une lumière si éclatante vous restez aveuglés ! Quand des voix si puissantes se font entendre, vous restez sourds !

  • LETTRE DE SAINT IGNACE D’ANTIOCHE À POLYCARPE

 
Écarte les métiers qui se rattachent à la magie, ou plutôt condamne-les en faisant l’homélie. Dis aux femmes, mes sœurs, d’aimer le Seigneur et d’être fidèles à leur conjoint par la chair et par l’esprit. De même, recommande à mes frères, au nom de Jésus Christ, d’aimer leur femme comme le Seigneur a aimé l’Église . Si quelqu’un peut demeurer dans la chasteté en l’honneur de la chair du Seigneur, qu’il demeure dans l’humilité. Mais s’il en tire de l’orgueil, il est perdu ; s’il se croit supérieur à l’évêque, sa chasteté est corruption. Il convient que les hommes et les femmes qui se marient contractent leur union avec l’approbation de l’évêque, pour que leur mariage se fasse selon le Seigneur et non selon le désir. Que tout se fasse pour l’honneur de Dieu.
Attachez-vous à l’évêque, pour que Dieu aussi s’attache à vous. Quant à moi, j’offre ma vie pour ceux qui sont soumis à l’évêque, aux prêtres et aux diacres ; je souhaite obtenir de participer avec eux à la vie divine. Travaillez ensemble, et ensemble combattez, menez ensemble votre course ; souffrez, dormez, réveillez-vous ensemble, comme étant les intendants de Dieu (les évêques), ses assesseurs (les prêtres), ses serviteurs (les diacres). Cherchez à plaire à celui sous les ordres de qui vous militez et de qui vous recevez votre solde ; qu’on ne trouve aucun déserteur parmi vous. Que le baptême demeure comme votre bouclier, la foi comme votre casque, la charité comme votre lance, la persévérance comme votre armure ; les réserves de votre solde, ce sont vos bonnes actions, qui vous permettront de toucher les sommes méritées. Soyez donc patients les uns envers les autres dans la douceur, comme Dieu l’est avec vous. Comme je voudrais me réjouir sans fin de votre présence !
Puisque l’Église qui est à Antioche de Syrie jouit de la paix, à ce qu’on m’a rapporté, et cela grâce à votre prière, j’ai moi-même retrouvé plus de confiance dans l’abandon à Dieu, si toutefois, par mes souffrances, je rejoins Dieu, pour que l’on reconnaisse en moi votre disciple, au jour de la résurrection…..
  Je souhaite que vous vous portiez toujours bien en Jésus Christ notre Dieu, et que par lui vous demeuriez dans l’unité et sous l’épiscopat de Dieu. Portez-vous bien dans le Seigneur.

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Juillet 2013: Près d’un Trou noir

  • Trou noir

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 Crédit & Copyright: Alain Riazuelo, APOD.

  Que verriez-vous si vous vous trouviez à proximité d’un trou noir ?  Cette image  est une simulation numérique mettant en relief l’étrangeté de la situation. Le trou noir exercerait une attraction gravitationnelle si forte que la lumière serait fortement courbée dans sa direction, engendrant des distorsions visuelles tout à fait insolites. Chaque étoile située à une faible distance apparente du trou noir se présenterait à vous sous la forme d’au moins deux images distinctes, une de chaque côté du trou noir. Encore plus près de ce dernier, vous pourriez voir le ciel tout entier, puisque la lumière provenant de toutes les directions serait courbée vers vous. La carte stellaire originale qui a servi de trame à cette image est extraite du recensement infrarouge 2MASS sur lequel des étoiles du catalogue Henry Draper ont été superposées. Les astrophysiciens pensent que les trous noirs représentent le plus dense état possible de la matière. Des indices indirects de leur existence ont été observés dans certains systèmes stellaires binaires et au cœur d’amas globulaires, de galaxies ainsi que de quasars. Les trous noirs stellaires sont issus de l »effondrement d’étoiles très massives. Leur masse est comparable à la masse d’une étoile et leur dimension est de l’ordre de quelques kilomètres. Les trous noirs centraux des galaxies sont beaucoup plus gros, leur masse est de quelques millions de masses solaires, et leur dimension se chiffre en centaines de millions de kilomètres. On ignore leur origine, mais elle semble  liée à la formation des galaxies. Les trous noirs centraux des galaxies sont situés au centre des galaxies (comme leur nom l’indique), dans une région appelée le noyau.

  •  Mission d’évangélisation auprès des Aborigènes en Australie à La Grange Mission Bidyadanga :

  •  La Trifide

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Image Crédit & Copyright: Máximo Ruiz, APOD.

La belle Nébuleuse Trifide ( alias M 20) est située à environ 5000 années-lumière de la Terre en direction de la constellation riche en nébuleuses du Sagittaire. Région de formation d’étoiles située dans le plan de notre galaxie, la Trifide illustre à elle seule trois types fondamentaux de nébuleuses astronomiques : les nébuleuses par émission, typiquement rouges, dominées par la lueur émise par les atomes d’hydrogène, les nébuleuses par réflexion, bleues, fruit de la réflexion de la lumière des étoiles par la poussière, et les nébuleuses obscures, où de denses nuages de poussière apparaissent en silhouette. La brillante nébuleuse par émission à droite est séparée en trois parties par des bandes de poussière qui lui valent son surnom familier. Sur cette image à grand champ de la Trifide, l’émission rouge jouxte le bleu de nébuleuses par réflexion. Des piliers et des jets longs d’une année-lumière sculptés par les étoiles naissantes apparaissent dans des images en gros plan de la région prises par le télescope spatial Hubble. La nébuleuse Trifide mesure dans les 40 années-lumière de diamètre.

  • RIO DE JANEIRO, 26 juillet 2013 (Zenit.org) –

Le pape a voulu transmettre trois messages aux jeunes du monde, au terme du Chemin de Croix de ce vendredi 26 juillet 2013, à Copacabana. 
Premier message, issu de la méditation sur l’apôtre Pierre: « Pierre comprit qu’il devait suivre le Seigneur avec courage, à fond, mais il comprit surtout qu’il n’était jamais seul dans sa marche. »

Deuxième message: « La Croix du Christ renferme tout l’amour de Dieu, son immense miséricorde. »

Troisème message, issu de la contemplation du rôle des femmes de Jérusalem et de Marie dans la Passion et Résurrection de Jésus: « La Croix du Christ nous invite aussi à nous laisser contaminer par cet amour. »

Le pape a conclu sur cette invitation pressante: « Sur la Croix du Christ déposons nos joies, nos souffrances, nos succès ; nous y trouverons un Cœur ouvert qui nous comprend, nous pardonne, nous aime et nous demande de porter ce même amour dans notre vie, d’aimer chacun de nos frères et de nos sœurs avec le même amour. »

Paroles du pape François improvisées le 26 Juillet à Rio.

« Je veux que vous alliez à l’extérieur! Je veux que l’Eglise sorte dans les rues! Je veux que nous nous gardions de tout ce qui est mondanité, installation, de tout confort, de tout cléricalisme, de toute fermeture sur nous-mêmes. Les paroisses, les écoles, les institutions, sont appelés à sortir! S’ils ne sortent pas, ils deviennent une ONG et l’Eglise ne peut pas être une ONG », a demandé le pape aux jeunes Argentins.

Le pape a béni la croix de saint François d’Assise – la croix-icône de San Damiano – et une statue de la Vierge bleue de Lujan, le sanctuaire marial argentin. Les jeunes se sont engagé à les porter partout dans le pays.

Le pape leur a demandé avec insistance de prier pour lui, et de ne jamais oublier les « deux extrémités de la vie »: la jeunesse et les anciens.

Le pape a été accueilli dans la cathédrale par son ami, l’Archevêque de Santa Fe de la Vera Cruz et président de la Conférence épiscopale d’Argentine, Mgr José Maria Arancedo, avec qui il a plaisanté à la fin de la rencontre.

 » Merci, merci d’être ici aujourd’hui, d’être venus. Merci à ceux qui sont dedans, et je vous remercie beaucoup ceux qui sont dehors, les trente mille qui, me dit-on, sont dehors, d’ici je les salue! Ils sont sous la pluie. Merci pour ce geste, de vous être approchés, merci d’être venus à la Journée Mondiale de la Jeunesse. »

J »‘ai suggéré à M. Gasbarri qui gère, qui organise le voyage, [de voir] s’il y avait un peu d’espace pour vous  rencontrer, et à midi, il avait tout organisé. Donc, je tiens également à remercier publiquement M. Gasbarri, pour ce qu’il a réussi aujourd’hui. »

« J’aimerais vous dire une chose. Qu’est-ce que j’attends comme conséquence de la Journée mondiale de la jeunesse? J’espère de la pagaille! Va-t-il y avoir de la pagaille ici? Oui! Est-ce qu’ici à Rio il va y avoir de la pagaille? Oui! Mais je veux de la pagaille dans les diocèses! Je veux que vous alliez à l’extérieur! Je veux que l’Eglise sorte dans les rues! Je veux que nous nous gardions de tout ce qui est mondanité, installation, de tout confort, de tout cléricalisme, de toute fermeture sur nous-mêmes. Les paroisses, les écoles, les institutions, sont appelés à sortir! S’ils ne sortent pas, ils deviennent une ONG et l’Eglise ne peut pas être une ONG. »

« Que les évêques et les curés me pardonnent, si ensuite quelqu’un met la pagaille, mais c’est un conseil… merci pour ce que vous pouvez faire. Regardez, je pense qu’en ce moment, cette civilisation mondiale est allée trop loin, est allée trop loin! Parce que le culte fait au dieu de l’argent est tel! Nous assistons à une philosophie et une pratique de l’exclusion des deux pôles de la vie qui sont les promesses du peuple. Et justement, parce qu’on pourrait penser qu’il pourrait y avoir une sorte d’euthanasie cachée. C’est-à-dire : on ne s’occupe pas des personnes âgées! Mais il y a aussi cette euthanasie culturelle: ne les laissez pas parler, ne les laissez pas agir! Et l’exclusion des jeunes: le pourcentage de jeunes qui sont sans travail, sans emploi, est très élevé! C’est une génération qui n’a pas l’expérience de la dignité gagnée par le travail. Autrement dit, cette civilisation nous a conduits à exclure les deux pointes qui sont notre avenir! »

« Par conséquent, les jeunes doivent sortir, ils doivent se mettre en valeur. Les jeunes doivent sortir et se battre pour les valeurs, se battre pour les valeurs! Et les vieux doivent ouvrir la bouche, les anciens doivent ouvrir la bouche et nous enseigner, nous transmettre la sagesse des peuples! Dans le peuple argentin, je le demande du fond du cœur aux anciens: ne manquez pas d’être la réserve culturelle de notre peuple qui transmette la justice, qui transmette l’histoire, qui transmette les valeurs, qui transmette la mémoire du Peuple. Et vous, s’il vous plaît, ne vous mettez pas contre les vieux! Laissez-les parler, écoutez-les, et avancez! Mais sachez, sachez qu’en ce moment, vous, les jeunes et les anciens, êtes voués au même sort: l’exclusion! Ne vous laissez pas exclure! Est-ce clair? Je pense que vous devez travailler à cela. »

« Et la foi en Jésus-Christ n’est pas une plaisanterie, c’est quelque chose de très sérieux, c’est un scandale. Dieu était venu se faire l’un de nous: c’est un scandale! Et qu’il soit mort sur la croix:  c’est un scandale, le scandale de la croix. La Croix continue d’être un scandale, mais c’est le seul chemin sûr, celui de la Croix, de Jésus, dans l’incarnation de Jésus! »

« S’il vous plaît, ne diluez pas la foi en Jésus-Christ! Il y a du jus d’orange dilué, du jus de pomme dilué, du jus de banane dilué, mais s’il vous plaît ne prenez pas du jus de foi dilué! La foi est entière, elle ne se dilue pas! C’est la foi en Jésus. C’est la foi dans le Fils de Dieu fait homme, qui m’a aimé et qui est mort pour moi. »

« Donc, mettez une belle pagaille! Prenez soin des extrémités du Peuple que sont les anciens et les jeunes! Ne vous laissez pas exclure, et n’excluez pas les anciens, et ensuite ne diluez pas la foi en Jésus-Christ. »

« Les Béatitudes! Que devons-nous faire, mon père? Regarde, lis les Béatitudes qui vont bien t’aller, et si tu veux savoir ce que tu dois faire concrètement, lis Matthieu 25, qui est le protocole selon lequel nous serons jugés. Avec ces deux choses vous avez votre programme d’action: les Béatitudes et Matthieu 25, pas besoin de lire quoi que ce soit d’autre. Je vous le demande de tout mon cœur! »

« Eh bien, je vous remercie de votre proximité, je suis désolé que vous soyez enfermés en cage, mais je veux vous dire une chose. Je sens par moments combien c’est moche d’être mis en cage! Je vous l’avoue de tout cœur! Mais bon … je les comprends! … J’aurais aimé être plus proche de vous, mais comprends que pour des raisons d’ordre, ce n’est pas possible. »

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Image Crédit & Copyright: Juan Lozano de Haro, APOD.

  Comme une illustration d’une galactique « Histoire comme ça », la nébuleuse de la trompe d’éléphant serpente au travers du complexe IC 1396 formé d’une nébuleuse par émission immergée au coeur d’un jeune amas stellaire, dans la haute et lointaine constellation de Céphée. Cette trompe d’éléphant cosmique fait plus de 20 années-lumière de long. Cette mosaïque en fausses couleurs a été prise au travers de filtres étroits ne laissant passer que la lumière émise par les atomes ionisés d’hydrogène, de soufre et d’oxygène qui peuplent la région. Le résultat met en valeur les brillants contours qui soulignent les poches de gaz et de poussières interstellaires froides. Ces sombres nuages en forme de filaments contiennent le matériau brut à partir duquel vont se former les étoiles et dissimulent les proto-étoiles. À près de 3000 années-lumière de distance, le relativement peu brillant complexe d’IC 1396 couvre une vaste région du ciel, à peu près 5° sur le ciel. Ce gros plan spectaculaire couvre un champ de 2° sur le ciel, à peu près 4 fois la taille de la pleine Lune.

  • Julienne de Norwich (1342-après 1416), recluse anglaise .

Notre Seigneur m’a fait une révélation sur la prière. J’ai vu qu’elle repose sur deux conditions : la rectitude et une confiance ferme. Très souvent, notre confiance n’est pas totale. Nous ne sommes pas sûrs que Dieu nous écoute, car nous pensons que nous en sommes indignes et d’ailleurs nous ne ressentons rien. Nous sommes souvent aussi secs et stériles après notre prière qu’avant. Notre faiblesse vient de ce sentiment de notre sottise, comme je l’ai moi-même éprouvé. Tout cela, notre Seigneur me l’a présenté soudain à l’esprit et m’a dit : « Je suis l’origine de ta supplication. D’abord, c’est moi qui veux te faire ce don, puis je fais en sorte que toi tu le veuilles aussi. Je t’incite à implorer, et tu implores : comment alors serait-il possible que tu n’obtiennes pas ce que tu demandes ? »      Notre bon Seigneur m’a donné ainsi un grand réconfort… Lorsqu’il a dit : « Et tu implores », il m’a montré le grand plaisir que lui cause notre supplication et la récompense infinie qu’il nous accordera en réponse à notre prière. Quand il a déclaré : « Comment serait-il possible que tu n’obtiennes pas ? », il en parle comme d’une impossibilité, car il est complètement impossible que nous ne recevions pas la grâce et la miséricorde lorsque nous les demandons. En effet, tout ce que notre Seigneur nous fait implorer, il l’a ordonné pour nous de toute éternité. Par là, nous pouvons voir que ce n’est pas notre supplication qui est la cause de la bonté qu’il nous témoigne… : « J’en suis l’origine »…      La prière est un acte délibéré, vrai et persévérant de notre âme, qui s’unit et s’attache à la volonté de notre Seigneur, par l’opération douce et secrète du Saint Esprit. Notre Seigneur lui-même reçoit d’abord notre prière, me semble-t-il ; il la prend avec une grande reconnaissance et une grande joie, et il l’emporte en plein ciel et la dépose dans un trésor où elle ne périra jamais. Elle est là devant Dieu et tous ses saints, continuellement reçue, continuellement nous aidant dans nos besoins. Et quand nous entrerons dans la béatitude, elle nous sera rendue, contribuant à notre joie, avec des remerciements infinis et glorieux de la part de Dieu.

  • APARECIDA, 24 juillet 2013 (Zenit.org) –  

Homélie du pape François à Aparecida

Vénérés frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce, chers frères et sœurs !

Quelle joie pour moi de venir dans la maison de la Mère de chaque Brésilien, le Sanctuaire de Nossa Senhora Aparecida ! Au lendemain de mon élection comme Évêque de Rome, j’ai visité la Basilique Sainte Marie Majeure à Rome, afin de confier à la Vierge mon ministère de Successeur de Pierre. Aujourd’hui, j’ai voulu venir ici pour demander à Marie, notre Mère, le succès des Journées mondiales de la Jeunesse et pour déposer à ses pieds la vie du peuple latino- américain.

Je voudrais vous dire d’abord une chose. Dans ce sanctuaire, où s’est tenue la 5ème Conférence générale de l’Épiscopat de l’Amérique latine et des Caraïbes, il y a six ans, s’est déroulé un fait très beau dont j’ai pu m’en rendre compte personnellement : voir comment les évêques – qui ont travaillé sur le thème de la rencontre avec le Christ, le fait d’être disciple et la mission – se sentaient encouragés, accompagnés et, dans un certain sens, inspirés par les milliers de pèlerins qui venaient chaque jour confier leur vie à la Vierge : cette Conférence a été un grand moment d’Église. Et nous pouvons dire, en effet, que le Document d’Aparecida est bien connu justement à cause de ce tressage entre les travaux des pasteurs et la foi simple des pèlerins, sous la protection maternelle de Marie. Quand elle cherche le Christ, l’Église frappe toujours à la porte de la maison de sa Mère et demande : « Montre-nous Jésus ». C’est d’elle que nous apprenons à être de vrais disciples. C’est pourquoi l’Église va en mission en marchant toujours dans le sillon de Marie.

Aujourd’hui, le regard tourné vers les Journées mondiales de la Jeunesse qui m’ont conduit au Brésil, je viens moi aussi frapper à la porte de la maison de Marie – qui a aimé et éduqué Jésus – afin qu’elle nous aide tous, pasteurs du Peuple de Dieu, parents et éducateurs, à transmettre à nos jeunes les valeurs qui les rendront artisans d’une Nation et d’un monde plus justes, plus solidaires et plus fraternels. En ce sens, je voudrais rappeler trois attitudes : garder l’espérance, se laisser surprendre par Dieu, et vivre dans la joie.

1. Garder l’espérance. La deuxième lecture de la Messe présente une scène dramatique : une femme – figure de Marie et de l’Église – est persécutée par un Dragon – le diable – qui veut dévorer son enfant. Toutefois la scène ne porte pas à la mort, mais à la vie, car Dieu intervient et sauve l’enfant (cf. Ap 12, 13a.15-16). Que de difficultés dans la vie de chacun de nous, dans l’existence des personnes, dans nos communautés, mais pour aussi énormes que ces difficultés puissent sembler, Dieu ne nous laisse jamais en être submergés. Face au découragement qui pourrait être dans la vie et qui pourrait gagner ceux qui œuvrent pour l’évangélisation ou qui font l’effort de vivre la foi en tant que père et mère de famille, je voudrais dire avec force : ayez toujours dans vos cœurs cette certitude : Dieu marche à vos côtés, il ne vous abandonne en aucun moment ! Ne perdez jamais l’espérance ! Ne l’éteignez jamais dans vos cœurs ! Le « dragon », le mal, est présent dans notre histoire, mais il n’est pas le plus fort. Dieu est le plus fort ! Dieu est notre espérance ! C’est vrai que de nos jours, tous, un peu, et nos jeunes aussi, se sentent séduits par beaucoup d’idoles qui substituent Dieu et semblent donner espérance : l’argent, le succès, le pouvoir, le plaisir. Une sensation de solitude et de vide gagne souvent le cœur de beaucoup et les pousse à la recherche de compensations, de ces idoles éphémères. Chers frères et sœurs, soyons des lumières d’espérance ! Ayons un regard positif sur la réalité. Encourageons la générosité qui caractérise les jeunes, accompagnons-les dans leur recherche à devenir les protagonistes de la construction d’un monde meilleur : ils sont un moteur puissant pour l’Église et pour la société. Ils n’ont pas besoin seulement de choses, ils ont besoin avant tout que leur soient proposées les valeurs immatérielles qui sont le cœur spirituel d’un peuple, la mémoire d’un peuple. Dans ce sanctuaire, inscrit dans la mémoire du Brésil, nous pouvons presque lire ces valeurs : spiritualité, générosité, solidarité, persévérance, fraternité, joie ; ces valeurs trouvent leurs plus profondes racines dans la foi chrétienne.

2. La deuxième attitude : se laisser surprendre par Dieu. L’homme ou la femme d’espérance – la grande espérance que la foi nous donne – sait que, même au milieu des difficultés, Dieu agit et nous surprend. L’histoire de ce sanctuaire en est un exemple : trois pêcheurs, après une journée sans rien pêcher, trouvent dans les eaux du fleuve Parnaíba quelque chose d’inattendu : une image de Nossa Senhora da Conceiçaio. Qui aurait jamais imaginé que le lieu d’une pêche infructueuse serait devenu le lieu où tous les Brésiliens peuvent se sentir fils d’une même Mère ? Dieu surprend toujours, comme le vin nouveau dans l’Évangile que nous venons d’entendre. Dieu réserve toujours ce qu’il y a de meilleur pour nous. Mais il nous demande de nous laisser surprendre par son amour et d’accueillir ses surprises. Ayons confiance en Dieu ! Si nous nous éloignons de lui, le vin de la joie, le vin de l’espérance finit. Si nous nous approchons de lui, si nous restons avec lui, nos froideurs, nos difficultés, nos péchés se transforment en vin nouveau d’amitié avec lui.

3. La troisième attitude : vivre dans la joie. Chers amis, si nous marchons dans l’espérance, nous laissant surprendre par le vin nouveau que Jésus nous offre, il y aura de la joie en nos cœurs et nous ne pourrons être que des témoins de cette joie. Le chrétien est joyeux, il n’est jamais triste. Dieu nous accompagne. Nous avons une Mère qui intercède toujours pour la vie de ses enfants, pour nous, comme la reine Esther dans la première lecture (cf. Est 5, 3). Jésus nous a montré que le visage de Dieu est celui d’un Père qui nous aime. Le péché et la mort ont été vaincus. Le chrétien ne peut pas être pessimiste ! Il n’a pas le visage d’une personne qui semble être en deuil permanent. Si nous sommes vraiment amoureux du Christ et si nous sentons combien il nous aime, notre cœur s’« enflammera » d’une joie telle qu’elle contaminera tous nos voisins. Comme le disait Benoît XVI : « Le disciple sait que sans le Christ il n’y a pas de lumière, pas d’espérance, pas d’amour, pas d’avenir » (Discours d’inauguration de la Conférence d’Aparecida [13 mai 2007], p. 861).

Chers amis, nous sommes venus frapper à la porte de la maison de Marie. Elle nous a ouvert, elle nous a fait entrer et nous a montré son Fils. Elle nous demande maintenant : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2, 5). Oui, notre Mère, nous nous engageons à faire ce que Jésus nous dira ! Et nous le ferons avec espérance, sûrs des promesses de Dieu et pleins de joie. Ainsi soit-il.

Quant à l’envoi missionnaire qui est le thème du rassemblement, le cardinal Rylko a préciser que cela signifie « laisser vie commode » pour aller vers les « périphéries du monde » et leur « apporter le Christ et son Evangile »: « C’est bon de suivre Jésus, de sortir de soi pour aller aux périphéries du monde et de l’existence et de leur apporter Jésus. »

Déchaînant l’enthousiasme par le ton enflammé et par ses paroles, le cardinal Rylko a conclu: « Le Christ a besoin de vous de votre jeune âge, de votre enthousiasme missionnaire; le Christ compte sur chacune et chacun de vous. Bienvenus à Rio de Janeiro! »

  • ROME, 22 juillet 2013 (Zenit.org):  Premier discours du pape François au Brésil

Madame la Présidente, Illustres Autorités, Frères et Amis !

Dans sa tendre Providence, Dieu a voulu que le premier voyage international de mon Pontificat m’offre la possibilité de retourner dans cette Amérique latine bien-aimée, concrètement au Brésil, nation qui se vante de ses liens forts avec le Siège Apostolique et de ses profonds sentiments de foi et d’amitié qui l’ont toujours maintenue unie de façon particulière au Successeur de Pierre. Je rends grâces pour cette bienveillance divine.

J’ai appris que pour avoir accès au peuple brésilien, il fallait entrer par la porte de son cœur immense ; qu’il me soit donc permis aujourd’hui de frapper délicatement à cette porte. Je demande la permission d’entrer et de passer cette semaine avec vous. Je n’ai ni or ni argent, mais je vous apporte ce qui m’a été donné de plus précieux : Jésus Christ ! Je viens en son Nom pour alimenter la flamme d’amour fraternel qui brûle dans chaque cœur ; et je désire que mon salut vous rejoigne tous et chacun : « La paix du Christ soit avec vous ! ».

Je salue avec déférence Madame la Présidente et les membres distingués de son Gouvernement. Je la remercie de son généreux accueil et des paroles par lesquelles elle a voulu manifester la joie des Brésiliens pour ma présence sur leur sol.

Je salue aussi Monsieur le Gouverneur de cet État, qui nous accueille gentiment dans le Palais du Gouverneur, et le Maire de Rio de Janeiro, ainsi que les membres du Corps diplomatique accrédité auprès du Gouvernement brésilien, les autres Autorités présentes et tous ceux qui ont rendu possible ma visite.

Je voudrais adresser un mot affectueux à mes frères Évêques, auxquels il incombe le devoir de guider le troupeau de Dieu dans cet immense pays, et à leurs chères églises particulières. Par cette visite, je désire poursuivre la mission pastorale propre à l’Évêque de Rome qui est de confirmer ses frères dans la foi au Christ, de les encourager à témoigner les raisons de l’espérance qui vient de lui et de les stimuler à offrir à tous les richesses inépuisables de son amour.

Comme on le sait, la principale raison de ma présence au Brésil dépasse ses frontières. En effet, je suis venu pour les Journées mondiales de la Jeunesse. Je suis venu rencontrer les jeunes venus de toutes les parties du monde, attirés par les bras grands ouverts du Christ Rédempteur. Ces jeunes veulent trouver refuge dans ses bras ouverts, tout proche de son Cœur, écouter à nouveau son appel clair et puissant : « Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples ».

Ces jeunes viennent de continents divers, parlent des langues différentes et sont porteurs de cultures variées ; cependant ils trouvent dans le Christ les réponses à leurs plus hautes et communes aspirations et ils peuvent se rassasier d’une vérité limpide, d’un amour authentique qui les unissent au-delà de toute diversité.

Le Christ leur offre une place, sachant qu’il n’y a pas d’énergie plus puissante que celle qui se dégage du cœur des jeunes quand ils sont conquis par l’expérience de l’amitié avec lui. Le Christ a confiance en eux et leur confie l’avenir de sa propre mission : « Allez donc, faites des disciples !» ; allez au-delà de ce qui est humainement possible et suscitez un monde de frères. Mais les jeunes aussi font confiance au Christ, ils n’ont pas peur de risquer avec lui l’unique vie dont ils disposent, parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas déçus.

En commençant ma visite au Brésil, je suis bien conscient qu’en m’adressant aux jeunes, je parle aussi à leurs familles, à leurs communautés ecclésiales et nationales d’origine, aux sociétés dans lesquelles ils sont insérés, aux hommes et aux femmes dont dépend l’avenir de ces nouvelles générations.

Il n’est pas rare chez vous d’entendre les parents dire : « les enfants sont la pupille de nos yeux ». Comme elle est belle cette expression de la sagesse brésilienne qui appliquent aux jeunes l’image de la pupille des yeux, la fenêtre à travers laquelle la lumière entre en nous et nous offre le miracle de la vision ! Qu’en sera-t-il de nous si nous ne prenons pas soin de nos yeux ? Comment pourrons-nous avancer ? Mon souhait est que durant cette semaine, chacun de nous se laisse interpeler par cette question provocatrice.

La jeunesse est la fenêtre à travers laquelle l’avenir entre dans le monde, et elle nous propose donc de grands défis. Notre génération se révèlera à la hauteur de la promesse qui est en chaque jeune quand elle saura lui offrir un espace et lui assurer les conditions matérielles et spirituelles nécessaires à son épanouissement ; quand elle saura lui donner de solides fondements sur lesquels il puisse construire sa vie et lui garantir la sécurité et l’éducation afin qu’il devienne ce qu’il peut être ; quand elle saura lui transmettre des valeurs enracinées pour lesquelles il vaille la peine de vivre et lui assurer un horizon transcendant pour apaiser sa soif de bonheur authentique et sa créativité dans le bien ; et quand elle saura lui confier en héritage un monde qui corresponde à la mesure de la vie humaine et réveiller en lui les meilleures potentialités pour être protagoniste de son lendemain et co-responsable du destin de tous.

Pour conclure, je demande à tous la gentillesse de l’attention et, si possible, l’empathie nécessaire pour établir un dialogue entre amis. En ce moment, les bras du Pape s’élargissent pour embrasser toute la nation brésilienne, dans sa richesse humaine, culturelle et religieuse complexe. De l’Amazonie à la pampa, des régions arides au Pantanal, des petits villages aux métropoles, que personne ne se sente exclu de l’affection du Pape. Après-demain, s’il plaît à Dieu, j’ai l’intention de vous recommander tous à Nossa Senhora Aparecida, en invoquant sa maternelle protection sur vos maisons et vos familles. En attendant, je vous bénis tous. Merci pour l’accueil !

  • La Terre et la Lune vues de Saturne
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 Image Crédit:   NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute, APOD.

  Cette image du système Terre-Lune a été capturée par la mission Cassini en orbite autour de Saturne, dans la portion extérieure du système solaire. La Terre est le plus brillant des deux points de lumière. Cette image brute présente également plusieurs traînées qui ne sont pas des étoiles mais des rayons cosmiques qui ont frappé les capteurs numériques de Cassini tandis qu’ils enregistraient l’image. Cette image a été prise par Cassini vendredi soir et publiée dès samedi. 

  •    Le Pape François, avant l’angélus dominical, de ce 21 juillet, place Saint-Pierre,  a cité saint Benoît de Nursie et son invitation aux moines: « prie et travaille », l’interprétant en « prie et agis ». « Il est avant tout important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’opposer les deux attitudes, a expliqué le pape: l’écoute de la Parole du Seigneur, la contemplation et le service concret du prochain. Ce ne sont pas deux attitudes opposées, mais au contraire, ce sont deux aspects tous deux essentiels pour notre vie chrétienne; aspects qu’il ne faut jamais séparer, mais à vivre dans une unité et une harmonie profondes. » L’erreur de Marthe a donc été non pas d’agir, de servir, mais de « considérer comme essentiel seulement ce qu’elle faisait, c’est-à-dire qu’elle était trop absorbée et préoccupée par les choses à « faire ». » « Chez un chrétien, a précisé le pape, les oeuvres de service et de charité ne doivent jamais être détachées de la source principale de toute action: l’écoute de la Parole du Seigneur, le fait d’être – comme Marie – aux pieds de Jésus, dans l’attitude du disciple. » « Dans notre vie chrétienne aussi, chers frères et soeurs, a-t-il insisté, que prière et action soient toujours profondément unies. Une prière qui ne conduit pas à l’action concrète pour le frère pauvre, malade, ayant besoin d’aide, en difficulté, est une prière stérile et incomplète. Mais, de même, quand, dans le service ecclésial on n’est attentif qu’au « faire », quand on donne plus de poids aux choses, aux fonctions, aux structures, et que l’on oublie le caractère central du Christ, que l’on ne réserve pas de temps pour le dialogue avec lui dans la prière, on risque de servir soi-même et non pas Dieu présent dans le frère dans le besoin. » Le pape a cité le fondateur des Bénédictins en disant: « Saint Benoît résumait ainsi le style de vie qu’il indiquait à ses moines en deux mots: “ora et labora”, « prie et agit ». C’est de la contemplation, d’un rapport d’amitié fort avec le Seigneur que naît en nous la capacité de vivre et d’apporter aux autres l’amour de Dieu, sa miséricorde, sa tendresse. Et aussi notre travail auprès de notre frère dans le besoin, notre travail dans les pervers de charité, les oeuvres de miséricorde, nous conduit au Seigneur, parce que justement nous regardons vers le Seigneur dans le frère et la soeur dans le besoin. » Pour le pape, la Vierge Marie est le modèle de cette harmonie: « Demandons à la Vierge Marie, Mère de l’écoute et du service, de nous enseigner à méditer dans notre coeur la Parole de son Fils, à prier avec fidélité, pour être toujours plus attentifs concrètement aux nécessités de nos frères. » Dans « Dieu dans la ville » (éditions Téqui) le cardinal Jorge Mario Bergoglio écrivait: « Dieu vit déjà dans notre ville et nous presse – pendant que nous réfléchissons – de sortir à sa rencontre pour le découvrir, pour construire des relations de proximité, et incarner le ferment de sa Parole dans des œuvres concrètes. Le regard de foi s’élargit chaque fois que nous mettons en pratique la Parole. La contemplation se fait plus parfaite au milieu de l’action. Agir en bons citoyens, dans n’importe quelle ville, améliore la foi. »

  • Comment aller sur Mars ? cliquez sur ce carré pour le savoir:

                                                                           

  • Ivan Vladimirovich Lopukhin  (1756) Philosophe, mystique, et écrivain Russe..
1. – Dans la vraie régénération, Jésus-Christ lui-même achève sa voie dans l’homme qu’il régénère, à mesure qu’il se manifeste à son âme et qu’il y avance l’accroissement de son humanité spirituelle. Jésus-Christ, en s’incarnant dans l’individu pour ainsi dire, le conduit après lui à sa plénitude, qui a paru sur la terre dans son incarnation divine; il le conduit en l’animant de sa propre vie, et suivant qu’il lui trouve des dispositions, il le transforme d’après ses desseins en cet état de béatitude et de gloire dans lequel il doit éternellement exister en lui dans le royaume de la création renouvelée.
2. – Cet ouvrage secret et invisible de Jésus-Christ commence dans l’âme dès que l’action divine, qui renouvelle tout, y manifeste sa force; c’est lorsque la semence de la propre nature de Jésus-Christ y germe et fructifie, et que l’action de son esprit s’y fait sentir d’une manière sensible qui ne laisse plus de doute de sa présence, parce qu’il lui fait goûter et voir combien le Seigneur est bon. Tout cela se fait dans l’âme, lorsque la vie de Jésus-Christ y prend naissance.
3. – Mais, pour que l’homme entre dans la vraie voie de la régénération, pour qu’il approche de Jésus-Christ, et qu’il le suive dans son union avec lui, il faut d’abord qu’il marche dans la route qui conduit à cette voie de vie dont nous avons parlé. Or, cette route préparatoire n’est autre chose que l’imitation de Jésus-Christ.

  • Les saisons de Saturne

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  Etant donné que l’axe de Saturne est incliné sur son orbite autour du Soleil, Saturne a des  saisons, comme celles de la planète Terre… mais les saisons de Saturne durent plus de 7 ans. Donc, quelle est la saison actuelle sur Saturne ? Orbitant autour de l’équateur, l’inclinaison des anneaux de Saturne offre un aspect saisonnier assez esthétique. En fait, ce mois, les anneaux de Saturne atteindront leur angle le plus « ouvert » après être apparus  presque de profil au milieu des années 90. La planète à l’anneau est bien positionnée dans le ciel du soir, produisant un beau spectacle au moment où  arrivent l’été dans l’hémisphère sud et l’hiver dans l’hémisphère nord. Le télescope spatial Hubble a pris cette séquence d’images à environ un an d’intervalle, commençant à gauche en 1996 et finissant à droite en 2000.   Bien qu’ils semblent solides, les anneaux de Saturne sont probablement épais de moins de 50 m et consistent en de petits morceaux individuels de glace et de roche allant de la taille d’un grain de sable à  des rochers de la taille d’une maison.

  • ROME, 18 juillet 2013 (Zenit.org) – Mgr Francesco Follo :

Une seule porte conduit vers la liberté, par laquelle « le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres » (Gal 5,1), et il existe trois clefs pour l’ouvrir: la foi, l’espérance et la charité. Ces clefs ont deux propriétaires: l’homme et Dieu, qui doivent intervenir ensemble. Aucun des deux ne peut agir sans l’autre. Les vertus théologales, divines, infuses, sont plus encore les fruits de la grâce que de la liberté. L’homme ne peut agir sans le concours de Dieu et Dieu ne veut pas ouvrir cette porte sans la collaboration de l’homme. Jésus qui entra dans le cénacle les portes fermées, «  est à la porte et frappe » (Ap. 3,20) au cœur de l’homme, qui est libre d’ouvrir.

Dieu ouvre la porte de la liberté en nous donnant la foi dans la mesure où il nous donne la possibilité de croire et en envoyant ceux qui prêchent l’heureuse annonce de sa vérité et de son amour : l’Evangile. L’homme ouvre la porte en accueillant cette possibilité, 

En obéissant à la foi, c’est-à-dire en disant « oui » à Dieu, qui lui parle et à qui il répond en disant « Me voici », comme dirent, par ex, Abraham (Me voici –  Gen. 22,1), Moïse (Me voici – Ex 3,4), Samuel (Me voici. Parle ton serviteur t’écoute – 1 Sam 3,12) Isaïe (Me voici, envoie-moi!Is 6,8), et la Vierge Marie (Me voici, je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole – Lc 1, 38);En espérant, c’est-à-dire en mettant sa confiance dans les promesses de Dieu, comme Abraham qui « Espérant contre toute espérance, a cru, et ainsi est devenu le père d’un grand nombre de peuples » (Rm 4,18);En aimant. C’est-à-dire en imitant l’amour de Jésus et qu’il nous a donné: « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé, soyez dans mon amour » (Jn15,12).

Une question nous vient spontanément : « Où naît la charité? Cette « clef » qui, avec l’espérance et la foi, ouvre la porte de la liberté ? Elle naît de Dieu. Elle doit donc être demandée à Dieu comme un don. Mais il ne faut pas oublier qu’elle naît aussi de la foi, de l’annonce proclamée par les témoins de l’amour de Dieu pour nous. De la foi naît également l’espérance: «  Contre toute espérance humaine, Dieu promet à Abraham une descendance, comme fruit de la foi et de la puissance de l’Esprit Saint » (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, n 706). L’espérance reçoit de la foi un saut fondamental et seulement la foi qui, par la foi, arrive à l’espérance.

  • La Terre et la Lune vues de Mercure :

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  Crédit: NASA/JHU APL/CIW, APOD.

  À quoi pourraient bien ressembler la Terre et la Lune si nous les observions depuis la planète Mercure ? La sonde spatiale MESSENGER nous en a fourni un aperçu tandis qu’elle se retournait vers la Terre lors de son dernier passage à proximité du Soleil il y a 3 mois de cela. La Terre et la Lune sont les deux disques quasiment collés l’un à l’autre sur la gauche de cette image. En réalité, Messenger n’était pas du tout dans les parages de Mercure lorsqu’elle a pris cette image, mais cependant éloignée de la Terre de la même distance. Depuis Mercure, la Terre et la Lune apparaitraient toujours sous la forme de disques réfléchissant la lumière du Soleil sans jamais présenter aucune phase. MESSENGER est déjà passé 3 fois à proximité de Mercure depuis son lancement en 2004 et devrait s’y placer en orbite en mars 2011.

  • LETTRE DE SAINT IGNACE D’ANTIOCHE AUX MAGNÉSIENS

Ignace, appelé aussi Théophore (Porte-Dieu), à l’Église qui est bénie dans la grâce de Dieu le Père en Jésus Christ notre Sauveur. C’est en lui que je salue l’Église qui est à Magnésie, sur les bords du Méandre, et je lui souhaite abondance de joie en Dieu le Père et en Jésus Christ.

Apprenant que votre charité est parfaitement ordonnée selon Dieu, j’ai décidé, dans ma joie, de vous adresser la parole dans la foi en Jésus Christ. Honoré d’un nom d’une divine splendeur, alors que je me déplace chargé de chaînes, je célèbre la louange des Églises et je leur souhaite d’être unies à la chair et à l’esprit de Jésus Christ, notre éternelle vie je leur souhaite d’être unies dans la foi et la charité, qui est supérieure à tout et je leur souhaite ce qui est le plus important : l’union avec Jésus et le Père en qui, après avoir résisté à toutes les attaques du prince de ce monde et y avoir échappé, nous atteindrons Dieu. Puisque j’ai eu l’honneur de vous voir par l’intermédiaire de Damas, votre évêque digne de Dieu, des dignes presbytres Bassus et Apollonius, et de son compagnon de service, le diacre Zotion, je souhaite jouir de sa présence, car il est soumis à l’évêque comme à la grâce de Dieu, et au presbytérium comme à la loi de Jésus Christ.

Il convient que vous n’abusiez pas du jeune âge de votre évêque ; au contraire, par égard à la puissance de Dieu le Père, il convient que vous lui accordiez toute votre vénération. Car je sais que vos saints presbytres n’ont pas abusé de la jeunesse qui paraît en lui ; comme des gens guidés par une prudence divine, ils se soumettent à lui, non pas à lui, mais comme à l’évêque et au gardien de tous, au Père de Jésus Christ. Par respect pour ce Père qui nous a aimés, il convient d’obéir, sans aucune dissimulation. Car, lorsqu’on dissimule, ce n’est pas l’évêque visible que l’on égare, c’est l’évêque invisible que l’on essaie de tromper. En agissant ainsi, ce n’est pas à l’homme de chair qu’on s’adresse, mais à Dieu, qui connaît les choses cachées.

Il convient donc de ne pas seulement se faire appeler chrétien, mais de l’être aussi ; de même que certains ont toujours le nom de l’évêque à la bouche, mais font tout sans lui. Ceux-là ne me paraissent pas avoir une bonne conscience, car leurs assemblées ne sont pas légitimes ni conformes au commandement du Seigneur.

Car les choses ont leur fin, et voici devant nous, toutes deux également, la mort et la vie, et chacun doit aller à son lieu propre. C’est ainsi qu’il y a deux monnaies, celle de Dieu et celle du monde ; et chacune d’elles a sa marque particulière. Les infidèles portent celle de ce monde, et les fidèles qui sont dans la charité portent la marque de Dieu le Père par Jésus Christ. Si, grâce à celui-ci, nous ne décidons pas librement de mourir pour participer à sa passion, sa vie n’est pas en nous.

  • Trombe marine sur la Floride

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 Image Crédit & Copyright:   Joey Mole

 Image   d’une trombe marine,   colonne ascendante d’air très humide se produisant au-dessus de l’eau. Les trombes marines n’ont rien à envier à leurs homologues terrestres (tornades) en termes de dangerosité, avec des vents dépassant les 200 km/h. Certaines trombes marines se forment même quand il n’y a pas d’orage, et certaines sont à peine visibles, ne laissant deviner leur présence que sous la forme d’un motif insolite à la surface de l’eau. Cette image a été prise début juillet 2013 près de Tampa, en Floride. L’Atlantique au large des côtes de Floride est incontestablement l’une des zones les plus propices aux trombes marines, avec plusieurs centaines observées chaque année. Certains auteurs pensent que ces trombes pourraient expliquer certaines disparitions mystérieuses dans le fameux triangle des Bermudes.

  •  Témoignage d’un  agronome :

http://www.koreus.com/video/alerte-babylone.html

  • THÉODORET DE CYR (Né à Antioche vers 393, Il fut voué dès sa naissance à la vie religieuse par sa mère, restée longtemps sans enfant. Élevé par deux moines nommés Macédonius et Pierre, Il entra très jeune dans le clergé. Vers 416, à vingt-trois ans, ses deux parents étant morts, il distribua la fortune familiale aux pauvres et entra au monastère de Nicerte, près d’Apamée, où il resta sept ans. En 423, il fut élu évêque de Cyr, petit diocèse dépendant de la métropole d’Hiérapolis)
Extrait de son Traité sur la finalité de la création :

« Étant donné que le Créateur exerce sa providence sur l’univers, le principe de l’économie du Sauveur apparaît dès lors inattaquable et indiscutable. Il ne convenait pas en effet à l’Architecte de l’Univers, qui avait donné l’être à ce qui n’existait pas, de dédaigner l’humanité qui se perdait, alors qu’il avait fait pour elle tout le monde visible. La terre est en effet la demeure des hommes et le ciel est leur toit; l’air, la mer, les fleuves, les sources, les rejetons des nuages, les rosées et le vent, les arbres fruitiers, comme ceux qui ne donnent rien, les animaux terrestres et ailés, aquatiques et amphibies, la flore avec ses espèces innombrables, les métaux enfin sont mis à la disposition du genre humain; le soleil, la lune, la multitude des astres marquent les divisions du temps dont ils se sont réservés des parts égales: le soleil éclaire pendant le jour et invite au labeur, tandis que la lune est chargée, aves les étoiles, d’illuminer les nuits. Aussi le Seigneur de l’Univers n’a-t-il pas cru juste de laisser assiéger par le péché et livrer à la mort, comme un prisonnier, celui pour qui toutes ces créatures ont été faites. C’est pourquoi il a revêtu la forme humaine et il a voilé sa nature invisible sous une nature visible. Il a conservé sa nature visible à l’abri du péché et il a maintenu dans son état d’intégrité sa nature cachée. Celle-ci en effet n’a pas de part aux faiblesses de la chair, pas plus que la chair n’a contracté la tache du péché. Il eût été bien facile au Seigneur de réaliser le salut des hommes sans cette enveloppe de chair et de détruire par sa seule volonté l’empire de la mort et de faire disparaître complètement le péché qui en est le père, d’expulser à tout jamais le démon infâme, son auteur … Mais au lieu de sa puissance, il préféra montrer la justice de sa providence .. Aussi, quand il voulut plus tard apporter à tous les hommes les remèdes du salut, ce n’est ni au ministère des anges, ni à celui des archanges qu’il eut recours, pas plus qu’il ne fit éclater du haut du ciel une voix que tous les hommes auraient pu comprendre, mais il construisit sa demeure humaine dans un sein virginal d’où il sortit, homme que l’on voit et Dieu qu’on adore: le même, qui est engendré avant tous les siècles de la substance du Père et qui a pris de la Vierge ce qui se voit, est à la fois nouveau et éternel.« .

« C’est par ses blessures que nous sommes guéris… »
Nos remèdes, ce sont les souffrances du Seigneur. Voilà ce que le prophète nous enseigne lorsqu’il proclame : C’est nos péchés qu’il porte, et c’est pour nous qu’il souffre ; et nous, nous pensions qu’il était châtié, frappé, maltraité. C’est à cause de nos péchés qu’il a été blessé, à cause de notre iniquité qu’il a été broyé ; le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui ; c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Vous étions tous errants comme des brebis ; c’est pourquoi il a été conduit à l’abattoir comme une brebis, comme un agneau mené devant le tondeur.
Le pasteur, voyant ses brebis dispersées, prenant avec lui une brebis et la conduisant dans le pâturage de son choix, attire à lui les autres brebis à la suite de celle-ci. C’est ainsi que Dieu le Verbe, voyant que le genre humain était égaré, prit la forme d’un serviteur, s’unit à elle et, par elle, fit revenir vers lui toute la nature humaine. C’est ainsi qu’il conduisit au pâturage divin ceux qui avaient de mauvais bergers et étaient exposés aux loups.
C’est pour cela que notre Sauveur a pris notre nature. C’est pour cela que le Christ Seigneur a accepté les souffrances qui nous ont apporté le salut. Conduit à la mort et déposé dans le tombeau, il a détruit la tyrannie ancestrale, et il a offert l’incorruptibilité aux hommes asservis à la corruption. Car, en rebâtissant et en relevant le Temple détruit, il a offert aux morts qui attendaient sa résurrection des promesses véritables et solides.
La nature que j’ai prise chez vous, dit-il, parce qu’elle était habitée par la divinité et unie à elle, a obtenu la résurrection et, en déposant la corruptibilité avec les souffrances, est parvenue à l’incorruptibilité et à l’immortalité. C’est ainsi que vous-mêmes serez délivrés de la dure servitude de la mort et qu’en dépouillant la corruptibilité avec les souffrances, vous revêtirez l’impassibilité.
Aussi a-t-il fait parvenir à tous les hommes, par ses Apôtres, le don du baptême. Allez donc, leur dit-il, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Le baptême est comme un reflet et une image de la mort du Seigneur. Car, dit saint Paul, si nous sommes déjà en communion avec le Fils par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par la résurrection.

  • Le Donjon de l’Aigle 

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 Crédit & Copyright: Emanuele Colognato & Jim Wood, APOD.

  Qu’est-ce qui illumine les tours de ce château dans le ciel ? La nébuleuse de l’Aigle rayonne dans de nombreuses couleurs à la fois. Cette image est une superposition de trois de ces couleurs, émises par des gaz bien particuliers. Les piliers de poussière noire soulignent les contours de quelques-unes des tours de formation d’étoiles les plus denses. Le rayonnement très énergétique émis par de jeunes étoiles massives fait briller le gaz dans lequel la région baigne et provoque l’évaporation d’une partie de la poussière et du gaz des piliers où elles sont nées. Bon nombre de ces étoiles exploseront dans quelques millions d’années, léguant la plupart des éléments qu’elles ont forgés en leur coeur à la nébuleuse qui les a vues naître. Ce processus amène à la formation d’un amas ouvert connu sous le nom de M16.

  • Benoît XVI trace un portrait de Saint Bonaventure (dont la fête était le 15 Juillet):

Né vers 1217 à Bagnoregio, au nord de Rome, et mort en 1274, cet « homme d’action et de contemplation, de grande piété et de prudence » fut un des principaux promoteurs de l’harmonie entre foi et culture au XIII siècle. Baptisé sous le nom de Jean, il faillit mourir jeune d’une grave maladie. Sa mère le recommanda à saint François à peine canonisé et il guérit, ce qui le marqua pour la vie. Pendant son séjour d’études théologie à Paris, il se fit franciscain et prit le nom de Bonaventure. Dès le début de sa vie religieuse il se distingua par sa connaissance de l’Écriture, de l’œuvre de Pierre Lombard et des principaux théologiens de son temps. « La perfection évangélique fut sa réponse lors de sa dispute avec les maîtres séculiers de l’Université de Paris, qui mettaient en doute son droit à enseigner dans les universités »(*) Il démontra comment les franciscains vivaient selon les vœux, en pauvreté, chasteté et obéissance évangélique. « Au-delà de cet épisode historique, la vie, l’enseignement et l’œuvre de Bonaventure demeurent actuels. L’Église est rendue plus belle et lumineuse par la fidélité à leur vocation de ses filles et fils mettant en pratique les préceptes évangéliques, qui sont aussi appelés à témoigner par leur mode de vie que l’Évangile est source de joie et de perfection ». Lorsque Bonaventure fut élu en 1257 supérieur général, les franciscains étaient 30.000, principalement répartis en Europe, certains en Afrique du nord, au Proche-Orient et en Chine. « Il était nécessaire de consolider cette expansion et surtout lui assurer une unité d’action et d’esprit selon le charisme de saint François. Il existait alors plusieurs interprétations de son message, ce qui risquait de provoquer une fracture interne ». Pour préserver l’esprit franciscain authentique, Bonaventure « rassembla de nombreux documents sur le Poverello d’Assise et entendit les témoignages de ceux qui l’avaient connu ». Ainsi naquit la Légenda Major, qui est malgré son nom la biographie la plus précise de saint François. Bonaventure y présente le fondateur comme « un chercheur passionné du Christ. Dans un amour mû par l’imitation il s’est complètement conformé au Maître, un idéal que le théologien de Bagnoregio proposa de vivre à tous les disciples de François…un idéal valable pour tout chrétien, aujourd’hui aussi. Jean-Paul II l’a reproposé pour le troisième millénaire ». Vers la fin de son existence, Bonaventure fut consacré évêque et élevé à la dignité cardinalice par Grégoire X, qui le chargea de préparer le concile de Lyon, convoqué pour mettre fin à la division entre Églises latine et grecque. Mais il ne vit pas la concrétisation de ses efforts et mourut durant le concile. Benoît XVI a conclu la biographie de ce Docteur de l’Église en invitant à recueillir l’héritage de saint Bonaventure, qui résumait le sens de sa vie ainsi: « Sur terre nous pouvons contempler l’immensité divine grâce au raisonnement et à l’admiration. A l’inverse, au ciel, lorsque nous serons devenus semblables à Dieu, par la vision et l’extase…nous entrerons dans la joie de Dieu ». (source: VIS 100303-540)  (*) note d’un internaute. Mémoire de saint Bonaventure, évêque d’Albano et docteur de l’Église, célèbre par sa doctrine, sa sainteté et ses actions remarquables au service de l’Église. Ministre général de l’Ordre des Mineurs, il le dirigea avec prudence dans l’esprit de saint François. Dans ses nombreux écrits, il réunit la plus grande érudition et la piété la plus ardente. Alors qu’il travaillait avec une belle ardeur au déroulement du deuxième Concile Œcuménique de Lyon, en 1274, il mérita de parvenir à la vision bienheureuse de Dieu.

« Pour la recherche spirituelle, la nature ne peut rien et la méthode peu de choses. Il faut accorder peu à la recherche et beaucoup à l’action. Peu à la langue et le plus possible à la joie intérieure. Peu aux discours et aux livres et tout au don de Dieu, c’est-à-dire au Saint-Esprit. Peu ou rien à la créature et tout à l’Etre créateur: Père, Fils et Saint-Esprit. « 

  • La galaxie du Sombrero vue par Hale

130715

 
 Image Crédit & Copyright:   Caltech/Palomar Observatory/Paul Gardner,  Salvatore Grasso, and  Ryan Hannahoe, APOD.

Que se passe-t-il au centre de cette galaxie spirale ? Appelée Galaxie du Sombrero pour sa ressemblance avec le chapeau traditionnel mexicain, M104 présente des bandes de poussière sombre et un brillant halo d’étoiles et d’amas globulaires le long d’un disque quasiment vu par la tranche. Les milliards d’étoiles anciennes provoquant la lueur diffuse du vaste bulbe central ne sont pas pour rien dans la ressemblance avec un sombrero. Une inspection minutieuse du bulbe sur la photographie ci-dessus prise avec le 200 pouces du télescope Hale révèle de nombreux points de lumière qui sont en réalité des amas globulaires. Les anneaux de poussières spectaculaires de M 104 abritent de nombreuses étoiles plus jeunes et brillantes et montrent une grande richesse de détails que les astronomes ne comprennent pas encore totalement. Le coeur du Sombrero brille à travers tout le spectre électromagnétique, et abriterait un gros trou noir. La lumière de la Galaxie du Sombrero, qui a mis 50 millions d’années à nous parvenir, est visible avec un petit télescope en direction de la constellation de la Vierge.

  • Lettre de l’Église de Smyrne sur le martyre de saint Polycarpe (69-155), évêque de Smyrne, qui fut brulé sur un bûcher: le feu fut alors éteint par son sang qui coulait de son côté qui avait été transpercé par le bourreau.

Ils ne l’ont pas cloué, mais l’ont attaché. Lié au poteau, les mains derrière le dos, Polycarpe ressemblait à un bélier de choix, pris dans le troupeau en vue du sacrifice, un holocauste agréable à Dieu.  Alors, levant les yeux, il a dit : « Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de Jésus Christ, ton Enfant bien-aimé et béni, par qui nous t’avons connu, Dieu des anges et des esprits du ciel, Dieu créateur de tout l’univers et de toute la race des justes qui vivent en ta présence, je te bénis. Oui, tu m’as jugé digne de ce jour et de cette heure, digne d’être compté parmi tes martyrs et de boire à la coupe de souffrance de ton Christ. Ainsi mon âme et mon corps revivront avec toi pour toujours, grâce à l’Esprit Saint qui ne peut pas mourir. Accorde-moi d’être reçu aujourd’hui en ta présence avec tes martyrs, comme un sacrifice beau et agréable… Tu m’y as préparé ; tu me l’avais montré ; tu as gardé ta promesse, Dieu fidèle et vrai. Pour cette grâce et pour toute chose, je te loue, je te bénis, je te glorifie par le grand-prêtre éternel et céleste, Jésus Christ (He 4,14), ton Fils bien-aimé. Par lui, qui est avec toi et l’Esprit, gloire à toi maintenant et dans les siècles à venir. Amen ».

 
  • Protubérance solaire tourmentée

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  Dix Terres pourraient aisément se glisser entre les « mâchoires » de ce qui a toutes les apparences d’un monstre solaire. Ce monstre, visible dans le quadrant inférieur gauche de l’image, est en fait une gigantesque protubérance éruptive saisie alors qu’elle s’éloignait du Soleil. Cette image fut prise au début de l’année 2000 par le satellite SOHO. Cette protubérance est non seulement exceptionnelle par sa taille mais aussi par sa forme. La figure tourmentée en « 8 » qu’elle dessine indique la présence au sein des particules solaires des lignes d’un champ magnétique complexe. C’est peut-être la rotation différentielle de notre étoile qui permettrait de rendre compte de cette explosion de surface. Bien que d’aussi vastes protubérances et énergétiques éjections de matière coronale soient des phénomènes relativement rares, on les rencontre plus fréquemment à proximité du maximum solaire, la période correspondant au plus grand nombre de taches, elles-mêmes directement liées à l’activité du Soleil au cours de son cycle de 11 ans.

  • Prière à Marie du Pape François.

ROME,  9 juillet 2013 (Zenit.org) – Lors de sa visite sur l’île de Lampedusa, le pape adresse un véritable « manifeste » à Marie, Étoile de la mer pour les migrants, pour ceux qui leur sont indifférents, pour ceux qui les soutiennent, pour les décideurs. Le pape était en effet en visite sur l’île italienne, destination de milliers de réfugiés des pays d’Afrique et du Moyen-Orient, souvent victimes de conditions de traversée précaires. Au cours d’une matinée où il a prié pour les disparus en mer, rencontré des réfugiés et célébré une messe avec la population, le pape a appelé au réveil des consciences face à la « mondialisation de l’indifférence » et « l’anesthésie du cœur » .

Prière à Marie, Étoile de la mer : O Marie, Étoile de la mer, encore une fois, nous avons recours à toi, pour trouver refuge et sérénité, pour implorer ta protection et ton secours. Mère de Dieu et notre Mère, tourne ton regard très doux vers tous ceux qui chaque jour affrontent les dangers de la mer, pour assurer à leurs familles les ressources nécessaires pour vivre, pour protéger le respect de la création et pour servir la paix entre les peuples. Protectrice des migrants et des personnes itinérantes, assiste avec un soin maternel les hommes, les femmes et les enfants contraints de fuir leur terre à la recherche d’un avenir et d’une espérance. Que leur rencontre avec nous et avec nos peuples ne se transforme pas en une source de nouveaux esclavages et humiliations encore plus pesants. Mère de miséricorde, implore le pardon pour nous qui, devenus aveugles par égoïsme, repliés sur nos intérêts personnels et prisonniers de nos peurs, sommes indifférents aux besoins et aux souffrances de nos frères. Refuge des pécheurs, obtient la conversion du cœur de ceux qui génèrent la guerre, la haine et la pauvreté, qui exploitent leurs frères dans leurs fragilités ou qui font un commerce indigne de la vie humaine. Modèle de charité, bénis les hommes et les femmes de bonne volonté qui accueillent et qui servent ceux qui accostent sur cette terre : que l’amour reçu et donné soit semence de nouveaux liens fraternels et aurore d’un monde de paix. Amen.

  • Tache sur Soleil rouge 

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Image Crédit & Copyright: Jo Hunter, APOD.

Les rayons rougis du Soleil couchant inondaient les cieux du lac de Cedar Creek, au sud-est de Dallas, Texas, au soir du 6 juillet 2013. Si les couchers de Soleil sont sans doute les phénomènes astronomiques les plus communément observés, celui-ci offrait un supplément : une tache si vaste qu’elle était visible sans l’aide d’aucun instrument magnificateur, près du centre de ce disque solaire à l’éclat atténué et déformé par la densité plus grande de l’atmosphère en bordure de ciel. Vue au télescope, cette tache se révèle être une complexe région active constituée de nombreuses petites taches, même si la plupart sont en réalité bien plus grandes que la Terre.

  • Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan .

       « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho »… Jéricho est le symbole de ce monde où, après avoir été chassé du Paradis, c’est-à-dire de la Jérusalem céleste, Adam est descendu… C’est le changement non pas de lieu mais de conduite qui a fait son exil. Quel changement ! Cet Adam qui jouissait d’un bonheur sans inquiétude, dès qu’il s’est abaissé aux fautes de ce monde, a rencontré des larrons… Qui sont ces larrons, sinon des anges de la nuit et des ténèbres, qui se déguisent parfois en anges de lumière (2Co 11,14), mais qui ne peuvent pas y demeurer ? Ils commencent par nous dépouiller des vêtements de grâce spirituelle que nous avons reçus : c’est ainsi qu’ils font d’habitude pour nous blesser… Prends donc garde à ne pas te laisser dépouiller, comme Adam, privé de la protection du commandement de Dieu et dépourvu du vêtement de la foi. Voilà pourquoi il a reçu la blessure mortelle à laquelle tout le genre humain aurait succombé, si le Samaritain n’était descendu guérir ses blessures affreuses.
      Ce n’est pas n’importe qui, ce Samaritain : celui que le prêtre et le lévite avaient dédaigné, lui ne l’a pas dédaigné… Ce Samaritain descendait : « Qui est descendu du ciel, sinon celui qui est monté au ciel, le Fils de l’homme, qui est au ciel ? » (Jn 3,13) Voyant à demi mort cet homme que personne avant lui n’avait pu guérir…, il s’est approché de lui ; c’est-à-dire qu’en acceptant de souffrir avec nous, il s’est fait notre prochain et qu’en exerçant la miséricorde envers nous, il s’est fait notre voisin.

  • L’étoile Gamma Cyg

130709

 Image Crédit & Copyright:   Jose Francisco Hernandez (Altamira Observatory), APOD.

L’étoile supergéante Gamma Cygni se trouve au centre de la Croix du Nord, célèbre astérisme de la constellation du Cygne. Connue sous le nom propre de Sadr, la brillante étoile occupe également le centre de ce splendide paysage céleste formé d’un complexe d’étoiles, de nuages de poussières, et de nébuleuses brillantes répartis le long du plan de notre galaxie, la Voie Lactée. Le champ couvre plus de 3 degrés (l’équivalent de 6 pleines lunes) sur le ciel et comprend également l’amas ouvert NGC 6910 et la nébuleuse par émission IC 1318. À la gauche de Gamma Cyg et adoptant la forme de deux lumineuses ailes cosmiques divisées par une longue et sombre veine de poussières, on comprend aisément la raison pour laquelle IC 1318 est familièrement appelée nébuleuse du Papillon. En haut et à gauche de Gamma Cyg se trouvent les encore jeunes et étroitement regroupées étoiles de NGC 6910. Certaines estimations de distance de Gamma Cyg la placent à quelque 750 années-lumière de nous, tandis que celles concernant IC 1318 et NGC 6910 vont de 2 000 à 5 000 années-lumière.

  • Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre

      Regardez autour de vous, mes frères… : pourquoi y a-t-il tant de changements et de luttes, tant de partis et de sectes, tant de credo ? Parce que les hommes sont insatisfaits et inquiets. Et pourquoi inquiets, chacun avec son psaume, sa doctrine, sa langue, sa révélation, son interprétation ? Ils sont inquiets parce qu’ils n’ont pas trouvé…; tout cela ne les a pas encore amenés à la présence du Christ qui est « la plénitude de la joie et le bonheur éternel » (Ps 15,11).
      S’ils avaient été nourris du pain de la vie (Jn 6,35) et goûté au rayon de miel, leurs yeux seraient devenus clairs, comme ceux de Jonathan (1Sm 14,27) et ils auraient reconnu le Sauveur des hommes. Mais n’ayant pas saisi ces choses invisibles, ils doivent encore chercher, et ils sont à la merci des rumeurs au loin…
      Spectacle attristant : le peuple du Christ erre sur les collines « comme des brebis sans berger ». Au lieu de le chercher dans les lieux qu’il a toujours fréquentés et dans la demeure qu’il a établie, ils s’affairent en des projets humains, suivent des guides étrangers et se laissent captiver par des opinions nouvelles, deviennent le jouet du hasard ou de l’humeur du moment et la victime de leur volonté propre. Ils sont pleins d’anxiété, de perplexité, de jalousie et d’alarme, « ballottés et emportés par tout vent de la doctrine, par la ruse des hommes et de leur astuce à se fourvoyer dans l’erreur » (Ep 4,14). Tout cela parce qu’ils ne cherchent pas le « Corps unique, l’Esprit unique, l’unique espérance de leur appel, l’unique Seigneur, la foi unique, le baptême unique, le Dieu unique et Père de tous » (Ep 4,5-6) pour y « trouver le repos de leurs âmes » (Mt 11,29). 

  • L’amas globulaire NGC 6752 

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Image Crédit & Copyright: Damian Peach, APOD.

 Distant de quelque 13 000 années-lumière dans la constellation australe du Paon, cet amas globulaire parcourt le halo de la Voie lactée. Vieux de plus de 10 milliards d’années, NGC 6752 contient plus de 100 000 étoiles dans une sphère d’environ 100 années-lumière de diamètre, ce qui en fait le troisième plus brillant amas globulaire derrière Omega du Centaure et 47 du Toucan. Les explorations télescopiques de NGC 6752 ont également montré qu’une fraction non négligeable d’étoiles se trouvant près du coeur appartiennent à des systèmes multiples. Elles y ont également révélé la présent d’un grand nombre d’« attardées bleues », des étoiles massives à l’apparence étonnamment jeune pour des membres d’un amas dont les étoiles sont censées être au moins deux fois plus âgées que notre Soleil. Ces observations viennent conforter l’idée selon laquelle les attardées bleues seraient peut-être le fruit de rajeunissements apparents dus à des collisions et des fusions d’étoiles facilitées par le dense environnement qui est le leur. Les étoiles les plus anciennes, des géantes rouges très nombreuses, apparaissent ici dans des nuances de jaune.

  •  François d’Assise dit « Anonyme de Pérouse » (13ème s.)

      Comblé déjà des grâces de l’Esprit Saint, le bienheureux François a prédit à ses frères ce qui allait leur arriver. Dans le bois voisin de la chapelle de Sainte-Marie de la Portioncule, où ils avaient l’habitude de se retirer pour faire oraison, il a réuni ces six frères qu’il avait alors et leur a dit : « Frères très chers, comprenons bien notre vocation : dans sa miséricorde, Dieu ne nous a pas seulement appelés pour notre propre profit, mais aussi pour le service et même le salut de beaucoup d’autres. Allons donc par le monde ; exhortons et montrons aux hommes et aux femmes, par notre parole et notre exemple, à faire pénitence de leurs péchés et à se remettre en mémoire les commandements de Dieu qu’ils ont si longtemps tenus dans l’oubli ».
      Puis il a ajouté : « Soyez sans crainte, petit troupeau (Lc 12,32), mais faites confiance au Seigneur. Ne vous demandez pas l’un à l’autre : ‘ Et comment donc allons-nous prêcher, ignorants et illettrés comme nous sommes ? ‘ Rappelez-vous plutôt les paroles du Seigneur à ses disciples : ‘ En fait, ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père qui parlera en vous ‘ (Mt 10,20). C’est donc le Seigneur lui-même qui vous communiquera son Esprit et sa sagesse pour exhorter et prêcher aux hommes et aux femmes la voie et la pratique de ses commandements ».

  • NGC 2170, céleste nature morte 

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Sur cette magnifique nature morte céleste composée par quelque cosmique pinceau, la nébuleuse NGC 2170, dans le coin supérieur gauche de l’image, réfléchit doucement la lumière de chaudes étoiles proches en se parant de délicats reflets bleutés. Elle est accompagnée d’autres nébuleuses par réflexion, d’une région d’émission à la lueur rouge caractéristique, de nébuleuses par absorption aussi discrètes que nombreuses, le tout sur un fond d’étoiles aux couleurs variées. Tout comme les accessoires usuels qu’utilisent généralement les peintres pour composer leurs natures mortes, les nuages de gaz, de poussière et les étoiles visibles sur cette image sont très communs dans cette portion d’espace, un nuage moléculaire massif où se forment de nombreuses étoiles dans la constellation de la Licorne. Ce nuage moléculaire géant, que les astronomes ont baptisé Mon R2, est étonnamment proche puisqu’on l’estime à environ 2400 années-lumière de nous, ce qui donnerait à cette toile l’impressionnant format d’environ 15 années-lumière de long.

  • Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire : « Pourquoi avoir peur ? »

      « Mes enfants, quoi qu’il vous arrive, souvenez-vous que je suis toujours avec vous. Souvenez-vous que, visible ou invisible, paraissant agir ou paraissant dormir et vous oublier, je veille toujours, je suis partout, et je suis tout-puissant. N’ayez jamais nulle crainte, nulle inquiétude : je suis là, je veille, je vous aime…, je suis tout-puissant.  Que vous faut-il de plus ?… Souvenez-vous de ces tempêtes que j’ai apaisées d’un mot, leur faisant succéder un grand calme. Souvenez-vous de la façon dont j’ai soutenu Pierre marchant sur les eaux (Mt 14,28s). Je suis toujours aussi près de chaque homme que je l’étais alors de vous… Ayez confiance, foi, courage ; soyez sans inquiétude pour votre corps et votre âme (Mt 6,25), puisque je suis là, tout-puissant et vous aimant.
      Mais…que votre confiance ne naisse pas de l’insouciance, de l’ignorance des dangers, ni de la confiance en vous ou en d’autres créatures… Les dangers que vous courez sont imminents : les démons, ennemis forts et rusés, votre nature, le monde, vous font constamment une guerre acharnée… En cette vie, la tempête est presque continuelle, et votre barque est toujours près de sombrer. Mais moi je suis là, et avec moi elle est insubmersible. Défiez-vous de tout, et surtout de vous, mais ayez en moi une confiance totale qui bannisse toute inquiétude. »

  • M82, galaxie tempête 

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 Image Crédit & Copyright: Ken Crawford  (Rancho Del Sol Obs.), APOD.

Egalement appelée galaxie du Cigare en référence à sa forme allongée, M82 est non seulement une galaxie à flambée d’étoiles mais est aussi dotée d’un supervent. Cette association est assez logique puisque le supervent est directement le résultat de la flambée d’étoiles, laquelle donne naissance à des étoiles massives produisant de puissants vents stellaires et ayant tôt fait d’évoluer en supernovae explosives. Les effets du supervent sur les régions centrales de la galaxie sont flagrants sur cette mosaïque d’images prises au télescope depuis la Terre. Les filaments d’hydrogène atomique apparaissant en rouge s’étendent sur environ 10 000 années-lumière. Une partie du gaz soufflé par le supervent, enrichi en éléments lourds forgés au coeur des étoiles les plus massives, finira par s’échapper dans l’espace intergalactique. Cette image révèle également une structure détachée de la galaxie et appelée « le chapeau », à 35 000 années-lumière au-dessus de la galaxie. Il s’agit de matière du halo galactique ionisée soit par le supervent, soit par le rayonnement ultraviolet des jeunes étoiles du noyau. Déclenché par le frôlement de la proche galaxie M81, le furieux épisode de flambée d’étoiles que connaît actuellement M82 devrait durer encore quelque 100 millions d’années. M82 se trouve à 12 millions d’années-lumière de nous, près de la limite nord de la Grande Ourse.

  • ROME,  3 juillet 2013 (Zénith.org) – Face au péché, le croyant doit « fuir sans nostalgie. Fuir et ne pas regarder en arrière », déclare le pape François.

Le pape a célébré la messe hier matin, 2 juillet 2013, à la Maison Sainte-Marthe. Selon Radio Vatican, des collaborateurs du Tribunal de la pénitencerie apostolique et de l’Académie pontificale ecclésiastique étaient présents. Durant son homélie, le pape a mis en relief quatre attitudes « dans les situations conflictuelles, dans les situations difficiles » : la difficulté de couper avec le péché, la curiosité ou nostalgie, la peur et la grâce.  

Eloge de la fuite

La première attitude est illustrée par « la lenteur », « l’hésitation », avec laquelle Loth veut quitter Sodome avant sa destruction, dans la première lecture (Gn 19,15-29) : il y a en lui l’« incapacité de se détacher du mal, du péché ». A cet exemple, les hommes « veulent sortir, sont décidés », mais « quelque chose les retient en arrière » : « Il est si difficile se couper d’une situation de péché. C’est difficile! Même d’une tentation, c’est difficile! » « Mais la voix de Dieu donne cette parole: ‘Fuis ! Tu ne peux pas lutter là, car le feu, le souffre te tueront. Fuis !’. Sainte Thérèse de l’enfant Jésus enseignait que parfois, pour certaines tentations, l’unique solution est de fuir et de ne pas avoir honte de fuir ». Il s’agit pour le croyant de « reconnaître [qu’il est] faible » et qu’il a « besoin de fuir ». Mais cette fuite sert à « avancer sur la route de Jésus », comme le dit un adage populaire argentin que le pape a cité : « Soldat qui fuit, sert pour une autre guerre ».

Sans regarder en arrière

L’ange dit aussi à Loth « de ne pas regarder en arrière ». Selon le pape, c’est un conseil pour « vaincre la nostalgie du péché », une autre attitude illustrée par le peuple de Dieu dans le désert : il « avait tout, les promesses, tout ». Mais « ils avaient la nostalgie des oignons d’Egypte » et cette « nostalgie leur faisait oublier qu’ils mangeaient ces oignons sur la table de l’esclavage ». Il s’agit de « ne pas regarder en arrière » et d’aller « de l’avant » afin de « couper avec toute nostalgie », mais également de vaincre « la curiosité » : « La curiosité ne sert pas, elle fait mal ». Le pape a donné des exemples de curiosité : « « Mais, en ce monde si pécheur, comment peut-on faire ? A quoi ressemblera ce péché ? Je voudrais savoir… ». Non, arrête ! La curiosité te fera du mal ! » Une seule solution donc « face au péché : fuir sans nostalgie. Fuir et ne pas regarder en arrière ! Nous sommes faibles, tous, et nous devons nous défendre », a-t-il insisté.

La peur, mauvaise conseillère

La troisième attitude s’observe dans l’Evangile (Mt 8,23-27), sur la barque des apôtres : c’est la « peur » : « Sauve-nous, Seigneur, nous sommes perdus ! ». La peur « est aussi une tentation du démon : avoir peur d’avancer sur la route du Seigneur, peur d’aller de l’avant, d’aller là où le Seigneur conduira ». Cette tentation laisse entendre qu’il est « mieux de rester ici », en sécurité. « Mais c’est l’Egypte de l’esclavage ». La peur « n’est pas un bon conseiller ». Jésus « l’a dit tant de fois : ‘N’ayez pas peur !’. La peur n’aide pas ».

Regarder le Seigneur

La bonne attitude est donnée par « la grâce de l’Esprit Saint » : « Face au péché, face à la nostalgie, face à la peur », il faut « regarder le Seigneur, contempler le Seigneur ». Comme pour les apôtres dans l’Evangile, lorsque le Christ calme la tempête, « ceci provoque la stupeur, si belle, d’une nouvelle rencontre avec le Seigneur ». Le pape a encouragé à prier ainsi : « Seigneur, j’ai cette tentation: je veux rester dans cette situation de péché; Seigneur, j’ai la curiosité de vouloir connaître ces choses ; Seigneur, j’ai peur ». Il a exhorté les chrétiens à n’être « ni naïfs, ni tièdes », mais « valeureux, courageux », c’est-à-dire « courageux dans [leur] faiblesse. Et notre courage doit parfois s’exprimer par une fuite sans regarder en arrière, pour ne pas tomber dans la mauvaise nostalgie. Ne pas avoir peur et toujours regarder le Seigneur !”.

Le ferment et la graine de la foi

Au cœur de la mégapole, le Pape François préconise trois attitudes spécifiques, au centre desquelles il place le témoignage de la foi: « Sortir de soi pour aller à la rencontre de l’autre, c’est-à-dire la proximité, des attitudes de proximité. Notre regard doit toujours être à la fois ‘au-delà’ et proche. Non autoréférentiel, mais transcendant.

« Le ferment et la graine de la foi, c’est-à-dire le témoignage (si, sachant ces choses, les croyants les appliquent, ils connaîtront le bonheur). Dimension de martyre de la foi.

«  L’accompagnement, c’est-à-dire la patience, la persévérance (hypomonè, en grec), qui accompagne les processus sans bousculer les limites. »

  • NGC 6384, une spirale au-delà des étoiles 

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Crédit: ESAHubbleNASA, APOD.

L’Univers est rempli de galaxies. Mais pour les voir les astronomes doivent regarder au-delà des étoiles de notre propre galaxie, la Voie Lactée. À titre d’exemple, considérons cette vue en couleurs de la galaxie spirale NGC 6384, à quelque 80 millions d’années-lumière de nous, dans la constellation du Serpentaire. Si elle est bien à cette distance, NGC 6384 fait alors environ 150 000 années-lumière de diamètre, tandis que ce gros plan de la région centrale de la galaxie mesure dans les 70 000 années-lumière. Cette image révèle des détails dans les bras spiraux bleus de la lointaine galaxie ainsi que dans son bulbe jaunâtre. Cependant toutes les étoiles individuelles visibles sur cette image se trouvent dans notre environnement proche, nettement au sein de notre propre galaxie. Les plus brillantes de ces étoiles de la Voie Lactée semblent placées au centre d’une croix, en réalité des aigrettes de diffraction, provoquées par le montage optique du télescope. Ce champ stellaire est relativement riche en étoiles de premier plan car il est situé non loin du centre surpeuplé de la Voie Lactée.

  • LETTRE DE SAINT CLÉMENT DE ROME AUX CORINTHIENS

Il est écrit : « Attachez-vous aux hommes saints, car ceux qui s’attachent à eux deviennent saints. » Et il est écrit ailleurs : Avec l’homme sans reproche tu seras sans reproche, avec l’ami tu seras un ami, et avec l’homme fourbe tu agiras avec ruse . Attachons-nous donc aux hommes sans reproche et aux justes, car ce sont eux les amis de Dieu. Pourquoi des disputes, des colères, des divisions, des scissions et la guerre parmi vous ? N’avons-nous pas un seul Dieu, un seul Christ, un seul Esprit de grâce répandu sur nous, et une seule vocation dans le Christ ? Pourquoi écarteler et déchirer les membres du Christ, pourquoi nous révolter contre notre propre corps, et en arriver à une telle démence : oublier que nous sommes membres les uns des autres ?

  • Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

      Nous sommes tous capables de faire le bien comme de faire le mal. Nous ne sommes pas nés mauvais : tout le monde a quelque chose de bon en soi ; les uns le cachent, les autres le négligent, mais la bonté est là. Dieu nous a créés pour aimer et être aimé ; ainsi choisir un chemin ou l’autre c’est une sorte de test envoyé par Dieu. La négligence à aimer peut nous amener à dire « oui » au mal et alors nous ne nous rendons pas compte jusqu’où cela peut nous conduire… 
      Heureusement, nous avons le pouvoir de tout surmonter par la prière. Si nous nous tournons vers Dieu, nous répandons la joie et l’amour sur tous ceux qui nous entourent. En revanche, si le mal s’empare de quelqu’un, cette personne peut répandre le mal autour d’elle. Si nous sommes en contact avec une telle personne, faisons tout pour l’aider et lui montrer que Dieu se soucie toujours d’elle. Prions fort afin qu’elle redécouvre la prière, qu’elle revoie Dieu en elle-même et le retrouve dans les autres… Tous nous avons été créés par la même main aimante. L’amour du Christ est toujours plus fort que le mal dans le monde. Il nous faut donc aimer et être aimé. C’est aussi simple que cela, et ce ne devrait pas être un tel combat pour y parvenir.

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